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Vivement l'Ecole!

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"On ne réagit que par la haine grégaire quand on se sent victime du mépris individuel et quotidien"...

11 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Education

jlb260.canalblog.com

jlb260.canalblog.com

"On ne réagit que par la haine grégaire quand on se sent victime du mépris individuel et quotidien" me disait il y a quelques jours Philippe Meirieu.

Je lui faisais part de quelques inquiétudes après l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et les publications répétées de sondages indiquant le poids toujours plus écrasant des intentions de vote en France pour le Front National. J'aurais pu ajouter le Brexit qui participe du même mouvement de fond d'un vote "protestataire" qu'il convient d'observer.

Il existe en Europe comme aux Etats-Unis, donc dans des pays et continents riches, un très fort désir de vote "populiste" porté par des responsables politiques de droite et surtout d'extrême droite. Leurs messages, aussi radicaux soient-ils, trouvent des oreilles attentives de plus en plus nombreuses si l'on en croit les sondages. Mais si l'on en croit aussi désormais les résultats du scrutin aux Etats-Unis ou dans certains pays européens: la Hongrie, l'Autriche et tous ces états qui voient les partis les plus réactionnaires progresser sans que rien ni personne ne semblent pouvoir enrayer la tendance.

Souvent, les électeurs FN sont montrés du doigt. A juste titre pour le "noyau dur" qui représente grosso-modo 15% de l'électorat FN. Ceux-là sont engagés dans un combat idéologique d'une violence terrifiante et aveugle, n'hésitant pas à tenir des propos ouvertement racistes, antisémites et révisionnistes. Je les appelle les "irrécupérables". Aucun débat raisonnable n'est possible avec eux. Absolument aucun!

Et puis il y a tous les autres. Très souvent méprisés, moqués, mis dans le même sac que les 15% du noyau dur. Or il ne s'agit pas DU TOUT des mêmes profils sociaux.

Ceux-là sont, à l'image des électeurs qui ont porté Trump à la Maison Blanche, sur-représentés chez les peu ou pas diplômés, ce qui ne signifie en aucun cas, comme cela est trop facilement dit souvent, que le vote FN soit le résultat de la naïveté, de la bêtise ni de l'ignorance. Souvent aussi, cet électorat est issu:

- des banlieues - contrairement à une idée reçue et ancrée, on vote beaucoup plus FN qu'on l'imagine dans les banlieues dites difficiles - ;

- des périphéries éloignées des centres urbains;

- des "ruralités profondes".

Tous ceux qu'on appelle et qui s'appellent eux-mêmes "la France des oubliés". C'est leur ressenti, qu'il soit contesté ou pas. Il faut en tenir compte. Ne pas le faire serait immanquablement tenir ouverte la porte du pouvoir à Marine Le Pen dès 2017. Dès 2017!

Il reste peu de temps. Six mois.

Il y a une dizaine d'années, j'écrivais: "Les décrocheurs d'aujourd'hui seront les électeurs FN de demain".

Nous y sommes. Une partie de l'électorat FN n'est pas raciste par "nature", n'est pas antisémite, n'est pas révisionniste. C'est un électorat "de circonstances", prêt à rejoindre les partis traditionnels à condition que ceux-ci sachent lui tendre la main, lui prêter attention, soient bienveillants comme un professeur peut l'être avec l'élève qui se noie dans un océan d'incompréhensions, d'échecs et de mépris. Un "mauvais" élève devient souvent "extrémiste" lorsqu'il est méprisé. Imaginons ce que cela peut avoir comme conséquences appliqué à l'échelle d'une population d'électeurs. Terrible!

La tâche qui attend les candidats à l'élection présidentielle est immense. Des blessures sont ouvertes dans cette partie "abandonnée" du corps électoral. Ce corps qui n'attend qu'une chose:

Davantage d'EGALITE... D'avantage d'ATTENTION...

Alors mesdames et messieurs les candidats, en rédigeant vos projets, méditez bien cette phrase, citée en préambule à ce billet:

"On ne réagit que par la haine grégaire quand on se sent victime du mépris individuel et quotidien"

Christophe Chartreux

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Partenariat inédit avec « L’Illustration » à l’occasion des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale...

10 Novembre 2016 , Rédigé par Najt Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Histoire

Partenariat inédit avec « L’Illustration » à l’occasion des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale...

Premier journal illustré français à partir de 1843, premier magazine au monde à partir de 1906,  L’ILLUSTRATION a raconté pendant plus d’un siècle l’histoire du monde, offrant un témoignage incontournable et une ressource majeure sur de nombreux sujets.

Propriété de la famille Baschet depuis 1904, qui depuis assure la conservation et la préservation de son fonds, L’ILLUSTRATION a réalisé un important travail de numérisation et de mise en ligne de plus de 5 000 numéros consultables sur la plateforme internet www.lillustration.com.

A l’occasion des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, le Ministère de l’Éducation Nationale et L’ILLUSTRATION réalisent un partenariat inédit, donnant un accès gratuit à tous les professeurs des collèges et lycées de France à l’ensemble des articles et numéros relatifs à l’histoire de ce conflit.

Les professeurs pourront consulter librement l’ensemble des numéros du journal L’ILLUSTRATION parus entre 1912 et 1920. Cette consultation sera gratuite pendant toute la durée des commémorations du Centenaire, jusqu’au 31 décembre 2018.

 

Partenariat inédit avec « L’Illustration » à l’occasion des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale...
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Interro surprise!...

10 Novembre 2016 , Rédigé par #directNVB Publié dans #Education, #Politique

Interro surprise!...
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Sortons des faux débats sur l’École – Lettre ouverte aux candidats à la primaire de la droite...

10 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Education

Sortons des faux débats sur l’École – Lettre ouverte aux candidats à la primaire de la droite...

EXTRAITS

Le débat télévisé qui devait vous permettre d’exposer vos projets pour l’école a sacrifié le thème de l’éducation : c’est regrettable. Sur ce sujet plus encore que sur tous les autres, les Français ont droit à un débat de fond qui dépasse la surenchère démagogique sur l’autorité et les mensonges sur les réformes de ce quinquennat. L’école de la République mérite mieux que d’être l’éternelle victime des alternances politiques. Sommes-nous capables de nous mettre d’accord sur l’essentiel, et de lui garantir une politique publique stable dans la durée, ainsi que le préconise depuis si longtemps l’ensemble de la communauté éducative de notre pays ?

Si nous voulons bien admettre qu’il faut des enseignants devant les élèves dans les salles de classe, la question de leur recrutement se pose. Or, s’il est une orientation qui recueille votre assentiment enthousiaste et unanime, c’est la purge sans précédent à laquelle vous souhaitez soumettre les moyens que la Nation consacre à son école. Sur la durée du prochain quinquennat, Bruno Le Maire et François Fillon entendent supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, Nicolas Sarkozy 300 000 et Alain Juppé entre 200 000 et 250 000. Jean-François Copé propose un gel total des embauches et Nathalie Kosciusko-Morizet la suppression du statut de fonctionnaire pour tous les emplois “non régaliens”, dont les enseignants.

Si les effectifs consacrés à la sécurité et à la justice sont épargnés, c’est donc au bas mot 100 000 emplois que vous envisagez de supprimer dans l’Éducation nationale. Bien plus que les 80 000 postes détruits entre 2007 et 2012. Alors que ce ministère compte environ 20 000 départs à la retraite par an, votre proposition signifie donc au minimum n’en remplacer aucun et fermer, faute de postes, les concours auxquels se destinent des milliers de jeunes qui se préparent à enseigner. Avec 100 000 fonctionnaires en moins, l’idée même de remplacer un professeur absent devient une chimère, l’abandon des écoles rurales une évidence, et l’explosion des effectifs en classe une certitude, au moment même où la démographie scolaire remontera dans le second degré.

(...)

Vous proposez le tri précoce des élèves, toujours les mêmes

Au lieu de cela, vous proposez le tri précoce des élèves, toujours les mêmes. Dès le CP pour Nicolas Sarkozy, en créant des classes spéciales où reléguer les élèves en difficulté. En orientant dès la 6e vers une professionnalisation rapide pour Bruno Le Maire. Ou en développant l’apprentissage précoce à 15 ans, avant la fin de la scolarité obligatoire pour François Fillon. Comme si la démocratisation scolaire était allée trop loin. Comme si l’orientation subie et imposée n’était pas la source des frustrations et de l’échec. Comme si la relégation scolaire des élèves en difficulté permettait la revalorisation de la filière professionnelle que chacun appelle par ailleurs de ses vœux. L’école du libre choix, progressif, accompagné, réversible a déjà permis, elle, de diminuer de 30 000 en cinq ans le nombre de jeunes sortant sans qualification ? N’est-ce pas préférable ?

La priorité au primaire dites-vous ? Aux fondamentaux ? Alors pourquoi proposer, comme vous le faites, de supprimer la cinquième matinée de classe dont bénéficient les écoliers depuis la réforme des rythmes scolaires ? Pour revenir à un nombre de jours d’école parmi les plus faible des pays de l’OCDE ? Pourquoi vouloir mettre fin au “plus de maîtres que de classes” qui fait des merveilles sur le terrain pour compenser, dès qu’elles apparaissent, les difficultés scolaires ? Est-ce ainsi que nos enfants maîtriseront mieux ce précieux lire-écrire-compter qui nous tient tant à cœur ? Est-ce en sacrifiant à nouveau la scolarisation des moins de 3 ans, que vous avez déjà divisée par trois quand vous étiez aux responsabilités que nous réduirons les inégalités dans l’apprentissage du français ? Où est la cohérence à reconduire ce qui a échoué dans le passé ?

(...)

Parce que la réforme du système éducatif ne produit ses effets qu’à l’échelle d’une génération d’élèves, il nous faut de la continuité républicaine dans les politiques publiques qui sont conduites.

Parce que le sens d’une politique éducative, c’est évidemment son niveau de performance sur le niveau des élèves et leur future insertion professionnelle, mais c’est aussi sa capacité à construire des citoyens confiants, des adultes heureux, libres, entreprenants et créatifs, nous devons débattre des questions de pédagogie, de transmission des savoirs et des valeurs.

Parce que nous vivons une époque mondialisée, numérisée, qui connaît des mutations économiques, technologiques, sociales, environnementales et culturelles plus rapides et profondes que jamais dans l’histoire, nous devons débattre maintenant de la place des langues vivantes, de l’apprentissage du code, des arts, ainsi que du numérique et de l’innovation à l’école.

Parce que personne ne sait aujourd’hui quels seront les métiers, emplois et compétences de demain, nous devons débattre de notre politique publique d’orientation, mais aussi de la reconsidération des filières techniques et professionnelles pour élever le niveau de qualification de tous nos élèves et élargir tous les viviers de l’excellence.

Parce que la société française traverse une crise grave, longue et profonde, qui remet en question sa démocratie, ses institutions, son modèle social, son rapport à l’immigration ou aux religions, nous devons débattre de la place de l’école de la République pour faire en sorte que nous réaffirmions, tous ensemble, la confiance que nous avons en elle, dans son personnel et les enseignants qui, malgré les difficultés, ont toujours répondu présent, et continuent de le faire avec compétence, engagement et courage en cette rentrée scolaire.

Ainsi, peut-être, je le souhaite et je l’espère, nous sortirons des faux débats, des polémiques minuscules ou des considérations grotesques sur les vertus comparées de la tablette numérique et de l’uniforme pour enfin aborder les vrais enjeux de l’école au XXIe siècle.

Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Tribune publiée dans le journal Le Monde daté du 10 novembre 2016.

Le texte complet est à retrouver ci-dessous

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Enseigner la langue française : Najat Vallaud-Belkacem...

10 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère Education Nationale Publié dans #Education

Les fondamentaux sont au cœur de la Refondation de l’École : comment pourrait-il en être autrement ?

Nous avons, pour renforcer leur apprentissage, mené une politique cohérente, en nous appuyant à la fois sur l’organisation du temps scolaire, le contenu des programmes, la pédagogie et la formation. Parmi ces fondamentaux, la maîtrise de la langue française est un enjeu particulièrement important : clé de voûte des apprentissages futurs, elle est aussi le socle sur lequel s’érige notre rapport au monde, aux autres et à la citoyenneté.

En nous appuyant sur les travaux des chercheurs et sur les conférences de consensus, nous avons donné à l’enseignement du français des bases solides : celles des savoirs et de la pensée ; celles de l’expérimentation et de la preuve. C’est une question trop sérieuse pour être traitée à la légère, abordée à la hussarde, et caricaturée à l’envi. Elle ne doit souffrir d’aucun raccourci, d’aucune approximation : force est de constater que ce n’est pas toujours le cas dans le débat public.

Mettre la recherche et les savoirs au service de l’enseignement du français, tel est le sens de la démarche initiée par mon ministère et tel est l’objectif de cette journée. Elle est l’occasion d’offrir, de ce sujet essentiel, une appréhension rigoureuse et exigeante, loin des postures et des idéologies. J’ai voulu rassembler les praticiens et les chercheurs pour prolonger le travail mené lors des conférences de consensus, pour éclairer les programmes et les ressources, et nourrir de futurs projets de recherche sur les questions les plus ardues.

Apprendre le français est trop important pour se contenter de grandes invocations et de déclarations à l’emporte-pièce : lire, écrire, s’exprimer, penser, voilà ce que nous devons enseigner à tous nos élèves ; voilà ce pour quoi nous n’avons cessé d’agir depuis le début de ce quinquennat ; voilà, enfin, ce qui nous rassemble aujourd’hui, dans une démarche de clarté, de rigueur, mais aussi de passion et d’enthousiasme. Parce que oui, la langue française nourrit aussi en nous un attachement viscéral à sa richesse, à sa complexité, et aux œuvres passées et présentes à travers lesquelles elle résonne.

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Enseigner la langue française : Najat Vallaud-Belkacem...
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Le projet Macron en matière d'éducation... Que de lacunes!!!!

10 Novembre 2016 , Rédigé par christophe - L'Obs Publié dans #Education, #Politique

Le projet Macron en matière d'éducation... Que de lacunes!!!!

Il dévoile enfin son programme. Dans un long entretien, à lire dans "l'Obs" en kiosque jeudi 10 novembre, Emmanuel Macron détaille ses ambitions pour la France. Voici ses 8 principales propositions.

1 - Autonomie des établissements dans le primaire

Parce qu’il pense que la mère des batailles se joue dans le primaire et qu’il veut aider plus ceux qui en ont le plus besoin, il prône "une vraie autonomie pédagogique pour les établissements" (méthodes différentes, plus de profs par classes et des professionnels plus expérimentés et mieux payés dans les écoles des quartiers les moins favorisés). Il faut selon lui leur donner "beaucoup plus de moyens et beaucoup plus d’autonomie. Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. [...]"

2 - Réforme de la carte scolaire

Pour assurer une véritable mixité sociale, pour que les écoles accueillent des publics vraiment divers, que les enfants des quartiers aient le droit d’aller dans les établissements des centres-villes, Emmanuel Macron défend une vraie réforme de la carte scolaire. "On doit absolument la faire évoluer", affirme-t-il, s’appuyant sur l’exemple d’une mère de famille de La Paillade, à Montpellier, qui lui a confié : "Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles".

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La suite (d'où sont extraites certaines citations ci-dessous) est à découvrir en suivant le lien en bas de page ou en achetant L'Obs (version papier) paru ce jour

Commentaires:

C'est hallucinant...

- Il faudra "rendre totalement autonomes les écoles primaires"

Totalement irréaliste et dangereux. Ou quand l'ultra libéral Macron croit qu'il suffit de prononcer le mot magique "autonomie" pour résoudre les problèmes de l'école primaire. C'est exactement le contraire qu se produira et TOUJOURS à l'encontre des mêmes élèves, des mêmes familles, des mêmes quartiers!

- "modifier la carte scolaire"

Ohhhhhhhhhhhhhhhhh quelle originalité! Je n'en dirai pas davantage. A quoi bon?

- " donner plus de moyens aux établissements les plus en difficulté"

Non???? Sérieusement? Emmanuel Macron suit décidément très mal l'actualité de l'éducation. C'est exactement ce qui se fait sous la houlette de Najat Vallaud-Belkacem.

- "remettre les classes bilangues et les options qui permettaient aux colleges en mieux fonctionner avant"

Avec cette proposition, Emmanuel Macron démontre qu'il ne maîtrise pas DU TOUT le dossier. Où a-t-il vu que les "collèges fonctionnaient mieux" avec classes bilangues et options?

Fonctionnaient mieux POUR QUI?

Triste candidat au sourire charmeur mais dont le charme ne pallie pas les graves et lourdes lacunes.

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Trumpisme - Forme scolaires - Contenus scolaires - Polémique... (+ commentaire)

10 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Trumpisme - Forme scolaires - Contenus scolaires - Polémique... (+ commentaire)

Suite aux élections américaines certains s’intéressent aux propositions sur l’éducation du candidat élu. Il y aura beaucoup de réflexions sur les formes scolaires, et un peu sur les contenus.

Trumpisme

Le candidat élus avait fait des déclarations à propos de l’éducation.

Le Figaro, Élection américaine : les principales mesures de Donald Trump sur l’éducation. “Donald Trump vient d’être élu président des États-Unis. Retour sur son programme en matière d’éducation, d’enseignement supérieur et ses positions concernant le problème majeur de la dette étudiante.” Mais il n’y a pas que le supérieur dans son collimateur. “Point déterminant de la campagne de Donald Trump en matière d’éducation, le « Common Core », le tronc commun enseigné de la maternelle à la fin du lycée adopté par 42 états américains. Le New York Times rappelle que Donald Trump s’est largement positionné contre ce qu’il dénonce être « un désastre total » de « l’éducation par Washington D.C. », soit par les élites politiques du pays. Lui préfère « une éducation locale » et souhaite « arrêter le Common Core ». Il a également insinué au cours de sa campagne qu’il « couperait » le budget du ministère de l’Éducation. « Non, je ne coupe pas les services, mais je diminue les dépenses, a-t-il indiqué lors d’un discours. Mais je peux couper le ministère de l’Éducation ».”

Vousnousils : Élection de Donald Trump : son programme pour l’éducation. Entre autres : “Il prône une éducation plus locale, qui n’est pas « initiée par les bureaucrates de Washington », et souhaite donc revenir sur le « Common core » instauré par Barack Obama en 2010. Ce dernier prévoyait une harmonisation des programmes à l’échelle du pays.

Trump se montre favorable à une compétition entre les élèves au sein de l’école, affirmant que cela les rend « plus forts ».”

Donald Trump à la Maison Blanche : quel impact sur l’enseignement supérieur ? par Jessica Gourdon sur Educpros.

L’enseignement supérieur et Donald Trump : le couple ne fait pas bon ménage. Pendant toute la campagne, le monde universitaire américain a observé le milliardaire avec effroi. De son côté, Donald Trump a peu évoqué ces questions, à première vue éloignées de sa base électorale, composée essentiellement d’Américains n’ayant pas fait d’études et vivant hors des grandes villes.

Toutefois, le futur président, lui-même diplômé de la prestigieuse Université de Pennsylvanie, n’est pas resté muet sur ce sujet, qui résonne dans toute la société. Car s’il est admiré partout dans le monde, l’enseignement supérieur américain souffre.”

Formes scolaires

Collège : L’offre scolaire à l’heure de la diversification. Morceaux d’histoire française du collège et de géographie européenne. “La baisse du niveau scolaire fait plus que jamais débat en France où certains continuent de remettre en cause le collège unique. Chez nos voisins, l’offre scolaire se diversifie tandis que les choix d’orientation sont de moins en moins précoces et de plus en plus réversibles.”

Tribune : Formation à distance, système éducatif pour temps de crise économique ou pour période de plein emploi ? “La formation à distance est-elle un système éducatif pour temps de crise économique ou période de plein emploi ? La question est débattue depuis 1850, date de création du premier cours par correspondance en France par Emile Pigier. Les uns défendent l’idée que l’enseignement à distance est idéal en temps de crise afin de réajuster le marché du travail entre offres et demandes d’emplois. D’autres soutiennent la conviction que ce type de formation est surtout nécessaire en période d’euphorie économique, de plein emploi afin de répondre aux multiples sollicitations du marché de l’emploi. Alors qui a raison ?

Philippe Meirieu : Ce que nous apprend la littérature utopique sur l’entreprise éducative. “Ombre et lumière, l’activité éducative échappe aux catégories binaires faciles : il n’y a pas, d’un côté, « les bons » qui voudraient éduquer les enfants dans la liberté et, d’un autre côté, « les méchants » qui confondraient l’éducation et le dressage. Pas plus qu’il n’y a des « bons » qui veulent transmettre efficacement des contenus et des « méchants » qui, sous prétexte de respect des élèves, leur refuseraient l’instruction. Nous sommes tous, inévitablement et au nom même de l’efficacité que nous revendiquons, du côté de l’inculcation. Mais nous sommes tous aussi - il faut l’espérer - attentifs au moindre geste par lequel celui qui grandit marque sa différence. Partagés, oscillant sans cesse, ambivalents, hésitants mais ne renonçant jamais, nous naviguons à vue. Pour transmettre et émanciper à la fois.”

Réforme des collèges : école primaire, le cycle trois. Par Georges Herve.

Près de 2 millions d’élèves fréquentent l’enseignement privé catholique. “L’enseignement privé catholique scolarise un élève sur cinq en moyenne. Décryptage.”

Pour une évolution de la pédagogie en filière scientifique. “La Fédération nationale des étudiants en sciences exactes, naturelles et techniques plaide en faveur d’une évolution de la pédagogie dans les filières scientifiques. Dans une contribution publiée sur son site Internet, elle préconise notamment le développement de tiers-lieux dédiés à l’apprentissage.”

Contenus scolaires

Une approche sociocritique du numérique en éducation : appel à propositions. “Le numérique en éducation constitue un domaine de recherche dans lequel les disciplines s’articulent plus ou moins étroitement les unes aux autres depuis la conception d’environnements numériques d’apprentissage jusqu’à l’étude des usages numériques éducatifs (Baron, 2014). Ce colloque international de l’Université de Sherbrooke les 15 et 16 mai s’inscrit dans cette dernière thématique et souhaite donner un aperçu de l’intérêt d’une approche sociocritique à cet égard.”

Et encore un rapport, cette fois-ci sur l’orthographe !

Orthographe : le niveau des écoliers baisse. “Il y a du boulot. Alors que des experts planchent aujourd’hui sur l’apprentissage du français, une étude montre que le niveau des écoliers baisse énormément.”

Orthographe : La nouvelle chute des résultats interroge le statut de l’orthographe. “La France ton orthographe fout le camp. C’est ce que montre une nouvelle étude de la Depp (division des études du ministère). Sur la même dictée d’une dizaine de lignes (67 mots) donnée depuis 1987 et évaluée en Cm2, le nombre d’erreurs a encore progressé. Le pourcentage d’élèves faisant moins de 6 fautes est passé de 31 % en 1987 à 16% en 2007 et 8% en 2015. L’erreur orthographique, longtemps discriminante socialement, est maintenant socialement très partagée. C’est bien le statut de l’orthographe classique dans la société qui est interrogé. La ministre réunit le 9 novembre une grande conférence sur l’apprentissage du français.”

Polémique

Une réponse à Najat Vallaud-Belkacem : « Le devoir d’un ministre de l’éducation est de défendre les professeurs » ?Quand la profession est dénigrée à la télévision, la ministre de tutelle se doit de rétablir la vérité, faute de quoi elle participe à l’amenuisement de toute autorité.” (article pour les abonnés)*

Bernard Desclaux

* A ce sujet, notre collègue agrégée aurait du relire les déclarations de la Ministre et faire le travail minimum nécessaire de revisionner ses déclarations aux télés et radios avant d'affirmer que Najat Vallaud-Belkacem ne soutenait pas la profession.

Avec Vincent Peillon, elle est celle qui a effectué le plus de déplacements sur le terrain en rappelant toujours son attachement aux fonctionnaires de l'Education Nationale et sa profonde connaissance des dossiers dont elle a la responsabilité.

Concernant cette émission, le reportage pointait du doigt un dysfonctionnement que la Ministre a eu parfaitement raison de souligner en se projetant dans le passé et dans l'avenir:

1- dans le passé avec l'assèchement des viviers de remplaçants par la droite sous la présidence Sarkozy;

2- dans l'avenir en demandant comment la droite s'y prendra pour pourvoir tous les postes en en supprimant 50 000 au bas-mot.

A aucun moment la Ministre n'a abandonné, au cours de son intervention dans cette émission, son soutien aux enseignants.

Christophe Chartreux

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Brexit... Trump... Et demain?... Mon collège à l'heure FN?...

9 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Photo Majid Bouzzit - Charente Libre

Photo Majid Bouzzit - Charente Libre

Mon collège à l'heure FN (Ceci est une fiction... Pour l'instant)

C'était un printemps comme tous les printemps. Il flottait dans l'air cette douceur oubliée pendant l'hiver. Un jour de 2020, l'avant-dernière de ma carrière d'enseignant.

Après un coup d'oeil distrait et machinal à la caméra vidéo surplombant le portique électronique filtrant les entrées, puis au drapeau tricolore qui flottait dans le vent, je retrouvai quelques collègues dans la salle des professeurs. Celle-ci avait été redécorée par notre chef d'établissement, arrivé après le cataclysme électoral de 2017... Un portrait de la Présidente de la République, un drapeau tricolore (encore!) et les photographies des élèves "méritants", ceux ayant obtenu des moyennes supérieures à seize sur vingt. Les "tableaux d'honneur". Sur le mur faisant face à celui des brillants élèves, les photographies de ceux n'ayant pas dépassé sept sur vingt. Le "mur du déshonneur". Et puis sur un troisième support, la liste des professeurs "cités à l'ordre du collège" pour leurs résultats au Brevet. Chaque matin, je ressentais ce même écoeurement, ce même dégoût... Et j'enrageais devant l'inutilité de telles méthodes. Car les pourcentages de réussite n'avaient pas évolué depuis cette "Révolution Nationale" qui se disait éducative et les résultats des élèves de notre établissement rural présentaient même de bien inquiétants signes de faiblesse aggravée. Mais il ne fallait pas en parler. C'eût été prendre le risque d'une convocation et d'un blâme de la part de notre hiérarchie qui avait tout pouvoir, y compris celui de nous licencier sur le champ  ! En toute discrétion, je prenais un malin plaisir pourtant à railler ces absurdités. Résistance...

A la sonnerie du matin, les élèves, en uniformes, se rangeaient deux par deux dans la cour face au drapeau (encore!), cette fois au pied du mât. Et gare aux retardataires, aux récalcitrants. Les surveillants, tous ayant dépassé la trentaine - il était loin le temps des "étudiants pions" - munis d'un sifflet, "chassaient" les trublions. Une fois le calme et l'ordre obtenus, une fois les rangs militairement formés avec prise de distance réglementaire, une Marseillaise était diffusée par la sono de l'établissement, reprise - c'était la règle- par tous les élèves. Deux d'entre eux, désignés la veille pour leurs classements remarquables, avaient l'honneur de hisser les trois couleurs, lentement, en gestes mesurés. La cérémonie terminée, et au coup de sifflet du Chef d'établissement lui-même, les rangées pouvaient rejoindre leur salle respective, accompagnées des enseignants, tous en costume-cravate. Chaque salle portait un nom. Il y avait la salle "Bayard", la salle "Du Guesclin", la salle "Charlemagne", la salle "Jeanne d'Arc"... A l'intérieur, au-dessus de chaque tableau, trônait le portrait du Chef de l'Etat. Cette dame qui avait su si bien lisser son discours qu'elle avait séduit même les plus brillants d'entre nous. Au moins n'avait-elle pas imposé l'apprentissage par coeur de ses discours nombreux. Elle intervenait une fois par semaine sur toutes les chaînes de télévision  !

Les cours devaient, c'était la règle et les inspecteurs nouvellement nommés y veillaient avec rage, être "frontaux". Des tables rangées en colonnes, un bureau sur une estrade faisant face aux élèves, les surplombant. Le maître sait! Le maître domine! Le "pédagogisme" n'avait plus droit de cité. Les seules méthodes tolérées étaient celles inspirées par les oeuvres du Ministre de l'Education Nationale. Dans une autre vie, il avait milité contre le diable en personne, Philippe Meirieu. Il avait commis quelques articles, quelques livres, avait tenu rubrique dans un magazine "de droite". Désormais, il faisait appliquer ce qu'il avait rêvé  : l'école du par-coeur, de l'obéissance absolue, du silence imposé y compris par les châtiments corporels, de la notation chiffrée et uniquement chiffrée, avec classements et tableaux d'honneur ou de déshonneur. Il fallait bien alimenter les murs de la salle des professeurs. Chaque fin d'année se terminait, y compris en collèges et lycées, par une distribution des prix en présence des autorités de la commune. Les "cancres" n'étaient pas oubliés ce jour-là. Un bonnet d'âne leur était remis sous les huées de leurs camarades. C'est ainsi que s'opérait la sélection précoce. Qui commençait dès le primaire! Il fallait mériter la sixième. Les plus "mauvais" étaient impitoyablement obligés de redoubler puis, s'ils échouaient encore, se voyaient imposer des orientations - à neuf ans! - pré professionnalisantes. Les autres avaient droit à l'apprentissage du français, des mathématiques et de l'Histoire (celle des héros et des "grandes dates" surtout et quasi exclusivement), les matières nobles dont les horaires avaient été singulièrement alourdis. Cela correspondait à l'aberrant projet du parti de notre Présidente  :

« Le français, langue latine s’écrivant dans un alphabet latin, seule la méthode syllabique est appropriée pour apprendre à le lire et à l’écrire correctement. Son enseignement comprend le vocabulaire, l’orthographe, la grammaire et l’approche des grands auteurs. (...) S’y ajoutent d’une part des notions solides sur l’histoire de France, à partir de la chronologie et de figures symboliques qui se gravent dans les mémoires, d’autre part une connaissance de la géographie du pays, reposant sur des cartes. À l’école primaire, s’ajoute encore l’apprentissage du calcul. Tout au long de la scolarité, les enseignements doivent être délivrés dans une langue limpide, d’où sont bannis les termes jargonnant et les dernières modes qui peuvent agiter légitimement les spécialistes. L’objectif n’est pas un savoir de spécialistes, mais un viatique pour vivre ensemble. »

(Extrait du programme FN)

"Vivre ensemble"... Oui bien entendu... Mais voilà... Depuis l'arrivée au pouvoir des extrémistes "nationaux-populistes", nous ne vivions "ensemble" qu'à condition d'exclure. Bien étrange vision de l' "ensemble". Année après année, les étrangers outre-méditerranéens, les français musulmans, les français qui n'étaient pas "de souche", avaient été écartés par divers moyens, ou s'étaient exclus d'eux-mêmes, les uns en retrouvant leur pays d'origine, les autres en étant inscrits dans des écoles privées, confessionnelles ou pas. A vouloir vivre ensemble mais entre "blancs catholiques français", notre Ecole se vidaient de ses sangs...

Cela faisait plaisir aux quelques collègues membres du Collectif Racine. 

Christophe Chartreux

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Ecole 2017... Repenser une École à taille humaine dans une architecture adaptée

9 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Ecole 2017...  Repenser une École à taille humaine dans une architecture adaptée

Repenser une École à taille humaine dans une architecture adaptée

Le droit à des lieux d’étude et de travail de qualité est un droit inaliénable pour tous les acteurs de l’École

L’École donne souvent le sentiment de s’enliser : dans la routine du quotidien de la classe, dans la succession rituelle des cours, des changements de salles ou d’enseignants, dans cette image (partagée par les élèves comme les professeurs) de classes surchargées à l’intérieur d’établissements scolaires déshumanisés.

L’unité scolaire de référence : les « unités éducatives »

L’École doit profondément repenser les cadres et les structures qui se sont indurés depuis deux siècles. Pour apprendre « autrement » et « d’autres savoirs », il faut être capable d’opérer une rupture radicale dans le lieu même où elle opère. La forme scolaire dominante doit vraiment être interrogée, bousculée.

Une structure  d’établissement repensée

Dans ses grandes lignes, il faut imaginer (pour le collège et le lycée principalement) une autre vision de ce que peut être un établissement. Une structure matricielle pourrait se décliner comme suit :

- Établissements  (collèges/lycées) de 60/100 élèves :  C'est  à dire des « unités éducatives » (expression chère à  Philippe Meirieu), regroupées géographiquement par deux ou trois  de 100 élèves chacune et remplaçant les établissements/usines  pouvant dépasser 1500 élèves en collèges !

- Équipes  pédagogiques, au sens large, stables. Pour obtenir cette stabilité  il sera impératif de repenser le recrutement et les nominations  nationales qui, jusqu'à aujourd'hui, ne favorisent en aucun cas  cette stabilité souhaitable.

- Fonctionnement  souple et articulé : temps passé en grand groupe, en groupes  stables, les groupes de besoin…

- Une autre conception  du travail supposant une formation disciplinaire élargie et une  initiation à l’ensemble des savoirs que les élèves sont  supposés construire ; nouvelle compétence indispensable à un  moment où certains objets d’enseignement supposent des  collaborations interdisciplinaires, voire des recompositions  disciplinaires (la question du Développement Durable, par exemple).

Une structure souple  et modulable

Ces « unités éducatives » seront confiées à des équipes d’enseignants dont le service sera entièrement repensé, en concertation avec toutes les parties prenantes.

L’ensemble des élèves pourra ainsi être réuni régulièrement pour des mises au point institutionnelles, des propositions d’activités, des projets pédagogiques à construire mais aussi des déplacements non plus par classes mais par « unités éducatives » favorisant.

Les « classes » seront remplacées par des groupes de travail hétérogènes :

- groupes stables pour les 2/3 du temps employé

- groupes de besoins voire même de niveau pour le 1/3 restant du temps employé.

Groupes homogènes dans ce cas et très souples d’usage.

Ces groupes de travail peuvent être de taille variable selon les disciplines et très perméables à toute arrivée ou sortie d’élève, selon les difficultés ou progrès de celui-ci. En collège et dès les « groupes-classe nouveaux arrivants », il sera mis en place (entre autres outils) un système de tutorat pour les élèves décrocheurs, ceux dont les incivilités sont fréquentes et qui auront été repérés en amont grâce au travail commun des équipes pédagogiques de CM2 et de collège. Mesure qui doit rester exceptionnelle en raison des moyens mobilisés en amont. Dans ce dernier cas ultime, il conviendra de renforcer significativement les dispositifs existants : classes relais nécessitant des moyens matériels et humains. Il conviendra également de reconsidérer l’exclusion temporaire comme n’étant pas toujours sécuritaire mais bel et bien éducative.  

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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