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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education - PISA - YAPUKA ! - Enseignement supérieur - Ressources...

9 Décembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

footage.framepool.com

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Encore quelques réactions à propos de PISA aujourd’hui, mais surtout de l’étranger. Certains ont trouvé ce qui n’allait pas, et donc “YAPUKA” ! L’enseignement supérieur est occupé par les résultats d’une enquête sur l’emploi et par les mesures de simplification. Quelques ressources pour conclure.

PISA

Des réactions, mais surtout ailleurs !

Enseignement : pourquoi les élèves flamands sont-ils meilleurs que les francophones ?

ÉDUCATION - Décryptage du dernier classement PISA. “L’OCDE a publié ce mardi les derniers résultats de l’enquête-test PISA, testant les performances des systèmes scolaires du monde entier. Pourquoi ce classement fait-il tant de bruit ? Quelle est la place de la Nouvelle-Zélande et de la France ?

Le Maroc a fait des progrès dans l’enseignement des mathématiques et des sciences (Expert international)

Résultats de l’enquête PISA - Investir en éducation, la clé pour favoriser la réussite, selon la CSQ. “La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) accueille positivement les résultats des élèves québécois, qui font bonne figure dans l’enquête du Programme international pour le suivi des acquis (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Toutefois, elle est d’avis que pour favoriser encore plus la réussite éducative de nos élèves, la future politique que le ministre présentera au printemps devra se conjuguer avec des investissements puisque notre réseau scolaire, malgré ces résultats encourageants, fait face à de nombreux défis, notamment le décrochage scolaire. « Le gouvernement devra réinvestir massivement les surplus dont il se targue pour s’assurer d’offrir à tous les élèves ce dont ils ont besoin pour réussir, s’il veut renverser les dégâts considérables qu’il a causés dans le milieu de l’éducation en faisant le choix de l’austérité », déclare Louise Chabot, présidente de la CSQ
.”

N. Mons : La leçon de Pisa : S’appuyer sur les collectifs enseignants. “A partir des résultats de TIMSS et de PISA, le Cnesco a mené une analyse exploratoire sur les politiques scolaires communes aux pays en tête de ces palmarès. Il en ressort une ligne forte : ces pays assurent « un soutien au travail des enseignants qui ne sont plus isolés dans leur classe ». Nathalie Mons explique concrètement les formes variées que peuvent prendre à l’étranger ces collectifs d’enseignants. Selon elle, collectif d’enseignants et liberté pédagogique ne s’opposent pas. Elle insiste sur le fait que la formation continue des enseignants, qui doit aussi partir des besoins du terrain, renforce la richesse de ces collectifs. A l’étranger, la différenciation pédagogique est aussi au cœur des systèmes éducatifs qui limitent le plus les inégalités sociales à l’école. Le Cnesco organisera au printemps une conférence de consensus sur le sujet. Le programme de la conférence est construit à partir des interrogations des praticiens qui ont répondu à son appel à témoignage, qui avait été relayé par le Café pédagogique. Elle nous livre en primeur les interrogations du terrain sur la différenciation en 2016.”

Pisa : Les stéréotypes de genre marquent encore les résultats. “Où en est on de la fracture sexuée en France dans pisa 2015 ? Jean-Louis Auduc , ancien directeur d’IUFM, suit ces questions depuis des années. S’il fait le point sur l’impact du genre dans Pisa 2015 c’est que les choses ont nettement évolué depuis Pisa 2012. Mais les stéréotypes de genre organisent encore les compétences scolaires en France.”

Pisa : voici ce que les pays bien classés ont à nous apprendre. “Oui l’école française fait de mauvais scores... Mais les enquêtes Pisa permettent aussi de lister les bonnes pratiques des pays les mieux classés.”

YAPUKA !

Éducation : les heures supplémentaires des enseignants coûtent un milliard d’euros par an Par Marie-Estelle Pech. “En contre partie d’une augmentation de leurs traitements, le sénateur (LR) Gérard Longuet propose dans un rapport d’information de faire travailler deux heures de plus par semaine les enseignants.”

Collèges, lycées : le rapport explosif sur l’annualisation du temps de travail des enseignants, par Marie-Christine Corbier. “Il préconise « d’aligner » le temps d’enseignement français sur celui de « pays comparables » tels que l’Allemagne et le Royaume-Uni et d’« augmenter les obligations de service de 2 heures par semaine, soit un plafond annuel de 720 heures pour les certifiés et de 612 heures pour les agrégés ». La préconisation rejoint le programme de François Fillon, dans lequel il indique que le temps de présence doit passer « de 648 à 800 heures par an », avec un temps de cours « inchangé ».”

Pour que souffle un esprit démocratique, il faut un enseignement de qualité. "Quelles sont les raisons profondes des votes en faveur du Brexit, au Royaume-Uni, et de Donald Trump à la présidence des États-Unis ? Plusieurs facteurs ont été avancés par les analystes : repli nationaliste, rejet de l’establishment, insuffisance de la prise en compte de la question des immigrés… Il y a du vrai dans tout cela, mais, dans les deux cas, les résultats pointent vers une cause liée au niveau d’éducation. On peut ainsi postuler que ceux qui ont fait des études ont été « dépassés » par ceux qui n’ont pas eu la chance d’en faire.”

Enseignement supérieur

Ces jeunes ont brisé les plafonds de verre de l’enseignement supérieur. “Les dispositifs d’égalité des chances permettent chaque année à des milliers de jeunes de s’exfiltrer des statistiques de l’échec et d’échapper au déterminisme social.”

Universités : 90% des étudiants ont un emploi moins de trois ans après leur diplôme. “Une étude du ministère de l’Enseignement supérieur montre que le salaire net médian des jeunes diplômés se situe aux alentours de 1 900 euros après un master, contre 1 600 euros après une licence professionnelle.”

Taux d’insertion, emplois et salaires des diplômés de master, discipline par discipline. “L’université française a beau être souvent décriée, les données publiées le mercredi 7 décembre par le ministère de l’enseignement supérieur montrent les (très) bons taux d’insertion professionnelle des diplômés de master. 90% des diplômés en 2013, et entrés dans la vie active dans les 30 mois suivant la validation du diplôme, sont toujours en emploi. Taux d’insertion, nature de l’emploi occupé et salaire... On fait le point.” par Julia Fauconnier.

Éducation : les diplômes sont-ils surévalués ?Qu’apportent les diplômes de si spécifique et de si recherché ? Les grandes écoles sont-elles réellement les mieux outillées pour former les individus ? Alors, éduquer, est-ce structurer ou formater ?” Conférence du Collège des Bernardin qui vient d’être mis en ligne.

Les 20 nouvelles mesures de simplification de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le site du ministère.

Enseignement supérieur : la simplification se poursuit par Natacha Lefauconnier. “Renforcement des formations numériques, recrutement des chercheurs facilité... Vingt nouvelles mesures de simplification de l’enseignement supérieur ont été annoncées, mercredi 7 décembre 2016, par Thierry Mandon. Elles viennent s’ajouter aux 50 mesures présentées en avril.”

70 mesures pour simplifier l’université... est-ce bien raisonnable ?Le 7 décembre, Thierry Mandon a ajouté 20 nouvelles mesures de simplification pour l’enseignement supérieur et le recherche. Elles viennent s’ajouter à un programme de 50 mesures annoncé en avril dernier. Une stratégie de petits pas pour changer les mentalités. La plupart des mesures ne sont qu’en cours de déploiement, voire en « cours de cadrage", mais le secrétaire d’État regrette déjà de n’avoir pas le temps de lancer une troisième vague de mesures !

Ressources

Sébastien Urbansky, L’enseignement du fait religieux. École, république, laïcité, cr par Cécile Campergue. “Cet ouvrage, centré sur l’enseignement du fait religieux (EFR), s’inspire en partie d’une thèse en sociologie, soutenue par l’auteur en 2012 à l’Université d’Aix-Marseille, sur l’expression de croyances religieuses dans l’enseignement public, intégrant une étude comparative entre la France et la Pologne.”

Bernard Desclaux

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9 décembre... Journée de la laïcité...

8 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Laicite

ac-reims.fr

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Quelle est la raison d'être de l'enseignement laïque ?

Extrait de L'Enseignement du peuple, Chapitre XIV, 1849.

"On répète incessamment que la société laïque n'a aucun principe, et par conséquent rien à enseigner. Il faut du moins reconnaître qu'elle peut mieux qu'aucune autre s'enseigner elle-même, et voilà précisément de quoi il est question dans l'enseignement laïque. Pour moi, j'ai toujours prétendu qu'elle possède un principe que, seule, elle est en état de professer et c'est sur ce principe qu'est fondé son droit absolu d'enseignement en matière civile. Ce qui fait le fond de cette société, ce qui la rend possible, ce qui l'empêche de se décomposer est précisément un point qui ne peut être enseigné avec la même autorité par aucun des cultes officiels. Cette société vit sur le principe de l'amour des citoyens les uns pour les autres, indépendamment de leur croyance. Or, dites-moi qui professera, non pas seulement en paroles, mais en action cette doctrine, qui est le pain de vie du monde moderne ? Qui enseignera au catholique la fraternité avec le juif ? Est-ce celui qui, par sa croyance même, est obligé de maudire la croyance juive ? Qui enseignera à Luther l'amour du papiste ? Est-ce Luther ? Qui enseignera au papiste l'amour de Luther ? Est-ce le pape ? Il faut pourtant que ces trois ou quatre mondes, dont la foi est de s'exécrer mutuellement, soient réunis dans une même amitié. Qui fera ce miracle ? Qui réunira trois ennemis acharnés, irréconciliables ? Evidemment un principe supérieur et plus universel. Ce principe, qui n'est celui d'aucune église, voilà la pierre de fondation de l'enseignement laïque."

Edgar Quinet

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PISA - "Les mesures adoptées depuis 2012 par les socialistes vont dans la bonne direction"... OCDE/Gabriela Ramos

8 Décembre 2016 , Rédigé par L'Obs - Caroline Brizard Publié dans #Education, #PISA

leparisien.fr

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Pisa : voici ce que les pays bien classés ont à nous apprendre
"Les mesures adoptées depuis 2012 par les socialistes vont dans la bonne direction", affirme Gabriela Ramos. (PISA/OCDE 2016)
(...)
# Soutenir les établissements défavorisés

Il faut donc tendre donc vers plus de justice scolaire. Premier objectif, les pays doivent soutenir les élèves et les établissements défavorisés : inciter les professeurs les plus expérimentés à y travailler (alors qu'en France, ce sont les débutants qui font leurs premières armes dans l'éducation prioritaire), renforcer leur formation pour qu'ils sachent comment aborder ces élèves en difficulté, nouer des liens entre l'école et les familles.

Ainsi au Canada (Québec), classé 7e en sciences, il existe depuis 2002 un programme spécifique d'aide aux établissements les plus difficiles de la province, "Agir autrement". Le ministère de l'Education met à disposition des professeurs une base de données permettant l'accès à des pratiques efficaces, il fournit une aide à l'organisation et des subsides supplémentaires à près d'un millier d'écoles primaires et secondaires.      

Deuxième objectif : lutter contre l'échec scolaire. Et ce, dès le plus jeune âge. Là aussi, le développement de l'accueil à l'école des moins de 3 ans issus de milieux défavorisés, tel qu'il a été décidé par la France, est le bienvenu. Pisa recommande aussi un enseignement plus personnalisé, et un accompagnement tout particulier des jeunes susceptibles plus tard d'abandonner leurs études.

# Ne pas négliger la voie professionnelle 

Autre point important, dans beaucoup de pays bien classés, l'enseignement professionnel n'est pas une filière de relégation. Il est valorisé. Ainsi au Royaume-Uni, classé 15e en sciences. Depuis 2008, la commission chargée de l'emploi et des compétences incite les entreprises à intervenir dans le système de formation professionnelle, et promeut les investissements dans les compétences utiles à la croissance. Elle fournit des informations fiables sur le marché du travail et contribue à créer un réservoir de compétences concurrentiel au niveau international.    

# Mieux former les enseignants

Troisième objectif : revaloriser le métier d'enseignant. "Le système éducatif n'est pas meilleur que ses professeurs", pointe Gabriela Ramos. Faut-il le rappeler : les enseignants sont la cheville ouvrière des réformes, ce sont eux qui les appliquent - ou pas. Ils doivent ainsi être bien formés pour maîtriser les évolutions pédagogiques, utiliser les outils numériques et faire face à des classes de plus en plus hétérogènes. 

"Il faut des professeurs qui soient des magiciens", s'exclame-t-elle. De même, le fait de travailler en équipe est associé à de meilleures performances. L'essentiel reste ce qui se passe dans les classes. En sciences, par exemple, mettre l'accent sur l'explication des concepts, et adapter son cours aux besoins des élèves sont deux traits associés à des scores plus élevés, même après la prise en compte du milieu socio-économique. "A Singapour, le numéro un du classement en sciences, le professeur commence toujours par présenter des images et des situations concrètes avant d'aborder les règles abstraites", explique Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation et des compétences.

# Privilégier le travail en équipe

De même que les systèmes éducatifs efficaces consultent plus que la moyenne des experts pour améliorer le fonctionnement de leurs établissements, les professeurs bénéficient d'un système de tutorat. A Shanghai (Chine), 9e au classement Pisa en sciences, tous les nouveaux enseignants participent à des ateliers et à des séances d'observation de leurs pairs. Ils analysent des leçons avec des enseignants expérimentés, débattent des techniques d'enseignement, et peuvent voir leur excellence récompensée dans le cadre de concours locaux.

Mais la réussite des pays les mieux classés, même s'il n'y a pas un seul modèle d'excellence, tient aussi à un état d'esprit général. La conseillère spéciale résume :

"Ils se caractérisent par une exigence, une ambition pour l'éducation qui traverse toute la société. Le recrutement des professeurs attire les meilleurs."
Mais cette mobilisation sociale autour de l'éducation ne se décrète pas.

Caroline Brizard

Article complet à retrouver ci-dessous

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Parlons d'échec scolaire...

8 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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A quelques très rares exceptions près, les professeurs d’école, de collège et de lycée travaillent ! Beaucoup même, parmi les « instits » s’acharnent, seuls devant le tableau noir ou blanc, interactif ou pas, avec leurs 27 heures hebdomadaires et leurs 7 disciplines. Tous sont confrontés à des problèmes difficiles dont le plus dramatiquement mal vécu est sans contestation l’échec scolaire.
 
Echec ? Certains réfutent le terme, comme Jean Pierre Chevènement en son temps car il met en cause l’école et elle seule estimait l’ancien Ministre de l’Education Nationale. Il lui préférait son contraire, le mot « réussite ». D’autres s’insurgent contre l’infamie du même mot qui relègue aux oubliettes les oubliés du système. Et pourtant…
 
L’échec scolaire est aussi vieux que l’école obligatoire. Il n’a en effet jamais existé d’age d’or de l’enseignement. Les maîtres des années 1960 exerçant devant les classes de fin d’études qui menaient au « certif » témoignent du dressage infligé à leurs élèves pour les mener au jour de l’examen. Voici ce que me disait un vieil instituteur poitevin, aujourd’hui retraité :
 
«Le plus important de l’année, c’était de faire moins de 5 fautes à la dictée du Certificat d’études, parce que 5 fautes, c’était éliminatoire. Quinze jours avant, il n’était pas prêts et 15 jours après, ils avaient quasiment tout oublié ». Quant à ceux qu’on ne présentait même pas au « certif » et qui quittaient l’école à 14 ans sans diplôme, ils sont enfouis dans la chronique enthousiaste des grandes et riches heures de l’Ecole Laïque.
 
L’échec scolaire a aussi une fâcheuse tendance à révéler impitoyablement les inégalités sociales. Sans dire que l’Ecole les crée, force est de constater qu’elle les fortifie. Entre 1978 et 1984 puis entre 2001 et 2005, les chiffres n’ont quasiment pas varié : 93% des enfants de cadres supérieurs et professions libérales ont effectué une scolarité primaire « sans fautes » ; 36% seulement d’enfants d’ouvriers/employés sont dans le même cas.
 
Les chiffres les plus récents (PISA2016) ont confirmé l'éternelle reproduction des "écarts de classes". Le profil type de l’élève en échec scolaire est bien connu : fils ou fille d’ouvrier/employé ; père chômeur ; famille monoparentale suite à un divorce ; famille surendettée ; fils ou fille d’immigrés. Dans ces cas là, apprendre à lire, écrire et compter n’est pas ressenti comme une priorité. Les habitudes sélectives se prennent d’ailleurs très tôt puisque 91% des élèves ayant redoublé le CP n’atteindront jamais la seconde.
 
L’échec scolaire a souvent été expliqué, en partie, par les pédiatres (Docteurs Courtecuisse, Vermeil et Guran). Extérieurs à l’institution, ceux-ci n’ont pas été entendus. Leur étude n’a d’ailleurs jamais été publiée ! Il faut dire que leur discours était direct :
 
- la moitié des élèves d’une classe d’age n’atteint pas le baccalauréat;
- 40% seulement des élèves accèdent à la terminale;
- le système éducatif porte une large responsabilité de ces échecs;
- le système éducatif fonctionne en imposant une norme et un rythme auxquels TOUS les élèves doivent s’adapter ou se soumettre;
- les rythmes biologiques des enfants ne sont pas pris en compte.
 
Tous les enfants de 6 ans n’ont pas la même taille. Pourquoi parleraient-ils et liraient-ils TOUS au même age ? L’age idéal pour apprendre à lire se situe entre 5 et 8 ans. Or, pour le système éducatif, un enfant qui ne sait pas lire à     6ans et demi est considéré comme perdu !
 
Le système éducatif tranche dans le vif. C’est à 6 ans que l’on trie les « bons » et les « mauvais ». La lenteur et les retards sont érigés en maladies chroniques. Voila sans doute pourquoi 1 enfant sur 8 parcourt sans fautes la totalité du cursus d’enseignement général, du CP au Baccalauréat.
 
Autant de raisons de poursuivre les réformes en cours, nécessaires, commençant à porter leurs fruits (le nombre d'élèves décrocheurs a baissé en 2015/Le dispositif "plus de maîtres que de classes" est à soutenir et faire connaître) et à ne surtout pas remettre en cause pour les remplacer par un retour en arrière de plus de 40 ans!
 
Christophe Chartreux
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Education - En "avent" pour la désintox... 5

8 Décembre 2016 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Education - En "avent" pour la désintox... 5
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Réaction aux déclarations de Mme LE PEN, députée européenne, présidente du Front national...

8 Décembre 2016 , Rédigé par MEN - Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Politique

Réaction aux déclarations de Mme LE PEN, députée européenne, présidente du Front national...

La présidente du Front national a annoncé aujourd’hui sa volonté de mettre fin à la scolarisation des enfants étrangers si elle était élue présidente de la République, précisant par la suite à l’AFP, qu’elle évoquait « uniquement le cas des enfants étrangers en situation irrégulière. »

Le principe républicain d’égalité d’accès au service public de l’Éducation est un principe de droit commun. Il doit s’appliquer à tous, sur tout le territoire, quels que soient leur nationalité, leur statut migratoire ou leur parcours antérieur, sans distinction ni exception.

Je tiens à rappeler ici que c’est l’honneur de la République française de garantir aux enfants, à tous les enfants, le droit à l’éducation, c’est à dire le droit à un avenir. Par ces mots, que je condamne avec la plus grande force, Mme Le Pen fait preuve tout autant de son indifférence la plus totale à des situations humainement terribles affectant de jeunes enfants, que sa méconnaissance de tous les principes républicains et de toutes les conventions internationales dont la France est signataire :

  • La déclaration universelle des Droits de l’Homme dans son article 26 affirme que « toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. »
  • La convention internationale relative aux Droits de l’Enfant dans son article 28 garantit que « les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances » et rappelle que ces Etats « rendent l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous. »
  • L’article 2 de la Convention européenne des Droits de l’Homme dans son protocole additionnel, article 2, affirme que « Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. »
  • Le Code de l’Education de la République française dans son article L131-1 rappelle que « l’instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre six ans et seize ans. »

Cette déclaration vient abîmer l’image de notre pays et rappelle à tous ceux qui semblaient l’oublier que Mme Le Pen refuse de s’inscrire dans le cadre républicain qui forge l’histoire et la force de notre Nation.

En tant que ministre en charge de l’Éducation nationale de la France, je continuerai à me battre sans relâche pour que le droit à l’éducation soit respecté pour tous les enfants.

Le combat pour l’éducation de tous les enfants est un combat contre l’ignorance, source de toutes les violences et de tous les extrémismes, en France comme partout dans le monde.

Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l’Éducation nationale,
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

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Revue de Presse Education... PISA - Et Ailleurs - Pédagogie - Programmes politiques - Orientation...

7 Décembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... PISA - Et Ailleurs - Pédagogie - Programmes politiques - Orientation...

Aujourd’hui, ce sera un spécial PISA bien sûr. On ira voir également comment à l’étranger les résultats de l’enquête sont vus.

PISA

Et pour commencer, le document de l’enquête se trouve sur le site de l’OCDE : Résultats du PISA 2015 (Volume I). L’excellence et l’équité dans l’éducation - Version préliminaire.

Le Café pédagogique hier annonçait, Pisa 2015 : La France dans la moyenne sauf pour les inégalités...Après Timss on pouvait s’attendre à des résultats désastreux pour Pisa 2015. En apparence c’est la stabilité qui l’emporte avec des scores qui tournent autour de la moyenne de l’Ocde. Si les résultats ont cessé de dégringoler, les écarts entre les disciplines augmentent. Alors que le niveau en français se redresse, celui des sciences ne bouge pas mais le niveau en maths décroche. Surtout les écarts se creusent entre les élèves favorisés et les défavorisés, entre les autochtones et les immigrés, entre la filière professionnelle et la générale. Avec Pisa 2015, au pays de l’égalité revendiquée, le système éducatif montre encore un peu plus le chemin des inégalités…” Et dans L’Expresso du 06 décembre 2016 il y avait tout plein d’articles :

Pisa : Jean Paul Delahaye : Ne baissons pas les bras !Ancien directeur de l’enseignement scolaire (Dgesco) entre 2012 et 2014, ancien conseiller spécial de Vincent Peillon, Jean Paul Delahaye connait parfaitement les rouages de l’éducation nationale. Il a largement contribué à la définition et la mise en place de la réforme de l’Ecole. Trois ans après le lancement de la refondation, les résultats de Pisa 2015 montrent qu’il y a peu de progrès. Comment explique-t-il cette situation ?

Pisa 2015 : Quels facteurs expliquent le niveau en sciences ?Comment expliquer le niveau moyen des élèves français en sciences ? Pisa 2015 donne la possibilité de voir quels facteurs sont corrélés à un meilleur niveau. Surtout, comme les évolutions en maths, français et sciences vont dans des sens différents, Pisa interroge vraiment les pratiques pédagogiques jusqu’au niveau de la classe.”

Pisa 2015 : Les recommandations de l’Ocde pour l’école française. “C’est un fait sans précédent dans l’histoire de Pisa. C’est sans précédent que, le 6 décembre, la publication de Pisa se fasse en présence de la ministre de l’éducation Nationale. C’est sans précédent qu’à quelques semaines des élections présidentielles, l’OCDE s’engage dans des recommandations précises et directes sur ce que doit être la politique éducative de la France. Alors que l’opposition annonce des coupes budgétaires et une politique d’orientation très précoce des élèves, l’OCDE pèse de tout son poids pour la continuité de la politique éducative menée par le gouvernement. Mais elle pousse aussi des éléments plus loin, comme par exemple l’autonomie des établissements.”

Pisa... Mode d’emploi. “Mardi 6 décembre, les premiers résultats de Pisa 2015 sont publiés par l’OCDE. C’est l’occasion de revenir sur cette évaluation internationale. Comment est-elle fabriquée ? Que penser de la fiabilité de Pisa ? Comment sont constituées les épreuves et les échantillons d’élèves ?

Pisa : Patrick Rayou : Privilégier la socialisation professionnelle. “Professeur en sciences de l’éducation à l’Université Paris 8, Patrick Rayou est un spécialiste des apprentissages et des difficultés des élèves , particulièrement ceux des milieux populaires. Autant dire que les résultats de Pisa 2015 ne le surprennent pas. Il les analyse pour nous et en tirent quelques pistes pour l’avenir.”

LA NOUVELLE ENQUÊTE PISA RÉVÉLÉE MARDI : ÊTES-VOUS CAPABLE DE RÉSOUDRE DES PROBLÈMES SCIENTIFIQUES D’ÉLÈVES DE 15 ANS ?Les résultats de l’enquête 2015 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) sont révélés ce mardi 6 décembre. Tous les trois ans, Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs de 70 pays. LCI vous propose de tester quelques-uns des problèmes de cette année.”

Etude PISA, une « pièce à conviction » pour pointer les forces et faiblesses des systèmes scolaires. “Cette étude de l’OCDE sur le niveau scolaire des élèves de 15 ans, dont les résultats seront dévoilés mardi en fin de matinée, est devenue un élément-clé du débat sur l’éducation. Faut-il la prendre au sérieux ou s’en méfier ?

Education nationale : ce que révèle l’enquête PISA. “Camille Bedin décrypte les raisons de cet échec sur fond d’incapacité historique à réformer l’Education nationale.” Camille Bedin est conseillère départementale des Hauts-de-Seine, élue de Nanterre-Suresnes et secrétaire nationale du parti Les Républicains.

Etude Pisa : l’OCDE dresse un bilan « inquiétant » des inégalités à l’école en France par Marie-Christine Corbier.

Éducation : faut-il donner du crédit au classement Pisa ?

L’apprentissage par la répétition, la clé du succès des pays asiatiques. “L’étude Pisa, qui compare le niveau des élèves de 15 ans de l’OCDE, est parfois décriée car elle met sur le même niveau des pays économiquement et socialement très différents.”

Etude Pisa sur le niveau des élèves : l’OCDE met en garde la droite française. “La bonne élève du gouvernement ne s’est pas privée pour saisir la perche et défendre longuement son bilan, exhortant la droite à ce que les chantiers lancés « ne soient pas défaits mais au contraire poursuivis ». Même si la formation continue des enseignants, quasi-inexistante, reste un point noir du système français, l’OCDE voit d’un bon œil les politiques engagées par la gauche depuis 2012. « Nous avons un message : il faut vraiment continuer dans cette politique là, et ne pas revenir en arrière, car cela fait perdre du temps, et la France a déjà perdu beaucoup de temps », résume Eric Charbonnier, l’expert français de l’OCDE sur les questions d’éducation. Selon lui, « il y a eu une prise de conscience de ce gouvernement qu’il faut agir sur les inégalités, et qu’on peut associer la qualité et l’équité sociale » dans le système scolaire, insiste le spécialiste, appelant à « de la patience » pour juger sur pièces.”

Les enseignants incités à faire de la pédagogie différenciée. “La réforme du collège a introduit l’accompagnement personnalisé, directement issue de la pédagogie différenciée. Reste la pratique. Le point avec Roseline Ndiaye, enseignante et présidente des Cahiers pédagogiques.”

L’étude Pisa fustige le manque d’évaluations des enseignants. Réservé aux abonnés du Figaro, dommage.

L’enquête PISA sur le niveau scolaire des élèves suscite des débats dans le monde entier. “« Vérités brutales pour le système éducatif américain », stagnation des élèves en Espagne, inégalités très marquées en Australie... « Courrier Expat » propose un tour d’horizon des réactions à l’enquête « éducation » de l’OCDE, portant sur 72 pays.”

Education : comment redonner le goût des sciences aux enfants ?Comment redonner le goût de la science à tous les enfants ou presque ? Nous avons interrogé l’astrophysicien Pierre Léna, membre de l’Académie des sciences et président d’honneur de la Fondation La main à la pâte, qui se définit comme un "laboratoire d’idées et de pratiques innovantes cherchant à améliorer la qualité de l’enseignement des sciences à l’école".”

Enseignement : l’énoncé du problème. Par Sonya Faure et Marie Piquemal. Un excellent résumé des problèmes de notre système éducatif pointé par les études PISA, qui se termine par : “Jean-Paul Delahaye n’est pas surpris : « Les choses sont en train de changer. Si nous ne parvenons pas à enrayer très vite les inégalités, cela va nuire à tout le monde, y compris à l’élite de ce pays ! Il faut que la société tout entière comprenne que personne n’a à perdre en combattant les inégalités. » Une prise de conscience d’autant plus urgente qu’un récent rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) révélait l’échec des politiques publiques menées contre les inégalités, à commencer par celle concernant l’éducation prioritaire.”

Éducation : les premières expériences de la méthode de Singapour. “Il existe des dispositifs pour gommer les inégalités sociales à l’école, avec la méthode Singapour. Une expérience est menée à Vallauris (Alpes-Maritimes).”

Le Café pédagogique propose encore aujourd’hui toute une série d’article sur l’étude PISA. Dans l’Expresso du 07 décembre 2016
Pisa : Changer le travail enseignant selon le Cnesco.
Pisa : Quand l’OCDE soutient le gouvernement français

Pisa : Bruno Suchaut : Un système en manque de régulation
Pisa : Les syndicats mettent en garde contre le changement de politique

Dans Sciences & avenir, Pisa : "Nous avons un vrai problème de formation des professeurs de maths". “Les écoliers français sont les derniers dans le classement TIMSS et tout juste moyen dans celui établi par Pisa, deux évaluations internationales qui viennent d’être divulguées. La réaction de Roger Mansuy, membre de la commission française pour l’enseignement des mathématiques.”

Et puis Eduveille de l’IFE : Pour ne pas dire n’importe quoi quand arrivent les résultats de PISA…Quelques jours avant la déferlante PISA, nous vous proposons ici quelques lectures, des plus courtes aux plus approfondies, permettant de disposer de quelques éléments réflexifs pour éclairer la publication des résultats de la grande enquête internationale de l’OCDE.” Une série d’articles à se mettre de côté !

Et ailleurs

En Belgique : Les jeunes francophones pas brillants aux derniers tests PISA : la faute aux inégalités dans notre enseignement, selon Jean Hindriks. “C’est une fois encore la soupe à la grimace pour notre enseignement : les derniers tests PISA n’ont pas permis aux jeunes francophones de montrer leurs progrès. Au contraire, ils régressent même nettement en lecture !

Enquête Pisa : comment font les autres pays ? Par Juliette Deborde. “L’enquête internationale sur l’éducation donne une série de bonnes pratiques mises en place dans les pays les plus performants de l’OCDE.”

Enseignement : l’Asie, meilleure élève mondiale. “Les pays asiatiques, Singapour en meilleur élève, caracolent en tête de l’enquête Pisa 2015 de l’OCDE dévoilée mardi, qui s’inquiète plus généralement d’une stagnation de la culture scientifique des élèves dans le monde.”

L’éducation à la suédoise, un modèle à part. “Entre ses détracteurs de plus en plus nombreux qui déplorent le manque d’autorité et les faibles compétences des élèves et ceux plus optimistes qui plébiscitent la large autonomie des établissements et l’épanouissement personnel des enfants, difficile de trancher et de se faire une idée juste et raisonnable de l’éducation version suédoise.”

Le système d’éducation canadien parmi les plus performants. “Le Canada fait bonne figure dans une évaluation internationale de la qualité, de l’équité et de l’efficacité des systèmes scolaires rendue publique mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).”

Pisa : au Canada, une éducation « très efficace et équitable ». Par Juliette Deborde. “Sociologue de l’éducation et professeur à l’université de Montréal, Christian Maroy explique les performances du Canada à l’enquête Pisa, publiée ce mardi, notamment par l’accent mis sur la réussite du plus grand nombre.”

A l’étranger, des bonnes idées à la carte par Juliette Deborde. “L’enquête internationale sur l’éducation recense certaines pratiques positives mises en place dans les pays les plus performants de l’OCDE. Comment améliorer les performances des élèves français ? L’étude Pisa suggère de s’inspirer des initiatives et réformes mises en place dans les autres pays de l’OCDE. Tour d’horizon.”

Education : quinze ans après le « Pisa choc », l’Allemagne relâche un peu ses efforts. “Quinze ans après le choc de la première enquête internationale de l’OCDE sur l’éducation, l’Allemagne risque de vivre un deuxième petit séisme. Le pays, qui avait mené une série de réformes après des résultats décevants en 2001, a vu son classement reculer dans certaines matières dans l’enquête publiée ce mardi . Pour la première fois depuis le « Pisa choc », comme on l’a appelé outre-Rhin, la performance des élèves de quinze ans a reculé en sciences naturelles et en mathématiques, mais a légèrement progressé en lecture.”

Classement Pisa : la Tunisie 65ème sur 70 pays. “Le classement PISA 2015 sur la qualité, l’efficacité et l’équité des systèmes scolaires réalisé par l’OCDE a livré ses résultats. La Tunisie garde toujours le bas du tableau en faisant pire qu’en décembre 2013, date de la publication du précédent rapport, puisqu’elle régresse d’une place pour se retrouver à la 65ème place sur 70 pays concernés par ce résultat. Ce classement prend, de fait, l’allure d’une grosse gifle pour le système éducatif tunisien. Elle occupe cette place exaequo avec le Liban.”

Seuls 0,1% des élèves algériens sont "très performants" en sciences et mathématiques (étude).

Pédagogie

L’éducation nouvelle a plus de cent ans. Comment peut-on dire qu’elle est encore « nouvelle » ? Le CRAP - Cahiers pédagogiques et l’éducation nouvelle

JT 20H – Enseigner autrement : le collège sans classe, comment ça marche ?Certains établissements scolaires tentent des méthodes d’enseignement alternatives. Les enseignants ne se basent plus sur l’âge mais sur les capacités des élèves. Plus de classe mais des groupes de niveaux, dans lesquels les adolescents évoluent au fur et à mesure de leurs progrès.”

ESPE : “La formation des enseignants est désormais bien installée”. "Pour Jacques Ginestié, président du réseau national des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, trois années après leur mise en place, les ESPE présentent un bilan globalement positif."

Programmes politiques

Valls, sa ’’nation éducative’’ et Jules Ferry. "Ce n’est pas par inadvertance ! Manuel Valls, après avoir déjà évoqué le 16 novembre à Cergy-Pontoise « la nation éducative », vient de reprendre cette expression inédite lors de son discours de candidature à l’élection présidentielle à Evry : « dans ce monde nouveau, la France sera plus forte, elle sera une grande nation, car elle sera une nation éducative »". par Claude Lelièvre.

Ce que veut Jean-Luc Mélenchon pour l’enseignement supérieur. “Abroger la loi Fioraso et créer une direction "démocratique et collégiale" des universités. Dans son livre-programme "L’Avenir en commun", publié au Seuil, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle, prévoit en cas de victoire de "refonder l’enseignement supérieur".”

Relancer l’apprentissage, une promesse non tenue de François Hollande. “« Le développement de l’apprentissage est une priorité » : cette déclaration, les politiques de tous bords la scandent à l’unisson – François Fillon en a d’ailleurs fait l’axe de sa politique pour l’emploi des jeunes s’il est élu en mai 2017. François Hollande, lui, l’a prononcée en janvier 2016. Son engagement fait écho à ceux de Nadine Morano, ministre déléguée à l’apprentissage de Nicolas Sarkozy en 2011, ou de Jean-Louis Borloo, alors ministre du travail, en 2005… Pourtant, 405 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2016 : pas plus qu’en 2014 et loin des 500 000 promis.”

À cinq mois de l’élection présidentielle, quel est l’état d’esprit des jeunes ? "Pour le savoir, l’institut de sondage BVA a réalisé pour les Apprentis d’Auteuil une enquête auprès de 1 000 d’entre eux, âgés de 17 à 24 ans.
Le scrutin les intéresse : 43 % se disent certains d’aller voter à la présidentielle, 49 % sont indécis et seuls 8 % sont sûrs de ne pas se déplacer. Mais 48 % des sondés estiment que la classe politique tient rarement compte de leurs avis et 17 % qu’elle ne s’en préoccupe jamais. D’ailleurs, ils sont peu à vouloir s’engager dans un parti ou un syndicat, préférant investir leur énergie au sein d’associations
."

Orientation

Orientation : cinq MOOC pour se projeter dans l’enseignement supérieur. “Pour la deuxième année consécutive, FUN va diffuser plusieurs MOOC d’aide à l’orientation à destination des lycéens, de leurs parents et des acteurs de la communauté éducative, conseillers d’orientation et enseignants. Ces cours massifs et gratuits sont accessibles en ligne, quelle que soit l’académie du futur étudiant. Des démonstrations sont prévues sur le salon APB dans un « Bar à MOOC » pour découvrir les contenus de ces cours en avant-première.”

Le Café pédagogique : Orientation : Des moocs sur les filières en tension.

Bernard Desclaux

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Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe?... Oui, mais...

7 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe?... Oui, mais...

Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe ?

Toutes les études, notamment américaines (Etats-Unis) montrent que la réduction du nombre d’élèves par classe favorise tous les élèves, faibles et forts. Mais ceci à une condition : que cet effectif soit d’un maximum de 10 élèves, ce qui ne peut se faire à l’heure actuelle en France de manière généralisée, mais est possible de manière ponctuelle et ciblée.

Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats. (Voir School Class Size de Glass, Cahen, Smith et Filby paru en 1982).

Les recherches menées au Etats-Unis (et en France notamment par Piketty) l’ont été de la manière suivante : les élèves ont été affectés de manière aléatoire dans des classes à effectif réduit ou dans des classes à effectif plus nombreux. Les chercheurs ont ensuite vérifié que les élèves composant les deux types de classes présentaient des caractéristiques comparables du point de vue de l’ethnie, du sexe et du statut socio professionnel des parents. Les résultats des élèves des deux groupes ont été comparés à des moments différents de leur scolarité et à travers des indicateurs diversifiés : tous confirment l’intérêt des classes à effectif réduit (10 ou moins de 10 élèves/Jamais moins de 8).

  • L’intérêt des groupes de besoin

L’idée de « groupes de besoin » n’est pas nouvelle. Claparède la préconisait en…1920. Aux Etats-Unis, dans le cadre beaucoup plus récent du plan Joplin, les élèves sont attachés en fonction de leur age à une classe hétérogène. Ils la quittent pour certains apprentissages (Lecture et mathématiques principalement) qui se déroulent en groupes homogènes. Cet assouplissement respecte à la lettre trois règles immuables :

-le temps passé en groupes homogènes est nettement inférieur au temps passé en classes hétérogènes, ce qui a pour conséquence que le groupe auquel les enfants s’identifient reste ce dernier;

-la constitution des groupes homogènes repose sur l’évaluation d’une compétence spécifique et non plus sur celle d’une aptitude générale;

-les groupes sont flexibles ; en fonction des progrès des élèves, ils peuvent être réorganisés.

Le plan Joplin a fait l’objet de plusieurs évaluations :

-l’effet positif est particulièrement sensible pour les élèves faibles, sans affecter le niveau des élèves forts

-les résultats en lecture des élèves du programme Joplin sont nettement supérieurs à ceux des élèves fréquentant des classes « traditionnelles »;

-aucune étude d’évaluation n’a abouti à des résultats négatifs à propos du plan Joplin.

Il est donc nécessaire, puisque cela « marche », de constituer des classes hétérogènes à petits effectifs, surtout dans les premières années de l’école primaire, déterminantes pour l’avenir. Sur cette unité de base, il sera utile de greffer un fonctionnement par groupes de besoin en respectant les trois règles énoncées ci-dessus.

Christophe Chartreux

Voir les travaux de Marcel Crahay, Professeur, Développement, apprentissage et intervention en situations scolaires, Université de Genève et Université de Liège
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Education - En "avent" pour la désintox 4

7 Décembre 2016 , Rédigé par NVB Publié dans #Education, #Politique

Education - En "avent" pour la désintox 4
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Ces écoles françaises qui appliquent la "méthode de Singapour"... Vidéo

7 Décembre 2016 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #PISA

À Singapour, l'enseignement obéit à une méthode bien particulière. Certaines écoles françaises l'ont adoptée.

C'est une enseignante qui a fait un pari. Depuis deux ans, Djelika Darbo applique une méthode qui vient de loin, de Singapour. Une méthode qui a permis à ce pays d'Asie d'être en tête de tous les classements internationaux. À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ses élèves de CE1 semblent appréciés. Le principe : l'utilisation d'un matériel spécifique comme des bâtonnets de bois ou des petits cubes qui représentent des chiffres.o

Visualiser les nombres

L'objectif : que ses enfants visualisent les nombres, se les approprient sous toutes leurs formes. Ensuite, ils passent aux opérations plus abstraites. C'est grâce à ces outils que certains ont eu le déclic. L'autre idée de cette méthode de Singapour, c'est le travail en groupe, les élèves doivent s'entraider. L'enseignante l'a constaté, dans sa classe, ses élèves sont plus investis et performants. En France, 5 000 classes du CP au CE2 utilisent la méthode de Singapour pour les mathématiques.
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