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Vivement l'Ecole!

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Quatre jours par semaine à l'école... Et si l'on commençait par parler du qualitatif?... (+ commentaire)

20 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Pédagogie

Quatre jours par semaine à l'école... Et si l'on commençait par parler du qualitatif?... (+ commentaire)

Rythmes scolaires : la semaine de quatre jours est-elle une exception française ?

En France, près de 37 % des communes ont choisi de supprimer dès la rentrée la demi-journée supplémentaire de classe. Ce qui revient à passer à nouveau la semaine de quatre jours.

Comme l’avait promis Emmanuel Macron, les communes ont fixé le nombre de jours passés en classe par leurs élèves. Près de 37% d’entre elles ont choisi de repasser à la semaine de quatre jours à la rentrée, contre quatre jours et demi jusqu’à cette année. En 2008, Xavier Darcos avait supprimé la matinée du mercredi (ou du samedi) des emplois du temps des écoliers, mais Vincent Peillon l’avait rétablie en 2013. Notre pays est-il le seul à avoir fait ce choix ?

Les chiffres de l’OCDE montrent que oui, la France est bien une exception. La semaine de quatre jours n’est en vigueur dans aucun autre pays européen. Si on élargit à l’OCDE, le constat est le même. Tous les pays ont en moyenne cinq jours de classe, sauf Israël qui en a six.

Cependant, il n’existerait pas d’enquête permettant de réellement comparer l’organisation de la semaine dans les pays développés. Les chiffres de l’OCDE résultent en fait de la division du nombre de jours d’école par le nombre de semaines scolaires, ce qui «permet de dégager un modèle dominant, qui est celui d’une semaine scolaire de 5 jours pleins», précise une note écrite du gouvernement datant de 2012. A cette époque, la France était déjà le seul pays à avoir fait le choix de la semaine de quatre jours. Depuis, la situation internationale n’a pas beaucoup changé.

«Regarder le nombre de jours d’école par semaine de classe ne permet pas vraiment d’avoir un aperçu de la durée d’enseignement que reçoivent les élèves. Les horaires ne sont pas les mêmes et il y a également une grande variabilité de la durée des vacances scolaires en fonction des pays», avertit Lorène Prigent, consultante en développement des systèmes éducatifs et conseillère scientifique de l’Institut européen d’éducation et de politique sociale (IEEPS).

Une réalité plus complexe

Il faut aussi préciser que «dans de nombreux pays, comme la Finlande, l’enseignement est une compétence partagée avec les collectivités, et variable d’une école à l’autre», indique Lorène Prigent. Au Danemark et en Italie, les rythmes scolaires font l’objet de recommandations ou de cadrages nationaux. En Italie, les instances régionales peuvent ensuite les adapter, tandis qu’au Danemark, ce sont les établissements eux-mêmes. En Allemagne, chaque Land décide de son calendrier scolaire et les semaines peuvent être étalées sur 5 à 6 jours. En Pologne aussi, certaines régions ou municipalités ont opté pour les 6 journées de classe. «Mais cela ne modifie pas le nombre d’heures d’enseignement sur la semaine», précise la note du gouvernement.

Autre nuance concernant les chiffres de l’OCDE : dans presque tous les pays européens, les élèves vont bien à l’école toute la journée, et ce tous les jours sauf le week-end. Mais l’Allemagne, le Danemark, la Hongrie, l’Autriche ou encore certaines communautés consacrent l’après-midi à des activités sportives ou aux loisirs.

Le nombre de jours par semaine paraît donc uniforme à première vue, mais il recouvre des réalités différentes. Reste que la France cultive sa différence au niveau quantitatif. Or, selon Lorène Prigent, cela ne contribuerait pas à combler les failles de notre système éducatif. «Le débat se concentre exclusivement sur la quantité, c’est-à-dire les jours de classe par semaine, et empêche de parler de l’essentiel. A savoir que nous avons un vrai problème de qualité des enseignements en classe, regrette-t-elle. La dernière enquête internationale TIMMS sur les sciences en CM1 place la France en dernière position pour les mathématiques parmi l’ensemble des pays de l’OCDE. D’ailleurs, l’évaluation produite par la direction de l’évaluation du ministère de l’Education ainsi que celle de l’inspection générale montrent que les effets pédagogiques de l’ajout d’une matinée sont limités, à la fois sur les apprentissages des élèves et sur les pratiques des enseignants. Donc réfléchir sur du quantitatif pourquoi pas, mais cela doit venir dans un second temps.»

Margaux Lacroux             

Commentaire

"D’ailleurs, l’évaluation produite par la direction de l’évaluation du ministère de l’Education ainsi que celle de l’inspection générale montrent que les effets pédagogiques de l’ajout d’une matinée sont limités, à la fois sur les apprentissages des élèves et sur les pratiques des enseignants."

Effets limités en effet puisque le "monde enseignant" éprouve, pour de multiples raisons que je ne développerai pas ici, des difficultés à modifier ses pratiques. Des siècles d'habitudes ont enkysté une profession pourtant très souvent inventive mais insuffisamment encouragée à innover.  

Personne n'a d'ailleurs jamais affirmé que la semaine de 4,5 jours était à elle seule capable de résoudre les problèmes des élèves en difficultés.

En revanche, il est certain que celle de quatre jours avec les mêmes programmes et les mêmes pratiques n'est d'aucun secours pour ces mêmes élèves et accroît les inégalités.

Enfin, concernant la "semaine de quatre jours", rappelons que:

- l'Inspection Générale;

- l'Institut Montaigne;

- un rapport parlementaire;

- l'ensemble des syndicats et des fédérations de parents (appel de Bobigny);

- l'Académie de médecine

ont TOUS condamné cette organisation hebdomadaire, ou l'ont a minima fortement déconseillée tout en encourageant une réforme des pratiques et de la formation continue.

Christophe Chartreux

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Université - APB n'est pas coupable Mr Macron! Soyez inventif et entreprenant!...

18 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #APB

Université - APB n'est pas coupable Mr Macron! Soyez inventif et entreprenant!...

APB... Admission Post Bac... Ce cauchemar! Ce paria! Cet outil cause de tous les maux, de toutes les angoisses des nouveaux bacheliers et de leurs parents! Tout, absolument tout est de sa faute! Si Mathilde ou Pierre n'obtiennent pas la faculté de leur choix  - ce qui est évidemment inadmissible! - l'accusé qui doit se lever pour écouter sa condamnation à mort, c'est APB! Seulement APB! Toujours APB!

Or, l'OUTIL APB n'est en aucun cas l'enjeu. Ce dernier est ailleurs et tient en une question:

Veut-on continuer à ouvrir des places dans l'enseignement supérieur public ?

La démographie très forte (cette année et surtout l'an prochain) et la nécessaire élévation du niveau de qualification de la jeunesse voudraient que la réponse soit oui.

Mais dans les faits, Emmanuel Macron et le Gouvernement répondent par la négative:

- en diminuant de 336 millions le budget de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, contrairement aux promesses de campagne;

- en se préparant à instaurer la sélection et la hausse des frais d'inscription à l'entrée de l'université.

C'est à dire à créer en France cet ersatz de "modèle" nord-américain que le Président nouvellement élu admire.

Ces solutions sont signes de paresse, de faiblesse. Plutôt qu'imaginer et mettre en place les outils nécessaires au bon accueil des étudiants, nécessaires à leur éducabilité car on est éducable à tous les âges de la vie, le Gouvernement choisit de froncer les sourcils devant l'afflux de futurs diplômés possibles.

Ces diplômés potentiels absolument nécessaires à la France, 5e puissance mondiale, pour assurer son avenir appuyé sur des métiers exigeant de hauts niveaux de qualification, ne peuvent pas, ne doivent pas être mis de côté:

- ni par un tirage au sort;

- ni par une sélection/solution de facilité.

Sélection qui ne dit pas ce que deviendront les milliers d'éliminés n'ayant pour bagage que le seul Bac dont on sait qu'il n'est pas un viatique suffisant pour espérer une entrée facile dans la vie professionnelle.

Le candidat Macron encourageait les français à avoir de l'imagination, à entreprendre, à créer, à oser.

Alors que le Président Macron applique ses conseils à lui-même et exige de son gouvernement qu'il soit courageux:

"Créez! Imaginez! Osez! Soyez inventifs et originaux!

Avec la condamnation d'APB - qui n'est pas à l'origine du manque de places à l'Université - et l'ouverture d'une sélection, vous vous enkystez dans le vieux monde!"

Voilà ce que nous aimerions entendre...

Christophe Chartreux

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« Les solutions que propose le ministre de l’Education me font peur »...

12 Juillet 2017 , Rédigé par Street Vox Publié dans #Education, #Pédagogie, #Histoire

« Les solutions que propose le ministre de l’Education me font peur »...

EXTRAIT

par Laurence de Cock, docteure en Sciences de l’éduc. Cette prof d’Histoire en région parisienne dans le secondaire a cofondé le collectif Aggiornamento pour réfléchir à l’enseignement de l’histoire et aux politiques qui touchent à l’éducation.

On a causé pédagogie, enseignement du fait colonial et patriotisme à l’école avec Laurence de Cock docteur en sciences de l’éduc et prof d’histoire.

Jean Michel Blanquer a été nommé ministre de l’Éducation par Emmanuel Macron. Quelle est sa vision de l’école ?

C’est compliqué. D’abord, parce qu’il faut être juste, Blanquer, qui est en poste dans l’institution depuis 20 ans a un vrai amour de l’école. Il est soucieux de la réussite des élèves et de remédier aux 40% des gamins qui savent mal ou ne savent pas lire après la primaire.

Mais les solutions qu’il propose me font peur. C’est un farouche défenseur voire un croyant du modèle de l’entrepreneuriat et de la réussite individuelle. Y compris par la stimulation de la concurrence. Il a été président de l’Essec, ce n’est pas anodin.

D’un côté, il prône un discours de liberté en disant qu’il faut donner une plus grande marge de manœuvre aux établissements et aux enseignants. Mais cette liberté va être contrôlée de très près via des évaluations, qu’il affectionne particulièrement.

Par exemple, il a annoncé le retour des évaluations nationales à l’école primaire. Ce tout-évaluation me semble particulièrement dangereux. Cela va accélérer le processus de classement des établissements à toutes les échelles, nationales, internationales et européennes. On a déjà une école championne des inégalités en France. Avec Blanquer, ça risque d’empirer.

C’est aussi un fervent méritocrate, ce qui veut dire qu’il considère qu’à partir du moment où toutes les chances sont données aux élèves pour réussir, il n’y a pas de raisons qu’ils échouent. Mais que vont devenir ceux qui échouent ?

C’est une vraie question, à laquelle le précédent ministère a tenté de répondre, en voulant supprimer le redoublement par exemple, dont les études prouvent qu’il n’aide quasiment aucun élève. Mais il n’a malheureusement pas eu le temps d’aller au bout.

Pourtant, Blanquer prône l’innovation pédagogique. Il souhaite expérimenter. Il apparaît comme étant plutôt moderne.

En effet, Blanquer est un défenseur de l’utilisation des sciences cognitives dans l’apprentissage [il a mis en place une expérimentation de ce type à l’Essec]. Pour lui, toutes les expériences d’éducation, à partir du moment où elles amènent à la réussite, sont bonnes à prendre.

Par exemple, il peut défendre l’utilisation de pédagogies inspirées par la méthode Montessori. Il a financé celle de Céline Alvarez (link is external) quand il était directeur de l’enseignement scolaire, c’est-à-dire bras droit du ministre, sous Nicolas Sarkozy. Alors, pourquoi pas.

Mais il faut ajouter que notre ministre n’est pas un farouche défenseur du service public. Le grand risque pour moi est que l’école prenne un tournant néo-libéral.

Que des expérimentations financées par le privé, donc des acteurs dont l’intérêt des enfants n’est pas la priorité, puissent entrer dans des classes. Avec probablement un virage numérique spectaculaire. Tout ça pose un problème de fond sur la définition et le rôle de l’Etat dans l’éducation, qui serait sérieusement mise en péril.

(...)

Propos recueillis par Alice Maruani

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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Quand renaît le projet d' "orientation/apprentissage" dès 14 ans...

12 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Quand renaît le projet d' "orientation/apprentissage" dès 14 ans...

Monsieur Patrick Hetzel (LR) a déposé un amendement dont la teneur est à lire ci-dessous.

Pour résumer:

il s'agirait d'autoriser la création d'une "formation apprenti junior" dès 14 ans. Manquerait-on à ce point de tâcherons, catégorie ancienne de travailleurs qui pourrait renaître si le nouveau Code du Travail venait à être adopté?

L'apprentissage, toutes les études en font régulièrement la démonstration, concerne TOUJOURS les mêmes profils d'élèves.

Jamais les enfants de Ministres, de députés ni de sénateurs.

Avec cet amendement, que de très nombreux députés La République En Marche (LREM) approuvent,  on assiste ni plus ni moins à la mise en place progressive et insidieuse d'un autre projet éducatif que celui claironné par le candidat Macron. Il s'agit de celui du candidat Fillon.

N'ayant pas le courage de mettre à disposition de TOUS les élèves les outils nécessaires à ceux qui en ont le plus besoin - ce qu'avaient commencé à faire les ministres du quinquennat précédent avec l'Aide Personnalisée ou la Remédiation en collège - le gouvernement pourrait être tenté de créer des filières différentes et séparées - TRES séparées - sous prétexte d' "offrir" aux élèves les plus fragiles, dès 14 ans, des portes de sortie d'un système qui manifestement fait tout pour ne pas vouloir d'eux. Niant en cela un principe pourtant inaliénable: celui de l' éducabilité de tous les élèves.

Cela ne signifie évidemment pas de croire naïvement que TOUS les élèves peuvent ou veulent accéder à Normale Supérieure. Mais serait-il impossible de faire en sorte d'offrir à TOUS, non pas une porte de SORTIE dès 14 ans, mais toutes les ENTREES imaginables fondées sur l'égalité des droits à l'éducation et celle des moyens que la République s'est constitutionnellement engagée à donner à TOUS!

Hélas, manifestement, pour les députés LR comme pour un très grand nombre d'élus LREM, ce "TOUS" gênent beaucoup!

Pour rappel, ce projet fut envisagé en son temps, alors que François Fillon était Premier Ministre.

Le Directeur Général de l'Enseignement Scolaire s'appelait... Jean-Michel Blanquer.

Christophe Chartreux

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Pourquoi tout doit être fait avec passion... (video)

12 Juillet 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Philosophie

De la création artistique à la rage destructrice, de la ferveur religieuse à la passion amoureuse… La passion est partout. Peut-elle influer sur nos comportements telle une drogue ? Que se passe-t-il dans le cerveau amoureux ? Peut-on être dépendant à l’amour passionnel ?

"La passion est le pressentiment de l'amour et de son infini auquel aspirent toutes les âmes souffrantes".

Honoré de Balzac

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Quand les lycéens imaginent l'école de leurs rêves...

12 Juillet 2017 , Rédigé par L'Etudiant Publié dans #Education

Quand les lycéens imaginent l'école de leurs rêves...

EXTRAITS

Trois lycéennes de Bègles, Clamart et Paris ont gagné le concours "FuturEdu", en partenariat avec l'Etudiant. Voici le récit de l'école de leurs rêves.

Aude, en 1re L au lycée Jacques-Monod (Clamart) : "Une école tournée vers le monde"

"L'école de mes rêves est une école tournée vers le monde. On y apprend des autres et on aime y apprendre : c'est une école qui cherche à éveiller en chacun de ses élèves la curiosité et la créativité. Cette école est donc celle où les enfants iraient d'eux-mêmes avec le désir d'apprendre chaque jour.
Les salles de classes y sont spacieuses et lumineuses. Dans leurs matinées de cours, les élèves sont amenés à bouger pour des visites d'expositions, de musées, ou de réguliers ateliers de lecture et de création d'histoires à la bibliothèque.

L'après-midi, de retour à l'école, les élèves, toutes classes confondues, vont par groupes construire un projet avec le matériel mis à leurs disposition, et avec pour consigne de partager les connaissances étudiées le matin même.
Certaines matières sont aussi abordées différemment. À la place d'enseigner aux enfants le développement durable, on leur donne la responsabilité de préserver cette nature et de se rendre compte d'eux-mêmes de ses bienfaits. L'école a pour cela un jardin et une petite ferme, où les enfants vont apprendre de ce qu'ils voient, et prendre soin d'animaux et de plantes. L'école de mes rêves, est également ouverte sur l'Univers, un domaine fascinant qu'on étudie et observe trop peu : il y a des sorties au planétarium, et des week-ends à la campagne pour observer les constellations.

Les élèves sont encouragés à poser des questions. Les échecs pouvant être mal vécus dans les écoles de nos jours ne sont pas discriminés dans l'école de mes rêves : ils sont perçus comme une chance de rebondir, d'avoir appris une nouvelle chose. Les échecs des autres sont un don pour chacun ; on peut s'en inspirer pour ne pas reproduire ces erreurs.

Dans l'école de mes rêves, les élèves sont aussi en contact avec d'autres enfants qui vivent l'école différemment : à l'hôpital, ou dans un pays où les conditions d'apprentissage sont différentes. Les élèves établissent une correspondance entre eux ; il y a des appels Skype avec la classe avec laquelle on correspond et où on peut se raconter notre semaine, s'envoyer par mail des photos, des dessins...

Il ne s'agit plus d'assoir des enfants dans une classe et leur faire assimiler des données ; les enseignants sont là pour accompagner les enfants dans la découverte de leurs matières, et de toutes les compétences qu'elle regroupe. La qualité principale des enseignants est leur passion pour la matière qu'ils vont faire découvrir, car je pense que pour révéler l'intérêt d'un domaine à un enfant, il faut un enseignant passionné qui saura montrer à travers son propre regard les vastes possibilités qu'ouvrent les connaissances."

(...)

Les autres témoignages sont à lire en cliquant ci-dessous:

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G20 : Succès mitigé pour l'éducation...

12 Juillet 2017 , Rédigé par Coalition Education Publié dans #Education, #Politique

G20 : Succès mitigé pour l'éducation...

La Coalition Education demande que des engagements concrets pour le financement de l’éducation soient pris dès aujourd’hui.

Quand la communauté internationale va-t-elle enfin réagir et prendre ses responsabilités face à la crise de l’éducation ? Quelles mesures seront prises suite au G20 ? Promesses (encore) d’une prochaine réunion ? A l’issue du G20 à Hambourg, la question de l’éducation  a fait l’objet d’un engagement réduit des leaders.

La bonne nouvelle : La Déclaration finale des dirigeants du G20 souligne l’importance de l’éducation pour accomplir la durabilité, parvenir à l’émancipation des femmes, résoudre la fracture numérique et stimuler l’emploi.  Elle précise également la nécessité d’améliorer et d’accroître le financement de l’éducation en passant par le Partenariat mondial pour l’éducation et le fond Education Cannot Wait. Le texte reconnait l’urgence de prendre des engagements conséquents dans l’éducation, l’emploi et l’émancipation des jeunes pour faire de la croissance démographique en Afrique une opportunité pour le monde.

Par ailleurs, aucun engagement chiffré, aucun objectif précis ne figure dans le texte. Pour être en conformité avec l’objectif de l’enseignement primaire et secondaire universel d’ici 2030, les Etats doivent urgemment réviser à la hausse leurs engagements de financement de l’éducation. Pour l’instant leurs contributions nationales repoussent l’atteinte de ces objectifs à 2084, soit un demi-siècle de retard selon l’UNESCO. Nous demandons que les Etats prennent dès aujourd’hui des engagements concrets et ambitieux à la hauteur des enjeux.

Le Partenariat mondial pour l’éducation évalue les besoin financiers pour mettre en œuvre ses programmes d’appui aux gouvernements partenaires à 2 milliards de dollars annuels d’ici à 2020. « Le but est de renforcer les systèmes éducatifs et d’améliorer l’apprentissage, l’efficacité et l’équité afin que tous les enfants et les jeunes puissent être formés pour le marché du travail et prospérer au 21ème siècle » a déclaré Julia Gillard, Présidente du Partenariat mondial pour l’éducation.

Nous souhaitons également tirer la sonnette d’alarme sur la création d’une facilité financière internationale pour l’éducation soutenue par le Secrétaire générale des Nations Unies, comme mentionné dans le texte. Ce projet de facilité, initié par la Commission internationale sur le financement de l’éducation et son président Gordon Brown, suscite de nombreux doutes. A commencer par son fonctionnement, encore flou,  sur le principe des prêts, au lieu des dons,  aux pays qui risque d’accroître la dette des Etats les plus fragiles. Nous appelons à davantage de précisions sur cette facilité et au développement d’un mécanisme de financement innovant pour l’éducation, en cohérence avec le PME et le fond Education Cannot Wait qui renforcent les systèmes éducatifs des pays défavorisés. La Campagne Mondiale pour l’Education a exprimé ces réserves sur ce fond dans une lettre adressée à Gordon Brown.

« Il faut désormais transformer l’essai et garantir les financements pour donner accès à l’école aux 130 millions de filles privées d’éducation dans le monde ». a déclare Friederike Röder, directrice France de ONE dans un communiqué.

« Nous appelons les dirigeants du G20 à assumer leurs responsabilités mondiales, en augmentant le financement de l'éducation afin d’assurer que tous les enfants aient accès à et achève et une éducation de qualité » annonce Plan International

Léa Rambaud

 
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Bruno Robbes : « Une bonne autorité éducative est une promotion de la personne »...

11 Juillet 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Pédagogie

Bruno Robbes : « Une bonne autorité éducative est une promotion de la personne »...

EXTRAITS

Maître de conférences en Sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise, Bruno Robbes est un expert de l’autorité éducative. Pour lui, elle n'est pas innée. Explications.

Vous êtes l’auteur de plusieurs livres (1) consacrés à l’autorité à l’école. D’où vous vient cet intérêt ?

Cette question qui occupe mes travaux de recherche depuis une dizaine d’années est née de mon expérience d’instituteur. J’ai exercé pendant 15 ans dans ce qu’on nomme des « quartiers sensibles » à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Or, les interrogations que j’ai travaillées en tant que chercheur, je les avais déjà face aux élèves. Les enseignants, notamment débutants, s’interrogent souvent sur la manière de faire preuve d’autorité sans pour autant basculer dans l’autoritarisme ou, au contraire, dans le laxisme, faute de réponses adéquates. Je n’y ai pas échappé ! J’étais à l’École normale (comme on l’appelait alors) au milieu des années 80. Et, à l’époque, la question de l’autorité de l’enseignant était encore très taboue. À nos interrogations, les formateurs répondaient généralement par : « il n’y a pas de recettes, pas d’astuces à partager ou de posture à acquérir. L’autorité, c’est quelque chose de naturel ! »

Cette fameuse « autorité naturelle » qui, selon vous, n’existe pas…

C’est ce que je défends, oui. L’idée qu’il existerait une autorité naturelle est un leurre qui évite d’apporter des réponses à la question : « que faire ? ». Car à partir du moment où l’on décrète qu’il s’agit de quelque chose d’inné, on clôt le débat et l’on s’interdit d’agir. Mais, que je sache, personne n’a encore découvert le gène de l’autorité naturelle !

(...)

On a le sentiment que les élèves – mais aussi leurs parents — sont plus qu’autrefois en rébellion face à l’autorité du maître. Partagez-vous ce constat ?

Bien entendu il existe des transformations de société qui induisent des mutations de l’exercice de l’autorité. C’est une révolution profonde dont les racines sont sans doute à chercher dans les événements de Mai 68 qui ont sonné le glas du modèle patriarcal. Certes, tout récemment, notamment à la suite des attentats, des exhortations au retour d’une autorité beaucoup plus forte dans les classes, des appels à l’autoritarisme à l’école ont refait surface. Mais je crois que ceux-ci sont voués à l’échec.

Une autre donnée à prendre en compte est liée au statut du savoir dans nos sociétés. L’école n’est évidemment plus le seul lieu où le savoir se transmet. Or dans ces « ailleurs » où se transmettent également les connaissances, et tout particulièrement sur Internet, on trouve beaucoup d’opinions, de communication, de propagande, d’idéologies, de croyances, de lobbies… Les dénégations concernant les travaux scientifiques démontrant tous le réchauffement climatique en sont une parfaite illustration.

Tout cela amène les enseignants à faire en sorte que leurs décisions en matière d’autorité soient les moins contestables possible. Ils doivent ainsi être en capacité d’expliquer dans le détail pourquoi telle décision a été prise, telle note a été donnée, etc. Le risque étant d’aboutir à un mécanisme de justification permanent, le professeur doit aussi savoir couper court à une discussion qui s’apparenterait à la remise en cause de son aptitude professionnelle. Le phénomène n’est pas propre à l’école ! C’est aussi le lot des responsables politiques, des journalistes et de tous ceux qui sont amenés à exposer publiquement des connaissances.

(...)

(1) « L’autorité enseignante/Approche clinique » Champ Social Éditions — 2016

« Démarrer une classe en pédagogie institutionnelle » Champ Social Éditions — 2010

« L’Autorité éducative dans la classe : Douze situations pour apprendre à l’exercer » Éditions Esf 2010  http://esf-scienceshumaines.fr/179__robbes-bruno

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Qu'est-ce qu'écrire?...

11 Juillet 2017 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education

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Le plaisir d'apprendre...

11 Juillet 2017 , Rédigé par Youtube - Mollat Publié dans #Education

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