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Vivement l'Ecole!

education

Oui, les jeunes Français lisent encore!...

11 Mai 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "lecture"

Des enfants et des adolescents qui aiment lire, c'est ce qui ressort d'une étude publiée par le Centre national du livre. Entre 7 et 19 ans, les 1500 jeunes interrogés lisent globalement six livres par trimestre, soit en moyenne trois heures par semaine. Et internet n'est pas forcément un frein.

Lire pour le plaisir, pour se détendre ou pour s'évader, les jeunes Français sont loin d'avoir délaissé les livres pour la télévision ou le smartphone. Plus d'un jeune sur deux lit au moins une fois par semaine, et ce sont les enfants du primaire qui sont les plus intéressés, puisqu'en moyenne ils lisent trois fois plus qu'un lycéen lambda. Il y a en effet un décrochage à partir du collège, car le taux de lecture baisse alors drastiquement.

Si les jeunes préfèrent de loin les romans de science fiction et d'aventures, les grands classiques ne sont pas oubliés pour autant. Avec un rapport à la lecture qui reste genré : les filles lisent en moyenne une heure de plus que les garçons par semaine.

Les jeunes et la lecture

(...)

Mégane Guillaume, Eric Chaverou

Suite et fin à retrouver ci-dessous

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Merci Monsieur le Maire...

11 Mai 2017 , Rédigé par Canard Enchaîné Publié dans #Education, #Politique, #FN

Merci Monsieur le Maire...
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Revue de Presse Education... Macron - Pédagogie ou pas - Etat des lieux...

10 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Macron - Pédagogie ou pas - Etat des lieux...

EXTRAIT

Les interrogations autour du programme éducatif de Macron se poursuivent (et ne sont pas prêtes à s’arrêter sans doute). Il sera également question ou pas de pédagogie, et de divers états des lieux.

Macron

Education : à quoi ressemblera l’école d’Emmanuel Macron à la rentrée prochaine ?Une rentrée se prépare des mois à l’avance et celle de septembre 2017 est déjà pratiquement bouclée. La marge de manœuvre est donc restreinte mais possible pour François de Rugy, soutien d’Emmanuel Macron. "Il y a des choses qui sont faisables dès la rentrée, notamment le dédoublement des classes de CP dans les écoles qui relèvent de l’éducation prioritaire, donc avoir des groupes de 12 élèves maximum en CP. On veut aussi le faire en CE1, ça, ce sera à la rentrée suivante", explique François de Rugy.

Dédoubler des classes implique la création de classes supplémentaires avec parfois des travaux pour agrandir les établissements. Impossible à réaliser en un été mais en attendant, "on en passera temporairement par des groupes constitués dans la même salle de classe" prévoit François de Rugy. Emmanuel Macron s’est engagé à débloquer un budget de 150 millions d’euros pour aider les communes à réaliser les travaux.”

Présidentielle. Le programme enseignement supérieur et recherche d’Emmanuel Macron. “Instaurer des prérequis à l’entrée de l’université, franchir une nouvelle étape dans l’autonomie des universités, sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche : ce sont quelques-unes des mesures du programme du nouveau président de la République, Emmanuel Macron.”

BRIGITTE MACRON, UNE PREMIÈRE NOUVELLE DAME QUI VEUT TRAVAILLER SUR L’ÉDUCATION. "Elle poussait les élèves dans leur capacité à grandir", se souvient une ancienne collègue de travail de Brigitte Macron. Des propos qui font écho à ceux d’Emmanuel Macron qui expliquait il y a quelques semaines : "sans elle, rien n’aurait été possible". A 63 ans, celle qui était professeur de lettres classiques va être la nouvelle Première dame. Et se fixe à ce titre un objectif : "mon combat sera sur l’éducation"".

Une 7ème mission pour Macron : Les profs stagiaires se rebiffent à Paris. “Qui a dit qu’Emmanuel Macron n’aurait pas de période de grâce ? Alors que l’on parie sur l’identité du prochain ministre de l’Education, les chantiers sont, eux, bien identifiés. A commencer par la formation des enseignants, une réforme plutôt ratée du quinquennat Hollande. Après Grenoble, un collectif de profs stagiaires s’est créé à Paris pour réclamer des améliorations.”

Le Sgen Cfdt prend ses distances avec Macron. ”Premier syndicat à avoir clairement appelé à voter pour E Macron, le Sgen Cfdt prend ses distances avec son programme éducatif, notamment en ce qui concerne l’avenir des maitres surnuméraires. "Certains chantiers ont été ouverts par la loi de Refondation pour permettre la réussite de tous les élèves, et rien ne serait plus préjudiciable au système éducatif que leur remise en cause complète et brutale... Ainsi la suppression brutale des dispositifs « Plus de Maîtres Que De Classes », dont l’efficacité est avérée, serait incompréhensible et néfaste. C’est aussi le cas pour la réforme du collège et pour les projets éducatifs territoriaux mis en œuvre dans le cadre de la réforme des rythmes". Le syndicat rappelle aussi qu’il souhaite une "autonomie des équipes pédagogiques" et non celles du seul chef d’établissement.

(...)

Bernard Desclaux sur une récolte d’Emilie Kochert

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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"Je partirai le cœur gros mais l'esprit toujours optimiste". Najat Vallaud-Belkacem

10 Mai 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education

"Je partirai le cœur gros mais l'esprit toujours optimiste". Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem aux enseignants

Par-delà les alternances, c'est vous qui, au quotidien, avec les personnels de direction et d'inspection, avec les personnels éducatifs aussi, continuerez d'accueillir les élèves, de les accompagner, de les écouter, de leur transmettre savoirs, savoir être et savoir-faire avec la volonté, à chaque rentrée scolaire renouvelée, de les faire réussir tous, de les rendre autonomes et responsables, pour eux-mêmes mais aussi pour les autres

Parce que je sais chacun.e d'entre vous attaché.e à faire vivre au quotidien une école exigeante, bienveillante, inclusive et ouverte ; parce que je sais que malgré l'immensité des défis, l'Ecole grâce à vous est entre les meilleures mains pour les relever, je partirai le cœur gros mais l'esprit toujours optimiste.

Najat Vallaud-Belkacem

"Je partirai le cœur gros mais l'esprit toujours optimiste". Najat Vallaud-Belkacem

Mesdames et messieurs,
Cher.e.s professeur.e.s et personnels de l’Éducation nationale,


Vous le savez, à la suite de l’élection présidentielle, un nouveau Gouvernement sera formé et un nouveau ministre de l’Éducation nationale sera nommé.

À quelques jours, selon l’expression consacrée, de quitter la rue de Grenelle, je souhaitais une dernière fois vous remercier personnellement pour votre professionnalisme et vous dire la fierté immense que je ressens d’avoir été votre ministre et d’avoir eu l’honneur de partager avec vous l’ambition de donner à chaque enfant accueilli à l’École de la République les connaissances, les compétences et les valeurs qui lui sont indispensables pour réussir son parcours scolaire et pour prendre toute sa place dans notre société.

L’École de la République est votre maison. Elle fut pour moi, vous le savez, bien plus qu’une promesse. Elle est pour chacun de nos concitoyens le cœur vivant de la République. Cet attachement sans pareil vous garantit un soutien mais fait aussi peser sur vous une immense responsabilité. J’ai pu le vérifier pendant deux ans et demi, au travers de tant de rencontres, et je vous ai vu.e.s à la hauteur de ces attentes, volontaires et exigeant.e.s, soucieux.ses de protéger et de faire avancer l’école.

Par-delà les alternances, c’est vous qui, au quotidien, avec les personnels de direction et d’inspection, avec les personnels éducatifs aussi, continuerez d'accueillir les élèves, de les accompagner, de les écouter, de leur transmettre savoirs, savoir être et savoir-faire avec la volonté, à chaque rentrée scolaire renouvelée, de les faire réussir tous, de les rendre autonomes et responsables, pour eux-mêmes mais aussi pour les autres.

Parce que je sais chacun.e d’entre vous attaché.e à faire vivre au quotidien une école exigeante, bienveillante, inclusive et ouverte ; parce que je sais que malgré l'immensité des défis, l'École grâce à vous est entre les meilleures mains pour les relever, je partirai le cœur gros mais l'esprit toujours optimiste.


Pour l’avenir, sachez simplement que je continuerai inlassablement de porter le témoignage de votre engagement sans faille pour le service public de l’éducation, et l’exigence d’être toujours ambitieux pour notre École.

Je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous une pleine réussite dans cette mission difficile et passionnante à laquelle vous avez choisi de vous consacrer pleinement.


Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

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Plus de maîtres que de classes...A poursuivre absolument!

10 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Macron

EXTRAIT

Douze élèves par classe en éducation prioritaire ?

Ce texte, analysant l’une des promesses du nouveau président de la République, s’inscrit dans notre réflexion sur les mesures qui peuvent ou non rendre l’école plus juste et plus efficace. D’autres suivront, y compris sur ce sujet précis.

L’une des mesures phare d’Emmanuel Macron est de ramener à douze élèves les classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. L’intention est louable, dans le sens où elle s’adresse explicitement aux enfants les plus démunis et propose une action concrète dans la lutte contre le développement des inégalités par l’école. Maintenant élu, il est à prévoir que cette proposition sera communiquée aux corps d’inspection pour une mise en place rapide.

Que savons-nous de telles mesures, par la recherche en éducation ? Quelles précautions pédagogiques permettraient la réussite de tels investissements pour l’école ? C’est à ces deux questions que nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse.

L’état de la recherche

Plusieurs responsables éducatifs ont précédemment introduit des démarches de classes à effectifs réduits. Des évaluations ont été réalisées à cet effet ; elles nous permettent de la distanciation quant à ces mesures. La synthèse proposée par Olivier Monso [Olivier Monso, «  L’effet d’une réduction de la taille des classes sur la réussite scolaire en France : développements récents  », Education et formations, 85, 2014, p. 47-61.]] sert de base de cette présentation.

Le traitement par les recherches en éducation de cette question s’est confronté à plusieurs problèmes épistémologiques. D’abord, d’ordre conceptuel : qu’est-ce qu’une classe à effectif réduit ? Qu’est-ce qu’une réussite scolaire ? «  La façon de mesurer la taille des classes d’une part, les résultats scolaires d’autre part, ont une importance pour le lien qui est mesuré entre les deux.  » Ensuite, d’ordre méthodologique : comment constituer des groupes comparables, c’est-à-dire avec des élèves à profils similaires et des enseignants à expériences et compétences équivalentes ? Vaut-il mieux comparer des classes à effectifs réduits à des classes à effectifs ordinaires, ou plutôt, regarder l’ensemble des performances d’élèves issus de tous les types de classes et étudier dans les détails celles des élèves de groupes réduits ?

En France, ces deux approches ont été tentées, principalement par Denis Meuret [1] pour la première, et par Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire [2] pour la seconde.

Il se trouve que ces deux familles de recherches aboutissent à des résultats différents. L’approche comparative de Denis Meuret met en avant que les CP inscrits dans des classes à taille réduite obtiendraient des scores de 3,7 % supérieurs à des élèves issus de classes à effectifs habituels. Cet avantage semble ensuite disparaitre en CE1. L’approche regroupant l’ensemble des élèves (Piketty et Valdenaire) souligne qu’une taille de classe plus élevée impliquerait une dégradation des résultats scolaires, surtout en école primaire : un élève supplémentaire en CE1 ferait baisser le score moyen aux évaluations en CE2 de 2,5 % environ. Cette dégradation serait surtout marquée pour les élèves en éducation prioritaire (impact négatif de 10 %).

En conclusion de sa synthèse, et avec toutes les précautions inhérentes à ces recherches, Olivier Monso remarque quelques invariants. Le premier est que la réduction de la taille des classes semble surtout profiter aux élèves scolarisés dans des groupes où se concentrent les difficultés. «  Toutefois, au sein de ces classes, ce ne seraient pas forcément les élèves les plus défavorisés ou en difficulté qui en bénéficieraient, mais plutôt des élèves aux caractéristiques moyennes ou aux difficultés modérées.  » Ainsi, réduire les effectifs ne serait pas un choix efficace pour les élèves les plus démunis. Le second invariant avance que les bénéfices seraient observés principalement au cours de la première année où les élèves sont en classe à effectifs réduits. Quelle serait donc l’utilité de telles organisations si, dans le temps, ses effets positifs disparaissent ?

(...)

Sylvain Connac Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paul-Valéry de Montpellier, membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques

Texte à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

Témoignage

Directrice de l’école élémentaire d’application St Charles à Marseille (LéAi Saint Charles), je travaille avec toute mon équipe de Professeurs des écoles maitres formateurs (PEMF) depuis septembre 2009 en collaboration avec des chercheurs de l’IFé (ADEF), sur la mise en œuvre progressive d’ingénieries collaboratives en mathématiques pour chaque niveau de classe. Ce travail a permis de constituer un collectif enseignants/chercheurs construisant un vrai cadre didactique commun, avec pour finalité : la réussite de l’élève. Quoi de mieux qu’un tel contexte pour réussir la mise en place du maître « surnuméraire » ?

Quels éléments permettent à votre collectif, aux collectifs en général, de fonctionner le mieux possible, sur le plan de l’organisation, mais aussi de la didactique et de la pédagogie ?

Un bref exposé de notre dispositif : à partir des textes d’ingénieries proposés par les chercheurs, chaque enseignant prépare ses séances, les met en œuvre chaque semaine dans sa classe, puis partage son bilan et son questionnement à l’ensemble du collectif. Pour cela, les séances sont filmées, les bilans écrits par chaque enseignant sont envoyés par mail, suscitant des échanges, et toutes les deux semaines, ce collectif chercheur/enseignant se rencontre sur un thème générique traversant la spécificité du vécu de plusieurs classes (par exemple : l’énumération). Ainsi le « spécifique de la classe » vient nourrir le « générique de l’école ».
Ces échanges du collectif vont permettre la construction d’une culture commune et le choix d’un langage didactique partagé. Pour cela, lors des réunions, le visionnage des extraits de vidéos sont toujours dans le but de décrire des phénomènes didactiques à interroger, et jamais dans l’idée de juger le collègue et sa classe. Chaque PEMF joue donc pleinement le jeu, dans la confiance, le chercheur étant le garant des enjeux épistémologiques. L’évolution de la réflexion de l’équipe est consignée dans le Journal de Bord du LéA.

En résumé, il faut une organisation qui permette des espaces cadrés pour échanger et travailler ensemble (des temps de réunion programmés, écritures de bilans, échanges de mail…)

- l’importance d’un support initial (méthode de lecture, livre du maître) que « chacun pourra mettre à sa main » ;
- créer des relations de confiance dans les échanges ;
- une personne capable d’animer le groupe, d’impulser (un chercheur, un conseiller pédagogique de circonscription, une personne ressources de l’équipe), de choisir des thèmes de travail pour avancer dans la réflexion.

Que faut-il privilégier en termes de formation et d’accompagnement des maitres "de plus" ?

Je pense qu’il faut accompagner les équipes dans cette mise en place du travail du maître « de plus » en termes organisationnels, mais aussi en termes pédagogiques et didactiques : permettre aux équipes d’apprendre à travailler ensemble, et pour cela, il faut « faire ». On peut aussi envisager mettre l’accent dans la formation des directeurs sur ce point « Comment permet-on de travailler ensemble ? ».
Les équipes ont aussi besoin d’un temps de formation, en termes de contenus didactiques à certaines périodes de l’année, afin d’aller plus loin dans la compréhension des difficultés des élèves, afin de « ne pas tourner à vide ».
Le maître de « Plus » devra aussi s’acculturer très rapidement, en « faisant » dans la classe, puis en échangeant avec ses collègues. Un temps de formation du maître surnuméraire sera aussi nécessaire, par exemple, à partir d’analyse de pratique, avec d’autres maîtres « de plus » ;

Trois choses essentielles :

- Mettre œuvre des conditions propices au travail en équipe, afin d’inscrire l’action du maître « surnuméraire » dans un cadre didactique commun.

- Accompagner les équipes dans cette mise en œuvre du travail en équipe, en favorisant l’acculturation rapide du maître de « Plus », en préférant alors pour ce poste, un maître ayant de l’ancienneté sur l’école.

- Pour être la plus efficace, l’aide doit pouvoir se faire dans la classe, pendant la situation collective.

En effet, notre travail, avec ces ingénieries collaboratives, nous a montré que les élèves en difficulté avaient besoin d’apprendre avec les autres, d’être confrontés aux mêmes situations que celles proposées au reste de la classe, dans le même temps de classe. Aux maîtres de leur permettre de remobiliser ce qui a été appris et fait précédemment.

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Education : des annonces aux effets négatifs en cas d'application...

10 Mai 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

Education : des annonces aux effets négatifs en cas d'application...

Education : à quoi ressemblera l'école d'Emmanuel Macron à la rentrée prochaine ?

L'éducation est l'une des priorités du nouveau président Emmanuel Macron qui s'était engagé pendant sa campagne à mettre en œuvre plusieurs mesures dès la rentrée de septembre. Mais n'est-ce pas trop tard ?

Pendant sa campagne, le candidat Emmanuel Macron s'est engagé à mettre en œuvre dès la rentrée 2017 un certain nombre de mesures de son programme en matière d'éducation. Maintenant qu'il est président, que va-t-il se passer dans les écoles, collèges, lycées et universités français ?

Des classes de 12 élèves en CP à la rentrée dans les zones prioritaires

Une rentrée se prépare des mois à l'avance et celle de septembre 2017 est déjà pratiquement bouclée. La marge de manœuvre est donc restreinte mais possible pour François de Rugy, soutien d'Emmanuel Macron. "Il y a des choses qui sont faisables dès la rentrée, notamment le dédoublement des classes de CP dans les écoles qui relèvent de l'éducation prioritaire, donc avoir des groupes de 12 élèves maximum en CP. On veut aussi le faire en CE1, ça, ce sera à la rentrée suivante", explique François de Rugy.

Dédoubler des classes implique la création de classes supplémentaires avec parfois des travaux pour agrandir les établissements. Impossible à réaliser en un été mais en attendant, "on en passera temporairement par des groupes constitués dans la même salle de classe" prévoit François de Rugy. Emmanuel Macron s'est engagé à débloquer un budget de 150 millions d'euros pour aider les communes à réaliser les travaux.

6 000 postes d'enseignants supplémentaires nécessaires en CP

En réalité, la mesure "12 élèves par classe en CP" est déjà appliquée pour 1 600 d'entre elles, pour les autres, il est trop tard pour créer des postes d'enseignants d'ici septembre. Ce sont 6 000 postes supplémentaires qui sont nécessaires. Alors, la seule solution pour trouver des enseignants dès la rentrée, c'est d'avoir recours au dispositif "plus de maîtres que de classes", ce que ne voit pas d'un bon œil Francette Popineau, du SNUipp, principal syndicat d'enseignants du primaire.

"Ce dispositif qui semble donner de bons résultats et de bons indicateurs doit être préservé. Ce serait vraiment dommage, ce serait une erreur politique, de détricoter un dispositif qui fonctionne."

Francette Popineau, du syndicat SNUipp à franceinfo

Un décret devrait aussi pouvoir permettre aux communes qui le souhaitent de revenir sur la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée. Mais certains estiment que ce délai est trop court, comme Stéphane qui gère les activités périscolaires dans une commune de région parisienne, "on a passé des conventions avec des associations qui sont partenaires des rythmes scolaires depuis bientôt trois ans, les budgets ont déjà été engagés. Tout rechanger en deux mois, ça paraît vraiment compliqué au regard du temps que cela a pris pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires".

Retour sur les points polémiques de la réforme des collèges

Emmanuel Macron prévoit aussi pour la rentrée prochaine d'allouer une prime de 3 000 euros aux enseignants des 8 000 écoles et collèges d'éducation prioritaire. Concernant les collèges, les points polémiques de la réforme vont être revus : les chefs d'établissement pourront donc rétablir les classes bilangues, les classes européennes, le latin et le grec là où cela avait été supprimé*. Pour les universités, les réformes attendront les mois suivants.

Solenne Le Hen

Commentaire:

* "...les chefs d'établissement pourront donc rétablir les classes bilangues, les classes européennes, le latin et le grec là où cela avait été supprimé"

Non...

Les conseils pédagogiques puis les conseils d'administration.

Quant au terme "supprimé", il est impropre pour une partie de l'énumération.

Christophe Chartreux

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Dispositif "Plus de maîtres que de classes"... "Espérons que Macron ne supprime pas ce dispositif avant même de l’avoir évalué."

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Les deux maîtresses dont Patricia Jéhan, en second plan, co-enseignent au retour de la classe de neige des CM.

Jeanne, prof des écoles en REP + : «A deux dans la même classe, c’est stimulant»

«Depuis 2015, j’occupe un poste d’enseignante surnuméraire. On dit aussi "plus de maîtres que de classes", un dispositif créé sous Hollande [5 000 postes créés, ndlr]. J’interviens en renfort en CP, CE1 mais aussi en CE2 et grande section. Les médias ont peu parlé de cette mesure, qui change pourtant beaucoup de choses. S’il est trop tôt pour mesurer les effets sur les progrès des élèves, cela se ressent sur la qualité de notre travail. Vraiment. D’abord, en sortant les enseignants de leur solitude. Il n’est pas évident au départ de se retrouver à deux dans la même classe… Mais c’est très stimulant. On donne le meilleur de soi-même, on s’autorise à tenter d’autres façons d’enseigner. Parfois, l’un mène la séance, l’autre vient en renfort auprès des élèves les plus en difficulté. Dans le passé, nous avions des dispositifs pour les "sortir" de la classe pour quelques heures de soutien. Mais les enfants ne "transféraient" pas, comme si le fait de changer de lieu cloisonnait les apprentissages dans leur tête. On gagne aussi du temps en début d’année. Je connais les élèves, leurs difficultés. Je fais ce travail de "tuilage", précieux. Espérons que Macron ne supprime pas ce dispositif avant même de l’avoir évalué.»

Le prénom a été modifié.

Marie Piquemal

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54 000 profs et les jeunes... Promesses tenues...

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

54 000 profs et les jeunes... Promesses tenues...

S’il s’agit de pointer les progrès et les réussites de ce quinquennat, les exemples ne manquent pas, même s’ils ne suffisent pas à tracer à eux seuls un bilan du mandat Hollande, plus contrasté.

54 000 profs: Cette promesse résonnait comme un slogan en 2012. Cinq ans après, les 54 000 postes ont bel et bien été créés dans l’Education nationale, même si, sur le terrain, les effets ne sont pas toujours visibles (une partie sont en formation initiale). On compte 24 000 profs supplémentaires dans le premier degré, 22 000 en collèges et lycées publics. Auxquels s’ajoutent, entre autres, 4 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap et 2 000 assistants d’éducation.

(...)

Garantie jeunes: Expérimentée dès 2013 et généralisée en 2017, la garantie jeunes s’adresse aux 16-25 ans les plus précaires, les «NEET» (ni en emploi, ni à l’école, ni en formation). Ils sont accompagnés sur le volet social comme professionnel et touchent 461 euros par mois. En 2016, 100 000 jeunes en ont bénéficié.

(...)

A retrouver dans son intégralité ci-dessous

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Collègues PE mobilisez-vous... Le dispositif "Plus de maîtres que de classes" ne doit pas être affaibli!...

10 Mai 2017 , Rédigé par ifé Publié dans #Education, #Politique

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Le sens, l'impasse de cette élection... Par Cécile Alduy

10 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Philosophie

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«Aller voter dimanche. Même contre», concluait la semaine dernière Caryl Férey. Surtout contre. Comme toujours contre. Et sans regrets. Ce qui ne veut pas dire sans amertume. Ni angoisse devant les lendemains qui déchantent. Depuis le soir du premier tour de cette étonnante élection a résonné une étrange rengaine : il serait fatigant, injuste, voire indigne de voter «contre». Comme si nous n’avions pas presque toujours par le passé mis un bulletin par défaut le jour du second tour. Songeons à 2012 : qui osera récrire l’histoire et nous faire croire que c’est le charisme fulgurant du plat François Hollande qui a convaincu une majorité (très relative) d’électeurs ? Combien de points gagnés grâce au réflexe anti-Sarkozy ? Inversement, 1995 fleurait bon la revanche pour la droite. Et pense-t-on que le vote FN est un vote «pour», quand il se nourrit du rejet ou de la haine de tant d’ennemis réels ou imaginaires ? Il n’y a pas jusqu’au fameux «sortir les sortants» et autre «dégagisme» de ces mêmes antimacronistes de gauche effarouchés qui ne relèvent aussi du vote «contre». C’est le principe même de l’alternance que de reposer autant sur la détestation que sur l’adhésion.

Voter contre, dans ce jeu d’antithèses qu’est tout second tour, c’est toujours aussi voter «pour», mais un «pour» plus large, plus désintéressé aussi que celui du 1er tour. C’est affirmer des valeurs supérieures à nos petites préférences partisanes, à nos allergies de personnes. S’assurer qu’une élection ne détruise pas, au gré de notre indifférence ou de nos vœux de pureté mal placés, la vie d’autres que nous, ou celle de nos enfants. Regardons outre-Atlantique, d’où je viens, où je vote aussi : certes, pas de «mur» encore sur la frontière mexicaine, mais des violences racistes et homophobes décomplexées, des industries minières et pétrolières euphoriques et le risque que, demain, des millions de familles perdent, littéralement, leur seul espoir de survie avec l’abolition de l’Obamacare, l’assurance médicale ouverte à tous. Le nouveau projet de loi renverra diabétiques, femmes enceintes, malades du sida, du cancer, ou hémophiles à leurs «conditions préexistantes». Voulait-on vraiment essayer ce qu’aurait été une France aux couleurs Bleu Marine ? Ou se coltiner les conséquences d’un score au-dessus des 40 % ?

On en vient à s’interroger : de quel côté ont été finalement les «pudeurs de gazelle» pendant cette campagne ? Les non-dits ont été parfois aussi délétères que les oukases. Il y a eu d’impressionnants silences : certains lourds comme des orages que nous feignons de ne pas entendre souffler sur nos nuques (le réchauffement climatique aux abonnés absents des débats) ; d’autres embarrassés ou cyniques, de ceux qui se sont cachés derrière des circonlocutions pour ne pas prononcer «voter Macron» afin de se ménager un avenir politique. Et puis cette lacune béante causée par le renoncement de Hollande : aucune discussion du bilan du quinquennat, zéro examen de conscience ni examen critique. Pas de construction collective d’un sens aux cinq années passées. Le sens, la grande impasse de cette élection.

Car maintenant que la poussière de la campagne est retombée, que reste-t-il de ces kilomètres de débats, discours, interviews, tweets ? Qui a su dire plutôt que taire, trouver les mots justes, dissiper la confusion du réel et des signes ? Car on en a soupé des mots flous - «le peuple», «le système», «la révolution» (de Macron, Fillon, Mélenchon) - brandis comme totems et tabous, chiffons rouges qu’on agite pour faire peur, aiguiser les haines (de classe, des médias ou de l’étranger), se draper de radicalité à peu de frais. Jusqu’au nouveau tic de langage de Mélenchon, «vous, les gens», à mi-chemin entre condescendance (il s’en exclut, un rien paternaliste) et séduction populiste («les vrais gens» en sous-entendu) : ou comment s’arroger le droit de parler au nom de ce «peuple» qui a pourtant voté de voix bien diverses.

Il y a aussi eu toutes ces bévues linguistiques ou transgressions stratégiques qui laissent un goût amer. On aura entendu Arnaud Montebourg parler d’«UMPS», Manuel Valls d’«assistanat», Malek Boutih traiter Benoît Hamon d’«islamo-gauchiste», Marine Le Pen se prendre pour Simone de Beauvoir. Dans un autre registre, François Fillon a sans ciller revendiqué sa «rebelle» attitude à 13 000 euros le costard. Emmanuel Macron, lui, a jeté un «je vous aime» comme argument électoral. Des euphémismes doucereux de Le Pen sur la sortie de l’euro ou son credo identitaire aux vraies «fake news» à la WikiLeaks relayés par le FN en fin de campagne, c’est l’arrimage des mots aux choses qui a été déjointé. D’où l’impression confuse, attristante, qu’on n’a rien entendu de fort, de marquant, de précis ces dernières semaines. Peu de pensée claire et distincte ; beaucoup de com, bravache, tonitruante ou version filet d’eau tiède consensuel ; des spectateurs électeurs à l’affût des punchlines, friands autant que dégoûtés des affaires. Surtout une politique des émotions qui se substitue aux clivages politiques traditionnels : ce sont des communautés sentimentales qui se sont reconnues (et qui ont été construites, exploitées par les discours) dans le quatuor de candidats au top du premier tour. Ressentiment et colère contre optimisme et enthousiasme, beaucoup ont voté avec leurs tripes.

Quel avenir pour cette politique des émotions ? On peut convaincre sur des idées, on peut arguer sur des projets, mais on ne peut pas persuader quelqu’un de changer son ressenti. La colère est là, la confiance aussi, mais ailleurs. Quand les clivages politiques deviennent des antagonismes affectifs, quelle réconciliation possible des expériences ?

On aurait voulu une campagne qui donne du sens, on aura eu des silences et l’exacerbation des sentiments. «L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant», écrivait René Char, qui n’a jamais confondu la pureté des principes et les exigences de la parole et de l’action. Cette campagne présidentielle en a été la triste illustration.

Cécile Alduy Professeure de littérature et de civilisation françaises

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