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Vivement l'Ecole!

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"J'enseigne en CP, je ne suis pas convaincu par les classes de 12 élèves"...

28 Juin 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Pédagogie

"J'enseigne en CP, je ne suis pas convaincu par les classes de 12 élèves"...

EXTRAIT

LE PLUS. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est fixé un objectif : réduire à douze le nombre d’élèves par classe de CP dans les réseaux d'éducation prioritaire. Certains enseignants s’inquiètent de la mise en place de la réforme. C’est le cas de David Gaumer, 37 ans et professeur des écoles dans un établissement de l’agglomération lyonnaise. Il s'interroge sur l'organisation à mettre en place.

Je suis enseignant en classe de CP depuis cinq ans à l’école élémentaire Paul Langevin. L’établissement est basé à Vaulx-en-Velin, à une dizaine de kilomètres de Lyon.

Quand je suis arrivé ici, un poste se libérait en CP ce qui tombait bien car cela m’intéressait. Je l’ai accepté. Pour le moment, nous sommes trois classes de CP et un CP/CE1 dans l’établissement.

Il n’est pas facile d’enseigner avec des classes à gros effectifs

Dans le contexte particulier dans lequel nous sommes, nous devrions avoir 24 élèves de moyenne par classe. C'est le seuil national du nombre d'élèves par classe en zone d'éducation prioritaire.

Cette année, j’ai donc commencé avec 24 élèves, l’un d’entre eux est parti et l’année se finira ainsi avec 23 enfants. Mais c'est exceptionnel. En règle générale, la plupart des classes se retrouvent avec 26 élèves voire plus.

Ce n’est vraiment pas évident de faire évoluer chaque enfant dans un si grand groupe. En effet, il existe une très grande hétérogénéité entre les élèves et les besoins de chacun sont très variés. Plus le nombre d'élèves par classe est élevé, plus la mission qui est la nôtre se complexifie.
 
Ce n’est déjà pas simple de faire apprendre quelque chose à un enfant de six ou sept ans. Donc, imaginez... en groupe de plus de 20 élèves. Ça complique la tâche.

"Plus de maîtres que de classes"

Ici, on a la chance d’avoir plus d'enseignants que de classes, grâce au "plus de maîtres que de classes" (PDMQDC). Ces postes ont été généralisés dans les REP+ en 2014. Cet enseignant supplémentaire est là pour nous aider et nous permet de faire des groupes à effectif réduit pour que chaque enfant travaille à la hauteur de ses compétences.

Par exemple, dans ma classe, je peux travailler avec un groupe de sept enfants qui ont besoin d’un petit coup de main pour apprendre à construire les nombres en manipulant des objets pendant que l'enseignant supplémentaire travaille sur d'autres notions avec le reste de la classe.

Nous pouvons aménager notre groupe avec ce poste supplémentaire de manière à ce que chacun puisse progresser. Ceux qui se sentent plus à l’aise peuvent aller plus loin dans ce qu’on leur demande également.  Mais avec les changements à venir, il risque de ne plus y avoir ce "plus de maîtres que de classes".

(...)

David Gaumer

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous:

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12 élèves par classe de CP en REP+ : 2500 postes créés à la rentrée… ou redéployés?...

28 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

12 élèves par classe de CP en REP+ : 2500 postes créés à la rentrée… ou redéployés?...

EXTRAITS

(...)

« Moins de professeurs dédiés » dans « Plus de maîtres que de classes »

Afin de réaliser la promesse d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, et de passer à 12 élèves par classe, le ministre indique refuser de « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Toutefois, il explique « respecter l’approche » du dispositif « Plus de maîtres que de classes » (PDMQDC) – « concentrer les professeurs en CP et CE1 » -, en continuant à le mettre en oeuvre… mais « avec moins de professeurs dédiés ».

« Il ne s’agit pas à proprement parler de créations de postes », écrit Le Figaro. Pour dédoubler les classes de CP des REP+, Jean-Michel Blanquer compte ainsi, en réalité, redéployer en septembre des postes utilisés dans PDMQDC. « Mathématiquement, des écoles vont perdre des postes », ajoute le quotidien.

« Nous faisons coexister les deux dispositifs pour pouvoir les évaluer et avancer. Jusqu’à présent les études nationales et internationales ont montré une efficacité des dispositifs de dédoublement. En revanche les dispositifs comparables à ‘Plus de maîtres que de classes‘ n’ont pour l’instant pas fait preuve de leur efficacité », avance le ministre de l’Education nationale.

(...)

Des écoles en grève pour défendre « Plus de maîtres que de classes »

Jean-Michel Blanquer devrait aussi « piocher » dans les 1537 postes en réserve utilisés pour des remplacements. « Ces renforts d’enseignants sont nécessaires pour que la rentrée se passe bien. Si le ministère l’utilise pour le dédoublement des classes de CP, cela signifiera moins de moyens pour des remplacements ou des ouvertures de classes », prévient Régis Metzger, du SNUipp, dans Challenges.

« Alléger les effectifs des CP en REP+, c’est nécessaire. Mais ça l’est tout autant dans les autres classes, en REP+, comme en REP ou hors éducation prioritaire », écrit le SNUipp sur son site. Pour le syndicat, « les décisions du ministère obèrent une rentrée sereine dans l’éducation prioritaire ».

Opposés à la réforme, et décidés à défendre le dispositif PDMQDC, plusieurs dizaines d’écoles de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne, du Rhône et du Var font grève depuis le début de la semaine, et ont fermé leurs portes, notent Europe 1 et Le Parisien.

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Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

28 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

L’actualité éducative de cette fin d’année scolaire est partagée entre les projets de rentrée, et les préoccupations saisonnières.

"Détricotages" contestés

Les mesures verticales du nouveau ministre continuent de susciter réserves et contestations.

C’est le cas des CP dédoublés dans les quartiers les plus défavorisés.

« Moins d’élèves dans les CP des quartiers les plus défavorisés pour mieux les encadrer : séduisante au premier abord, la promesse d’Emmanuel Macron inquiète des enseignants du primaire, qui craignent que ce soit au détriment d’autres élèves » lira-t-on dans Libération.

Dans la dernière lettre de l’éducation de la saison, Luc Cédelle évoque ces « détricotages » à géométrie variable : « L’actuelle équipe ministérielle est-elle en train d’éliminer avec méthode ou d’aménager avec pragmatisme ce qui a été fait par la précédente  ? Si les deux analyses coexistent, c’est que la réalité est elle-même ambivalente et évolutive. Deux grands dossiers l’illustrent » : la réforme du collège et le dispositif plus de maîtres que de classe. Ils sont passé en revue.

A propos du collège, l’Express est revenu dans celui de Tremblay pour évaluer la mise en place de la Réforme un an près : Réforme du collège : retour à Tremblay avec un "bilan plutôt positif". On pourra y lire les points de vue des enseignants et des élèves sur l’AP et sur les EPI.

« "C’est un travail monstre qui nous attend" et "un pari pour les élèves", avaient raconté à L’Express les professeurs de Pierre-Ronsard le jour de la rentrée. Ils évoquaient déjà des ajustements, des améliorations. "Il faudra six mois ou un an pour tout mettre en place, c’est une année de rodage pour voir si cela marche", pensait Claire Benhamou, professeure d’espagnol. Résultat, un an plus tard, "le bilan est plutôt positif, cela s’est bien passé", affirme Julien Maraval, principal du collège [...] A Tremblay, l’AP est aussi plébiscité par les élèves. "Il y a plus de soutien individuel", lance Line. "On participe davantage, les professeurs nous prennent plus en compte", raconte de son côté Sofiane qui du coup a "moins le trac de parler devant tout le monde". » Pour les EPI, le bilan est plus mitigé : « certains EPI ont bien fonctionné, d’autres un peu moins, assurent les professeurs qui demandent "moins de rigidité". "Il ne faut pas faire d’EPI un peu prétexte, dit Julien Bacconier qui regrette "trop de contraintes, notamment en terme d’horaires, de thème ou de nombre". "La transversalité est bénéfique si nous avons des heures pour préparer nos cours et se mettre d’accord entre professeurs", abonde Morgane Vieux. Un moment de concertation avait été planifié dans leur emploi du temps. Non rémunéré, il n’a semble-t-il pas suffi. ». Le ministre avait annoncé vouloir évaluer les dispositifs avant de prendre des décisions ...

Toujours dans la lettre de l’éducation, on lira avec intérêt l’interview de Jean-Paul Delahaye :

« Comment espérer construire du « vivre-ensemble » si l’école n’organise pas du «  scolariser-ensemble  »  ? Dans le projet de 2016, inclure dans le temps scolaire des collégiens un accompagnement personnalisé, pris en charge par des professeurs, c’est un progrès démocratique. Ce sont les élèves les plus démunis, les plus en risque de décrochage qui ont un besoin fondamental de ces heures. Laisser aujourd’hui la possibilité d’utiliser une partie de ces heures pour reconstituer des enseignements réservés à certains élèves, c’est utiliser ainsi l’autonomie pour mettre en concurrence les établissements. Ce n’est pas une façon d’être au service de tous, c’est une réponse à des intérêts particuliers. Les angoisses des familles pour l’avenir de leurs enfants doivent être entendues. Elles expliquent les stratégies individuelles  : choix d’école, choix de filière, etc. Mais le rôle des pouvoirs politiques est de rassurer ceux qui n’ont pas envie que l’école se transforme et de leur faire comprendre qu’il est de l’intérêt de tous d’élargir la base sociale de la réussite scolaire. »

Serpents de mer

L’utilité du baccalauréat en est un dans le monde éducatif. On lira le très intéressant article de Bruno Magliulo qui retrace son histoire, du baccalauréat réservé à une élite, au bac pour (presque) tous : plus de deux siècles d’une irrésistible expansion.

Pour ses débuts, « on attribue très fréquemment à Napoléon 1er le mérite d’avoir créé le baccalauréat. C’est vrai pour sa version moderne, mais faux pour sa version ancienne. Dès le XIIIe siècle, il existait un "bacca laurea" (ce qui, en latin, signifie "couronne de lauriers", par référence à l’objet symbolique que, dans les sociétés antiques, on plaçait sur la tête des vainqueurs d’épreuves de toutes sortes : Jeux Olympiques, batailles, guerres...). Ce diplôme, qui comportait plusieurs épreuves en latin, n’était délivré que très parcimonieusement, dans le cadre d’une poignée d’universités (en particulier celle de Paris), à l’issue de ce que nous nommons aujourd’hui "le premier cycle universitaire". »

Autre débat : Les professeurs sont-ils prêts à consentir à l’autonomie ? Laurent Frajerman, chercheur au Centre d’histoire sociale du XXème siècle de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne tente une réponse sur The Conversation. On y apprend que « le soutien à l’autonomie est [...] surreprésenté chez les jeunes professeurs et les professeurs de collège ».

On terminera par cette initiative d’un collectif de professeurs qui ont rédigé une lettre ouverte sous forme de pétition à la députée Claire O’Petit. Cette dernière y est interrogée avec malice sur ses propos choquants sur les profs, les musulmans, les roms ...

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Dessin de Fabien Crégut

Bon courage à celles et ceux qui corrigent,

Laurent Fillion


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Une histoire de France dénationalisée...

28 Juin 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Histoire

Une histoire de France dénationalisée...

Trente ans avant «l’Histoire mondiale de la France» de Patrick Boucheron, Suzanne Citron bousculait déjà le «roman national» dans un ouvrage précurseur, réédité aujourd’hui.

Elle a eu raison avant les autres… En 1987, Suzanne Citron publie le Mythe national, une déconstruction alerte et érudite de la légende républicaine dispensée par l’école publique depuis le XIXe siècle. Dans cette critique de l’histoire qu’on enseigne, elle se fonde notamment sur l’analyse d’un monument, le Petit Lavisse, célèbre manuel qui raconte dans une langue simple et imagée le «roman national» conçu par les pères de la République. Elle a ainsi permis de considérer avec plus de lucidité l’histoire de la France. Elle donne aujourd’hui une réédition de cet ouvrage précurseur, où l’on trouve déjà la plupart des questions polémiques qui vont ensuite émailler le débat français sur l’Histoire. Au moment où une offensive conservatrice veut justement réhabiliter le roman national en se référant à une conception fixe, fermée et défensive de l’identité française, destinée à nourrir une forme plus ou moins virulente de nationalisme, sa lecture est tout bonnement indispensable, même si la radicalité des propositions avancées pose question.

Suzanne Citron n’est pas seulement une femme d’étude et d’enseignement. Fille d’une famille juive de Lorraine, les Grumbach, elle assiste au sortir de l’adolescence à l’effondrement de 1940. Hostile au régime instauré par le maréchal Pétain, elle entre dans la Résistance en 1942, lutte clandestinement contre Vichy et l’occupant, ce qui lui vaut une arrestation et un enfermement au camp de Drancy en 1944. Elle échappe de peu à la déportation pour être libérée à l’arrivée des Alliés. Agrégée d’histoire et militante socialiste, elle enseigne longtemps au lycée tout en s’engageant dans la lutte anticoloniale. Républicaine, fille d’une famille patriote pleine de gratitude envers cette France qui a réhabilité Dreyfus, elle est horrifiée par les crimes commis pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie, souvent sous le couvert des idéaux de cette même République. C’est ainsi qu’elle jette un œil critique sur l’histoire qu’on enseigne, dont les bases n’ont guère changé depuis la diffusion du petit manuel Lavisse destiné à enraciner la foi patriotique et républicaine dans la conscience française. Depuis, nombre de spécialistes et d’essayistes ont complété ce travail (1). Mais tous doivent quelque chose à l’ouvrage de Suzanne Citron, aujourd’hui réédité avec une nouvelle préface.

La déconstruction des légendes a toujours quelque chose de réjouissant : la lecture du Mythe national est à la fois instructive et agréable. On y apprend comment la République restaurée après la chute du Second Empire a construit à dessein le mythe finaliste d’une France immémoriale née du temps des Gaulois, portée par les dynasties successives jusqu’à la Révolution, qui aboutit à travers mille vicissitudes à la nation républicaine dispensatrice des idéaux de liberté et d’égalité. Or la Gaule, ou plutôt les Gaules, ne sont pas la France, qui naît beaucoup plus tard, les «barbares» le sont moins qu’on ne croit, Clovis, roi franc au nom francisé après coup (il s’appelait Chlodowig), n’avait aucune idée de la future nation, pas plus que Charlemagne, empereur germanique (Karl der Grosse), qu’on annexe indument à l’histoire nationale. Quant aux capétiens, dont descendent en ligne très sinueuse les rois de France, c’est au fil incertain des batailles et des conquêtes qu’ils rassemblent sous une même couronne les territoires et les cultures disparates qui forment la nation française. Rien de prédestiné, rien de nécessaire dans cette patiente construction étatique. Dans cette saga dont le sens fut défini rétrospectivement, les oublis et les occultations volontaires sont légion. Les manuels traditionnels notent que la colonisation a aboli l’esclavage dans les territoires d’Afrique conquis manu militari (chose à moitié vraie). Mais nulle part dans les mêmes ouvrages il n’est question de la traite des Noirs entamée sous Louis XIII, ni de la fortune esclavagiste des villes portuaires comme Bordeaux ou Nantes. L’apport des immigrations successives est ignoré, les exactions coloniales occultées, la culture des régions minorée, le rôle des protestants travesti. L’histoire traditionnelle se concentre sur la construction d’un Etat-nation unifié et déprécie tout ce qui semble se mettre en travers de l’œuvre patriotique. Sur tous ces points, Suzanne Citron porte un regard acide et éclairant.

Ses propositions de réforme, en revanche, suscitent un certain scepticisme. Elle prône non plus une histoire nationale débarrassée de la mythologie patriotique, mais une histoire mondiale de l’humanité fondée sur le temps long, dans laquelle la France viendrait s’insérer par intermittence pour des séquences discontinues à la chronologie fragmentée. L’intention est sans doute louable. Mais c’est aussi faire fi de l’intérêt légitime des occupants actuels du territoire national pour ceux qui les ont précédés. Sur le plan pédagogique, c’est se priver volontairement de l’arme du récit - qui n’est pas le roman - pourtant seul capable de susciter l’attention soutenue des élèves, qu’une description laborieuse des structures économiques ou sociales se déployant dans le temps plongera à coup sûr dans un ennui profond. Sur le plan politique, c’est verser d’un extrême à l’autre, nier toute pertinence à l’échelon national qui structure encore aujourd’hui la vie planétaire, alors même qu’une histoire de France corrigée par l’apport des historiens contemporains, qui prenne en compte la contribution des minorités, qui inscrive le pays dans les grands courants mondiaux et cesse de passer sous silence la face noire du passé national est parfaitement possible. Ce n’est pas un péché que de s’intéresser à son propre pays, à condition d’en décrire le devenir avec lucidité. Nier cette réalité élémentaire, qui parle de surcroît directement aux classes populaires et relie les générations, c’est substituer une mythologie à une autre, serait-ce pour la bonne cause. C’est abandonner la nation aux nationalistes. Erreur stratégique.

(1) On lira l’essai réjouissant de François Reynaert, Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, le Livre de poche.

Laurent Joffrin

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"...nous préférons pourtant TOUS, là aussi sans exception, un maintien de la semaine scolaire sur 4,5 jours dans l’intérêt de nos élèves"... (Témoignage Ecole Primaire)

28 Juin 2017 , Rédigé par SGEN-CFDT Publié dans #Education

"...nous préférons pourtant TOUS, là aussi sans exception, un maintien de la semaine scolaire sur 4,5 jours dans l’intérêt de nos élèves"...   (Témoignage Ecole Primaire)

Les enseignant.es de l’école élémentaire « Les Hirondelles » de Fontenay-en-Parisis (Val d’Oise) ont écrit aux parents d'élèves. Le récit de leur démarche.

IEN et mairie : le sens de l’anticipation !

Au commencement, il y a la demande de l’Inspecteur de l’Éducation Nationale (IEN) d’inscrire la question à l’ordre du jour du prochain Conseil d’École : « Si un décret donne l’autorisation aux mairies de revenir sur les rythmes scolaires, êtes-vous favorable au maintien des horaires du fonctionnement actuel ? Ou êtes-vous favorable à la semaine des 4 jours ? »

Le Conseil d’École se réunit le 13 juin 2017 et, à l’issue d’un débat, un vote est organisé. A l’unanimité (moins deux abstentions), les membres du Conseil d’École souhaitent maintenir le fonctionnement actuel, mis en place il y a 4 ans :

Lundi, mardi, jeudi, vendredi (8H30-11H30 puis 13H45-16H00)

mercredi (8H30-11H30)

Et pourtant, la municipalité souhaite quand même organiser une consultation de tous les parents d’élèves sur le retour à la semaine de 4 jours !

Les arguments des enseignant·es

Donc, les enseignant·es décident de s’adresser aux familles. Voici leur message :

« Mesdames, Messieurs, chers parents,

L’école élémentaire « Les Hirondelles » travaille depuis quatre ans maintenant sur ce rythme de 4 jours et demi, avec le mercredi matin. 

Depuis, à plusieurs reprises, tous les partenaires ont pu s’exprimer (conseil d’école, comité de suivi des rythmes scolaires…). Tous ont exprimé leur satisfaction au sujet de cette organisation horaire qui prend en compte l’intérêt des enfants.

Les enseignants de l’école élémentaire en sont tous très satisfaits pour leurs élèves et n’envisagent pas du tout un retour à 4 jours.

Les apprentissages se font mieux le matin

En effet, les apprentissages se font mieux le matin : les élèves sont plus concentrés, réceptifs et efficaces. Dans chacune des classes de l’école, les apprentissages dits fondamentaux sont d’ailleurs organisés le matin (français, mathématiques). Perdre une matinée de classe, c’est perdre un temps efficace d’apprentissage de ces fondamentaux.

De plus, actuellement, les après-midi étant plus courtes (2h15), on sollicite moins longtemps l’élève qui perdait auparavant en concentration au fur et à mesure de la journée. Rallonger à 3h les après-midis ne compenserait donc pas les précieuses heures perdues le mercredi matin.

Distinguer élémentaire et maternelle ?

Il semblerait que pour les élèves de maternelle, la problématique ne soit pas la même. Les élèves de maternelle se retrouveraient mieux dans une semaine de quatre jours. Si tel est le cas, il n’est pas aberrant, dans une petite commune de deux écoles d’imaginer un fonctionnement différent en maternelle et en élémentaire, d’imaginer un fonctionnement prenant vraiment en compte l’intérêt des enfants.

C’est pourquoi, bien que l’intérêt purement égoïste de TOUS les enseignants de l’école élémentaire, sans exception, serait de revenir à 4 jours (ce qui améliorerait nos situations familiales, nos temps de correction, nos temps libres, nos finances : essence et nourrice) nous préférons pourtant TOUS, là aussi sans exception, un maintien de la semaine scolaire sur 4,5 jours dans l’intérêt de nos élèves, de vos enfants, qui est la priorité à nos yeux !

Les enseignants de l’école élémentaire « Les Hirondelles » de Fontenay-en-Parisis (Val d’Oise) »

Agir dans l’intérêt des enfants et des apprentissages

Voici une démarche responsable, qui s’inscrit dans le temps, qui a une mémoire de ce qui s’est dit et fait, et qui privilégie l’intérêt des enfants à l’école élémentaire. Ces enseignant·es ont accepté de rendre leur démarche publique : mais c’est un exemple parmi beaucoup d’autres. Évitons, par conséquent, de tomber dans les affirmations simplistes qui voudraient que, d’une seule voix unitaire, le retour à la semaine de quatre jours est plébiscité par toutes et tous ! Et évitons aussi de renvoyer à de pseudo-études scientifiques, quand les constats de terrain et l’expérience des collègues confirment que, dans l’état actuel de l’année scolaire en France, la semaine de quatre jours et demi favorise les apprentissages !

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Seine-Maritime... CP à 15 en REP : 18 écoles du département perdent leur dispositif « + » de maîtres que de classes » !

27 Juin 2017 , Rédigé par Snuipp 76 Publié dans #Education

Seine-Maritime... CP à 15 en REP : 18 écoles du département perdent leur dispositif  « + » de maîtres que de classes » !

CP à 15 en REP : 18 écoles du département perdent leur dispositif  « + » de maîtres que de classes » !

L’Inspectrice d’Académie vient de fournir la liste des 18 écoles REP pour lesquelles elle décide d’enterrer le dispositif « + de maîtres que de classes » pour créer des CP à 15 élèves maximum. Le SNUipp-FSU continue d’exiger le maintien de ces dispositifs qui commençaient à faire leurs preuves, et refuse ce sacrifice de quatre années de travail pour répondre aux effets d’annonces du Ministre de l’Éducation Nationale.

Liste des 18 écoles REP par circonscriptions pour lesquelles le dispositif « + de maîtres que de classes » est transformé en classe « CP à 15 » à la rentrée 2017:

CANTELEU : Monet + Flaubert Canteleu

DIEPPE OUEST : Arques la Bataille > > Jules Ferry Dieppe

ELBEUF : St Exupery Caudebec-lès-Elbeuf

FECAMP : Du port + Macé Fécamp

GD QUEVILLY : Picasso Gd Couronne > > Louise Michel Petit-Couronne

LE HAVRE EST : Maridor Le Havre

LE HAVRE NORD : Jules Guesde + Louis Blanc Le Havre

LE HAVRE OUEST : Colette Le Havre

LE HAVRE SUD : Turgauville Gonfreville l’Orcher

MAROMME : Flaubert Maromme

ST-ETIENNE DU ROUVRAY : Goscinny + Curie Cléon > > Langevin St-Etienne du Rouvray

SNUipp-FSU 76 - Seine-Maritime

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Lettre ouverte de profs à Claire O’Petit, députée LREM...

27 Juin 2017 , Rédigé par Questions de Classe(s) Publié dans #Education, #Politique

  Lettre ouverte de profs à Claire O’Petit, députée LREM...

Claire O’Petit est une nouvelle députée En Marche qui a estimé que quatre profs sur cinq étaient mauvais-es, qu’elle avait envie d’écraser des musulmans, que les filles voilées devaient voir un psy ou encore que les roms étaient sales et dégoûtant-es. Une lettre ouverte lui est adressée, qui peut être signée par chaque enseignant-e indignée par ses propos et par la récompense qu’offre En Marche au racisme le plus sordide.

Vous pouvez signer cette lettre ouverte à ce lien.


Madame la députée,

Nous sommes cent enseignant-es, ce qui implique, selon vos propres dires, qu’au moins quatre-vingt d’entre nous sont statistiquement de mauvais-es professeur-es. C’est la raison pour laquelle nous nous tournons vers vous, afin de pouvoir bénéficier de vos lumières concernant un problème pédagogique de la plus haute gravité.

Comment faire comprendre aux élèves que le racisme est à combattre quand une personne qui confesse à la radio ses pulsions de meurtre à l’égard des musulman-es peut se présenter candidate et se faire élire députée ? Comment faire comprendre que la République assure la liberté de conscience, comme le rappellent la Constitution et l’article 1 de la loi de 1905, quand cette personne affirme que le port du voile relève de la maladie mentale ? Quel respect envers les personnes souffrant de handicaps ou de troubles mentaux enseigner quand cette personne utilise de tels problèmes comme métaphores pour dénigrer toute une population ? Comment prévenir les discriminations contre les Rroms quand cette personne a appelé à la haine contre elles et eux ?

Vous êtes bien placée pour nous répondre, puisque cette personne, c’est vous. Nous souhaitons donc savoir comment promouvoir la laïcité et combattre à l’école le racisme, la haine des personnes handicapées ou les discriminations envers les Rroms quand votre mouvement les récompense en permettant votre élection. Si nos élèves tiennent des propos discriminatoires, devons-nous les féliciter en leur conseillant d’être candidat-es pour En Marche quand ils ou elles seront en âge ? Devons-nous leur suggérer d’amener leurs parents à écraser les gens qui leur déplaisent ? En tant que mauvais enseignant-es, pour les quatre-cinquièmes d’entre nous, nous attendons avec impatience vos réponses de marcheuse humaniste.

Dans l’attente de vos lumières,

Mathieu Buisson, Grégory Chambat, Aude Fonvieille, Claire Gensac, Cécile Kerdilès, Noé Le Blanc, Florine Leplâtre, Jérôme Martin, Émilie Sauguet, Philippe Soler, enseignant-es.

Vous pouvez signer cette lettre ouverte à ce lien.

Image - By Jean-Luc Hauser (Own work) [CC BY-SA 4.0] via Wikimedia Commons

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Jean-Michel Blanquer : des casiers pour déposer les téléphones des élèves?... (+ commentaire)

27 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

Jean-Michel Blanquer : des casiers pour déposer les téléphones des élèves?... (+ commentaire)

EXTRAIT

Jean-Michel Blanquer réfléchit à la mise en place de casiers dans les écoles où les élèves déposeraient leur téléphone. Une idée inspirée du Conseil des ministres.

C’était une des mesures annoncées par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle : il voulait « interdire l’usage des téléphones portables dans l’enceinte des écoles primaires et des collèges ». Une mesure qui devrait voir le jour selon Jean-Michel Blanquer. « Tout ce qui a été dit doit être accompli », a ainsi déclaré le ministre de l’Education nationale sur France 2, vendredi 23 juin.

(...)

Une mesure difficile à mettre en place pour Vincent Le Roy, secrétaire départemental de l’Unsa de l’Indre et Loire : « Les employés de la vie scolaire ont d’autres choses à faire que la chasse aux smartphones. Et on ne va pas non plus fouiller les sacs des enfants pour vérifier qu’ils n’ont pas de téléphones portables ».

« La loi n’interdit pas leur usage dans les établissements : c’est du ressort du règlement intérieur », note Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU. Et de rappeler que « les élèves sont équipés par leurs parents, « qui veulent pouvoir joindre leur enfant après la classe, parce que ça les rassure ».

Donc:

interdiction des téléphones portables

rentrée en musique;

retour à la semaine de 4 jours;

distribution de Fables de La Fontaine (dans 3 académies);

introduction des neurosciences en primaire;

diviser par deux les effectifs de CP en REP+ sans mesures en amont ni en aval, sans études préalables de la faisabilité matérielle.

Sont-ce là les enjeux fondamentaux de l'école? Qu'est-ce qui, dans toutes ces annonces, "fait sens"? Quel est le cap? Quelle est la vision à moyen et long terme?

Si l'objectif est de saturer l'espace médiatique par des propositions quotidiennes, c'est une "réussite"...

Pour le reste...

Christophe Chartreux

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Rentrée en musique : mieux vaut éviter les couacs...

27 Juin 2017 , Rédigé par SE-Unsa Publié dans #Education, #Pédagogie

Rentrée en musique : mieux vaut éviter les couacs...
Le ministère incite les équipes des écoles et établissements à organiser une activité musicale le jour de la rentrée. Le SE-Unsa rappelle que la rentrée est un moment bien particulier déjà largement préparé à quelques jours de la sortie. Pour le SE-Unsa, cette nouvelle idée ministérielle ne peut se transformer en obligation.
 
Dans un courrier adressé aux recteurs (cf. PJ), le ministère souhaite que les équipes mettent en place un moment musical pour créer un environnement favorable le jour de la rentrée, notamment pour les nouveaux élèves.
 
Pour le SE-Unsa, penser sérieusement une telle activité revient à modifier ce qui a déjà été prévu et à envisager une autre organisation matérielle et pédagogique, qui plus est, en sollicitant éventuellement d’autres partenaires. Comme habituellement au mois de juin, les modalités participant à la construction d’un cadre bienveillant dans les écoles et établissements sont déjà organisées par les équipes. À cela s’ajoutent, dans plusieurs écoles et établissements, les réflexions sur la mise en place de nouvelles mesures, comme les CP dédoublés, l’organisation la semaine scolaire ou encore l’organisation des enseignements au collège.
 
Pour le SE-Unsa, cette activité musicale apparaissant tardivement doit être une possibilité proposée mais elle ne doit pas être une injonction. Construire une École de la confiance pour créer un climat suscitant le plaisir d’apprendre est un objectif permanent des enseignants. Pour l’atteindre, ils opèrent des choix professionnels pour que le jour de la rentrée donne le « LA » le plus juste possible de l’année scolaire. Il ne peut être question de changer de partition à quelque jour de la première.
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Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

27 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

Les annonces diverses et variées du nouveau ministre continuent d’alimenter les médias, que ce soit sur les Fables, les CP à 12 élèves ou les devoirs faits.
On continue aussi à parler d’APB et du tirage au sort.

On termine par quelques infos variées, dont les suites de l’"affaire" Véronique Servat.

Lire

"Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer distribuera ce lundi des exemplaires des Fables de La Fontaine à l’école Paul Claudel de Tourcoing. Il lance ainsi l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France." Rappelons tout de même que cette opération n’est que la reprise d’un dispositif inauguré sous Luc Châtel. Et il ne concerne que 3 académies.

Ce que rappelle Claude Lelièvre dans son blog. "pour ceux qui penseraient que cette ’’opération’’ renouvelée serait une sorte de ’’réhabilitation de la littérature classique’’ dans l’enseignement primaire, il faut noter que l’opération ’’commencée’’ en 2010 par les "Fables’’ de La Fontaine s’est continuée en juin 2011 (toujours sous la houlette du DGESCO Jean-Michel Blanquer) par "Neuf contes de Charles Perrault ; un livre de l’été 2011 illustré d’images d’Epinal’’ distribué à des élèves de CM1 en fin d’année scolaire. Fabuleux, le climat "contes et légendes’’ entretenu par Jean-Michel Blanquer."

Jean-Michel-Zakhartchouk, quant à lui, s’emporte sur une distribution pour l’été sans accompagnement pédagogique : "Ce que disent les pédagogues, c’est qu’il ne suffit pas de distribuer un livre de Fables, de faire étudier par cœur telle ou telle, d’en lire en classe en expliquant le vocabulaire , mais qu’il faut un vrai travail différencié selon les âges, pour que soit vraiment approprié un auteur qui a le mérite énorme d’être connu de tous les Français, d’être une sorte d’emblème de la culture française (tout en puisant ses sources dans de multiples cultures, dont les légendes et contes persans)."

D’ailleurs, les polémiques sur les méthodes de l’enseignement de la lecture sont reparties de plus belle. "Un récent séminaire à destination des inspecteurs a relancé les récurrents débats sur la place respective du code et du sens dans l’apprentissage de la lecture. L’insistance portée sur la maîtrise instrumentale de la combinatoire (la mise en relation de graphies et de phonies), au nom d’un retour nécessaire aux fondamentaux, laisserait entendre que le problème des élèves français ayant des difficultés en lecture aurait pour origine leur insuffisante capacité à déchiffrer, c’est-à-dire à identifier les mots. Le tout dans un discours qui revendique de s’appuyer sur la science et tout particulièrement sur la psychologie cognitive."

Réforme et contre-réforme

Tout d’abord, au bout d’un an à peine, un bilan plutôt positif de la réforme pour les élèves et professeurs du collège Pierre-Ronsard, à Tremblay-en-France. "Une année de rodage qui "s’est plutôt bien passée".

Une vision du programme de Jean-Marie Blanquer par Bernard Toutlemonde, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. "Le nouveau ministre a donc en tête tout un programme. Un programme original qui n’en pose pas moins des questions : le pilotage par la science et par les résultats ne masque-t-il pas en somme des choix idéologiques ? Les premières mesures décidées (rythmes scolaires avec retour possible à la semaine de quatre jours, dédoublement des CP au détriment du « plus de maîtres que de classes » mis en place précédemment, rétablissement du redoublement etc.) sont-elles vraiment inspirées par la méthode scientifique annoncée ? La volonté d’encourager l’autonomie et l’innovation résistera-t-elle aux traditions centralisatrices, bureaucratiques et « top-down » du ministère de l’Éducation nationale ? Wait and see…"

Le ministre annonce aujourd’hui la création de 2500 postes pour mettre en place les CP à 12 élèves. Sauf qu’il ne s’agit pas de création de postes (comment recrute-t-on par concours 2500 enseignants durant l’été ?) mais un redéploiement des 4000 postes créés par le gouvernement précédent.
D’ailleurs Le Monde dénonce une réforme à marche forcée.

"Manque de locaux, professeurs difficiles à trouver : l’application, dès la rentrée, de cette promesse de campagne du candidat Macron tourne au casse-tête."

Problèmes aussi pour mettre en place les devoirs faits à la rentrée. "Il faut recruter, organiser les plannings, trouver les locaux... Rien que dans le collège qui teste l’expérimentation, il y a 45 intervenants et 10 salles mobilisées. C’est pour cette raison que les rectorats sont actuellement en train de faire un audit de ce qui est possible pour septembre. Et au total, le ministre se donne quatre ans, jusqu’en 2020, pour installer le dispositif dans tous les collèges de France et pourquoi pas en école primaire."

Véronique Soulé, elle, cherche désespérément le devenir des dispositifs pour l’égalité. "C’était en un temps déjà ancien. François Hollande était président. Najat Vallaud-Belkacem était ministre de l’Education nationale et elle encourageait les dispositifs de mixité sociale afin d’en finir avec les collèges-ghettos. Dans le cadre du renouveau en marche, on s’est demandé ce que devenaient ces dispositifs. On a cherché, cherché, cherché..."

Alors que l’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances.
“L’Observatoire des inégalités, dans le cadre de son rapport publié le 30 mai dernier, s’interroge sur la situation de l’éducation en France. « L’école amplifie-t-elle les inégalités ? », la question est posée et les conclusions peu encourageantes. Le système éducatif doit encore s’améliorer pour assurer l’égalité des chances.

Dans un simple dessin, Jacques Risso résume bien les annonces du ministre.

Supérieur

APB : comment améliorer le passage du lycée à la fac. “Pour endiguer un échec massif en licence, il importe d’aborder sans tabou les questions de l’orientation, du rôle du bac ou d’une sélection au seuil de l’université.”

La nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, est contre la sélection à l’université par tirage au sort. Clara Jaboulay, de l’Union Nationale des Lycéens, a réagi à ses propos.

Divers

Les suites du billet d’une collègue handicapée qui se voyait refuser la reconduction des aménagements de son poste. "Un simple "malentendu"

Quinze minutes, c’est à quelque chose près le temps qu’il a fallu pour que mon téléphone se mette à sonner après la mise en ligne sur Médiapart le Club de la tribune consacrée au refus de l’Education Nationale, via ses instances académiques, d’aménager mon poste de travail.

Le revers de la médaille est que beaucoup de collègues m’ont transmis des témoignages décrivant une situation analogue à la mienne. Handicapé.e.s, il leur est impossible, en dépit de demandes légitimes et parfois réitérées d’obtenir un aménagement de poste par l’Education Nationale. Cela concerne des enseignant.e.s de lycée ou de collège, à Paris ou en Province, handicapé.e.s visuels ou auditifs, titulaires le plus souvent d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, ils ont été pour certain.e.s débouté.e.s de leur demande d’aménagement, pour d’autres, de sa reconduction d’années en années, leur pathologie, comme la mienne, n’étant pas évolutive."

Le créationnisme est normalement interdit dans les écoles publiques américaines. Pourquoi subsiste-t-il encore ?

Quel enseignement pour penser le monde social ?

"Quelle place et quelle conception dans l’école d’aujourd’hui - et plus encore dans celle de demain - pour un enseignement prenant pour objet le monde social ? Jérôme Deauvieau revient dans ce texte sur les enjeux inhérents à l’enseignement dans ce domaine et propose des pistes de réflexions sur les évolutions à envisager, particulièrement au niveau de l’école primaire."

Le questionnement philosophique dans l’enseignement de la physique au lycée.

“Bien que les sciences physiques ne soient pas enseignées aujourd’hui comme une philosophie de la nature, leurs contenus et donc aussi leur apprentissage se prêtent toujours à un questionnement de nature philosophique. En particulier, leur caractère mathématique de la physique marque souvent une rupture dans la construction intellectuelle des élèves, à laquelle il appartient à l’enseignant de veiller. Cette rupture porte essentiellement sur l’apprentissage de l’abstrait, le deuil d’un réalisme naïf et les limites des analogies. Ces questionnements méritent d’être explicités ouvertement en classe pour permettre un juste apprentissage de cette discipline.” par Cyril Verdet, professeur de sciences physiques au lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (Franklin), formateur en épistémologie à l’ISFEC d’Ile-de-France."

Géraldine Duboz

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