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Vivement l'Ecole!

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Julia Kerninon : « J’écris des livres comme des canettes qu’on décapsulerait »

25 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Littérature, #Education

L’émission « Le Monde Campus le mag’ » fait étape à Nantes. Rencontre en première partie avec l’auteure du cru Julia Kerninon. La marraine de cette émission nous raconte son parcours.

« A l’école, je m’ennuyais car je n’aimais pas rester assise. » Elève modèle et studieuse, Julia Kerninon a passé son enfance à Nantes. Dans cette quatrième émission « Le Monde Campus le mag’ », spéciale Nantes, en partenariat avec Télénantes, elle revient sur ses années d’école. Sans trop savoir ce qu’elle allait devenir, elle se rêvait écrivaine. Ou, en « plan B, professeure », se souvient cette fille d’instituteurs. Ces dernières années, le rêve est devenu réalité et Julia Kerninon a écrit de nombreux livres, comme Liv Maria (L’Iconoclaste) ou Ma dévotion (Ed. du Rouergue)En plateau avec Frédéric Marchand, délégué régional de l’Onisep, elle revient sur son parcours.

Retrouvez dans la deuxième partie de l’émission un dossier spécial sur la créativité avec Pierre-Jean Galdin, le directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes, et Lucille Guéguen, une étudiante de la Halle 6, située à Nantes aussi. En troisième partie, deux entrepreneurs nous parlent de leurs engagements : Coline Mazeyrat, cofondatrice d’une marque de protections périodiques bio, Jho, et David Gouaillier, créateur d’Orthopus, qui fabrique des prothèses pour les personnes amputées et des accessoires pour fauteuil roulant.

Par Joséfa Lopez et Emmanuel Davidenkoff

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.

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Salaires : un professeur des écoles pousse un coup de gueule

24 Septembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Malgré un budget de l'Éducation nationale à la hausse en 2022 et une enveloppe de 700 millions d'euros prévue pour augmenter les salaires, les syndicats ont maintenu leur journée de manifestation.

Pas de classe pour Benjamin Bonnet. Jeudi 23 septembre, l'enseignant en CE2 a fait le choix de la grève. La question des salaires cristallise son mécontentement. "Blanquer avait annoncé une revalorisation historique des enseignants. Concrètement, pour la plupart des enseignants, ça se traduit par zéro euro (...). Moi qui ai neuf ans d'ancienneté, ça me ferait une prime brute de 40 euros", se désole le professeur des écoles.

Maigres revalorisations

Chaque matin, il rejoint l'école où il enseigne dans un quartier populaire au nord de Paris, là où se conjuguent de nombreuses difficultés sociales. Après neuf ans d'ancienneté, il perçoit un salaire de 1 950 euros nets, plus 100 euros de prime. La maigre revalorisation annoncée ne changera pas son quotidien. "Les conditions dans lesquelles on est traités et le mépris affiché par le ministère pour ses personnels, ça ne donne pas envie de se donner pour le métier", souffle Benjamin Bonnet.

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Jean-Michel Blanquer, l’autosatisfait

24 Septembre 2021 , Rédigé par Médiapart Publié dans #Education

Sticker enfant Je suis le meilleur Art-Sticker en multicolore | Galeries  Lafayette

Face aux critiques et aux contestations, le ministre de l’éducation nationale vient de publier un énième livre pour défendre son bilan. Empruntant davantage à la fable qu’aux faits, son récit dessine, entre les lignes, l’exercice solitaire et prétentieux du pouvoir d’Emmanuel Macron.

Jean-Michel Blanquer n’est pas mécontent de lui. Qu’importent les critiques, les manifestations et les contestations qui ont accompagné chacune de ses réformes depuis le début du quinquennat : le ministre de l’éducation nationale, qui vient de battre le record de longévité à ce poste, n’entend pas s’abaisser au niveau des « professionnels du tohu-bohu » qui appellent régulièrement à sa démission. Lui se situe bien au-dessus de tout ça.

Son action au sein du gouvernement, il la place du côté de l’Histoire avec un grand H. Surtout depuis qu’il a traversé une crise sanitaire sans précédent rue de Grenelle et qu’il a pu, depuis la « war room » du ministère, « sauver les enfants de France d’un naufrage dramatique par-delà toutes les vicissitudes et tous les manques ». Certes, il ne l’a pas fait tout seul. « L’École de France [elle aussi mérite sa majuscule – ndlr] a tenu bon grâce à tous ses acteurs », écrit-il dans son dernier livre, École ouverte (Gallimard).

Outre sa détermination politique, qui occupe l’essentiel du récit, il vante les « trésors de dévouement de toute une profession », à laquelle il rend un hommage affecté et somme toute assez décalé – « Je les aime, mais ce serait incongru de le dire si directement ». Faisant fi des caricatures qui le dépeignent en « intégriste de l’ouverture de l’École », il se réjouit pour la 1 897fois que la France figure parmi les pays qui ont le moins fermé leurs établissements scolaires en 2020.

Il s’agit là, poursuit-il, d’une « singularité » sur laquelle « les historiens reviendront sans doute avec plus de recul » qu’il ne le fait. Mais en attendant d’entrer dans la postérité, Jean-Michel Blanquer a jugé bon de prendre la plume pour dresser son propre bilan de sa gestion de crise. Un exercice nécessaire face aux « procureurs à la petite semaine que l’époque voit fleurir ». Eux qui n’ont rien compris.

Ou, plus exactement, qui ont fait mine de ne pas comprendre que le ministre de l’éducation nationale n’avait pas ménagé ses efforts pour « garder la maison debout »« J’ai enregistré presque tous les jours des vidéos, pour différentes catégories de personnes, pour donner les dernières consignes, pour encourager, pour coordonner », explique celui qui s’avoue « trop habité par la question de l’École pour ne pas [avoir été] sidéré par cette situation historique inédite et brutale » qui se présentait.

« Nous sommes en guerre », avait répété Emmanuel Macron, le 16 mars 2020, en annonçant le premier confinement. Qu’à cela ne tienne, Jean-Michel Blanquer sera son meilleur soldat. Il revêt le costume dès l’allocution du président de la République qu’il rejoint immédiatement à l’Élysée. Ce soir-là, « il plonge ses yeux dans les miens comme il le fait à chaque fois qu’il veut absolument convaincre. Et nous nous quittons comme un officier quitte le chef de l’armée qu’il sert, graves et résolus à faire face ».

Passons sur ce mystérieux phénomène oculaire qui transforme les ministres en poètes – dans L’Ange et la Bête (Gallimard), Bruno Le Maire évoquait déjà le « regard bleu » du chef de l’État « sur lequel glissaient des éclats métalliques, comme un lac accablé de soleil dont il aurait été impossible, sous le scintillement des reflets, de percer la surface ». Mais attardons-nous en revanche sur ce que cette déférence, un tantinet outrancière, dit du pouvoir exécutif et de son fonctionnement.

"Force est de constater que nous devons penser aussi le pouvoir politique comme un contre-pouvoir fondamental." Jean-Michel Blanquer

Il y a quelques mois, Jean-Michel Blanquer vantait l’« expertise » d’Emmanuel Macron sur les questions sanitaires : « Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » Lorsqu’ils discutent, les deux hommes tutoient les étoiles : « Comme souvent avec lui, dès lors que l’on a un peu de temps, la conversation commence par des sujets pratiques pour prendre ensuite un tour philosophique. Le tragique de l’époque qui l’a vu prendre les rênes de la France ne lui échappe pas. »

Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, le président de la République a toujours raison. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, le reste du monde a souvent tort. Et le reste du monde brasse large sous la plume du ministre de l’éducation nationale : responsables politiques, syndicats, journalistes, scientifiques, médecins… C’est tout de même incroyable le nombre de personnes qui répandent des « mensonges », s’agace-t-il.

Face à ce qu’il qualifie de « crise de la vérité », il propose « une vision beaucoup plus ample des théories classiques de la séparation des pouvoirs » « On avait l’habitude de considérer certains pouvoirs, comme le pouvoir médiatique, en tant que contre-pouvoirs face au seul pouvoir politique. Force est de constater que nous devons penser aussi, désormais, le pouvoir politique comme un contre-pouvoir fondamental face à toutes les puissances qui se développent dans la société mondialisée. » Faire du pouvoir un contre-pouvoir... Effectivement, Montesquieu n’y avait pas pensé.

Fatigué de devoir constamment lutter contre la « polémique inutile », les « vents de panique », les « champs de pression » et le « travestissement des faits » qui « nuit à la réussite de l’action », Jean-Michel Blanquer a souhaité, avec ce livre, rétablir la vérité. Le problème, comme l’ont souligné le rédacteur en chef de Café Pédagogique, François Jarraud, et l’historienne Laurence De Cock, chercheuse en sciences de l’éducation, c’est que cette vérité emprunte surtout à la fable.

Exercice d’autosatisfaction oblige, le ministre de l’éducation nationale n’avait plus assez d’encre pour rappeler les manquements de son administration, les bugs des outils numériquesla solitude des enseignants, leur accès tardif à la vaccination, ou encore le creusement des inégalités scolaires. Trop occupé à se désoler des critiques qui « prennent le chemin de la facilité » et à esquisser sa vision d’une école du futur, guidée par un impératif de compétitivité, il en oublie d’écouter les opinions qui traversent le monde éducatif.

D’ailleurs, quand une partie des syndicats enseignants se mobilisent et organisent une grève, il trouve l’initiative « discutable ». Quand le monde de la recherche lui rappelle que l’« islamo-gauchisme » n’est pas une réalité scientifique, contrairement à ce qu’il continue d’asséner sur le ton de l’évidence, il s’en prend au chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, et au président de Mediapart, Edwy Plenel.

Toute remise en cause de ses propos et de son action est perçue comme une attaque politique et balayée en tant que telle. Dans ce monde qui peine à reconnaître Jean-Michel Blanquer à sa juste valeur, « la nuance semble interdite ». On ne peut même plus y lancer des polémiques sur les allocations scolaires et les « écrans plats » sans être pointé du doigt. « Chaque faille doit être exploitée. » Enfin, surtout celles de ses collègues.

Évitant de revenir sur ses propres sorties intempestives, le ministre de l’éducation nationale préfère évoquer ce jour où l’ancienne porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, avait expliqué que personne ne demanderait aux enseignants « qui ne travaillent pas » d’aller « cueillir des fraises »« Mes efforts pour sonner la mobilisation générale depuis deux semaines et mes messages de soutiens aux professeurs sont comme anéantis », souffle-t-il, avant de glisser une petite vacherie supplémentaire : 

« Elle m’écrit : “Désolée pour le fait.” Je trouve cette dernière phrase assez jolie, assez littéraire [elle ne veut strictement rien dire, mais peu importe – ndlr]. Faute avouée à moitié pardonnée, a fortiori quand c’est formulé bellement. Et puis elle m’envoie une petite rectification, celle que l’on joint à un SMS où il y a une faute d’orthographe, ou une formule indue à cause du correcteur automatique : “Désolée pour le fail.” » C’est gratuit, comme à peu près toutes les anecdotes qui ponctuent le livre.

On apprend ainsi que, pendant le premier confinement, une des secrétaires de Jean-Michel Blanquer « prépare de gigantesques blanquettes de veau » que les membres du cabinet partagent « en respectant les gestes barrières ». On le voit textoter directement avec le chef de l’État sur Telegram et « conduire [lui-même, waouh – ndlr] une voiture dans Paris désert » pour se rendre à l’Élysée où un officier de sécurité l’accueille en survêtement. On l’imagine griffonner « sur un coin de table » une grille de programmes éducatifs pour France Télévisions.

On comprend surtout que le ministre de l’éducation nationale a suivi, tout au long de la crise sanitaire, le mouvement dicté par le président de la République, sans jamais remettre en question ses décisions, faute d’« éléments pour en juger ». Entre les lignes, il décrit à la perfection – et bien malgré lui – l’exercice solitaire du pouvoir d’Emmanuel Macron. Il loue la faculté de ce dernier à trancher « contre vents et marées ». Il n’aime rien de plus que de le voir « prendre son risque ». Et le nôtre avec.

Ellen Salvi

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Salaires des enseignants : des surprises historiques - Par Claude Lelièvre

23 Septembre 2021 , Rédigé par Médiapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Salaires des enseignants : des surprises historiques - Par Claude Lelièvre

L'annonce faite par Anne Hidalgo en est une, et de taille. Mais il y en a eu d'autres, qui méritent d'être rappelées même si on les a quelque peu oubliées, bien à tort. Car elles donnent à réfléchir dans notre situation complexe actuelle.

Variations extrêmes dans les propositions politiques

On le sait, la proposition en ce mois de septembre d'Anne Hidalgo – très probable candidate du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2022 –  n'a pas manqué de susciter un vif étonnement : « multiplier par deux au moins le salaire des enseignants au cours du prochain quinquennat »

La proposition de Nicolas Sarkozy en octobre 2014 faite à Toulouse puis réitérée à Saint-Cyr-sur- Loire  avait aussi beaucoup frappé les esprits :« Il faudra accepter la réduction très sensible du nombre des fonctionnaires. Si je prends comme seul exemple les enseignants, pour qui j’ai beaucoup de respect, je le dis nous n’avons pas les moyens d’avoir un million d’enseignants formés, de qualité, étant engagés comme il se doit dans leur métier. Il faut augmenter de 30% le travail des enseignants, augmenter de 30% leur rémunération, et diminuer leur nombre de 30%, ainsi vous aurez le meilleur pour vos enfants »
Sept ans plus tôt, quelques mois avant d'être élu président de la République, Nicolas Sarkozy avait été moins précis et avait suscité moins d'étonnement lors de  son discours-programme sur l’Ecole du 2 février 2007 tenu à Maisons-Alfort : « Je m’engage, si je suis élu, à rendre aux enseignants la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle. Je m’engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus. Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié.». 
Sous son quinquennat , 80000 postes d'enseignement ont effectivement disparu, et un nombre non négligeable de professeurs ont vu leurs revenus augmenter en raison de  l'effectuation d'heures supplémentaires à faire plus abondantes. 

L'exceptionnelle revalorisation effective en date de 1988-1989

On peut s'étonner que Nicolas Sarkozy ait pu parler en 2007 tout uniment d' « une carrière des enseignants si dévalorisée depuis un quart de siècle »  alors qu'il y avait eu une revalorisation ''historique''  effective commencée  19 ans plus tôt. Mais on oublie vite. Et même parfois ce qui est historiquement exceptionnel.
Dans sa  « Lettre aux Français » de fin 1987 en vue de se faire réélire à la présidence de la République, François Mitterrand avait proposé de faire de l'Education nationale le premier budget de l'Etat et avait évoqué les estimations faites par les experts du Parti socialiste, à savoir une augmentation de ce budget à hauteur minimale de quinze milliards de francs durant la période 1988-1993. En réalité – après quelques manifestations, grèves et  réajustements – ce fut quatre-vingt-dix milliards de francs. Cela s'explique avant tout par une augmentation du  nombre des professeurs  en raison notamment de la décision d'aller vers 80% d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat à l'horizon 2000, mais aussi par une revalorisation non négligeable des salaires des enseignants.

«  La revalorisation s'opère selon un double processus: une réévaluation générale des indices; une accélération des débuts de carrière [...].Concrètement, un instituteur recruté en 1992 et poursuivant sa carrière dans le cadre de la classe dite ''normale'' percevra en moyenne 2000 francs par mois de plus que son collègue de 1988 et 2800 francs en hors classe. En même temps les débuts de carrière s'accélèrent: ainsi un élève-maître recruté en 1989 atteindra l'indice du cinquième échelon en deux ans et demi au lieu de cinq. D'autre part, les jeunes recrutés en 1992 seront titularisés à leur sortie de formation à l'indice 368 (7200 francs nets) soit l'indice du sixième échelon de 1988 » (page 494 de "L'Histoire de la FEN'' , ouvrage de l'historien Guy Brucy ; paru chez Belin en 2003, préface d'Antoine Prost)

La surprise électorale de 1993

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette politique n'a pas eu les effets qui pouvaient être attendus dans le domaine électoral. Selon les sondages d'époque, les enseignants (dont la mobilisation exceptionnelle  aux législatives de 1986 avait permis de limiter l'échec de la gauche) ont nettement moins voté pour elle en 1993 : les professeurs à 33% pour  le Parti socialiste en 1993 (contre 60%  en 1986) et les instituteurs 41 % en 1993 (contre 56% en 1986) ; ce désamour électoral  ne profitant pas d'ailleurs à la droite mais à d'autres formations politiques ( les Verts en particulier).

Décidément rien n'est joué d'avance ni tellement prévisible. L'Histoire réelle a plus d'un tour dans son sac ( cf «L'école d'aujourd'hui à la lumière de l'histoire. Surprises et contre-vérités » paru en mars dernier aux éditions Odile Jacob) 

Claude Lelièvre

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Grève dans l’Education nationale : les raisons de la colère

23 Septembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Grève dans l’Education nationale : les raisons de la colère

Quatre syndicats (CGT, FO, FSU et SUD) appellent les personnels à la grève et à la mobilisation ce jeudi, au lendemain de d’examen du budget de l’Education nationale.

Trois semaines après la rentrée des classes, les personnels de l’Education nationale, dont les enseignants, sont appelés à faire grève ce jeudi à l’appel de l’intersyndicale FSU, FO, SUD, et CGT Educ’Action, qui réclame «un plan d’urgence dans l’éducation pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail». En ce tout début d’année, les syndicats ne s’attendent pas à une forte mobilisation : la FSU table sur un tiers de personnel en grève. «Gestion chaotique de la crise sanitaire»«réformes empilées qui dessinent une école plus inégalitaire»«personnel de plus en plus contrôlé», «refus du contrôle continu au lycée»… les critiques sont nombreuses : Libé fait le point sur trois grandes revendications.

Une revalorisation dans le temps et pour tout le monde

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, promettait en 2019 une «revalorisation historique» des salaires des enseignants mais pour les syndicats, on est encore loin du compte. Annoncée lors du grenelle de l’Education, une prime d’activité est versée depuis mai 2021 aux professeurs titulaires et contractuels (du public ou privé sous contrat). Plus de 30% des professeurs, durant les quinze premières années de carrière, en bénéficient. L’augmentation est dégressive, avec des primes allant de 100 euros net pour les nouveaux titulaires à 36 euros par mois pour des professeurs ayant entre onze et quinze ans d’ancienneté. A partir de 2022, la prime est étendue à 58% des professeurs ayant jusqu’à vingt-deux ans d’ancienneté. Mais les montants sont plus minces avec des primes allant de 57 euros net par mois pour les plus jeunes à 29 euros pour ceux en milieu de carrière. «Il faut un plan de revalorisation pérenne [la loi de programmation pluriannuelle promise par Blanquer, n’a finalement pas vu le jour, ndlr] et des mesures d’ensemble à l’échelle de la fonction publique, réclame Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. Il faut notamment une revalorisation du point d’indice gelé depuis dix ans et pas uniquement proposer des primes qui seront très vite rattrapées par l’inflation et qui ne concernent pas tout le personnel.»

En début de carrière, les salaires des enseignants français sont inférieurs de 7% à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui a publié jeudi dernier un nouveau rapport sur l’éducation. Et ça ne s’arrange pas avec l’ancienneté : après dix ou quinze ans de métier, il plafonne à 10 ou 15% en dessous de la moyenne de l’OCDE. La proposition de la maire socialiste (PS) de Paris, et candidate à la présidentielle de 2022, Anne Hidalgo de doubler les salaires des enseignants questionne Benoît Teste : «Mieux payer les profs d’accord mais est-ce que cela veut dire en recruter moins ? Il faut une augmentation des salaires mais aussi plus de postes, l’un ne va pas sans l’autre.»

Plus de créations de postes

«Priorité absolue» du ministre de l’Education, l’école primaire se voit doter de 2 500 postes en cette rentrée. «Ces créations de poste pour les dédoublements de classe REP sont une bonne chose mais cela se fait au détriment du dispositif “plus de maîtres que de classe” [qui consiste à affecter dans une école primaire un enseignant supplémentaire]» regrette Benoît Teste. Par ailleurs, le second degré doit se serrer la ceinture, avec plus de 1 800 postes supprimés, censés être compensés entièrement par des heures supplémentaires. «On supprime des postes alors que la démographie augmente dans les collèges et les lycées. Mais on ne peut pas bien faire son travail quand on a deux ou trois classes en plus, poursuit le secrétaire générale du FSU. Et aujourd’hui, la classe à 37 élèves est devenue quasi la norme, notamment en première et terminale.» Depuis 2018, «les budgets des gouvernements Macron ont acté la suppression de 7 490 emplois alors que les effectifs augmentaient de 63 662 élèves. 7 490 suppressions d’emplois, c’est l’équivalent de 166 collèges rayés de la carte !» ajoute le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Parmi les difficultés soulevées dans les écoles, collèges et lycées : le manque d’accompagnement des élèves en situation de handicap : «On est favorable à l’inclusion mais là on a fermé les établissements spécialisés pour mettre les enfants en difficulté dans les écoles sans mettre les moyens nécessaires pour les accueillir, rapporte Guislaine David, cosecrétaire générale du SnuiPP-FSU, principal syndicat du primaire. Résultat : de nombreux enfants n’ont pas d’AESH, des accompagnants d’élèves en situation de handicap, et «ce sont aux enseignants de les gérer sans moyens supplémentaires et sans formation».

Davantage d’aide pour les directions d’école

Manque de temps, de moyens et la sensation tenace de crouler sous les tâches administratives : les directeurs et directrices d’école se disent fatigués depuis plusieurs années. Et la crise sanitaire n’a rien arrangé avec les cas contacts à gérer, les fermetures de classes ou les différents protocoles sanitaires à appliquer. En annonçant le 2 septembre à Marseille vouloir expérimenter la liberté pour un directeur d’école de choisir son équipe d’enseignants, le président Emmanuel Macron a pris tout le monde de court, à commencer par les premiers concernés qui n’en avaient pas fait la demande.

La grande consultation menée par l’Education nationale auprès des directeurs d’école, suite au suicide de leur collègue Christine Renon il y a deux ans, avait en effet montré que ces derniers souhaitent avant tout une aide administrative pour toutes les tâches chronophages du quotidien (accès à l’école, appels téléphoniques ou encore mails). Les 45 000 directrices et directeurs, qui n’ont pas d’autorité sur leurs collègues, sont des professeurs responsables d’une classe quand l’école en a moins de treize en maternelle et quatorze en élémentaire. Ils souhaitent donc plus de décharges pour gérer leur établissement et des revalorisations indemnitaires. Ils ont été partiellement entendus avec une indemnité annuelle de 450 euros brut accordée l’an dernier et depuis pérennisée.

Cécile Bourgneuf

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Comment le recours à des enseignants précaires et sous-payés sert à masquer la paupérisation de l’école

22 Septembre 2021 , Rédigé par Basta! Publié dans #Education

Quel statut pour les enseignants contractuels? - Emploipublic

EXTRAIT

Les contractuels, professeurs non-titulaires, sont devenus, au fil des ans, la variable d’ajustement des problèmes structurels de l’Éducation nationale. Une précarité qui les fragilise et nuit, parfois, à la qualité même de leur enseignement.

Ils ont raté les concours d’enseignement ou n’ont tout simplement pas envie de les passer, ils se reconvertissent sur le tard après une perte de sens dans le privé ou une mauvaise expérience à l’étranger. Parmi les quelques 35 000 enseignants contractuels dans l’enseignement secondaire public que compte l’Éducation nationale [1], la diversité des profils est importante. Cette main d’œuvre, souple et précaire, est devenue depuis plusieurs années indispensable au bon fonctionnement des établissements. « C’est une variable d’ajustement, très clairement. C’est grâce à eux que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, peut dire le jour de la rentrée que tout s’est bien passé et que chaque classe avait un prof devant le pupitre », assène Danielle Arnaud, responsable des contractuels au Syndicat des personnels de l’Éducation nationale (SNALC).

Si le recours à des enseignants non-titulaires, donc non-fonctionnaires, ne datent pas d’aujourd’hui, leur part dans les professeurs du second degré a presque doublé en dix ans. Comment expliquer cette hausse, et quelles sont ses effets ? On vous explique.

« Les profs allaient être mieux formés et que la baisse de candidats ne serait que conjoncturelle... »

Ce n’est pas un scoop. Les concours d’enseignement (Capes/Agrégation) attirent de moins en moins. Même si les réalités diffèrent selon les disciplines, le constat est là : chaque année, moins de candidats tentent leur chance. Depuis quinze ans, leur nombre a presque été divisé par deux.

Une des raisons majeures réside surement dans la réforme, menée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, de la masterisation [2] . Une réforme poursuivie et accentuée par Jean-Michel Blanquer. Auparavant, il suffisait d’une licence (BAC +3) pour s’inscrire au CAPES, désormais, il faut posséder un Master pour passer le concours à la fin de l’année du M2, soit un Bac +5. « Sur le papier, c’était très mignon, on disait que les profs allaient être mieux formés et que la baisse de candidat ne serait que conjoncturelle. Dans les faits, ça a été tout pourri » , remarque amèrement Claire Lemercier, directrice de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po (CSO), et coautrice de La Valeur du service public, à paraître prochainement à La Découverte. « Un BAC +5 ça demande beaucoup d’investissement et d’approfondissement, ça a très certainement découragé du monde. Ceux qui ont poursuivi dans leur idée de passer les concours sont donc plutôt des gens pour qui enseigner est une vraie vocation. En parallèle, il n’y a pas eu plus de postes ouverts, et les concours sont restés exigeants. Donc pour tous ceux qui les ratent, parfois d’un rien, c’est une main-d’œuvre extrêmement qualifiée qui ne peut pas avoir le statut. Avec cette réforme, on a créé un vivier. »

De ce vivier, Celia* [3] en fait partie. Cette prof contractuelle de physique chimie a toujours voulu enseigner. « Depuis que je suis petite je veux faire ça » , souffle-t-elle. Mais les concours, ce n’est pas pour elle. « Je suis une stressée de la vie, je ne suis pas faite pour ça », rigole l’intéressée aujourd’hui. Elle les rate à deux reprises, puis décide finalement de faire un Master de nanochimie pour s’orienter dans l’ingénierie ou la recherche. « C’est à la fin de mon M2, devant mon envie d’être prof qu’on m’a parlé du système des contractuels. J’ai foncé », explique-t-elle.

(...)

Pierre Jequier-Zaic

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Comment former les enseignants à la laïcité ?

22 Septembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Laïcité

Laïcité à l'école : 59 % des enseignants s'inquiètent - Le Point

Alors que le Ministère de l'Education nationale lance un plan de formation continu à la laïcité, Etre et savoir s'interroge : quelle vision de la laïcité y est proposée, mais aussi quels en sont les contenus et les ambitions ?

Depuis la rentrée 2021 le ministère lance un plan de formation des enseignants à la laïcité. Il fait suite à un rapport de Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur de l’Education nationale, et en reprend les propositions.

Nous avons donc invité Jean-Pierre Obin pour nous parler précisément de cette formation et de sa philosophie de la laïcité. Paul Devin, également Inspecteur de l’Education nationale, militant syndical et Président de l’Institut de recherches de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) débattra avec lui. En effet, il défend une vision différente du sujet ou du moins de son approche, dans un livre collectif à paraître aux éditions de l'Atelier le 21 octobre prochain : La laïcité à l’école. Un apaisement nécessaire.

Dans cette émission nous entendrons également deux enseignantes. D’une part Peggy Kilhoffer, professeure à l’école Jean-Mermoz de Schiltigheim et formatrice à l’académie de Strasbourg, autrice d’un Abécédaire républicain réalisé avec ses élèves (Fayard, 2021) ; et plus rapidement, Christine Guimonnet, secrétaire générale de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG) qui assurent donc l’enseignement morale et civique dans le secondaire. Nous écouterons aussi l’universitaire Ismail Ferhat, professeur des Universités à Paris Nanterre, membre du laboratoire CREF (Centre de recherches en éducation et formation), qui travaille sur les questions de pédagogie de la laïcité à travers l’Histoire.

C’est quoi la laïcité ?

L’élève n’est pas tenu d’être neutre, le principe de laïcité ne doit pas s’appliquer de la même façon à un professeur et à un élève, rappelle Ismail Ferhat.

La laïcité c’est d’abord le fait que la République garantisse la liberté de conscience et d’opinion. Paul Devin

La laïcité ne doit pas être apaisée, elle est apaisante si elle s’applique bien. Jean-Pierre Obin

L’école que je connais c’est une école où les enseignants sont enthousiastes à l’idée de construire avec patience le jugement raisonné de leurs élèves. Paul Devin

Nuances et complexité 

La laïcité n’est pas un dogme, il faut que les élèves puissent comprendre la complexité des choses, analyse Paul Devin.

Très souvent les élèves qui posent problème sur le sujet posaient déjà problème, donc au départ est-ce une question de vie scolaire ou de laïcité ? Ismail Ferhat

Comment faire la part des choses entre un comportement adolescent et le fait qu’il soit habité par une idéologie particulière ? Paul Devin 

Il ne faut pas suréagir dès qu’un élève exprime une opinion religieuse. Ismail Ferhat

Je suis convaincue que d’en parler dès l’école élémentaire ça permet de libérer la parole et de combattre certaines représentations. Peggy Kilhoffer

Censure et autocensure 

Au bout du compte aujourd’hui on a des enseignants qui sont un peu désemparés, explique Jean-Pierre Obin.

Un enseignant sur deux déclare s’autocensurer de peur de choquer les élèves. Jean-Pierre Obin

S’autocensurer, cela peut aussi être une vertu pour un enseignant. Paul Devin

Aujourd’hui l’atteinte majeure à la laïcité se fait dans le cadre de l’éducation physique et sportive. Jean-Pierre Obin

La formation en questions

La laïcité n’est pas forcément une priorité pour tous les professeurs, cela dépend des matières et des territoires, rappelle Ismail Ferhat.

Ce qui pêche en réalité, c’est plus la formation en continu. Ismail Ferhat

Ce que les enseignants souhaitent c’est qu’on les soutienne, pas qu'on les stigmatise. Paul Devin

Cette formation sera d’abord une formation de connaissances et de compétences. Jean-Pierre Obin

Quand on a confiance en son enseignant, on sera plus enclin à lui poser des questions. Christine Guimonnet 

Lien vers le sondage Ifop pour l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès du 06/07/21, par Iannis Roder : Les enseignants, la laïcité et la place des religions à l'école.

Retrouvez le rappport de Jean-Pierre Obin remis à Jean-Michel Blanquer le 18 mai dernier : La formation des personnels de l’Education nationale à la laïcité et aux valeurs de la République.

Lien vers le sondage Ifop du 06/01/21 : Observatoire des enseignants : les contestations de la laïcité et les formes de séparatisme religieux à l'école

Retrouvez la publication d'Ismail Ferhat Eduquer à la laïcité : quelle histoire pour quel résultat ? (29/10/20 Fondation Jean-Jaurès).

Lien vers le Guide républicain sur le site du Ministère de l'Education nationale, de la jeunesse et des sports.

Retrouvez la vidéo France Culture "Qu'est-ce que la laïcité, retour au texte de 1905", avec P. Weil.

Lien vers l'enquête du Cnam/Cnesco (janvier 2020) : Laïcité et religion au sein de l'école et dans la société.

Lien vers une sélection d'émissions de France Culture autour de la laïcté (à retrouver sur franceculture.fr et l'application Radio France).

Illustrations sonores

  • "Coquelicot" de Laura Cohen, chantée par Laura Cohen et Yaël Naïm LE LABEL (PIAS) 151
  • Extrait vidéo France culture / Patrick Weil : "C'est quoi la Laïcité"

Louise Tourret

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« Je ne me voyais pas faire ça toute ma vie » : ces agrégés qui ont quitté l’enseignement

21 Septembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le concours de l'agrégation sous le coup d'une erreur historique - Le Point

EXTRAITS

Quelques membres de ce « corps d’élite » des professeurs choisissent, temporairement ou définitivement, de renoncer à faire cours. Un phénomène que l’éducation nationale qualifie de « minoritaire ».

Crise de la vocation, pouvoir d’achat, offres plus attractives ailleurs... Chaque année, à bas bruit, des agrégés quittent l’enseignement. Un phénomène ancien et mal quantifié, mais qui concerne 8 % de ce « corps d’élite » des professeurs.

« Je ne me voyais pas faire ça toute ma vie », reconnaît d’emblée un agrégé d’allemand aujourd’hui détaché dans une administration centrale, qui, comme plusieurs autres personnes interrogées par Le Monde, préfère rester anonyme.

(...)

Parmi les raisons qui poussent à changer de voie, la plupart de ceux interrogés par Le Monde citent « l’évolution de carrière » et la « reconnaissance ». La rémunération est moins souvent abordée, même si la perte du pouvoir d’achat des enseignants concerne aussi les agrégés. Selon le bilan social du ministère de l’éducation nationale, en 2018, un agrégé de moins de 30 ans gagnait, en moyenne, 2 367 euros net par mois – primes et indemnités comprises –, contre 1 939 euros net pour un professeur certifié. Cet écart s’accroît au cours de la carrière, pour atteindre près de 1 000 euros à 50 ans.

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Parmi les normaliens, certains admettent ainsi ne pas avoir « vraiment eu le choix ». D’autres ont passé le concours en partie pour « se rassurer » ou « par atavisme », même si peu d’entre eux affirment n’avoir jamais souhaité donner cours. « J’ai enseigné pendant six ans, et j’ai adoré ça », assure par exemple Nicolas Demorand, présentateur de la matinale de France Inter, ancien élève de l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud (devenue ENS de Lyon) et agrégé de lettres modernes. « Mais j’avais plus envie encore de faire du journalisme, et c’est cela qui a primé. » A sa suite, une génération d’anciens élèves des ENS, dont certains sont agrégés, rejoindront la presse – en particulier Radio France.

Le premier contact avec l’enseignement, à l’issue du concours, est souvent déterminant. « Au bout de cinq minutes, j’ai compris que ça n’allait pas marcher », se souvient ainsi Xavier de La Porte, agrégé de lettres aujourd’hui journaliste à L’Obs« Je n’ai pas accroché avec ce folklore, la salle des profs, négocier les emplois du temps, gérer les élèves. Je faisais tout ce qu’il ne fallait pas, j’avais un rapport trop affectif avec eux… » Peu après sa titularisation, il démissionnera pour devenir journaliste.

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Un « facteur d’attractivité du concours »

A-t-on, lorsque l’on n’est plus devant ses élèves, le sentiment d’avoir déserté ? Ceux que nous avons interrogés considèrent qu’ils gardent un lien avec « l’intérêt général » et « la chose publique ». A l’heure des questions, après quelques années d’enseignement, l’évidence des choix s’est bien souvent imposée. Peu après son arrivée à France Culture, Nicolas Demorand a ainsi croisé son professeur de littérature du XVIsiècle, qui enseigne toujours à l’ENS de Lyon. « Il m’a dit : Ce que vous faites aujourd’hui, c’est ce à quoi vous avez été formé. Cette phrase m’a marqué et j’y pense souvent. En substance, il me disait d’y aller, et de le faire à fond. »

De son côté, l’éducation nationale ne semble pas trouver à redire au fait que ses ouailles choisissent des chemins de traverse. En insistant sur le caractère minoritaire du sujet, la direction générale des ressources humaines du ministère assure qu’« il n’est pas anormal que le corps des agrégés, dont le recrutement est très sélectif, ouvre des possibilités fonctionnelles diversifiées ». Il s’agirait même d’un « facteur d’attractivité du concours », ajoute-t-on.

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Violaine Morin

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