Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

Du Dormeur du Val à mes élèves...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "le dormeur du val"

"C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons."

Les vacances dans deux semaines... La journée s'achève... Stéphanie m’a dit derrière son éclatant sourire de jeune fille métissée : « Je vais réviser comme une folle ! Il me le faut ce Brevet ! »… Oui Stéphanie, il te le faut et tu l’auras ! Pas parce qu'il est facile! Parce que tu auras travaillé! Tous ont repris leur car dans un soleil magnifique de printemps… Il accroche, lui aussi, ses rayons aux joues roses et pleines de mes élèves… Pierre, mon petit sixième, continue sa lente reconquête de l’orthographe. Il faudra de la patience, mais il y parviendra… Fier comme la montagne, il me montre ses exercices : « C’ est mieux hein Monsieur ? »… Oui Pierre, c’est de mieux en mieux… Que vas-tu faire pendant tes vacances ? La pêche à la rivière Monsieur, avec mon père… Ici, nos élèves vivent avec la nature et les trous de verdure ne manquent pas… Et vous M’sieur ? Oh moi, j’ai de quoi m’occuper…

"Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut."

Tout est calme dans le collège maintenant vidé de son sang… Je croise quelques collègues encore présents…  Allez plus que quinze jours... Bientôt les vacances ! Tu pars ? Oui je pars... Quelques élèves, en courant vers la sortie, se bousculent en riant… Dans l’après midi, je ferai peut être une petite sieste dans l’herbe sous la nue… Je n’aime pas l'approche des congés. La rupture de rythme est brutale. Nous nous habituons à nos emplois du temps réglés comme de petites musiques. Chaque journée est remplie de cases, toujours les mêmes et toujours différentes… La lumière normande pleut sur la campagne piquetée de fleurs multicolores… Cliché ? Oui sans doûte… Mais il est des clichés qui reflètent la réalité d’un instant… . « M’sieur, vous aviez oublié votre montre sur le bureau ! »… Ah, je resterai à jamais un étourdi !

"Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid."

J’ai appris hier le décès d’un de mes maîtres. Il m’avait beaucoup appris, sans donner l’impression de m’ apprendre quoi que ce soit. Je ne savais jamais très bien où il voulait en venir au début de ses séances. Je ne lui ai jamais connu le moindre cartable, la moindre note, le moindre cahier. Il enseignait le français en première… Il savait nous intriguer. Nous nous questionnions : « Comment va-t-il commencer aujourd’ hui ? Que va-t-il inventer ? ». Certains ne l’aimaient pas… C’est un fou ! Oui, c’était un fou ! Un fou d’enseignement… Et en quelques minutes, la séance prenait forme, les idées, les réflexions mettaient en place une pensée, un raisonnement auquel nous participions avec avidité… Sans nous en rendre compte, il laissait ses élèves s’emparer du cours…Ce n’était pas un fou ! C’était un magicien ! J’essaye de lui ressembler sans y parvenir jamais… Avec lui, nous apprenions à nous désapprendre du maître, à donner le droit à Stéphanie et à Pierre de prendre en mains les prémices de la liberté…

"Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."

Le pays de mon enfance, le Maroc, est l'invité d'honneur du Salon du Livre, à Paris. Lire... Pour ne plus détester... Lire et faire lire Pierre et Stéphanie... Un livre plutôt qu'un fusil...

Je hais la guerre et tous les intégrismes qui les accompagnent… Combien encore, pourtant, perdront la vie, le coté droit percé de rouge, quelque part, dans un petit val qui mousse de rayons ?

Christophe Chartreux et Arthur Rimbaud...

Lire la suite

Médias, collégiens et lycéens : la preuve par l’exemple?...

25 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Médias

Résultat de recherche d'images pour "semaine de la presse 2017"

La langue écrite, ses codes, la langue parlée, les capacités à communiquer, coopérer, interagir, peuvent-elles se cultiver à l’Ecole dans d’autres configurations que celle des enseignements disciplinaires ? Démonstration à l’occasion d’une rencontre des médias collégiens et lycéens lors de la semaine de la presse et des médias dans l’école®.

A l’occasion de la semaine de la presse et des médias dans l’école®, une rencontre des médias scolaires a été organisée hier à l’atelier CANOPE de Montpellier conjointement par le CLEMI (centre de liason de l'école et des médias d'information) et la délégation académique à la vie lycéenne et collégienne (DAVLC). Elle a réuni une centaine d’élèves engagés dans des médias scolaires et des professionnels des médias, journalistes, photographe, dessinateur de presse, maquettistes.

Elle a donné lieu à des échanges entre élèves et professionnels des médias mais aussi à la production d’une page, qui a suivi toutes les étapes du travail, de la conférence de rédaction à l’édition, en passant par les entretiens ou enquêtes, la prise de photos et de vidéos, la rédaction des articles, le choix des titres, la mise en forme et la publication.

La conférence de rédaction, co-animée par une journaliste et une experte de l’éducation aux médias, a réuni des représentants de chacun des médias scolaires pour déterminer le travail à accomplir à partir des propositions de chacun. Progressivement s’est élaborée la maquette de la page à produire. Choix du titre, à partir d’une proposition Le Caneton pour indiquer qu’il s’agissait d’une nouveau « canard » de jeunes, choix et hiérarchie des articles : à quoi servent les journalistes aujourd’hui ?, le quotidien d’un journaliste, ce que les jeunes attendent de la presse, une colonne de brèves sur l’actualité du jour…

(...)

Jean-Pierre Véran

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

« Silence on lit » : 15 minutes de lecture quotidienne au collège...

24 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "lire"

Le collège de Banon a mis en place un rituel original : un temps de lecture obligatoire quotidien de 15 minutes, pour tous les élèves, mais aussi pour les enseignants.

Au collège public de Banon, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, depuis la rentrée 2016, tout le monde s’arrête, tous les jours, au même moment, pour lire.

Ainsi, les collégiens, mais aussi les enseignants et les personnels consacrent chaque jour, vers 13h30, un quart d’heure à la lecture. Comme l’indique un reportage de France 3, pendant ce rituel, baptisé « Silence on lit », tous les livres sont permis, sauf les journaux et les livres scolaires. Une façon de se déconnecter de la pression des études, mais aussi du monde extérieur.

Tout l’établissement participe au rituel. « Tous sont unis dans ce silence », peut-on lire sur le site de « Silence on lit ». Comme l’indique l’association éponyme (composée de Danièle Sallenave, de l’Académie Française, de la directrice du Lycée francophone d’Ankara, et du cinéaste Olivier Delahaye) à l’origine de ce projet de rituels de lecture, consacrer un temps à lire apporte de nombreux bienfaits.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous...

Lire la suite

Culture : la place des femmes dans la littérature au fil du temps...

23 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "madame de lafayette"

Madame de La Fayette ouvre le bal. Elle est la première femme à avoir l'un de ses ouvrages au programme du bac littéraire.

Pour la première fois, une femme figure au programme du bac littéraire. L'heureuse élue est Madame de La Fayette, avec son roman La Princesse de Montpensier. En mai 2016, une professeure de lettres avait adressé une pétition à la ministre de l'Éducation qui a recueilli plus de 20 000 signatures. Il faut dire que les écrivaines n'ont pas eu la vie facile.

Des pseudonymes à l'émergence du féminisme

Au XVIIe siècle, Madame de La Fayette publie sous couvert d'anonymat tandis que Madeleine de Scudéry emprunte le nom de son frère Georges. En Angleterre, au XIXe siècle, les choses bougent un peu. Jane Austen n'hésite pas à critiquer une société patriarcale, mais connaît un succès littéraire seulement après sa mort. Les soeurs Brontë utilisent des pseudonymes masculins. George Sand fait de même dès 1829. Au XXe siècle, les femmes sont de plus en plus lues et signent de leur vrai nom. Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, première femme élue à l'Académie française, Simone de Beauvoir... Cela coïncide avec l'émergence du féminisme. Au XXIe siècle, le plus gros succès de notre époque est écrit par une femme. Il s'agit de la saga Harry Potter de J.K. Rowling.

Lire la suite

Quand les jeunes enrichissent la langue française... (Vidéo)

23 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Cette semaine est celle de la langue française. France 2 vous propose de partager le regard étonnant d'une professeur de Lettres qui comprend les jeunes d'aujourd'hui. Mathilde Levesque, auteure de "Figures stylées, revisitées par les élèves et expliquées par leur prof", est l'invitée du 13 Heures de France 2. 

Contrairement aux idées reçues, nos jeunes ne parleraient pas si mal que ça. Mathilde Levesque sort "Figures stylées, revisitées par les élèves et expliquées par leur prof". Un livre qui selon elle a "un double objectif : d'abord, montrer que les jeunes du 93 - où [elle] enseigne, - et les jeunes des cités maîtrisent parfaitement les codes de la rhétorique, même s'ils n'en ont pas forcément conscience. Et l'autre objectif, c'est de montrer à un public plus large, les parents, ou tout simplement les moins jeunes, qu'on peut se servir de la rhétorique dans bien des situations quotidiennes."

"Ils enrichissent la langue"

Est-ce qu'avec leur langage les jeunes d'aujourd'hui enrichissent ou appauvrissent la langue? "Ils l'enrichissent, parce qu'incontestablement ils apportent plein de nouveaux mots, des emprunts à leur langue", estime Mathilde Levesque. "Il y a vraiment une différence entre l'oral et l'écrit, il apportent beaucoup de mots. Sur la syntaxe, la construction des phrases, ils ne sont pas pires que les autres... On en a la une preuve hier soir avec Marine Le Pen, qui emploie après que + subjonctif, ce que mes élèves ne font plus", ironise l'invitée.

Résultat de recherche d'images pour "Figures stylées, revisitées par les élèves et expliquées par leur prof"

Lire la suite

Quand En Marche (Emmanuel Macron) et la très réac' "Espérance Banlieue" font ami-ami...

22 Mars 2017 , Rédigé par Question de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

lazappeuzefolle.over-blog.com

lazappeuzefolle.over-blog.com

Le mouvement "En Marche" - "Mouvement" étant l'appellation facilement utilisée pour éviter celle de "Parti". Il parait que "Mouvement" fait plus jeune. Passons... - créé par Emmanuel Macron, candidat auto proclamé à l'élection présidentielle de 2017, recevait Eric Mestrallet, fondateur de l'association "Espérance Banlieue". C'était le 20 décembre 2016 à Boulogne-Billancourt.

Alors, car il faut toujours savoir de qui et de quoi on nous parle, j'invite chacun à lire attentivement l'enquête menée par l'excellent site Questions de classe(s), enquête signée Gregory Chambat et dont je publie les premiers paragraphes ci-dessous,  invitant le lecteur à cliquer sur le lien de bas de page pour en savoir et en faire savoir plus.

Vous n'allez pas être déçus...

Christophe Chartreux

                                    ________________________________

Les écoles « Espérance banlieues » : médiatiques, traditionalistes et ultra-libérales...

Comment lutter, et pas seulement dans les urnes, contre la montée du FN ? L’hebdo Le « 1 » (au demeurant plutôt sympathique) du 9 décembre 2015 (n° 86) s’est posé cette salutaire question... Mais, en dépliant le journal, on tombe sur un éloge appuyé à la fondation Espérance banlieues, très médiatique - et très lisse ! - vitrine d’un réseau traditionaliste et ultra-libérale, celui de la fondation pour l’École et de ses inspirateurs. Un réseau qui entend en finir avec le service public d’éducation au nom de la foi et/ou du libéralisme le plus radical...

L’occasion de nous replonger dans les ouvrages d’Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi (Main basse sur l’école publique, Demopolis, 2008 et La République contre son école, Demopolis, 2011) pour explorer « l’histoire de cette sainte alliance des libéraux défenseurs d’une école marchande et des traditionalistes rêvant de voir les Églises retrouver le monopole, perdu depuis plus d’un siècle, de la formation des esprits en France. [1] » Une alliance qui s’inspire « directement de la lettre et de l’esprit du programme défendu en matière d’éducation par par le Front national et certains de ses think tanks, tel le Club de l’Horloge, mais aussi plusieurs associations catholiques intégristes, dont quelques-unes sont réputées, à juste titre, proches de l’Opus Dei. [2] »

La très médiatique vitrine d’un puissant lobby

Derrière la fondation Espérance banlieues et son expérience pilote (l’école Alexandre-Dumas à Montfermeil), se déploie une formidable machine médiatique à engranger les reportages à la télé (TF1 dans le « 7 à 8 » et dans différents JT, « Vivement dimanche » sur France 2, le JT de France 3, Le Grand journal de Canal +, Capital sur M6, BFM TV, LCI, etc.), à la radio (Europe 1, France Inter, France Culture, RFI, France Bleue, Radio Classique, RMC, etc.) ou dans la presse écrite (Le Figaro, Les Échos, Fémina, Le Parisien, Paris Match, L’Obs, L’Express, et donc, maintenant, « Le 1 »).

Un survol de la page « revue de presse » du site de la fondation [3] permet cependant d’y remarquer la prépondérance des médias catholiques (La Vie, Familles Chrétiennes, Radio Vatican) mais aussi néo-libéraux tendance réactionnaires (Atlantico, L’Opinion, Contrepoints, Valeurs actuelles – et même le site « Crazy bourse » !) ou des milieux patronaux ("L’Institut de l’Entreprise et ses adhérents peuvent lui apporter un accompagnement déterminant qui lui permettrait de franchir un cap de développement stratégique au service de l’éducation dans les quartiers défavorisés" peut-on lire sur le site de l’Institut de l’entreprise). Elle passe en revanche sous silence des relais moins maintsream et plus ouvertement situés à la droite de la droite tels Radio Courtoisie, SOS Éducation, Boulevard Voltaire, Le Salon beige... sans parler des différents blogs et sites de la « réacosphère », où l’on encense l’expérience de Montfermeil, parfois en invitant ses promoteurs. Notons, parmi d’autres, l’entretien qu’Éric Mestrallet, le fondateur d’Espérance banlieues a accordé à la très traditionaliste revue L’Homme nouveau le 15 avril 2015.

L’école et sa fondation apparaissent comme la vitrine savamment agencée par des experts en marketing d’un courant structuré qui entend en finir avec le service public d’éducation et développer en France un réseau d’établissements scolaires hors-contrat.

Comme toute vitrine, elle exhibe sa meilleure marchandise pour attirer le chaland mais prend soin de laisser l’arrière-boutique – et ses fournisseurs – dans l’ombre. Le discours est calibré, propre à susciter la sympathie et surtout l’adhésion (car il s’agit d’abord et avant tout de collecter le maximum de fonds).

Pour décrypter ce projet nous nous sommes appuyés non seulement sur le site Espérance banlieues - http://www.esperancebanlieues.org - mais aussi sur son « manifeste » officiel Espérance banlieues, co-signé par Harry Roselmack et Éric Mestrallet (éditions du Rocher, 2015). Ce qui n’était au départ qu’une simple vérification sur le net des origines d’Espérance banlieues s’est très vite transformé en une vertigineuse plongée dans la nébuleuse réactionnaire... C’est donc une enquête en plusieurs parties qui nous permettra de dresser le portrait de cette école et de la fondation qui la finance...

(...)

Grégory Chambat

La suite et la totalité de cette enquête sont à lire en cliquant ci-dessous

A lire:

Lire la suite

Education - La priorité à l'égalité... (Vidéo)

22 Mars 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education, #Egalité

Lire la suite

Revue de Presse Education... SPME - Suites - Orientation et marronnier - Brèves...

22 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... SPME - Suites - Orientation et marronnier - Brèves...

Aujourd’hui l’actualité éducative est pléthorique et variée. Cela peut être dû à la Semaine de la presse et des médias à l’école, principale information du jour. Mais les suites des actualités précédentes restent patentes, les marrons sont de saison au printemps c’est l’orientation, quant aux brèves elles sont courtes mais nombreuses.

SPME

Le principal événement médiatique de cette Semaine de la Presse et des Médias à l’école arrive tout droit de l’espace.

Le Ministère a publié ce communiqué : “Thomas Pesquet rejoint la réserve citoyenne de l’Éducation nationale

À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’école et de la Journée mondiale de l’eau, plus de 230 000 élèves du CP à la troisième ont été connectés par le ministère de l’Éducation nationale avec l’astronaute Thomas Pesquet pour un dialogue en direct depuis l’espace.”

On peut lire dans Science et Avenir que “La rencontre a été organisée à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.

VosgesMatin est pragmatique en titrant « On dort super bien dans l’espace ».

Mais la SPME ce sont surtout des enseignants, des élèves et des journalistes qui se mobilisent pour travailler l’éducation aux médias et à l’information (EMI).

Le Républicain Lorrain raconte que “Arnaud Tousch, journaliste à RTL-Radio , est intervenu dans son ancien collège pour la 28e édition de la semaine de la presse. Un retour riche en émotions et peut-être, en vocations.”

Tendance Ouest évoque le travail sur la photographie : “Six photos pour six situations souvent propices à l’isolement. Le handicap, la vieillesse ou encore le racisme… les problématiques sont complexes, mais les 24 enfants d’une classe CM1/CM2 de l’école Henri Brunet à Caen (Calvados) s’y sont confrontés volontiers, lundi 20 mars 2017. "La semaine de la presse à l’école est l’occasion d’échanger sur ces sujets de société et de voir comment la photographie peut souligner des problèmes", expose l’enseignante, Clémence Galleret.”

Une jolie phrase dans L’Yonne RépublicaineÀ l’occasion de la semaine de la presse à l’école, L’Yonne républicaine s’engage à ouvrir ses portes. Parce que c’est aussi la semaine de l’école dans la presse…”. Un autre article propose “L’éducation aux médias expliquée par deux enseignants”.

Suites

La présidentielle concerne de nombreuses informations.

Libération dans son direct annonce qu’Arthaud et Cheminade veulent des profs plus nombreux et mieux payés. “Les deux candidats à la présidentielle privés du plateau de TF1 continuent de débattre en direct sur Explicite. Sur les questions d’éducation, un point de convergence : celle des moyens pour lutter contre les inégalités scolaires. Ainsi, Nathalie Arthaud, la candidate LO, « il faut des moyens : embaucher des enseignants, des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) dans les maternelles commencer par les écoles, puis les collèges. »

Le Figaro propose “Présidentielle : comparez les programmes des candidats sur l’éducation

Des propositions issues de la société civile sont adressées aux candidats à la présidentielle.

Dans Mediapart c’est un “Manifeste pour une éducation nouvelle”. “Suite au Colloque "Quelles utopies pour aujourd’hui ?" organisé par le groupe Lyonnais et le secteur Langues du GFEN avec le Groupe Romand d’éducation Nouvelle (GREN) qui s’est tenu à Villeurbanne les 16-17 et 18 septembre 2016, un petit groupe a poursuivi les travaux par l’écriture d’un Manifeste "Quelles utopies pour aujourd’hui ? Éducation-Égalité-Émancipation"”.

Un autre collectif propose sa lecture du débat dans La Croix : “Pour des « états généraux de l’éducation ». Le laboratoire d’idées Vers le haut – dont Bayard fait partie – demande au futur président de mettre l’éducation au cœur de son action. Marc Vannesson, son délégué général, revient sur cet enjeu.” Le vocabulaire est plutôt mélioratif sur les idées libérales sur l’école portées par messieurs Macron et Fillon.

La nouvelle République poursuit sa série vidéo “la présidentielle vue par” avec Rémi 24 ans. “Salarié d’une mutuelle niortaise, Rémi songe à un vote de contestation à la présidentielle. Il prône plus d’autonomie à l’école, ce dont il a manqué.

[...] Toutefois, « je vote à chaque fois », enchaîne Rémi, 24 ans. Blanc, souvent, « ou par élimination, en choisissant le moins pire des candidats. Cette fois, j’hésite à voter pour… vous voyez quoi », dit-il sans jamais prononcer le nom du parti d’extrême droite dont il approuve « l’opposition à la discrimination positive ».[...]

L’éducation, ça le préoccupe. « Quand on est enfant, l’école nous met tous dans le même panier, sans prendre en compte les rythmes de chacun. Mais en arrivant dans une entreprise, nous devons co-construire, confronter des idées, travailler en équipe. Et ce n’est pas facile, on n’est pas toujours armé », témoigne-t-il, citant la fameuse réplique d’Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.  »”

Autre actualité de suite, l’affaire du lycée de Grasse. Nice Matin donne la parole à “ces "héros" dont on ne parle pas”, Les agents de cantine.

Le Républicain lorrain revient sur la “Profession proviseur : « Touche pas à mes élèves »”. “Un proviseur à Grasse a fait preuve d’un grand courage. En Lorraine, ses collègues assurent qu’ils auraient agi de même, parce que leur fonction « se doit de protéger ».”

Après Le rapport de la Cour des Comptes, l’Oeil du 20 heures de France2 a enquêté sur “SIHREN, le logiciel très coûteux de l’Education nationale”.

On en parlait abondamment hier, pour la première fois l’œuvre d’une écrivaine est au programme de littérature en terminale L.

Selon Le Figaro, madame de Lafayette serait “otage de la féminisation du bac

L’affaire - opportunément médiatisée - permet à la ministre de l’Éducation d’asseoir sa réputation de féministe à peu de frais. La Princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette, sera au programme d’une épreuve de littérature de terminale littéraire en 2018 avec son pendant au cinéma, La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier.” On est soulagés que l’œuvre d’un réalisateur homme sauve la pauvre écrivaine... et nous n’oublions pas de remercier la journaliste pour l’emploi fort à propos du mot "otage"...

Pour les anglophones, The Guardian s’en fait Le porte-parole outre-Manche : « Enfin ! Female author in French school exams for first time since 1990s »

Orientation et marronnier

En ces temps d’APB, LCI proposeL’UNIVERSITÉ À L’ESSAI" POUR AIDER LES FUTURS BACHELIERS

Les lycéens avaient jusqu’à aujourd’hui pour formuler leurs vœux d’inscription en université : l’admission post-bac. Pour les aider à bien choisir leur voie, certains établissements ouvrent leurs portes dans le cadre du programme "L’université à l’essai"

Ah, la recherche du meilleur établissement... Erwin Canard s’y colle pour l’Etudiant après Sandrine Chesnel pour l’Express l’année dernière. Alors,“ Un bon lycée, c’est quoi ?”. “Milieu social des élèves, profession des parents, niveau scolaire à l’entrée en lycée… Ce sont les principaux critères pris en compte pour calculer les indicateurs de valeur ajoutée (IVAL), qui permettent de produire le palmarès des lycées de l’Etudiant, publié le 22 mars 2017. Les établissements au sommet du classement sont alors ceux qui parviennent à faire le mieux progresser et réussir leurs élèves par rapport à ces différents facteurs. Ils ne prennent donc pas seulement en compte le taux de réussite "brut" au baccalauréat, qui favorise les lycées "élitistes" qui recrutent et gardent essentiellement de très bons élèves.”. Il propose que les élèves et les enseignants s’emparent du hashtag #UnBonLycée.

Brèves

Le Figaro évoque ce programme de recherche insolite : « L’université d’Oxford crée un programme de recherche sur le cannabis
Ce programme disposera d’un budget de 10 millions de livres sterling (11,5 millions d’euros). Objectif : étudier les bénéfices du cannabis dans le traitement de la douleur et du cancer.
 »

Science et avenir se demandeComment l’éducation modifie la structure du cerveau.
Le réseau de milliards de neurones présent dans notre cerveau n’est pas "immobile". Pendant l’enfance, certaines connexions, moins utilisées, disparaissent tandis que d’autres fibres se renforcent en s’entourant de gaine de myéline
.” L’article précise que “La pollution nuit gravement au neuro développement”.

Ouest France mentionneUn deuxième collège traditionaliste en projet à Sées
Un collège-lycée privé traditionaliste pour jeunes filles cherche à s’implanter à Sées (Orne). Vendredi 24 mars 2017, le Conseil départemental de l’Orne devrait lui louer le palais d’Argentré pour une durée de 30 ans.” Cet établissement sera hors contrat.

Le Parisien parle d’“ Une enseignante canadienne travaillant dans un village reculé de l’Arctique a remporté dimanche à Dubaï le prix du « meilleur professeur du monde », doté d’un million de dollars.”. “Maggie MacDonnell figurait parmi 10 finalistes sur 20.000 candidats de 179 pays, qui s’étaient présentés à un concours international ayant pour objectif de valoriser le métier d’enseignant.”

La Voix du Nord titre “L’académie de Lille est « singulière », c’est celle « où nous avons le plus investi »” d’après les propos de la ministre.

Emilie Kochert

Lire la suite

Education - Benoit Hamon répond à Emmanuel Macron... Des propositions mais pas de projet éducatif...

21 Mars 2017 , Rédigé par B Hamon Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "hamon"
 
Emmanuel Macron a rendu publiques ses propositions sur l’éducation. Ses propositions reprennent sur quelques sujets celles formulées depuis plusieurs mois par Benoit Hamon, comme l’instauration d’une aide aux devoirs et au travail personnel, ou encore la baisse des effectifs dans les REP et REP+. Benoit Hamon, lui, prévoit de plafonner le nombre d’élèves par classe sur l’ensemble du territoire pour le cycle 2 et garantit cette proposition par la création de 20 000 postes. Emmanuel Macron ne propose que 4 000 à 5 000 postes qui seront intégralement absorbés par l’augmentation des effectifs dans le secondaire. La mesure proposée par Emmanuel Macron devra donc être assurée, de l’aveu même du candidat, par le redéploiement et par la suppression de postes pourtant fondamentaux pour la réussite des élèves, comme ceux des « plus de maîtres que de classes », ou ceux dédiés à la formation des enseignants.
 
Son programme n’évoque pas des sujets tout aussi importants comme le décrochage scolaire, le bien-être à l’école – pour les enseignants comme pour les élèves, ou encore la réforme du lycée.
 
Si nous partageons la volonté de confier davantage d’autonomie aux équipes pédagogiques, nous sommes opposés à la libéralisation du recrutement des enseignants. Cette mesure aurait pour effet de mettre les établissements en compétition. Les établissements situés en milieu rural ou dans les quartiers défavorisés, moins attractifs, en seraient les premières victimes.
 
Emmanuel Macron propose le rétablissement des classes bilangues, c’est-à-dire de réinstaller un système qui réserve l’apprentissage de la 2ème langue vivante à quelques enfants et favorise l’entre-soi social et culturel. Il réserve l’excellence éducative à quelques élèves quand nous en avons fait un vecteur de la réussite de tous. Benoit Hamon considère au contraire qu’il est plus ambitieux de maintenir l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous les élèves dès la 5ème et de programmer, avant la fin du quinquennat son début dès la classe de 6ème.
 
Enfin, en permettant le retour à la semaine de 4 jours, Emmanuel Macron propose de démembrer la réforme des rythmes scolaires au moment où, en France, l’accès aux activités sportives, culturelles, artistiques pour les enfants n’a jamais été autant démocratisé. C’est pourquoi Benoit Hamon préfère accompagner davantage les communes rurales, populaires et ultramarines et s’est ainsi engagé à augmenter de 25% sur cinq ans le budget qu’alloue l’Etat à l’aide aux communes pour les activités périscolaires.
 
Notre système éducatif est encore trop inégalitaire pour nombre d’élèves. L’excellence éducative doit continuer à être au service de la réussite de tous les élèves ces cinq prochaines années. Il s’agit, avec Benoit Hamon, de poursuivre la Refondation de l’école de la République, pas d’y faire des entorses ; de consolider le service public d’Education nationale, pas de l’affaiblir.
Lire la suite

Débat présidentiel 2017 : des candidats divisés sur l’éducation... (+ commentaire)

21 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Politique, #Education

Résultat de recherche d'images pour "le grand debat TF1"

Extraits

L'éducation était l'un des sujets phares du premier débat entre les 5 principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, le 20 mars sur TF1. En voici un résumé.

Lors du premier débat télévisé entre les 5 candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, organisé le 20 mars sur TF1, l’école était au coeur des échanges, malgré les divergences

Le recrutement des profs, sujet qui divise

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, a indiqué vouloir créer rapidement 20.000 postes d’enseignants supplémentaires, afin de parvenir à son objectif de 25 élèves maximum par classe en CP–CE1–CE2, dans toute la France. Au total, selon son programme, il prévoit de recruter entre 35 000 et 40 000 enseignants de plus.

La position de François Fillon est diamétralement opposée. Pour lui, la hausse des effectifs dans l’éducation “n’est pas la seule solution”. Le candidat de la droite et du centre propose au contraire que les profs soient “un peu moins nombreux”, mais travaillent plus. “Les enseignants, qui doivent être mieux payés et mieux considérés, doivent accepter un temps de présence plus élevé à l’intérieur de l’établissement”, a-t-il lancé lors du débat.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, s’est distingué en indiquant vouloir recruter pas moins de 60.000 enseignants, “parce que le problème de l’école est aussi devenu un problème de moyens.”

Les “fondamentaux”, sujet phare du débat

« Ma priorité absolue, c’est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, pendant 75% du temps, et qui commence plus tôt, dès 5 ans”, a lancé François Fillon, qui se déclare aussi favorable au port de l’uniforme.

Marine Le Pen, candidate du Front National, ne prône pas 75% du temps consacré aux fondamentaux, mais “100 %”, dont “50% dédiés à l’apprentissage du français”.

Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

“Je veux plus d’heures de cours en école primaire, que dans les zones difficiles, on porte le nombre d’élèves à 12, et que l’on paye 3000 euros par mois les enseignants qui travaillent dans les zones difficiles”, a ainsi indiqué le candidat du mouvement En Marche.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

1- Concernant cette tarte à la crème des "fondamentaux" une fois de plus servie jusqu'à l'indigestion par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, rappelons que la France est championne d'Europe du temps passé à étudier le "Lire-Ecrire-Compter".

Mais parler des "fondamentaux" est un mantra électoraliste. Cela plait aux parents peu ou pas informés. Et peu importe qu'ils ne le soient pas d'ailleurs.

Quelle tristesse de voir l'Ecole être à ce point abaissée à des querelles d'arrière-garde et d'un autre âge!

Quelle tristesse de la voir toujours ramenée à des enjeux qui ne sont pas les plus essentiels!

Mme Le Pen, Mr Macron: laissez l'Ecole tranquille, par pitié!

2- Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

Là, nous atteignons des sommets d'ignorance et/ou de mauvaise foi:

Le chiffre de 150 000 est désormais de 90 000 mais Mr Macron n'en est plus à quelques approximations près.

"20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter” copopie-colle Mr Macron après les Brighelli, Polony et Finkielkraut dont il est un fidèle porte-parole.

Sauf que c'est faux. Je renvoie une fois encore à l'article du Monde ci-dessous

Christophe Chartreux

Lire la suite