Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'Humanité 2017...

27 Janvier 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education, #Histoire

Afficher l'image d'origine

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a participé à la cérémonie organisée dans le cadre de la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'Humanité le 27 janvier 2017. À cette occasion, le projet européen "Convoi 77", expérimenté dans les académies de Créteil et de Versailles, a été présenté.

L'École a un rôle essentiel à jouer dans l'enseignement de l'histoire et la transmission des valeurs de la République auprès des élèves. Inscrit dans une dimension historique, l'enseignement de l'histoire des génocides revêt une finalité civique et répond à une obligation morale. Il s'agit non seulement de transmettre la mémoire des épisodes les plus douloureux de notre passé, de faire acquérir aux élèves les repères de l'histoire à laquelle ils appartiennent, mais aussi de leur donner les éléments de réflexion leur permettant de refuser toutes les formes de discrimination.

La Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'Humanité du 27 janvier est chaque année, pour les établissements scolaires de France et de l'ensemble des pays de l'Union européenne, un rappel des engagements citoyens pour les valeurs qui fondent nos démocraties.

Le rôle de l'École passe évidemment par les enseignements académiques, mais il va aussi au-delà, à travers la force de l'expérience vécue. C'est le sens du soutien de l'Éducation nationale au projet européen "Convoi 77" qui implique les élèves dans des travaux de recherches sur les déportés du dernier grand convoi parti de Drancy le 31 juillet 1944 pour le camp d'extermination d'Auschwitz. Ce projet pédagogique innovant permet de donner un visage, une identité aux victimes de la Shoah.

C'est aussi la force du vécu qui s'exprime lors des rencontres que font les élèves avec les membres de la Réserve citoyenne, et des visites de lieux de mémoire. Ces expériences s'inscrivent au sein du Parcours citoyen qui permet à chaque élève de prendre conscience de ses droits, de ses devoirs, de son appartenance à une société de tolérance et d'égal respect pour la dignité humaine.

Ainsi, plus que jamais, l'École et ses partenaires sont mobilisés pour construire une mémoire collective autour d'une histoire et de valeurs partagées. La dynamique autour de cette journée du 27 janvier 2017 en est une illustration vivante.

Najat Vallaud-Belkacem ministre de l'Éducation nationale,  de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Télécharger le dossier de presse

Pour en savoir plus cliquer ci-dessous

 

Lire la suite

Jacques Gamblin : « Il n’y a rien de moins efficace que le déplaisir d’apprendre »...

27 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

EXTRAITS

Jacques Gamblin est le parrain d'une toute nouvelle association éducative, "Qui veut le programme", basée sur le théâtre. Il revient sur cet engagement, son parcours scolaire chaotique, et livre sa vision de l'école.

Vous êtes le parrain de Qui Veut Le Programme ? une toute nouvelle association qui crée des outils pédagogiques reposant sur les spectacles vivants contemporains. Pourquoi cet engagement ?

Parce que cela correspond à l’approche que je crois souhaitable pour l’école, celle dont j’aurais aimé moi-même bénéficier. Cela aurait dû être mis en place il y a fort longtemps et si, par mon implication, je peux contribuer à sa dynamique, tant mieux. Mon rôle en tant que parrain n’est pas encore totalement arrêté, mais l’idée générale est d’accompagner le développement de la structure et d’avoir des liens avec les enseignants qui s’inscriront dans la démarche. Et, bien sûr, si une classe vient voir un spectacle dans lequel je joue et pour lequel l’équipe a créé des outils à destination des profs, j’aurais un immense plaisir à échanger avec les élèves.

Quels souvenirs gardez-vous de votre scolarité ?

Affreux ! Je me suis terriblement ennuyé à l’école. Le système d’apprentissage en place ne m’a jamais convenu. Il est pourtant si beau ce verbe d’apprendre… Je crois que si l’on m’avait donné les moyens d’apprendre autrement, j’aurais mieux compris et mieux retenu les cours. J’aurais surtout eu plus de plaisir, plaisir qui était totalement absent de ma relation à l’enseignement. Je ne dis pas que celui-ci fait tout ou qu’il suffit, mais je milite pour que le plaisir — c’est à dire, l’intérêt, la curiosité — soit associé au travail. Il n’y a rien de moins efficace que le déplaisir d’apprendre. Je n’aimais pas l’école au point de décider à 18 ans, une fois mon Bac en poche, de ne même pas essayer de mettre les fesses sur les bancs de la Fac. Je n’avais aucune idée de ce que j’avais envie de faire de ma vie, mais j’avais un objectif, une certitude : je gagnerai ma vie et donc ma liberté. J’avais mon BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) et j’étais certain que j’arriverais à me débrouiller en accompagnant des classes de mer, des classes de neige, des colos et de compléter tout ça en faisant le saisonnier. Je voulais continuer à apprendre, mais par moi-même, par des rencontres, par la transmission orale. Les livres ? Finis ! Cela me marque encore aujourd’hui d’ailleurs, car je ne suis toujours pas à l’aise avec les livres en général… et les modes d’emploi en particulier ! C’est avant tout par mon métier que je croise la route des livres.

(...)

Vous en voulez au système ou aux enseignants ?

Je n’en veux pas du tout aux enseignants. Ma sœur et mon beau-frère étaient profs de sport et je connais parfaitement les difficultés que les enseignants rencontrent. Et même si, vu de l’extérieur, le corps enseignant peut sembler résistant aux changements, campé sur une forme de rigidité, je pense que c’est une fausse impression. Beaucoup aimeraient faire autrement, casser les codes, la routine… mais ce n’est pas si simple. Je tourne beaucoup, partout en France et je constate que les publics de scolaires sont très rares. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de créations et non de grands classiques. Ces derniers rassurent l’Éducation nationale et les professeurs aussi car, bien sûr, ceux-ci ne connaissent pas les œuvres contemporaines. Ils n’ont pas le temps d’aller les voir et ne savent donc si elles sont adaptées aux scolaires et encore moins comment ils pourraient travailler dessus. Bref, emmener ses élèves voir une création théâtrale c’est risqué et l’audace, en la matière, est inexistante. C’est pourquoi Qui Veut Le Programme ? m’apparaît si important puisque son équipe de professeurs et d’artistes va sélectionner des pièces adaptées à un travail avec en classe et créer des ressources pédagogiques directement conçues à partir de l’œuvre. C’est l’outil idéal pour les professeurs qui veulent sortir des chemins de la culture trop souvent battus tout en permettant l’interdisciplinarité.

(...)

Olivier Van Caemerbèke

L'entretien complet est à retrouver ci-dessous

Lire la suite

Revue de Presse Education... Polémiques - Divers - Ressources...

27 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Afficher l'image d'origine

Actualité clairsemée. Il sera question encore de quelques polémiques. Un peu de "d’hiver" et quelques ressources complèteront cette revue.

Polémiques

Nouveaux programmes de grammaire : l’avis de Pivot, Finkielkraut, Rouart et Lussault.

La grande déclaration : Professeurs de français, nous n’enseignerons pas le prédicat. “Puisque nos inspecteurs nous parlent beaucoup de "simplification", qu’on nous permette de simplifier notre pensée à ce sujet : nous nous sommes engagés à ne pas prendre nos élèves pour des imbéciles.” Et qui signe ce billet ? Jean-Paul Mongin Philosophe et délégué général de SOS Education.

"Please, we want notes"Le problème fondamental de notre système éducatif est d’avoir tout simplement supprimé les notes.” Un article à charge.
Et justement, Iain Kilpatrick dans The Telegraphe du 23 janvier fait référence à Sir Ken Robinson interroge : Could our obsession with exams lead to long term failure ? (Notre obsession avec les examens pourrait-elle conduire à un échec à long terme ?).

Le livret scolaire unique numérisé à marche forcée. “Depuis la rentrée dernière, les livrets scolaires de l’école élémentaire et du collège ne forment plus qu’un : on parle désormais du livret scolaire unique, que les parents et les élèves peuvent consulter en ligne. Il contient notes, appréciations, bilans de fin de cycles ainsi que les attestations obtenues (PSC1, ASSR 1 et 2, AER, attestation scolaire « savoir-nager » (ASSN), etc.).” Maîtresse Charlotte, qui tient un blog sur Rue89 Strasbourg, décrit dans un billet la mise en place du livret unique numérisé dans son établissement, dans la précipitation et le stress.

Réduire le nombre d’élèves par classe "n’est pas la solution magique". “Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n’accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s’illusionne sur un effet mécanique qui n’est qu’un levier parmi d’autres.”

Divers

Education prioritaire à l’école : une enquête montre la satisfaction des enseignants. “Une enquête menée par le SNUipp-FSU, syndicat des enseignants du primaire, dévoilée jeudi, montre la satisfaction des professeurs des écoles concernés par l’éducation prioritaire.”

Une institutrice suspendue pour avoir scotché ses élèves à leur chaise. “L’ « enseignante a utilisé du ruban adhésif pour maintenir des élèves agités sur leur chaise », tout en signalant qu’elle juge cette attitude « inacceptable », rapporte France Bleu Drôme-Ardèche. Les parents, indignés, évoquent quant à eux de l’adhésif collé sur la bouche. Contacté par Le Figaro, le rectorat de Grenoble n’a pas livré plus de détails.” On ne connaît pas non plus la marque de ce ruban particulièrement efficace !.

L’orientation est maintenant un thème dans les médias. En province chaque “salon” de l’orientation est couvert. Et la télé propose de petits reportages, ainsi LCI à son JT de 20H - Orientation scolaire : que faire après la classe de 3e ?

EdTech, des études pour imaginer l’éducation de demain. “C’est une formation atypique dans le monde universitaire : mêlant les sciences de l’éducation et les sciences cognitives, la psychologie, l’anthropologie et la philosophie, le master EdTech multiplie les approches pour appréhender ce que l’on appelle aujourd’hui les « sciences de l’apprendre ». Présente au sein du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fondé par le biologiste François Taddei, cette formation est cohabilitée depuis 2013 par les universités Paris-Descartes et Paris-Diderot.”

Ressources

Présentation de la revue Économie et management, n° 162, janvier 2017, Le bonheur au travail. Avec notamment Les conditions du bien-être à l’école – Christophe Marsollier (article en accès libre), il y en a d’autres.

Paru dans Revue internationale d’éducation de Sèvres, 73 | 2016. Introduction : Ce que l’école enseigne en commun : enjeux et difficultés d’un thème politique majeur [Texte intégral] par Roger-François Gauthier. Conclusion : “L’objectif de beaucoup de politiques éducatives du monde de construire une école commune à tous les enfants, pour les conduire à des connaissances, des compétences ou une culture qui soient elles-mêmes communes, risque d’être compromis si les diverses tendances du marché prennent le pouvoir sur l’éducation, et, en la privatisant, en font un ensemble de biens éclatés dépourvus de sens social. En revanche l’adhésion durable des politiques et de différents acteurs, y compris de la population, à l’objectif d’école commune ne sera possible que si cet objectif est clarifié, sans doute relié à une philosophie explicite de l’éducation comme bien commun, et associé à des modes de gouvernance et d’évaluation eux-mêmes cohérents avec lui.”

Cette revue est également présentée par le Café pédagogique : L’éducation de base, une question très politique. “La Revue internationale d’éducation de Sèvres consacre le dossier de son dernier numéro à " Ce que l’école enseigne à tous ". Alain Bouvier, le rédacteur en chef, et Roger-François Gauthier, IGAENR (inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche), l’ont présenté le 25 janvier à la presse. Un sujet d’actualité au moment où certains, en France, rêvent tout haut de supprimer le collège unique.”

A quoi ressemble le portail national d’éducation économique ?Par Hugo Baudino “Regrouper en un seul site des informations neutres et utiles sur plus d’une centaine de thématiques liées aux finances personnelles. Voici l’ambition affichée par le site Mes Questions d’Argent de la Banque de France.” “Avec ce site public, la Banque de France oppose donc à ces plateformes forcément un peu intéressées, un contenu censé être plus neutre. Avec tous ces outils, on se posera peut-être bientôt la question du rôle des journalistes spécialisés dans les finances personnelles.”

Bernard Desclaux

Lire la suite

Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

27 Janvier 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Politique

Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

Peu débattue, la question de l'Éducation est pourtant majeure pour Benoît Hamon et Manuel Valls. Les finalistes veulent tous deux poursuivre le projet de refondation de l'École.

L'un a été Premier ministre d'un gouvernement qui a mis en place la refondation de l'École, une réforme importante avec à la clé 60 000 postes dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur. L'autre a été ministre de l'Education nationale de ce gouvernement, certes pendant trois mois seulement. Mais pour Manuel Valls et Benoît Hamon, l'Ecole est un point important de leurs programmes, même si elle n'a pas été au centre des débats de cette primaire.

Benoît Hamon et Manuel Valls s'inscrivent dans la continuité de cette réforme de l"'École de la République", avec notamment la création d'un service public d'accueil de la petite enfance et une refonte de la formation continue des enseignants, mais aussi la revalorisation des salaires et du statut de l'enseignant.

Et tous les deux veulent davantage de mixité. Avec des secteurs de collèges plus larges pour Manuel Valls, et en associant l'enseignement privé pour Benoît Hamon. (1)

40.000 enseignants supplémentaires pour Hamon

Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, arrivé en tête au premier tour de la primaire à gauche dimanche dernier, la lutte contre les inégalités scolaires doit passer par le recrutement de d'enseignants supplémentaires : 40.000 nouveaux enseignants au total, ventilés pour moitié dans le primaire, priorité de Benoît Hamon, afin d'assurer un maximum de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2 et 20 au maximum "dans les REP, et REP +, les outres-mers et les territoires ruraux". (2)

L'autre moitié sera destinée à la formation continue (15.000 postes), au remplacement des enseignants absents (2.000) et enfin à la scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les REP (3.000 postes volants).

Cette notion de renfort des moyens dans les zones difficiles se retrouve aussi chez l'ancien Premier ministre, qui souhaite "mieux accompagner les enseignants qui commencent leurs carrières dans des établissements difficiles".

(...)

Julie Guesdon - Sonia Bourhan

Suite et fin ci-dessous

Notes (du webmaster)

1- Manuel Valls aussi

2- A ce sujet consulter le lien ci-dessous:

Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

Lire la suite

Agrégation, khâgne : faut-il les supprimer?...

26 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Afficher l'image d'origine

EXTRAIT

Supprimer l'agrégation, le CNU et les CPGE littéraires : voici les propositions de Fabrice Bouthillon, professeur d'histoire à l'université, pour améliorer les facultés de lettres.

(...)

Les concours, une « contre-indication au métier d’enseignant »

Dans L’impossible université, Fabrice Bouthillon propose en effet d’abolir les concours du secondaire, dont l’expérience constitue selon lui « la plus performante des contre-indications au métier d’enseignant« . « Quoi de plus éloigné d’un cours devant des potaches qu’une leçon devant un jury ? », interroge l’enseignant. Il qualifie entre autres la préparation de ces concours de « bachotage le plus consternant », et d' »éducation au conformisme », puisqu’il vaut mieux « avoir tort avec le jury que raison contre lui ».

(...)

Les classes prépas littéraires, des bagnes

Mais Fabrice Bouthillon ne s’arrête pas là et préconise également la suppression du CNU et des khâgnes. Le premier constitue selon lui un « organe dépourvu de toute légitimité » pour évaluer la qualité scientifique des aspirants enseignants-chercheurs et une « machine à fabriquer du conformisme ». Fabrice Bouthillon s’oppose en effet à toute évaluation des professeurs mais propose, « si l’on ne peut pas y couper », de « prendre en compte l’opinion des étudiants« .

Quant aux CPGE littéraires, elles s’apparentent à des bagnes qui ne peuvent « que produire des êtres détraqués », résultat de cet « exténuement par le travail de jeunes êtres en plein épanouissement ». Il demande leur fusion avec la faculté des Lettres, « en gardant de chacune ce qu’elle a d’excellent et en détruisant ce qu’elle a de néfaste ».

Elsa Doladille

Billet complet ci-dessous

Lire la suite

Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

26 Janvier 2017 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Politique

Afficher l'image d'origine

EXTRAITS

Dans leurs programmes respectifs, Emmanuel Macron et Benoit Hamon promettent moins d'élèves par classe pour améliorer le niveau scolaire. Pour Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques, ce n'est pas la solution.

En ces temps de débats politiques, resurgit la question des moyens alloués à l'école. En particulier ceux qui permettraient de baisser les effectifs des classes, bien qu'une limitation drastique du nombre d'élèves nécessite une très forte augmentation du budget. Limitons-nous ici à la proposition d'Emmanuel Macron: réduire de moitié les effectifs de CP et CE1 en éducation prioritaire, soit 6000 classes, sans distinction entre les REP [réseau éducation prioritaire] "ordinaires" et les REP renforcés (dits REP+). 

Tout enseignant soucieux d'une école plus égalitaire, donnant plus à ceux qui ont moins et ayant compris qu'il faut mettre le paquet sur les premiers apprentissages, aura tendance à se réjouir. On est loin du discours proclamant que la lutte contre l'échec scolaire n'est pas une question de moyens et qui justifie la suppression programmée de milliers de postes en faisant l'impasse sur le sort réservé à l'éducation prioritaire. 

Pour autant, cette mesure pose de nombreuses questions qui m'amènent à ne pas la juger à la hauteur des défis que pose la montée des inégalités scolaires en France. 

(...)

"Une solution paresseuse"

Autre point. Avec cette mesure, l'accent est mis sur les REP. Pourtant, les élèves en difficulté se trouvent aussi en dehors des zones d'éducation prioritaire. Ce qui peut être justifié en REP renforcé, là où les problèmes s'accumulent, l'est moins dans des zones plus contrastées. Des moyens doivent également être mis dans des écoles pas nécessairement favorisées qui risquent d'être plus chargées, alors même que progresse l'idée d'une affectation de moyens en fonction de la répartition sociale des élèves, quel que soit l'endroit. 

D'autre part, ne s'agit-il pas au fond d'une solution paresseuse, qui ne prend pas en compte les méthodes utilisées permettant ou non de rendre efficiente la réduction d'effectifs. Si ces classes font la même chose à 12 qu'à 25, à quoi bon? Les maîtres sont-ils tous formés pour travailler en petits groupes, de manière plus personnalisée? Pas sûr. Et l'argent dépensé pour ces dédoublements ne serait-il pas mieux utilisé, du moins dans un premier temps, à multiplier les formations sur des manières différentes de travailler et d'enseigner.  

(...)

"Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien"

Bien sûr, le nombre d'élèves par classe a tout de même son importance, mais le réduire n'est pas la solution magique. J'ai eu des classes de 18 élèves dans un collège prioritaire, qui fonctionnaient mal, car trop homogènes vers le bas. J'aurais aimé y ajouter 8 ou 10 élèves pour les tirer vers le haut! A l'inverse, j'ai mené un travail formidable sur des "PPRE" (programmes personnalisés) avec 5 ou 6 élèves en grande difficulté, autour d'échelles de progrès, d'activités diversifiées prolongeant le travail en classe et beaucoup de dialogue et d'échanges. 

Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n'accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s'illusionne sur un effet mécanique qui n'est qu'un levier parmi d'autres. 

Jean-Michel Zakhartchouk

Jean-Michel Zakhartchouk, est enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques. Il est l'auteur de "Quelle pédagogie pour transmettre les valeurs de la République" (ESF). 

L'article complet est ci-dessous

Lire la suite

Remise du rapport de mission sur "Les territoires de l’éducation artistique et culturelle"...

25 Janvier 2017 , Rédigé par Gouvernement Publié dans #Education, #Art

Afficher l'image d'origine

Mme Sandrine DOUCET, députée de la Gironde, a remis cet après-midi son rapport de mission sur "Les territoires de l’éducation artistique et culturelle" à M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, à Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à Mme Audrey AZOULAY, ministre de la Culture et de la Communication et à M. Patrick KANNER, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
 
Depuis le début du quinquennat, l’éducation artistique et culturelle fait l’objet d’une politique interministérielle volontariste dont l’objectif est sa généralisation à tous les jeunes sans distinction, à l’école et hors de l’école. Le comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté réuni le 13 avril 2016 avait témoigné de la volonté du Gouvernement de prolonger cette dynamique, en partant des expériences locales et en levant les freins pouvant exister pour permettre à chaque jeune de bénéficier d’un éducation à l’art et par l’art tout au long de son parcours.
 
A la suite de ce comité interministériel, le Premier ministre avait confié une mission à Sandrine Doucet, en souhaitant que sa réflexion prenne en compte les axes de travail suivants :

  • Les modalités d’interactions entre les acteurs éducatifs, culturels et les collectivités territoriales ; 
  • Les bonnes pratiques en matière de conception, de mise en œuvre et d’apports de l’éducation artistique et culturelle dans les territoires prioritaires de la politique de la ville et dans les territoires ruraux et périurbains les plus éloignés de l’offre culturelle ; 
  • La valorisation des réussites, identifications des obstacles et des moyens de les surmonter. 

Bernard CAZENEUVE a salué la qualité du rapport de Sandrine DOUCET, qui offre une photographie extrêmement fine de l’éducation artistique et culturelle telle qu’elle se met en œuvre dans les territoires, et contribue à donner une vision claire à la fois des avancées réalisées et des voies d’amélioration possibles. Nourri de ses rencontres et de ses visites sur le terrain, son rapport constitue une contribution essentielle pour franchir une étape supplémentaire dans la généralisation de l’éducation artistique et culturelle et pour améliorer son pilotage et sa réalisation au plus près des territoires, avec l’ensemble des acteurs concernés, en s’appuyant sur le parcours d’éducation artistique et culturelle.

Le Premier ministre a rappelé que concrétiser l’ambition d’une éducation artistique et culturelle pour tous suppose de mettre en place une véritable alliance éducative et culturelle, avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le rapport de mission sur "Les territoires de l’éducation artistique et culturelle" est consultable ici.

Lire la suite

Des classes qui collaborent et apprennent avec Twitter...

25 Janvier 2017 , Rédigé par Ecole Branchée Publié dans #Education, #Twitter

Afficher l'image d'origine

EXTRAIT

(...)

Des classes qui gazouillent, collaborent et apprennent avec Twitter

Mme Lapointe a aussi présenté, lors du même événement, un atelier mettant en lumière la grande diversité d’usages de Twitter comme outil pédagogique. Voici quelques projets à découvrir!

Défi alphabet, pour collaborer sans frontières, est une initiative des enseignantes Brigitte Léonard et Nathalie Laroche. Ce projet d’écriture collaborative, qui s’adresse au premier cycle, unit des classes du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l’Ile-du-Prince-Édouard, de la France, de la Suisse et de la Belgique.

Anime Histoire, créé par les enseignantes Julie Chandonnet et Karine Riley à partir d’une question d’un collègue virtuel, Carl Parent, s’adresse pour sa part aux classes du troisième cycle du primaire. Il s’agit d’une plate-forme interactive pour l’apprentissage du français au primaire. La nouvelle édition se tient du 10 janvier au 24 février 2017.

La twictée, imaginée par les enseignants français Fabien Hobart et Régis Forgione, pourrait même être nommée « défitwictée ». On y vise la construction d’outils grammaticaux personnalisés et la vigilance orthographique en plus de la collaboration entre classes de même niveau.

Mot Chic, projet de Josée Portelance, a été inspiré du compte Twitter français @cultimots. Ce projet cherche à initier les écoliers à l’usage d’un vocabulaire plus « chic », à dépasser le stade du mot genre, si apprécié par les élèves du secondaire!

Tague Son, projet de l’orthopédagogue Syvianne Parent et de l’enseignante Nathalie Laroche, est un jeu de lecture amusant qui met en vedette une chasse aux sons sur Twitter.

Skype mystère est un projet collaboratif qui sort du cadre de Twitter. Deux classes se jumellent et élèves se partagent des rôles d’enquêteurs pour découvrir ensemble où dans le monde est située la classe avec laquelle ils discutent via Skype. Les élèves penseurs posent des questions, les détectives cherchent à découvrir à qui on parle, les cinéastes filment, les « googleurs » s’activent aux recherches sur Google et les cartographes étudient les cartes devant eux pour localiser leurs correspondants.

EduProf a été lancé en mars 2014 sous le nom de #EduPrim par Mme Brigitte Léonard. En juin 2015, Julie Chandonnet et Catherine Lapointe ont repris le flambeau. Tous les mercredi de l’année scolaire, de 20h à 21h, tous ceux que l’éducation intéresse peuvent joindre la discussion via la balise #EduProf, où Twitter devient un outil développement professionnel.

Enfin, pour s’amuser en fin d’année scolaire, Pixel Tag est un projet tout simple des créatives Julie Chandonnet et Catherine Lapointe. Ce projet se veut une sorte de « limonade en fin d’année ». À cette occasion, les classes sont invitées à jouer librement avec les mots. En bref, un participant propose une image et les autres s’amusent à lui trouver un titre.

Ninon Louise Lepage

La totalité de l'article est à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Ce que disent les ados de Snapchat... Vidéo

24 Janvier 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Jeunesse

Lire la suite

2017... Année Rodin... Liens utiles...

24 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Art

Affiche exposition Rodin, Grand Palais, Printemps 2017

Affiche présentant l'exposition du centenaire

Les liens ci-dessous sont empruntés à l'excellent site VousNousIls à consulter souvent.

Année Rodin

Le site Rodin100.org répertorie les manifestations qui vont avoir lieu partout en France à cette occasion;

une grande rétrospective au Grand Palais, qui exposera plus de 200 oeuvres du sculpteur, et à partir du 14 mars, une exposition Kiefer-Rodin au musée Rodin;

au musée de la Légion d’Honneur de San Francisco, une belle rétrospective proposant une cinquantaine d’oeuvres à découvrir;

L’étude d’Auguste Rodin est en effet inscrite, à partir de cette année scolaire et pour trois ans, au programme d’enseignement de spécialité d’arts plastiques au choix, en série littéraire;

un ouvrage, qui propose une analyse de l’œuvre d’Auguste Rodin en 5 axes : Formation et apogée, L’atelier, lieu de création et de transmission, Une conception expérimentale de la sculpture de Rodin, Une approche sociologique de l’art, Réception critique des monuments de Rodin;

Réseau Canopé propose un site dédié épatant;

Sandra Ktourza

Lire la suite