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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Réformes - Système - Divers...

6 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réformes - Système - Divers...

Ce sont encore et toujours les réformes qui agitent la presse. On parle aussi de pédagogie, de système et diverses choses.

Réformes

Réforme du brevet : Le détail des épreuves
« Sans surprise, le B.O. du 4 janvier a publié la note de service sur l’organisation du brevet. Cette note est importante car elle fixe précisément le contenu des épreuves et tranche sur des questions importantes pour les enseignants comme la date du choix entre disciplines en sciences ou la prise en compte du cycle 4 ou de la seule année de 3ème. »

Quelques informations sur la possible réforme du lycée.

« Les auditions de la commission Mathiot, en charge de la réforme du bac et du lycée, ont du bon. Petit à petit elles dévoilent le projet envisagé au ministère, même s’il reviendra au ministre de trancher en dernier recours. Le profil du nouveau lycée modulaire se dégage : réorganisé en 9 voies il sera fortement dégraissé. Environ un cinquième des heures d’enseignement en lycée pourraient disparaitre au profit d’une réforme qui devrait augmenter les inégalités entre filières, établissements et élèves. Elle pourrait introduire aussi des réformes de fonds attendues au ministère depuis longtemps comme l’annualisation. » A lire dans le Café pédagogique.

Et la réforme de l’examen.
« La réforme s’oriente vers un examen à quatre épreuves en classe de terminale : deux épreuves écrites à la fin du premier semestre, un grand oral et la traditionnelle épreuve de philosophie au mois de juin. Le système de contrôle continu aura une plus grande place. »

Une réflexion sur cette réforme par P. Watrelot dans Alternatives économiques.
« Peut-on réformer le bac sans réformer le lycée ? Lorsqu’Emmanuel Macron faisait figurer dans ses promesses de campagne la modernisation de ce monument national (créé en 1808) qu’est le baccalauréat en le réduisant à « quatre matières obligatoires à l’examen », on pouvait se douter que cela aurait des conséquences sur l’amont, c’est-à-dire l’architecture du lycée. Pourquoi ce changement ? Quels sont les enjeux de cette réforme ? »

Emmanuel Macron avait promis pendant sa campagne le rétablissement du service militaire. Apparemment cela ne se fera pas. Des députés proposent un parcours citoyen organisé par l’Education nationale pour le remplacer.

« Selon un rapport rendu public fin janvier, le service militaire obligatoire annoncé par Macron pourrait être remplacé par un "parcours citoyen" encadré par des enseignants et des jeunes en service civique »

Ces députés sont bien mal renseignés car ce parcours existe déjà au collège
Parcours citoyen et service national universel : le monde de l’enseignement pointe "une méconnaissance de ce qui se fait déjà"

« Des syndicats de l’enseignement ont réagi, jeudi sur franceinfo, alors que des hypothèses de travail sur un parcours citoyen ont été révélées. »

2018, année charnière pour les réformes.
« L’année 2017 aura finalement été celle du détricotage des mesures adoptées depuis 2012. 2018 s’annonce comme une année qui posera les premiers jalons d’une réforme de fond appliquée à partir de 2019. Année charnière ce sera aussi une année de ruptures et donc une année difficile pour le ministre. »

Système

Un billet de l’ancien recteur Alain Bouvier qui expose ses proposition pour une meilleure gestion des personnels de l’Education nationale.

Substituer de l’humain à la bureaucratie ? Chiche ! « La « gestion des ressources humaines » est une expression convenue que je n’aime pas, mais que j’emploie ici faute de mieux.
Celle pratiquée à l’Éducation nationale est quasiment unique sur la planète. Présente en d’autres lieux au siècle dernier, aujourd’hui elle relève du musée des organisations. »

Protection sociale : Le ministère met en concurrence la Mgen
« Le BO du 4 janvier publie trois conventions relatives à la protection sociale complémentaire des personnels de l’éducation nationale. Comme prévu le ministère a décidé de mettre la MGEN en concurrence avec des assurances privées. En juillet dernier, Roland Berthilier, président de la MGEN, avait dénoncé cette décision. Pour lui, le nouveau cahier des charges est "plus assurantiel que mutualiste". Il devrait supprimer des droits notamment pour les retraités et pour la dépendance. Il s’était étonné que l’éducation nationale définisse le cahier des charges "en l’absence totale des syndicats alors que dans le privé il y a concertation". Il s’étonne aussi des prétentions de l’éducation nationale. "Comment l’employeur peut-il exiger autant de différence avec l’offre actuelle avec un apport financier de 0.3% alors quand dans le privé il est de 50% ?" Pour la MGEN le ministre détricote les solidarités. »

Divers

Elèves dyscalculiques ou dysorthographiques : « l’attitude du prof est essentielle »
« Delphine de Hemptinne, orthophoniste belge, revient avec nous sur deux troubles de l’apprentissage encore peu connus : la dyscalculie et la dysorthographie. »

Le tact fait partie des trois vertus éthiques du prof, avec la justice et la bienveillance, rappelle Eirick Prairat dans un ouvrage particulièrement plaisant et accessible.

On peut aussi le lire dans The Conversation.

« Le tact n’indique pas seulement ce qu’il importe de faire, il signale aussi un « comment faire ». Comprenons bien qu’il ne s’agit pas de deux tacts distincts – un tact éthique et un tact pédagogique – mais d’un usage pédagogique d’une disposition originairement éthique. C’est par l’entremise du tact qu’un savoir-faire (conduire une interrogation orale, élaborer une évaluation, animer un débat…) devient un « savoir-comment-faire », qu’une habileté didactique devient un geste pédagogique. Le tact pédagogique manifeste l’expertise du professeur qui est toujours gagée par une forme d’automatisation des procédures. Le jugement expert est immédiat, rapide. »

Sur Europe1, Lycées : ces "fiches Avenir" qui vont déterminer l’orientation des élèves de Terminale.

Un enseignant de l’Utah est renvoyé pour avoir exposé des peintures de nus à la vue de ses élèves
« Dans l’État de l’Utah, un enseignant avait choisi d’utiliser les cartes de l’Art Box éditée par Phaidon pour illustrer un cours sur la théorie de la couleur. Mais la boîte contient quelques nus, majeurs pour l’histoire de l’art, obscènes selon quelques parents d’élèves. »

Géraldine Duboz

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Service national, civique ou militaire: la militarisation comme horizon...

5 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Service national, civique ou militaire: la militarisation comme horizon...

Un service militaire obligatoire et universel d’un mois ? Au départ, un projet ubuesque et totalitaire, totalitaire dans son principe, ubuesque dans ses modalités pratiques. En cours de route, le projet Macron de rétablir le service militaire, en cours d’élaboration par l’Assemblée nationale, contraint par des réalités budgétaires, vise toujours le même objectif.

Un service militaire obligatoire et universel d’un mois ? Au départ, un projet ubuesque et totalitaire, totalitaire dans son principe, ubuesque dans ses modalités pratiques. En cours de route, le projet Macron de rétablir le service militaire, en cours d’élaboration par l’Assemblée nationale, contraint par des réalités budgétaires, vise toujours le même objectif.

Dans sa première version, pendant la campagne électorale, le principe retenu était celui d’un encasernement général de 600 000 jeunes d’une même génération, entre 18 et 21 ans, sur une durée d’un mois. Objectif affiché : « l’inculcation de la discipline, de l’autorité, des priorités stratégiques de la France (…), des activités physiques et sportives pour permettre la cohésion » (Serge Lepeltier, conseiller de Macron). Pendant un mois, donc, les jeunes qui, au cours de leur quinzaine d’années de scolarité, n’ont manifestement acquis aucune notion de discipline, d’autorité, de cohésion, se les verraient miraculeusement transmettre par la magie du verbe de l’adjudant. Prodige de la discipline militaire… Il s’agirait également de détecter les difficultés en lecture (ce que font normalement les enseignants de CP…) mais surtout de « faciliter l’accès aux métiers de la défense ». Aux yeux des promoteurs, les questions pratiques ne semblent soulever aucun obstacle insurmontable : si les infrastructures militaires existantes devaient s’avérer insuffisantes, cas le plus probable, on pourrait toujours faire appel aux internats des lycées ou aux résidences du CROUS inoccupées pendant l’été. A ce stade, la réquisition des bacs à sable des maternelles (par exemple pour s’entrainer à la guerre de tranchées) n’a pas été envisagée. Bien sûr, comme c’est toujours le cas lorsqu’il s’agit de l’armée on ne regardera pas à la dépense : 15 à 20 milliards d’euros pour les infrastructures, un budget annuel de fonctionnement estimé à 2 ou 3 milliards d’euros, la dépense totale s’élevant à 30 milliards d’euros pour la durée du quinquennat, étant entendu par ailleurs que cette somme ne serait pas prélevée sur le budget des armées (à titre d’information, 36 milliards d’euros pour la seule année 2018) mais, en toute logique, sur ceux de l’éducation, de la santé, de la recherche, de l’environnement, considérés comme secondaires par rapport à cet objectif grandiose : mettre au pas pendant un mois, toute la jeunesse du pays.

(...)

Dans l’ébauche retenue par les députés, la confusion entretenue entre « défense » et « sécurité », gestes qui sauvent, droits et devoirs, aboutit en fait à une militarisation de l’engagement civique, à une corruption des notions de citoyenneté, de solidarité, de cohésion sociale, toutes choses qui, dans leur principe, ne relèvent pas d’une défense militaire ou guerrière. Et de la même manière, la référence insistante des députés à la « mémoire », comprise comme un devoir civique – l’improbable devoir de mémoire – renforce en réalité l’instrumentalisation de l’histoire dans un sens patriotique et militaire comme le montrent par exemple la commémoration de la Première guerre mondiale en milieu scolaire ou encore les récurrentes déplorations autour du roman national perdu.

B Girard

Le billet entier est à lire en cliquant ci-dessous

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«Dans certains quartiers, la question de la haine de soi est très forte»...

5 Janvier 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Banlieues, #Jeunesse

Dans son livre «Loyautés radicales», le sociologue Fabien Truong dresse le portrait de cinq jeunes musulmans de Grigny et de Seine-Saint-Denis, et construit une «ethnographie post mortem» d’Amedy Coulibaly.

Les musulmans face au jihadisme

Les Jeudis de l’Institut du monde arabe (IMA) consacreront leur débat du 1er février à l’enquête de Vincent Geisser, Omero Marongiu-Perria et Kahina Smaïl sur les «Musulmans de France. La grande épreuve. Face au terrorisme» (éditions de L’Atelier). Ses auteurs y montrent la diversité des positions des musulmans français loin des «préjugés qui oscillent trop souvent entre la représentation d’un silence communautaire comprise et la vision idyllique d’une mobilisation musulmane massive».

Les Jeudis de l’IMA, jeudi 1er février, 19 heures, à l’Institut du monde arabe, 75004.

Il dit avoir voulu «rencontrer Allah par le bas». Le sociologue Fabien Truong a passé près de deux ans auprès de cinq jeunes garçons de Seine-Saint-Denis et de Grigny (Essonne) pour mieux comprendre l’attrait de l’islam et de la séduction de l’idéologie du martyr parmi une partie de la jeunesse des quartiers français. «Seul Blanc sur la dalle, seul végétarien à ne pas goûter aux merguez halal», il déploie son «art de l’écoute» dans Loyautés radicales, l’islam et les "mauvais garçons" de la Nation (La Découverte). Il y fait aussi le portrait posthume d’Amedy Coulibaly, qui grandit à Grigny et tua, il y a trois ans, une policière et quatre clients juifs de l’Hyper Cacher.

Qui sont les «"mauvais garçons" de la Nation» auxquels vous consacrez un livre ?

Des garçons dont la trajectoire - des parents nés hors de l’Hexagone, une enfance dans les cités dites «sensibles», un passage par la délinquance - est devenue l’emblème d’une menace de type identitaire. Aujourd’hui, leur engagement plus fréquent dans la religion musulmane incarnerait pour certains un problème de civilisation. Ancien professeur en Seine-Saint-Denis, désormais sociologue, j’ai régulièrement trouvé l’islam sur ma route. Pourquoi la religion est-elle une ressource morale pour certains ? Pourquoi ce pouvoir de séduction de l’idéologie du martyr ? Le comprendre suppose de passer du temps auprès de ces jeunes, d’aller au-delà du spectacle. J’ai resserré la focale sur cinq garçons vivant à Grigny et en Seine-Saint-Denis.

(...)

Quel rapport les jeunes que vous avez suivis entretiennent-ils avec la figure de Coulibaly ?

Certains connaissaient intimement «Amedy», mais pas le terroriste «Abou Bassir Abdallah Al-Ifriki» comme se fait appeler Coulibaly. Ils ne peuvent pas renier l’enfance et la jeunesse qu’ils ont partagées avec lui : ce serait renier ce qu’ils ont fait eux-mêmes pour s’en sortir. Ils sont obligés de compartimenter. D’autres tiennent un discours confus sur le jihadisme, comme Marley auquel je demandais si partir en Syrie ne l’avait jamais «titillé». Pour lui, les jihadistes sont des «oufs», «complètement inefficaces». Marley est persuadé qu’ils partent en Syrie «tuer des juifs». Or, dit-il : «Si tu veux tuer des juifs ou des riches, tu vas dans une banque à Paris et tu te fais sauter.» Quant à la tuerie de Coulibaly à l’Hyper Cacher : «Il est tombé fou […], il a pas pensé à faire péter une banque et à buter des riches. Un supermarché juif, ça sert à rien, et puis après, c’est nous qui payons l’addition.» Marley n’éprouve ni empathie pour les victimes ni sympathie pour les jihadistes ou terroristes. Il ne les condamne pas non plus, sauf à dire qu’ils sont de mauvais stratèges. Beaucoup de jeunes que j’ai suivis se sont accommodés de la dureté de la vie et aucun d’entre eux ne doute qu’elle est un combat, même s’ils ne savent pas bien qui est l’oppresseur et où est le champ de bataille.

Mais qu’est-ce qui fait que la plupart ne franchissent pas le cap du départ au jihad ou du terrorisme ?

Tous ces jeunes sont les produits de notre histoire collective - c’est l’un des sens du titre de mon livre : il y a bien une «loyauté radicale» à notre histoire nationale. La genèse et la construction de ces vies pleines de conflits de loyauté sont liées à notre histoire. L’extrémisme religieux arrive chez certains en bout de course. Dans la grande majorité, vers 30 ans, ils se sont extirpés de la seconde zone, grâce à une succession de petites choses : une histoire amoureuse qui permet enfin de se projeter au-delà de sa personne, l’obtention d’un travail… et bien sûr la religion.

(...)

Sonya Faure

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Brevet 2018 : quelles épreuves au programme?

5 Janvier 2018 , Rédigé par L'Etudiant Publié dans #Education, #DNB

Brevet 2018 : quelles épreuves au programme?

EXTRAIT

(...)

1. Français

L'épreuve de français, évaluée sur 100 points, dure trois heures. Il s'agit d'une épreuve écrite. Vous recevrez, au début, un corpus composé d'un texte littéraire et éventuellement d'une image en rapport avec celui-ci.

L'épreuve est divisée en trois parties. Une première partie, évaluée sur 50 points, d'une durée d'une heure et dix minutes, correspond à des questions de grammaire et de langue (syntaxe, vocabulaire…) sur le texte. Vous devrez également réécrire une partie du texte avec une consigne précise, qui peut être de modifier le temps, les genres, les personnes…

Vous devrez en outre répondre à des questions de compréhension du texte ainsi que, s'il y en a une, des questions sur l'image.

La deuxième partie de l'épreuve de français est une dictée. Évaluée sur 10 points, elle dure 20 minutes. D'environ 600 signes, elle est en lien avec l'œuvre.

Enfin, une troisième partie correspond en une rédaction, évaluée sur 40 points. En 1 h 30, vous devez produire, au choix, un sujet de réflexion ou d'imagination. Vous serez noté sur la qualité de votre expression écrite et votre orthographe mais aussi sur les connaissances apprises tout au long de l'année que vous utiliserez à bon escient. Vous avez le droit, pour cette épreuve, d'apporter votre dictionnaire.

2. Mathématiques

Cette épreuve dure deux heures et est évaluée sur 100 points. Vous plancherez sur plusieurs exercices, indépendants les uns des autres, dont un sera obligatoirement un exercice d'informatique. Il est possible qu'un exercice soit un QCM (questionnaire à choix multiples) ou de type vrai/faux.

3. Histoire-géographie – enseignement moral et civique

D'une durée de deux heures, cette épreuve est évaluée sur 50 points. Trois exercices vous attendent.

Un premier, sur 20 points, correspond à des questions portant sur un ou deux documents d'histoire-géographie qui vous seront distribués, et qui peuvent être des cartes.

Pour le deuxième exercice, également sur 20 points, vous devrez rédiger un texte structuré qui devra répondre à une question d'histoire ou de géographie. Une autre question portera sur un croquis, un schéma ou une frise chronologique.

Le dernier exercice, sur 10 points, porte lui sur le programme de l'enseignement moral et civique. Vous devrez répondre à plusieurs questions sur une situation donnée à partir d'un ou deux documents.

4. Sciences

Le terme "sciences" recouvrent la physique-chimie, les SVT (sciences et vie de la terre) et la technologie. Cette épreuve, d'une durée d'une heure et évaluée sur 50 points, ne portera que sur deux de ces trois matières. Vous saurez deux mois avant l'épreuve quelles sont les matières retenues.

Vous devrez répondre à plusieurs exercices, indépendants les uns des autres, sur les deux matières de l'épreuve. Il est possible qu'il y ait des QCM et d'autres questions qui vous demanderont une réponse davantage structurée.

5. L'oral

Pour cette épreuve notée sur 100 points, vous devez présenter, devant un jury d'au moins deux enseignants, un exposé, seul ou en groupe de trois maximum. Il porte, au choix, sur : un objet d'étude suivi en cours d'histoire des arts ; un projet mené en EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) ; un projet d'un parcours éducatif que vous avez suivi (Avenir, parcours citoyen, parcours éducatif de santé, parcours d'éducation artistique et culturelle).

Même si vous passez cette épreuve à plusieurs, chacun d'entre vous décroche une note individuelle.

Cette épreuve se déroule en deux temps. Le premier est consacré à votre exposé. Si vous passez l'épreuve seul, celui-ci doit durer environ cinq minutes. Il passe à dix minutes si vous êtes en groupe.

Le deuxième temps correspond en un entretien avec le jury, de dix minutes dans le cas d'un passage seul, de 15 si vous êtes en groupe. L'entretien pourra évoquer le projet présenté à l'exposé, mais aussi d'autres travaux effectués au cours de l'année.

Cette épreuve ne se déroule pas forcément pendant la semaine des autres épreuves terminales. En effet, vous pouvez être convoqué pour la passer à partir du 15 avril. C'est à vous qu'il convient d'indiquer à votre établissement (qui vous donnera la marche à suivre en temps voulu) l'exposé que vous souhaitez présenter et si vous souhaitez le faire seul ou en groupe.

Pour obtenir le diplôme national du brevet, vous devrez obtenir 400 points au minimum. En ce qui concerne les mentions, il vous faudra atteindre 480 points pour "assez bien", 560 pour "bien" et 640 pour "très bien".

Erwin Canard

La totalité de l'article est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Réformes - Apprentissage - Numérique...

5 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réformes - Apprentissage - Numérique...

Temps calmes, mais quelques infos et réflexions sur diverses réformes, éducation, apprentissage, université, mais surtout sur le numérique au sens large.

Réformes

Un petit rappel tout d’abord, André Lichnerowicz, janvier 1968 : la bosse des maths. Propos recueillis par Christiane Collange, Jacqueline Giraud et Roger Priouret. “En 1968 déjà, les autorités s’inquiétaient des lacunes des jeunes Français en mathématiques. Aujourd’hui, Cédric Villani planche sur le sujet ; à l’époque, André Lichnenorwicz s’était emparé du dossier. Interview.”

Réforme du bac. « Le lycée devrait être plus professionnalisant ». Autres propos recueillis par Soizic HOULLIER. “Le gouvernement travaille actuellement sur la réforme du baccalauréat et du lycée pour 2021. Diminution du nombre d’épreuves, suppression des filières… De nombreuses pistes sont envisagées. Le but : diminuer le coût de l’épreuve et orienter l’examen vers l’enseignement supérieur. Une bonne chose, selon Éric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE. Entretien.”

Injustices universitaires : mauvaises questions, mauvaises réponses et vrais enjeux. Par Sauvons l’Université sur leur blog. “Analyse des circonstances de la réforme de l’entrée à l’université, et de ses raisons profondes : ou comment, sous couvert de "justice", il s’agit de renoncer un peu plus au projet démocratique de l’université.”

Apprentissage

Réforme de l’apprentissage : le pouvoir aux entreprises et non plus aux régions. “En avril 2018, le gouvernement entend présenter une projet de loi de réforme de l’apprentissage qui transfère les compétences des régions vers les entreprises.”

Apprentissage. La réforme se dessine, les régions grondent. Sud-Ouest et beaucoup d’autres relaie cette nervosité régionale.

Des propositions pour faire décoller l’Erasmus de l’apprentissage. Leïla de Comarmond dans les Échos indique que “Le député européen Jean Arthuis met la dernière main à ses propositions pour faciliter l’accès des apprentis au programme Erasmus. Elles seront présentées mi-février.”

Loi - Le 22 janvier à l’Assemblée nationale et au Bundestag : Une résolution franco-allemande. “Souhait d’Emmanuel Macron : une résolution franco-allemande va être proposée fin janvier aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Bundestag. Elle évoquera l’apprentissage, la lutte contre le réchauffement climatique, et la politique migratoire…”. “Elle propose un renforcement des liens dans le domaine de l’apprentissage et de la formation, avec par exemple la création d’un « statut franco- allemand du stagiaire »

"Pour lutter contre la précarité, il faut favoriser le CDI" Muriel Pénicaud, ministre du Travail. “Dans une interview exclusive publiée dans Le Petit Juriste, la ministre du Travail Muriel Pénicaud revient sur trois aspects des ordonnances relatives à la loi Travail : les conséquences de la barémisation des indemnités prud’homales, la protection des données personnelles et sensibles des entreprises et les contrats de chantiers. En outre, la ministre du Travai fait part des projets du Gouvernement en matière d’embauche des jeunes diplômés.”

Numérique

Voyage au cœur de l’IA : « La créativité devient un objet d’étude en soi ». Par Mathieu Vidard, (France Inter). Gerard Assayag est en charge des représentations musicales à l’Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/musique). Interview.

L’espace numérique de travail se déploie dans le privé. “L’enseignement catholique de l’Aveyron et du Lot a signé une convention avec le Smica et l’Éducation nationale pour le déploiement de l’espace numérique de travail dans ses établissements.
C’est « la clé de voûte du système d’information des établissements scolaires », pour reprendre les mots du délégué académique au numérique, Christophe Piombo. Déployé dans les écoles aveyronnaises depuis 2014, l’espace numérique de travail -ENT- permet d’accéder rapidement à un ensemble d’outils pédagogiques et éducatifs, « dans un cadre sécurisé, fiable et robuste »
.”

L’enseignant, le meilleur guide vers les apprentissages, par Claude Tran (avec une petite vidéo). “Au sein du laboratoire CNRS CLLE (Cognition, Langue, Langage, Ergonomie) de l’université Toulouse Jean Jaurès, dirigé par Hélène GIRAUDO, Franck Amadieu travaille dans une équipe de Recherche sur les questions du numérique et de l’éducation.
Comment les apprenants se comportent et apprennent avec les outils numériques ? Comment améliorer ces outils pour les adapter aux besoins cognitifs des apprenants ?

Une première bibliothèque anatomique basée sur l’impression 3D. “La première bibliothèque anatomique ouvre à l’initiative du GIAA et de la Fondation Dassault Systèmes. L’objectif est de mieux appréhender par le toucher des objets (dont des structures anatomiques) que les personnes handicapées visuelles ne peuvent imaginer, ni dans leur ensemble, ni dans les détails. Ces nouveaux outils pédagogiques contribuent à favoriser leur apprentissage et donc leur insertion professionnelle et sociale.”

Bernard Desclaux

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Nouveau service national? Du "neuf" avec du déjà fait... (+ commentaires)

4 Janvier 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique, #Société

Nouveau service national? Du "neuf" avec du déjà fait... (+ commentaires)

Le retour du service militaire obligatoire pourrait être remplacé par un "parcours citoyen"

Emmanuel Macron l’avait promis durant sa campagne : un service militaire obligatoire et universel d’un mois serait instauré lors de son quinquennat. Finalement, ce nouveau service national pourrait plutôt prendre la forme d’un "parcours citoyen" obligatoire d’une semaine par an. Il s’agit d’une des pistes étudiées par les députés en charge d’établir un rapport qui sera rendu public à la fin du mois.

Trois étapes du collège à la seconde

Contrairement au service militaire, ce parcours ne s’adresserait pas aux jeunes de 18 ans, mais à tous les élèves âgés de 10 à 16 ans. Il se déroulerait en trois étapes, dans les établissements scolaires, et serait encadré par des enseignants et des volontaires du service civique. Ce système aurait l’avantage d’être beaucoup moins coûteux pour l’Etat.

Première étape : chaque année au collège, une semaine serait consacrée à la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire. La deuxième étape de ce parcours arriverait en classe de seconde avec une semaine d’immersion pour favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles. Un dispositif semblable aux stages de troisième, mais dans des associations qui viennent en aide aux personnes âgées ou aux en sans-abris, par exemple.

Enfin, troisième étape : la délivrance d’un passeport citoyen en fin de seconde. Ce papier pourrait permettre à chaque jeune de prolonger son engagement après ses 16 ans s’il le souhaite. Il lui offrirait également certaines facilités, comme entre autres, un accès simplifié et moins cher au permis de conduire.

Commentaire:

Si je suis tout à fait favorable à la découverte par nos élèves des aspects concrets de tout ce qui touche à la Défense Nationale - ce qui est déjà le cas à condition de consulter de temps en temps les programmes d'Enseignement Moral et Civique de collège - je suis absolument opposé à cette idée redondante de "semaine consacrée à la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire."

Tout cela, je le disais, est DEJA mis en place tout au long de la scolarité collégienne. Et cela occupe bien plus d'une semaine par an.

En tant qu'enseignant, je trouve franchement très inopportun de venir imposer - il ne me semble pas avoir entendu parler de concertation par ce gouvernement qui se dit très souvent opposé aux injonctions venues d' "en-haut" - cette "brique" supplémentaire à un édifice qui mérite mieux qu'un amoncellement hétéroclite et brinquebalant.

Il serait plus utile de renforcer - plutôt que les détricoter - les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) que d'obliger les enseignants à faire de l' "encadrement". Au moins avec ces EPI parlait-on des savoirs et  les pratiquait-on.

Mais peut-être faut-il comprendre que les programmes, à bas-bruit, disparaissent des radars pour être remplacés par des "opérations de communication"? Moins coûteuses il est vrai que les 17 milliards d'euros estimés pour la réalisation d'une idée que le candidat Macron avait "oublié" de chiffrer.

Christophe Chartreux

Ci-dessous les liens - deux d'entre eux seulement tant il y en a  - vers ce qui existe déjà

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Najat Vallaud-Belkacem: "J’aimerais qu’on fasse un autre pari : celui de la réflexion et des savoirs d’aujourd’hui"

3 Janvier 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Najat Vallaud-Belkacem: "J’aimerais qu’on fasse un autre pari : celui de la réflexion et des savoirs d’aujourd’hui"
EXTRAITS
 
"Je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d'autres mondes que le seul monde politique", explique l'ex-ministre de l'Education nationale qui dévoile sa nouvelle vie.
 
Vous n’avez donné aucune interview depuis votre défaite aux législatives. Pourquoi ce silence ?
 
Cela correspond à un besoin personnel de prendre du recul, de ne pas être happée par le commentaire quotidien qui devient la règle médiatique et qui empêche de se poser, de réfléchir. C’est aussi une forme de respect à l’égard de ce que les électeurs nous ont dit à la présidentielle et aux législatives: nous avons été désavoués. C’est cette réflexion que je voulais mener à bien et cela se fait dans le silence plus que dans le bavardage.
 
Quelle est votre nouvelle vie ? 
 
C’est une vie où je me concentre sur moi-même, sur les miens, sur d’autres projets que des projets politiques. J’ai toujours en moi autant  d’engagement qu’auparavant . Mais depuis plusieurs mois, je ressens le besoin de l’exprimer autrement.
 
Un de vos projets est donc éditorial…
 
Oui. J’ai tellement souffert de la trop faible qualité du débat public ces dernières années que je m’étais promise qu’un pan de ma vie future serait consacrée à l’aider à reprendre du souffle. Or pour un débat public de qualité, on ne peut pas se satisfaire du seul spectacle médiatique quotidien entre commentateurs, polémistes  et adversaires politiques qui finissent par se caricaturer eux mêmes. On a besoin de penseurs, de chercheurs qui acceptent de se mettre à portée d’homme et nous aident à être collectivement  plus intelligents. Alors oui, une de mes activités, parmi d’autres, au sein de ma nouvelle vie, sera de diriger cette  collection d’essais chez Fayard qui sera une collection dédiée aux batailles culturelles du progressisme. Je vois bien que ces idées là  peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs.
 
(...)
 
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu ce combat culturel ?
 
L’opinion publique se construit dans un bain général mêlé d’ultra- libéralisme au plan économique , d’individualisme au plan social  et de délégitimation des idéaux au plan politique .  Voilà ce qui transpire à longueur de journée des réseaux sociaux, des chaines d’info continue, du discours dominant. Et je ne parle même pas des fake news. On ne peut pas franchement dire qu’on fasse appel  à la rationalité des citoyens, à leur capacité à vivre et à penser ensemble, mais plutôt à l’émotion immédiate, au sensationnel, au confort des préjugés... Et nous n’avons pas suffisamment combattu. Clairement. 
 
Par paresse ? 
 
Pas vraiment. Si l’on regarde le champ intellectuel, peu de chercheurs ont été conviés à alimenter les débats politiques de leur science. Ce sont toujours les  mêmes polémistes qui saturent  l’espace médiatique. Si encore c’était pour éclairer l’opinion dans un sens ou dans l’autre , si c’était dans un souci de partage d’un savoir, pourquoi pas, mais chacun perçoit bien que ce n’est évidemment pas le cas : que les propos d’un Luc Ferry, pour lequel le problème de l’école pourrait se résoudre en « se débarrassant de 15% des élèves de quartiers pourris qui l’empêchent d’aller bien » ou d’un Finkielkraut qui ne trouve rien d’autre à commenter dans les obsèques de Johnny que ce qu’il perçoit comme « l’absence des non souchiens » n’apportent  strictement rien à la compréhension par les français des grands enjeux, de la hiérarchie des problèmes et de la complexité de notre monde. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas de meilleurs analystes . Ce n’est pas comme si nous manquions de chercheurs. Pourquoi ne les entend-on, ne les lit-on pas davantage ?  Pour partie parce qu’on ne va pas les chercher, foin de la complexité à l’ère du click et du buzz , et pour partie parce que comme me le disait l’un d’entre eux   : «moi même je me suis coupé des canaux médiatiques ,  je n’ai aucune envie de voir ma pensée tronquée en 140 caractères  ». Eh bien moi non plus, je n’ai plus envie de cela ! Notre système médiatico-politique est à bout de souffle. Alors j’aimerais qu’on fasse un autre pari : celui de la réflexion et des savoirs d’aujourd’hui . Des chercheurs, des intellectuels, des penseurs doivent venir investir le débat public et l’éclairer avec le recul de leurs travaux, leurs expertises, leurs comparaisons internationales. Ils doivent participer à  cette bataille culturelle qui est une bataille pour le progrès. 
 
Qui sont les chercheurs qui écriront dans votre collection, et qui contribueront aussi avec d’autres au Labo de l’Obs que nous lancerons en janvier ? 
 
Je peux dire à qui j’aimerais faire appel, mais j’espère aussi recevoir des propositions spontanées . L’idée est de donner la parole à  des chercheurs à la fois pointus (ils le sont de plus en plus) , et désireux d’offrir un aboutissement « civique »  à leurs recherches. Le regard critique doit conduire à esquisser des propositions de politiques publiques. Que ce soit sur des sujets déjà installés de longue date dans notre débat public , une Marion Fontaine sur les classes populaires , un Fabien Truong sur les aspirations de la jeunesse, une Juliette Rennes sur les questions d’égalité, un Nicolas Delalande sur le consentement à l’impôt..., ou que ce soit sur des sujets en germe, notre nouveau monde en fourmille : un Yves Citton sur l’économie de l’attention, un Frédéric Worms sur les questions de  bioéthique à l’ère de l’homme augmenté, d’autres encore sur  les risques et défis de  l’Intelligence artificielle ou  l’utilisation des données en matière de santé, sans oublier les sciences de la terre qui nous disent les dangers inédits d’un monde en train de devenir inhabitable... À partir de quelles réalités déjà présentes, et de quelles valeurs, penser ces bouleversements pour réguler une société comme celle-là ? L’idée est d’aller chercher, en France mais aussi en Europe,  à la fois des auteurs qui ont déjà publié et qu’on aimerait entendre davantage, et de jeunes thésards dont les travaux  méritent d’être partagés plus largement que sous un seul format académique .
 
(...)
 
Comment regagner la bataille culturelle ?
 
En comprenant déjà que conquête électorale et conquête culturelle ne sont pas nécessairement concomitantes. Ça s’est vérifié souvent dans le passé :  un « camp politique » peut  très bien à la faveur d’une défaillance des camps d’en face regagner les élections qu’il avait perdues, sans avoir pour autant entre-temps remporté  la bataille culturelle, ce qui laisse le probléme entier. Le combat des idées est  un temps long. Parce qu’il faut cette production intellectuelle  d’abord, mais aussi parce que, derrière, il faut des acteurs qui s’en saisissent, comme vous le ferez au sein du Labo de l’Obs , pour faire discuter sur des forums les propositions des chercheurs, pour partager le plus largement possible les constats, et même si possible pour expérimenter quelques unes des préconisations dans des collectivités ou entreprises volontaires . Bref le défi est de retisser un lien entre excellence de notre recherche et vécu de nos concitoyens.  
 
En dirigeant une collection d’essai, faites-vous un pas de côté par rapport à la politique ?
 
Cela fait partie de ces autres façons  de m’engager pour le bien public que j’évoquais plus haut. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un métier , mais d’un investissement personnel dans un champ qui me tient à cœur. Cela ne dit pas grand chose de ce que sera ma vie par ailleurs.
 
Est-ce une manière de faire une croix sur un engagement partisan au moment où certains vous pressent de reprendre le PS  ?
 
J’ai toujours pris parti et je continuerai à le faire sans me dérober devant les responsabilités. Je refuse simplement de me poser la question comme ça. L’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste. Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis, que les standards  de la politique nous ont plutôt habitués au contraire, mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique. Je n’ai d’ailleurs jamais voulu d’une vie réduite à la politique. Je sais qu’il y a d’autres façons de se rendre utile. Mener une expérience dans le privé en particulier, et en même temps ne pas déserter le champ des valeurs avec cette contribution à la réflexion intellectuelle qui, je l’espère, contribuera à mieux armer qu'elle ne l'a été parfois cette gauche de progrès qui est la mienne. A ma manière, singulière, je serai là à ses côtés.
 
L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous ou dans la version papier de l'Observateur à paraître demain
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Pour un espace médiatique de réflexion longue destiné au plus grand nombre...

3 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Pour un espace médiatique de réflexion longue destiné au plus grand nombre...

L'article remarquable de Samuel Gontier dans Télérama (Voir post ci-dessous) pose bien le(s) problèmes(s) que l'opposition - mais pas qu'elle -  a et aura vis-à-vis de CERTAINS médias qui, de plus en plus s'éloignent de leur "cœur de cible" (informer) pour s'enfermer et NOUS enfermer dans un "système médiatico-politique" divisant les citoyens de ce pays en deux catégories. J'y reviendrai.

L'opposition face à ce tsunami de commentaires/chroniques est inaudible. Le "grand public", le citoyen lambda - je le vérifie chaque jour dans les discussions que je peux avoir avec des amis éloignés de la politique - n'a comme références que les chroniqueurs, les sondeurs (Brice Teinturier omniprésent) et quelques émissions populistes hélas très écoutées; je pense aux Grandes Gueules sur RMC et toujours sur RMC le très médiocre - je parle de ses propos - Eric Brunet (qui sévit souvent aussi chez Ardisson puisque ce "petit monde" se connait, se mélange, se croise.). Dans peu de temps, j'exagère à peine, Cyril Hanouna servira de "phare" à la pensée politique pour les français les moins politisés, les moins "éclairés" (ce n'est pas péjoratif).

Car il existe aujourd'hui - très schématiquement  - deux catégories de téléspectateurs/auditeurs/lecteurs:

- les "informés", politisés, curieux, hyper connectés, plutôt CSP+, abonnés à Télérama, Le Monde, Le Figaro et Mediapart. En très gros traits évidemment.

- les "non éclairés" que des médias - qui sont des entreprises devant faire de l'audience, donc de l'argent - attirent avec les "GG" sur RMC, les multiples talk show dont celui de Ruquier par exemple ou le "show" permet, grâce à une petite phrase extraite d'une heure d'antenne d'effacer la totalité du "talk" dans un buzz effréné qui s'étire jusqu'au samedi suivant.

Pour ce public-là, nul besoin de réflexion longue, de sujets "creusés". Du "prêt-à-penser" versant dans la facilité, voire la médiocrité paresseuse. Pire même, des erreurs monumentales, des approximations permanentes sont assénées sans la moindre correction, sans la moindre contradiction. Ou, comme chez Bourdin, des contradictions surjouées plus spectaculaires qu'informatives. Pour ce public, un politique peut se "planter" pendant 10 minutes sans que cela dérange qui que ce soit. (Je me souviens de ce passage cataclysmique d'Edouard Philippe chez Bourdin. Il fut "nul de chez nul" mais personne ne lui a adressé le moindre reproche. Très curieusement, il fut BEAUCOUP plus pointu sur le plateau de Médiapart. Il y a les émissions "nobles" et celles "populaires". La caviar contre le hamburger.

En clair, il y a - comme au restaurant - l'info 4 étoiles réservée à quelques-uns et l'info "gargote" pour les autres.

C'est ce public-là, "les autres", qu'il va falloir aller chercher. Ce n'est pas une entreprise facile tant ces français sont happés par les mâchoires de la facilité. Je le redis: ce ne sont pas des imbéciles. Mais quelques médias les prennent pour des imbéciles, voire en FONT des imbéciles.

Deux anecdotes pour finir: je prends parfois un café le matin en allant chercher mes journaux dans un bar du port. Il y a là des pêcheurs, des gens très simples avec lesquels j'aime parler et que j'aime écouter. Ils sont du "bon sens", parfois excessifs dans leurs propos mais il est intéressant de les entendre. Ici à Dieppe on penche beaucoup à gauche. C'est une ville communiste historique avec un bassin d'emplois TRES défavorisé. Ces gens-là souffrent avec dignité. J'ai beaucoup d'admiration pour eux. Et écoutant, ce matin, une conversation entre pêcheurs, j'ai entendu l'un d'entre eux, approuvé par les autres, tenir des propos "politiques" qu'il illustrait, sans rire, en citant...Hanouna et Téléstar!

Autre expérience vécue: AUCUN de mes élèves de 3e n'a jamais entendu parler de Médiapart, Télérama, l'Observateur. Je veux bien l'accepter. MAIS aucun n'a jamais entendu parler non plus du Monde, du Figaro ni de L'Express ou du Point. Leurs seules références "médias" sont des émissions de télévision (les plus populistes), "Les Infos dieppoises" (bi hebdo local) et pour certains, Paris-Normandie.

Ce n'est pas pourtant pas faute de les inciter à lire autre chose. Et pas seulement à l'occasion de la semaine de la presse au collège. Mais nous - les enseignants - ne sommes plus LA référence. Nous sommes entrés - depuis quelques temps - dans un monde qui informe, voire forme, les élèves par le biais d'outils qui nous échappent. Et évidemment, nous retrouvons les deux France dont je parlais:

- les élèves informés par des parents éclairés;

- les élèves "désinformés" par des parents qui le sont moins

Et la vie continue...

Il faudra trouver, construire, renforcer, faire connaitre des outils qui permettent d'aller vers cette dernière catégorie.

Sachant qu'il sera très difficile. de contrebalancer l'influence des "machines à buzz et à clics".

Celle ou celui qui proposera un tel espace de réflexion longue et d'échanges aura tout mon soutien.

Christophe Chartreux

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En 2018, Emmanuel Macron sera plus à gauche (que Georges Marchais)...

3 Janvier 2018 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Politique, #Médias

En 2018, Emmanuel Macron sera plus à gauche (que Georges Marchais)...

EXTRAIT - J'invite chacune et chacun à lire l'intégralité de cet article remarquable et passionnant/Voir lien en bas de page)

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Réunie dans “C dans l’air” et dans “24h Pujadas”, la fine fleur des éditorialistes a sacrifié son Jour de l’An à l’exégèse des premiers vœux télévisés d’Emmanuel Macron. Leurs analyses sans cesse renouvelées laissent penser que 2018 devrait furieusement ressembler à 2017. En tout cas, à la télé.

« Attention, danger pour Emmanuel Macron ! », prévient Bruce Toussaint. Comment ça ? On est le 1er janvier et notre président est déjà en danger ?? « Est-ce que ce sujet sensible peut faire tanguer la majorité ? » Le « sujet sensible » du présentateur de C dans l’air, sur France 5, ce sont « les migrants ». Bruce Toussaint sollicite un invité : « Est-ce que ce “et-en-même-temps” sur ce sujet précis, est-ce que ça peut marcher ? » De lacérer les tentes des exilés et-en-même-temps de gazer leurs couvertures ? « Est-ce que ça crée pas de la confusion ? » Pas du tout.

Brice Teinturier : « Il y a une constante qui est en phase avec ce que pensent majoritairement les Français. » Rien de tel qu’un sondologue pour m’informer de la constante en phase avec ce que je pense majoritairement. « Je rappelle que 65 % de nos concitoyens, depuis des années maintenant, considèrent qu’il y a trop d’immigrés en France. » Coïncidence, Ipsos leur demande depuis des années maintenant s’il y a trop d’immigrés en France. « Il y a des moments effectivement où la demande de générosité et d’humanité est très forte, nuance Brice Teinturier. On l’avait vu sur la photo du petit Eylan en 2015. Mais ça avait été très éphémère. » Ipsos n’avait même pas eu le temps de le mesurer. « Il y avait un + 9 points mesuré par mon confrère Elabe qui avait montré une émotion puis c’était retombé. » Un + 9 points d’émotion avant un brusque retour à la raison (des sondages).

« Il y a quelque chose d’assez constant, poursuit Brice Teinturier, c’est que les Français sont plutôt sur une position dure à l’égard de la question de l’immigration. » Pas plus dure que les questions qui leur sont posées par de prétendus « instituts ». « Et puis il y a cette distinction entre l’asile politique, “oui”, et l’arrivée de migrants économiques, “non”. C’est en gros ce que les Français se représentent à tort ou à raison. » Coïncidence, cette distinction est serinée par le personnel politique, les éditorialistes et les sondologues à tort ou à raison.

Brice Teinturier résume l’état de mon opinion : « Oui à un asile politique à condition que ses conditions d’opérationnalité soient bien précises. » La condition des conditions d’opérationnibilité est sans conditions, c’est très clair. « C’est tout l’objet du projet de loi. » Ouf, le gouvernement a tout prévu, même l’opérationnalitude. « Mais l’immigration économique, elle inquiète les Français. » « Y compris chez les sympathisants de gauche ? », demande Bruce Toussaint. « C'est chez eux que vous avez le clivage le plus équilibré entre une ligne d’ouverture et une ligne dure. » Ça me fait plaisir de savoir que je suis équilibré.

« Mais ça a beaucoup évolué. Quand vous avez 65 % des Français qui vous disent “il y a trop d’immigrés en France”, eh bien ça touche une partie des électeurs de gauche. » Par exemple, les électeurs de Manuel Valls, l’homme politique le plus extrêmement de gauche, au point de devenir l’étalon de la gauche à la télévision, comme le prouve la question suivante : « Gérard Collomb va-t-il plus loin que Manuel Valls ? »

(...)

Samuel Gontier

Suite et fin à lire en cliquant - absolument -  ci-dessous

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Revue de Presse Education... Récap...

3 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Revue de Presse Education... Récap...

Vous avez pu peut-être vous mettre entre parenthèse lors de ces vacances. Aussi, je vous propose une petite “récap” de quelques articles présentés simplement par ordre approximatif de parution.

Et pour vous mettre en bouche, une petite “Vue du Québec” par Stéphane Allaire dans Le Quotidien dont le titre donne bien le ton : L’interdiction avant l’éducation. “On a appris récemment que, dès septembre prochain, le ministre de l’Éducation de la France, Jean-Michel Blanquer, interdira l’utilisation des téléphones intelligents aux élèves dans les écoles primaires. Cette orientation, qui avait été annoncée lors de la campagne électorale du président Emmanuel Macron, est justifiée par les motifs suivants. D’une part, on prétend que l’interdiction permettra aux élèves d’être plus attentifs en classe et de s’amuser avec leurs camarades pendant les pauses, plutôt qu’avoir le nez dans un écran. D’autre part, on affirme que la prohibition des téléphones réduira la cyberintimidation. En dépit de bonnes intentions, il est malheureux de constater que le gouvernement français privilégie l’interdiction à l’éducation.”

Le 26 déc. 2017, Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires réagit à L’étrange déclaration de Blanquer devant les représentants des cultes. ’ Jeudi dernier, le ministre de l’’Education nationale a déclaré que « les esprits sont mûrs » pour que soit développé l’enseignement du fait religieux dans l’Education nationale. De quoi peut-il s’agir puisque cet enseignement existe déjà, et que les « esprits » se sont révélés « mûrs » pour cela depuis pas mal de temps ?

Monsieur Blanquer, la discipline comme méthode d’apprentissage de la lecture n’est simplement pas la solution déclare Gabriel Cohn Bendit Professeur, ancien responsable national de l’École émancipée dans une Lettre ouverte à Jean Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale.

Jean-Michel Zakhartchouk déclare, La laïcité, le fait religieux : tout sauf simple ! "En cette période de Noël où les crèches kitch côtoient les sapins en tous genres et où s’éloigne toujours plus le temps où des curés nous admonestaient de trop mélanger le profane et le sacré, « petit papa Noël » et « il est né le divin enfant », plusieurs faits ou déclarations nous font à nouveau réfléchir ce que peut être la laïcité aujourd’hui et en particulier concernant l’école."

Caroline Beyer dans le Figaro constate : La chorale revient en force à l’école. "Persuadé de son utilité pour le développement des enfants, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer mise sur le chant pour « permettre aux collégiens de prendre confiance en eux et en leur réussite »." Mais elle conclue par : “Une annonce qui laisse Loïc Saouter, directeur de la prestigieuse chorale du collège Hippolyte-Rémy de Coulommiers, un peu sceptique. « Nous connaissons bien ce type de plans, grince-t-il. Najat Vallaud-Belkacem nous avait promis la même chose l’an dernier sans que rien n’ait changé depuis (une circulaire avait été signée fin 2016 pour généraliser la pratique du chant choral, NDLR.) Et puis, comment trouver en un an autant de professeurs de chorale qu’il existe d’écoles en France ? »

Bruno Magliulo poursuit ses réflexions sur le “remplacement” d’APB : Les "attendus" dans la nouvelle plateforme "Parcours sup" : de quoi s’agit-il ? A quoi cela servira-t-il ? "Comme beaucoup le savent désormais, en France, il a été décidé de mettre en œuvre une nouvelle plateforme télématique de gestion des candidatures des bacheliers désireux de passer dans l’enseignement supérieur. Nommée "Parcours sup", elle vient remplacer en 2018 la plateforme "admission post bac" (APB") qui existait depuis 2009. Au moment où nous rédigeons cet article, la version définitive de cette nouvelle plateforme n’est pas encore connue : elle fait l’objet d’un débat parlementaire qui doit aboutir à une loi dont on espère qu’elle sera votée avant le 15 janvier 2018, date officielle du lancement de la nouvelle plateforme."

Des sociologues lancent une pétition contre la sélection à l’université, le 28 décembre 2017 ! Un peu tard, n’est-il pas ?

Le 28 décembre, sur Adozen.fr, une ancienne vidéo refait surface, l’interview de Michel Fize dans laquelle il déclarait : « Il faut supprimer les notes à l’école » en juin … 2014. “Michel Fize est sociologue et chercheur au CNRS. Il nous explique en quoi le système scolaire mériterait d’être révolutionné notamment par l’abandon des notes et même la transformation du Bac. L’enjeu, selon lui, est de développer le plaisir d’apprendre en favorisant le renforcement positif. Les élèves seraient ainsi bien plus motivés (intrinsèquement) et moins stressés.” Une ancienne vidéo, oui, mais à réécouter !

Le 29 déc. 2017 Christophe Chartreux sur son blog : Le blog de chris titre : Education - Notre école mérite un débat digne, majeur et responsable…Voilà ce que mérite notre école : un débat digne, majeur et responsable. Utile. Gardons-nous de l’enchaîner aux modes populistes, aux bassesses, aux résumés hâtifs. Et par là, de l’asservir !

Et puis la célèbre polémique est relancée par Jean Sévillia le 29/12 : Histoire de France : arrêtons les mensonges. “Faut-il débaptiser les lycées Colbert ou réhabiliter les « fusillés pour l’exemple » de 14-18 ? Il n’est pas de mois où l’actualité ne ramène une controverse suscitée par la volonté de certains de réécrire l’histoire de France selon leurs critères politiques et idéologiques. Face à la manipulation du passé par le politiquement correct, défendre l’histoire véridique est un impératif vital.”

Toute l’équipe des rédactrices et rédacteurs de votre revue vous souhaite une très belle et heureuse année 2018.

Bernard Desclaux

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