Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

Rentrée scolaire : inégalités face aux diplômes (Vidéo)

31 Août 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Les inégalités face aux diplômes et à leur conversion dans le monde du travail peuvent-elles menacer la cohésion sociale voire la démocratie ? Pour en parler ce matin, nous recevons François Dubet, professeur de sociologie émérite à l’Université de Bordeaux, directeur d’études à l’EHESS et Marie Duru-Bellat, sociologue, professeure émérite à Sciences Po, chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement et à l’IREDU, à l’occasion de la sortie aux éditions le Seuil de leur livre "L’école peut-elle sauver la démocratie ?"

Lire la suite

L'école, c'est quoi ? pour Prévert, Simenon, Birkin... (Vidéo)

31 Août 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Lire la suite

Des livres plaidoyers pour une école qui rassemble - Par Luc Cédelle...

31 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Des livres plaidoyers pour une école qui rassemble - Par Luc Cédelle...

EXTRAITS

Si l’école ne peut à elle seule préserver la démocratie, sa contribution peut être cruciale à la condition qu’elle s’organise pour mieux aider les plus défavorisés, défendent le livre des sociologues François Dubet et Marie Duru-Bellat et celui du pédagogue Philippe Meirieu.

Livres. Faut-il que la démocratie soit perçue comme menacée et que cette menace conduise à s’interroger sur le rôle de l’école pour que, sans concertation entre leurs auteurs et éditeurs, deux titres importants parmi les livres éducation de cette rentrée y fassent référence en des termes presque identiques ?

Les sociologues François Dubet et Marie Duru-Bellat signent, au Seuil, L’école peut-elle sauver la démocratie ?, tandis que Philippe Meirieu, chercheur en sciences de l’éducation mais qui préfère se définir comme « pédagogue », publie chez Autrement Ce que l’école peut encore pour la démocratie. Les deux ouvrages participent donc d’une même angoisse, celle-ci s’exprimant dans des registres différents : plus tourné vers l’analyse des processus institutionnels dans le cas des sociologues, davantage focalisé sur les relations humaines et l’univers des classes dans celui du pédagogue. Ces auteurs ne sont pas neutres : situés clairement à gauche, ils sont aussi engagés dans le débat éducatif, étiquetés comme « pédagogistes » par leurs détracteurs pour dénoncer de supposées dérives de la pédagogie, au détriment de la transmission des savoirs. Vieille querelle que ravive chaque rentrée.

(...)

Luc Cédelle

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Des livres plaidoyers pour une école qui rassemble - Par Luc Cédelle...
Lire la suite

Obligation et gratuité. Confusion? - Par Claude Lelièvre...

31 Août 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Obligation et gratuité. Confusion?  - Par Claude Lelièvre...

Il n'y a pas de rapport intrinsèque logique ou historique entre l'obligation et la gratuité ; et même pour ce qui concerne l'École. C'est sans doute en effet une certaine mémoire de la mise en place d'une École « obligatoire et gratuite » au début de la Troisième République qui incline à penser cela. Mais à tort.

En premier lieu parce que la loi du 28 mars 1882 sur l'obligation scolaire n'a pas pu justifier la loi du 16 juin 1881 sur la gratuité puisqu'elle vient après. L'évocation de l'obligation scolaire n'apparaît jamais- et pour cause- dans les débats concernant l'établissement de la loi sur la gratuité.

Par ailleurs, l'enjeu de la loi du 16 juin 1881 n'est pas la gratuité de tout ce qui peut être lié à la scolarisation, mais seulement la suppression (dans les écoles primaires publiques) de ce que l'on appelait alors la ''rétribution scolaire'' (c'est à dire le fait qu'un certain nombre de parents devaient participer à la rémunération des enseignants pour la scolarisation de leurs enfants).

En 1880, les deux tiers des élèves du primaire étaient déjà affranchis de cette rétribution. La loi Guizot de 1833, qui avait imposé à chaque commune d'entretenir une école primaire élémentaire, avait en principe exempté tous les enfants pauvres . Et la loi Duruy de 1867 avait autorisé les communes à fonder l'enseignement primaire gratuit au moyen d'une imposition communale de quatre centimes additionnels.

Monseigneur Freppel (le chef de file des députés catholiques à la Chambre des députés) est amené à s'en prendre au projet de loi de Jules Ferry parce qu'elle va favoriser les établissements publics par rapport aux établissements privés dans la mesure où le financement public va se substituer à la ''rétribution scolaire '' payés par certains parents, mais uniquement dans les établissements primaires publics.

Pour ce faire, il emprunte le truchement de la mise en évidence d'une configuration paradoxale qui peut encore retenir l'attention aujourd'hui : « La gratuité que vous proposez n'est qu'un leurre et une fiction. Jusqu'à présent, les familles pauvres, les familles peu aisées ne payaient rien du tout ; elles paieront désormais leur part proportionnelle de l'impôt, destiné à remplacer les 18 millions de rétribution scolaire que les familles riches étaient seules à payer. De sorte que vous arriverez à ce résultat étrange  que, sous prétexte de gratuité absolue, l'école aura cessé d'être gratuite pour les pauvres, et que les riches seuls auront bénéficié d'une mesure qu'ils ne réclamaient d'aucune façon ».

Jules Ferry répond à cette intervention de Monseigneur Freppel qu'il s'agit de mettre fin à la ségrégation qui existe entre les élèves'' payants'' et les élèves ''gratuits''. Monseigneur Freppel conteste que cette pratique perdure, mais Jules Ferry cite un rapport d'inspection dans le département du Nord : les enfants ''payants'' et les enfants ''gratuits'' ne sont pas traités de façon égale partout.

Surtout , Jules Ferry argumente à partir d'un autre point de vue, celui de ''l'unité''. « Eh bien , le point de vue démocratique, où est-il dans cette affaire ? Il n'est pas principalement dans cette considération qu'il est du devoir de ceux qui possèdent de mettre à la portée de ceux qui n'ont rien l'enseignement élémentaire : c'est là le point de vue fraternel et charitable ; il n'est pas à proprement parler le point de vue démocratique. Le point de vue démocratique, dans cette question, le voici : c'est qu'il importe à une société comme la nôtre, à la France d'aujourd'hui, de mêler sur les bancs de l'école, les enfants qui se trouveront un peu plus tard mêlés sous les drapeaux de la patrie »

Le plus frappant, lorsqu'on revisite ce moment considéré comme fondateur de ''l'école obligatoire et gratuite'', c'est qu'il est ''à géométrie variable'' mais n'est en rien concerné par la thématique du lien intrinsèque entre ''l'obligation scolaire et la gratuité'' qui lui est fréquemment attribuée ; et qui est couramment invoquée...

Certes, toute obligation implique en principe que chacun puisse être en mesure de la mettre en œuvre, quitte à ce qu'il y ait des aides ad hoc pour que cela puisse être effectif sans trop de difficultés. Mais c'est un tout autre débat qui mérite un tout autre argumentaire, si on a le souci de ne pas alimenter la confusion.

Claude Lelièvre

Lire la suite

Quand le discours ministériel tourne à vide... A propos du futur "Grenelle"...

30 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Quand le discours ministériel tourne à vide... A propos du futur "Grenelle"...

Jean-Michel Blanquer et la rentrée scolaire : « Tout ne doit pas être écrasé par la réalité sanitaire »

Je ne donne aucun extrait de l'article - lisible pour abonnés en cliquant ci-dessous - car le discours ministériel n'est que "redites" indigestes, que platitudes pour naïfs, que propagande gouvernementale.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/30/blanquer-et-la-rentree-scolaire-tout-ne-doit-pas-etre-ecrase-par-la-realite-sanitaire_6050354_3224.html?xtor=EPR-32280629-[a-la-une]-20200830-[zone_edito_1_titre_4]

Quand on y ajoute l'annonce d'un "Grenelle enseignant" alors que depuis 3 ans (!!!) le Ministre sait parfaitement ce que souhaitent les enseignants, tout cela devient parfaitement ridicule. Mais correspond tout à fait à la stratégie macroniste désormais rodée: faire attendre les citoyens, les maintenir dans l'espoir d'un horizon, par définition inaccessible.

Avec l'annonce de ce "Grenelle des enseignants", peut-être allons-nous consulter les Cahiers de doléances qui croupissent dans les archives des Conseils départementaux...

Ou en écrire d'autres, encore et encore... Pour des miettes en 2021/2022. Histoire d'apporter quelques voix enseignantes dans l'escarcelle du candidat Macron.

L'essentiel est ailleurs mais la Rue de Grenelle, depuis 2017, est sourde à tout débat.

Le Ministre se plait à fréquenter les plateaux télé, sans le moindre contradicteur de poids, face à des journalistes auxquels je ne jette pas la pierre. Les rédacteurs en chef pourraient QUAND MEME désigner les spécialistes "Education" que compte chaque rédaction. Et ils sont en général excellents. Eux au moins pourraient corriger les nombreuses erreurs récurrentes du ministre de l'Education Nationale.

C'est à croire que le Ministre récuse ces experts lorsqu'il se déplace sur telle ou telle chaîne. Je n'ose imaginer cela...

L'essentiel est ailleurs que dans ces annonces permanentes. Je l'ai écrit mille fois.

Je l'écrirai mille et une, mille et deux, mille et trois...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Réflexions sur les outils de l’enseignement à distance...

30 Août 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Réflexions sur les outils de l’enseignement à distance...

EXTRAIT

Le confinement et la continuité pédagogique ont pris tout le monde de court, les enseignants au premier chef. S’il devait se reproduire, ou pour d’autres circonstances, quelles principes généraux avoir en tête et quels outils numériques privilégier pour l’enseignement à distance ?

La tentation pouvait être de faire une réponse unique, simpliste dans l’illusion qu’avancer dans le même pas cadencé est une solution pour répondre à l’écart pédagogique que nous avait imposé la distance. Notre défi était en fait de répondre à la diversité des besoins de nos élèves, tout en maintenant l’unité d’une classe à distance et l’existence d’un groupe dans la diversité des besoins et des moyens de nos élèves. Dans une telle situation, une réponse unique parait sécurisante et est rassurante pour l’institution mais elle dénote une volonté de contrôle qui abolit notre liberté d’innover. Les chemins de traverse permettent aussi de répondre aux besoins d’apprendre tout en maintenant la possibilité de répondre ensemble à l’exigence de faire progresser et de développer les compétences de nos élèves.

Devions-nous par exemple nous limiter aux échanges de courriels pour ne pas pénaliser ceux qui ne peuvent participer à des classes virtuelles ? Ces dernières ont pourtant eu le mérite de maintenir plus facilement une dynamique de classe.

Devions-nous utiliser les Classes virtuelles du CNED qui au démarrage avaient du mal à supporter les nouvelles charges de connexion ou nous lancer dans un outil comme Discord, cet outil informel que nos élèves utilisent pour jouer en ligne et que plusieurs connaissent bien ? Si cela facilite la prise en main des apprenants, on court le risque de mélanger les genres. Cet outil de « gamer » peut-il être utilisé pour travailler et faire le pas de côté qui nous permet d’apprendre et de faire apprendre ? On l’utilise alors en recourant détourne à ce qu’en ergonomie on appelle « catachrèse » (quand un utilisateur détourne un outil ou un objet pour d’autres usages que ceux prévus initialement.)

L’essentiel est sans doute de ne pas cantonner notre métier à une approche techniciste.

Certains délivrent leurs cours habituels au format PDF fournissant les corrigés des questions posées pour seul feedback. Cette solution demande à l’élève de ne pas aller ouvrir le corrigé avant d’avoir fini son activité. Ce type de proposition ne permet pas de développer des interactions durant les activités et demande un fort degré d’autonomie aux élèves.

D’autres, à l’inverse, vont proposer des parcours séduisants mais beaucoup trop chargés en informations diverses avec, par exemple, l’outil en vogue actuellement, Genially, qui pose cependant des questions d’ergonomie cognitive. Certains parcours pédagogiques scénarisés dans ce cadre multiplient les techniques de mise en évidence avec un foisonnement de couleurs, des icônes clignotants, et des vidéos intégrant une multiplicité de documents, engendrant une surcharge cognitive peu propice à l’apprentissage (voir les exemples de critères ergonomiques à la fin de l’article) et nuisent à l’utilisabilité de ces artefacts d’apprentissage.

La solution serait de proposer une solution médiane utilisant des outils numériques respectant l’ergonomie cognitive mais aussi de permettre à l’élève de travailler hors écran et déconnecté par moment.

(...)

Emmanuel Maugard

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Crise du Covid : «Quatre propositions urgentes pour l’école»...

30 Août 2020 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

Crise du Covid : «Quatre propositions urgentes pour l’école»...

Port du masque, aération des espaces, enseignement à distance, allègement des effectifs des classes… Pour un collectif de médecins, l’école n’est pas prête pour cette rentrée 2020 sur fond de Covid-19.

Par un collectif de professionnels de santé (*)

A quelques jours de la rentrée, l'école n'est pas prête : port du masque, aération des espaces, enseignement à distance, allègement des effectifs des classes, rien de tout cela ne sera mis en place dans l'ensemble des établissements le 1er septembre.

Si nous nous félicitons que le ministère de l'Education nationale préconise le port du masque à compter de 11 ans, nous pensons que celui-ci doit être adopté dès l'école élémentaire. En effet, les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes, comme l'ont rappelé les virologues allemands ou l'Académie américaine de pédiatrie qui, pour sa part, incite au port du masque dès 2 ans. Dans les écoles chinoises et sud-coréennes, le masque est porté dès la maternelle; en Espagne, en Italie et dans certains Länder allemands, il est obligatoire dès 6 ans.

Compte tenu du protocole en vigueur en France, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters. Nous connaissons leur rôle potentiel dans la propagation de la Covid-19 : dans certains pays comme en Israël ou au Chili, elles ont constitué un moteur important de l'épidémie. Afin d'éviter la formation de foyers infectieux, nous risquons d'être contraints de multiplier les mises en quarantaine, comme c'est déjà le cas ailleurs : à Berlin, après deux semaines de classe, plus de 40 écoles ont annoncé des centaines de mise en quarantaine d'élèves et d'enseignants; à la Réunion, une semaine seulement après la rentrée, 30 écoles sont déjà partiellement ou totalement fermées.

Le protocole prévu pour la rentrée du 1er septembre ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles, et est insuffisant pour ralentir l'augmentation actuelle du nombre de nouveaux cas de Covid-19.

Nous proposons :

1. De recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de 6 ans et de leur distribuer des masques, comme le font la Suisse, la Grèce et l'Italie. Cela assurerait une meilleure observance de cette nécessaire mesure de santé publique.

2. D'appliquer les mesures d'aération préconisées pour les lieux clos professionnels, en s'aidant notamment d'appareils de mesure de qualité de l'air; et d'imposer des règles plus conformes aux données scientifiques. L'aération d'une pièce toutes les trois heures est insuffisante.

3. De mettre en place au plus vite des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale, afin d'y limiter la propagation du virus et de pouvoir organiser des quarantaines ciblées (allègement des classes en alternant présentiel et enseignement à distance, limitation des contacts entre les classes, échelonnement des récréations et de la cantine).

4. De préciser la conduite à tenir lorsqu'un enfant ou un adulte est testé positif ou a été en contact avec un cas positif ; et d'instaurer un système réactif et transparent de remontées des données concernant le nombre de sujets positifs, les écoles et classes fermées, le nombre d'enfants testés, les délais des tests et des résultats.

Ces propositions s'inspirent d'autres pays qui ont mieux préparé leur rentrée : de l'Italie et du Portugal qui prévoient d'alterner présence en classe et télé-enseignement et ont organisé des classes de petits groupes d'élèves en réquisitionnant des locaux et en recrutant des enseignants; du Danemark qui a limité de nombre d'élèves à 12 par classe… Certains pays ont opté pour la distanciation en limitant le nombre d'élèves, d'autres ont généralisé le port du masque, d'autres encore ont choisi les deux options… Notre pays n'en a choisi aucune.

Nous demandons donc d'agir vite afin de protéger au mieux les élèves et les personnels car, au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d'amplifier les inégalités devant le savoir et l'apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société.

* La liste des signataires :

Pr Thierry Baubet, psychiatre, chef de service psychiatrie addictologie, Hôpital Avicenne, Bobigny ; Pr Francis Berenbaum, chef de service à l'Hôpital Saint Antoine, Sorbonne université, UPMC université Paris 06, Inserm, centre de recherche Saint-Antoine (CRSA), hôpital Saint-Antoine, AP-HP ; Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie, Strasbourg ; Dr Matthieu Calafiore, médecin généraliste, maître de conférence des universités, directeur du département de médecine générale de la faculté de Lille ; Dr Franck Clarot, médecin légiste, radiologue, vice-président de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (76) ; Collectif stop-postillons (Dr Jonathan Favre, Dr Michaël Rochoy, Dr Thibault Puszkarek et Dr Antoine Hutt) ; Dr Laurent Fignon, praticien hospitalier, gériatre, Cannes ; Dr Jean-Daniel Flaysakier, médecin, journaliste ; Pr Guillaume Gorincour, radiologue, vice-président du Conseil départemental de l'Ordre national des médecins (13) ; Pr Karine Lacombe, infectiologue, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine, Paris, APHP ; Dr Yvon Le Flohic, médecin généraliste ; Dr Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain ; Dr Jérôme Marty, médecin généraliste, président de l'Union Française pour une Médecine Libre (UFMLS) ; Dr François-Xavier Moronval - médecin urgentiste ; Dr Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue, coordinateur du Réseau des Jeunes Infectiologues ; Dr Bruno Rocher, psychiatre addictologue, médecin responsable de l'espace Barbara, CHU Nantes ; Dr Hélène Rossinot, médecin spécialiste de santé publique, Nancy ; Pr Mahmoud Zureik, professeur d'épidémiologie et de santé publique à l'Université de Versailles Saint-Quentin.

Lire la suite

Lundi 31 août, France 4 - De 21h05 à 23h15 avec JM Blanquer... Pour parler de quoi?

29 Août 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Lundi 31 août, France 4 - De 21h05 à 23h15 avec JM Blanquer... Pour parler de quoi?

Port du masque, distanciation, personnes à risque... Le ministre de l'Education nationale répondra à vos interrogations sur cette rentrée scolaire marquée par la crise du coronavirus.

France 4 propose, lundi 31 août, une soirée spéciale pour la rentrée scolaire, à partir de 21h05. Au sommaire :

– de 21h05 à 22h15 : un documentaire en immersion dans une classe de CM2 de la région parisienne, pendant les quelques semaines de cours à la sortie du confinement.

– de 22h15 à 23h15 : "Les réponses à vos questions", un débat animé par Guillaume Daret avec une directrice d'école, des professeurs, des parents d'élèves, une psychologue, et Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education nationale répondra aux questions posées par les internautes et les téléspectateurs autour du mot-dièse #OnVousRépond.

Vous pouvez participer en posant votre question aux invités dans le formulaire ci-dessous. Retrouvez aussi toutes nos réponses à vos interrogations sur notre page #OnVousRépond, dans notre live ou sur nos antennes télé et radio.

                                               _____________________________________________

Parlera-t-on de l'essentiel?

Voir ci-dessous, second lien

CC

Lire la suite

Ces grandes questions que nous posent les enfants (et comment y répondre)...

29 Août 2020 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

Ces grandes questions que nous posent les enfants (et comment y répondre)...

« Pourquoi on meurt ? » « Est-ce que c’est toujours grave de se tromper ? » « Peut-on être triste et heureux à la fois ? » Les enfants posent souvent des questions de ce genre auxquelles il est difficile, voire impossible, d’apporter une réponse évidente. Lorsque les enfants soulèvent ces interrogations embarrassantes, les adultes ont tendance à recourir à des explications qui ferment la discussion, au moins temporairement.

Il est naturel d’essayer de réconforter un enfant qui se sent désorienté face au monde. Mais des explications toutes faites ne correspondent pas forcément à ce dont les enfants ont besoin ni à ce qu’ils recherchent. Souvent, ils ont seulement envie de partager leurs pensées et leurs préoccupations.

Être à l’écoute

En tant que philosophe et éducatrice, j’écoute depuis vingt-cinq ans des enfants et discute avec eux des grandes questions philosophiques qui les tracassent. J’encourage tous les jeunes à réfléchir par eux-mêmes aux problèmes qui les concernent car c’est important pour eux d’apprendre à analyser et à comprendre leurs propres expériences.

Pour la plupart, les tout-petits posent leurs premières grandes questions dès qu’ils commencent à parler, et continuent d’y penser tout au long de l’enfance.

Débordant de curiosité pour des choses que la plupart des adultes considèrent comme allant de soi, les enfants du monde entier ont l’esprit très ouvert sur les mystères qui entourent la vie humaine. Les travaux de recherches montrent cependant qu’en grandissant, ils posent de moins en moins de questions.

Les enfants me disent souvent que, lorsqu’ils sont éveillés la nuit, ils se demandent si Dieu existe, pourquoi le monde a ces couleurs-là et pas d’autres, ce que c’est que le temps et si les rêves sont réels. Ce ne sont pas des questions auxquelles on trouvera une réponse en faisant une recherche sur Google ou en envoyant une requête à Siri ou Alexa. Ce sont des interrogations qui traversent les époques et que chacun peut rencontrer à différentes étapes de sa vie.

Parfois, les questions sont même plus importantes que les réponses.

S’interroger à haute voix

La pandémie a conduit plus d’enfants à s’interroger sur des sujets comme la solitude, l’isolement, l’ennui, la maladie et la mort. Quand les écoles primaires de Seattle où j’interviens ont fermé, j’ai poursuivi ces ateliers de philosophie en ligne avec de petits groupes.

Lors d’une récente conversation avec six enfants de neuf ans, nous nous sommes concentrés sur les difficultés de la vie pendant la pandémie. Nous avons discuté de la façon dont le fait d’être privé de certaines choses nous aidait à les apprécier autrement.

« J’aime la solitude, mais la situation est différente quand on nous oblige à rester seuls. J’ai réalisé combien mes amis comptaient pour moi », m’a dit une petite fille que nous appellerons Hannah.

Puis, « Max » nous a dit qu’il n’aurait jamais pensé aimer l’école, mais que le fait d’être resté à la maison le printemps dernier l’a aidé à mieux comprendre ce que l’école représente pour lui. Nous nous sommes demandé si nous attachons toujours plus d’importance aux choses quand nous en sommes privés.

Pas de réponses définitives

Si les enfants ont besoin de l’aide et des conseils des adultes, les parents ne doivent pas forcément adopter une position d’expert qui a réponse à tout. Explorer ces grandes questions main dans la main peut créer des échanges beaucoup plus riches.

Comme elles n’ont pas en général de réponses établies ou définitives, les discussions sont l’occasion pour les parents et les enfants de partager un moment de réflexion.

Soyez à l’écoute de ces questions stimulantes, reconnaissez combien il est difficile d’y répondre et gardez l’esprit ouvert tout au long de la conversation.

Des philosophes en herbe

D’une certaine manière, les enfants sont les débutants philosophes idéaux.

La plupart d’entre eux n’ont pas d’idée préconçue sur la manière dont le monde fonctionne et sont ouverts à un champ d’hypothèses beaucoup plus large. Lors des discussions, ils peuvent souvent suggérer des manières originales et créatives d’aborder les grandes questions.

Parler avec les enfants de ce qu’ils pensent sans se sentir obligés de leur apporter des réponses va au contraire les aider à explorer leurs propres préoccupations et idées. Particulièrement aujourd’hui, alors que le confinement a rapproché les familles, ces conversations peuvent aider les parents et les enfants à communiquer de manière plus authentique.

Jana Mohr Lone

Lire la suite

Adieu terrains de foot, bonjour espaces de jeux collectifs ! La cour de récré non genrée fait sa rentrée...

29 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Adieu terrains de foot, bonjour espaces de jeux collectifs ! La cour de récré non genrée fait sa rentrée...

Le sujet a mis du temps à émerger, mais après Trappes (Yvelines), Lyon, Rennes, Bordeaux, Grenoble ou Floirac (Gironde), il s’impose comme une tendance de la rentrée 2020 dans de nombreuses communes : de plus en plus d’écoles élémentaires et de collèges s’équipent de cours de récréation « non genrées ».

A la manœuvre, la géographe bordelaise Edith Maruéjouls, fondatrice du bureau d’études Arobe (Atelier recherche observatoire égalité). Depuis dix ans, la chercheuse accompagne des collectivités dans la mise en œuvre de politiques publiques axées sur l’égalité, comme en cette rentrée à Grenoble, où elle intervient à l’école Clemenceau à la demande de la majorité écologiste d’Eric Piolle. Elle a déjà mené à bien une trentaine de projets de réaménagement de cours d’école.

(...)

Les loisirs des garçons mieux subventionnés

Autrice d’une thèse de doctorat, « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes », Edith Maruéjouls considère que cette division des espaces de loisirs des jeunes enfants est loin d’être anecdotique. Elle a un impact réel sur la manière dont les filles et les garçons investissent l’espace public à partir de l’adolescence, comme en témoignent les chiffres relevés ces dernières années par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : 75 % des budgets publics destinés aux loisirs des jeunes profitent aux garçons, toutes activités confondues.

A partir de la 6e, les filles décrochent des activités de loisirs organisés, tandis que se met en place une offre spécifique destinée aux garçons (skateparks, citystades, musiques actuelles). Les loisirs non mixtes féminins sont moins subventionnés que ceux des garçons, à qui l’on attribue des équipements plus importants et plus chers.

(...)

La chercheuse préconise l’installation de W.-C. mixtes, comme au Canada ou dans les pays scandinaves. « On les crée ouverts sur la cour, comme dans les années 1930, pour une meilleure surveillance », ajoute Anaïs Luquedey.

Certains établissements ont déjà supprimé les urinoirs (où naissent les complexes et qui génèrent le harcèlement) au profit de cabines fermées, et ce jusqu’au sol afin d’éviter qu’on y glisse un téléphone… Certains spécialistes préconisent aussi la suppression des miroirs.

(...)

Stéphanie Marteau

L'article complet est à lire (abonnés) en cliquant ci-dessous

Lire la suite