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Vivement l'Ecole!

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Françoise Lantheaume: «Chez les jeunes, un roman national existe, beaucoup plus fort que ce qu’on imaginait»...

24 Novembre 2016 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Histoitre

Françoise Lantheaume: «Chez les jeunes, un roman national existe, beaucoup plus fort que ce qu’on imaginait»...

EXTRAIT

L’enquête, codirigée  par cette professeure des sciences de l’éducation, prend à rebours  les discours inquiets de nombre d’hommes politiques. L’histoire  de France telle que racontée par la jeunesse hexagonale est un récit  optimiste, laïc et emprunt de fierté. La guerre est la trame du roman  national, l’égalité son épilogue.

Ils avaient peur que leur enquête, lancée en 2011, soit du «réchauffé». A l’époque, Nicolas Sarkozy est candidat à sa réélection, il y a eu les débats sur l’identité nationale, un ministère lui a été consacré et le projet de musée de l’histoire de France n’a pas encore capoté. Mais les travaux des chercheurs demeurent d’une brûlante actualité. Election approchant, la droite en remet traditionnellement une couche sur l’identité et le roman national, prenant pour cible l’enseignement de l’histoire qui tuerait dans l’œuf tout élan patriotique des élèves. Ces cours seraient le lieu d’apprentissage de l’autoflagellation où l’on formerait des citoyens honteux et paumés. Eh bien non. Ce n’est qu’un marronnier de campagne qui ne se vérifie pas sur le terrain.

C’est ce que prouve l’équipe internationale et pluridisciplinaire emmenée par Françoise Lantheaume, historienne, spécialiste des sciences de l’éducation et sociologue, dans le Récit du commun, présenté au stand des Presses universitaires de Lyon à l’occasion des Rendez-Vous de l’histoire, à Blois, ce week-end. Les chercheurs se sont fait conter l’histoire nationale par 6 600 jeunes de 11 à 19 ans. Cette étude, d’une ampleur inédite, coordonnée par le laboratoire Education, Cultures, Politiques (ECP) de l’université Lyon-II, montre que le roman national existe bel et bien. Et il est aussi vivace, que progressiste. Les valeurs républicaines en constituent la trame narrative. L’enquête a été menée en métropole mais aussi à la Réunion, puis en Suisse, en Allemagne et en Catalogne.

L’énoncé de votre enquête était très simple : «Raconte l’histoire de France…»

«… telle que tu la connais, telle que tu t’en souviens», sans aucune autre contrainte. Il ne s’agit pas d’une évaluation, la consigne se démarque des énoncés scolaires habituels : elle pousse au récit. Raconter induit une implication personnelle. La question suivante portait sur les sources de leurs connaissances, ils devaient choisir cinq possibilités parmi une vingtaine et hiérarchiser les cinq premiers.

Existe-t-il un récit commun ?

A vrai dire, nous doutions de son existence, non pas au niveau de l’enseignement transmis mais des élèves. La mondialisation ayant tendance à produire un éclatement mémoriel réduisant la part laissée à l’histoire proprement nationale, nous voulions comprendre s’il y avait construction d’un récit commun par le bas, par les élèves eux-mêmes et vérifier de quoi il était constitué. Or, il ressort de notre enquête qu’un roman national très fort, beaucoup plus fort que ce qu’on imaginait, demeure. Et ce, quel que soit l’âge, l’origine sociale ou géographique des élèves. Finalement, c’est le récit de l’histoire de France du personnel politique qu’il faudrait étudier. Le décalage se situe peut-être là !

Avez-vous retrouvé l’«apartheid territorial» décrit par Manuel Valls ?

En banlieue ou dans les ZEP, on trouve les mêmes constituants avec trois ingrédients incontournables : les rois, la guerre, la Révolution. Et les élèves sont du côté du peuple, même dans les établissements privés. La seule sous-population à se distinguer, ce sont les élèves de lycées professionnels. Le nombre de non-réponse ou de réponses farfelues, avec des textes qui associent par exemple Zidane et la Révolution, y est significatif. Le récit est probablement une forme qui ne convient pas aux sections professionnelles où la maîtrise de l’écrit est plus problématique. Si nous menions des entretiens avec ces élèves, peut-être raconteraient-ils l’histoire de France différemment, dégagés de l’angoisse de la page blanche.

L’école n’est pas la seule source, quel est ce «bain historique» dans lequel les élèves baignent ?

C’est la «mythistoire», pour reprendre le concept de Jocelyn Létourneau qui codirige avec moi l’ouvrage collectif. Il s’agit d’un mélange de savoirs et de mythologie diffusé dans la société par différents canaux - les familles, la télé… - et dont les jeunes s’imprègnent en se socialisant. Cette mythistoire construit la conscience historique, celle d’appartenir à un temps et d’en être le produit. Quand un élève dit que les Français ont «toujours été rebelles», il est dans la représentation, la croyance. Sont mêlées la vision qu’ils ont d’eux-mêmes et l’histoire, avec ses révoltes successives.

Le passé est aussi ce que l’on réécrit en permanence…

Les élèves ont une vision très «présentiste» de l’histoire. Ils pensent vivre son aboutissement, sa fin et considèrent qu’il n’y a pas mieux. Une chose m’a frappée, en lisant et relisant les textes : pour eux, l’histoire de France est un progrès permanent. Les récits ne sont pas du tout déclinistes, la France a surmonté beaucoup d’épreuves, parfois avec l’aide des Alliés, comme les Américains, et s’est grandie.

(...)

Noémie Rousseau

Suite et fin à retrouver ci-dessous

LE RÉCIT DU COMMUN sous la dir. FRANÇOISE LANTHEAUME et JOCELYN LÉTOURNEAU, PUL, 240 pp., 18€.

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Najat Vallaud-Belkacem : « 500 enseignants de plus en 2017 pour l’académie de Créteil »...

24 Novembre 2016 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

Najat Vallaud-Belkacem : « 500 enseignants de plus en 2017 pour l’académie de Créteil »...

Le 19 novembre 2014, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en visite à l’école Jean-Rostand de Bondy, lançait un plan d’urgence en faveur des écoles de Seine-Saint-Denis. Des mesures attendues de pied ferme par les enseignants et les parents, après une énième rentrée perturbée par des absences d’enseignants non remplacées, des classes surchargées… Deux ans après, la patronne de la rue de Grenelle tire le bilan de ce plan et annonce dans Le Parisien le renouvellement du concours exceptionnel de l’académie de Créteil, qui permettra de recruter en 2017, 500 enseignants supplémentaires pour le 1er degré, s’ajoutant aux recrues du concours ordinaire.

Quel bilan tirez-vous de ce plan d’urgence ?

Najat Vallaud-Belkacem. La Seine-Saint-Denis est l’un des départements qui a le plus souffert des suppressions de postes dans l’Education nationale décidées sous Nicolas Sarkozy. Pourtant, elle accueille un nombre record de nouveaux élèves chaque année et affronte de grandes précarités économiques et sociales. Pour répondre à ces besoins, nous avons créé depuis 2012 1 066 postes. Mais ils sont souvent restés non pourvus, car le territoire souffrait d’un manque d’attractivité. Nous avons donc lancé un concours supplémentaire qui pouvait être passé par des candidats dans toute la France. Cette mesure a marché. Elle nous a permis de créer et pourvoir 1 000 postes - en plus du concours classique - et j’ai décidé de la renouveler en 2017 pour en ouvrir 500 autres.

La multiplication des concours a aussi donné l’impression d’organiser des recrutements au rabais. Dans l’académie, la note du dernier admis plafonnait à 8/20 en 2015 contre 13,5/20 à Rennes…

Ces notes servent juste à classer les candidats. Contrairement à un examen, le fait d’être sous la moyenne ne signifie pas que vous n’avez pas le niveau. Si vous êtes sélectionné, c’est que vous êtes capable d’exercer. Nous avons mis en place en 2015 une expérimentation dans l’académie pour inciter les étudiants locaux à s’inscrire en master des métiers de l’enseignement, et favoriser ainsi la stabilité des équipes. Ils peuvent désormais étudier en alternance dès leur master 1 en étant rémunérés. Sur 103 étudiants, plus de 80 % ont réussi leur concours, contre 70 % en master traditionnel. Cette possibilité s’étend désormais à d’autres académies.

Les problèmes de remplacements semblent s’être arrangés…

Nous avons renforcé le vivier de remplaçants tout en essayant de réduire le nombre de contractuels dans le 1er degré. Ils étaient 430 à la rentrée 2016, contre 595 en 2014. Ceux qui restent bénéficient désormais d’une formation spécifique et sont tutorés par un professeur expérimenté tout au long de l’année.

Votre plan prévoyait la création d’un concours spécifique pour inciter ces contractuels à devenir enseignants…

Nous souhaitions le créer par décret, mais ça n’a pas été possible. Il faut passer par la loi. C’est en préparation dans le cadre du projet Egalité-Citoyenneté.

Le Snuipp-FSU 93 réclame la restauration des 190 postes de Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) supprimés sous Sarkozy, il n’en était pas question dans votre plan…

On a stoppé l’hémorragie. Il y en a 16 de plus qu’en 2012. Ce sera l’une des priorités de la rentrée 2017. Avec la réforme de l’éducation prioritaire, 64 % des écoles du 93 sont désormais en Réseau d’éducation prioritaire. Cela leur rajoute des moyens en termes d’assistants sociaux, d’infirmiers, de psychologues et limite le nombre d’élèves par classe. Je souhaite évidemment que nous allions encore plus loin.

Hélène Haus

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Revue de Presse Education... Divers...

24 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Divers...
Divers

L’historien Antoine Prost nous rappelle La création des SES : entre Fouchet, Pompidou, et De Gaulle. “L’émergence des SES est désormais bien connue. Elle s’inscrit dans le contexte d’une réforme beaucoup plus globale, où la réorganisation de l’enseignement supérieur commande celle du second cycle du second degré.”

Le Café pédagogique nous annonce que Les inspecteurs cherchent une nouvelle place. “"Il y a vraiment une grande distance entre l’image traditionnelle du métier et la réalité du travail" des inspecteurs. Cet avis de Xavier Pons, donné au Café pédagogique en mai 2016, est confirmée par le récent rapport de l’Inspection générale sur "le rôle et le positionnement des inspecteurs du second degré en académie". Dirigé par Erick Roser, Bernard André et Jean-François Cuisinier, il montre un corps en complète mutation qui cherche à redéfinir ses missions et sa place hiérarchique.”

Dans le cadre de la semaine Ecole-entreprises, Le Parcours Avenir au quotidien du collège. “Comment mettre en place le Parcours Avenir, ce nouveau dispositif qui doit faire découvrir les entreprises et les métiers aux collégiens de la 6ème à la 3ème ? Le 22 novembre, N Vallaud Belkacem rencontre au collège Gréard à Paris des enseignants et des représentants d’entreprises qui ont mis en pratiques le Parcours. Une visite élargie pour découvrir les productions de l’Onisep et le projet d’une startup sous le regard du Conseil national éducation économie. Le message est clair : il y a plus d’une façon de cheminer sur le Parcours Avenir.”

Transformer les organisations éducatives avec la classe inversée. “Le 5e colloque France-Québec e-éducation s’est tenu du 7 au 10 novembre 2016, à Poitiers en France et à Montréal au Canada, avec des relais assurés à distance dans toute la francophonie. L’École branchée y a assisté, à partir de Montréal.
Voici un aperçu des discussions de la table ronde sur la classe inversée, animée par Jacques Cool, directeur de Cadre21, à laquelle ont participé Marcel Lebrun, professeur à l’Université de Louvain, en Belgique, et François Guité, consultant au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec
.”

Un créationniste pour l’éducation dans le gouvernement Trump ? "Donald Trump meets with creationist Jerry Falwell Jr about possibly becoming next Secretary of Education"

"Post sponsorisé, publication biaisée, article de presse... Une étude menée par l’Université de Stanford montre que les collégiens, lycéens et étudiants américains sont souvent perdus lorsqu’il s’agit de déterminer la fiabilité d’un article en ligne."

Bernard Desclaux

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5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019)...

23 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère des familles, de l'enfance et des Droits des femmes Publié dans #Education, #Femme

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Le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences (2017-2019) traduit l’engagement sans relâche de l’État pour permettre aux femmes victimes de violences, d’accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire.

Le plan fixe 3 objectifs

  1. Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droits
  2. Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants
  1. Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol
5ème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019)...
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Dans le XVe arrondissement, des enfants défavorisés privés de cantine...

23 Novembre 2016 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

planetenorzem.canalblog.com

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La mairie, tenue par l'élu de droite Philippe Goujon, explique que ces élèves bénéficient déjà d'un repas dans le centre d'hébergement d'urgence où ils vivent. Un «doublon injustifié».

La mairie du XVarrondissement de Paris, tenue par Philippe Goujon (Les Républicains), semble avoir un problème avec l’accueil des populations défavorisées. L’élu s’était déjà fait remarquer au mois de juin en barrant l’accès d’un gymnase de l’arrondissement où devaient être hébergés, temporairement, des migrants évacués de leur campement parisien.

Cette fois, la municipalité a décidé d’empêcher une vingtaine d’enfants scolarisés à l’école polyvalente des Frères Voisins de déjeuner à la cantine scolaire avec leurs camarades de classe. Motif : ces élèves bénéficient déjà d’un repas de midi dans le centre d’hébergement d’urgence où ils logent.

Aller-retour entre l'école et le centre

Un «doublon injustifié», selon un texte de Jean-Baptiste Menguy, élu du XVe délégué à l’Education et à la caisse des écoles, la structure gérant les cantines, que Libération a pu consulter. Pour lui, les enfants doivent donc, lors de la pause déjeuner, faire l’aller-retour entre l’école et le centre d’hébergement du Colonel Avia, aussi situé dans l’arrondissement.

Cette structure temporaire a été ouverte il y a un an et doit fermer ses portes en mars prochain. Gérée par Emmaüs Solidarité, elle accueille aujourd’hui 167 personnes vivant en famille, orientées là par le Samu social. Certaines sont de nationalité française, d’autres viennent d’Afrique subsaharienne ou sont d’origine rom. L’intégration de ce public défavorisé dans le quartier s’est bien déroulée, notamment à l’école.

«Un moyen de s'intégrer»

Delphine Camps, présidente de l’association de parents d’élèves (FCPE) du groupe scolaire aux Frères voisins fréquenté par ces enfants, regrette la décision de la caisse des écoles. «Pour ces enfants, déjeuner à la cantine est un moyen de s’intégrer. Ils sont demandeurs, comme le corps enseignant et l’équipe périscolaire», explique-t-elle. Elle comprend d’autant moins ce blocage que «cela ne concerne qu’une vingtaine d’élèves» et ne pose donc pas de défi logistique insurmontable.

Sollicité par Libération, Jean-Baptiste Menguy assume sa décision. «La convention liant Emmaüs à la ville de Paris prévoit qu’un repas soit servi le midi aux personnes hébergées dans le centre, dont les enfants. Nous souhaitons éviter les doublons. Il ne peut y avoir de repas à la carte.» Il assure néanmoins être prêt à changer d’avis et à ouvrir les portes de la cantine si les familles s’engagent à payer le tarif social, le moins élevé, qui facture le repas 13 centimes. De quoi lever un blocage qu’il a en bonne partie suscité ? Des tractations sont en cours pour faire évoluer les choses.

Sylvain Mouiilard

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Comment parler de politique aux jeunes?...

23 Novembre 2016 , Rédigé par La Croix Publié dans #Education, #Politique

zoom

Primaire de la droite, primaire de la gauche, élection présidentielle, les semaines et les mois à venir s’annoncent riches en événements politiques. Ces différents rendez-vous sont autant d’occasions d’aborder le sujet en famille.

Entretien avec Sophie Lamoureux, auteur du livre « Comment parler de politique aux enfants ? » (Ed. Le baron perché).

La Croix : Les enfants s’intéressent-ils à la politique ?

Sophie Lamoureux : Oui, les enfants s’intéressent à la politique si leurs parents s’y intéressent aussi. Or, comme beaucoup ne le font pas, il y a de plus en plus de jeunes qui ne veulent plus s’engager. Et c’est bien là le drame ! Car lorsqu’on ne s’occupe pas de politique, c’est elle qui s’occupe de vous. Ou tout du moins, ses « spécialistes », les hommes et les femmes politiques.

À l’ère des réseaux sociaux, quelle image ont les jeunes de ces hommes et de ces femmes politiques ?

Sophie Lamoureux : Les jeunes appartiennent au même monde que nous, ils en ont donc aussi une image plutôt négative. Les réseaux sociaux sont devenus des médias de choix pour exprimer son mécontentement et dénigrer la politique. Mais ce qui est vrai en France ne l’est pas forcément ailleurs. Regardez Barack Obama et Donald Trump aux États-Unis. L’ancien président avait réussi à fédérer des millions de « followers » et le nouveau prétend avoir gagné l’élection grâce à Facebook et Twitter.

À partir de quel âge peut-on commencer à parler de politique aux enfants  ?

Sophie Lamoureux : Dès qu’un enfant pose des questions. Et il en pose très tôt sur la politique puisqu’elle concerne l’organisation de notre vie à tous. Les occasions ne manquent donc pas. En règle générale, les grandes questions surgissent vers l’âge de 5-6 ans et sont souvent d’ordre philosophique, du genre : « Pourquoi il y a des riches et des pauvres ? » Des réponses et surtout de l’écoute obtenues dépendront leur curiosité future et leur capacité à réfléchir par eux-mêmes. Il est donc très important de les accompagner dans cette étape. Ensuite, vers l’âge de 7-8 ans, viennent les questions plus « scientifiques », comme « Combien y a-t-il de députés à l’Assemblée nationale ? ». Ils attendent alors des réponses concrètes, des certitudes.

(...)

Entretien à poursuivre en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Combat des primaires - Ecole, entreprises, économie - Divers...

23 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Combat des primaires - Ecole, entreprises, économie - Divers...

Le combat Fillon-Juppé est bien engagé. Côté gouvernement c’est justement la semaine école -entreprise. Des informations diverses complèteront cette revue d’aujourd’hui.

Combat de primaires

Pour le Figaro, Fillon-Juppé : quel est leur programme en éducation ? Au menu : “Hausse de la rémunération des enseignants, réforme du bac, sélection à l’université : comparaison de leurs programmes sur l’éducation.”

Pour Le Monde, Primaire de la droite : l’éducation, une priorité commune mais des différences de fond.François Fillon défend un programme résolument conservateur – respect, autorité, port de l’uniforme, « récit national » – et annonce des suppressions de postes « massives ».”

François Fillon face à l’éducation : rétrograde, il renie jusqu’à de Gaulle. “S’il y a bien une chose que l’on remarque quand on s’intéresse au programme de François Fillon pour l’éducation, en vue de la présidentielle de 2017, c’est qu’il a pris de nombreux virages depuis 2005, époque à laquelle il était ministre de l’Éducation.” Et Claude Lelièvre va nous les rappeler…

Éducation, RSI, entreprises… Que veut François Fillon ?Un entretien exclusif avec Pierre Danon, entrepreneur et adjoint à la campagne pour la primaire de François Fillon.”

Ecole, entreprises, économie

Le ministère relance les relations Ecole Entreprises. “"Je t’aime moi non plus". C’est un peu la rengaine des relations Ecole Entreprises depuis longtemps. A l’occasion de la semaine école -entreprise, N Vallaud Belkacem veut casser cette image et montrer qu’une ministre socialiste de l’éducation peut renforcer les relations entre ces deux mondes qui se battent froid. Elle lance notamment le site "Le Tuto des stages".”

École-Entreprise : développer les relations pour l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes.Najat Vallaud-Belkacem présente mardi 22 novembre les différentes initiatives prises pour améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes : parcours Avenir, EPI monde professionnel, interventions de start-up innovantes sur l’orientation, missions menées par l’ONISEP (opérateur du ministère), dans le cadre de la semaine École-Entreprise.”

Education : de nouvelles conventions pour renforcer le lien entre école et entreprise. “La ministre de l’Education va signer ce mardi des conventions avec la SNCF, Engie, Renault et les gestionnaires de réseaux de gaz.” Marie-Christine Corbier“ termine son article ainsi : “Le lien entre l’école et l’entreprise, c’est aussi l’enseignement de l’économie. Un sujet sensible, qui avait provoqué la colère de certains patrons. « Nous aurions dû associer dès le début » le Conseil national éducation économie (CNEE) à l’aménagement du programme, admet la ministre, qui prône « un programme d’économie mieux organisé tout au long des trois années du lycée » et qui tienne compte de l’avis des professeurs.”

L’article est présenté ainsi par le Café pédagogique : Le CNEE et les programmes d’économie. “Qui doit décider des programmes d’enseignement d’économie ? La dernière modification a entraîné la démission des représentants patronaux au Conseil national éducation économie. Pour N Vallaud Belkacem c’était bien une erreur, déclare-t-elle dans un entretien donné aux Echos.”

Najat Vallaud-Belkacem : « Donner aux élèves la vision la plus lucide des innombrables opportunités qu’offre le monde de l’entreprise ». Par Marie-Christine Corbier. “Jusqu’à présent, les élèves devaient attendre le stage de 3è pour faire l’expérience du monde professionnel, alors même que cette classe de 3è est celle où on leur demande de choisir leur voie pour le lycée. Nous avons changé cela en permettant une familiarisation des collégiens avec ce monde professionnel dès la 6è. C’est le Parcours Avenir, fait de visites régulières d’entreprises, de rencontres avec des chefs d’entreprise ou de salariés invités en classe et d’expériences pratiques de mini-entreprises par les élèves.”

Divers

L’Éducation nationale et l’AFP se mobilisent autour de l’association "Entre les Lignes" pour l’éducation aux médias et à l’information. Communiqué de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 21/11/2016. “Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’Agence France-Presse et l’association "Entre les lignes" ont signé lundi 21 novembre une convention de partenariat triennal pour renforcer l’éducation aux médias et à l’information (EMI) dans les établissements.”

Najat Vallaud-Belkacem lance une mobilisation pour l’apprentissage du français aux publics migrants et réfugiés. Communiqué de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 21/11/2016. “Ce plan repose sur la mobilisation des associations partenaires du ministère, des ONG, des réseaux humanitaires et de solidarité impliqués dans l’accueil et l’accompagnement de ces personnes, ainsi que des réservistes citoyens de l’éducation nationale qui pourront prolonger leur engagement citoyen.”

Jean-Paul Delahaye : Pour un « PISA CHOC » enfin !Pourquoi , à la différence de l’Allemagne ou de la Pologne, les mauvais résultats de Pisa se succèdent-ils en France sans soulever le "Pisa choc" qui permettrait le redressement ? Pour Jean-Paul Delahaye, ancien conseiller de V Peillon et ancien directeur de l’enseignement scolaire, c’est qu’un Pisa Choc irait contre trop d’intérêts. "La refondation de l’école n’est pas d’abord un sujet technique. C’est d’abord un sujet politique si l’on veut parvenir à dépasser les intérêts particuliers et faire adhérer la population à une politique d’intérêt général. Il y a aujourd’hui une lutte des classes au sein du système éducatif", nous dit l’ancien patron de la Dgesco…” Depuis qu’on l’attend ce choc ... M’étonnerais que le sourcilleux et le boiteux le sentent !

Je suis une vraie prof, et ce qui se passe dans l’Education nationale me déprime, par Lucie Martin “Au vu des charmants commentaires qui ont fait suite à mon précédent article, il me semble nécessaire de faire un point d’étape.
J’ai une mauvaise nouvelle pour un certain nombre, semble-t-il, de mes lecteurs : je suis une « vraie prof ». Je suis fonctionnaire, diplômée, et j’enseigne depuis de nombreuses années les lettres classiques. Désolée
.”

Et puis Suivez la conférence du Cnesco sur "Education , territoire et mixité sociale"

Bernard Desclaux

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Fillon président ? Un coup de massue pour l'école...

22 Novembre 2016 , Rédigé par Mediapart - B Girard Publié dans #Education, #Politique

club.ados.fr

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EXTRAITS

La victoire de Fillon aux primaires de la droite est comme un coup de tonnerre non pas dans un ciel serein mais dans un climat lourd de menaces pour l’éducation. Si son programme éducatif – finalement très proche de celui de Le Pen – prévoit de ramener l’école très loin en arrière, Fillon traîne également derrière lui un passé - de chef de gouvernement et de ministre de l’Education – très caractéristique de la pensée réactionnaire.

(...)

Les années ont passé et la droite fillonesque, toujours plus décomplexée, aligne son projet éducatif sur les représentations les plus rétrogrades. Au cours du dernier débat télévisé entre les candidats de droite, c’est avec une hargne peu commune qu’il a repris les poncifs les plus éculés sur la pédagogie - «  l’échec de l'école, c'est la faute d'une caste de pédagogues prétentieux qui ont imposé des programmes jargonnants » - une conception qui l’avait conduit, donc, à supprimer la formation des profs et qui en dit long sur la pensée sous-jacente de l’individu. Ce n’est quand même pas un hasard s’il bénéficie de l’appui remarqué du lobby ultra- réactionnaire SOS-éducation, vantant « le programme de rupture » du candidat Fillon. De fait, son projet pour l’avenir a tout d’une lourde croisade réactionnaire :

- examens d’entrée au collège comme en lycée, multiplication des redoublements, avec, comme corollaire une généralisation de l’apprentissage pour les enfants des milieux défavorisés ;
- pleins pouvoirs donnés aux chefs d’établissement sur le recrutement des enseignants mais aussi des élèves ;
- suppression de plusieurs dizaines de milliers de postes.

(...)

B Girard

Le billet complet est à lire ci-dessous

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Semaine École-Entreprise : l’Éducation nationale renforce ses liens avec le monde professionnel...

22 Novembre 2016 , Rédigé par MEN Publié dans #Education

A l’occasion de la semaine École-Entreprise, Najat Vallaud-Belkacem a organisé une matinée entière sur l’insertion professionnelle des élèves, pour donner à voir l’implication forte et continue de l’Éducation nationale en la matière. La ministre a aussi lancé le site web « tuto des stages » et signé 4 partenariats supplémentaires avec des grandes entreprises.

Lors d’un déplacement au collège Octave Gréard, dans le 8ème arrondissement de Paris, Najat Vallaud-Belkacem a tout d’abord montré les récentes évolutions intervenues pour favoriser la découverte des métiers par les élèves, dès le collège et les premières étapes de l’orientation : Parcours Avenir de la 6ème à la terminale pour mieux s’orienter et découvrir très tôt les métiers et les premières clefs de compréhension du monde professionnel, EPI monde économique et monde professionnel, interventions de start-up innovantes sur l’orientation (entreprise Impala), missions de l’ONISEP (opérateur du ministère) renforcées sur la relation avec les familles.

La ministre a ensuite présidé une grande rencontre École/entreprise en présence de toutes les entreprises et branches professionnelles partenaires de l’Éducation nationale, autour de trois temps forts :

    • une mise à l’honneur les partenariats développés avec le monde de l’entreprise : stage 3ème, parcours Avenir, constitution de viviers de recrutement pour des métiers porteurs dans l’économie française ; (témoignages croisés du Président du conseil d’administration de l’entreprise Safran, du Directeur général d’AgircArrco, et de la Déléguée Générale de la Fondation TF1)
    • le lancement du nouveau portail du ministère « le tuto des stages », education.gouv.fr/tuto-des-stages, à destination des élèves et de leur famille pour la recherche de stages, des employeurs qui accueillent des stagiaires, et des enseignants qui préparent et évaluent les stages ; les élèves y trouveront des modèles de CV ou de lettres de motivation, des conseils pour réussir leur première journée de stage. Les enseignants y trouveront des guides et outils pédagogiques pour préparer, évaluer et valoriser les stages des élèves. Les employeurs y trouveront des vidéos tutos et des conseils pour accueillir au mieux les stagiaires dans la vie quotidienne des entreprises.
    • la conclusion de nouveaux partenariats avec 6 grandes entreprises : GRDF, GRTGaz, Canalisateurs de France, SNCF, Engie, et Renault. Développement à l’international, constitution de viviers de recrutement, amélioration des diplômes, accueil de stagiaires et réelles opportunités professionnelles pour les jeunes sont au cœur de ces nouveaux accords. Le nombre d’accords-cadres signés avec des grandes entreprises, associations ou branches professionnelles s’élève désormais à 54.

    La ministre se félicite de la conclusion de ces accords, conclus au service de l’intérêt des élèves.

    La semaine École-Entreprise qui se déroule du 21 novembre au 25 novembre 2016, est l’occasion de sensibiliser les collégiens et lycéens au monde de l’entreprise et met en valeur les échanges entre les entreprises et le monde éducatif. Elle implique chaque année plus de 19 000 enseignants et 11 000 entreprises et concernent plus de 200 000 élèves et 5 600 établissements scolaires.  Le thème retenu pour cette 17e édition est « Vers un monde connecté ».

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