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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Cartographie d’une nébuleuse à l’assaut de l’école...

22 Décembre 2016 , Rédigé par Question(s) de classes - Gregory Chambat Publié dans #Education, #Politique

Cartographie d’une nébuleuse à l’assaut de l’école...

Depuis une trentaine d’années, l’éducation est devenue le champ d’intervention privilégié d’une nébuleuse de personnalités et de réseaux caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien. Pour ces « réac-publicains » évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École doit préfigurer la restauration de l’ordre moral et de la nation.

Extrait du dossier Extrême(s) droite(s) contre éducation, revue N’Autre école n° 5 – Commande en ligne sur le site (5 €) ou ci-dessous

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Education: à ceux qui font fausse route...

22 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

quebec.huffingtonpost.ca

quebec.huffingtonpost.ca

Depuis des années, depuis Platon (si si !), on affirme que le niveau baisse. Leitmotiv ridicule puisqu'à l'entendre, nous devrions toutes et tous être en train de nous exprimer par signes et encore !... Ce discours tient toujours lieu d'argument, chacun sachant pourtant que toutes les généralités sont vides de sens. Aucun pédagogue n'a jamais osé dire que le niveau augmentait. Ce serait tout aussi vide de sens!

Depuis Jules Ferry, c'est moins lointain, on débat aussi des méthodes de lecture. Plus exactement de deux d'entre elles en ignorant superbement les autres. Syllabique contre globale. Ce débat est aujourd'hui, et depuis fort longtemps, secondaire. En effet, pas un seul enseignant en France n'utilise plus la méthode globale. La syllabique est immensément majoritaire avec les méthodes dites "mixtes" (et cette mixité n'intègre pas QUE la "syllabique-globale"... Sortons de ce duel!

Et pendant ce temps-là, les complexités du monde s'accélèrent pour atteindre des vitesses inconnues. Jadis nous préparions l'enfant de CP pour l'année de CE1, puis de CE1 au CE2, etc. C'ETAIT possible d'oublier parfois que cet enfant serait l'adulte que je suis aujourd'hui... Cela n'est plus possible. Chaque enseignant doit avoir à l'esprit les complexités du monde qui nous entourent, un monde ouvert, globalisé. Un monde critiquable certes. Obligatoirement critiquable ! Mais pour le combattre, peut-être faut-il commencer par l'observer, le comprendre et ne pas le nier. Il existe. C'est un fait. Et chaque enseignant doit avoir à l'esprit, ne jamais perdre de vue que l'enfant de maternelle de 2016 sera un pré-adulte en...2028 (en gros). Quand on sait avec quelle rapidité le monde change quasiment d'un jour sur l'autre, il serait suicidaire pour nos sociétés, avancées ou pas, d'oublier que le bambin qui rit devant nous dans la classe et auquel on essaye modestement d'apprendre à apprendre, que ce bambin-là aura devant lui un AUTRE monde plus complexe encore lorsqu'il aura 20 ans... Un monde dans lequel plus de 60% des professions n'existent pas encore!

Et Monsieur Macron voudrait faire croire au bon peuple que son projet pour une "école autonome" permettra aux jeunes générations de s'installer plus aisément dans l'avenir? Un avenir qu'il décrit, qu'il veut maîtriser, qu'il s'estime assuré de prévoir quand c'est tout simplement impossible. Non Monsieur Macron! Vous faites fausse route!

Le tort de notre école fut longtemps de ne pas vouloir admettre qu'enseigner n'était pas seulement appréhender le PRESENT, ni le FUTUR ! Encore moins regarder en ARRIERE comme le font trop souvent et trop paresseusement les François Fillon et autres réactionnaires du Front National. Hélas parfois aussi quelques-uns à gauche! 

Enseigner en 2017, c'est accepter de ne pas former (formater?) des générations pour dans 15 ou 20 ans - c'est un leurre! - mais de leur donner, à toutes et tous, les outils nécessaires à la COMPREHENSION et à la CRITIQUE par eux-mêmes de ce monde tel qu'il va. Et il va vite...

Des outils leur permettant enfin et surtout d'être capables d'infléchir la course folle d'une planète-bolide à bord de laquelle ils devront avoir le DROIT de ne pas s'installer en passagers passifs...

Christophe Chartreux

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"Si j'ai autant la foi, c'est grâce à ce que les enfants m'ont donné"... (Vidéo)

22 Décembre 2016 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

(...)

Un professeur exigeant, mais à l'écoute

Cette célébration, l'enseignant désormais retraité la vit comme l'accomplissement d'une carrière. "Si j'ai autant la foi et autant la gnaque, c'est grâce à tout ce que les enfants, les collègues et la vie m'ont donné." Alain Donnat pense que le secret de son succès tient dans sa manière de communiquer : "On n'est pas toujours d'accord. J'ai été exigeant face aux comportements déviants. Il faut que ça soit compris et ce n'est pas obligatoirement par la punition ou en montant la voix."

(...)

Grégoire Lecalot

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Cédric Villani: "Décloisonner, transgresser, désobéir..." (Vidéo)

22 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Pas d'accord avec tout mais néanmoins passionnant et enrichissant...

Christophe Chartreux

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Et voilà ce qui se passe quand on laisse à nos politiques le temps de produire leurs effets...

22 Décembre 2016 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Et voilà ce qui se passe quand on laisse à nos politiques le temps de produire leurs effets...

Pensions alimentaires : la garantie contre les impayés plébiscitée

Et voilà ce qui se passe quand on laisse à nos politiques le temps de produire leurs effets.
Et pourtant là encore que n’avais-je dû entendre ? Assistanat, usine à gaz etc…

Najat Vallaud-Belkacem

Le nombre de familles monoparentales bénéficiant de la garantie contre les pensions alimentaires impayées a été multiplié par près de neuf dans les 20 départements l’ayant expérimenté pendant un an et demi, indique mercredi une enquête de la Caisse nationale d’allocation familiale (Cnaf).

En mars 2016, 4.729 parents isolés percevaient dans ces départements un complément d’allocation de soutien familial (ASF-C) pour pallier le non-versement de pension ou son petit montant, écrit la CNAF. À son lancement en octobre 2014, ils étaient 537.

Le dispositif, qui doit permettre d’atteindre une pension minimale de 100 euros par enfant, a été généralisé en avril 2016 à tout le territoire. On estime à environ 100.000 le nombre de familles monoparentales concernées.

L’expérimentation avait également autorisé le maintien des droits à l’ASF en cas de reprise de vie commune avec un nouveau conjoint pour une période maximale de six mois. Mais seulement 0,5% des enfants ont bénéficié de cette mesure de maintien, qui n’a d’ailleurs pas été retenue lors de la généralisation.

L’extension, de six mois à deux ans, de la période d’impayés couverte par une procédure de paiement direct, permettant de récupérer les montants dus directement auprès d’un tiers (employeur, pôle emploi, organisme de retraite…), a également permis « d’améliorer » le recouvrement des impayés.

Ainsi, le taux de recouvrement a globalement crû de 43% fin 2014 à 59% au premier trimestre 2016. En cas de procédure de paiement direct, il atteignait 72% en moyenne sur la période, contre 45% pour le recouvrement amiable au premier trimestre 2016.

Avec AFP (via le site en lien ci-dessous)

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Education - En "Avent" pour la désintox... 19, 20 et 21

22 Décembre 2016 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education

Education - En "Avent" pour la désintox... 19, 20 et 21
Education - En "Avent" pour la désintox... 19, 20 et 21
Education - En "Avent" pour la désintox... 19, 20 et 21
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Sortir... "Plumes - Vision de l'Amérique pré colombienne"... Musée du Quai Branly Jacques Chirac...

21 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Art

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plumes.fr

Le musée du quai Branly - Jacques Chirac présente une petite exposition consacrée à l'usage des plumes dans l'Amérique précolombienne du 22 novembre 2016 au 29 janvier 2017. On y découvre un véritable objet de fascination puisque les plumasseries font partie des oeuvres qui ont été les plus appréciées lorsqu'elles ont été rapportées en Europe.

(...)

Plumes, visions de l'Amérique précolombienne Au musée du quai Branly - Jacques Chirac
Du 22 novembre 2016 au 29 janvier 2017
Tarifs : 12 (plein), 9 (réduit)
Horaires : de 11h à 19h (21h du jeudi au samedi / fermé le lundi) 

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Education - Ce que l'on sait pour l'instant des programmes... (Candidats Primaire de la gauche)

21 Décembre 2016 , Rédigé par JDD Publié dans #Education, #Politique

rtl.fr

rtl.fr

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Education : priorité au primaire

"Refaire France c'est aussi réarmer la République par l'école", déclarait Arnaud Montebourg fin août à Frangy-en-Bresse. En premier lieu, il souhaite "concentrer les efforts sur la tranche d'âge scolarisée en CP - CE1 - CE2, car les retards pris à ce moment-là par certains enfants sont quasi définitifs". Et propose de créer un "maître des savoirs fondamentaux" qui "suive les élèves de classe en classe pendant ces trois années". Idem pour Benoît Hamon qui veut faire de l'école primaire sa "priorité" avec pas plus de "20 élèves par classe en moyenne" du CP au CE2. Il défend aussi : l'extension au lycée de la réforme de l'éducation prioritaire, la création et 20.000 postes supplémentaires et la "formation  continue" des professeurs.

A Evry, déclarant sa candidature, Manuel Valls avait dit vouloir "mettre plus d'efforts dans l'éducation". "Je ne veux pas que nos enfants aient moins de professeurs", avait ajouté l'ancien Premier ministre, qui en novembre lors d'un discours à l'université de Cergy-Pontoise avait évoqué de "vraies augmentations de salaires pour tous les enseignants". Manuel Valls souhaite investir "tous les ans, pendant plusieurs années, au moins 1 milliard d'euros dans notre université" et "casser un système à deux vitesses" entre grandes écoles et universités. De son côté, Vincent Peillon n'a pas encore développé son projet pour l'éducation. "Priorité au primaire, redonner du bon temps scolaire aux enfants, former les enseignants, refaire les programmes, c’est cet ensemble de réformes que nous avons mis en œuvre. […] Cette politique doit être poursuivie", a indiqué l'ancien ministre sur France Inter.

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Anne-Charlotte Dusseaulx

L'article complet est à lire ci-dessous

Pour compléter

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Mais en fait, qu'est-ce que c'est un pédagogue?...

21 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

sisyphe.jpg

Dialoguant récemment avec une collègue, jeune enseignante titulaire débutante, la conversation roulant sur la pédagogie, elle vint à me demander : "Mais en fait, qu'est-ce que c'est un pédagogue?"...

Je lui fis une réponse banale, rapide, pris par le temps qui nous saisit et nous emporte... Peut-être était-elle inquiète de n'être pas assez pédagogue... Ou l'être mal... Gagnée par les attaques de mauvaise foi dont la pédagogie est la cible... Je ne sais pas... Je le lui demanderai... Je sais, moi, qu'elle est, sera et restera une formidable enseignante. Qu'elle saura transmettre en partageant, partager ce qu'elle sait... Qu'elle connaîtra des échecs, qu'elle s'en relèvera, qu'elle continuera, qu'elle subira ou sera satisfaite par bien des réformes, qu'elle respectera des dizaines de circulaires... Mais qu'au bout du compte, elle ne sera jamais seule car le pédagogue est toujours avec ses élèves.

Il ne peut pas les laisser. Même quand il est silencieux, que les têtes sont penchées sur un exercice, le professeur est là. Présent sans être omniprésent... Peut-être est-ce ça, en partie car tout ou presque a été dit, la pédagogie... Un espace, lieu et temps, partagé... Bruyant ou silencieux, au gré des heures et des activités... La pédagogie c'est d'abord un espace. Il reste ensuite à le remplir, à moitié, au tiers, au trois-quarts... Peu importe... C'est selon l'objectif à atteindre, les possibilités des élèves que l'Ecole  réunit à plusieurs tout en ayant, par le passé, trop souvent exigé que ces "plusieurs" aillent toutes et tous à la même vitesse quand Pierre avait besoin de six heures de mathématiques et Najira seulement de deux... Mais non... Tout était normé et pour la vie... Quatre heures pour toute la cohorte... La cohorte... Pourquoi pas le régiment tant qu'on y est...

Le pédagogue est un peintre étrange qui serait chargé de colorer l'espace... "En mobilisant les élèves, en structurant les savoirs, en accompagnant les parcours" comme le dit si limpidement Philippe Meirieu... L'espace vide devient au cours de la séance un "cabinet des curiosités"  où l'hétéroclite s'ordonne petit à petit... Le désordre qui règne dans les esprits prend une forme visible, reconnaissable et structurée. N'oublie pas Hélène: il faut toujours donner corps aux découvertes... Tu sculptes l'espace... Tu accompagnes les gestes de tes jeunes "apprentis" qui à leur tour, devant toi, sculptent maladroitement, puis de mieux en mieux, l'espace angoissant de l'inconnu initial. De la découverte à la maîtrise... Car toujours ils doivent parvenir à la maîtrise... Dynamiser, structurer rigoureusement, accompagner chacun (et ça c'est difficile) dans son parcours... Et chaque séance est un nouveau parcours... Et chaque élève a son propre mode de "promenade"...

Le pédagogue est celui-là... Celui qui accepte les modes différents mais exige rigoureusement de structurer ce que j'ai appelé ici "l'espace", c'est à dire ce moment privilégié cher à Marcel Proust où, tel un Stendhal enfant, vont se cristalliser lumineusement les connaissances éparses... Réunir Proust et Stendhal à la même table... Jolie compagnie... C'est peut-être ça aussi la pédagogie... Une oeuvre d'art quotidiennement renouvelée, jamais achevée, Sisyphe en quelque sorte...

Comme le héros mythologique, tu n'atteindras jamais le sommet Hélène... Mais c'est bien mieux ainsi car toujours tu auras le désir de recommencer... Encore et encore !... Jusqu'au jour où tu fermeras ta porte pour la dernière fois...

Le caillou de Sisyphe aura roulé de l'autre côté...

Christophe Chartreux

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Dis, ils parlaient quelle langue, nos ancêtres?...

21 Décembre 2016 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Histoire

e-dition.net

e-dition.net

EXTRAITS

(...)

On ne sait pas trop comment parlaient nos ancêtres. Les sons n’ont pas traversé les siècles. Mais l’on sait à peu près comment leur langue a évolué et est arrivée jusqu’à nous. Et ce n’est pas – comme on le croit communément – uniquement par le biais du latin. Le latin a certes été introduit en France par les armées de Jules César entre 58 et 51 av. J.-C.. Astérix, Obélix et leurs amis parlaient des variétés de gaulois, des langues qui se sont progressivement mélangées au latin « vulgaire » ou « rustique », celui du peuple. Nos ancêtres d’alors étaient bilingues.

Diverses variétés du français, mais aussi beaucoup d’autres langues, ont livré leur contribution au vocabulaire contemporain, car toute langue évolue et s’enrichit des autres langues qu’elle rencontre au fil des siècles.

(...)

Au collège, les « mots cousins » à l’épreuve

Presque 200 élèves de collège ont testé l’hypothèse de l’équipe DÉRom avec un dispositif expérimental sur deux séances de deux heures, accessible sur le site des professeurs de français weblettres auquel il suffit de s’inscrire pour disposer des fiches de préparation. Le titre de la séquence est « Étymodidac ».

Pour les besoins du test, on s’est appuyé sur la première page du roman Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry dans six langues romanes (catalan, espagnol, français, italien, portugais, roumain). Ce livre, au programme du collège, est écrit dans une langue accessible à tous les élèves.

À vous de jouer !

La première activité proposée aux élèves consiste à identifier des mots choisis pour leur origine protoromane : « petit » et « prince » pour le titre sur les pages de garde du roman en six langues, puis « nuit », « grand(es) », « mois », « an(s) », « dormir » et « six », pour la première page du livre.

À titre d’exemple, voici la première phrase du roman Le Petit Prince dans les six langues romanes. Êtes-vous capables de repérer les mots « six » et « ans » ?

Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s’appelait « Histoires Vécues ».

Odată, pe vremea când aveam eu şase ani, am dat peste o poză minunată, într-o carte despre pădurile virgine, numită « Întâmplări trăite ».

Quan tenia sis anys, vaig veure una vegada un magnífic dibuix en un llibre sobre la Selva Verge que es deia « Histories viscudes ».

Cuando tenía seis años, vi una vez una lámina magnífica en un libro sobre el Bosque Virgen que se llamaba « Historias Vividas ».

Un tempo lontano, quando avevo sei anni, in un libro sulle foreste primordiali, intitolato « Storie vissute della natura », vidi un magnifico disegno.

Certa vez, quando tinha seis anos, vi num livro sôbre a Floresta Virgem, « Histórias Vividas », uma imponente gravura.

Après cette activité de repérage faite en groupe, les élèves découvrent, en les notant dans un tableau, que ces mots qui se ressemblent appartiennent à la famille des « langues romanes ».

Les élèves lisent ensuite la première page du Petit Prince. Ils repèrent les mots qui signifient « grand » et éliminent alors « le mot intrus », « mari » (« grand » en roumain), qu’ils décident de barrer. Pour expliquer cet écart, ils étudient la situation de la Roumanie sur une carte d’Europe, et l’influence probable d’autres familles de langues sur la langue roumaine, ce qui explique que certains mots soient plus éloignés, même au sein de la même famille (les langues romanes).

Il demeure une opposition entre les « mots cousins » « gran » (catalan) et « grande » (italien, espagnol, portugais) dans la suite du texte. Comment savoir lequel est le plus ancien, issu du protoroman ? C’est là que se niche l’enjeu de la vulgarisation du paradigme comparatiste reconstructionniste.

En s’appuyant sur leur expérience des SMS, et sur d’autres exemples de leur quotidien, comme des mots issus du monde musical pour l’italien, les élèves formulent des hypothèses. Ils retiennent « que la seule règle de la mutation historique des mots était leur simplification (ce sur quoi insistait le scénario de l’expérimentation, omettant les autres lois d’évolution), ils font le constat que les langues évoluent dans le temps ». Ainsi, ils en arrivent à reconstruire collectivement des mots en protoroman. L’étymon protoroman est « grande », le tableau donne alors :

Reconstruction de l’ancêtre commun du mot français grand et de ses « cousins ».

(...)

Professeure des universités à l'école supérieure du professorat et de l'éducation, Université de Lorraine

L'article complet est à retrouver ci-dessous

Couverture

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