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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Au collège, la musique suit son cours

14 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Musique

musiquealavoisier.over-blog.fr

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Si l’apprentissage  musical reste limité à une heure par semaine et s’arrête en 3e, la flûte   à bec a été abandonnée et les programmes ont évolué.

«Tu connais des gens qui sont devenus fans de flûte en sortant des cours de Mme Roland ?» Cette question est vieille comme nos souvenirs de cours de musique au collège, mais n’a plus nécessairement lieu d’être. La flûte à bec, que l’Education nationale a tenté d’inculquer (en vain généralement) à des générations de petites têtes blondes et brunes, ne fait plus partie du programme. Mais, si son apprentissage souvent caricaturé n’est plus d’actualité, comment enseigne-t-on la musique à l’école aujourd’hui ?

Une heure par semaine, pas plus, pas moins, du CP (où l’on chante des comptines en chœur) à la 3e (la dernière année de pratique), voila le temps dévolu à cet apprentissage. Une heure consacrée au chant et à la connaissance (cette année scolaire, les 5es étudient notamment la musique latino), sans réellement toucher le moindre instrument. Il n’en fut pas toujours ainsi. Formellement supprimée en 2008, la flûte à bec a fait son entrée au sein du programme officiel en 1985. Dans les faits, elle s’est installée petit à petit dans les salles de classe à partir des années 60. A l’époque, l’apprentissage musical reposait sur des professeurs titulaires d’autres matières, ne voyant souvent dans ces cours qu’un complément de revenu (ce qui explique en partie la mauvaise réputation de cet enseignement). Durant les années 60 et 70, l’approche pédagogique est devenue plus active (tant de la part des profs que des élèves), on se tourna alors vers cet instrument à la portée du plus grand nombre et facilement transportable. Mais cauchemardesque pour les parents. Son souvenir est encore vivace dans l’esprit de musiciens, comme Jean-Noël Scherrer, la petite vingtaine, du groupe rock Last Train : «Je me souviens d’un fossé entre les élèves avec un minimum de sensibilité musicale et ceux qui s’en fichaient royalement. Personne ne progressait, car personne ne travaillait sa flûte à la maison, ce qui est plutôt compréhensible.» Tim Dup, chanteur de 22 ans dont le premier EP, Vers les ourses polaires, est disponible depuis l’été, se rappelle que «malheureusement l’important n’était pas l’émotion donnée» : «Tant qu’on jouait la partition correctement, le professeur était satisfait.»

«Trouvères et troubadours»

La flûte au placard, les collégiens et leurs professeurs sont désormais soumis à un autre programme. Plutôt flou, si l’on s’en tient au site de l’Education nationale qui parle de «découverte et développement des deux grands champs de compétences qui structurent l’ensemble du parcours de formation : la perception et la production». Concrètement ? «Un tiers d’écoute, un tiers de chant, et un tiers partagé entre histoire de l’art, évaluations et autres, détaille Thérèse Joutel, professeure de musique dans un établissement privé de Normandie. En 5e, par exemple, nous travaillons sur le Moyen Age, qui est étudié aussi en histoire-géographie et en français. Nous allons donc écouter des enregistrements de chansons traditionnelles, parler trouvères, troubadours, enrichir le vocabulaire, affiner l’oreille.» Celle de la génération d’Hortense, collégienne de 14 ans qui vit à Nancy. Et qui rit de nos souvenirs de flûte en avouant aimer ces cours où l’«on montre parfois des documentaires sur Mozart ou Beethoven». «Mais où surtout on écoute beaucoup, par exemple un morceau pour ensuite nommer les instruments présents, dans leur ordre d’apparition. On ne touche jamais d’instrument malheureusement, même si les élèves qui pratiquent la guitare ont le droit de venir avec pour nous accompagner quand on chante.» Mais chanter quoi ? Du Rihanna ? Du Gradur ? «Aznavour ou le Chant des partisans. Nous passons par groupe de quatre, chacun notre tour.»

(...)

Nico Prat

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En finir avec le déclinisme...

13 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

fastncurious.fr

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Une société courageuse, sûre des valeurs qu’elle défend, ne doit pas faire l’impasse sur une analyse rigoureuse du bilan de son École. Sans flagellation inutile, pour pouvoir regarder l’avenir avec lucidité. Oui, François Dubet a raison : tous ceux – et nous en faisons partie – qui ont lutté ces trente dernières années pour donner le meilleur de ce que nous pensions pertinent pour nos élèves ; tous ceux qui se sont engagés dans un processus de remise en cause des pratiques enseignantes ; tous ceux qui ont proposé, innové, réfléchi, assumé au quotidien les réformes ou les ouvertures pédagogiques, milité pour une autre École, tous ceux-là ne doivent pas baisser les bras. Ne doivent plus accepter la dictature du déclinisme permanent.

Nous interroger sur des évidences

Témoignons de cette volonté de toujours remettre l’ouvrage sur le métier et de ne jamais abdiquer quand il s’agit de l’Éducation.

La société française a intériorisé le modèle de socialisation par l’École qui se met progressivement en place, dès le XVIIème siècle, dans les villes en Occident, et dont l’École de la IIIème République n’est finalement que le prolongement. Cette forme scolaire imprègne nos esprits au point de nous interdire une interrogation sur des questions pourtant simples et essentielles, prémices à la fondation d’une autre École. Oui, en ce début du troisième millénaire, il est possible et urgent de nous interroger sur des évidences.

- Faut-il conserver la classe comme structure de référence ? 
- La notion de programme a-t-elle encore du sens dans le monde mouvant actuel ?
- L’établissement scolaire doit-il être une structure ouverte ou protégée ? 
- Les disciplines scolaires (et savantes) doivent-elles être le cadre premier de toute programmation de l’enseignement ou la ressource à des questions anthropologiques que se pose tout individu (la vie, l’organisation en société, la gestion durable des ressources…) ?

Ces questions appartiennent à tous et ne doivent pas être confisquées par quelques-uns. L’école est l’affaire de tous : ce devrait même - avec d’autres questions sociétales (la santé, les retraites, la dépendance, l’emploi, l’organisation des territoires…) - être le champ prioritaire de l’exercice de la citoyenneté.

Le réalisme et la raison invitent à admettre que « tout » n’est pas possible en même temps ni tout de suite : l’important sera de déterminer, avec pragmatisme, la feuille de route pour les dix ans à venir.

Deux mandats présidentiels en somme...

Avant cela, il conviendra d'en finir avec le cancer du déclinisme.

Rompre avec le déclinisme

Il nous revient, enseignants, de  combattre le déclinisme, de le dire avec force et d' indiquer les voies permettant cette rupture devenue urgente après des années de pessimisme fabriqué par les porte-voix d'une "contre bien-pensance" omniprésente.

Rompre avec le déclinisme, c'est briser la dictature des fatalités imposées par quelques-uns. C'est redonner du sens à nos vies futures. C'est revivifier nos manières de penser. C'est avoir à nouveau le courage d'inventer quand, depuis dix ans au moins, la doxa dominante impose la peur du présent comme du lendemain, faisant du passé la seule "valeur refuge".

Avec Raphaël Glucksmann, je dis: "Nous allons bientôt mourir. Nous le sentons, le savons, le répétons jusqu'à la nausée. Notre scène publique ressemble au mur des Lamentations".

Mais je dis aussi, toujours avec lui, qu'il est temps de briser ce mur, de faire taire rancunes et rancoeurs, d'assécher nos larmes, d'imaginer un contre-discours pour enfin débattre, temps de "réapprendre à aimer et à dire ce que nous sommes".

Et, au-delà, ce à quoi nous aspirons:

à vivre... Enfin!

Christophe Chartreux

Les citations entre guillemets sont empruntées à Raphaël Glucksmann dans un livre que je recommande absolument:

Notre France - Dire et aimer ce que nous sommes. Allary édition Paris 2016

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La souffrance des ados trans en France...

13 Janvier 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Trans

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Après les ravages de la droite, l'Education a été la priorité de ce quinquennat et le restera avec Manuel Valls...

13 Janvier 2017 , Rédigé par Huffington post Publié dans #Education, #Politique

lexpress.fr

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Chers enseignants,

Chers personnels de l'Education nationale,

Chers parents d'élèves,

Chers responsables de l'Education populaire,

Madame, Monsieur,

Je souhaite m'adresser à vous alors que notre pays entre dans une année électorale dont l'issue déterminera le visage de la France pour la décennie à venir. L'éducation y occupera une place centrale, c'est le défi de notre jeunesse. En tant que Secrétaire national du Parti socialiste, j'ai été amené à rencontrer nombre d'entre vous. A l'issue du quinquennat, je sais que d'aucuns sont déçus, d'autres convaincus et que nombreux s'interrogent. Si j'entends les reproches, ils existent, je n'entends pas souvent les avancées, et pourtant elles sont là.

"Avec le temps va, tout s'en va" dit-on, et on oublie le temps où l'éducation était réduite à une simple variable d'ajustement budgétaire. Ce n'est pas très loin, c'était entre 2008 et 2012. Notre système éducatif est devenu exsangue, injuste et inefficace sous les coups de boutoir de la politique d'austérité du duo Sarkozy-Fillon: suppression de 80.000 postes dans l'éducation nationale, fin de la formation initiale des enseignants, décrochage dans tous les classements internationaux, abandon de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. A chaque rentrée, vous avez alors connu des mobilisations de la communauté éducative contre des fermetures de classes ou des classes surchargées, voire, empêché avec RESF que des camarades de classe de vos enfants ne soient expulsés du territoire avec leurs parents. Ce climat de tension a heureusement disparu ces cinq dernières années.

La droite nous a laissé une dette éducative colossale

La droite nous a laissé une dette éducative colossale. En 2012, jamais les origines sociales n'ont autant pesé sur les résultats scolaires. Les enquêtes Pisa ont démontré que 28% des performances d'un jeune Français étaient dues à son milieu social, contre 22% dans les pays de l'OCDE. Sous la droite, l'élitisme social a remplacé l'élitisme républicain. La compétition éducative s'est renforcée au profit de quelques uns mais au détriment du plus grand nombre.

Lorsque la gauche est revenue aux responsabilités en 2012, vous le savez, l'ampleur du chantier éducatif était immense. Réparer ne suffisait pas. Il fallait refonder pour renouer avec l'excellence au service de tous les élèves. À la résignation de la droite, il nous fallait opposer une politique publique volontaire et ambitieuse. Avec la loi d'orientation et de programmation pour la Refondation de l'école, l'éducation est ainsi redevenue le premier sujet, le premier objet, le premier budget de la Nation. A-t-on pu l'oublier?

Ce quinquennat n'aura pas tout achevé, il ne le pouvait pas et ne l'a d'ailleurs jamais prétendu. Il aura parfois donné l'impression de ne pas être assez aux côtés des acteurs de terrain, c'est vrai. Mais il a incontestablement marqué une rupture avec l'abandon éducatif des années 2008-2012, en posant les fondements d'une ambition recouvrée pour l'école.

(...)

Yannick Trigance Député de Seine-Saint-Denis, Conseiller régional IDF, soutien de Manuel Valls

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L’Ecole qui classe : 530 élèves du primaire au bac...

13 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

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EXTRAIT

Vous insistez sur le fait que le système participe à la formation des inégalités qui s’accroissent au collège et se creusent encore au lycée et vous ajoutez que ce que l’école transmet passe par le biais de ses agents. En quoi les pratiques enseignantes participent-elles au renforcement des inégalités ?

Ce livre est issu d’une enquête empirique et je m’efforce en permanence de rester au plus près de ce que les matériaux que j’ai recueillis montrent. Ainsi, si j’observe que les écarts entre classes sociales et entre sexes se creusent de la 6e à la 3e, puis qu’ils se poursuivent au sein des lycées généraux, technologiques et professionnels, cela veut dire que l’école contribue au renforcement des inégalités. Mais il faut se poser la question de savoir ce qu’il y a derrière «  l’école  ». Cette école, c’est une organisation, des programmes, mais aussi des agents. Ce n’est donc pas de façon mécanique que l’école agit mais par leur intermédiaire ; avoir cela en tête permet en outre de voir que ces derniers peuvent agir différemment les uns les autres selon leur propre histoire (sociale, scolaire) et leurs expériences professionnelles. L’étude montre par ailleurs que de nombreux enseignants souffrent de cette situation.

Cela dit, mes matériaux montrent que les exigences scolaires se situent en tension avec les manières de faire, de penser, d’agir, de tenir son corps ou de se projeter dans le temps acquises par les élèves dans leur famille, leur quartier, leur école primaire. La forme scolaire valorise des élèves assis, silencieux et impliqués avec plaisir dans la tâche à accomplir ; les garçons des classes populaires y opposent une agitation permanente et la recherche du plaisir en dehors des exercices scolaires. La forme scolaire exige la capacité à réaliser en autonomie des exercices planifiés dans un ordre cumulatif ; les élèves des classes populaires peinent souvent à organiser leur travail et à s’auto-contraindre dans la durée. Ces exigences n’émanent guère des enseignants pris individuellement mais découlent du système scolaire, notamment de son fonctionnement par groupes-classes. Ce sont pourtant les enseignants qui sont chargés de les réclamer auprès des élèves et qui constatent, souvent à contrecœur, la difficulté de certains élèves à s’y conformer.

Deux réponses peuvent alors être adoptées par les enseignants. Sans comprendre les ressorts des difficultés de leurs élèves, nombreux sont ceux qui cherchent à inventer une «  formule magique  » (apprendre par cœur, découper l’exercice au risque de diluer le sens de l’activité) qui se traduit souvent par une simple mise en activité des élèves sans qu’en découle une maîtrise du savoir. La seconde réponse consiste à renvoyer l’élève à ses propres manques (Célia doit approfondir son travail, Yacine doit cesser de s’agiter, Mikaël doit travailler davantage), sans jouer sur leurs causes cognitives.

Parmi les facteurs explicatifs des inégalités de progression vous soulignez les effets de composition des classes : en quoi cela peut-il pénaliser les élèves de classes populaires ?

J’ai pu mettre en évidence un effet du niveau scolaire de la classe qui joue de façon inattendue en 6e. En effet, en début de collège, les enseignants se montrent attentifs au niveau moyen de leur classe et prennent plus de temps à expliciter les exigences du collège et sa méthodologie dans les classes qu’ils estiment les plus faibles. Or, ce qu’ils vivent souvent comme une perte de temps semble expliquer que, toutes choses égales par ailleurs, les élèves progressent davantage de la 6e à la 3e lorsqu’ils ont fréquenté, en 6e, une classe faible. Ou, pour le dire autrement, ce sont les élèves des classes populaires qui ont fréquenté les classes les plus fortes à l’entrée au collège qui ont le plus de chances de décrocher au niveau des apprentissages. L’effet est inversé en 3e ; aussi ce résultat ne doit-il pas être compris en faveur de la création de classes de niveaux, mais peut-être au contraire, plaider pour une meilleure explicitation des exigences dans l’ensemble des classes.

Un autre effet de la composition de la classe passe par la position relative de l’élève dans celle-ci. Il apparaît qu’un élève progresse d’autant mieux qu’il est situé parmi les meilleurs élèves de sa classe, notamment parce que cette position lui permet de bénéficier d’interactions pédagogiques et d’encouragements de la part de ses enseignants. Les élèves les plus faibles d’une classe posent moins de questions et osent moins dire que les autres lorsqu’ils n’ont pas compris, ce qui ne peut que participer de leurs difficultés scolaires. Effet amplifié puisqu’ils disposent moins souvent, dans leur entourage, d’un interlocuteur compétent pour répondre aux questions qu’ils n’ont pu poser en classe ce qui contribue donc à accroître l’écart qui existe à l’entrée du collège entre les élèves de classes populaires et les autres.

Le rapport du CNESCO préconise une formation continue obligatoire des enseignants, de nombreux observateurs soulignent l’insuffisance de la formation initiale. Ce creusement des inégalités pourrait-il être en partie enrayé avec des enseignants mieux formés ?

Je partage ce souhait d’une meilleure formation des enseignants qui devrait leur permettre de mieux connaître les processus qui conduisent aux difficultés scolaires, à l’échec et aux démobilisations de leurs élèves, qui devrait leur apprendre comment transmettre aux élèves les manières de faire qu’ils exigent. Ceci est d’autant plus crucial que les enseignants sont sélectionnés pour leur bon niveau scolaire et qu’ils sont de plus en plus nombreux à avoir grandi au sein des classes moyennes et supérieures où ces manières de faire sont souvent transmises «  par osmose  » dès le plus jeune âge.

Pour autant, cette formation doit être en lien direct avec ce que les enseignants vivent dans leur classe, sans quoi elle risque d’être inutile. Les travaux en cours de Sylvain Broccolichi et Christophe Joigneaux, qui suivent des enseignants pendant plusieurs années à partir de leur entrée dans la carrière, montrent comment les enseignants apprennent surtout leur métier par le contact avec leurs collègues et l’expérience en classe, et comment ce qu’ils apprennent en formation est bien vite relégué aux oubliettes si cela ne peut être converti dans leur quotidien.

Propos recueillis par Nicole Priou

L'article complet se trouve ci-dessous

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Le second souffle né de la classe coopérative...

13 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Le second souffle né de la classe coopérative...

La classe coopérative n’est plus l’apanage exclusif du primaire. Dans le secondaire, des initiatives se développent, comme au lycée Louis-Armand d’Eaubonne où Cécile Morzadec enseigne l’espagnol. Elle nous raconte comment la création et la mise en œuvre d’une classe coopérative a donné un nouvel élan à son envie d’enseigner et un souffle nouveau au travail collectif.

Enseigner allait de soi, pour elle qui, adolescente, s’imaginait pour s’amuser professeure d’espagnol. A l’IUFM, sa vision idéalisée du métier se heurte au conformisme, à l’uniformité des méthodes proposées. Elle s’interroge sur la notion de liberté pédagogique, sur sa marge de créativité. Sa tutrice sème le doute, lui prévoyant une carrière difficile du fait de son manque présumé d’autorité. Alors, elle choisit ce thème-là pour son mémoire, celui de l’autorité, comme un pied de nez. Et puis, dès sa titularisation, elle reçoit une belle bouffée d’oxygène avec un stage sur les activités ludiques en cours d’espagnol, avec des idées qu’elle puise pour animer ses séquences.

Son premier poste est celui qu’elle occupe toujours à Eaubonne. Dès ses débuts, elle initie un club de théâtre. Progressivement, elle construit ses méthodes pédagogiques pour rendre son enseignement vivant, intéressant et communiquer aux élèves le goût de la langue espagnole. Elle repère les ouvrages et ressources consacrés aux langues du GFEN (Groupe français d’éducation nouvelle). Elle inscrit ses classes dans des projets e-twinning pour collaborer avec des lycéens d’autres pays européens. Elle participe aussi à des projets ERASMUS+ dans l’idée d’enrichir ses pratiques avec des idées venues d’ailleurs, d’autres contextes éducatifs.

Elle regarde également du côté du numérique avec l’ouverture d’un blog où elle met tous ses cours et ses supports à disposition des élèves mais aussi d’autres enseignants d’espagnol. Elle ouvre une rubrique pour que les lycéens puissent aussi publier. Bref, elle invente sans cesse, ouvre sa classe. «  Il y a des moments où je panique à l’idée que l’inspectrice débarque et voie que je ne fais plus ce qui est préconisé  », confie-t-elle.

Le temps du doute

Pourtant, Cécile Morzadec ressent au bout de quinze ans d’enseignement une certaine lassitude, malgré les initiatives, malgré les échanges. La faute sans doute au nombre de classes auprès de qui elle fait cours deux heures seulement par semaine ; pas assez pour réellement construire une relation pédagogique. Elle identifie aussi la cause du côté de la matière qu’elle enseigne. L’apprentissage d’une langue est un exercice qui ne favorise pas l’approfondissement des sujets. «  La barrière de la langue ne permet pas d’aller au fond des choses.  »

Le doute s’installe lorsque le renouvellement des programmes augmente le travail de préparation, alors qu’une classe manifeste son ennui sans que sa pédagogie ne parvienne à l’amoindrir. Elle songe à s’orienter vers le primaire pour avoir plus de temps avec ses élèves, pour les accompagner d’une façon plus complète dans leurs apprentissages.

(...)

Monique Royer

Pour aller plus loin :

Le blog de la classe innovante du lycée Louis Armand d’Eaubonne

Le blog de Cécile Morzadec

Reportage de France 3 sur la classe innovante

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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La vérité sur le prédicat par Michel Lussault...

12 Janvier 2017 , Rédigé par Michel Lussault Publié dans #Education

La vérité sur le prédicat par Michel Lussault...

Michel Lussault rétablit la vérité sur le prédicat.

La grammaire n'est pas négociable, contrairement aux propos régulièrement entendus ces derniers jours.

La désinformation a des limites qui lorsqu'elles sont dépassées deviennent de la propagande.

Merci Michel!

Christophe Chartreux

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Non, la grammaire simplifiée n’est pas “négociable”...

12 Janvier 2017 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Grammaire

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EXTRAITS

En réponse au post de blog de notre prof de collège Lucie Martin publié le 3 janvier sur Télérama.fr, trois enseignantes-chercheuses de l’Université Paris Descartes reviennent sur quelques points importants de la réforme des programmes.

Suite à la parution du billet de blog En 2017, la grammaire est simplifiée, voire négociable le 3 janvier dernier, plusieurs contributions visant à revenir sur le traitement de l’étude de la langue en milieu scolaire depuis la récente réforme des programmes ont été publiées ces derniers jours dans différents quotidiens français. En regard des inquiétudes qu’elles ont soulevées, nous avons choisi de revenir sur trois points en particulier : la notion de prédicat, la distinction entre compléments de verbe et compléments de phrase, et le principe, plus curieux, de « grammaire négociable ». 

Fluctuat nec (pas encore) mergitur, le blog d'une prof de lettres au collège

En 2017, la grammaire est simplifiée, voire négociable

Le prédicat, d’abord, s’il est certes « issu du travail des linguistes », n’est pas une notion entièrement neuve dans l’histoire de l’enseignement : au Québec, la grammaire rénovée du français, proposée dans les programmes scolaires de 1995, faisait déjà état d’une division de la phrase en « sujet + prédicat + complément de phrase ». Bien avant, en 1660, d’inspiration aristotélicienne, la Grammaire générale et raisonnée de Port Royal, qui a longtemps servi de base à l’enseignement de la grammaire, mentionnait deux éléments constitutifs de la proposition (logique) : le sujet, « qui est ce dont on affirme » (p. 23), et l’attribut, « qui est ce qu’on affirme » (p. 24). 

(...)

Simplification de la nomenclature grammaticale ? Pas vraiment à ce stade-ci, mais l’élagage a été opéré à un autre niveau. Ainsi que le dit l’auteure de l’article paru le 3 janvier dernier, la différenciation des types de compléments verbaux est désormais passée à la trappe. Seule l’étiquette « complément du verbe » est restée. Adieu le COD, le COI et les autres compléments, essentiels et seconds, du verbe ! Un mal ? Un bien ? La plupart des manuels scolaires ont néanmoins préservé la distinction COD et COI, dans le but principalement, sinon de conserver un discours aujourd’hui obsolète d’après les prescriptions ministérielles, d’expliquer les règles d’accord du participe passé. Comment enseigner aujourd’hui à un élève l’accord du participe passé avec l’auxiliaire « avoir » sans recourir au « COD » (et sans s’arracher les cheveux au point d’en devenir chauve…) ? 

(...)

Finalement, sans doute conviendrait-il à ce jour de ne pas trop vite associer la réforme des programmes, notamment en matière d’étude de la langue, à une baisse du niveau des élèves ; toute simplification de la terminologie n’est pas inéluctablement un nivellement par le bas ; à cette réforme répond une véritable réorganisation du système grammatical enseigné en milieu scolaire en vue d’une meilleure compréhension de la langue. 

(...)

Emilie Deschellette, Professeure agrégée en Lettres modernes à l’Université Paris Descartes
Caroline Lachet, Maître de conférences à l’Université Paris Descartes
Audrey Roig, Maître de conférences à l’Université Paris Descartes

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Revue de Presse Education... Unanimité pour une réforme - élitisme et/ou mixité- orientation (…)

12 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Entre bilan et propositions, les décideurs et commentateurs oscillent. Nos médias en rendent compte en proposant aussi aux élèves (et aux parents) une aide en décodant nos procédures d’orientation et leurs enjeux.

Unanimité pour une réforme ! (si, si !)

Comme le rappelle Touteduc le dispositif « "Plus de maîtres que de classes" est emblématique des réformes du quinquennat »
« Après trois années de mise en oeuvre de la mesure, un rapport souligne ses bienfaits, tant pour les élèves que pour les enseignants... » titre 20minutes à l’occasion de la remise de ce rapport hier. Remise précédée par une annonce ministérielle visant à booster le dispositif « à l’issue de la prochaine rentrée, toutes les écoles relevant de l’éducation prioritaire [seront] pourvues d’un maître supplémentaire  ».

« Si ce dispositif est presque unanimement salué, c’est tout d’abord pour l’effet qu’il semble produire sur les élèves en difficultés » comme en témoignent dans le quotidien gratuit plusieurs enseignants, avis appuyés par les propos de responsables du SNUipp-FSUet du SE-Unsa qui voient toutefois quelques améliorations à apporter au dispositif.

On a pu repérer quelques rares voix discordantes comme ce tweet de la "spécialiste éducation" du candidat Fillon ou encore cet édito de Sophie Coignard qui continue à confondre journalisme et écriture de pamphlet dans Le point

Elitisme et/ou mixité

Dans Le Monde, Camille Stromboni nous propose la recension du livre de l’ancienne directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber L’oligarchie de l’excellence qui parait aujourd’hui aux éditions du PUF.

« Derrière une analyse éclairante qui fait ressortir les contradictions du système d’enseignement supérieur français, féru de méritocratie et pourtant producteur d’une oligarchie, l’ancienne directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, avance cependant des pistes qui peuvent laisser sceptiques avec même, paradoxalement, une touche d’élitisme.. »

Dans Le Monde toujours, un article s’intéresse au recrutement des grandes écoles les plus côtées. On peut y lire qu’ « à mesure que les prépas se sont démocratisées, certaines sont devenues encore plus élitistes. De plus en plus d’admis dans les très grandes écoles sont issus d’une prépa francilienne, même si la part de ceux qui ont passé leur bac en région demeure stable. ». Ainsi, « plus de 70 % des admis à Polytechnique et HEC sont issus d’une classe prépa parisienne ou francilienne : Henri-IV, Louis-le-Grand ou encore Saint-Louis à ­Paris, Sainte-Geneviève (dit ­ « Ginette ») à Versailles – pour ne citer qu’elles. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’est accentué ces quinze dernières années, à mesure que les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ouvraient leurs portes, avec succès, à de nouveaux publics. »

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Un dessin toujours d’actualité de Fabien Crégut

La lutte contre les inégalités de notre système scolaire continue - et c’est une bonne chose- à être au centre des préoccupations de bon nombre de candidats à l’élection présidentielle. C’était hier au tour de Benoit Hamon de faire ses propositions pour l’école. On les découvrira sur Touteduc qui précise que ce programme pour l’Ecole « comporte encore des zones d’interrogation, notamment en termes de chiffrage et ne prétend pas constituer un ensemble totalement fini » ou dans Le Point pour qui l’ex-ministre « souhaite lutter "contre les inégalités" en embauchant notamment près de 40 000 enseignants de plus en cinq ans ». Parmi les autres mesures présentées pour lutter contre les inégalités provoquées par notre système éducatif, on en retiendra deux : « la création d’un « indice social » pour concentrer les moyens dans les zones où les difficultés sont les plus criantes. Celui-ci serait basé notamment sur le pourcentage d’élèves boursiers ou sur les CSP des parents. Puis, l’ex-ministre souhaite également la mise en place d’un « service public d’aide aux devoirs » pour lutter contre les déterminismes sociaux liés à l’environnement familial. Les enseignants seraient mis à profit pendant des heures supplémentaires pour aider les écoliers du primaire et du collège à faire leurs devoirs au sein de l’établissement scolaire. »

Orientation

A l’heure où les lycéens découvrent APB, se tiennent les salons de l’étudiant et autres portes ouvertes, les médias s’intéressent à l’orientation sous différents angles.

A qui le rôle central dans l’établissement Pour l’orientation ? C’est la question qu’aborde Le Café Pédagogique « "Le rôle du chef d’établissement et à travers lui des établissements est essentiel". En ouvrant le colloque sur le rôle des établissements dans l’orientation, au Salon APB, le 6 janvier, Thierry Mandon a mis le doigt sur le problème. Evoquer l’orientation post bac c’est à la fois montrer que l’établissement est l’outil de l’égalité et donc de la démocratisation de l’accès au supérieur et que ses dysfonctionnements sont pour quelque chose dans les difficultés à mettre en place les politiques d’orientation. Agnès Van Zanten, des chefs d’établissement, une enseignante, une responsable d’un service académique d’orientation (CSAIO) ont montré l’écart entre le rêve et le réel... »

Ouest-France s’adresse quant à lui directement aux lycéens et leurs donne Dix conseils pour aller à un salon étudiant.C’est la saison des salons de l’orientation. Pour que votre visite soit vraiment efficace, il faut un minimum de préparation et d’organisation.

Le Monde rappelle quelques disparités dans les projets d’orientation des lycéens : Lycées des villes, lycées des champs : des choix d’études supérieures bien différents.« Deux lycées en tous points similaires, à Rennes et à Bain-de-Bretagne. Pourtant l’orientation des élèves après le bac divergent. Reportage à deux semaines de l’ouverture du portail Admission Post-bac. »

Le site MidiFormations propose des conseils encore plus larges :6 conseils à méditer pour trouver sa voie au XXIème siècle. « Pour guider les jeunes dans leur choix professionnels, 35 acteurs innovants du XXIème siècle ont été interrogés par le journal Le Monde. Les grandes lignes de leurs conseils d’orientation se résument en 6 pistes : Etre à l’écoute de soi-même [...] Découvrir sa passion [...] Oser cheminer sans se limiter [...] Ne pas s’arrêter en cas d’échec [...] Multiplier les expériences [...] Cultiver sa curiosité  »

Les écoles de management intègrent dans leurs enseignements ces préoccupations, comme le montre cet article de The Conversation Réflexion sur soi, rapport aux autres : de nouveaux domaines d’enseignement essentiels. « Former les étudiants en écoles de management recouvre dans les faits des objectifs multiples : développer leurs connaissances techniques et managériales, faire acquérir aux étudiants des méthodes de travail en présentiel ou à distance, de manière individuelle aussi bien qu’en groupe. »
L’orientation c’est aussi des parcours plus ou moins compliqués, plus ou moins faciles. L’INJEP porte la focale sur les « galères » des étudiants et explore les liens entre conditions de vie et réussite dans les parcours et publie“Etudes, galères et réussites. Conditions de vie et parcours à l’université” à La Documentation française.

Erasmus a ouvert de nouvelles formes de parcours. C’est ce dont nous informe l’Etudiant  : À 30 ans, Erasmus retourne sur le terrain des valeurs. « Créé il y a trente ans, Erasmus a permis à plus de 3 millions d’étudiants de voyager en Europe durant leur formation. Désormais intégré à Erasmus+, le programme de mobilité, à l’origine centré sur l’employabilité des jeunes, renforce aujourd’hui la promotion du vivre ensemble. »

Et ces parcours, une fois adulte peuvent être bifurquant. Madmoiselle s’interroge : Réorientation, lieu de vie, situation professionnelle… entre liberté et sécurité, faut-il choisir ? « Trouver un job, l’objectif numéro 1 de la vie d’adulte. Oui mais, c’est quoi, le job de tes rêves ? Celui que tu gardes le plus longtemps possible, même s’il ne te stimule plus, ou celui qui te passionne et t’épanouit... quitte à en changer souvent ? Lise et Clémence échangent leurs points de vue sur le dilemme liberté VS sécurité. »

Pour terminer, au nom de l’équipe de la revue de presse, nous voudrions faire part de notre soutien à Géraldine Duboz qui depuis deux jours subit un harcèlement et de faux procès sur les réseaux sociaux de la part de quelques militants syndicaux parce qu’elle n’a pas nommé deux des leurs dans sa revue de lundi dernier ! Le bénévolat au service du collectif face à l’ego et la bêtise surdimensionnés de certains ...

Laurent Fillion & Bernard Desclaux

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L'école du pouvoir... Documentaire France3, jeudi 12 janvier, 23h35...

11 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

L'école du pouvoir... Documentaire France3, jeudi 12 janvier, 23h35...

Jeudi 12 janvier à 23h35 , documentaire de consacré à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale.

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