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Vivement l'Ecole!

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#college2016 - L'accompagnement personnalisé, c'est possible!... Et plus que nécessaire!

15 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #college2016

#college2016 - L'accompagnement personnalisé, c'est possible!... Et plus que nécessaire!

Les mots ont un sens. Au-delà de la définition donnée par les textes officiels, il y a les pratiques que les professeurs de collège - je ne parle ici que du collège et du français - appliquent avec leurs élèves au cours des séances hebdomadaires inscrites dans leur emploi du temps.

"Accompagnement"... Oui, il s'agit bien d'accompagner, de "tenir compagnie" à Estelle qui peine en grammaire, à Pierre qui déteste la conjugaison ou à toute la classe qui trouve bien le long le chemin entre cette satanée consigne incompréhensible et la réalisation de ce qu'elle vous impose de faire. Entre bien d'autres obstacles que la langue et son emploi ont pris un malin plaisir à installer sur le parcours piégeux d'une scolarité collégienne...

"Personnalisé"... Oui, il s'agit bien de nous adresser à vous toutes et tous qui êtes une classe mais aussi à toi qui es un-e élève.

Les objections à la faisabilité, à l'efficacité de cet Accompagnement Personnalisé n'ont pas attendu sa mise en place pour être soulevées. Je ne vais pas ici les reprendre toutes, me contentant de commenter la plus entendue : " L'AP c'est bien gentil, un truc pondu par les technocrates de la Rue de Grenelle! Mais on fait comment avec des classes de vingt-cinq à trente éléves de 6e par exemple? Hein, on fait comment? Ben on peut pas!Encore une mesure ridicule!" Nous avons toutes et tous été confrontés - ou avons été les auteurs - de ce discours.

Les réseaux sociaux, cette caisse de résonnance qui fabrique de l'opinion, ont contribué à donner de l'AP une image souvent apocalyptique, une activité pédagogique vouée à un échec annoncé a priori, une récréation destinée à faire croire qu'au Ministère le sort des élèves en difficulté serait soudain devenue la priorité, une "mesure-gadget", une lubie de la Ministre, etc. J'en passe et des bien pires. Des sites entiers, certains ayant pignon sur rue y compris celle des écoles,  ont consacré des pages entières d'analyses, des émissions aux parfums savants, mais aux goûts amers de la mystification. Dans quelques cas, il s'agissait quasiment d'un "délit d'entrave numérique", ce dernier n'existant pas encore.

Etre opposé à une réforme, dire "Je suis contre" est une opinion et celle-ci est respectable. Son expression doit être libre et défendue, encore plus lorsqu'elle est argumentée et accompagnée de propositions. En revanche, présenter tel ou tel autre aspect de la réforme du collège en préférant l'approximation, parfois le mensonge éhonté à l'information, à l'éclairage par les faits n'est pas acceptable.

Alors qu'en est-il dans la réalité maintenant que l'Accompagnement Personnalisé s'installe dans nos collèges? Mon "exemple" - je suis loin d'être exemplaire! - n'a aucune valeur générale. Pourtant, d'après les "remontées" de terrain et les expériences de collègues, cet "exemple" n'est absolument pas unique.

Voici ce que fut ma première séance d'AP/6e en français: (je ne présente ici que l'aspect "organisationnel", vous épargnant le contenu de la séance portant sur l'utilisation et la variation des procédés de reprise et de substitution pour écrire de manière à être compris/Séance 1)

- 12 élèves devant moi;
- les 13 autres travaillent avec la Professeure-documentaliste. Je dis bien "TRAVAILLENT". Ils ne lisent pas des bandes dessinées (je n'ai rien contre les bandes dessinées!) ni ne bavardent à demi allongés dans des fauteuils. Ils ne sont pas ces élèves décrits par Madame Barjon dans un "livre" récemment et médiocrement commis!

Inversion chaque semaine. Tous les élèves conservent bien les 26 heures obligatoires et AUCUNE heure de marge n'est subtilisée à qui que ce soit. Une organisation que je n'ai pas mérite d'avoir mise en place (comme tous mes collègues) puisque celle-ci fut conseillée à de très nombreuses reprises lors des journées de formation  "Collège2016". Conseils soulevant chez quelques-uns de grands éclats de voix ou de rire fort malvenus. "L'homme seul qui hurle des mensonges dans la foule silencieuse est toujours plus audible que tous ceux qui se taisent. Pourtant il ment". Proverbe berbère. Passons...

Travail (en partie) avec les fiches d'accompagnement EDUSCOL qui sont très bien faites! Il est faux de dire que, parce que la source est institutionnelle, le travail proposé est "forcément" et "évidemment" infaisable. Il est faux de dire que le site Eduscol n'est qu'un insondable fouillis chronophage. J'ai mis cinq minutes, je dis bien cinq minutes, aidé par mon "ami" GOOGLE, pour trouver ce que je cherchais. Si certains collègues estiment qu'il est moins chronophage de réaliser soi-même TOUTES les séances de leurs classes respectives, sans aide aucune mise pourtant à notre disposition (et pas seulement sur EDUSCOL bien entendu), je leur souhaite bien du courage. S'inspirer des séances EDUSCOL n'interdisant nullement d'ajouter - c'est même préférable pour une simple raison de "confort pédagogique" - sa touche personnelle, d'adapter tel ou tel exercice proposé au groupe ou à tel ou tel élève, de transformer telle ou telle consigne si le besoin s'en fait sentir.

En une seule séance, j'ai constaté tous les avantages que je vais pouvoir tirer de cet "AP" pour faire progresser TOUS les élèves, quel que soit leur niveau.

Quel dommage, me disais-je en terminant cette séance... Quel dommage de n'avoir plus que quatre années devant moi... J'aurais tant aimé pouvoir enseigner ainsi encore longtemps et contribuer à poursuivre la construction d'une refondation qui n'en est qu'à ses balbutiements.

Entendre cet élève me dire: "C'est mieux de travailler comme ça m'sieur. Je comprends mieux"...

Aidons-la à bien grandir, cette réforme... C'est ce seul "mal" là que je lui souhaite...

Christophe Chartreux

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Education - Les propositions des candidats de droite su la réforme des rythmes scolaires

15 Novembre 2016 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Droite

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Education

La réforme des rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires sous la gauche a instauré la mise en place de trois heures d'activités périscolaires par semaine à l'école primaire et la répartition du temps scolaire sur neuf demi-journées, dont le mercredi matin.

Voir le détail des propositions

Laisser les communes libres

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Pouvoirs publics et société civile : co-construire l’avenir numérique en éducation – Discours à l’OCDE

15 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère Education Nationale Publié dans #Education, #Numérique

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/

http://www.najat-vallaud-belkacem.com/

Ce lundi 14 novembre 2016, Najat Vallaud-Belkacem a clôturé la conférence inaugurale de la Semaine de l’éducation, à l’OCDE. Retrouvez ici son discours sur le thème du numérique dans l’éducation.

Monsieur le secrétaire général de l’OCDE,
Monsieur le directeur de l’OCDE,
Madame la secrétaire générale de la Ligue de l’Enseignement, chère Nadia Bellaoui,
Mesdames et messieurs, en vos titres, grades, et qualités,
Chers amis,

Il existe bien des manières d’envisager l’avenir. On peut, par exemple, le considérer comme quelque chose de déjà existant.

L’avenir, c’est ce qui vient, ce qu’on attend, un peu inquiet, un peu curieux, un peu anxieux. On se demande si c’est la prospérité ou la récession qui nous attend au coin de la rue. On se dit qu’il est déjà là, et qu’au fond, il n’y a pas grand-chose à y faire.

Mais une telle conception est profondément contraire à ce que défendent l’École, l’éducation et la formation.

L’École n’apprend pas aux élèves à subir un destin : elle leur apprend à se construire un avenir.

Voilà ce à quoi nous invitent l’École et la Ligue de l’Enseignement. Voilà ce à quoi nous invite Bergson quand il écrit « que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. » Et c’est aussi ce à quoi vous nous invitez, aujourd’hui, à travers cette conférence inaugurale qui a pour thème « Pouvoirs publics et société civile : construire l’avenir numérique ».

Quand le futur est en jeu, attendre est souvent contre-productif, en particulier quand il s’agit du numérique.

D’abord parce que la rapidité de son développement creuse très vite les écarts. Celui qui attend n’est pas seulement passif : il devient dépassé.

Ensuite, parce que nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, sur ce sujet.

L’histoire du numérique est jalonnée de prédictions ratées – comme ce ministre qui, à la lecture d’un rapport, dans les années 1990, sur le développement du commerce en ligne, déclara, sûr de lui : « ça ne marchera jamais ! ».

Il est donc plus prudent de faire nôtre la prédiction du prospectiviste américain Thomas Fray, je cite : « 60 % des métiers des 10 prochaines années n’ont pas encore été inventés. »

Nul ne peut dire quels seront les grands métiers de demain, comme nul n’aurait pu imaginer, il y a 10 ans, qu’un métier qui recruterait beaucoup en 2016 serait celui de community manager – pour une raison simple : il y a 10 ans, ce métier n’existait pas.

N’attendons pas. Développons ces compétences qui exigent de savoir apprendre à apprendre, des compétences qui permettent de s’adapter pour ne plus subir ce qu’Andréas Schleicher – que je salue – désigne comme un dépassement des capacités des citoyens par la technologie dans de nombreux domaines.

C’est dire l’ampleur de la tâche qui nous attend – mais c’est dire aussi à quel point se déploient devant nous des opportunités nombreuses et des défis exaltants.

L’industrie numérique, en France, selon le SYNTEC, c’est déjà, aujourd’hui, plus de 700 000 emplois, avec + 27% de croissance l’an dernier – et parmi ces emplois, 92% sont en CDI.

Dans l’Union Européenne ce sont 900 000 emplois vacants à l’horizon 2020, et en France environ 50 000 à 130 000 emplois non pourvus.

Voilà pourquoi, si l’avenir reste encore à inventer, nous pouvons néanmoins avoir, aujourd’hui, une certitude : cet avenir sera numérique, ou il ne sera pas.

De tels enjeux concernent forcément une institution comme l’École à la fois s’agissant du devenir professionnel de nos élèves, et de leur formation en tant que personne et que citoyen.

Comment préparer nos élèves, non seulement au monde d’aujourd’hui, mais à celui de demain ? Comment les préparer à des métiers qui n’existent pas ?

Eh bien déjà, en nous assurant que nos élèves, au cours de leur scolarité, auront acquis une véritable maîtrise des outils numériques.

Alors, évidemment, quand vous évoquez ce sujet, très souvent on vous oppose le fameux argument des « digital natives ».

Le problème de cette expression, c’est qu’elle ne correspond pas à une réalité. Que nos enfants utilisent le numérique au quotidien, oui, bien sûr. Qu’ils grandissent avec, assurément. Mais de cette utilisation, il est dangereux d’en déduire qu’ils en ont une véritable maîtrise.

C’est précisément le rôle de l’École que de permettre à un élève non seulement de savoir faire quelque chose, mais d’en acquérir une maîtrise.

On n’apprend pas à lire simplement pour déchiffrer une notice de montage. C’est évidemment important de savoir le faire. Mais lire, cela va bien au-delà.

C’est aussi saisir des intentions, des nuances, des spécificités stylistiques. Surtout, par la lecture, on s’ouvre un panorama immense : celui des bibliothèques, des ouvrages passés et présents par lesquels se forge une culture et s’acquièrent de nouveaux savoirs.

De la même façon, en introduisant à l’École, des compétences liées au numérique, comme l’usage du numérique, le codage et l’algorithmique, nous permettons à nos élèves de développer de solides connaissances et un véritable savoir-faire.

Dès l’école primaire, nous avons donc introduit, dans les programmes, l’apprentissage du code et de l’algorithmique, et ce jusqu’en terminale.

Ainsi, à la fin du cycle 4, chaque élève doit savoir que des langages informatiques sont utilisés pour programmer des outils numériques et réaliser des traitements automatiques de données. Il doit connaître les principes de base de l’algorithmique et de la conception des programmes informatiques, et les mettre en œuvre pour créer des applications simples.

Nous leur donnons ainsi les compétences nécessaires à la maîtrise des outils et des enjeux numériques.

L’École forme un citoyen instruit, éduqué, cultivé, autonome.

Elle prépare l’élève à donner, au monde qui l’entoure, du sens. Et dans ce monde, le numérique occupe une place importante – en particulier quand il s’agit de s’informer et d’accéder à des connaissances.

Nous devons leur apprendre à chercher, à aborder internet avec un esprit critique et exigeant.

Nous devons aussi tenir compte des risques de désinformation et de diffusion massive des théories complotistes.

Tel est le sens de l’Éducation aux Médias et à l’Information : donner à nos élèves les connaissances nécessaires, dans une ère marquée par une surinformation permanente.

Il y a là des enjeux cognitifs, des enjeux de citoyenneté, de liberté et d’autonomie qui sont inhérents au numérique. Avec le numérique, notre façon d’appréhender le monde, de communiquer, d’échanger, ou de nous procurer des informations évolue.

(...)

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Suite et fin du discours à retrouver ci-dessous:

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La réussite des élèves, une question d'architecture?...

15 Novembre 2016 , Rédigé par Educavox Publié dans #Education

La réussite des élèves, une question d'architecture?...

Lorsque l'on regarde des estampes du Moyen-Âge consacrées à l'école, une chose est frappante : en 800 ans, on a juste ajouté une table et des chaises à l'école ! Et depuis Doisneau, rien n'a véritablement changé et l'on peut faire le même cliché aujourd'hui. Je laisse aux sociologues le soin de penser cette bizarrerie.

La salle de classe influence la réussite scolaire

Pourtant la manière d'enseigner, préconisée par les inspecteurs et la hiérarchie de l'Èducation nationale, est bien différente. Bien plus, les nouveaux usages, classe inversée, Aide Personnalisée, Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, exposés, toutes ces pratiques que l'on veut développer imposent une nouvelle utilisation de l'espace.

Or, ces dernières années, la principale transformation de cet espace a consisté dans le remplacement du tableau noir par un tableau blanc, la suppression du rétroprojecteur et des diapos au profit d'un vidéoprojecteur. Un ordinateur vient compléter cet ensemble. Autrement dit, on a troqué le document papier ou diapo par un diaporama, le stylet a remplacé la craie dans le cadre des VPI et autres Tableau Blanc Interactif.

Il y a un peu plus d'un an, François Jarraud se faisait l'écho d'une étude britannique qui proposait de nouvelles normes pour les salles de classe. Un bon éclairage, une orientation est-ouest, un thermostat pour la température sont plus importants que de grandes baies vitrées et permettent une meilleure réussite des éléves expliquaient les chercheurs. Et d'ajouter, notamment, qu'il faut également décorer les murs blancs avec les travaux des éléves. On est loin de la salle type du collège ou du lycée ! Mary Wade, dans son article "Visualizing 21st-Century Classroom Design" exhorte les professeurs : " Soyez créatif !" et de proposer la mise en place de plusieurs espaces de travail, pour permettre de " travailler individuellement, en couple et en groupe ". Elle propose également d'organiser des recoins dans la classe. Son article est illustré d'un sympathique schèma. L'Université de Californie du Sud propose un blog sur le sujet. Son ambition consiste à démontrer  "the power of brain-friendly learning environments", "La puissance des environnements d'apprentissage respectueux du cerveau". Dans son étude Classroom Design - Literature Review, l'Université de Princeton remarque que "l'utilisation de l'environnement physique est peut-être la moins comprise et la plus négligée" des pistes a explorer pour faire réussir tous les élèves.

En France, l’aménagement des classes reste une question importante uniquement pour les classes de maternelles : un espace modulé en fonction des différentes activités ou des différents temps de la journée.

Et quand on passe à l'école primaire : terminé ! Assis derrière un bureau, toute la journée, avec le prof en face. Une forme de régulation, d'ordonnancement de l'espace qui peut sembler carcéral au premier abord. Ce qui est intéressant, c'est de regarder la galerie photos rassemblée par ce site : dans le monde entier, la même déclinaison, avec de subtiles variations de hauteur, de densité. Éplucher les cinq premières pages de Google n'amène aucun infléchissement du modèle mis en place : l'aménagement de classe concerne essentiellement la maternelle et la primaire. Ensuite, place à l'ordre quasi régimentaire de la classe.

Bien sûr, je sais les modes actuelles… à la classe traditionnelle où professeur et élèves s'affrontent frontalement a succédé la classe en U où les élèves, se regardant, participent à la création d'un dialogue, en anglais, espagnol ou allemand principalement. Et depuis deux ou trois ans, la classe en îlots, forcément bonifiés.

Ici, on n'envisage finalement pas une révolution. Le professeur est toujours au centre de l'arène, les îlots ne servent que pour proposer des activités en fonction du niveau des élèves (je sais, je simplifie à outrance).

(...)

Crémieu-Alcan

A lire :

L'école du futur à ouvert ses portes en Finlande...

https://sympa-sympa.com/inspiration-education/lecole-du-futur-a-ouvert-ses-portes-en-finlande-11355/

http://www.educavox.fr/accueil/breves/quels-espaces-educatifs-pour-demain

Suite et fin en cliquant sur le lien ci-dessous

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Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur...

14 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Orientation

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur...

Un véritable accompagnement dans l’accès à la vie professionnelle et à la réalisation de soi… c’est possible !

Le droit au « vrai choix » de son avenir (professionnel et donc personnel) est un droit inaliénable

Beaucoup trop d’élèves (collégiens principalement) sont sommés de « choisir » des voies de formation qui leur sont imposées par défaut. C’est le lot commun des élèves en échec scolaire parvenus en fin de 4ème et de 3ème. L’orientation doit être un choix offert à tous, pas une contrainte imposée à certains : ce qui suppose un travail collectif de tous les enseignants.

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur

Une véritable culture de l’accompagnement au « projet » est à mettre en œuvre collectivement. Pour pouvoir mener à bien la réflexion sur son orientation pour le futur (à court ou moyen terme): 

- l’élève doit pouvoir avoir une vision précise de ses compétences et de ses potentialités (question déjà abordée d’une évaluation par compétence, individuelle et argumentée). Ce bilan peut permettre à l’élève, en cas de distorsion entre ses souhaits et ses capacités présentes, d’envisager une remédiation ciblée (en langues, expression écrite, etc.). Il doit pouvoir opérer en permanence des ajustements entre ce qu’il maîtrise et ce qu’il vise.

- l’élève doit pouvoir se projeter dans le futur. C’est une préoccupation enseignante peu développée alors même que les travaux portant sur les Perspectives temporelles à l’adolescence montrent que beaucoup de jeunes ont des difficultés à se projeter dans leur avenir. L’École favorise peu les activités de ce type. Ainsi une thèse récente (Leininger-Frézal, 2009), portant sur l’Éducation au développement durable, montre que les projets pédagogiques sont très rarement ancrés dans le futur, et que même des pratiques innovantes sont pensées dans et pour l’école, donc dans un cadre défini, alors même que les finalités civiques visées sont un futur à construire.

- l’élève doit pouvoir aussi se projeter dans le monde. Le problème est que l'école est fermée sur elle-même. Une ouverture vers le monde économique semble une piste importante. Cela ne signifie pas « vendre » l'école mais simplement ne pas la couper des réalités économiques et sociales.

Ainsi, « l’orientation » - comme il est dit de manière elliptique - doit être un temps de découverte, un moment structuré par un projet pédagogique. Cela peut, par exemple, revêtir la forme d’un projet artistique (écriture et représentation d’une pièce de théâtre, tournage vidéo), de la conception d’outils de communication sur les métiers (reportage sur des branches professionnelles méconnues, interviews de professionnels, enquêtes), d’un journal… Ainsi, les élèves s’approprient le projet en tant qu’acteurs et non spectateurs/consommateurs d’une « orientation » qui leur serait proposée de l’extérieur. D’ailleurs, si les enseignants eux-mêmes sont incités à concevoir leur carrière comme une dynamique, sans doute seront-ils enclins à mieux comprendre les angoisses et le stress de leurs élèves.

De toute manière, il doit exister un lien fort entre la découverte du monde du travail et les apprentissages fondamentaux : non plus comme une sorte d’assujettissement de l’école au monde du travail (considérant qu’elle doit être le « réservoir » des futurs travailleurs) mais bien au contraire en permettant à chaque élève (futur travailleur) d’interpeller l’École sur ce qu’elle peut lui « offrir » comme ressources pour accéder à son projet personnel et le construire.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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Dans le labyrinthe de l'orientation... Par Luc Cédelle (2011 et terriblement actuel)

14 Novembre 2016 , Rédigé par Le Monde - Luc Cédelle Publié dans #Education, #Orientation

Dans le labyrinthe de l'orientation... Par Luc Cédelle (2011 et terriblement actuel)

Extraits

(...)

ORIENTATION BEAUCOUP TROP PRÉCOCE

Quant à l'orientation-désir, l'orientation de ceux qui ont vraiment le choix, elle reste conditionnée en amont par les stratégies parentales. Il est "très difficile de réussir des concours après le bac si on ne s'y prépare pas dès 11 ans, dès la 6e", remarquait, dans un récent entretien au Monde.fr, Jean-Charles Pomerol, président de l'université Pierre-et-Marie-Curie. Critiquant cette "orientation beaucoup trop précoce", il estimait même que "le choix d'un métier ne devrait pas être fixé avant bac+3 car on constate qu'avant, beaucoup de jeunes hésitent sur leur vocation".

Le fantasme managérial de "l'adéquation des formations aux besoins de l'économie" est opiniâtrement réaffirmé mais contredit par l'avertissement donné simultanément aux jeunes qu'ils devront "changer de métier plusieurs fois dans leur vie".

Par ailleurs, si certains employeurs se plaignent de chercher "désespérément" à embaucher, c'est que des logiques d'image, de conditions salariales ou de conditions de travail entrent en jeu, qui ne dépendent pas du système scolaire ou universitaire.

L'idée perdure néanmoins, consensuelle, de mieux faire coïncider les formations et les débouchés. "Tout le monde est d'accord aujourd'hui pour améliorer le lien entre le monde de l'éducation et celui de l'économie", estime Laure Endrizzi, qui a coordonné pour la Veille scientifique et technologique de l'ex-INRP un excellent dossier sur la relation école-emploi. "Mais, précise-t-elle, toute adéquation mécaniste est désormais perçue comme largement illusoire, dans un monde du travail caractérisé par l'incertitude et l'imprévisibilité."

Par ailleurs, l'aspect "tout au long de la vie" de la formation et de l'orientation, malgré l'intégration de ce principe à toutes les politiques publiques, se fait attendre. Les destins sociaux restent massivement conditionnés par les parcours scolaires initiaux. L'idéal d'une orientation heureuse – aide au choix, adaptée à tous les publics et à tous les âges – se heurte à de nombreux obstacles, complexes et solides.

Luc Cédelle

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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Lutte contre le décrochage : moins de 100 000 décrocheurs en 2015-2016...

14 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère Education Nationale Publié dans #Education, #Décrochage

Lutte contre le décrochage : moins de 100 000 décrocheurs en 2015-2016...

La ministre a annoncé ce matin les résultats très encourageants de la lutte contre le décrochage scolaire : 98 000 jeunes sont de l’école sans diplôme en 2015-2016, contre 140 000 en 2010. Quant à la proportion des 18-24 ans ayant quitté le système scolaire sans qualification, elle est passée à 9,3%, contre 11% pour la moyenne européenne. La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité de la ministre qui s’est fixée deux objectifs clairs : prévenir plus efficacement le décrochage afin de diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici 2017 et faciliter le retour vers l’École des jeunes ayant déjà décroché.

Aujourd’hui se tiendra le séminaire « Décrochage, territoire et actions publiques », organisé par Najat Vallaud-Belkacem. Cette rencontre entre les chercheurs, les professionnels de l’Éducation nationale et leurs partenaires doit permettre à la ministre d’analyser les résultats de la lutte contre le décrochage scolaire et de signer une convention de partenariat avec l’association C’Possible pour renforcer l’accès des collégiens et lycéens à la culture et au monde de l’entreprise.

Retrouvez l’édito de la ministre ainsi que le dossier de présentation de l’action publique contre le décrochage :

Réduire le décrochage constitue un enjeu majeur pour notre société : ce constat est largement partagé.

L’École a évidemment un rôle important à jouer et une grande responsabilité pour prévenir et lutter contre ce phénomène. La loi pour la Refondation de l’École de la République  en a pris  la mesure. Mais si nous voulons agir efficacement contre le décrochage scolaire, et le réduire durablement, il nous faut l’envisager dans toute sa complexité. Le décrochage scolaire obéit en effet à des facteurs nombreux, variés, qui dépassent largement le cadre des enceintes de nos établissements.

L’École doit agir – mais pas toute seule. Le ministère de  l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a donc conduit en 2013, avec tous ses partenaires, une évaluation  de cette politique publique qui a permis l’élaboration d’un plan d’actions concret et ambitieux.

Ce plan « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage » est notre feuille de route. Elle fournit, à notre action, un cadre fédérateur.

Le premier résultat de cette mobilisation c’est une coopération renforcée sur le terrain de tous les partenaires concernés, avec une coordination associant l’ensemble des acteurs au service de la prévention et de la prise en charge des jeunes et les travaux de la recherche.

Le deuxième résultat, ce sont des indicateurs positifs, qui sont autant d’encouragements à poursuivre notre action. Après des années passées à avoir le sentiment que nos efforts ne parvenaient qu’à contenir la vague, mais non à inverser la tendance, nous progressons, grâce à l’implication de tous, dans la prise en charge des jeunes sortis sans qualification. Notre taux de 18-24 ans sortants précoces, désormais inférieur à celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni, a dépassé l’objectif européen. Un autre cap très symbolique été franchi : nous passons enfin sous le seuil des 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système de formation initiale sans diplôme.

En tant que ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, je tiens à saluer l’engagement de la communauté éducative qui contribue fortement à ce résultat.

Bien entendu ce n’est qu’une première étape. Trop de jeunes restent encore au bord du chemin.

Nous devons poursuivre sans relâche notre action, l’amplifier et rester mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire. Soyez assurés de ma détermination au service de cette politique publique dont l’enjeu est immense. C’est en agissant collectivement et de façon pérenne que nous ferons ressentir à chaque jeune la justesse de cette phrase de Proust, qui doit aussi nous inspirer : « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs »

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Plus d’informations avec le dossier de présentation de l’action publique contre le décrochage

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Réponses...

14 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

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Extrait de la Revue de Presse des Cahiers Pédagogiques/13 novembre 2016

(...)

Réponses

Cette semaine a aussi été marquée par une série de réponses à des textes ou des déclarations parues précédemment.

Dans Le Monde, Cécile Ladjali réagit à l’émission d’Envoyé Spécial sur le recrutement des enseignants vacataires et surtout la réponse de la Ministre sur le plateau d’Élise Lucet : “Des émissions comme celle-ci nient le travail de milliers de professeurs honnêtes et investis. L’autorité de notre discours ne peut pas tenir face à celle de parents déjà circonspects à notre endroit, si les médias diffusent à tous crins de telles émissions aux heures de grande écoute. Enfin, notre action est condamnée à mort si notre propre ministre ne nous défend pas davantage. La parole du maître et du politique aura perdu toute sa force, si elle est laissée à la seule charge des médias qui procèdent par raccourcis et par mises en scène caricaturales.

Cette tribune est une belle illustration de l’état d’esprit d’un bon nombre d’enseignants et elle doit être lue comme telle. Cécile Ladjali prend, elle aussi, comme une attaque des enseignants une critique du fonctionnement du système. On est aujourd’hui dans une forme d’hyper-susceptibilité corporatiste qui nous conduit à prendre "pour soi" toute critique de l’institution et à sans cesse fustiger "le mépris" et évoquer à tort et travers la "souffrance" des enseignants. Et on en vient même à nier des évidences comme celles montrées dans ce reportage.

Sortons des faux débats ”. Dans une lettre ouverte aux candidats à la primaire de la droite (à lire sur LeMonde.fr, la ministre de l’éducation nationale critique leur volonté de supprimer des postes de professeur. “Le débat télévisé qui devait vous permettre d’exposer vos projets pour l’école a sacrifié le thème de l’éducation : c’est regrettable. Sur ce sujet plus encore que sur tous les autres, les Français ont droit à un débat de fond qui dépasse la surenchère démagogique sur l’autorité et les mensonges sur les réformes de ce quinquennat ” commence t-elle par déplorer. Et elle poursuit en se faisant plus précise : “vous proposez le tri précoce des élèves, toujours les mêmes. Dès le CP pour Nicolas Sarkozy, en créant des classes spéciales où reléguer les élèves en difficulté. En orientant dès la 6e vers une professionnalisation rapide pour Bruno Le Maire. Ou en développant l’apprentissage précoce à 15 ans, avant la fin de la scolarité obligatoire pour François Fillon. Comme si la démocratisation scolaire était allée trop loin. Comme si l’orientation subie et imposée n’était pas la source des frustrations et de l’échec. Comme si la relégation scolaire des élèves en difficulté permettait la revalorisation de la filière professionnelle que chacun appelle par ailleurs de ses vœux. L’école du libre choix, progressif, accompagné, réversible a déjà permis, elle, de diminuer de 30 000 en cinq ans le nombre de jeunes sortant sans qualification ? N’est-ce pas préférable ? […] L’école de la République, ses enseignants, ses élèves, nos enfants, à tous, méritent mieux que le grand bond en arrière que vous leur promettez.

A qui profite l’outrance sur l’école ?” C’est la question que pose Mattea Battaglia dans Le Monde à propos du livre « Mais qui sont les assassins de l’école ? », de Carole Barjon, journaliste à L’Obs (voir les bloc-notes du 9 octobre et du 25 septembre ). Et pour la journaliste, la réponse est claire : “A six mois de l’échéance présidentielle, n’y a-t-il pas un risque à marteler, à l’adresse des Français, que leurs enfants font les frais, au sein d’une école qui a renoncé à tout, d’une lutte interne à l’éducation nationale ? Il y a là un boulevard ouvert à tous ceux qui aiment taper sur le service public et déplorer l’abandon fantasmé des « fondamentaux ». Un refrain qu’entonnent les ténors de la droite

Et cet article est une sorte de préambule pour une réponse collective à ce même livre signée par une bonne partie des personnes mises en cause dans cet ouvrage. “Le mépris et l’ignorance ne servent pas le débat sur l’école ” c’est le titre donné à cette tribune par les co-signataires : Alain Boissinot, Viviane Bouysse, François Dubet, Roland Goigoux, Michel Lussault, Philippe Meirieu, et Florence Robine. Après avoir rappelé que le complotisme est un procédé indigne, facile et ancien, les auteurs se font plus incisifs encore : “On pourrait rire de cette litanie de la déploration si elle n’était le signe d’un double problème : d’une part, le caractère systématiquement nostalgique des propos publics sur l’éducation, sans doute parce que nous regrettons toujours, peu ou prou, le temps où nous étions plus jeunes, et parce que les élites imaginent que ce qui leur a si bien réussi doit réussir avec tout le monde.” et ils poursuivent “Oui, nous prenons au sérieux le problème des inégalités dans l’école et de l’accès à la langue française : c’est pourquoi nous refusons toutes les simplifications qui abusent le public, discréditent le travail des enseignants, ignorent les recherches et les comparaisons avec des systèmes scolaires parfois plus efficaces et plus équitables, afin de rassurer l’opinion en désignant des boucs émissaires.” Ils et elles rappellent aussi le peu de rigueur du travail de la journaliste comme l’avait déjà montré un article paru sur le site des Cahiers Pédagogiques . La conclusion mérite d’être citée en entier :

En réalité, le livre de Carole Barjon est l’expression d’un triple mépris : mépris de l’étude, de la recherche et de la réflexion ; mépris des enseignants, les principaux acteurs de l’école, qui travaillent avec les élèves tels qu’ils sont ; mépris des élèves qui n’ont pas la chance d’être conformes à un hypothétique idéal et qui ont l’arrogance de réclamer un peu de sens à ce qu’on leur enseigne. L’Ecole française ne va pas bien. Mais elle mérite mieux que ce mépris et cette ignorance, ce mélange de rumeurs et de théorie du complot. Elle mérite aussi qu’on cesse de lui rabâcher qu’elle n’aurait pas d’autre avenir que le retour vers un âge d’or qui n’a jamais existé.

(...)

Philippe Watrelot

La totalité de la revue de presse est à retrouver en cliquant ci-dessous

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« Nous sommes passés sous la barre des 100 000 nouveaux décrocheurs »...

13 Novembre 2016 , Rédigé par La Croix - Denis Peiron Publié dans #Education, #Décrochage

najat-vallaud-belkacem.com

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Pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, qui annonce à La Croix de nouveaux chiffres encourageants, l’objectif de réduction de moitié du décrochage scolaire sur la durée du quinquennat peut être atteint.

François Hollande s’était fixé pour but de réduire de moitié le nombre de décrocheurs. Cet objectif sera-t-il atteint ?

Najat Vallaud-Belkacem : Je le pense. Longtemps, les efforts entrepris pour lutter contre le décrochage scolaire ne permettaient que de contenir la vague. Mais en 2014-2015, le nombre de jeunes sortant annuellement du système sans qualification – le flux – est enfin passé de 140 000 à 110 000.

Et la proportion de 18-24 ans ayant quitté le système scolaire sans qualification et restant sans solution – le stock – s’est enfin réduite à 9,3 %, contre 11 % pour la moyenne européenne. En 2015-2016, nous sommes passés sous la barre des 100 000 nouveaux décrocheurs, avec 98 000 élèves concernés. Enfin pour les chiffres 2016-2017, qui seront connus l’an prochain, nous tablons sur une nouvelle baisse, à moins de 80 000.

Qu’est-ce qui justifie un tel optimisme ?

N. V.-B. : Nous avons, à la rentrée 2016, introduit de nouvelles mesures ou étendu des dispositifs prometteurs. Je pense notamment aux parcours aménagés de la formation initiale, que nous généralisons pour permettre à des élèves de plus de 15 ans qui ne se sentent plus à l’aise à l’école de faire une pause sous la forme d’un service civique ou d’un stage en milieu professionnel, tout en conservant leur statut scolaire. Je signerai d’ailleurs cette semaine une convention avec une quinzaine de nouvelles entreprises prêtes à accueillir des jeunes dans ce cadre.

De même, nous avons instauré un droit à redoubler dans l’établissement d’origine pour les candidats malheureux au CAP, au brevet de technicien ou encore au baccalauréat. On sait qu’énormément de jeunes renonçaient à repasser ces examens simplement parce qu’ils n’étaient pas accueillis.

42 microlycées ouverts aux jeunes décrocheurs

Par ailleurs, nous avons fait passer de 12 en 2012 à 42 aujourd’hui le nombre de microlycées, qui permettent à des jeunes ayant décroché de renouer avec les études, de préparer leur baccalauréat en petits groupes en bénéficiant d’un coaching personnalisé, avec des résultats exceptionnels dans l’obtention de diplômes dont l’exigence reste évidemment la même.

Enfin, s’agissant du droit au retour en formation dont bénéficie désormais le « stock des jeunes décrochés », la possibilité nouvelle de bénéficier d’une bourse en cas de reprise d’études est un encouragement de plus, à l’efficacité avérée.

Le décrochage résulte souvent d’une orientation subie. Comment agir sur ce paramètre ?

N. V.-B. : Nous avons pris différentes mesures. Pour la première fois cette année, nous permettons par exemple aux élèves de seconde professionnelle qui estiment s’être trompés d’orientation, ou l’avoir subie, de changer de domaine, voire de rejoindre la voie générale jusqu’aux vacances de la Toussaint.

Par ailleurs, mieux penser la transition entre notre lycée et notre enseignement supérieur, alors que l’objectif est d’élever à 60 % d’une classe d’âge le nombre de diplômés du supérieur, est une nécessité. On pourrait multiplier les contacts avec le monde professionnel au lycée, y compris dans la voie générale.

On le voit bien dans le supérieur, l’apprentissage répond aux aspirations d’un nombre toujours croissant de jeunes. Non pas à 14 ans, comme le suggèrent certains responsables de droite, en réalité dans l’espoir de pallier les difficultés du collège unique en triant très vite, mais à partir du lycée, lorsque l’on est suffisamment mûr pour faire ses propres choix.

Recueilli par Denis Peiron

 
 
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