Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

A l’école et dans le supérieur, la mobilisation contre Marine Le Pen s’élargit...

3 Mai 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "marine le pen"

EXTRAIT

Face au risque d’élection de la candidate d’extrême droite, les appels au vote se multiplient, y compris chez les plus critiques à l’égard d’Emmanuel Macron.

A l’approche du second tour de la présidentielle, la mobilisation pour faire barrage à l’accession de Marine Le Pen à l’Elysée s’amplifie et s’élargit. Dans l’éducation, les prises de position ont été très nombreuses dès le lendemain du premier tour, tandis que « le vote enseignant ne glisse ni à droite ni à l’extrême droite », analyse le Café pédagogique. Sur son blog Vivement l’école, Christophe Chartreux appelle néanmoins à répondre aux « impatiences » des électeurs pour éviter un « rendez-vous avec le pire en 2022 ».

Mais le plus urgent, soulignent les appels, est déjà d’empêcher le scénario d’une victoire du Front national de se réaliser dimanche 7 mai. Le bureau de la Conférence des grandes écoles met en garde contre « le risque impossible du repli sur soi » dans une tribune publiée par Le Figaro, rappelant que « les établissements d’enseignements supérieur et de recherche ont un besoin impérieux d’être ouverts sur le monde pour exister au meilleur niveau international ». Et, pour la première fois, le directeur général de l’Essec, Jean-Michel Blanquer, a écrit à ses étudiants, les alertant que l’élection de dimanche pouvait sonner « le glas de l’humanisme dont nous sommes issus ».

(...)

Adrien de Tricornot

Article complet à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Propositions de Marine Le Pen et réactions d'enseignants... Par Claude Lelièvre...

3 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

Certaines des propositions «scolaires» de Marine Le Pen viennent d'être testées de fait auprès d'un millier d'enseignants. Cela permet d'avoir une idée de leurs «réactions» en la matière, non sans quelque perplexité...

Il s'agit d'un sondage IFOP (commandité par SOS Education) auprès d'un échantillon de 1001 enseignants (selon la méthode des quotas) réalisé par téléphone du 16 au 19 avril. Il s'agissait de les sonder sur leurs intentions de vote aux présidentielles et de tester leur « adhésion à différentes propositions relatives à l'enseignement en France » (une douzaine), avec quatre réponses possibles : très favorable, plutôt favorable, plutôt opposé, très opposé. Parmi cette douzaine de propositions, on peut prélever certaines questions à l'intitulé proches de certaines propositions de Marine Le Pen. Ce sont celles-là qui sont retenues ici.

Mais avant, on notera que - selon ce sondage - les enseignants qui ont exprimé une intention de vote n'ont été (si l'on peut dire) que 5% à se déclarer en faveur de Marine Le Pen (Macron : 38% ; Mélenchon:23% ; Hamon:15% ; Fillon :11% ; Dupont-Aignan:4% ; Poutou:1,5% ; Lasalle:1,5%, Artaud : 0,5% ; Asselineau:0,5%).

Question IFOP : « Supprimer progressivement le collège unique et autoriser l'apprentissage à partir de 14 ans » (cf point 81 du programme de Marine Le Pen : « suppression progressive du collège unique ; autorisation de l'apprentissage à partir de 14 ans »)

29% des enseignants sondés répondent « très favorable », 45%  « plutôt favorable », 14% « plutôt opposé », 8% « très opposé » (4% « ne savent pas »).

Il y a quarante ans, en 1977 (dix ans après la mise en place effective de l'instruction obligatoire jusqu’à 16 ans au lieu de 14 ans) un sondage a été effectué par la SOFRES auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on a posé la question suivante : "A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants s'étaient prononcés pour 14 ans (et 12% pour 18 ans). On n'arrête pas le progrès.

Question IFOP : « Réserver les trois quarts du temps scolaire en primaire aux enseignements fondamentaux » (cf point 101 du programme de Marine Le Pen : « Assurer la transmission des connaissances par le renforcement des apprentissages fondamentaux. A l'école primaire, réserver la moitié du temps d'enseignement au français »)

Réponses : 43% « très favorable », 43% « plutôt favorable », 10% « plutôt opposé », 2% « très opposé ».

Un peu d'histoire pour mettre en perspective. Les indications des Instructions de 1923 montrent qu'en moyenne 14 heures (sur 30 heures d'enseignements hebdomadaires) étaient alors dévolues à l'enseignement du français dans l'élémentaire (CP ; CE1et CE2 ; CM1 et CM2). Et 13 heures en moyenne (toujours sur 30 heures), à partir des Instructions de 1945. Actuellement, la part dévolue à l'enseignement du français est déjà la part la plus élevée parmi les pays européens (selon la dernière étude d'Eurydice), à savoir 38%.

L'arrêté du 18 janvier 1887 accorde en moyenne 17 heures et demie (soit 58% des 30 heures hebdomadaires d'enseignement élémentaire) à « la lecture courante et expressive », « l'écriture », « la langue française », « le calcul, l'arithmétique et la géométrie »

Ces horaires qui laissent une place importante à autre chose qu'aux ''fondamentaux'' (et qui sont bien en dessous des ''trois quarts'') sont dans le droit fil du cap fixé par Jules Ferry lui-même : il y va de la différence entre l'Ecole républicaine en train d'être mise en place par rapport à celle d'Ancien Régime (mais oui, Madame Le Pen!) : « Tous ces ''accessoires'' auxquels nous attachons tant de prix, que nous groupons autour de l’enseignement fondamental et traditionnel du ‘’lire, écrire, compter’’ ; pourquoi tous ces accessoires ? Parce qu’ils sont à nos yeux la chose principale, parce que ces ''accessoires'' feront de l’école primaire une école d’éducation libérale. Telle est la grande distinction, la grande ligne de séparation entre l’Ancien régime, le régime traditionnel, et le nouveau » (Discours de Jules Ferry au congrès pédagogique des instituteurs et institutrices de France, le 19 avril 1881).

Et cela durera. En moyenne, selon les Instructions de 1945, 17 heures (sur 30 heures d'enseignement hebdomadaires) sont dévolues au français et au calcul (soit 57%). Ensuite ces pourcentages ont oscillé entre 50% et 55%  jusqu'à maintenant.

Question IFOP : « Réécrire les programmes d'histoire de manière chronologique dans le sens d'un récit national » (cf le point 10 du programme de Marine Le Pen : « Instaurer, tout particulièrement à l'école primaire, un enseignement chronologique de l'histoire, pour l'essentiel celle de la France, faisant toute sa place au roman national, présenté sous forme de récits, lesquels forgent le sentiment d'une appartenance à la nation, et sont porteurs de valeurs propres à orienter les conduites »)

24% « très favorable », 35% « plutôt favorable », 16% « plutôt opposé », 10% « très opposé ». On notera que les pourcentages d'adhésion ne diffèrent guère selon les appartenances à tel ou tel degré d'enseignement, mais assez fortement pour ce qu'il en est des mouvances politiques) : 13% des ''En marche !'' se disent « très favorables » et 17% des ''Fronts de gauche'' et ''PS'', contre 54% des ''LR'' et 64% ''Front national''.

Question IFOP : «Introduire le port d'une tenue unique pour chaque établissement »  (cf le point 103 du programme de Marine Le Pen : « Instaurer le port d'un uniforme à l'école ».

17% « très favorable, 24% « plutôt favorable », 29% « plutôt opposé », 23 % « très opposé »

Ici aussi la dispersion est forte selon les préférences électorales déclarées : seulement 5% des votants pour Mélenchon  et Hamon se disent « très favorables», contre 28% des votants Macron et surtout 47% des votants Fillon ou 58% ''Front national'' ? C'est le point qui fait le plus problème chez les enseignants, celui pour lequel ils sont le plus partagés.

Lire la suite

Najat Vallaud-Belkacem : «Ne jouons pas la démocratie à la roulette russe» ...

3 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "najat vallaud-belkacem"

La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, qui s’est engagée en politique après le 21 avril 2002, appelle la gauche à mettre de côté les divisions pour se mobiliser contre le Front national.

Alors que le front républicain semble avoir vécu, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, exhorte la gauche à ne pas se tromper de combat et à faire barrage de façon inconditionnelle à Marine Le Pen.

Pourquoi prendre la parole maintenant ?

Comme le disait Albert Camus, «il est des moments où l’enjeu n’est pas de refaire le monde mais d’empêcher qu’il ne se défasse». Jamais Marine Le Pen n’a été aussi proche de la victoire, non pas d’abord par adhésion, mais du fait de la démobilisation de beaucoup d’électeurs. Il est indispensable de sonner la mobilisation générale pour lui faire barrage, car le danger existe.

La fin de l’automaticité du vote anti-FN n’est pas une nouveauté dans une partie de la droite, mais à gauche aussi, cette tendance a progressé…

Je comprends qu’on puisse se sentir orphelin au soir du premier tour, mais je suis surprise que certains à gauche tergiversent alors qu’il s’agit de barrer la route au FN. Entre Macron et Le Pen, la question ne doit même pas se poser. Lui est républicain, lui est démocrate, lui est de bonne volonté. Et en face, on a une candidate d’extrême droite dont le programme est incompatible avec la République, avec la démocratie et avec certaines libertés fondamentales. Le seul choix, c’est de voter massivement Macron. Non par adhésion pleine et entière ou pour lui signer un chèque en blanc, mais pour que le score de Le Pen soit le plus faible possible. C’est un enjeu. Ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN.

Quand vous rencontrez des électeurs de Mélenchon, que vous disent-ils ?

Les plus sévères, si je caricature un peu, me disent qu’élire Macron en 2017, c’est avoir Le Pen en 2022. Ce raisonnement m’estomaque. Il faudrait donc préférer prendre le risque de laisser le FN accéder au pouvoir dès maintenant (ou faire un score très élevé) pour mieux éviter qu’il ne l’obtienne dans cinq ans ? Ce n’est pas un raisonnement, c’est en réalité un cri de colère. Aux électeurs qui doutent, je dis qu’il s’agit d’élire le gardien de nos institutions et que l’enjeu, c’est justement que perdure la possibilité de s’opposer et de débattre dans un cadre démocratique. Une victoire du FN ne serait pas une «rupture», mais une disparition de ce cadre.

Pour de plus en plus d’électeurs, notamment les plus jeunes, le libéralisme apparaît comme un péril plus évident que le nationalisme…

Mon sentiment surtout, et c’est une différence majeure avec 2002, c’est que des digues politiques et culturelles entre le champ républicain et le FN n’ont cessé de sauter ces dernières années. Et le «ni-ni» prôné par certains lors des élections intermédiaires n’y est évidemment pas pour rien. Ajoutez à cela que la campagne qu’on vient de vivre a énormément alimenté le discours «anti-système» et la tentation de détruire tout ce qui existe. Alors oui, certains repères sont brouillés. C’est vrai pour notre génération, encore plus chez les plus jeunes. C’est pour cela que nous sommes dans une zone de danger absolu. Ne jouons pas la démocratie à la roulette russe.

Macron semble arc-bouté sur son programme, notamment sa volonté de réformer encore le droit du travail en légiférant par ordonnances. Doit-il donner des gages à la gauche avant le second tour ?

Face à Le Pen, ces questions légitimes ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Son positionnement durant l’entre-deux-tours, c’est sa liberté et sa responsabilité pour l’après, mais ce n’est pas ce qui doit déterminer de s’opposer ou non au FN. Le vote doit être inconditionnel. Il sera temps, dès le 8 mai, de se démarquer des réformes qui ne nous semblent pas aller dans le bon sens. Au fond, plus les électeurs de gauche seront nombreux à faire barrage à l’extrême droite, moins Macron sera le propriétaire exclusif de sa victoire.

Macron à l’Elysée, Hamon sera dans l’opposition et Valls se rêve dans la majorité. Et vous ?

S’il est élu, le 7 mai au soir, je souhaite sincèrement à Macron de réussir son mandat et d’y porter des progrès pour le pays car c’est la seule chose qui m’importe. Me concernant, je ne refuserai jamais de soutenir une politique publique de gauche et je m’opposerai toujours à ce qui heurte mes convictions.

Macron se pose en candidat de la «bienveillance». Ce sera votre état d’esprit dans l’opposition ?

Je ne le dirais pas ainsi. A partir du 8 mai c’est une nouvelle histoire. Pas seulement vis-à-vis de Macron, mais aussi pour notre famille politique. Je ne fais pas partie de ceux qui disent que le PS est mort. Je veux continuer à le voir exister, reprendre son souffle et son envol. Nous devons travailler sérieusement, modestement, pour convaincre sur nos idées et rénover le parti. C’est ce que j’ai envie de porter demain. Il y a des milliers d’idées qu’on ne peut pas laisser dans la grange. Et des milliers de querelles stériles et de petites avanies à jeter par-dessus bord.

En 2002, vous avez adhéré au PS après le 21 avril… Si vous aviez 25 ans aujourd’hui, où vous engageriez-vous ?

Franchement, aujourd’hui, face au spectacle désolant donné par une bonne part de la classe politique, je ne m’engagerais sans doute pas en politique. Et j’aurais tort, car cette présidentielle montre précisément combien nous avons besoin de politique pour faire société.

Rachid Laïreche , Jonathan Bouchet-Petersen Chef adjoint du service France@BouchetPetersen

Lire la suite

Céline Alvarez ou le business pédagogique...

3 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "ecole montessori"

  • 13 mai 2017
  • CICP, 21 ter, rue Voltaire Paris 11
  • de 18 h à 19 h

Le collectif Questions de classe(s) et sa revue N’Autre école, La Revue du Crieur (Mediapart et La Découverte) et le collectif Aggiornamento hist-géo vous invitent à une rencontre débat avec Laurence de Cock, auteure d’une enquête sur la pédagogie Alvarez publiée dans le dernier numéro de La Revue du Crieur.

« Phénomène médiatique de l’année, l’expérience menée par Céline Alvarez durant trois ans dans une école primaire d’une banlieue populaire de Paris s’est faite sur la base d’un cocktail inédit de méthode Montessori et de neurosciences.

L’enthousiasme suscité par son livre, Les Lois natu­relles de l’enfant, tient au caractère spectaculaire des résultats affichés, avec des taux de réussite très élevés, y compris de manière précoce et chez des enfants­ peu favorisés.

Mais, à y regarder de plus près, tout est loin d’être aussi rose. La « méthode », très gourmande en maté­riel et en encadrement se révèle intrans­po­sable dans un contexte scolaire plus large ; les prétendues « lois naturelle de l’enfant » relèvent d’un salmigondis mêlant sciences cognitives et philosophie new age, mais d’où la pédagogie est à peu près absente ; et, surtout, l’expérience a servi de cheval de Troie aux appétits entrepreneuriaux, qui se nourrissent des échecs de l’école publique pour tenter d’y mener un business au potentiel fort lucra­tif. »

Laurence de Cock

Professeur d’histoire-géographie à Paris et docteure en sciences de l’éducation, membre du collectif Aggiornamento Histoire-géo, Laurence de Cock prépare un ouvrage sur les pédagogies alternatives.

Elle a mené une enquête approfondie sur le « phénomène Alvarez » pour le compte de la Revue du Crieur (n° 6, février 2017) qu’elle nous présentera lors de cette rencontre.

Les rencontres N’Autre école...

N’Autre école, revue du collectif Questions de classe(s) est un espace d’échanges et de réflexions­ sur nos pratiques pédagogiques et militantes.

La revue donne la parole­ à celles et ceux qui font l’école, au quotidien, et qui militent pour la transformer.

Le but de ces rencontres est d’associer nos lecteurs et nos lectrices (ou nos futur.e.s lecteurs/-rices) à la préparation et à la réalisation des numéros de la revue (le prochain dossier, pour le n° 7 posera la question : « Pédagogie(s) alternative(s)… pour qui ? pourquoi ? ») en rencontrant et en échangeant avec les auteur.e.s et le collectif de rédaction.

Gregory Chambat

Lire la suite

Revue de Presse Education... Présidentielles- Supérieur...

3 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Résultat de recherche d'images pour "journaux papier"

EXTRAITS

(...)

Présidentielles

Le Parisien propose son tour d’horizon du programme éducatif des deux candidats encore en lice : « Pas vraiment au centre de la campagne, l’éducation, pourtant qualifiée de "priorité" par les candidats, tente de se frayer une place dans l’entre-deux-tours : le Front national et En Marche ! ont détaillé leurs propositions, diamétralement opposées.

Voici un tour d’horizon des principales mesures envisagées par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, expliquées par leurs responsables éducation respectifs. Alain Avello, professeur de philosophie et fondateur du collectif Racine, pour le FN. Fanny Anor, ancienne professeur d’histoire et géographie, et Anousheh Karvar, ex-trésorière de la CFDT, pour En Marche !. »

BFMTV se concentre sur le programme éducatif d’Emmanuel Macron, vu par les enseignants :« En matière d’éducation, Emmanuel Macron veut donner la priorité aux zones d’éducation prioritaire et donner plus d’autonomie aux établissements. Des mesures qui laissent les enseignants sceptiques. »

Claude Lelièvre, sur son blog, relaie une démarche similaire avec le programme (désastreux) de Marine Le Pen : « Certaines des propositions « scolaires » de Marine Le Pen viennent d’être testées de fait auprès d’un millier d’enseignants. Cela permet d’avoir une idée de leurs « réactions » en la matière, non sans quelque perplexité... »

(...)

 

La lettre de l’éducation donne, elle, la parole à Najat Vallaud Belkacem :

« A part Benoît Hamon, aucun candidat à la présidentielle n’a défendu votre bilan ni celui de la « refondation » en général. En concevez-vous de l’amertume ?

J’en éprouve surtout une frustration. Les questions éducatives, ces cinq dernières années, ont été très présentes dans un débat public souvent polémique, cela pouvait laisser penser que les candidats auraient de nombreuses contre-propositions à présenter. Pourtant, ces questions ont été quasiment absentes de la campagne. Le mot « abroger » apparaît ici ou là, mais je n’ai pas vu de grande réflexion sur le système éducatif. Du coup, on ne part pas sur de bonnes bases. Le FN n’a aucune ambition éducative. Emmanuel Macron est plus constructif, mais laisse entendre que les quinquennats de 2007 et de 2012 ont été du même acabit. Le quinquennat précédent avait fait tellement de mal que nous avons, les premières années, versé de l’eau sur un sol desséché. Nous avions beau récréer des postes, ce n’était jamais suffisant ni assez visible. »

(...)

Aurélie Gascon

Retrouver l'intégralité de la Revue et bien d'autres passionnantes lectures en cliquant sur les liens ci-dessous

Lire la suite

Chers amis...

2 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Image associée

Chers amis,

Accompagnant mes 6e sur un site archéologique (voir liens ci-dessous), le blog va se reposer aujourd'hui...

A demain donc...

Christophe

Lire la suite

Le FN à Béziers, Fréjus, Hayange...

1 Mai 2017 , Rédigé par NVB - Twitter Publié dans #Education, #Politique

 

Le à Béziers, c'est la fin de l’accueil le matin avant l’école pour les enfants dont les parents sont au chômage.

Le à Fréjus, c'est la baisse de 20 % du budget de fonctionnement des écoles.

Le à Hayange, c'est le tarif des transports scolaires qui augmente de 62 % pour le 1er enfant et de 110 % pour le 2ème.

Le à Fréjus c'est la baisse drastique  des subventions aux centres sociaux (-65% pour La Gabelle, -57% pour L’Agachon).

Le au Pontet et à Beaucaire, c'est la fin de la gratuité de la cantine pour les enfants des familles les plus pauvres.

Le à Villers-Cotterêts, c'est un prix du repas à la cantine qui augmente de 78% pour les familles modestes.

Lire la suite

La jeune ministre a tenu bon la rampe... Par Claude Lelièvre...

1 Mai 2017 , Rédigé par Claude Lelièvre Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "najat vallaud-belkacem"

Najat Vallaud-Belkacem a été la première femme à être nommée ministre de l’Education nationale, jeune qui plus est (la plus jeune après Jean Zay, le ministre du Front populaire) ; et c’est peu dire qu’on l’attendait  »au tournant ». Et cela d’autant plus – en ces temps troublés voire troubles – qu’elle était issue d’une famille marocaine musulmane.

Eh bien, on peut dire qu’elle a fait face (en dépit de rumeurs multiples et insistantes qui ont commencé dès son arrivée), avec un grand calme le plus souvent et beaucoup de détermination et d’engagements publics. Les difficultés n’ont pas manqué : un contexte politique où le gouvernement était en perte de confiance ; et des secteurs ou domaines scolaires très délicats à  "refonder", en particulier redéfinir les programmes de l’ensemble de la scolarité obligatoire et réformer le collège.

Le collège est historiquement le lieu des tensions maximum de toutes sortes du  "système éducatif ". Il est l’occasion de turbulences médiatiques très fortes lorsqu’on tente effectivement de traiter le problème qu’il pose (par exemple, à sa façon, René Haby lors de la création du  "collège unique") et non de faire semblant (genre dans lequel se sont illustrés bien des ministres de l’Education nationale…). On peut noter, entre autres, Claude Allègre qui s’était chargé personnellement d’une  »réforme des lycées » et d’une  »Charte du primaire », mais s’était défaussé du  »cactus du collège » sur sa ministre déléguée aux Enseignements scolaires – Ségolène Royal – qui elle-même n’avait trouvé rien de mieux que de noyer les problèmes centraux à résoudre dans une annonce d’une quarantaine de mesures dont personne ne se souvient aujourd’hui…

Cela n’a pas été le choix de Najat Vallaud-Belkacem : quel que soit soit le sort qui leur sera réservé dans le futur, on se souviendra en particulier de la mise en place de classes bilingues pour tous dès la cinquième et surtout de l’institution des EPI ( enseignements pratiques interdisciplinaires).

Sur le plan  "programmatique", la jeune ministre a dû faire face à des détournements voire à des emballements médiatiques créés de toute pièce (avec pour arrière fond de soi-disant  »crédibilité » son origine familiale arabe musulmane). On peut citer – entre autres – les polémiques sur la présence de la religion musulmane dans le programme d’histoire de la classe de cinquième (alors qu’elle figure en bonne place là depuis au moins le début de la cinquième République) ; ou bien encore les déclarations réitérées sur une prétendue obligation de l’apprentissage de l’arabe en CP , en lieu et place de l’importance de l’enseignement de la langue française. Cerise sur le gâteau (mais qui n’est pas sans lien si l’on y songe), une prétendue réforme de l’orthographe initiée par la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem (emballement médiatique qui a tenu la France en haleine durant deux semaines…), alors qu’il s’agissait de mesures évoquées une trentaine d’années plus tôt (sous l’égide de Michel Rocard), reprises dans les nouveaux programmes de 2008 (sous le ministère de Xavier Darcos) et finalement d’intégrer tout simplement ces anciennes recommandations dans les nouveaux manuels scolaires.

En dépit de ces turbulences (finalement surmontées, mais non sans difficultés ou sans  "casse") le fait est là ; et il est advenu sans drames majeurs (ce qui a pour effet qu’il est passé médiatiquement presque inaperçu) : pour la première fois dans notre histoire scolaire, les programmes de la scolarité obligatoire – depuis le cours préparatoire jusqu’à la troisième – ont été pensés ensemble, toutes disciplines confondues, par cycles successifs de trois années . Un beau travail mené sous la houlette du Conseil supérieur des programmes présidé par Michel Lussault. Et cela-même devrait assurer un net progrès dans la continuité et la cohérence des progressions, ainsi que dans leur faisabilité. On n’en parle pas beaucoup, mais cela devrait être porté en premier lieu au crédit de Najat Vallaud-Belkacem, non seulement en raison de son importance et de sa nouveauté historique, mais aussi parce que c’est elle qui a tenu bon (en pleine conscience des risques encourus) pour que cela se fasse d’un coup, en même temps (et non pas par vagues successives, comme il a pu lui être conseillé). Chapeau l’artiste !

Claude Lelièvre

Lire la suite

L'école "Macron": une 'Education" toujours "nationale"?...

1 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "rue de grenelle ministère"

Je relisais (une fois encore) le projet Macron en matière d'éducation. Il est désormais quasiment achevé tout en laissant BEAUCOUP de zones d'ombre.

Très largement inspiré par l'Institut  Montaigne et donc dans un grand élan  "libéral", Emmanuel Macron ne change rien dans le fond! Mais il change tout dans le fonctionnement, notamment des collèges. 

Un pouvoir gigantesque est offert aux Conseils d'Administration dont les places vont valoir TRES cher. Collègues, attendez-vous à de farouches empoignades.

Car ce sont les CA qui désormais décideront de - presque - TOUT ce qu' Emmanuel Macron les autorise à faire:

"Emmanuel Macron parle alternativement de « donner l’initiative », de « plus d’autonomie » ou encore de « stimuler l’innovation » des acteurs de terrain. Cela signifie d’abord une plus grande latitude laissée aux établissements (et à leurs chefs) et un pilotage par l’évaluation. Mais pour Libération cela voudrait dire aussi le choix d’appliquer ou non les réformes en vigueur. A l’école, la réforme des rythmes scolaires ne sera plus obligatoire. Un décret, publiable dès cet été, doit redonner le choix aux communes, après concertation avec les écoles.

Au collège, la réforme ne serait pas abrogée en tant que telle mais pour les 20% dégagés dans l’emploi du temps des élèves pour les enseignements interdisciplinaires (les fameux EPI), chaque établissement pourrait décider de ce qu’il en fait : continuer les EPI, ou remettre en place des parcours bilingues (deux langues vivantes dès la sixième), ou bien des enseignements de langues anciennes. La décision serait prise par le conseil d’administration de l’établissement."

(Extrait du bloc notes des Cahiers Pédagogiques)

Je ne suis pas fermé à des changements. Je n'ai pas défendu - et je continuerai de le faire - la refondation pendant cinq ans pour me réfugier aujourd'hui derrière l'immobilisme.

A condition que ceux-ci ne soient pas dictés par la seule volonté de détruire l'existant, d'exprimer je-ne-sais quelle "vengeance" à l'encontre d'une réforme, voire d'une Ministre, pour revenir à ce que nous faisions avant, qui ne donnait pas de résultat et dont tout le monde se plaignait.

Car certains changements me semblent dangereux (voire pour quelque-uns, irréalisables):

retour à la semaine de 4 jours par exemple ou mort des EPI (qui doivent être maintenus et bien évidemment améliorés par diverses initiatives) pour offrir les 20% dégagés dans l'emploi du temps à... A quoi? Au détriment de qui?

Les Conseils d'administration vont devenir les véritables postes de pilotage et de contrôle des établissements évalués en permanence. Ainsi que nous d'ailleurs.

Vive l'ultra libéralisme. Vive le pilotage par les chiffres et les statistiques!

L'Education NATIONALE se meurt...

Christophe Chartreux

Lire la suite
Lire la suite