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Vivement l'Ecole!

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C'était l'Ecole en 2020... Juillet...

29 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

                           _____________________________________

L'opération "vacances apprenantes" tourne t-elle au fiasco ? (Audio)

Barbara Lefebvre ou l'ascension d'une toutologue - Par Loris Guémart | Arrêt sur images

Les talk show... Ou parler pour ne rien dire...

Jean-Michel Blanquer: "un ministre coupé de l'école mais pas seulement"

Suicide de Christine Renon, crise du Covid-19… des directeurs d’école racontent leur « année noire »

Emmanuel Macron fait "une croix sur le vote enseignant en vue de 2022"...

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Les «vacances apprenantes» n'ont pas la cote...

Les liaisons dangereuses du journalisme et de la politique

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Se préparer à relever le défi de l’égalité...

À l'Éducation nationale dont les concours occultent la dimension humaine des futurs enseignants...

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Coup de coeur... François Sureau...

Thomas Chatterton Williams : « Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas les intérêts des minorités »

Bougainvilliers, mimosas et thé à la menthe...  "L’imagination est la liberté de l’esprit"  - Angel Parra

"Il faudrait arrêter tout, arrêter cet enseignement de la philosophie en terminale"

Et à demain pour août... 

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Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

29 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

Les modalités du baccalauréat pourront être modifiées jusqu'à deux semaines avant les épreuves en raison de la crise sanitaire. Ces délais ne rassurent pas les lycéens qui peinent à se projeter.

«Je n’étais même pas au courant…» soupire Mathis. Pour cet élève de terminale à Cognac (Charente), l’incertitude semble être devenue une habitude en cette année de pandémie mondiale qui chamboule tout. Alors une annonce de plus… Pourtant, cette fois, la nouvelle a de quoi angoisser même les lycéens les plus organisés dans leurs révisions : les épreuves du baccalauréat pourront être modifiées quelques jours avant les épreuves. Une ordonnance parue le 24 décembre au Journal officiel permet en effet au gouvernement d’adapter, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les «modalités» de certains examens, dont le bac, et ce dans un délai allant jusqu’à «deux semaines avant le début des épreuves».

Depuis l’annonce, début novembre, de l’annulation des épreuves évaluations communes (anciennement appelées E3C) de première et terminale au profit du contrôle continu, Mathis n’a eu que très peu de nouvelles sur la suite de son parcours lycéen. «C’est toujours la même chose. Avec le bac de français, c’était déjà le flou total», déplore-t-il. «C’est difficile de se projeter dans l’année de terminale quand il nous manque la moitié des informations», confirme Louis, lui aussi en terminale à Cognac, qui juge la situation «super floue». Pour l’instant, les épreuves sur les enseignements de spécialité, prévues en mars, sont maintenues. Au printemps dernier, après plusieurs semaines d’incertitude, l’oral de français avait finalement été annulé pendant la première vague de la pandémie.

Inégalités accentuées

Cette fois, les épreuves pourront voir «leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient» ou encore «leurs conditions d’organisation» modifiés, précise l’ordonnance. Une épreuve écrite d’histoire-géo pourra ainsi être remplacée deux semaines avant la date prévue par un examen à distance, avec un coefficient différent. Déjà stressée, Lou, élève au lycée Cordouan de Royan (Charente-Maritime), est encore moins rassurée depuis l’annonce de ces délais raccourcis. «Ça nous stresse énormément avec mes copines, explique l’adolescente. En deux semaines, on ne pourra pas réviser ce qui nous paraît déjà compliqué à voir en une année ! Et même si les épreuves sont réajustées, notre niveau scolaire est beaucoup moins complet comparé aux autres années.»

Comme beaucoup, Lou craint que les nouvelles dispositions n’accentuent les inégalités entre élèves, qui se sont creusées depuis le début de la crise sanitaire. Sara, en terminale au lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres (Hauts-de-Seine), partage cette inquiétude : «J’ai eu la chance d’avoir eu cours pendant le confinement et d’avoir des professeurs très présents, mais j’ai des amis qui devaient faire des chapitres de mathématiques tout seuls chez eux, et qui ont accumulé du retard…» Voir le contenu des épreuves adapté à quelques semaines de l’échéance risque de creuser ces écarts, et d’accentuer le stress, estime la jeune femme, qui voyait déjà la mise en place du contrôle continu comme une source de stress : «On se dit qu’il faut toujours travailler sans relâche et qu’on ne doit pas faire de faux pas, parce que ça peut être difficilement rattrapable.»

Les enseignants sans certitudes

Emma, en terminale au lycée Saint-Paul à Lille, se montre plus confiante : «Dans tous les cas, je comptais bosser à fond, donc ça ne change pas forcément mes plans.» Les deux semaines de vacances de printemps, qui tombent juste avant les premières épreuves des 15 et 16 mars, rassurent la lycéenne, qui a déjà calculé son coup : «S‘il y a un éventuel changement, même deux semaines avant, cela tombera pile pendant les vacances, donc ça nous laissera du temps pour travailler.»

Le manque de certitudes touche aussi leurs principaux repères : les enseignants. «Eux-mêmes ne savent pas vraiment comment ça va se passer et les discours diffèrent…» constate Sara, à Sèvres. «Ils sont informés au dernier moment, ils peinent à gérer la situation», abonde Mathis. Certains professeurs ont d’ailleurs confié à leurs élèves être en faveur d’une annulation des épreuves, faute de pouvoir préparer les élèves comme il faut. Le Snes-FSU, principal syndicat enseignant, réclame de son côté que les épreuves de spécialité de mars soient reportées à juin.

Aurore Savarit-Lebrère

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"Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie." - Dominique Costagliola, épidémiologiste.

29 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

"Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie." - Dominique Costagliola, épidémiologiste.

EXTRAIT

L’épidémiologiste, spécialiste du sida, est réputée pour sa solidité mathématique et pour son franc-parler qui rive leur clou aux «nuls».

Ils se sont donné le mot. Ces temps-ci, tous dressent le même portrait de Dominique Costagliola, épidémiologiste, spécialiste du sida, et depuis le printemps visage familier des médias sur le Covid-19. Pêle-mêle : «Dominique est cash», «Dominique est une très bonne professionnelle», ou encore : «Dominique est libre dans sa tête». Preuve de cet unanimisme, le professeur Jean-François Delfraissy synthétise : «C’est une femme de caractère et une scientifique extrêmement solide.» Et on pourrait rajouter, pour avoir relu la plupart de ses déclarations depuis six mois, qu’elle s’est très peu trompée, mêlant analyses documentées et prévisions mesurées. «Je ne parle que de ce que je connais», dit-elle.

Cash, donc. Oui, sans l’ombre d’un doute. Quand on l’interroge sur les politiques, cela peut tomber dru. «Leur rôle n’est, certes, pas facile, je ne les critique pas trop. Sauf Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie.» Bien sûr, elle a des propos carrés sur son meilleur ennemi, Didier Raoult : «Quand il parle d’épidémiologie ou de clinique, il n’y connaît rien. Ses données sont nulles.» Les laboratoires pharmaceutiques ? «Oui, j’ai des liens, et c’est voulu et déclaré. Cela me permet de faire des études. Et cela ne m’empêche pas de leur dire ce que je pense.» Et de citer un dernier exemple : «J’étais au board de Gilead. Lorsqu’à une réunion nous n’avons parlé que du produit de leur concurrent, j’ai dit ça suffit et j’ai tout stoppé.» Plus généralement : «Je réponds aux questions même gênantes, je trouve cela trop fatigant d’avoir deux positions différentes selon les interlocuteurs.» En tout cas, et certains s’en souviennent, Costagliola est capable d’assassiner quelqu’un lors d’une réunion si elle estime que ses propos sont «nuls». Car nulle, elle ne l’est pas.

(...)

Eric Favereau

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Bac 2021 : «On nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement»

28 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021 : «On nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement»

Une ordonnance publiée jeudi au «Journal officiel» permet d'adapter les modalités de certains examens en fonction de l'évolution de l'épidémie de Covid-19, jusqu'à deux semaines avant les épreuves. Des syndicats dénoncent le manque d'anticipation du gouvernement.

«C’est toujours la même chose, faire passer quelque chose pendant une période où ça peut passer inaperçu…» soupire Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré). En plein cœur des fêtes de fin d’année, une ordonnance a été publiée jeudi au Journal officiel. Elle permet au gouvernement d’adapter les modalités de certains examens, notamment le baccalauréat, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, jusqu’à quinze jours seulement avant le début des épreuves. Ces adaptations peuvent porter sur la «nature», le «nombre», le «contenu», le «coefficient» ou les «conditions d’organisation des épreuves», «qui peuvent s’effectuer de manière dématérialisée», précise l’ordonnance. Un cadeau de Noël surprise qui ne fait pas plaisir aux concernés. 

«Clairement, cela nous semble être de l’improvisation. Une telle façon de faire va générer du stress, autant pour les élèves que pour les professeurs. On ne peut pas prévoir des examens à la dernière minute», affirme Frédérique Rolet. «On peut comprendre qu’il y ait besoin de textes spécifiques en raison de l’épidémie, mais quinze jours avant l’épreuve, ça ne permet pas de maintenir une sérénité», note de son côté Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT (Syndicat général de l’éducation nationale). Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait affirmé lundi à la sortie du Conseil des ministres que l’ordonnance devait permettre d’«anticiper» et d’«adapter aux besoins» les modalités des examens.

Des décisions claires et rapides attendues

Pour les lycéens, c’est le ras-le-bol complet. Les élèves ont déjà encaissé les deux confinements, les cours à distance ou encore la réforme du lycée. Ces nouvelles dispositions s’annoncent comme une galère supplémentaire, anticipe Enzo Briffa, secrétaire général de l’UNL (Union nationale lycéenne) Vaucluse. Pour lui, impossible de préparer des examens dans ces conditions : «Quinze jours avant une épreuve, on peut nous dire que toutes les consignes ont changé ou qu’elle peut être annulée. Ce n’est pas un bon environnement pour travailler.» Début novembre, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, avait annoncé l’annulation «à titre exceptionnel» des épreuves évaluations communes (anciennement appelées E3C) de première et terminale au profit du contrôle continu. Les épreuves sur les enseignements de spécialité, prévues en mars, sont pour l’instant maintenues.

Modifier le calendrier ou les modalités de ces épreuves, les syndicats enseignants ont conscience que cela sera nécessaire, en raison de l’épidémie qui risque de durer. Mais pas au dernier moment. «Il faut sortir d’une gestion de la crise sanitaire qui se fait dans l’urgence, afin que l’on puisse s’organiser», estime Catherine Nave-Bekhti. Même son de cloche du côté du Snes-FSU, qui réclame notamment que les épreuves de spécialité de mars soient reportées à juin. «On pense déjà qu’au printemps, on ne sera pas encore débarrassés du coronavirus», explique Frédérique Rolet.

«Rattraper le retard» après les confinements

Le Snes-FSU plaide également pour une adaptation et un allègement des programmes scolaires, afin de limiter les inégalités entre les lycéens. Un point évoqué auprès du ministre de l’Education nationale dès fin août. Sans succès pour l’instant : «Malgré les efforts des professeurs, on sait que l’enseignement à distance accroît les inégalités et que certains élèves sont plus en difficultés. Les profs ont déjà constaté que le niveau en terminale n’était pas le même que d’habitude», détaille Frédérique Rolet. 

Mêmes revendications du côté de l’UNL, comme l’explique Enzo Briffa. Objectif : «rattraper le retard» engendré par les deux confinements. Mais une telle mesure ne semble pas être envisagée par le gouvernement pour l’instant. Enzo Briffa résume : «L’impression qu’on a, c’est qu’on nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement.»

Cassandre Leray

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C'était l'Ecole en 2020... Juin... (La fin de ma carrière... 36 années de bonheur)

28 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

A sculuccia - La petite école

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Michaël Foessel... Regard sur une crise entrée dans l'Histoire... (Vidéo)

"Si « le système éducatif a tenu » pendant la crise, c'est « par la bonne volonté des élèves »...

La fracture numérique n'épargne pas les jeunes...

Une pandémie peut en cacher une autre - Najat Vallaud-Belkacem et Guillaume Grosso

« L’organisation actuelle ne tient qu’à un fil » : l’école en mille morceaux et sans horizon clair à l’heure du déconfinement

Qu'est-ce qu'enseigner?...

Ecoles : Pourquoi le dispositif sport-santé-culture-civisme (2S2C) suscite tant de critiques ?

La deuxième vague est là, et elle concerne l’effondrement de notre système scolaire public...

Quelles pédagogies pour l'école dite "d'après"? Quelles valeurs à transmettre?

« Vacances apprenantes, c’est ridicule » : des annonces fraîchement accueillies par des enseignants...

Comment parler du racisme et des discriminations aux enfants

Des Inégalités sociales à l’école (comment démocratiser la réussite?) et du décrochage scolaire...

"... contre l’illusion que l’école pourrait se faire entièrement avec le numérique..." - Philippe Meirieu

Pour la renaissance du dispositif « Plus de maitres que de classes »... (Roland Goigoux + Vidéo)

Avec #MerciLesProfs, de nombreux Français saluent le travail des enseignants...

Aux attaques et diffamations à l'encontre des enseignants, opposons la riposte!...

Décrochage scolaire... Petits rappels même si quelques liens ont "malencontreusement" disparu...

Changer l’école : prenez garde aux neuromythes !

« Prof Bashing », l’échec de l’École de la Confiance de JM. Blanquer...

«On a un peu l’impression que le gouvernement se sert des écoles comme garderie»...

Haro sur les professeurs! De ces journalistes qui chassent en meute...

"Ce qui est terrible pour les ados, c'est que se détruire marche à coup sûr, alors que réussir est aléatoire" - Philippe Jeammet

Réécouter E Macron candidat est toujours instructif... A propos des AESH... (Vidéo)

Blanquer: accès d'autoritarisme et affaissement d'autorité - Par Claude Lelièvre

La pandémie de Covid-19 pourrait fragiliser les traditionnels laissés-pour-compte de l'éducation: enfants les plus pauvres, fillettes et handicapés...

« Le temps est venu d’agir pour ce bien commun mondial qu’est l’éducation »...

"J'aurais aimé profiter de mes élèves jusqu'au bout": ces profs qui partent en retraite l'année du confinement...

Et à demain pour juillet...

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Que fait l’école pour ceux qui n’y trouvent pas leur place ?

28 Décembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Que fait l’école pour ceux qui n’y trouvent pas leur place ?

Rencontre avec Rachid Zerrouki, enseignant, auteur de l'ouvrage "Les incasables" (Robert Laffont, août 2020).

Rachid Zerrouki a enseigné en classe SEGPA de 2016 à 2019. Dans cette Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté se trouvent des élèves aux parcours multiples, orientés après le CM2 parce qu’ils n’ont pas les compétences normalement acquises en fin de primaire, animés par un même sentiment de honte, d'impuissance. 

Il y a un tri qui se fait beaucoup trop tôt : dès l’âge de 10 ans, ces élèves sont orientés vers une section qui les condamne, leur ferme les portes des études universitaires. Ce n’est pas toujours un choix, c’est parfois douloureux. (Rachid Zerrouki)

Est-ce qu’il faut révéler à ces élèves si jeunes que les dés sont pipés ? (Rachid Zerrouki)

De son expérience auprès d'eux, il a fait un livre, Les incasables (Robert Laffont, août 2020), témoignage de son propre parcours en tant qu’élève au Maroc puis en France jusqu'à son enseignement en SEGPA, ses doutes, sa vocation, ses difficultés, ses erreurs et ses victoires. Un livre qui faire ressentir cette réalité, plus qu'il ne livre de leçons, qui va au-delà des discours pédagogiques pour une rencontre authentique avec ces élèves, ces classes. 

L’école est la seule maison à m’avoir suivie partout. (Rachid Zerrouki)

Rachid Zerrouki nous raconte d'abord son parcours, une trajectoire qui doit tout à l'école publique française, comme il le dit : elle lui a tout donné, du stylo plume jaune distribué aux élèves boursiers de l'école française de Fès aux connaissances transmises par ses professeurs, jusqu'à sa vocation de transmettre à son tour. Mais il confie avoir été dans des conditions favorables : de ses parents (son père était enseignant), il a hérité d’une disposition à l'apprentissage, d'une culture de l'école. Mais que fait l’école pour les autres, ceux qui n’ont pas reçu de leur milieu cette soif de connaissance ? Les inégalités se creusent, notamment en période d'enseignement à distance pour cause de crise sanitaire.

Il y a quelque chose qui relève de l’héritage culturel dans l’utilisation des technologies. Je me suis senti très impuissant dans cet enseignement à distance. (...) Ces élèves n'ont pas les compétences informatiques innées qu'on leur attribue. (Rachid Zerrouki)

Adepte des pédagogies alternatives lors de ses études et de ses premières années d'enseignement auprès d'un public plus favorisé, il les a progressivement remises en question face à ses élèves en classe SEGPA. Convaincu par le passé du bienfait des pédagogies actives, qui mettent l’élève au centre, il s'est rendu compte à quel point l'autonomie soi-disant naturelle des enfants était en fait une disposition héritée d'un milieu social. Face à des élèves sans soif d'apprentissage, il devait donner faim, et pas seulement donner à manger, pour reprendre une métaphore qui lui est chère. Sa pédagogie, aujourd'hui, est essentiellement guidée par la pratique. Différenciée pour s'adapter aux besoins de chacun, elle repose sur la compréhension de la situation de l'élève, une "empathie sèche" - pour reprendre un concept du psychiatre Jacques Hochmann - qui remet la bienveillance au coeur du processus éducatif. 

Olivia Gesbert

Extraits sonores :

  • Marie Cohen-Skalli, directrice d'Emmaüs Connect - 31 mai 2015 - France Culture
  • Bernard Lahire - La Grande Table - 2 septembre 2019
  • France 3 - paroles de professeur Segpa / Ajaccio
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Revue de Presse Education... Transphobie—Prioritaires ou déclassés—La grande Orientation—Supérieur—Divers...

28 Décembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Transphobie—Prioritaires ou déclassés—La grande Orientation—Supérieur—Divers...

Si on fait le bilan de l’année 2020, on se souviendra des ordres et contre-ordres ; de l’incohérence d’un protocole sanitaire qui change tout le temps ; de Sibeth qui voulait nous envoyer aux fraises, en plein effort du distanciel ; de l’amateurisme ; du démerdentiel ; de l’improvisation et de la défiance. Bref, ce fut l’épreuve du feu. Certains ne s’en remettront jamais vraiment, comme Samuel Paty.

 

Transphobie

Celles et ceux que l’école ne sait toujours pas accueillir :

À Lille, le lycée Fénelon pleure Fouad, 17 ans, rayonnante et transgenre par Olivier Chartrain
“Élève en terminale au lycée Fénelon, à Lille, Fouad s’est donné la mort le 15 décembre. Face à la mise en accusation de certains personnels de l’établissement sur les réseaux sociaux, ceux qui l’ont connue témoignent.”

Suicide d’une lycéenne transgenre : « Fouad assumait pleinement son identité » par Stéphanie Maurice, correspondante à Lille et Cécile Bourgneuf pour Libération
“Après l’agitation des réseaux sociaux dénonçant la responsabilité de son établissement, les amies d’une élève transgenre qui a mis fin à ses jours mercredi à Lille se sont rassemblées pour lui rendre hommage et continuer la lutte contre la transphobie.”
A Lille, le suicide de Fouad, lycéenne transgenre, secoue l’institution scolaire Par Khedidja Zerouali et Faïza Zerouala sur Médiapart pour les abonnés.
“Mercredi 16 décembre, Fouad, jeune lycéenne trans de 17 ans, s’est donné la mort. Quelques jours plus tôt, l’administration lui refusait l’accès de la classe parce qu’elle portait une jupe. Devant le lycée Fénelon, l’émotion est forte et l’urgence est à la protection des jeunes LGBT, y compris au sein de l’école. L’Éducation nationale, elle, a beaucoup de retard théorique à rattraper sur le sujet. Entretiens avec des lycéens mobilisés, et explication d’une déconnexion sociétale.“

Le suicide d’une lycéenne transgenre à Lille interpelle la communauté éducative

Éducation : la question de la reconnaissance des enfants transgenre à l’école se pose après le suicide d’une lycéenne à Lille-[connexe] ]
“Les familles concernées parlent d’un parcours du combattant pour la reconnaissance d’un changement de genre par l’établissement scolaire.” par Alexis Morel
“Le suicide d’une lycéenne transgenre à Lille, mercredi 16 décembre, repose la question de la prise en charge et de la reconnaissance des enfants transgenre à l’école. L’élève avait été exclue une journée de son établissement car elle portait une jupe. Sur les réseaux sociaux, certains mettent en cause une altercation filmée entre l’adolescente et une adulte, identifiée par des élèves comme un cadre de l’établissement, à propos de ce vêtement. Les familles concernées par la question font souvent état d’un vrai parcours du combattant pour qu’un établissement scolaire reconnaisse un changement de genre.”

Adolescents transgenres : « Il existe un vrai phénomène de mode aux États-Unis »
ENTRETIEN - “Abigail Shrier, journaliste américaine au Wall Street Journal, publie une enquête sur l’engouement que suscitent les enfants et les adolescents transgenres aux États-Unis. Ce phénomène qui touche en particulier les jeunes filles est, selon elle, très préoccupant. Son livre fait l’objet d’attaques et d’appels au boycott outre-Atlantique.” Par Eugénie Bastié

 

Prioritaires ou déclassés ?

 

Education prioritaire : une réforme discrète qui suscite des inquiétudes
“L’éducation nationale a annoncé fin novembre le lancement de « contrats locaux d’accompagnement » dans trois académies. Ce dispositif pourrait déboucher sur un changement profond de philosophie.” Par Violaine Morin pour les abonnés.

« L’éducation prioritaire souffre de problèmes de pilotage »
“Pour Marc Douaire, qui dirige l’Observatoire des zones prioritaires, les écarts de niveaux restent trop importants entre enfants issus de réseaux REP et les autres.” Propos recueillis par Violaine Morin :
“Au bout de quatre décennies, qu’est-ce qui coince encore ?
Dans son rapport d’octobre 2018 sur le sujet, la Cour des comptes rappelle que l’éducation prioritaire est la seule politique publique de lutte contre les inégalités qui a permis que les écarts ne s’aggravent pas, quand les situations sociales, économiques et culturelles se dégradent par ailleurs. Mais les écarts de résultats restent trop élevés entre les enfants de REP et les autres.
Qu’est-ce qui, au contraire, a fonctionné et mériterait d’être préservé ?
Dans les enquêtes que nous menons sur le terrain, on perçoit une forte culture commune, qui s’est installée malgré les revirements politiques. D’abord, les enseignants croient profondément en l’éducabilité de chaque enfant et de chaque jeune, à rebours d’une vision qui consiste à sortir les plus méritants des quartiers. Là où les choses fonctionnent bien, les enseignants opèrent également un savant équilibre entre bienveillance et exigence. Ils savent ne pas rabaisser les exigences et encourager la coopération.”

 

La grande Orientation

 

“Le site Parcoursup ouvre ce lundi 21 décembre, mais les élèves de terminale et les étudiants en réorientation sont privés de certains canaux d’information et de conseils. Les salons n’ont plus lieu, les journées portes ouvertes sont compromises. Tout se fait virtuellement et c’est encore plus difficile d’y voir clair.”

Parcoursup, « les élèves de Terminale sont en plein tâtonnement  »
Entretien “À l’heure des choix d’orientation sur la plateforme Parcoursup, beaucoup d’élèves de Terminale sont partagés entre perplexité et inquiétude, face à un avenir incertain. Clémence Nommé, psychologue spécialisée (1), nous dit comment les motiver.” recueilli par France Lebreton

Un nouveau parcours pour devenir professeur des écoles, dès janvier sur Parcoursup Par Maya Baldoureaux-Fredon
“C’est une nouvelle voie pour les bacheliers qui rêvent de devenir professeurs des écoles, en maternelle ou en primaire. Le Parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE) arrive dès janvier 2021 sur Parcoursup. Objectif : former, dès la L1, de futurs professeurs motivés, avec un bon niveau dans toutes les matières. Décryptage.”
Formation des enseignants : silence, on « réforme » la tribune de Christian Delacroix, historien , François Dosse, historien et Patrick Garcia, historien
“La refonte de la formation des professeurs, dont le principe a été arrêté par la loi Blanquer en 2019, est censée remplacer une formation trop théorique par plus de « professionnalisation ». La part des disciplines critiques y est condamnée au profit d’une logique managériale.”

 

2020, les jours les plus longs

 

Année confinée, année inquiétante, 2020 fut une année de profond changements pour les enseignants. Protocole sanitaire qui change tout le temps, improvisation, solitude, mépris, défiance. Certains ne s’en remettront jamais vraiment.

Pourquoi j’ai quitté l’Education nationale par Xavier Molénat
“Encore rares mais en forte hausse, les démissions d’enseignants s’inscrivent dans des trajectoires diverses, sur fond d’une critique commune de conditions de travail dégradées.”

Enseignante mutée pour avoir manifesté : le tribunal administratif désavoue le rectorat de Poitiers
“Le tribunal administratif de Poitiers demande à la rectrice de Poitiers de réintégrer l’enseignante du lycée Desfontaines de Melle qui avait été mutée pour avoir perturbé les épreuves du bac en février 2020. Quatre professeurs de Melle avaient été suspendus puis sanctionnés.”

 

Supérieur : il faut sauver l’étudiant Ryan

 

« Pendant la pandémie, un domaine est resté trop négligé : l’enseignement supérieur »
Chronique de Pierre-Cyrille Hautcoeur, Directeur d’études à l’EHESS
“L’historien et économiste Pierre-Cyrille Hautcœur alerte, dans une chronique au « Monde », sur les effets à long terme de l’importante dégradation des conditions d’enseignement depuis mars.”
Comment le Covid-19 a bouleversé l’enseignement supérieur
par Wally Bordas
“D’abord, en faisant passer, du jour au lendemain, la totalité des cours à distance. Les écoles de commerce, par exemple, ont massivement investi pour étoffer leur offre de cours à distance. « Nous avons rénové nos salles pour qu’elles soient adaptées aux cours en streaming », précise Emmanuel Métais, directeur général de l’Edhec, qui évoque plusieurs millions d’euros de dépense. Et il fallait également innover, pour arriver à intéresser des étudiants souvent ennuyés par la répétition de cours à distance.”

Cours à distance : qu’en pensent vraiment les étudiants ? par Sophie Gebeil, Maître de conférences en histoire contemporaine et Perrine Martin, Maîtresse de conférences en sciences de l’éducation, Aix-Marseille Université
“Depuis le 30 octobre 2020, dans le contexte de cette deuxième période de confinement, les étudiants français sont contraints de suivre un enseignement à distance. Cette situation donne lieu à des réactions contrastées, associant éloge de la capacité d’adaptation des universités et critique du maintien de ce mode d’enseignement. Les médias se font l’écho de souffrances chez les étudiants.”

«  Etudier à distance fonctionne mal, voilà tout »
Même en temps ordinaire, les meilleures universités du monde gardent difficilement leurs inscrits à des cours en ligne. En fermant les établissements du supérieur, on compromet à court terme la réussite d’une part importante de la jeunesse, alerte, dans une tribune au « Monde », le mathématicien Serge Cantat.

Mentorat, tutorat, parrainage… Quand des étudiants volent au secours d’autres étudiants
Alors que les jobs s’évaporent depuis le premier confinement, des milliers d’étudiants travaillent comme « tuteurs » au sein des universités, à distance ou non. L’Etat va financer 20 000 emplois supplémentaires dans ce domaine ( par Pascal Galinier)
Pairs, tuteurs, mentors, référents, parrains ou marraines… les mots sont divers et variés mais la cause est la même : parler et s’aider entre étudiants. Rompre le silence, le non-dit, la solitude, l’isolement. Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, en a pris l’engagement : les universités vont créer, en 2021, 20 000 emplois étudiants supplémentaires pour des missions de tutorat de quatre mois.

UNE ÉCLAIRCIE ? (VA EN) COURS, RYAN, (VA EN) COURS !

Une rentrée universitaire par paquets de dix
Après avoir annoncé une reprise partielle des cours en janvier, la circulaire ministérielle n’autorise finalement que des séances de travail avec un maximum de dix étudiants. Par Olivier Monod

 

Réflexions de fond : clivage, confinement et technologie, clichés

 

Si vous n’en lisez qu’un, cliquez sur celui-ci, c’est l’article que je trouve le plus intéressant.
Le clivage entre les élites et le peuple se construit à l’école
« Si le mépris entre élite et classes populaires est réciproque, cela s’explique en grande partie par la ségrégation et la sélection qui règnent dans notre système éducatif. » Le point de vue de Vincent Troger, maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, extrait du journal Le Monde.

Enseignement et confinement, tous les résultats et les ressources de l’enquête de l’IFÉ

Les inégalités scolaires (1995-2020) Effets de l’origine sociale et du genre. article payant :
“Lors de leur recherche sur les transformations de l’accès à l’enseignement supérieur, Dominique Goux et Éric Maurin (1995) ont proposé la notion de démocratisation uniforme. Celle-ci caractérise une situation dans laquelle l’accroissement des taux d’accès des enfants de chaque catégorie sociale aux études supérieures n’a pas modifié les inégalités d’accès selon l’origine sociale. La notion de démocratisation ségrégative résulte, quant à elle, d’un accroissement des taux d’accès aux études qui se réalise simultanément à une augmentation des inégalités d’accès…”

État des lieux des enjeux technologiques dans l’éducation en 2020 par Louis Derrac
“Pour conclure cette année 2020, je vous propose de faire un état des lieux de certains enjeux posés par l’utilisation croissante des technologies, principalement numériques, dans l’éducation.”

Rire des clichés et autres tics de langage avec Jean-Michel Zakhartchouk :
Clichés 2020
« En 2020 ont fleuri et continueront à fleurir nombre de mots, d’expressions rebattus, les uns plutôt innocents et relevant davantage du tic de langage, les autres étant des révélateurs de certains types de pensée ou même des « empêcheurs de pensée ». »

La formule de notre revue de presse va changer. Moins mais mieux, pourrait la résumer. Un format hebdomadaire, plus thématique, avec toujours la veille indispensable de Bernard Desclaux, les dessins de Fabien Crégut et l’arrivée de Monique Royer qui apporte son savoir-faire à l’équipe composée de Géraldine Duboz et Emilie Kochert.

 

Joyeuses fêtes à tutti,
Catherine Rossignol

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C'était l'Ecole en 2020... Mai...

27 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Comment imaginer la culture demain ?

Réouverture des écoles : le choix du gouvernement est bien en désaccord avec le conseil scientifique...

Tribune : Combien vaut une vie d’enfant ?

"Discours de Macron pour la culture : aide-toi et l’État t’aidera !" (A propos d'éducation)

Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre: "Pour que la culture revive!"...

L'énième moment malaise de Jean-Michel Blanquer...

"J’espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû..."

Déconfinement : l’insoutenable légèreté de Jean-Michel Blanquer...

Pourquoi les enfants les plus favorisés sont les premiers à rentrer à l’école...

Les médias et le "monde d'après", avec l'économiste Julia Cagé... (Audio)

Julia de Funès : "Le télétravail agit comme un tamis : on ne voit que la performance..." (Audio)

Les chiffres de la "pré-reprise" des cours... Ils sont signifiants...

Grande pauvreté et réussite scolaire... 2016... Hélas, 2017 empêcha tout changement... (Video)

Enseigner à distance en temps de crise : le parcours du combattant qui révèle les failles du système...

L'école représente-t-elle la même chance pour tout le monde ? Quatre étudiants de Sciences Po en débattent...

"Les nouveaux programmes de français pour la classe de Première restreignent la liberté pédagogique..."

Blanquer loupe la crise...

Najat Vallaud-Belkacem : « C’est une forme de nouvelle lutte des classes qui se joue »

Décrochage scolaire : le tableau serait plus noir que prévu...

Les privatisations de l’éducation...

« L’école dans les médias » - Revue internationale d’éducation de Sèvres (Vidéo)

Brighelli: le bonnet d'âne de Blanquer? - Par Claude Lelièvre

Nouveau suicide d'un directeur d'école...

De la culture, oui! Mais avec les pré-requis éducatifs...

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

"Les enseignants ne peuvent pas être de simples exécutants de méthodes élaborées par des experts"...

Conférence Nouveaux Dissidents - Nouveaux Résistants - Les Interventions en 13 vidéos... Des idées à foison!

«Je me suis rendu compte à quel point les profs sont indispensables»...

Scolariser le monde? Oui mais comment et pour quoi en faire? Nos "modèles éducatifs" en question...

Architecture des écoles : aux grands maux les modèles oubliés...

La « continuité pédagogique » s’est révélée largement illusoire...

Un·e jeune âgé·e de 18 à 29 ans sur six a perdu son emploi depuis le début de l'épidémie...

Et à demain pour juin...

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Education : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

27 Décembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Education : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

Pour préserver la liberté d’enseigner tout en apaisant certaines tensions, il convient de réaffirmer explicitement que l’école publique respecte la liberté de conscience des élèves, proposent, dans une tribune au « Monde », l’inspecteur général Eric Favey et le chercheur Philippe Lazar.

Tribune. L’école publique, gratuite et laïque, est une institution essentielle de la République, mise à la disposition des citoyens qui souhaitent lui confier l’enseignement à prodiguer à leurs enfants. Le code de l’éducation en précise les finalités (article L111-1) : " Outre la transmission des connaissances, la nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. Le service public de l’éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité. Par son organisation et ses méthodes, comme par la formation des maîtres qui y enseignent, il favorise la coopération entre les élèves."

Le premier rôle de l’école est de permettre aux enfants et aux adolescents, dans des langages appropriés, d’accéder aux connaissances de tous ordres que le genre humain a accumulées au fil de sa longue histoire. Elle prend fondamentalement appui sur l’intelligence pour bien faire comprendre des savoirs que la pensée rationnelle a permis d’acquérir. L’école n’a ainsi aucunement pour objet de transmettre « la » vérité, une vérité qui serait définitive et universelle.

Outre cette éthique de la connaissance qui l’anime, l’école a aussi la mission d’éveiller et d’entretenir la sensibilité des élèves à tout ce qui relève de l’art et de la littérature. Haut lieu de socialisation dès la prime enfance, l’école est aussi par nature l’institution privilégiée d’apprentissage de la relation aux autres et donc de la vie en société avec tout ce que cela représente en termes de mise en commun de valeurs et de comportements.

(...)

La liberté d’enseigner de l’école et des enseignants
En indiquant explicitement que rien n’interdit à un élève, de son propre chef ou sous l’influence de son entourage, d réinterpréter chez lui et en lui-même ce que l’école cherche à lui apprendre, il préserverait fondamentalement la liberté d’enseigner de l’école et des enseignants.
Il affaiblirait aussi la tentation de certains parents d’intervenir dans les choix de l’institution scolaire pour les plier aux leurs. Leur rôle pourrait redevenir celui qui est légitime : aider leurs enfants à rendre compatibles l’enseignement de l’école et leurs propres engagements culturels ou cultuels.
Contribuer à rendre les élèves plus libres de penser ce qu’ils veulent penser, dans le respect du partage de ce droit par tous les êtres humains et de la liberté d’expression, ne peut en réalité que les rendre plus attentifs, fût-ce de façon critique en leur for intérieur, aux paroles de l’enseignant. N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner !
Eric Favey et Philippe Lazar sont tous deux animateurs de la revue Diasporiques/Cultures en mouvement.
Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous
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Vers un financement en partie public (Région Auvergne-Rhône-Alpes) de l'université catholique de Lyon à Annecy? Allo M. Wauquiez?

26 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education, #Université, #Politique

Vers un financement en partie public (Région Auvergne-Rhône-Alpes) de l'université catholique de Lyon à Annecy? Allo M. Wauquiez?

Annecy : la future université catholique fait grincer des dents

Plusieurs associations et le parti socialiste de Haute-Savoie s'insurgent contre le financement public du projet de campus de l'université catholique de Lyon à Annecy.

Deux mois après l'annonce de l'implantation du troisième campus de l'université catholique de Lyon (UCLy) à Annecy , le parti socialiste de Haute-Savoie a émis de vives critiques sur le fait que cet équipement privé soit financé par des fonds publics. Le parti a notamment dénoncé « l'incurie ancienne et durable du Conseil départemental qui, parce que trop amorphe face aux instances universitaires s'est trouvé dans l'incapacité de défendre la Haute-Savoie quand il s'est agi d'ancrer des antennes universitaires délocalisées par rapport à Lyon et Grenoble ». Pour la même raison, un collectif associatif et syndical a lancé une pétition en ligne et dénoncé une « entorse à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat ».

Pour mémoire, le coût du projet, atteint environ 10 millions d'euros. L'agglo d'Annecy, le département de Haute-Savoie et la région Auvergne-Rhône-Alpes, doivent en financer la moitié (1,5 million proviendra du département, 1,5 million de l'agglo et 2 millions de la région).

Le président du département, Christian Monteil, a aussitôt rétorqué au Parti socialiste. Il a fait part de sa « stupéfaction » et estimé que ces propos « témoignent à nouveau d'une méconnaissance totale du sujet »., L'élu a rappelé « l'engagement historique » du département qui « a été un des rares à investir massivement pour la construction d'un site universitaire sur son territoire, et qui encore aujourd'hui, bien que les Départements aient perdu la compétence (loi NOTRe), continue à investir fortement pour son développement ».

Le président du département a ensuite assumé le soutien de la collectivité au « développement d'écoles et formations complémentaires à l'offre proposée par l'USMB (Université Savoie Mont Blanc, ndlr), participant au rayonnement de la Haute-Savoie et offrant encore plus d'opportunités aux étudiants (Ecole Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy, formations dans le domaine de l'Image…) ».

Réalisé en convention avec l'Université Savoie Mont Blanc, ce campus baptisé Alpes Europe, ouvrira ses portes dès la rentrée 2020, d'abord dans les locaux du lycée Saint-Michel d'Annecy, puis, à partir de septembre 2021, dans un bâtiment neuf de 3.600 mètres carrés situé dans le périmètre de Saint-Michel. Il doit accueillir quelque 1.000 étudiants d'ici cinq ans.

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Comme le département, qui en fait l’une des conditions de son implication, la Région assure être soucieuse de la bonne coordination entre la future implantation de l’UCLy et l’université Savoie-Mont-Blanc (USMB) qui relève du secteur public. Les deux entités ont d’ailleurs déjà signé une convention. « La région est également très investie pour l’USMB, à qui elle apporte 13 millions d’euros. Elle ne sera donc pas pénalisée indique Laurent Wauquiez. Les étudiants ont le libre choix de l’établissement. Mais nous, dans ce dossier, nous ne  faisons pas de différence entre l’enseignement privé et l’enseignement public. Il n’y a pas de querelle. Ce qui compte, c’est le rayonnement du territoire et le travail de fond que nous devons mener en sa faveur. »

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