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Vivement l'Ecole!

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Dispositif "Plus de maîtres que de classes"... "Espérons que Macron ne supprime pas ce dispositif avant même de l’avoir évalué."

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Les deux maîtresses dont Patricia Jéhan, en second plan, co-enseignent au retour de la classe de neige des CM.

Jeanne, prof des écoles en REP + : «A deux dans la même classe, c’est stimulant»

«Depuis 2015, j’occupe un poste d’enseignante surnuméraire. On dit aussi "plus de maîtres que de classes", un dispositif créé sous Hollande [5 000 postes créés, ndlr]. J’interviens en renfort en CP, CE1 mais aussi en CE2 et grande section. Les médias ont peu parlé de cette mesure, qui change pourtant beaucoup de choses. S’il est trop tôt pour mesurer les effets sur les progrès des élèves, cela se ressent sur la qualité de notre travail. Vraiment. D’abord, en sortant les enseignants de leur solitude. Il n’est pas évident au départ de se retrouver à deux dans la même classe… Mais c’est très stimulant. On donne le meilleur de soi-même, on s’autorise à tenter d’autres façons d’enseigner. Parfois, l’un mène la séance, l’autre vient en renfort auprès des élèves les plus en difficulté. Dans le passé, nous avions des dispositifs pour les "sortir" de la classe pour quelques heures de soutien. Mais les enfants ne "transféraient" pas, comme si le fait de changer de lieu cloisonnait les apprentissages dans leur tête. On gagne aussi du temps en début d’année. Je connais les élèves, leurs difficultés. Je fais ce travail de "tuilage", précieux. Espérons que Macron ne supprime pas ce dispositif avant même de l’avoir évalué.»

Le prénom a été modifié.

Marie Piquemal

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54 000 profs et les jeunes... Promesses tenues...

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

54 000 profs et les jeunes... Promesses tenues...

S’il s’agit de pointer les progrès et les réussites de ce quinquennat, les exemples ne manquent pas, même s’ils ne suffisent pas à tracer à eux seuls un bilan du mandat Hollande, plus contrasté.

54 000 profs: Cette promesse résonnait comme un slogan en 2012. Cinq ans après, les 54 000 postes ont bel et bien été créés dans l’Education nationale, même si, sur le terrain, les effets ne sont pas toujours visibles (une partie sont en formation initiale). On compte 24 000 profs supplémentaires dans le premier degré, 22 000 en collèges et lycées publics. Auxquels s’ajoutent, entre autres, 4 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap et 2 000 assistants d’éducation.

(...)

Garantie jeunes: Expérimentée dès 2013 et généralisée en 2017, la garantie jeunes s’adresse aux 16-25 ans les plus précaires, les «NEET» (ni en emploi, ni à l’école, ni en formation). Ils sont accompagnés sur le volet social comme professionnel et touchent 461 euros par mois. En 2016, 100 000 jeunes en ont bénéficié.

(...)

A retrouver dans son intégralité ci-dessous

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Collègues PE mobilisez-vous... Le dispositif "Plus de maîtres que de classes" ne doit pas être affaibli!...

10 Mai 2017 , Rédigé par ifé Publié dans #Education, #Politique

A lire aussi en cliquant ci-dessous

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Le sens, l'impasse de cette élection... Par Cécile Alduy

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Philosophie

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«Aller voter dimanche. Même contre», concluait la semaine dernière Caryl Férey. Surtout contre. Comme toujours contre. Et sans regrets. Ce qui ne veut pas dire sans amertume. Ni angoisse devant les lendemains qui déchantent. Depuis le soir du premier tour de cette étonnante élection a résonné une étrange rengaine : il serait fatigant, injuste, voire indigne de voter «contre». Comme si nous n’avions pas presque toujours par le passé mis un bulletin par défaut le jour du second tour. Songeons à 2012 : qui osera récrire l’histoire et nous faire croire que c’est le charisme fulgurant du plat François Hollande qui a convaincu une majorité (très relative) d’électeurs ? Combien de points gagnés grâce au réflexe anti-Sarkozy ? Inversement, 1995 fleurait bon la revanche pour la droite. Et pense-t-on que le vote FN est un vote «pour», quand il se nourrit du rejet ou de la haine de tant d’ennemis réels ou imaginaires ? Il n’y a pas jusqu’au fameux «sortir les sortants» et autre «dégagisme» de ces mêmes antimacronistes de gauche effarouchés qui ne relèvent aussi du vote «contre». C’est le principe même de l’alternance que de reposer autant sur la détestation que sur l’adhésion.

Voter contre, dans ce jeu d’antithèses qu’est tout second tour, c’est toujours aussi voter «pour», mais un «pour» plus large, plus désintéressé aussi que celui du 1er tour. C’est affirmer des valeurs supérieures à nos petites préférences partisanes, à nos allergies de personnes. S’assurer qu’une élection ne détruise pas, au gré de notre indifférence ou de nos vœux de pureté mal placés, la vie d’autres que nous, ou celle de nos enfants. Regardons outre-Atlantique, d’où je viens, où je vote aussi : certes, pas de «mur» encore sur la frontière mexicaine, mais des violences racistes et homophobes décomplexées, des industries minières et pétrolières euphoriques et le risque que, demain, des millions de familles perdent, littéralement, leur seul espoir de survie avec l’abolition de l’Obamacare, l’assurance médicale ouverte à tous. Le nouveau projet de loi renverra diabétiques, femmes enceintes, malades du sida, du cancer, ou hémophiles à leurs «conditions préexistantes». Voulait-on vraiment essayer ce qu’aurait été une France aux couleurs Bleu Marine ? Ou se coltiner les conséquences d’un score au-dessus des 40 % ?

On en vient à s’interroger : de quel côté ont été finalement les «pudeurs de gazelle» pendant cette campagne ? Les non-dits ont été parfois aussi délétères que les oukases. Il y a eu d’impressionnants silences : certains lourds comme des orages que nous feignons de ne pas entendre souffler sur nos nuques (le réchauffement climatique aux abonnés absents des débats) ; d’autres embarrassés ou cyniques, de ceux qui se sont cachés derrière des circonlocutions pour ne pas prononcer «voter Macron» afin de se ménager un avenir politique. Et puis cette lacune béante causée par le renoncement de Hollande : aucune discussion du bilan du quinquennat, zéro examen de conscience ni examen critique. Pas de construction collective d’un sens aux cinq années passées. Le sens, la grande impasse de cette élection.

Car maintenant que la poussière de la campagne est retombée, que reste-t-il de ces kilomètres de débats, discours, interviews, tweets ? Qui a su dire plutôt que taire, trouver les mots justes, dissiper la confusion du réel et des signes ? Car on en a soupé des mots flous - «le peuple», «le système», «la révolution» (de Macron, Fillon, Mélenchon) - brandis comme totems et tabous, chiffons rouges qu’on agite pour faire peur, aiguiser les haines (de classe, des médias ou de l’étranger), se draper de radicalité à peu de frais. Jusqu’au nouveau tic de langage de Mélenchon, «vous, les gens», à mi-chemin entre condescendance (il s’en exclut, un rien paternaliste) et séduction populiste («les vrais gens» en sous-entendu) : ou comment s’arroger le droit de parler au nom de ce «peuple» qui a pourtant voté de voix bien diverses.

Il y a aussi eu toutes ces bévues linguistiques ou transgressions stratégiques qui laissent un goût amer. On aura entendu Arnaud Montebourg parler d’«UMPS», Manuel Valls d’«assistanat», Malek Boutih traiter Benoît Hamon d’«islamo-gauchiste», Marine Le Pen se prendre pour Simone de Beauvoir. Dans un autre registre, François Fillon a sans ciller revendiqué sa «rebelle» attitude à 13 000 euros le costard. Emmanuel Macron, lui, a jeté un «je vous aime» comme argument électoral. Des euphémismes doucereux de Le Pen sur la sortie de l’euro ou son credo identitaire aux vraies «fake news» à la WikiLeaks relayés par le FN en fin de campagne, c’est l’arrimage des mots aux choses qui a été déjointé. D’où l’impression confuse, attristante, qu’on n’a rien entendu de fort, de marquant, de précis ces dernières semaines. Peu de pensée claire et distincte ; beaucoup de com, bravache, tonitruante ou version filet d’eau tiède consensuel ; des spectateurs électeurs à l’affût des punchlines, friands autant que dégoûtés des affaires. Surtout une politique des émotions qui se substitue aux clivages politiques traditionnels : ce sont des communautés sentimentales qui se sont reconnues (et qui ont été construites, exploitées par les discours) dans le quatuor de candidats au top du premier tour. Ressentiment et colère contre optimisme et enthousiasme, beaucoup ont voté avec leurs tripes.

Quel avenir pour cette politique des émotions ? On peut convaincre sur des idées, on peut arguer sur des projets, mais on ne peut pas persuader quelqu’un de changer son ressenti. La colère est là, la confiance aussi, mais ailleurs. Quand les clivages politiques deviennent des antagonismes affectifs, quelle réconciliation possible des expériences ?

On aurait voulu une campagne qui donne du sens, on aura eu des silences et l’exacerbation des sentiments. «L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant», écrivait René Char, qui n’a jamais confondu la pureté des principes et les exigences de la parole et de l’action. Cette campagne présidentielle en a été la triste illustration.

Cécile Alduy Professeure de littérature et de civilisation françaises

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Je serai un opposant constructif... Un opposant socialiste!...

8 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "espoir"

Emmanuel Macron a été élu Président de la République.

Je l'en félicite et lui souhaite de réussir dans la très lourde tâche qui l'attend.

De réussir pour la France et les français. Tous les français.

Pour celles et ceux qui, par conviction ont accompagné le nouveau Président dans sa démarche. S'engager est toujours une attitude louable.

Pour celles et ceux très nombreux qui ont voté pour lui sans adhérer à son projet et ont néanmoins contribué à le porter au pouvoir, empêchant en même temps le Front National d'entrer à l'Elysée. 

Pour celles et ceux enfin, historiquement très nombreux, qui ont choisi le bulletin "Marine Le Pen". Ceux-là, souvent déclassés, souvent électeurs de gauche depuis des générations, devront être entendus. Si tel n'était pas le cas, si Emmanuel Macron persiste dans la volonté d'appliquer un projet qu'il faut bien appeler "libéral", tournant le dos aux acquis sociaux, affaiblissant les services publics, transformant le pays en une "start up" géante, alors d'autres électeurs iront grossir le flot des partis extrémistes, démagogiques et populistes.

Alors Emmanuel Macron n'aura été qu'un marchand de sable, un vendeur de rêves. De ce rêve d'une France sans clivage.

Car j'entends, je lis ici et là qu'il conviendrait de" dépasser les clivages".

J'entends, je lis ici et là que "la droite et la gauche, cela n'existe plus".

J'entends, je lis ici et là que le "rassemblement" serait la seule alternative au "modèle ancien de pratiquer la politique".

Cette petite musique, ce discours, j'en conteste la réalité. J'en dénonce la dangerosité à terme.

Les clivages gauche/droite sont là et bien là. Je dirai même: heureusement! Sans oublier cet autre clivage, superposé au précédent: exclus/inclus

Car que serait un pays bercé dans l'illusion d'une embrassade générale sinon un pays sans débat d'idées?

Que serait un peuple auquel il suffirait de dire que tout devrait aller bien, que l'optimisme devrait - dogmatiquement - régner en seul maître, que le rêve devrait prendre la place des réalités?

J'ai voté pour Manuel Valls, par conviction et cohérence lors du premier tour de la primaire. Puis, respectueux de mon engagement socialiste, j'ai totalement soutenu le vainqueur Benoit Hamon auquel j'ai donné ma voix au premier tour de l'élection présidentielle. Enfin, j'ai voté Emmanuel Macron pour empêcher la victoire de Marine Le Pen.

Pour autant, dès 20h01, j'ai retrouvé ma famille politique: le Parti Socialiste qu'il est hors de question que je quitte alors qu'il se trouve dans la difficulté. Je n'ai jamais trahi mes amis. Je n'ai jamais trahi mes valeurs, ces valeurs socialistes, clairement de gauche, incompatibles avec la majorité des aspects du projet porté par En Marche!.

Je serai un opposant constructif. Je n'hésiterai pas une seconde pour dire le bien que je pense de telle ou telle initiative. Mais je n'hésiterai pas une seconde pour m'opposer à tout ce qui me semblera aller à l'encontre des intérêts des plus faibles, des oubliés, des décrochés. A commencer par ce projet Education dont le moins qu'on puisse dire est qu'il passe à coté des véritables enjeux de l'école qui a besoin de temps long. Pas de mesurettes destinées à plaire à quelques-uns. Nous y reviendrons.

Quant au Parti Socialiste, il doit se refonder sous peine de disparaître.

Tel qu'il est aujourd'hui et si l'on ne change rien ou si peu, il est au yeux de millions de français un véritable repoussoir!

La ligne politique, ni sociale libérale, ni "insoumise", mais tout simplement SOCIALISTE, fièrement SOCIALISTE, portée par des personnalités prêtes à s'engager plus encore, doit être d'une clarté absolue.

Pour refonder - mot à la mode - ce Parti Socialiste, je crois - entre autres - à Najat Vallaud-Belkacem. Je parle ici de la "simple" militante qui n'a jamais trahi aucun de ses engagements et qui saura, si elle le souhaite, incarner nos idéaux les plus chers.

Et comme l' "homme providentiel" - ou la femme - n'existe que dans les rêves des illusionnistes, elle saura s'entourer et rassembler les forces vives d'un parti bien vivant!

Paix et Fraternité...

Christophe Chartreux, militant socialiste, section de Dieppe, Seine Maritime

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Le défi reste entier pour l’école...

8 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

Le défi reste entier pour l’école...

Le CRAP-Cahiers pédagogiques avait appelé à faire barrage au Front national. Il se réjouit donc de sa défaite tout en s’inquiétant de ce qu’autant de voix se soient portées sur ce parti opposé à toutes les valeurs qu’il défend. Il se réjouit également que la politique réactionnaire de la « terre brûlée » et du combat contre la pédagogie ait été écartée dès le premier tour.

Emmanuel Macron vient d’être élu président de la République. Sa responsabilité est considérable pour éviter une nouvelle progression des idées d’extrême-droite.

Sur le plan éducatif, de nombreux chantiers restent ouverts pour rendre plus juste et plus efficace un système scolaire dont les insuffisances ne sont pas étrangères, même si elles n’en sont pas la cause directe, à la montée du Front national.

Pour nous, la future équipe gouvernementale doit :

  • Donner aux avancées amorcées lors du dernier quinquennat du temps pour se déployer, sans revenir sur l’esprit d’une école innovante, ni décourager ceux qui ont mis en œuvre des changements et en ont vu les effets positifs pour leurs élèves et leurs établissements.
  • Mettre vraiment en œuvre l’objectif de réduction des inégalités, présent dans les discours et programme du candidat, en allant au-delà de « l’égalité des chances » et de la seule concentration sur l’éducation prioritaire.
  • Combiner le quantitatif et le qualitatif, ce qui passe en particulier par une meilleure formation des enseignants aux pratiques nécessaires à l’école du XXI siècle.
  • Se situer dans un temps long : les changements ne peuvent plus être brutaux et nécessitent un accompagnement.

Nous attendons de la nouvelle équipe que toutes les décisions importantes dans le domaine éducatif résultent d’un dialogue avec les acteurs de l’école, dont les mouvements pédagogiques. Agir ne réside ni dans les retours en arrière, ni dans le simplisme, mais nécessite de faire jouer des leviers multiples ainsi que de l’audace et de l’inventivité.

Crap-Cahiers pédagogiques, le 7 mai 2017

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Avancer... L'école a besoin de temps et de tranquillité...

8 Mai 2017 , Rédigé par UNSA Publié dans #Education, #Politique

Il est des soirées électorales où ce qui prime, c’est le soulagement. Malgré les atermoiements suicidaires de quelques responsables, la République a gagné.

Le travail pour faire reculer le relativisme et le populisme commence aujourd’hui. Nous aurons dans cette bataille, chacun, un rôle à jouer. L’UNSA Education n’esquivera pas ses responsabilités et appelle d’ores et déjà l’ensemble de ses militantes et militants à continuer à donner de la voix. Donner de la voix pour que la France, fière de ses valeurs humanistes et de son ambition européenne, sorte de la dépression pour envisager l’avenir avec confiance et bâtir une société meilleure pour la jeunesse. Donner de la voix pour que l’Education soit protégée du court-termisme et des instrumentalisations politiciennes. Les réformes récentes ont amélioré la situation de notre École et s’il est toujours nécessaire de les réinterroger, une chose est sure, nous avons besoin de temps et de tranquillité. Donner de la voix enfin pour que les professionnels de l’Education soient reconnus et respectés.

Le nouveau président de la République doit entendre les acteurs de la démocratie sociale : ils sont indispensables pour que la France avance. Ignorés ou contournés, ils sauront se mobiliser contre les régressions. Emmanuel Macron devra s’appuyer sur les forces vives pour construire le futur. L’UNSA Éducation y prendra toute sa part !

Laurent Escure
Secrétaire général de l’UNSA Éducation

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Pourquoi et comment repenser la conception des salles de classe?...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Aménagement facilitant le travail collaboratif et l'affichage de contenu (Collège Ahuntsic). Source : @samuelfstlauren) et site en lien ci-dessous

Aujourd’hui, grâce à la technologie, l’apprenant est connecté à des contenus au-delà des espaces physiques. Apprentissage en ligne, classe inversée et stratégie numérique d’apprentissage sont autant de tendances relativement nouvelles. Ces dernières procurent à l’apprenant la liberté de cheminer à son rythme et l’accès à des médias interactifs pour dynamiser et diversifier les stratégies d’enseignement. D’un autre côté, la numérisation de l’apprentissage semble exiger des réflexions sur les façons de réaménager les salles de classe traditionnelles.

Dans son livre L’enseignement à l’ère du numérique: des balises pour l'enseignement et l'apprentissage (2015), Tony Bates propose une réflexion très pointue sur la salle de classe. Je me suis attardée sur les sections « Repenser la conception des salles de classe » et « L’impact de la classe inversée et de l’apprentissage hybride sur la conception des salles de classe », afin de vous présenter les facteurs à prendre en considération pour améliorer l’ergonomie de la salle de classe au 21e siècle.

Pourquoi revoir l'aménagement de la salle de classe?

La transition progressive des cours magistraux vers un apprentissage numérisé et plus interactif impose une attention particulière aux espaces d’enseignement. Au premier regard, les espaces d’apprentissage traditionnels ne semblent pas avoir subi les changements qui seraient profitables à une intégration optimale de la technologie. Pourtant, selon Bates, les pratiques pédagogiques modernes et la conception des salles de classe devraient s’influencer mutuellement.

Le passage des cours magistraux vers un apprentissage plus interactif nous oblige à réfléchir aux espaces où se fait l’enseignement ainsi qu'à la façon dont la pédagogie en ligne et la conception des salles de classe s’influencent mutuellement. Tony Bates
(...)
Mélissa Philippe
Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous
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La Belgique sceptique: "Inutiles", "chronophages"... : les devoirs à la maison ont-ils encore un sens?...

6 Mai 2017 , Rédigé par RTL Belgique Publié dans #Education, #Pédagogie

Les nouvelles écoles de devoirs vont bénéficier d'une subvention de lancement de 5.000 euros dès leur reconnaissance par l’Office de la naissance de l’enfance (ONE). Une bonne nouvelle pour les familles qui disaient passer leur dimanche à faire les devoirs pour le lundi. Une bonne nouvelle aussi pour l'apprentissage en tant que tel: selon les experts, la maison n'est pas le bon endroit pour faire les devoirs.

Dix à quinze nouvelles écoles de devoirs se créent chaque année, ce qui ne permet pas d'absorber les demandes. Deux tiers des écoles de devoirs gèrent des listes d'attente, surtout à Bruxelles où ce pourcentage atteint 93%. La Fédération Wallonie-Bruxelles compte 346 écoles de devoirs reconnues, lesquelles aident plus de 16.000 enfants et adolescents au total. Le secteur fonctionne en bonne partie grâce à des bénévoles. Ces écoles de devoir sont soit gratuites soit demandent de l’ordre de deux euros par jour.

Attention, les devoirs sont très réglementés

Le décret sur les devoirs à domicile du 29 mars 2001, régule la durée, le contenu et l’évaluation des devoirs à domicile (uniquement) dans l’enseignement primaire. Les devoirs sont interdits jusqu'à la deuxième primaire (incluse). Ils sont estimés à 20 minutes pour la 3e et 4e primaire et 30 minutes pour la 5e et 6e primaire. Cela dit, dans la pratique, ces temps sont peu respectés, d'après Delphine Chabert de la Ligue des familles. "Des familles nous disent que les parents passent leur dimanche après-midi à faire des devoirs pour le lundi matin. Et on parle de 3, 4 heures passées à faire cela", dit-elle.

Notez que les devoirs à domicile doivent pouvoir être réalisés seul, sans l’aide d’un adulte.

L'instituteur peut demander à un jeune enfant de présenter chez lui ce qu'il a fait à l'école

En maternelle, donc, comme en première et deuxième années primaires, l’enseignant ne peut pas donner de devoirs aux élèves. Il peut cependant leur demander de lire, de présenter à leurs familles (ou milieu de vie) ce qui a été réalisé pendant le temps scolaire. Les devoirs à domicile sont remplacés par des devoirs à l’école.

Est-ce utile, un devoir à la maison? "Pas tellement"

Notre journaliste Bernard Lobet a demandé au professeur Bernard Rey, du centre de recherches en sciences de l'éducation de l'ULB, si le devoir au fond est utile aux apprentissages en primaire. "Eh bien, pas tellement, dit le professeur. Sauf peut-être pour certains aspects des apprentissages, lorsqu'il s'agit de répéter. Par exemple, une table de multiplication. Ce peut être utile pour l'enfant de répéter un peu pendant cinq minutes chaque soir durant un mois. Mais dès qu'on passe à des apprentissages un peu plus compliqués, la maison n'est pas le bon endroit. Parce que l'instituteur doit mettre en place des activités spéciales pour faire comprendre, et ça, le papa ou la maman, même s'il a beaucoup de temps, de disponibilités et de bonne volonté, il ne saura pas le faire. La plupart des chercheurs disent que les devoirs à la maison ne servent pas à grand-chose".

Delphine Chabert, donne son avis sur les devoirs. Pour elle, c'est "mauvais lorsque c'est fait à la maison sans aucun cadre". "Les devoirs sont importants dans le parcours scolaire car ça va aider l'enfant à fixer les apprentissages, ça va lui apprendre l'autonomie. Ce qui n'est pas bon, c'est de le faire avec des parents qui sont derrière et n'ont pas les compétences. Des parents qui n'ont pas la patience, ne vont pas comprendre l'objectif du devoir et qui vont avoir une approche contrôlante plutôt que soutenante".

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