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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Les élèves français ont-ils trop de vacances?...

31 Mars 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "enfants vacances"

C'est une question qui revient souvent lorsque l'on s'interroge sur la réussite des élèves français, notamment par rapport à nos voisins européens. Alors, vrai ou faux ?

Ce qui est vrai, c'est que dans l'Union Européenne, les élèves français sont ceux qui passent le moins de jours à l'école : 162 jours par an contre une moyenne européenne de 181 jours. Et ce n'est pas forcément à cause de nos longues vacances d'été (9 semaines) puisque les petits roumains, italiens ou portugais ont eux droit à 11 voire 12 semaines de pause estivale. Un retard rattrapé par nos quatre coupures de deux semaines : les vacances de la Toussaint, de Noël, d'hiver, et de Pâques, inédites chez nos voisins.

Plus de vacances, mais également plus de temps passé en classe

Avec 864 heures d'enseignement annuelles, la France fait partis des pays qui dispense le plus d'heure de cours. À titre de comparaison, en Finlande, c'est 200 heures de moins... mais répartis sur quasiment 40 jours de plus. Avec moins de jours passés à l'école, mais plus d'heures d'enseignement, nos enfants ont donc des journées très remplies.

La réforme des rythmes scolaires a-t-elle changé quelque chose ?

En passant d'un rythme d'une semaine de 4 jours à celle de 4,5 jours, les journées se sont effectivement allégées. Mais le but fondamental de cette réforme de François Hollande, c'était de changer l'école. Mais "on n'y est pas du tout" estime la chronobiologiste Claire Leconte :

"Quand je vois qu'on continue de faire des maths et du français le matin, et que les activités de l'après-midi n'ont rien à voir avec ce qui se fait en classe, je me dis que les enseignants n'ont pas réfléchi à de nouvelles pratiques d'enseignement. Ils n'ont pas réintroduit les apprentissages fait dans la salle de classe dans les activités proposées en dehors. Les après-midi ne sont même pas allégées. Donc non, rien n'a changé à l'école."

Une enquête d'envergure est en cours sur ce point, mais ses résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois.

Hélène Chevallier

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Brighelli ou la fabrique du cuistre...

30 Mars 2017 , Rédigé par Mediapaty - Laurence De Cock Publié dans #Education, #Politique

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De la part  du collectif Aggiornamento Histoire-géographie à l'attention de Jean-Paul Brighelli

Rédacteurs/rédactrices de ce texte :

Abibou Louis-Marc, Andere Raphael, Benbassat Laetitia, Broustail Maryse, Buttier Jean-Charles, Camoyret Sabrina, Capdepuy Vincent, Caron Georges, Casanova Vincent, Clavert Frédéric, Chevalier Dominique, Clément Matthieu, Colin Edouard, Cormier Amandine, Coste Nathalie,  Elkaaouachi Hayat, Ferradou Mathieu, Fournier Eric, Gayme Laurent, Giromini Raphael,  Germa Antoine, Girard Bernard, Hautreux François-Xavier, Heimberg Charles, Kluber Anne, Kuhn Samuel, Layani Fanny, Marsan Benjamin, Marzin Servane, Mazeau Guillaume, Naudin Christophe, Olivera Philippe, Phelippeau Valérie, Perrin Cedric, Riceputi Fabrice, Schill Pierre, Servat Véronique, Simon-Loriere Hélène

Dans sa dernière chronique – bilieuse – publiée dans Le Point du 28 mars, J.-P. Brighelli déverse une nouvelle fois sa haine sur Laurence De Cock. La participation de notre collègue à « L’Émission politique » sur France 2 en est cette fois le prétexte. Au cours de cette émission, Laurence De Cock interpellait l’invité du jour sur des questions relatives à l’enseignement de l’histoire. François Fillon a plusieurs fois plaidé lors de la campagne pour un retour au récit national dans les programmes scolaires. Or, Laurence De Cock a récemment soutenu une thèse consacrée aux conditions dans lesquelles s’élaborent ces mêmes programmes – et non aux manuels scolaires, comme l’affirme J. P Brighelli, dont la lecture d’une thèse ne fait manifestement pas partie des habitudes. À l’issue de cet échange courtois d’une dizaine de minutes, Laurence De Cock a offert au candidat du parti Les Républicains, le livre de Suzanne Citron, réédité pour la troisième fois le jour même : Le Mythe national.

 Pour le collectif Aggiornamento histoire-géographie, que Laurence De Cock représentait ce soir-là,  le geste était très symbolique. En effet, c’est dans le salon de Suzanne Citron qu’est né en 2011 le projet Aggiornamento, pensé comme un espace où se rencontrent celles et ceux qui enseignent ou s’intéressent à l’histoire scolaire. Force de proposition, d’échange et de réflexion critique sur l’histoire enseignée, le collectif s’est depuis largement épanoui. Témoin de ce travail, notre carnet de recherche compte aujourd’hui quelques 368 contributions et notre collectif, comme le rappelle J.-P. Brighelli, est devenu un interlocuteur désormais incontournable de l’institution scolaire mais aussi des médias, des forces syndicales et des associations professionnelles. N’en déplaise à J.-P. Brighelli, Laurence De Cock représente, lors de ses interventions médiatiques, des idées partagées par de nombreuses personnes qui œuvrent au sein d’Aggiornamento, où règne une grande diversité de points de vue, de sensibilités et d’affiliations politiques, mais aussi une horizontalité qui font sa richesse autant que sa force.

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«Tenue indécente, tu ne reviens pas comme ça» : dérives sexistes dans un lycée à Valence...

30 Mars 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

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Tenue correcte exigée à  la cité scolaire Emile-Loubet. Depuis plusieurs semaines, les filles de  l'établissement public sont soumises à des contrôles quotidiens : jupes  trop courtes et jeans troués sont bannis, sous peine d'être privées de  cours.

«Là, ça ne va pas du tout la tenue.» Voilà comment sont accueillies certaines adolescentes du collège et du lycée Emile-Loubet à Valence, dans la Drôme. Tous les matins, la directrice et son adjointe inspectent leurs élèves, en visant exclusivement les filles, et leur demandent de mesurer la longueur des jupes et shorts avec les mains, leur refusent les rouges à lèvres trop foncés et les jeans troués. De simples remarques sexistes aux exclusions indéterminées, les sanctions sont devenues insoutenables pour les lycéennes, impuissantes face à de telles pratiques. Devant les autres élèves de l’établissement public, les jeunes filles sont sommées de respecter «une tenue décente» selon le règlement intérieur, désormais placardé dans les locaux, qui précise les restrictions vestimentaires. L’une d’entre elles, qui portait un jean troué, a été exclue de son lycée une journée. Quelques jours plus tard, elle revient avec le même pantalon, avant d’être exclue à durée indéterminée. Elle ne pourra plus retourner en cours avant que la directrice n’accepte sa tenue, qu’elle lui présentera tous les matins à l’entrée de l’établissement.

C’est sur la base de ce constat que Norden Gail, membre du collectif Réseau d’opération solidaire et d’action (Rosa) à Valence, a décidé de rencontrer les filles concernées par ces humiliations quotidiennes, de condamner les pratiques sur Twitter et d’appeler à un rassemblement contre le sexisme à Loubet. Contactée par Libération, elle raconte la situation de lycéennes démunies et des sanctions qui montent crescendo. «Ça commence par des réflexions mielleuses, des mains sur les épaules, et ça se termine en critique devant les autres camarades "là ça ne va pas du tout la tenue, c’est indécent". Mais seules les filles sont concernées, les garçons, non», explique-t-elle.

«Dévisagées de haut en bas»

En plus des jupes et shorts jugés trop courts, le maquillage aussi pose problème, surtout le rouge à lèvres : «Le rose pâle, ok. Mais un rouge vif, un marron ou un noir, ce n’est pas la peine», explique Norden Gail. Charlotte, en terminale littéraire, se souvient d’une fille qui a dû retirer son rouge à lèvres car «trop foncé, trop noir». Elle décrit son lycée comme étant assez «strict, où les allées et venues sont surveillées». Mais pour elle, «ce n’est pas normal de faire craquer les filles comme ça. Un groupe a été ciblé dès le départ, elles sont dévisagées de haut en bas dès qu’elles arrivent». Et souvent, la proviseure demande que les adolescentes concernées aillent se changer pour pouvoir accéder à leurs cours : «Non tu ne rentres pas, tu retournes chez toi.» Laure ne comprend pas qu’on puisse ordonner un changement de tenue. Elle a déjà été ciblée par l’un de ces contrôles, mais n’avait pas la possibilité de rentrer chez elle. «On m’a refusé l’accès, j’ai attendu un peu et j’ai réussi à rejoindre ma classe.»

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Margaux Boddaert

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Innover pour une école à la fois plus juste et plus efficace...

30 Mars 2017 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Innovation

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http://www.sgencfdt-creteil.fr/index.php/nous-connaitre

Deux rapports vont être rendus publics prochainement sur le thème de l’innovation. L’un a été confié au chercheur François Taddéi, à qui on a demandé de réfléchir à la recherche-développement en éducation dans l’enseignement scolaire et supérieur. L’autre est l’émanation des travaux du Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative, une instance créée en 2013 et que je préside depuis septembre 2016. Ce sera le 3e et ultime rapport qui sera rendu public lors de la journée de l’innovation qui se tient le 29 mars.

L’innovation semble donc être devenue un thème majeur. Mais c’est aussi un mot piégé et même un repoussoir lorsqu’elle est vécue comme une injonction un peu vaine. L’enjeu est de sortir des pièges communicationnels et de construire une démarche d’innovation et d’expérimentation qui rassemble les enseignants et qui soit au service d’une ambition.

Les quatre pièges de l’innovation

1. L’innovant solitaire et rebelle.

La première difficulté tient à la manière dont l’innovant est trop souvent présenté à l’opinion publique par les médias. On y aime les belles histoires individuelles d’enseignants qui se dressent contre une administration qui les bloque et les empêche d’innover. La surmédiatisation récente de Céline Alvarez, est un des exemples les plus récents d’« héroïsation » de l’innovant. On peut même dire que les médias sont accros à l’héroïne…

Un enseignant innovant c’est bien, mais une équipe innovante c’est encore mieux ! Même s’il faut louer et encourager les « enseignants innovants », il est tout aussi important de mettre en évidence et d’analyser la dimension collective et institutionnelle qui permet aux projets de se développer, de se diffuser et de survivre à leurs initiateurs.

Par ailleurs, si l’innovation est une déviance, c’est surtout par rapport à des habitudes et des routines. La rébellion n’est pas forcément là où on pense la trouver. Innover, cela peut aussi tout simplement appliquer les textes officiels et se saisir des marges de manœuvre qu’ils contiennent.

2. L’innovation apanage du privé ?

Les médias ont souvent mis en avant des initiatives privées. Le développement récent des écoles hors-contrat nous donne à voir une très grande hétérogénéité des initiatives qui vont de méthodes centrées sur le développement de l’enfant à des dispositifs qui regardent vers le passé. Mais le point commun à toutes ces situations est qu’elles laissent entendre implicitement que le système public est incapable d’évoluer et d’accepter les expérimentations.

Cela amène une partie des enseignants à avoir une vision biaisée de l’innovation et à la refuser au nom d’une logique de défense du service public. Paradoxalement, cela laisse le champ libre à une logique marchande et élitiste car ces innovations médiatisées se développent sur certaines lacunes et les difficultés du service public. Il est indispensable de sortir de ce piège. C’est un des enjeux du rapport que nous présentons, d’affirmer et de montrer que le service public est capable d’innovations et d’expérimentations au service de tous et pas seulement de quelques-uns.

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Philippe Watrelot

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Une aide précieuse pour les EPI...

29 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #EPI

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La réforme du collège s’applique depuis la rentrée dernière, diversement selon les établissements. Les EPI sont encore en construction et un nouvel ouvrage pratique donnant des pistes pour leur mise en œuvre ne peut qu’être utile. Entretien avec Oliver Markwitz, enseignant au collège de La Grande Synthe et formateur dans l’académie de Lille, directeur de l’ouvrage

Vous venez de coordonner un ouvrage très pratique Enseigner les EPI, 25 projets interdisciplinaires pour la classe, chez Belin. Qu’est-ce qui vous a amené à le faire ?

J’ai été amené en tant que formateur académique à m’interroger sur cette question des EPI au moment de l’arrivée de la réforme du collège. Les échanges avec mes collègues formateurs, mais aussi avec les autres collègues qui assistaient aux formations, ont nourri et confirmé chez moi la pertinence d’une telle approche des enseignements. Sans négliger les écueils liés au changement en soi et à l’application technique au cœur des établissements, le fondement didactique et pédagogique de la pédagogie de projet l’a emporté.

Cette pédagogie de projet n’est pas nouvelle. Certes la réforme impose. Mais elle impose ce que chacun a pu vérifier dans sa carrière : l’efficacité du projet qui problématise les savoirs, la pertinence de l’interdisciplinarité qui fait sens et la force de la production qui concrétise. Et cela au service de l’implication des élèves dans leurs apprentissages.

Et puis je suis convaincu de l’intérêt de réfléchir à cette question qui se pose très fortement aujourd’hui «  A quoi sert l’école ?  » et qui soulève, qu’on en ait ressenti le besoin ou non au cœur de ses classes, la question des pratiques.

Quel mode d’emploi pour ce «  guide  » ?

L’objectif est d’offrir des «  tremplins  » de réflexion aux collègues et des pistes concrètes afin de favoriser leur appropriation de cette question des EPI. Il faut bien reconnaître l’urgence dans laquelle les enseignants ont été plongés avec cette réforme, qui s’ajoute à la multiplication de leurs missions depuis quelques années. L’enjeu de cette réforme, me semble important, il faut en faciliter la mise en œuvre pour mieux en explorer les possibilités et pour dépasser ensemble les problèmes qu’elle pourrait poser. Les EPI seront ce que nous en ferons, nous, les enseignants.

Le guide est donc composé de vingt-quatre EPI, huit par thématique. Pour chacune de ces thématiques, un EPI est donné «  clé-en-main  », deux autres sont livrés sous forme de pistes. Ainsi, un collègue peut s’approprier un EPI en totalité ou en partie, en substituant ses pistes aux nôtres. Dans la préface du livre, j’ai souhaité souligner explicitement ce point. Ce guide ne prescrit pas, il offre un champ des possibles que chacun peut continuer d’explorer à sa guise. Mais il met sur des rails celui ou celle qui en a besoin.

Autre avantage – avouable au regard de ce que je viens de dire –, celui de faire gagner un peu de temps aux enseignants !

Vous avez rassemblé une équipe. Comment avez-vous procédé ?

Deux possibilités s’offraient à moi. Mobiliser essentiellement des formateurs confirmés ou choisir la proximité et la réalité d’une équipe interdisciplinaire comme on en trouve dans nos établissements. De fait, et par les aléas du travail d’équipe, seuls quatre des auteurs dont moi ont une expérience de formateurs. Il ne s’agissait pas de proposer des «  modèles  » d’EPI destinés à entrer au Panthéon de l’acte pédagogique. Une fois encore, la préface précise cela. Nous sommes des collègues qui nous sommes approprié au mieux ces EPI, une bonne partie de ces collègues intervenant en éducation prioritaire et beaucoup sont de mon établissement. Cela ne remet pas en cause nos exigences mais nous oblige sans aucun doute à garder les deux pieds dans la réalité du quotidien.

Les EPI présentés là sont-ils des réalisations en cours, des projets virtuels, un peu des deux ? Vous, pour votre part, avez-vous été impliqué dans des EPI cette année ?

Commencé à la fin de l’année 2015, cet ouvrage nous a obligés à nous projeter dans des EPI qui ne prendraient place qu’à la rentrée 2016. En ce sens, ils sont des projets, des «  préparations de cours  ». Mais comme on prépare son cours avant de le mettre en œuvre avec nos élèves. Comme on anticipe un moment d’apprentissage. Toutefois, ils s’appuient sur nos pratiques effectives et s’inspirent souvent de projets interdisciplinaires déjà mis en œuvre. Nous les avons conçus ou «  remodelés  » en adoptant l’angle de vue EPI, avec cette idée forte que l’essentiel de l’EPI se faisait en cours disciplinaire et que l’articulation à la production finale devait diriger les apprentissages qu’ils soient disciplinaires ou transversaux.

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Entretien avec Oliver Markwitz

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Le programme Education de Jean-Luc Mélenchon... Marche arrière toute!

28 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

Le programme Education de Jean-Luc Mélenchon... Marche arrière toute!

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Si vous êtes enseignant (ou si vous avez des enfants à l'école)

La réforme du collège de 2016 sera abrogée. Cette loi instaurait, notamment, des enseignements pratiques interdisciplinaires, et introduisait des changements de programmes, comme en histoire. Si Jean-Luc Mélenchon est élu président, la scolarité, actuellement obligatoire de 6 à 16 ans, le sera de 3 à 18 ans, "en adaptant les pédagogies et les parcours scolaires". Le bac professionnel, par exemple, sera étendu à quatre années, contre trois actuellement.

Dans le public, la gratuité sera assurée et renforcée : cantine, transports, activités périscolaires... Des fournitures sans marque seront aussi délivrées gratuitement aux élèves. Une mesure prônée "depuis des années" par la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), marquée à gauche. A elle seule, cette gratuité étendue coûterait 5,2 milliards d'euros, selon l'équipe du candidat.

Jean-Luc Mélenchon affiche aussi sa volonté de recruter au moins 60 000 enseignants supplémentaires sur le quinquennat.

Si vous travaillez dans le supérieur, notamment dans la recherche, les financements seront revus. Les budgets des universités seront augmentés et les rémunérations unifiées. Les cursus courts (DUT, BTS...) seront davantage mis en valeur, pour encourager la poursuite d'études après le bac. Dans chaque université, la France insoumise aimerait aussi créer une université populaire : un endroit ouvert à tous où les chercheurs et la population pourront échanger des savoirs.

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Anne-Flore Roulette

Lire la critique du programme Mélenchon en matière d'éducation ci-dessous

Extrait:

"On y trouve énoncé un constat partagé à gauche, et des intentions qui sont aussi communes. On veut combattre les inégalités à l’école et permettre l’émancipation. Mais le paradoxe est qu’on veut promouvoir la lutte contre les inégalités en rétablissant les recettes qui ont échoué à les combattre.

Les propositions sont donc, en fait, essentiellement conservatrices et proposent un retour à la situation d’avant 2012. Il s’agit de séduire des enseignants perturbés par les réformes et qui expriment leur malaise, en leur proposant le retour à une organisation pédagogique plus traditionnelle."

P Watrelot

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L’enseignement de l’arabe en maternelle dans les écoles françaises au Maroc...

28 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

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Au moment où la littérature marocaine est à l’honneur au Salon du Livre, qu’en est-il des interactions entre l’arabe et le français à l’école et en particulier dans les lycées français ?


Depuis le début des années 2000, les élèves de maternelle des écoles françaises du Maroc suivent un enseignement de la langue arabe à raison de trois heures par semaine. Après une recherche-action qui s’est limitée à la Grande Section de maternelle dans quelques écoles la première année, en 1999-2000, cet enseignement a été généralisé à la Moyenne et la Grande section.

L’idée première ayant présidé à la mise en place de cet enseignement était de l’anticiper afin de mieux l’intégrer dans le parcours scolaire de l’enfant. En effet, avant les années 2000, les élèves commençaient à apprendre à lire et à écrire en arabe en classe de CP, après avoir été scolarisés uniquement en langue française à l’école maternelle, souvent sans avoir jamais vu un seul mot écrit en arabe, pour certains sans avoir jamais même entendu un mot dans cette langue dans le contexte scolaire. L’idée était donc de les sensibiliser cette langue, à ses sonorités et à sa phonologie avant qu’ils débutent véritablement son apprentissage.

Une réflexion a été menée les premières années grâce à un important travail en binôme, enseignant(e) en français et enseignant(e) en arabe, et lors des diverses formations assurées sur ce sujet, afin d’assurer une bonne articulation entre les deux enseignements. Le principe était que l’enseignant en français responsable de sa classe soit présent pendant les heures d’enseignement en arabe, soit pour un travail en binôme, soit pour aider son collègue à l’animation de la classe. Cette réflexion a porté sur la progression linguistique, sur les thématiques pouvant être abordées dans les deux langues, sur la méthodologie de travail propre à l’école maternelle à laquelle les enseignants en arabe ne sont pas forcément formés.

Le Centre d’Etudes Arabes, service appartenant au SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France) et gérant l’enseignement de l’arabe pour le réseau des écoles françaises, a mené la réflexion avec l’Inspecteur de l’Education Nationale en poste au Maroc et avec les enseignants.

Un des principaux sujets de réflexion a été la langue à utiliser, la langue arabe se distinguant par la diglossie, phénomène caractérisé par la coexistence de deux variétés linguistiques, l’arabe dialectal utilisé dans les échanges quotidiens, en famille comme dans l’espace public, et l’arabe standard, langue de culture, de l’écrit, des médias, et langue d’enseignement. Dans la pratique, en classe, les enseignants utilisent en parallèle un arabe standard simple pour être à la portée de jeunes élèves, et l’arabe dialectal dans certains échanges de communication en classe.

Concernant la phonétique, importante dans la mesure où nous nous adressons à un public de jeunes élèves d’origines et d’horizons divers (élèves de langue maternelle exclusivement française, élèves bilingues à la maison, élèves étrangers, élèves francophones ayant une familiarité avec le dialecte sans pour autant le pratiquer, etc.), l’utilisation des comptines et des chansons pour enfants a été évidente. A côté de ce qui appartient au patrimoine oral marocain, très riche dans ce domaine, il a été nécessaire de créer et de mettre en musique de petits textes permettant aux élèves de jouer avec les sonorités de la langue arabe, en ciblant les sons spécifiques à la langue arabe ou la discrimination entre voyelle brève et voyelle longue, incontournable en arabe.

Les principales compétences essentielles à l’école maternelle étant la compréhension et la production à l’oral, les enseignants ont eu recours à de nombreux supports oraux : contes, chansons, comptines, authentiques ou forgées à des fins pédagogiques.
Des albums ont ainsi été publiés par le Centre d’Etudes Arabes, écrits dans une langue simple, avec des phrases courtes, un lexique usuel et de nombreuses redondances. Les thématiques sont celles de l’école maternelle et touchent à l’environnement proche de l’enfant et à sa vie quotidienne : l’univers scolaire, les animaux, la famille, la maison, l’alimentation, etc.

La réflexion a porté également sur la place de l’écrit. On n’apprend pas à lire ni à écrire à l’école maternelle, mais la présence de la langue arabe écrite semblait indispensable, par la présence dans les classes d’affichages en arabe, afin que les élèves puissent se familiariser avec la graphie propre à cette langue.

Le sens de l’écriture arabe, de droite à gauche, a posé immédiatement la question de la latéralisation, pour laquelle de nombreuses activités ont été proposées, en motricité par exemple.

Concernant le graphisme, activité qui tient une place importante en maternelle, là aussi il a fallu innover puisque peu d’études scientifiques ont été faites en la matière. Il a fallu étudier finement les caractéristiques de l’écriture arabe pour les définir et proposer des activités : c’est ainsi que les élèves de grande section de maternelle peuvent s’entrainer, par des activités ludiques et en utilisant de nombreux matériaux (pâte à modeler, sable, peinture, etc.), à tracer bâtons, boucles et points, en commençant par la droite, puis à reconnaitre et écrire leur prénom en arabe.

Tout le monde s’accorde à dire que cet entrainement, dans le cadre de l’apprentissage conjoint du français, loin de perturber les enfants, comme certains ont pu le craindre, facilite l’apprentissage de la lecture au CP. Et si certains élèves rencontrent des difficultés de latéralisation au cycle 2, aucune étude n’a démontré que la sensibilisation simultanée aux deux systèmes graphiques, du français et de l’arabe, en est la cause.

Enfin, parce qu’avec les plus petits, l’environnement proche prime sur toute autre thématique, la découverte du monde et de la culture passe par des thèmes traités dans les deux langues par les deux enseignants, toujours de façon ludique : l’alimentation, les vêtements, les fêtes, le monde animal, etc. Cet apport culturel est primordial et constitue un premier pas vers la découverte de soi puis de l’autre.

Claire Radouane Bussienne
Conseillère pédagogique pour l’enseignement de l’arabe et chargée de mission éditoriale, Centre d’Etudes Arabes, ambassade de France, Rabat

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Enseignants : visitez gratuitement le musée Rodin avec votre classe...

27 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Art

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Le Musée Rodin propose, à l'occasion du centenaire de la mort du sculpteur, des visites guidées gratuites aux enseignants accompagnés de leurs classes.

A l’occasion du centenaire de la mort d’Auguste Rodin, les enseignants pourront visiter gratuitement avec leurs élèves le musée dédié à l’oeuvre du célèbre sculpteur français. Le Musée Rodin accorde en effet la gratuité des visites guidées avec le service culturel aux groupes scolaires disposant du Pass Education.

Ressources pédagogiques gratuites

Le musée propose également de nouvelles ressources pédagogiques destinées aux enseignants, directement utilisables en classe. Ces derniers pourront ainsi préparer leur visite du Musée ou simplement exploiter ces documents dans le cadre de leurs cours.

Ces ressources comprennent notamment un feuilleton en images, écrit comme le journal intime de Rodin lui-même, et présentant les hauts et les bas de sa vie : Rodin Tops et Flops. Une exposition modulable, illustrée de reproductions photographiques est également disponible pour les enseignants.

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Elsa Doladille

Billet complet à retrouver en cliquant ci-dessous

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Le Pen et Fillon: le jeu des apparences... Par Claude Lelièvre...

27 Mars 2017 , Rédigé par Claude Lelievre - Mediapart Publié dans #Education, #Politique

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Parmi les cinq candidats les mieux placés, ces deux-là jouent à fond le jeu pervers des apparences vestimentaires : voiles, burkini et uniformes. On aurait tort de n'y voir qu'un épiphénomène sans importance et sans signification.

Bien sûr, les problématiques que cela induit tendent à occulter des questions plus importantes ; tout en suscitant de fait des passions dans tous les milieux (entre collègues, dans les ''dîners en ville'', et même entre amis). Et cela parce qu'elles impliquent des valeurs (voire des valeurs en conflit) reprises et détournées par ces deux spécialistes de l'embrouille (même si leurs positions et leurs argumentaires sont le plus souvent à l'évidence fluctuants voire contradictoires). Au centre du sac de nœuds : « l'égalité » (y compris ''l'anti-sexisme'') réappropriée ''apparemment'' par les deux duettistes. Un comble, compte tenu de leur ancrage à l'extrême droite ou à la droite extrême.

En juin 2004, un rapport de l'Inspection générale rédigé par Jean-Pierre Obin (à l'issue d'inspections menées par une dizaine d'inspecteurs généraux – dont Jean-Paul Delahaye, futur DGESCO – dans une soixantaine d'établissements scolaires ''sensibles'') est remis au ministre de l'Education nationale François Fillon (« Les signes et manifestations d'appartenances religieuses dans les établissements scolaires »).

Le ministre François Fillon met tout de go le rapport dans un tiroir et ne le rend pas public. Près d'un an plus tard, en mars 2005, peu après sa publication sur le site de la Ligue de l'enseignement, le rapport est discrètement placé sur le site du ministère, sans qu'aucune autre initiative soit prise par le ministre. Et cela alors même que la question du ''voile'' est présentée dans ce rapport comme « l'arbre qui cache la forêt » des détériorations de la vie scolaire et des contestations de certains enseignements (notamment en éducation physique et sportive, en histoire, en sciences de la Vie et de la Terre).

En revanche, François Fillon joue les matamores quant à ce qui est le plus ''apparent'' (le ''voile'') en revendiquant d'avoir été moteur dans l'interdiction du port du voile par les élèves dans les établissements scolaires, puis en se prononçant pour l'extension de cette interdiction à l'université, et enfin en se montrant très actif dans la campagne des interdictions du burkini sur les plages durant l'été 2016.

Ce faisant, il rejoint aussi la campagne menée par nombre d'élus appartenant à son parti, l'UMP, en faveur de la'' mise en uniforme'' des élèves de l'enseignement scolaire. Avec des formes et des justifications ''à géométrie variable'', y compris de la part de François Fillon lui-même.

Cela commence en 2003 par une déclaration de François Baroin et de Renaud Donnedieu de Vabres évoquant le retour des « tabliers gris » pour lutter contre les enfants « fashions victims » et surtout combattre « la montée des communautarismes et le voile à l'école » . En janvier 2013, une quinzaine de sénateurs de droite (dont Serge Dassault) déposent une proposition de loi rendant « obligatoire le port de l'uniforme ou de la blouse à l'école primaire et au collège ». Les attendus de ce projet de loi finissent par un couplet sur « l'égalité » auquel l'ultra démocrate et ''égalitariste'' Serge Dassault ne pouvait qu'être particulièrement sensible : « L'uniforme a depuis toujours été utilisé pour symboliser un lien d'appartenance. Il n'est pas une panacée mais un outil permettant de gommer symboliquement les différences sociales, ethniques et religieuses ».

En août 2013, François Fillon indique que « L'Ecole doit être le creuset du civisme et de l'égalité républicaine. Les distinctions sociales ou d'origines doivent s'effacer au profit d'un esprit d'unité. Je propose d'instaurer une tenue uniforme des élèves dont les modalités doivent être définies au niveau de chaque établissement ».

Dans une tribune parue dans le « Figaro » du 7 mai 2015, François Fillon écrit : « Je suis favorable à ce que tous les élèves portent une tenue uniforme afin de créer un esprit de communauté et d'éviter les querelles sur les marques de vêtements ou sur la longueur des jupes »

En septembre 2016, au cours de l'université d'été à La Baule, François Fillon conclut : « je veux une école du respect, de l'autorité, symbolisés par le port de l'uniforme »

Lors du second débat télévisé de la primaire de droite, François Fillon déclare urbi et orbi : « Je propose un uniforme parce que je pense que c'est moderne, une bonne manière de montrer à unenfant qu'il entre dans une nation ».

Enfin une touche finale est mise par François Fillon au cours du débat télévisé du 20 mars 2017 : « un même uniforme » (national ?)

On aura admiré la plasticité des propositions et des justifications de François Fillon, et leur gradation...

Mais on peut se rassurer, Marine Le Pen n'est pas en reste non plus là-dessus. Alors même qu'en septembre 2016, à l'occasion d'une convention consacrée à l'éducation, Marine Le Pen soutenait que : « le collège unique est une machine à frustration qui favorise les inégalités […] ; à trop vouloir que les élèves soient tous les mêmes, on efface leurs différences », elle se prononce résolument pour « l'uniforme » dans les établissements scolaires, au nom de l'égalité de traitement. Aucune contradiction ''apparemment'' entre s'en prendre au collège unique et à « l'uniformité » qu'il engendrerait d'une part, et préconiser d'autre part une « mise en uniforme » pour raison d'égalité...

Il est vrai aussi que sa profession de foi en la matière, au lendemain des attentats meurtriers de janvier 2015, a emprunté également d'autres justifications : « Je demande un symbole fort pour rappeler à chacun que nous sommes tous Français : le rétablissement de l'uniforme dans le public comme dans le privé, pour tous ».

Le responsable à l'éducation du Front national – Alain Avello – soutient que l'uniforme permettrait de redonner à l'école « sa mission essentielle : combler les inégalités d'origine sociale, qui sont marquées par la tenue » ( ah les vertus magiques de l'apparence!). Il permettrait de « régler le sempiternel problème des signes ostentatoires » et de « revenir à la fonction assimilatrice de l'école pour les enfants d'origine étrangère » Avec une touche (''anti-égalitaire'', ''sexiste'' ?) de différenciation des ''genres'' : pour les garçons « une façon de porter le costume » et « le tailleur pour les filles ».

Marine Le Pen ne s'est pas fait faute de s'empêtrer dans ces ''détails'', et de s'en agacer sans s'en dépêtrer. Interrogée dans une conférence de presse, elle a été amenée à lâcher « pourquoi pas une blouse ? ». Sans préciser la couleur. Ni la longueur. Tout en concluant : « ce ne sera pas tout le monde en socquette, jupes plissées ou garçons en cravate. Quoique ce serait pas mal ! ».

En jupe plissée bleu marine ? Toujours est-il que Marine Le Pen est le plus souvent en pantalon . Et François Fillon dans son costume à nul autre pareil, impayable.

Claude Lelièvre

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