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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Face à Emmanuel Macron, les enseignants en embuscade... (+ commentaire)

18 Juin 2017 , Rédigé par JDD Publié dans #Education, #Politique

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Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, choisi par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, reçoit un accueil mitigé des syndicats enseignants.

Ne pas confondre vitesse et précipitation. L'impatience d'Emmanuel Macron à tout remettre à plat pour lutter contre l'inégalité des chances donne le tournis. Accueilli de façon mitigée par les syndicats pour son profil de droite, Jean-Michel Blanquer s'attaque dès la rentrée aux rythmes scolaires tout juste intégrés par les familles et les équipes pédagogiques ainsi qu'à l'autonomie des établissements. Deux sujets brûlants alors que le Sénat a publié début juin un rapport dans lequel il recommande de ne pas revenir sur la semaine de quatre jours et demi et invite à "en finir avec les réformes incessantes, mal préparées et mises en œuvre dans la précipitation, sans expérimentation ni concertation préalable"*.

La remise en cause d'un agenda démarré avant les législatives

Le 8 juin, le nouveau ministre de l'Education nationale présentait devant le Conseil supérieur de l'éducation une série de décrets pour mettre en musique les premières promesses de l'ancien candidat à la présidentielle. Et notamment celle de créer 2.000 classes de 12 élèves en CP dans les zones REP+. Si les centrales y sont favorables, elles redoutent que ce coup de pouce ne se fasse au détriment du dispositif "maître en plus"**, qui a fait ses preuves dans les quartiers difficiles. Comme sur le Code du travail, le SNUipp-FSU, la FCPE mais aussi la CFDT mettent en cause un agenda qui a démarré avant les élections législatives. Un dialogue réduit à portion congrue, des mesures qui dynamitent les anciennes sans même leur avoir laissé le temps de faire leurs preuves, les syndicats enseignants habitués aux manifs et aux grèves ne laisseront pas de répit à l'ancien patron de l'Essec.

Par Emmanuelle Souffi

* La réforme du collège était en préparation depuis des années. Tout le monde semble l'avoir oublié.

Les réformes en matière d'éducation demandent de la patience et  du "temps long".

Si Emmanuel Macron veut démontrer sa REELLE volonté d'innover, qu'il mette en oeuvre cette réforme radicale:

confier le Ministère de l'EN à une "direction collégiale" en interdisant constitutionnellement de modifier sa composition au gré des alternances! Et la laisser travailler!

Chiche Monsieur Macron?

** Plus exactement appelé "Plus de maîtres que de classes".

*** Les enseignants ne sont pas "en embuscade". Cette expression laisse imaginer des professeurs et syndicats prêts à tirer à vue. Il ne s'agit pas de ça. Nous sommes et serons attentifs et certainement moins "anti tout" que cela a pu être le cas pendant les cinq ans qui viennent de s'écouler. Une attitude qui n'a servi qu'à empêcher idéologiquement une réforme nécessaire de bien naître et de s'installer!

Christophe Chartreux

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"M'sieur, on vous aura l'année prochaine?"...

18 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

L'École, Casiers, Couloir, Lycée

Certains élèves déjà m'ont dit au revoir. Le collège étant bientôt "fermé" pour cause de "brevet",  les manuels prêts à être rendus au CDI, Lucille, Julie, Arnaud, Florian, Max, Sélima et bien d'autres, rassemblés en volée de moineaux, sont venus me saluer, riant, criant, piaillant avant l'envol vers des contrées plus chaudes que la Normandie humide et encore bien froide le matin...

On vous aura l'année prochaine ? Vous partez en vacances ? Vous allez où m'sieur ? Allez dites-le nous ! On pourra venir vous voir l'an prochain même si on n'est plus au collège ? Ils se marcheraient dessus s'ils pouvaient. Doucement !!! Je suis fatigué ! Mais m'sieur vous n'êtes jamais fatigué vous ! Et je les laisse parler, crier, s'ébrouer... Je les regarde ouvrir leurs ailes. Certains sont en troisième... Ceux-là achèvent un cycle, une période de leur vie. Ils ne le savent pas encore, le pressentent, s'en inquiètent mais le cachent derrière leurs grands sourires... A vouloir revenir, peut-être souhaitent-ils une dernière fois visiter leur enfance et lui dire adieu. J'en ai connus beaucoup dès leur arrivée en sixième. Je voudrais leur donner mille conseils mais je ne trouve pas les mots. Et puis ils n'écoutent pas... Ils sont déjà partis, déjà ailleurs. Ils ne sont plus "à nous"...

C'est une grappe humaine maintenant qui m'entoure et j'essaye d'atteindre la salle des professeurs... M'sieur...M'sieur... Je suis dans le brouillard et je n'entends plus qu'un brouhaha. Pourtant, je me sens bien, protégé par ces enfants rieurs qui font mon quotidien depuis trente-trois ans. Qui le modèlent, le transforment d'heure en heure. Qui forme l'autre? Eux-aussi m'ont beaucoup appris... D'autres m'apprendront encore... M'sieur...M'sieur... Je reconnais cette voix... Ce pépiement aigu... Julie! Une bavarde, une élève "à problèmes", deux fois exclue cette année... Je ne l'ai pas ménagée ; elle non plus d'ailleurs. Dans ses yeux, je ne sais si je dois lire le soulagement de quitter un collège qu'elle n'a jamais aimé dans ce qu'il lui apportait ou la crainte des difficultés qui l'attendent encore au dehors... Julie... La salle des professeurs est en vue... M'sieur... M'sieur... On dirait qu'avant le grand départ, la migration sans retour, ils s'accrochent encore à la branche qui les a portés pendant quatre ans. Les ailes sont prêtes mais l'hésitation est palpable. Que de questions ils doivent se poser! Les avons-nous bien préparés? Ils me parlent, me touchent presque... Je sais que je leur réponds mais je ne m'entends plus... M'sieur... M'sieur... La porte est là... Derniers instants... Et je me surprends à me sentir bien au milieu d'eux, malgré les cris, les bousculades... Il faut qu'ils partent... Il le faut! Alors, j'ouvre la porte de la salle des professeurs, frontière infranchissable aux élèves et le silence se fait... Total... Terrible... Et dans un grand sourire de circonstance, je m'entends leur dire la plus stupide des banalités... Bon, j'ai du travail... Je dois vous laisser... On se reverra de toute façon...

Et ils s'en vont, et ils "s'en volent"...

Derrière moi, j'ai refermé la porte...

M'sieur... M'sieur... Oui... Oui... Je suis là!

Christophe Chartreux

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La France s'ennuie...

18 Juin 2017 , Rédigé par Pierre Viansson-Ponté Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

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Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c'est l'ennui.  Les Français s'ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux  grandes convulsions qui secouent le monde, la guerre du Vietnam les  émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment. Invités à réunir "un milliard pour le Vietnam",  20 francs par tête, 33 francs par adulte, ils sont, après plus d'un an  de collectes, bien loin du compte. D'ailleurs, à l'exception de quelques  engagés d'un côté ou de l'autre, tous, du premier d'entre eux au  dernier, voient cette guerre avec les mêmes yeux, ou à peu près. Le  conflit du Moyen-Orient a provoqué une petite fièvre au début de l'été  dernier : la chevauchée héroïque remuait des réactions viscérales, des  sentiments et des opinions; en six jours, l'accès était terminé.

Les  guérillas d'Amérique latine et l'effervescence cubaine ont été, un  temps, à la mode; elles ne sont plus guère qu'un sujet de travaux  pratiques pour sociologues de gauche et l'objet de motions pour  intellectuels. Cinq cent mille morts peut-être en Indonésie, cinquante  mille tués au Biafra, un coup d'Etat en Grèce, les expulsions du Kenya,  l'apartheid sud-africain, les tensions en Inde : ce n'est guère que la  monnaie quotidienne de l'information. La crise des partis communistes et  la révolution culturelle chinoise semblent équilibrer le malaise noir aux Etats-Unis et les difficultés anglaises.

De  toute façon, ce sont leurs affaires, pas les nôtres. Rien de tout cela  ne nous atteint directement : d'ailleurs la télévision nous répète au  moins trois fois chaque soir que la France est en paix pour la première  fois depuis bientôt trente ans et qu'elle n'est ni impliquée ni  concernée nulle part dans le monde.

La jeunesse s'ennuie. Les  étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en  Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en  Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l'absurde à opposer à l'absurdité, les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d'Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l'homme.

Quant  aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n'en trouvent pas. Les  empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de  tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au  pire tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles.  Heureusement, la télévision est là pour détourner  l'attention vers les vrais problèmes : l'état du compte en banque de  Killy, l'encombrement des autoroutes, le tiercé, qui continue d'avoir le dimanche soir priorité sur toutes les antennes de France.
Le général de Gaulle s'ennuie. Il s'était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d'aller, officiel et bonhomme, du Salon de l'agriculture à la Foire de Lyon. Que faire d'autre ? Il s'efforce parfois, sans grand succès, dedramatiser  la vie quotidienne en s'exagérant à haute voix les dangers extérieurs  et les périls intérieurs. A voix basse, il soupire de découragement  devant " la vachardise " de ses compatriotes, qui, pourtant, s'en  sont remis à lui une fois pour toutes. Ce qui fait d'ailleurs que la  télévision ne manque pas une occasion de rappeler que le gouvernement est stable pour la première fois depuis un siècle.

Seuls  quelques centaines de milliers de Français ne s'ennuient pas :  chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès,  victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en  plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si  absorbés par leurs soucis qu'ils n'ont pas le temps de s'ennuyer, ni d'ailleurs le cœur à manifester et à s'agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d'eux. Aussi le calme règne-t-il.

La réplique, bien sûr, est facile : c'est peut-être cela qu'on appelle, pour un peuple, le bonheur. Devrait-on regretter  les guerres, les crises, les grèves ? Seuls ceux qui ne rêvent que  plaies et bosses, bouleversements et désordres, se plaignent de la paix,  de la stabilité, du calme social.

L'argument est fort. Aux pires  moments des drames d'Indochine et d'Algérie, à l'époque des  gouvernements à secousses qui défilaient comme les images du  kaléidoscope, au temps où la classe ouvrière devait arracher la moindre concession par la menace et la force, il n'y avait pas lieu d'être particulièrement fier  de la France. Mais n'y a-t-il vraiment pas d'autre choix qu'entre  l'apathie et l'incohérence, entre l'immobilité et la tempête ? Et puis,  de toute façon, les bons sentiments ne dissipent pas l'ennui, ils  contribueraient plutôt à l'accroître.

Cet état de mélancolie devrait normalement servir l'opposition. Les Français ont souvent montré qu'ils aimaient le changement pour le changement, quoi qu'il puisse leur en coûter. Un pouvoir de gauche serait-il plus gai que l'actuel régime ? La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d'essayer, simplement pour voir, comme au poker. L'agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi.

On ne construit rien sans enthousiasme. Le vrai but de la politique n'est pas d'administrer le moins mal possible le bien commun, de réaliser quelques progrès ou au moins de ne pas les empêcher, d'exprimer en lois et décrets l'évolution inévitable. Au niveau le plus élevé, il est de conduire un peuple, de lui ouvrir des horizons, de susciter des élans, même s'il doit y avoir un peu de bousculade, des réactions imprudentes.

Dans  une petite France presque réduite à l'Hexagone, qui n'est pas vraiment  malheureuse ni vraiment prospère, en paix avec tout le monde, sans  grande prise sur les événements mondiaux, l'ardeur et l'imagination sont  aussi nécessaires que le bien-être et l'expansion. Ce n'est certes pas  facile. L'impératif vaut d'ailleurs pour l'opposition autant que pour le  pouvoir. S'il n'est pas satisfait, l'anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s'est vu, un pays peut aussi périr d'ennui.

Pierre Viansson-Ponté, 15 mars 1968

                              _____________________________________

En 2017, le même ennui doublé d'une désespérance est lisible dans l'abstention et dans cette expression entendue si souvent:

"Je n'irai pas voter parce que cela ne changera rien à ma situation".

Alors viennent le fatalisme et le découragement...

Du découragement à la révolte, il ne suffit parfois que du prétexte, que de l'étincelle...

Ne vous avisez pas, ministres, d'interdire aux garçons de rejoindre les filles dans les dortoirs des internats...

En 1968, ce fut l'une des étincelles...

A quoi tiennent, n'est-ce pas, les révolutions?...

Christophe Chartreux

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Quelle pédagogie pour transmettre les valeurs de la République?...

18 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs qu’on voudrait universelles. Mais comment traduire dans les actes les intentions et les discours ? Comment les faire vivre dans notre école, depuis le plus jeune âge ?

Sans pédagogie, les valeurs de la République à l’école resteront des coquilles vides. C’est pourquoi cet ouvrage propose des pistes concrètes pour que ces valeurs s’incarnent vraiment dans des pratiques pédagogiques. Avec un objectif : être une réponse aux défis des temps présents, dont celui des endoctrinements, des théories complotistes ou de la méfiance envers les savoirs institués.

Pour cela, l’école doit être exemplaire, afin de former les futurs citoyens, dans le cadre d’une démocratie qui se doit d’être présente, sous des formes spécifiques, dans les établissements scolaires.

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Les rythmes des enfants ne se limitent pas aux rythmes scolaires!...

17 Juin 2017 , Rédigé par CFDT Publié dans #Education, #Pédagogie

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Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, permettre le retour à 4 journées de classe dès la rentrée 2017 est une remise en cause brutale des conditions d’accueil des enfants, de mises en œuvre de projets pédagogiques, d’exercice des ATSEM et des animateurs et animatrices péri et extrascolaires, d’organisation de travail des parents...
 
Une fois de plus la question des rythmes scolaires est abordée par le seul prisme de l’Education nationale, alors même que désormais le ministre a la compétence en matière de jeunesse. Et, une fois de plus le raisonnement se fait uniquement sur le temps scolaire, les autres temps des enfants étant laissés dans l’ombre et avec eux les adultes qui les encadrent, les éduquent, les éveillent, les accompagnent.
 
Le ministère de l’Education nationale devrait publier fin juin un décret permettant d’organiser le temps scolaire sur 4 journées, à titre dérogatoire, dès la rentrée 2017. Malgré l’avis négatif du conseil supérieur de l’éducation le 8 juin dernier, c’est le même projet de décret qui devrait être présenté au comité technique ministériel de l’Education nationale le 21 juin prochain. Pourtant les avis convergent depuis plusieurs années pour prévenir des effets négatifs de cette concentration du temps d’apprentissage des enfants, et du temps de travail des personnels enseignants. Pourtant des rapports parlementaires ont souligné les apports de la réforme des rythmes scolaires introduite en 2013 malgré ses imperfections. Le rapport du sénat de juin 2017 sur les projets éducatifs de territoires et les réactions de nombreux maires de France soulignent que la mise en œuvre de la réforme de 2013, adossée au déploiement des PEDT (projet éducatifs territoriaux), a contribué à structurer des politiques éducatives et enfance-jeunesse plus ambitieuses que par le passé. Il a fallu du temps pour qu’une majorité d’acteurs se saisissent pleinement des PEDT, pour que les mairies investissent dans des structures, créent des emplois.
 
Une fois de plus, la communauté éducative et les familles sont mis au pied du mur. Dans certaines communes, ces dernières vont devoir s'adapter, sans aucune concertation préalable, à une nouvelle organisation des temps. En 10 ans, les rythmes scolaires ont été modifiés 3 fois : passage à quatre jours en 2008, retour à quatre jours et demi en 2013 puis retour à quatre jours dans certaines communes à la rentrée 2017. Une fois de plus, on ne laisse aucune chance à une réforme de réussir en agissant dans la précipitation et on fait bien peu de cas du travail de la communauté éducative et de l'organisation des familles.
 
Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, permettre le retour à 4 journées de classe dès la rentrée 2017 par un texte qui ne sera publié que fin juin, contre l’avis du CSE du 8 juin, c’est une remise en cause brutale des conditions d’accueil des enfants, de mises en œuvre de projets pédagogiques, d’exercice des ATSEM et des animateurs et animatrices péri et extrascolaires, d’organisation de travail des parents... La réforme a permis de créer des emplois pour les jeunes et les femmes dans l’animation périscolaire. C’est donc un retour en arrière auquel nous assisterions.
 
Concernant les personnels, des plannings de travail vont être modifiés de manière précipitée, des emplois vont être supprimés, des renouvellements de contrats ne se feront pas ou qu’à temps incomplet. Or, en dépit de ces conséquences graves, le texte qui permet ce bouleversement des conditions d’exercice n’est pas soumis à l’approbation des organisations syndicales qui représentent les professionnels. L’Education nationale décide pour elle-même et dispose des autres ? Comment s’opposer à la décision d’un conseil d’école ou réciproquement d’une mairie sans détériorer les relations professionnelles indispensables entre les partenaires ? Quel texte assure que les décisions seront soumises au Directeur académique des services de l’Éducation Nationale (DASEN) après avis des comités techniques des collectivités concernées ? Quel texte assure que les incidences sur l’emploi local seront prises en compte ? Qui a chiffré le nombre d’emplois en équivalent temps plein qui vont disparaître et les effets induits ?
 
Pour la Confédération CFDT et ses fédérations Sgen-CFDT, Fep-CFDT, Interco-CFDT et la F3C-CFDT, faciliter les dérogations et le retour à 4 journées de classe, au prétexte que quelques communes auraient des difficultés à mettre en œuvre la réforme est un renoncement grave de l’Etat à jouer son rôle d’impulsion dans la structuration de politiques éducatives cohérentes et ambitieuses pour tous les enfants. Face aux difficultés faut-il reculer alors que la direction est pertinente ? La CFDT demande au contraire que l’on tienne compte des difficultés rencontrées pour accompagner les personnels et les communes selon leurs besoins. Sur le plan financier en pérennisant le fonds de soutien. Sur le plan des ressources humaines en accompagnant les communes pour structurer une politique de recrutement, de formation et de déroulement de carrière pour les personnels qui travaillent sur les temps péri et extrascolaires. Sur le plan de l’ingénierie de politique éducative de territoire : préparation et animation des réunions en vue de l’écriture du PEDT, évaluation des dispositifs mis en œuvre, stratégie de politique enfance jeunesse.
 
Pour des politiques enfance-jeunesse et des politiques éducatives ambitieuses, ne renonçons pas à organiser mieux l’ensemble des temps éducatifs des enfants. Au contraire, affinons l’évaluation de la réforme introduite en 2013 pour en améliorer la mise en œuvre.
 
La Confédération CFDT
 
La Fédération CFDT Éducation (SGEN)
 
La Fédération CFDT Enseignement privé (FEP)
 
La Fédération CFDT Interco
 
La Fédération CFDT Conseil Communication Culture (F3C)
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Aide Personnalisée (AP), EPI... Le point...

17 Juin 2017 , Rédigé par UNSA-SE Publié dans #Education, #Politique

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L’accompagnement personnalisé au collège (AP) a été créé dans le cadre de la refondation de l’École dans le but d'offrir à chaque élève l'aide dont il a besoin pour progresser dans ses apprentissages. Est-il menacé par le nouvel arrêté "collège" ?

L'accompagnement personnalisé (AP), organisé dans un esprit d'inclusion pour tous, s'adresse à chacun des élèves, quel que soit son niveau de réussite. Il diffère donc sensiblement des heures de soutien qui étaient réservées aux élèves en difficulté et s'effectuaient en dehors de la classe et du temps scolaire obligatoire. En tenant compte des besoins de chacun, il s'agit bien de les faire progresser tous : l'AP ne signifie pas une baisse des exigences, bien au contraire.

Grâce à l'AP, l'occasion est donnée à beaucoup d'enseignants de différencier leur pédagogie au sein de la classe, soutenus par des dédoublements ou des co-animations de groupes. Cette année, la très grande majorité des établissements ont organisé l'AP en utilisant les heures de marge.

L'action du SE-Unsa au Conseil supérieur de l'Éducation a permis d'assurer la pérennité de ce dispositif puisque tous les élèves devront en avoir bénéficié à la fin du cycle 4. L'AP reste inclusif  puisque la répartition entre EPI et AP sera la même pour tous les élèves d'un niveau. À noter que le volume d'heures consacrées aux enseignements complémentaires (EPI + AP) restent exactement le même (3 heures en sixième, 4 heures en cycle 4). Ainsi, si les collèges décident de faire moins d'EPI, c'est le temps cansacré à l'AP qui augmentera.

Le SE-Unsa a également obtenu que les 3 heures de marge soient d’abord affectées à l’organisation des dédoublements et la co-intervention avant d'être utilisées pour les enseignements facultatifs, ce qui devrait permettre de mettre en place l'AP dans des conditions favorables.

La mise en œuvre pédagogique de l’AP doit continuer à faire l'objet de formations institutionnelles. Celles-ci doivent être centrées sur les besoins exprimés par les équipes. Sans attendre ces formations, les enseignants de l’Unsa s’organisent entre eux pour réfléchir à l’exercice du métier et construire ensemble des propositions pour l’accompagnement personnalisé.

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On nous aurait menti???!! "Le nombre d'heures de français ou de mathématiques est bien plus important en France qu'ailleurs."

17 Juin 2017 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

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C'est une étude qui tombe à point nommé pour le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le réseau Eurydice, créé par la Commission européenne pour diffuser des informations sur les systèmes éducatifs, vient de publier des données qui montrent que la France est championne des fondamentaux. Comme l'avait déjà souligné l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France fait partie des pays qui donnent le plus d'heures de français, de mathématiques ou de sciences à ses élèves.

Parmi les 42 systèmes éducatifs scrutés par Eurydice, la France est le pays qui offre le plus d'heures de français à l'école primaire (1.656), alors que la moyenne européenne est à 953 heures. En mathématiques, la France dispense 900 heures aux élèves à l'école primaire. Elle est, avec le Danemark et le Portugal, en tête des pays qui fournissent le plus gros volume d'heures dans cette matière, là où la moyenne européenne est de 670. En sciences, là encore, la France propose 306 heures au primaire contre une moyenne européenne à 284 heures. Et pourtant... Les élèves français sont les cancres de la classe européenne en mathématiques et en sciences, si l'on se réfère à l'étude internationale TIMMS, publiée en novembre 2016. Une autre étude, publiée début novembre, avait souligné les faibles résultats en orthographe des élèves français. Le nombre d'heures d'enseignement, souvent brandi par les politiques*, ne donne pas de réponse pertinente.

Manque d'autonomie

A la question de savoir pourquoi certains élèves ne sortent pas de CP sans avoir les fondamentaux pour lire, écrire, compter, Jean-Michel Blanquer répondait le mois dernier : « C'est mon métier de savoir comment s'y prendre. C'est la formation des enseignants, et notamment la formation continue, la documentation pédagogique, s'attacher à faire ce qui marche. » C'est sur ce point que le ministre de l'Education compte pour faire bouger les lignes, quitte à secouer le sacro-saint principe de liberté pédagogique. « Nous savons qu'il y a des méthodes qui fonctionnent, d'autres qui ne fonctionnent pas », disait-il encore. Le ministère de l'Education vient d'ailleurs d'annoncer que les professeurs destinés à enseigner dans les CP dédoublés de l'éducation prioritaire à la rentrée prochaine bénéficieraient d'une « formation adaptée à ce nouveau contexte d'enseignement ». « L'enjeu majeur, c'est la qualité de la pédagogie déployée dans ces classes », ajoute le ministère.

L'étude Eurydice insiste sur une autre spécificité du système français : le nombre d'années de scolarisation obligatoire y est moindre que dans d'autres pays. Les années d'école sont donc plus chargées en France qu'ailleurs, d'autant que le volume d'heures de cours y est plus important. Sur ce point, Jean-Michel Blanquer n'a pas caché son intention de sensibiliser plus tôt les élèves à la lecture, dès la grande section de maternelle. L'étude pointe aussi le manque d'autonomie du système français. Une autonomie qui est aussi celle que veut promouvoir le ministre de l'Education pour le second degré.

Marie-Christine Corbier, Les Echos

* dont bon nombre de membres du cabinet de JM Blanquer...

Note du webmaster

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« Le redoublement est une politique coûteuse et inefficace »...

17 Juin 2017 , Rédigé par Alternatives Economiques Publié dans #Education

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EXTRAITS

La politique du nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, va vraisemblablement marquer une rupture par rapport au dernier quinquennat. Dernière illustration en date de ce virage, les déclarations du ministre à propos du redoublement. Jean-Michel Blanquer a ainsi annoncé dans le Parisien qu’il comptait de nouveau promouvoir le redoublement pour les élèves en difficultés, en primaire et au collège. « Il n’est pas normal d’interdire le redoublement. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards », confiait-il au journal. Ces déclarations prennent le contre-pied de la précédente ministre, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait publié en novembre 2014 un décret pour rendre le redoublement « exceptionnel » et conditionné à « l’accord écrit des représentants légaux de l’élève ou de l’élève lui-même, si celui-ci est majeur ». Entretien avec le sociologue Pierre Merle, spécialiste des questions scolaire, pour qui favoriser à nouveau le redoublement ne permettra pas d’améliorer le niveau des élèves.

Quel regard portez-vous sur les annonces de Jean-Michel Blanquer concernant le redoublement ?

C’est une politique incompréhensible. L’école française se caractérise déjà par un des taux de redoublement les plus élevés d’Europe. Depuis plusieurs années, ce taux baisse dans tous les pays, car la recherche a montré que le redoublement est une politique coûteuse et inefficace. De plus, si le décret de 2014 publié par Najat Vallaud-Belkacem limitait fortement la possibilité de faire redoubler un élève, il autorisait toutefois celui-ci pour les élèves de 3e et de 2nde.

(...)

Pourquoi pensez-vous que le redoublement est une mauvaise chose ?

Tout d’abord, des études, notamment un rapport de la Cour des comptes, ont montré que le redoublement coûte cher, pour une efficacité faible. Ensuite, de nombreuses recherches françaises et anglo-saxonnes ont eu pour objectif de suivre la scolarité d’élèves faibles.

On s’est aperçu que les résultats des élèves faibles étaient généralement bons lors de leur redoublement, mais seulement à court terme. Dans la suite de leur scolarité, ils réussissent moins que les élèves de même niveau qui sont passés de justesse dans la classe supérieure. Malheureusement, en France, les recherches scientifiques sont souvent peu connues des décideurs.

(...)

Comment éviter le redoublement alors ?

Le redoublement est une mauvaise réponse à un réel problème : la faiblesse des élèves. Il existe plusieurs manières de lutter contre celle-ci. Il existe par exemple des systèmes d’aide aux élèves évalués positivement, comme le programme PARLER, en primaire, qui aide à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture grâce à la prise de parole.

Le système de notation français décourage aussi beaucoup d’élèves et entretien leurs mauvais résultats. En Finlande, les notes sont très peu présentes et les élèves apprennent mieux, sans que les notes deviennent leur principale préoccupation. En Allemagne, les élèves sont notés sur 6, ce qui permet de ne pas trop affaiblir leur moyenne en cas de note exceptionnellement basse. En France, un élève qui commence son année scolaire avec un 5/20 est forcément démotivé.

(...)

Propos recueillis par Antonin Gouze

Entretien à lire dans son intégralité ci-dessous

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Faire du bac un tremplin pour les études supérieures...

16 Juin 2017 , Rédigé par La Croix Publié dans #Education, #Baccalaureat

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Le bac 2017 débute jeudi 15 juin alors que l’exécutif envisage une réforme de ce diplôme.

Emmanuel Macron veut durant son mandat ramener à quatre le nombre d’épreuves finales. L’occasion de repenser l’accès aux études supérieures.

Ce devrait être l’une des dernières éditions « avant travaux ». La session du baccalauréat qui s’ouvre ce jeudi 15 juin pour les 718 000 candidats intervient en effet dans un nouveau contexte politique, avec un président de la République et un ministre de l’éducation désireux de réformer ce monument national créé par Napoléon.

En ligne de mire, notamment, la lourdeur et le coût de cet examen. Le ministère évoque cette année un montant de 57 millions d’euros. Mais en tenant compte des cours supprimés dans les établissements centres d’examen, le SNPDEN, principal syndicat de chefs d’établissement, avait en 2013 évalué la facture à 1,5 milliard d’euros.

Selon son entourage, le ministre Jean-Michel Blanquer veut éviter toute précipitation. « Le dossier sera ouvert à partir de la rentrée, avec le lancement d’une concertation. Mais la réforme ne devrait pas s’appliquer en 2018 », indique son cabinet, qui n’exclut pas toutefois « des inflexions » dès l’an prochain.

Plus de contrôle continu

Il n’empêche, le candidat Macron a clairement proposé de ramener à quatre le nombre d’épreuves finales. Avec, en corollaire, la probable montée en puissance du contrôle continu.

Dans pareil cas, la valeur du bac resterait-elle la même, quel que soit l’établissement dans lequel on l’a préparé ? Pas tout à fait. « Mais la sélection dans les BTS ou les classes prépa se fait déjà sur la base du dossier scolaire et non des résultats au bac, même s’il faut bien sûr obtenir ce diplôme. Même chose, d’ailleurs, pour l’affectation dans les autres formations par la procédure informatique APB », relève l’historien de l’éducation Claude Lelièvre.

À ses yeux, le risque serait plutôt de voir « les élèves ou leurs parents faire pression sur les enseignants pour obtenir de meilleures notes dans les matières évaluées en contrôle continu ».

Sachant que bien des projets de réforme du bac ont dû être retirés sous la pression de la rue, Claude Lelièvre considère que l’exécutif aurait tort de s’engager dans un simple allégement des épreuves finales : « Quitte à prendre des risques, il faut en profiter pour repenser l’articulation du bac avec l’enseignement supérieur. »

Imposer des « prérequis »

Une préoccupation que semble partager Emmanuel Macron. Le chef de l’État ne cache pas son souhait d’imposer des « prérequis » pour pouvoir entrer à l’université, notamment dans certaines filières universitaires « en tension » où faute de sélection, les candidats sont parfois départagés par tirage au sort.

« Conçu comme le premier grade de l’enseignement supérieur, le baccalauréat est dans les faits devenu, ces 20 ou 30 dernières années, un simple diplôme de certification des études secondaires », observe Michel Richard, le secrétaire général adjoint du SNPDEN. L’urgence, pour lui, consiste à « réorganiser le bac en fonction des prérequis nécessaires pour réussir dans le supérieur ».

Comme le suggère Claude Lelièvre, un tel objectif devrait en toute logique « conduire à supprimer les filières (L, ES, S, etc.) pour proposer au lycée des enseignements modulaires, le nombre de formations dans le supérieur étant infiniment plus grand que celui des séries au bac ».

« Une sélection qui ne dit pas son nom »

« Il ne faudrait garder en épreuves terminales que les quatre ou cinq matières déterminantes pour l’orientation et l’affection dans le supérieur », estime pour sa part Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Snalc (syndicat national des lycées et collèges).

« Nous proposons de passer ces épreuves plus tôt durant l’année de terminale afin qu’elles comptent dans le processus d’affectation. Il faudrait ensuite mettre à profit le temps restant jusqu’aux grandes vacances pour aider les bacheliers à se préparer à l’enseignement supérieur, plaide ce syndicaliste enseignant. De même, ceux qui ne présentent pas les prérequis – comme quelqu’un qui aurait obtenu 8 sur 20 en physique et voudrait s’inscrire à l’université dans ce domaine – devraient pouvoir bénéficier d’une seconde chance en passant au sein de l’université un examen d’entrée pour la formation souhaitée », fait-il valoir.

Si l’Unef, l’une des deux principales organisations étudiantes, dénonce déjà la logique des prérequis comme « une sélection qui ne dit pas son nom », l’historien Claude Lelièvre veut croire que « les esprits sont peut-être mûrs pour dépasser un statu quo trop souvent synonyme d’échec massif en licence

Denis Peiron

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11 vaccins obligatoires: dans l'intérêt de qui?...

16 Juin 2017 , Rédigé par Michèle Rivasi Publié dans #Education, #Santé

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Michèle RIVASI (députée européenne EELV, biologiste normalienne et agrégée, auteure de l'ouvrage Le racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir)

11 VACCCINS OBLIGATOIRES : DANS L'INTERET DE QUI ?

NON A LA VACCINATION FORCEE

La Ministre de la santé Agnès Buzyn affirme ce matin dans un entretien au Parisien qu'elle envisage d'élargir l'obligation vaccinale pour les enfants la passant de 3 vaccins (DTP) à 11 en y ajoutant :

Coqueluche

Rougeole

Oreillons

Rubéole

Hépatite B

Bactérie Haemophilus influenzae

Pneumocoque

Méningocoque C

 

  • Or, pour certains de ces vaccins la balance bénéfice / risque est à réévaluer suite à l'enregistrement ou la minoration avérée de plusieurs effets secondaires.

    Par ailleurs, alors que la défiance des citoyens envers les vaccins est considérable suite à la multiplication des scandales sanitaires à répétition, la restauration de la confiance ne passe pas par l'infantilisation et le mépris des parents inquiets pour la santé et le système immunitaire de leurs enfants.

    D'autre part, on peut s'interroger sur le cadeau fait aux laboratoires pharmaceutiques par une Ministre qui s'est toujours dit proche de l'industrie pharmaceutique et qui a même légitimé les conflits d'intérêts qui sont en partie à l'origine de la mise en péril de notre système de santé publique aujourd'hui.

    Comme nous l'avons écrit avec les Professeurs Philippe Even et Jacques Testart dans notre questionnaire d'interpellation des candidats à la présidentielle, nous souhaitons fonder les multivaccinations, l'âge d'administration des principaux vaccins et la recommandation vaccinale sur :
    1. Les données épidémiologiques nationales évaluant objectivement les besoins de chaque vaccination ;
    2. L'efficacité devrait être jugée  non sur les seules réponses anticorps immédiates, mais sur les réponses cliniques et les résultats épidémiologiques (une réponse anticorps peut être inefficace et une réponse de l'immunité cellulaire peut être nécessaire).
    3. L'analyse objective recensée et démontrée des risques neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires éventuellement associés, qui pourraient être liés, comme le montrent certaines études scientifiques, aux différents types d'adjuvants.
    4. Recenser la présence de nanoparticules métalliques non déclarées et en particulier de mercure, dans les vaccins ;
    5. L'étude des réponses immunitaires générales et cérébrales des nourrissons soumis de façon croissante à plusieurs vaccinations simultanées, alors que  les réponses de leur système immunitaire ne sont peut-être pas matures et sont encore mal connues à cet âge.
    6. L'âge de la nécessité vaccinale (le tétanos du nourrisson reste à prouver et la vaccination contre l'hépatite B n'est peut-être pas nécessaire à cet âge, puisqu'il s'agit d'une maladie sexuellement transmissible).
    7. L'analyse de l'utilité d'associer chez le nourrisson des vaccins multivalents, les uns utiles (DTP) et d'autres qui le sont moins (oreillons, rubéole) ou d'efficacité mal démontrée et qui ne sauraient donc être rendus obligatoires (BCG et même vaccination antigrippale, souvent inefficace, et qui, quand elle est efficace, n'est utile que chez le jeune enfant et les plus de 65 ans et semble ne pas ou guère réduire les risques collectifs).Toute précipitation de la Ministre sur ce terrain sensible des vaccins chez l'enfant serait une erreur. Il faut convaincre plutôt que contraindre.
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