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Vivement l'Ecole!

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"Tu n'es pas belle, tu es pire!" - Les plus belles lettres d'amour d'enfants

5 Février 2021 , Rédigé par Divers Publié dans #Littérature, #Education

Tu n'es pas belle, tu es pire !, Les plus belles lettres d'amour d'enfants

En fouillant dans sa boîte à souvenirs, Morgane Pellennec a retrouvé un trésor qu'elle avait presque oublié. Une lettre envoyée par son premier amour de colonie de vacances. Le petit mot était drôle, touchant, un peu absurde. Elle s'est alors demandé quelles perles pouvaient bien contenir les boîtes à souvenirs des autres, et en a finalement récolté près d'une centaine ! Ce livre rassemble ces mots d'amours d'enfants et les souvenirs qui les accompagnent.

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Extraits

"T'es jolie, t'es très sage, t'es très forte au travail"

"Margaux, tu as les yeux en bijou, une petite bouche et un menton à manger comme un cordon bleu"

"Ta tête, on dirait une tête de princesse"

"Si tu m'aimes, coche oui ou non. Et si oui, à combien de pourcent?"

 "Cher Maxime, moi aussi je t'aime, mais pour une amitié. Avec toi, ça ne va pas plus loin. Mais t'es un super pote. J'espère ne pas te faire de peine. S'il te plaît, ne pleure pas."

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Universités : enseignants au bord du burn-out

5 Février 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

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EXTRAITS

Un sentiment d’usure a gagné une majorité d’enseignants pour qui les cours à distance sont devenus une souffrance.

Une grande lassitude et, parfois, les premiers signes d’une dépression : le moral est au plus bas dans la communauté universitaire qui n’en finit pas d’éprouver les dégâts causés par l’enseignement à distance depuis près d’un an. Comme ce directeur de département qui croise un collègue en larmes au détour d’un couloir. Ce chercheur qui s’inquiète de l’absence de réponse à ses appels d’un doctorant de son laboratoire. Cette enseignante qui confie être complètement épuisée et avoir « sans doute besoin d’un arrêt ».

Le passage au tout-distanciel lors des premier et deuxième confinements, entre mars et juillet et depuis la fin octobre 2020, a dispersé les 90 000 enseignants du supérieur et assigné chacun à résidence, avec pour tout contact leur seul écran d’ordinateur. A l’image de leurs étudiants, ils traversent une période de vide, largement passée sous silence.

« La nausée à l’ouverture des liens Zoom »

« Putain, je n’en peux plus des cours sur Zoom ! » L’enregistreur était encore en marche quand Sébastien Saunier a lâché la phrase, lors de la pause de trois minutes durant son cours de droit de la culture. « Je m’enregistre vocalement avec les moyens du bord, c’est-à-dire mon téléphone, et je poste ensuite les cours en audio pour permettre une réécoute aux étudiants, explique le professeur à l’université Toulouse-I-Capitole. J’avais oublié d’éteindre… C’était l’expression d’une pensée profonde, non contre les étudiants bien entendu, mais contre un mode de diffusion qui n’est en rien un mode d’enseignement. »

Sébastien Saunier dit avoir « la nausée à l’ouverture des liens Zoom », et perçoit son mal-être comme « un tabou ». « Il n’est pas dans notre tradition de nous plaindre. En tant que professeurs des universités, nous avions un statut considéré comme élitiste qui, aujourd’hui, ne correspond plus du tout à la réalité », analyse-t-il.

(...)

Passage aux verres progressifs

Sur son écran, Aurelle Levasseur vient d’achever la correction de près de 600 copies, de la première année jusqu’au master en droit et en administration économique et sociale (AES). Elle a dû consulter un ophtalmologue en urgence qui lui a recommandé de passer illico aux verres progressifs.

« Les copies numériques sont plus longues à corriger car pour voyager entre les pages, il faut cliquer et attendre que ça charge, relate la maîtresse de conférences en histoire du droit à l’université Paris-Nanterre. J’ai un volume énorme de fichiers car les étudiants sont paniqués : au lieu d’envoyer une fois leur copie à l’endroit indiqué, ils me la transmettent deux ou trois fois par d’autres biais sans que j’arrive à distinguer laquelle a été envoyée dans les temps. »

Les examens à distance ont causé un stress inhabituel, nombre d’enseignants redoutant un bug lors de la connexion des étudiants sur la plate-forme ou, pire, un mauvais paramétrage de leur épreuve, pouvant entraîner des recours.

La suspension provisoire par l’université Paris-Saclay du professeur de droit Jean-Pierre Dubois, au printemps 2020, reste dans toutes les têtes. « Il est facile de paramétrer une plate-forme de test de façon incorrecte car elles ont été conçues avant tout pour faire de l’auto-évaluation, explique le chercheur en informatique David Monniaux. On demande aux enseignants de jouer à “C’est pas sorcier” depuis chez eux. »

(...)

Spécialiste des pédagogies universitaires, la chercheuse Amélie Duguet vient de lancer une enquête sur la façon dont les étudiants perçoivent les pratiques de leurs enseignants depuis la crise sanitaire. « Comment utilisent-ils le numérique pour enseigner ? Les étudiants pensent-ils que ces pratiques ont eu un effet sur leur réussite, leur motivation, leur engagement ? Voilà les questions que je me pose », indique la chercheuse qui livrera ses résultats dans un an.

Soazig Le Nevé

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Sciences-Po Bordeaux : «J’ai été violée et l’administration a répondu par de la violence supplémentaire»

5 Février 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Femme

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EXTRAITS

«Libération» a pu s’entretenir avec une dizaine d’étudiantes de l’institut d’études politiques victimes d’agressions sexuelles ou de viols, le plus souvent lors de séjours académiques à l’étranger. Dans certains cas, ils auraient été perpétrés par leurs camarades. Toutes questionnent la prise en charge par l’institution.

Elle n’oubliera jamais la couleur bleue du mur.

Le sentiment de «tétanie». «L’humiliation.» Puis «l’anéantissement». Ce mois de septembre 2016, Brune (1) le garde gravé au fer rouge dans sa mémoire. La jeune étudiante de Sciences-Po Bordeaux explique avoir été violée à plusieurs reprises par un étudiant d’un autre institut d’études politiques (IEP) français, durant son année de mobilité dans un pays européen, lorsqu’elle était à peine majeure. Quatre années plus tard, le 23 janvier, Brune a choisi de briser le silence sur un groupe Facebook privé des étudiants de l’institut bordelais, galvanisée par la publication d’un autre témoignage. Libérée d’un poids, elle pointe en revanche la responsabilité de l’établissement dans l’aggravation de son mal-être : «J’ai été violée et l’administration a répondu par de la violence supplémentaire. […] Je me suis sentie abandonnée et niée dans ma chair et dans ma souffrance.»

Créé il y a deux semaines, ce groupe Facebook privé dédié à des étudiants de l’école accueille désormais près de 200 témoignages de victimes de violences sexuelles, avec cette phrase en étendard : «La honte change de camp.» Y sont relatés des viols, des agressions sexuelles, des affaires d’inceste, de revenge porn, de zones grises ou encore de stealthing (le retrait du préservatif sans l’accord du ou de la partenaire)… Seize étudiants mis en cause étaient scolarisés dans un IEP français au moment des faits, et certains le sont toujours. Seule une petite minorité de victimes a porté plainte. Au-delà des faits rapportés, c’est un système défaillant qui est mis au jour. Comment accueillir la parole des victimes ? Comment détecter leurs souffrances ? Ou, plus simplement : comment leur venir en aide ? Libération a pu s’entretenir avec une dizaine de jeunes femmes, actuellement étudiantes ou récemment diplômées de l’institut bordelais, pour tenter de comprendre les dysfonctionnements dans la prévention et la prise en charge des violences sexuelles. Toutes, anonymement, réclament a minima davantage d’«empathie», d’«écoute», d’«aménagements scolaires», et dénoncent un climat «peu propice à la prise de parole».

«Ne pas “salir” l’image de la maison Sciences-Po»

«Nous sommes stupéfaits par l’ampleur du phénomène. Encore plus face à cette nouvelle vague de témoignages», a réagi la direction de l’établissement auprès de Libération. Mardi, après une rencontre avec l’association féministe de l’institut, Sexprimons-nous, très mobilisée sur le sujet, le directeur, Yves Déloye, a tenu à saluer «le courage de toutes celles et tous ceux qui ont choisi de témoigner de ces actes odieux». Il a condamné fermement ces faits et leurs auteurs. Plusieurs dispositifs ont été déployés ces dernières années (cellule de veille, affichages, discours…), a-t-il rappelé, tout en ajoutant qu’il fallait «en poursuivre le développement, en ajouter de nouveaux et les adapter pour saisir tous les cas avérés». «Il faut une prise de conscience à la hauteur des drames», a-t-il martelé.

(...)

«Ma volonté, mon courage et ma douleur sont piétinés»

De plus en plus conscient du sexisme et des violences sexuelles qui gangrènent la société, et n’épargnent pas l’IEP de Bordeaux, l’établissement crée en décembre 2018 une cellule de veille et d’écoute. Depuis sa création, celle-ci a été saisie une vingtaine de fois. Deux cas ont abouti au licenciement d’un agent pour harcèlement sexuel et à une procédure judiciaire contre un étudiant. Mais des failles ont perduré. En janvier 2019, après plus de deux années de «terreurs» entrecoupées de «flashs», de phases de «dépression» et de «troubles alimentaires» liées à son viol par un camarade, Brune a elle aussi cherché de l’aide auprès de Sciences-Po Bordeaux, encore «trop fragile psychologiquement» pour porter plainte au commissariat. L’étudiante veut «connaître ses droits» et savoir s’il est possible d’«avertir» l’IEP où celui qu’elle accuse d’être son agresseur est scolarisé. Elle obtient un premier rendez-vous avec la chargée de mission égalité femmes-hommes de son école. Puis un deuxième. Dans un échange de mails du 6 mars 2019 que Libération a pu consulter, Brune explique s’être sentie «peu considérée et soutenue». Surtout, l’étudiante regrette que son interlocutrice ait «insisté» pour qu’elle porte plainte et qu’elle ait «pointé du doigt [ses] émotions pour remettre en cause [sa] lucidité et la pertinence de [sa] démarche».

(...)

Dans un mail daté du 17 mars, Brune demande un nouveau rendez-vous avec la cellule car elle a d’autres interrogations. Le lendemain, pour insister sur le caractère urgent de sa demande, elle précise dans un mail avoir été prise de «crises de tétanie». Un message qui restera sans réponse. Il faudra attendre plus d’un mois, le 29 avril, pour qu’on lui propose une rencontre. Sur ce délai, la direction reconnaît «une malheureuse erreur» – la cellule n’aurait pas vu le mail à temps. A bout de force, Brune finira par abandonner Sciences-Po quelques jours plus tard. Le 5 mai, l’administration «accuse réception de sa décision» dans un courrier et lui souhaite «bonne continuation».

Eva Fonteneau

(1) Tous les prénoms des victimes témoignant dans cet article ont été modifiés.

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Covid et fermeture des écoles : quand les parents seront-ils entendus ?

4 Février 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

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Face à la crise sanitaire qui touche aussi les écoles, les parents d’élèves ne devraient pas être dépossédés de leur pouvoir de décision et de leur droit légitime à participer au débat public sur les mesures adaptées à la gestion de l’épidémie. Sans quoi les décisions ne peuvent être qu’arbitraires et autoritaires.

Tribune. Association de parents d’élèves la plus représentative, la FCPE est interpellée par la communauté éducative et les médias sur la question de la gestion de la crise sanitaire, et plus particulièrement sur celle de la fermeture éventuelle des établissements scolaires. Sur ces sujets, beaucoup aimeraient faire entendre la voix des parents et des élèves.

En tant que représentants, nous recueillons la parole des parents d’élèves par des questionnaires, des échanges à distance ou lors des mobilisations que nous parvenons encore à maintenir dans ce contexte si particulier. Nos prises de position publiques, parisiennes aussi bien que nationales, sont les fruits de ces échanges, de nos réflexions et de nos débats internes, dans le respect de la diversité des points de vue.

Pourtant, il nous est difficile de résumer ces propos par un discours univoque tant les avis sont divergents. Si l’on peut dire que les parents sont très majoritairement favorables à ce que les établissements scolaires restent ouverts, ils n’en sont pas moins inquiets des risques de contamination pour leurs enfants et leur entourage familial, et redoutent une aggravation de l’épidémie à laquelle nous ne serions pas collectivement préparés.

Les effets du premier confinement

S’ajoutent à cette préoccupation sanitaire strictement liée au virus toutes les autres, liées à la gestion de l’épidémie et à ses conséquences. Les effets du premier confinement sur la scolarité des élèves se font encore sentir et la crainte d’une reprise de «l’école à la maison» est source d’angoisse pour les parents comme pour les élèves. Les besoins des enfants et adolescents d’entretenir des relations avec leurs pairs, d’avoir une activité physique régulière ou simplement de s’épanouir intellectuellement et culturellement sont mis à mal. Comme les adultes, les enfants vivent dans une grande insécurité psychique en raison de l’incertitude permanente sur les mesures restrictives des libertés qui pourraient être annoncées (fermetures de certains lieux, interdiction de certaines activités, couvre-feu, confinement).

Les élèves préparant leur diplôme, en particulier ceux préparant le baccalauréat, ne peuvent bénéficier de l’accompagnement dont ils auraient besoin et doivent s’adapter à des changements brutaux qui auront des conséquences sur leur avenir. Ils souffrent du sentiment d’être les oubliés de la crise et de voir qu’aucun plan d’urgence n’est prévu pour l’Education nationale, contrairement à d’autres secteurs de la vie sociale et économique française.

Au contraire, l’Education nationale fait face à des coupes budgétaires qui nuisent toujours plus à la qualité d’accueil et d’enseignement, comme l’illustrent actuellement les annonces de diminutions de dotation horaire dans les collèges et lycées. L’académie de Paris connaissant d’ailleurs la baisse de dotation horaire globale (DHG) la plus élevée de France, alors même qu’elle demeure la plus inégalitaire et ségréguée.

Face à ces préoccupations, nous devons nous interroger sur notre rôle de parents d’élèves et de citoyens. Que pouvons-nous faire, chacun à notre place (et souvent, chacun chez soi…), pour que notre voix soit entendue, que nos droits soient respectés et que l’avenir de nos enfants soit assuré, aussi bien sur le plan sanitaire et psychologique qu’éducatif ? Quelle peut être notre marge de manœuvre pour peser sur les prises de décisions ?

Car c’est là tout le cœur du problème, et la grande difficulté de la période actuelle : nous ne devrions pas être dépossédés de notre pouvoir de décision et de notre droit légitime à participer au débat public sur les mesures adaptées à la gestion de l’épidémie.

Réhabiliter l’expression démocratique

Bien que l’urgence sanitaire nous incite à nous en remettre aux médecins et aux scientifiques pour nous éclairer sur les risques et leurs remèdes, il nous faut garder en tête que le temps de la science n’est pas celui de l’action politique et que les scientifiques ne peuvent se substituer aux citoyens et à leurs représentants lorsqu’il s’agit de prendre des décisions politiques, comme l’a d’ailleurs rappelé le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, devant les parlementaires.

Or, lorsque l’on décide de restreindre la liberté de circulation, de demander aux élèves et enseignants de porter des masques, de se distancier, de se faire tester, vacciner ou confiner, et encore plus lorsque l’on envisage de fermer les écoles, il s’agit de politique. Et il n’existe en la matière aucune vérité, mais seulement des choix et des alternatives.

Pour faire leurs choix, Président et gouvernement doivent bénéficier des éclairages les plus pertinents, mais ils doivent aussi savoir écouter les avis des représentants de la société civile, sans quoi leurs décisions ne peuvent être qu’arbitraires et autoritaires.

Aussi, en tant que représentants des parents d’élèves, nous ne pouvons exprimer qu’un seul souhait : celui d’être entendus. Nous demandons que les organisations de la société civile dans leur diversité soient consultées et écoutées. Comme les représentants politiques, nous sommes élus démocratiquement et nous avons obtenu un mandat des parents d’élèves pour les représenter. Le respect des règles démocratiques exige donc que nous puissions relayer leurs paroles, avec leurs contradictions et leurs doutes, afin que celles-ci soient prises en compte dans la prise de décision politique.

La FCPE n’aura de cesse de marteler ce message à tous nos interlocuteurs institutionnels et de rappeler que le respect de la communauté éducative n’est pas un luxe ou une option, mais la base du contrat social qui nous unit.

par Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Carla Dugault, co-présidente de la FCPE, Ghislaine Morvan-Dubois, présidente de la FCPE Paris et Mourad Besbes, vice-président de la FCPE Paris

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"Vous n'oublierez jamais"... Christophe Chartreux

3 Février 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Juillet 2016...

Vous n'oublierez jamais...

"Ce qui est terrible pour les ados, c'est que (se) détruire marche à coup sûr, alors que réussir est aléatoire"

Philippe Jeammet

Tu vois Julie (mais ils ou elles pourraient s'appeler Arthur, Maud, Laure, Stéphanie, Pierre, Hugo, Tom ou Sélim), les vacances cela sert aussi à ça: ralentir jusqu'à s'arrêter et faire le point... Réfléchir... Pendant ces neuf mois qui nous ont réunis, de quoi avons-nous eu le temps? A-t-on pris le temps? Oui parfois nous avons profité de quelques minutes volées aux "bien nommés" (?) emplois du temps pour nous évader et échapper aux obligations nécessaires... Plus rarement, avons-nous délibérément choisi de ne pas céder aux injonctions des programmes: "Allez, tant pis pour ce petit retard! On pousse tables et chaises! On se pose et on se parle"... Tu te souviens? C'était tellement bien!

Tu vois Arthur, je vais te retrouver dans deux mois. Enfin peut-être! Je ne sais pas si tu seras dans la 3e qui m'aura été attribuée. Tu auras changé. On change vite à 14 ans. Moi je n'aurai que vieilli... Tu seras moins timide, ou plus encore. Je ne sais pas. Oui tu vas changer et, alors que depuis des décennies, seuls les élèves se transformaient sans qu'aucun programme ni méthode ne varient vraiment, tu vas découvrir un "nouveau collège". Il nait dans la douleur des inquiétudes légitimes et des critiques outrancières. La France est un pays qui n'aime rien tant que se projeter dans le passé. Hier, une chaîne de télévision (L'Equipe21) n'a rien trouvé de mieux à faire, pour présenter le match France-Allemagne de demain que de diffuser en INTEGRALITE un autre France-Allemagne, celui de...1982! Il faudrait quand même non pas oublier un passé glorieux et moins glorieux, mais cesser de faire référence en permanence à son Histoire pour l'unique plaisir masochiste de nous y enfermer en n'osant plus se tourner résolument vers l'avenir, malgré des atouts incontestables et que nous envient bien des pays étrangers. Parmi ces atouts, il y a toi Arthur, cette jeunesse qui "fait peur" à bien des adultes quand elle devrait au contraire nous porter à l'optimisme! "La France ce vieux pays..." disait Dominique de Villepin dans un discours prononcé à New York au siège de l'ONU... A quand un autre discours qui commencerait par:

"La France, ce pays jeune et enthousiaste..."

Tu vois Maud, le collège ne t'accueillera plus l'an prochain. Tu as eu ton Brevet. Je t'en félicite! Ce n'est pas un examen facile pour ces élèves qui, comme toi, ont souffert pendant quatre ans mais ont voulu aller au bout et, avec acharnement, abnégation, patience, rires et larmes, malgré les difficultés héritées année après année et depuis le CP, ont décroché ce premier diplôme d'une vie... Tu iras en lycée professionnel. C'est ton choix. Et je suis fière de toi!...

Vous voyez, toutes et tous, à quel point "réussir" est une longue marche et pas du tout un long fleuve tranquille. Y compris pour les excellents élèves qui parfois, devant des programmes ayant attendu un temps certain pour être renouvelés, s'ennuient à mourir.

Je vous souhaite de belles vacances, que vous changiez d'horizon ou pas pendant cette période qui est aussi un apprentissage. Je déteste, vous le savez, les "conseils d'adultes", ces recommandations dont nous-mêmes savions nous affranchir lorsque nous avions votre âge. Si je devais néanmoins me plier à l'exercice, je vous dirais ceci:

"Profitez de cet été pour vivre, rire, chanter, aimer et danser. Pour faire des rencontre loin des réseaux "sociaux" qui n'offrent que des profils quand on veut des amis! Ouvrez plutôt vos yeux et vos oreilles... Ils sont vos cahiers, bien moins évanescents...

Vous n'oublierez jamais le parfum délicat de cette joue embrassée, ni l'odeur matinale du pain posé sur la table et n'attendant que vous, ni le bruit du vent couvrant à peine le clapotis joyeux de la rivière toute proche...

Vous n'oublierez jamais la caresse intime de l'eau glissant entre vos doigts, apaisant votre soif...

Vous n'oublierez jamais ce regard appuyé dans le silence d'une rencontre éphémère...

Vous n'oublierez jamais ce livre, ce seul passage, ces quelques lignes, ce seul mot peut-être, qui feront de vous un autre, une autre...

Dont vous vous souviendrez...

Alors vous aurez réussi!

A jamais!

Christophe Chartreux

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Le Covid-19, une difficulté de plus pour les jeunes enseignants...

3 Février 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le Covid-19, une difficulté de plus pour les jeunes enseignants...

Absence de lien avec les collègues, directives changeantes, rapport aux élèves bouleversé… les conséquences de la pandémie rendent le début de carrière encore plus délicat.

Pour les enseignants, les débuts de carrière n’ont jamais été de tout repos. Cumuler stage et formation, découvrir l’univers de la classe tout en validant la fin de ses études… Mais avec la pandémie liée au coronavirus, les jeunes professeurs font leur entrée dans une institution ballottée au rythme des confinements et des revirements de la politique sanitaire.

La première difficulté, citée par tous les professeurs en formation interrogés, tient à l’impossibilité de partager son expérience avec les autres étudiants. L’année du master 2 – lorsque les professeurs stagiaires cumulent l’enseignement en classe et la formation dans les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé) – est particulièrement délicate.

(...)

Les étudiants se sentent seuls

Dans les classes, l’absence des épreuves d’oral « pose aussi des problèmes de légitimité », rapporte Muriel Coret, maîtresse de conférences en sciences du langage à l’Inspé de Poitiers et responsable de la formation des enseignants au Snesup-FSU. « Nos élèves nous disent qu’ils n’ont pas eu un véritable concours », affirme-t-elle. Un oral de titularisation, à l’issue de l’année de stage, a été exceptionnellement créé pour la promotion 2020 des jeunes enseignants.

Sur le papier, le master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) est loin d’être la plus sinistrée des formations universitaires : les stages ont été maintenus, et les étudiants peuvent découvrir la classe comme prévu. « On s’efforce de continuer à visiter les stagiaires », assure Muriel Coret. Mais malgré cela, les échanges sont réduits et ils se sentent seuls. »

Avec des modules supprimés, des échanges moins fréquents et de moins bonnes qualité, les enseignants stagiaires se sont parfois tournés vers les ressources en ligne. Une stagiaire en lettres modernes dit consulter le site Weblettres, une professeure des écoles flâne sur les blogs pour trouver des idées, l’enseignante d’espagnol citée plus haut choisit parfois des documents sur le site Les Quichotteries de Delphine, destiné aux professeurs de sa discipline. « Les jeunes enseignants ont-ils profité du Covid-19 pour constituer encore plus de réseaux virtuels d’échanges qu’à l’ordinaire ?, interroge Pierre Périer. Il faudra du temps pour le mesurer. »

(...)

Les difficultés ne découragent pas pour autant les jeunes enseignants – une seule démission est à déplorer dans la promotion de Muriel Coret, à Poitiers. « Ce n’est pas beaucoup, assure-t-elle. On voit bien que malgré une entrée dans le métier particulièrement dure cette année, les jeunes ont envie de se battre. » Au printemps dernier, les mots d’encouragement de parents découvrant l’école à la maison en ont « boosté » plus d’un. Les inscriptions au concours de professeur des écoles pour la session 2021 ont d’ailleurs augmenté de 14 %, même si celles du capes sont en légère baisse (– 2 %), précise au Monde le ministère de l’éducation nationale. « Les gens se sont rendu compte que c’était un métier difficile, et quand vous débutez, ça fait plaisir à entendre », assure Elsa, en master MEEF-SVT à Paris, qui passera le concours cette année.

Violaine Morin

Intégralité à lire en cliquant ci-dessous

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Flexion, extension : la drôle de séance de sport de Blanquer dans une cour d’école

3 Février 2021 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education

VIDÉO. Le ministre de l’Education nationale a participé à un cours d’EPS lors d’une visite dans une école parisienne, où il a précisé les mesures du nouveau protocole sanitaire dans les établissements.

L’image a fait sourire de nombreux internautes. Jean-Michel Blanquer a pris part à un cours d’éducation physique avec de jeunes enfants afin de promouvoir la pratique sportive dans les établissements scolaires, lors d’une visite dans une école parisienne, ce mardi 2 février.

L’image a fait sourire de nombreux internautes. Jean-Michel Blanquer a pris part à un cours d’éducation physique avec de jeunes enfants afin de promouvoir la pratique sportive dans les établissements scolaires, lors d’une visite dans une école parisienne, ce mardi 2 février.

Aux côtés des enfants et de Tony Estanguet, président du comité d’organisation des jeux Olympiques 2024, le ministre de l’Education nationale a participé à un échauffement de boxe. On devine sur les images ci-dessous qu’il n’est pas grand sportif.

Il a également précisé les nouvelles mesures concernant le protocole sanitaire en milieu scolaire. Un durcissement qui intervient en plein débat sur la question de l’ouverture des écoles en cas de reconfinement.

Le dépistage positif d’un seul élève de maternelle au Covid-19 suffira désormais à entraîner la fermeture de sa classe, selon le dernier protocole publié par le ministère de l’Education. « L’apparition d’un cas confirmé parmi les élèves implique que les autres élèves de la classe soient identifiés comme contacts à risque », souligne le ministère dans sa « foire aux questions » mise à jour lundi.

(...)

L'OBS (avec AFP)

Suite et fin en cliquant ci-dessous​​​​​​​

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Situation sanitaire : et les écoles ?

2 Février 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Situation sanitaire : et les écoles ?

Une réunion sanitaire s’est tenue avec le ministère en amont de l’intervention du premier ministre. Lors de cette réunion aucun scénario n’a été annoncé par le directeur de cabinet.

La FSU était reçue ce vendredi pour évoquer la situation sanitaire et son impact pour les établissements scolaires. Lors de ce rendez-vous, plusieurs points ont été évoqués parmi lesquels l’anticipation des scénarios possibles et de l’information faite aux personnels ont été centrales. Ainsi la possibilité d’un dézonage des vacances avec une semaine supplémentaire nécessite des éclaircissements. Le SNUipp avec la FSU n’est pas opposé à cette hypothèse qui permet d’éviter une fermeture totale des établissements pendant plusieurs semaines et si elle n’est pas conditionnée à un rattrapage ultérieur. Dans ce cas, quel retour en présentiel avec quel protocole après ces 3 semaines ? Et si le scénario le moins souhaitable, la fermeture totale des écoles, devait se mettre en place, la FSU a porté la demande d’anticipation pour permettre aux équipes de s’y préparer et de ne pas se retrouver dans la situation de mars dernier.

Le cabinet a, suite à l’intervention de la FSU, réaffirmé la volonté de garder les écoles ouvertes et n’a pas donné de réponses sur la possibilité de prolonger les vacances d’hiver.

D’autres sujets ont aussi été évoqués : demande d’un calendrier précis de vaccination, harmonisation de la prise en compte des cas Covid, clarification de la règle des 2 mètres à la cantine, situation administrative des personnes vivants avec des personnes vulnérables…. L’administration n’a réellement répondu que sur la doctrine de traçage qui va être modifiée : dorénavant le traçage des cas contacts se fera dès l’apparition d’un cas Covid dans une classe. Si le variant est détecté, la fermeture de classe aura lieu dès le premier cas de variant détecté, avec toute l’impossibilité actuelle à identifier rapidement le variant…

Par ailleurs, la FSU a relayé toutes les difficultés rencontrées sur le terrain par les personnels : manque de remplaçants qui amènent certains Dasen à fermer les écoles lorsque les enseignants sont absents, RASED détournés de leurs missions, cas covid non déclarés par les familles, non-respect des 7 jours d’isolement par les parents, non fermeture des écoles avec un nombre importants de cas positifs …

Face à tous ces questionnements, le Ministère fait mine d’écouter et répond peu. Pourtant, les équipes ont besoin de réponses au plus vite. Le ministère doit proposer dès maintenant des scénarios prenant en compte l’ensemble des problématiques et permettant à chacune et chacun d’appréhender cette période compliquée de la façon la moins anxiogène possible. Le déni permanent et l’improvisation sont insupportables.

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