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Vivement l'Ecole!

education

Silence, on lit!...

24 Juin 2017 , Rédigé par Silence On Lit Publié dans #Education, #Pédagogie

Depuis longtemps nous étions conscients que la défense de la lecture était une nécessité absolue ; cette conscience est devenue volonté d’agir devant l’exemple d’un établissement scolaire dans lequel depuis 15 ans tout le monde lit tous les jours à heure fixe. SILENCE, ON LIT ! était né.

Au sein de ce site, nous vous expliquons pourquoi lire tous les jours est un bienfait et exposons comment l’association SILENCE, ON LIT ! peut vous aider à mettre cette pratique d’un temps de lecture en place dans une collectivité.

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Pour d'autres "fondamentaux"... Imagination... Créativité... Coopération... Questionnement...

24 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Château, Nuage, Lune, Ciel, Fantaisie

(...)

... université et grandes écoles accordent une place croissante aux compétences dont on peut faire l'hypothèse qu'elles resteront le propre de l'homme, au premier rang desquelles la créativité. A rebours de l'enseignement scolaire, qui délègue - et relègue - à l'école maternelle la transmission de ces compétences pourtant jugées stratégiques par les employeurs. La créativité donc, mais aussi la coopération, l'empathie, l'apprentissage par l'expérience, le questionnement...

Une aberration du système français

Dès l'école élémentaire, et plus encore au collège, les enseignements et dispositifs pédagogiques qui ne visent pas la stricte transmission de connaissances se raréfient, jusqu'à disparaître au lycée, où les disciplines qui font explicitement appel à la créativité (musique et arts plastiques) ne sont qu'optionnelles. Cette aberration, qui n'est pas spécifiquement française, a été dénoncée avec un humour ravageur par le chercheur anglais Ken Robinson dont la conférence TED "Do school kills creativity?" ("L'école tue-t-elle la créativité?") a été visionnée plus de 45 millions de fois en dix ans. Il sera présent lors du festival du "Monde" et débattra avec deux artistes, habitués à chercher des espaces de liberté dans des contextes contraints.

(...)

Emmanuel Davidenkoff

L'apprentissage de la créativité - Dimanche 24 septembre de 11h à 13 h, Opéra Bastille Paris 12e

(L'article complet est à lire dans la version "papier" du Monde en date du 24 juin)

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Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "autonomie des établissements"

EXTRAIT

Dans l’école, l’autonomie des établissements peut passer alternativement pour la pire ou la meilleure des libéralités. Sonne-t-elle le glas de l’unité nationale, ou au contraire celui d’une égalité de façade enfin démasquée ? Libère-t-elle d’un carcan archaïque, ou en organise-t-elle plutôt un autre, habilement managé, plus contraignant parce que plus rusé ? Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.

Dans son ouvrage, Révolution, le candidat Emmanuel Macron affirmait vouloir « donner plus d’autonomie aux équipes éducatives », qui seront « suivies et évaluées » pour valoriser et étendre leurs responsabilités. Son ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, sitôt nommé rue de Grenelle, a confirmé cette volonté de décentralisation : « il y aura des évolutions du système, qui ne seront pas verticales ». Dans son livre publié en 20161, l’autonomie des établissements figurait au premier rang des moyens destinés à améliorer les apprentissages des élèves. Cette mesure impliquait un pouvoir renforcé des directions (chargées du recrutement et de l’évaluation des personnels), une modulation partielle des programmes nationaux, une régulation de ce dispositif par la mesure des résultats et leur publication, mais aussi un encouragement aux initiatives locales, à leur coordination, au travail d’équipe et au développement professionnel des enseignants.
 
Interrogé à l’époque par le Café pédagogique, le futur ministre résumait : « on doit permettre à des équipes de proposer des projets pour faire progresser une école ou un établissement ; aujourd’hui, à cause de faits réels mais aussi des discours pessimistes faciles, l’institution est vue comme une chape de plomb ; elle doit devenir une référence positive qui aide chacun à s’accomplir, à proposer, à contribuer au progrès collectif ». L’autonomie envisagée devait réduire autant l’emprise bureaucratique que le sentiment subjectif que tout s’y joue sans que personne n’y puisse rien changer.
 
Conquête ou décret ?
 
Il est bien entendu trop tôt, non seulement pour juger une telle politique, mais même pour s’en faire une idée détaillée. Car en matière d’autonomie des écoles (comme ailleurs en pédagogie), le diable des effets se cache dans le détail des mesures adoptées, quand ce n’est pas dans la manière dont cette adoption est ou non négociée. « Sois autonome ! » Cette obligation de s’affranchir n’est pas devenue pour rien l’archétype de l’injonction paradoxale dont tout libre penseur devrait se méfier. Et l’autonomie des acteurs faibles – celle des élèves (face à leurs maîtres), des employés (face à leurs patrons), des personnes âgées ou en situation de handicap (face aux soignants et aux services sociaux) – n’est pas par hasard régulièrement controversée.
 
C’est que la véritable autonomie ne se décrète pas, même gentiment, même pour la bonne cause, même pour « le bien des enfants » ou « l’intérêt de la Nation ». Elle se conquiert. Elle se gagne contre un pouvoir qui ne la concède pas d’emblée, qui attend des preuves de souveraineté avant de lâcher la bride censée jusqu’ici vous protéger. Sinon, l’initiative apparemment laissée n’est qu’une obéissance adroitement extorquée. Une obéissance peut-être avisée, peut-être féconde, mais qui n’émane pas d’une intime volonté, d’un sujet réclamant et obtenant le droit de se passer de contrôle pour penser et agir mieux que son donneur d’ordre ne saurait l’y forcer. C’est la difficulté qu’aucun gouvernement ne peut ignorer : comment décréter l’autonomie depuis le sommet, si les équipes pédagogiques déjà autonomes la pratiquent à leur façon, et que les autres se soumettent peut-être, mais sans prise de pouvoir digne de ce nom ?
 
(...)
 
Olivier Maulini, Chercheur à l’université de Genève, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Laboratoire innovation formation éducation (LIFE)
 
Suite et fin à lire en cliquant sur le lien ci-dessous
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Revue de Presse Education... Ministère - Examen-diplômes - Convictions - Supérieur - Ailleurs - Ressources...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Main, Microphone, Mic, Maintenez, Poing

Revue de fin de semaine qui, comme la voiture balais du Tour de France qui approche, ramasse les fins d’actualités.

Ministère

La dernière déclaration... Le ministre Blanquer va offrir Les Fables de la Fontaine aux élèves de CM2. “Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que les 150 000 élèves de CM2 allaient recevoir un exemplaire des Fables de la Fontaine.”

Au BO du 22 juin 2017 : nouvelle organisation des enseignements au collège et accueils collectifs de mineurs de l’été 2017. On précise “Cet arrêté assouplit simplement le cadre de la réforme du collège. L’offre des enseignements est enrichie selon les choix de chaque établissement.” Mais il semble qu’il y ait un bug : l’accès du détail réclame identifiant et mot de passe… ?

CP à 12 élèves : la réforme En Marche forcée. “Le slogan aura agit tel un mantra : les CP en éducation prioritaire limités à 12 élèves par classe dès la rentrée 2017 pour atteindre l’objectif de 100% de réussite. A l’heure de la mise en œuvre très concrète de la mesure phare du programme éducation macronien, il n’est pas inutile d’en analyser les rouages, tant ils révèlent à la fois une méthode brutale et des finalités contestables.”

Objectif "100% de réussite au CP" au cœur du séminaire des inspecteurs de l’éducation nationale. “Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Stanislas Dehaene, professeur au collège de France en psychologie cognitive et expérimentale, sont intervenus auprès des inspecteurs de l’éducation nationale sur les pratiques les plus efficaces dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture au CP, au cours d’un séminaire à l’école supérieure de l’Éducation nationale le jeudi 22 juin.

Ce séminaire avait pour objectif de mettre en contexte la mise en place du nouveau dispositif du CP dédoublé en éducation prioritaire dans le cadre des programmes du cycle 2, où l’accent est mis sur l’apprentissage des fondamentaux. Il s’est appuyé sur le référentiel de l’éducation prioritaire.

Cela a été l’occasion de revenir sur les résultats de la recherche en didactique de la lecture et de la production d’écrit, qui font désormais consensus, et de présenter les ressources afin de nourrir la réflexion pédagogique et étayer les gestes professionnels des enseignants.

Il a permis également d’insister sur les pratiques les plus efficaces avec des petits groupes d’élèves.

La réflexion portait enfin sur les modalités d’accompagnement du dispositif en académie.”

Éducation : le retour du redoublement, beaucoup de bruit pour rien ?Le "maintien" sera à nouveau possible "dans des cas rares". Dans les faits, ça ne change pas grand-chose. Symboliquement, c’est très différent.”

Examen-diplômes

À quoi sert encore le brevet des collèges, présenté par 840.000 élèves ?Le brevet reste encore indispensable pour passer quelques rares concours dans la fonction publique. Pour les enseignants, il donne un objectif et finalise les études au collège. « Nous nous attendons cette année à des taux de réussite battant largement le record de l’an dernier », explique Samuel Cywie, de la Peep Paris, au sujet du brevet des collèges, dont les épreuves se dérouleront en fin de semaine prochaine pour 840.000 collégiens. En raison d’un nouveau mode d’évaluation, une importante proportion ..” Article réservé aux abonnés.

Le bac est mort, vive le bac !Le baccalauréat a-t-il encore un sens ? Faut-il s’en passer ou le réformer ? "L’Obs" a tenté d’y répondre. Avec un plan original, en huit sous-parties.”

Bac : la correction d’une copie de philo laisse peu de place au hasard. “Contrairement aux idées reçues, l’évaluation d’une copie de philo au bac n’est pas laissée au libre arbitre ou à l’humeur du correcteur : elle répond à des critères bien précis qui sont discutés à plusieurs, avant la note finale. « Avec la philo, on ne peut jamais vraiment être content de soi, ça dépend trop du prof qui corrige », lançait Camille, résignée, en sortant jeudi dernier de la première épreuve du bac. « Faux ! », rétorque Marie Perret, 43 ans, professeur de philosophie à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), et rompue à cet exercice depuis plus de 20 ans.“

Convictions

Education nationale : « 9-3 », v’là les renforts des grandes écoles. “La promo pionnière du Teach for France, financé et piloté en partie par le secteur privé, achève sa première année : des diplômés de Sciences-Po ou de HEC enseignent dans des établissements REP de banlieue parisienne. Quitte à créer des inégalités parmi les contractuels.”

Un député La République en marche favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école en Alsace-Moselle. “Un député de La République en Marche nouvellement élu dimanche dans le Bas-Rhin s’est dit favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école pour les départements de l’Alsace et en Moselle. Dans trois départements, l’enseignement religieux y est possible mais pas encore l’islam.”

« Toujours, l’engagement citoyen ». Entretien avec Nicole Belloubet par Jean-Michel Zakhartchouk extrait du Cahiers pédagogiques N° 518 - Enseigner, former : écrire. “Dans le cadre prestigieux du Conseil constitutionnel, près de la salle où les neuf sages valident les lois de notre République, un bureau avec vue sur les fameuses colonnes de Buren du Palais-Royal. Et la rencontre avec une femme de conviction, qui nous accueille avec gentillesse pour évoquer son parcours singulier, où pédagogie et action se sont plusieurs fois croisées. Il s’agit de Nicole Belloubet, membre du Conseil constitutionnel et ancienne rectrice.”

Supérieur

Sélection en master : Paul, recalé à l’entrée de deux masters, a testé la saisine du recteur. “Le téléservice permettant de saisir le recteur pour obtenir une place en master est accessible via trouvermonmaster.gouv.fr, depuis lundi 19 juin 2017. Étudiant en troisième année de licence de sciences politiques à Paris 1 et recalé à l’entrée des deux masters qu’il convoitait, Paul l’a testé. Témoignage.”

MOOC Mathématiques : une préparation à l’entrée dans l’enseignement sup’. “Des cours en ligne de mathématiques ont été conçus pour accompagner les futurs étudiants dans leur transition entre le lycée et l’enseignement supérieur. Disponibles sur la plateforme FUN, ils s’adressent aux personnes ayant suivi une première et une terminale scientifique.”

Budget en déficit des universités : quel rôle pour le recteur ?Alors que certaines universités votent des budgets en déficit année après année et que d’autres se retrouvent à devoir adopter des plans de retour à l’équilibre, quel est le rôle du recteur, garant du contrôle budgétaire ? Est-il tenu de placer sous tutelle les établissements en difficulté financière ? Éléments de réponses.”

Enseigner à distance aux étudiants incarcérés : un défi pour les universités. “Les étudiants en prison sont souvent des personnes en grande difficulté personnelle qui sont soumises à l’interdiction partielle voire totale d’accès aux usages numériques. C’est pour ces raisons que l’enseignement à distance (EAD) en prison pose un réel défi à nos universités. Pour garantir ce service public, elles doivent définir une politique de formation ambitieuse en adaptant leurs modalités administratives et pédagogiques et en sensibilisant les équipes.”

Facebook va-t-il devenir une plate-forme de cours en ligne ? Question de Jessica Gourdon. “Né dans une université, le réseau social Facebook pourrait-il devenir un jour une plate-forme de cours en ligne ? Mi-juin 2017, la multinationale californienne a lancé une fonctionnalité donnant la possibilité de "créer un cours" au sein de groupes Facebook, rapporte le magazine "Inside Higher Ed". Pour l’instant, cette fonction n’est testée que par un cercle restreint d’utilisateurs. Elle permet aux modérateurs des groupes de créer des leçons séquencées en unités, et, pour les élèves, de suivre leur progression en temps réel.”

Ailleurs

La Turquie va suspendre l’enseignement de la théorie de l’évolution à l’école. “"Nous avons exclu les sujets controversés pour les élèves à un âge auquel ils ne sont pas capables de comprendre le contexte scientifique des enjeux", a déclaré Alpaslan Durmus. Cet enseignement est donc repoussé au premier cycle universitaire.

"Nous avons essayé d’intégrer nos valeurs locales et nationales au programme", a fait valoir le ministre. Selon The Independant, plusieurs universitaires turcs ont critiqué le projet, soulignant que le seul pays à avoir exclu la théorie de l’évolution à l’école est l’Arabie Saoudite.”

Les enjeux de l’enseignement de l’histoire africaine aux Africains. “En Afrique il y a un célèbre adage qui dit : "si vous ne connaissez pas d’où vous venez, vous ne sauriez décider de là où vous allez". Mais les Africains sont-ils pour autant fiers de leur histoire ? Veulent-ils vraiment savoir d’où ils viennent ? Et de quelle histoire parle-t-on ?

Ressources

Classe mutuelle : les élèves s’expliquent très bien les choses entre eux, parfois mieux que nous. “Prof de SVT dans un lycée parisien, Vincent Faillet a métamorphosé sa salle de classe, en premier lieu ses murs, afin de développer l’apprentissage entre pairs. Il nous parle de sa "classe mutuelle".”

L’innovation : une histoire contemporaine du changement en éducation. De François Muller. “Passer d’une logique d’enseignement à celle de formation par les compétences pour les enseignants ou passer d’un pilotage commandé à un accompagnement concerté pour l’encadrement peuvent être des exemples signifiants de pratiques à l’œuvre dans nos écoles et établissements scolaires. Trois cents actions contemporaines pour identifier dix tendances durables en éducation : tel est le pari de ce premier volume consacré aux « changements en éducation ».”

École : les vrais défis. Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué par Olivier Maulini. “Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.”

Et un petit rappel historique : Le BAFA*… ou l’histoire du stage. “// BAFA // Peut-être avez-vous rencontré les Ceméa à l’occasion d’un stage BAFA ? Le stage, acte fondateur des Ceméa, tour à tour, appelé session, module, semaine, etc., mérite qu’on revisite, à l’occasion de ce quatre-vingtième anniversaire, les éléments qui ont fait son succès et sa pertinence.”

Bernard Desclaux

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A Lire... Jean-Paul Martin, La Ligue de l’enseignement : une histoire politique (1866-2016)...

23 Juin 2017 , Rédigé par La Vie des Idees Publié dans #Education

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La Ligue de l’enseignement fête ses 150 ans. À cette occasion, Jean-Paul Martin retrace les mutations qui ont affecté son mode d’organisation, son rapport à l’État et son combat laïc. L’historien invite, ce faisant, à réfléchir sur le rôle de la société civile en France.

Le livre que Jean-Paul Martin signe ici, avec la collaboration de Frédéric Chateigner et Joël Roman, répond à une commande des dirigeants de la Ligue de l’enseignement, soucieux d’offrir au public un ouvrage de référence sur leur mouvement. Qui mieux que J. P. Martin pouvait en effet retracer l’histoire longue et complexe de cette nébuleuse associative ? Fin connaisseur de la Ligue, à laquelle il a consacré un doctorat et dont il est par ailleurs l’un des compagnons de route, Jean-Paul Martin a eu carte blanche, à condition de publier les résultats de son enquête en trois ans, pour les 150 ans de l’association.

L’auteur souligne dès l’introduction combien le délai imposé fut pour lui contraignant. Il lui interdisait notamment la consultation des archives « de Moscou » (57 cartons), restituées par la Russie en 2000 et confiées par la Ligue aux Archives nationales en 2014, le conduisant à s’appuyer essentiellement sur la documentation rassemblée à l’occasion de sa thèse, les publications du mouvement et les recherches existantes, généralement centrées sur des périodes restreintes.

Il en résulte un livre dense, parfois aussi touffu que l’enchevêtrement des réseaux de la Ligue, qui met surtout l’accent sur l’histoire politique du mouvement. La structure de l’ouvrage, chronologique dans ses grandes lignes, permet de suivre finement les évolutions de la Ligue selon trois perspectives, dont l’articulation est régulièrement mise en valeur par des chapitres plus thématiques : la laïcité, le rapport à l’État, la fonction politique de l’association.

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Chloé Gaboriaux

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CP à 12 élèves... Méthodes brutales et finalités contestables...

23 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Pédagogie

https://gelambre.files.wordpress.com/2010/10/marche-forcee-dans-le-sud-oranais-juin-1881_photo-du-tableau-de-leon-couturier_1883_cadree.jpg?w=640

EXTRAIT

CP à 12 élèves: la réforme En Marche forcée

(...)

Réformer l'éducation par ordonnance

Le nouveau gouvernement veut agir vite pour reprendre en main la refondation de l’éducation nationale. C’est donc dans une précipitation inédite que les directions académiques annoncent ces derniers jours les mesures concrètes pour atteindre l’objectif de « 100 % de réussite en CP ». Syndicats, associations de parents d'élèves (voir ici) et enseignants sont mis devant le fait accompli. Cette célérité n’est évidemment pas sans poser de nombreux problèmes tant au niveau de la méthode que des finalités et surtout préfigure ce que pourrait être la marque de fabrique d'une nouvelle gouvernance à marche forcée.

Casser ce qui était déjà en marche

Les enseignants se voient dans l’obligation de renoncer à un précédent dispositif, le "plus de maîtres que de classes". Toutes les écoles REP+ (réseau éducation prioritaire renforcé) et une majorité des écoles REP s’étaient vues attribuer un professeur des écoles en surnuméraire pour accompagner les classes et intervenir en fonction des besoins au sein de celles-ci. Ces enseignants « pollénisateurs» permettaient de décloisonner les classes et d’encourager l’innovation et la réflexion pédagogique au sein d’équipes enseignantes, souvent jeunes et inexpérimentées dans ces écoles prioritaires. Or, en Seine-Saint-Denis où plus de 500 écoles sur 830 sont en éducation prioritaire, la totalité de enseignants PDMQDC ((plus de maîtres que de classes) des écoles REP+ vont disparaître à la rentrée prochaine. Tout est donc « balayé d’un revers de main », sans réflexion, sans bilan et sans égards pour les professionnels investis (voir pétition). Le directeur académique, M.Wassenberg, l’a annoncé vendredi dernier et a même ajouté qu’une partie des nouveaux postes affectés aux brigades de remplacement (75 postes sur 190 pour être précis) serait ponctionnée pour concrétiser la promesse des CP à 12 . Le non remplacement des enseignants absents, véritable fléau dans ce département, a donc toutes les chances de revenir en force dès l’automne prochain.

(...)

Un slogan ne fait pas une politique

Les finalités sont aussi problématiques. Le slogan "100 % de réussite en CP" est certainement opérant pour gagner des élections mais beaucoup moins pour vaincre l’échec scolaire. Une telle promesse, digne d’un commercial tout droit sorti de l’ESSEC, fait porter une responsabilité particulièrement lourde sur les seules épaules des enseignants de CP. Outre le fait que cela induit que certains enseignants auraient pu avoir par le passé comme objectif de faire échouer leurs élèves, qu’adviendra-t-il si l’objectif n’est pas atteint ? Comment vont réagir les familles à qui on fait cette promesse si par malheur leur enfant n’est pas devenu lecteur-expert à la fin du CP ?

(...)

A l'école du paravent

Enfin, le problème des locaux, très tôt soulevé par la communauté éducative, est solutionné de manière expéditive. Partout où des salles inoccupées existent, tout va bien, mais ailleurs, soit dans la grande majorité des cas, les enseignants devront partager leur salle avec un collègue. La proposition de la fraichement élue député Anissa Khedher d’installer des paravents dans les classes (voir ici) est sérieusement envisagée par plusieurs communes de Seine-Saint-Denis nous dit Véronique Decker, directrice d'école à Bobigny et auteur de "l'école du peuple". Elle ajoute que "notre ministre comme M. le président ne connaissent pas les écoles publiques et encore moins celles des quartiers populaires, eux qui sont passés par des établissements privés". Ce serait "leur non-attachement à cette école publique" qui expliquerait selon elle qu'ils considèrent comme opérant que deux professeurs enseignent à deux classes dans la même salle pour apprendre à lire. Ou alors, et ce ne serait pas le moindre des paradoxes à l’heure où l’autonomie et l’expérimentation sont célébrées par notre nouveau ministre,  cela reviendrait finalement à maintenir le principe des PDMQDC sans le dire, mais en les assignant d'autorité à la seule classe de CP. 

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Emile Lanoë

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Le «trou noir» du cabinet élyséen... Par Claude Lelièvre...

23 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Il n'y a toujours pas de conseiller «Education» alors même que la liste des membres du cabinet (pléthorique) du Président de la Républiques est parue au JO du 18 juin. Un Warterloo annoncé ou un Appel ?

On ne peut pas dire que l'absence d'une nomination d'un conseiller ''Education '' auprès du nouveau Président de la République pourrait s'expliquer par des considérations allant dans le sens de la modération du nombre de conseillers (à l'instar de ce qui a été dernièrement préconisé par le Chef de l'Etat pour les ministres : pas plus de 10 conseillers). L' « arrêté du 15 mai 2017 relatif à la composition du cabinet du Président de la République » (publié au JO du 18 juin) montre en effet que le cabinet ne compte pas moins de 45 membres. Les ''deux poids, deux mesures '' allant à l'évidence dans le sens d'un gouvernement très élyséen....

Autres curiosités (et non des moindres), le Premier ministre dispose d' « une conseillère éducation, enseignement supérieur, jeunesse et sports (''chef de pôle'') », Marie Reynier (ex rectrice des académies de Martinique, Orléans et Nancy, de 2004 à 2017). Et l'on trouve dans la liste des membres nouvellement nommés du cabinet du Président de la République : un « conseiller enseignement supérieur, recherche et innovation » (Thierry Coulhon) et un « conseiller sport » (Cyril Moulin).

Est-ce à dire que le nouveau ministre de l'Education nationale (auquel on a dévolu aussi la « jeunesse ») serait l'objet d'une confiance exceptionnelle, hors ''surveillance'' élyséenne (les conseillers du président de la République jouant traditionnellement plus un rôle de ''veille'' que d'''inspirateur'') ? Mais ce serait oublier que le ministre de l'Education nationale est de toute façon dans le périmètre dévolu à la ''chef de pôle'' Marie Reynier auprès du Premier ministre Edouard Philippe.

Ce serait aussi oublier que Jean-Michel Blanquer prend volontiers ses propres conseillers parmi ceux qui ont ''conseillé'' son ami « Baroin » (qui vient de mener la campagne des « Républicains ») lorsque celui-ci était ministre de l'Economie et des Finances, en 2011. On peut citer ainsi Christophe Pacohil, son chef de cabinet ; ou Perrine Dufoixs qu'il vient de nommer « conseillère presse et communication ». Le laisserait-on être le ''Grouchy'' de Waterloo ? A sa charge (ou décharge), on notera que François Baroin a « versé une larme » quand il a appris la nomination de son ancien camarade de classe : « c'est quarante ans de vie commune ; c'est comme un frère pour moi ; mon père l'adorait. C'est de très loin le meilleur ; c'est un missionnaire de la transmission du savoir » (sur Europe n°1)

Il reste l' « Appel ». A Brigitte Macron. Dans « Paris Match », en novembre 2016, elle a déclaré que son « combat sera sur l'éducation afin d'offrir aux jeunes autre chose que des cages d'escalier. Si on les abandonne au bord du chemin cela explosera ». Six mois plus tard, dans le même journal, elle a soutenu que « si Emmanuel Macron était élu, elle s'impliquerait dans l'univers féminin et social, l'éducation, le handicap, la culture, son monde ». Les considérations précédentes donneraient plutôt du crédit à une certaine prise en compte effective imminente de cela pour expliquer le mystère du ''trou noir''. Mais il serait temps d'en sortir et de paraître en pleine lumière. Il y va quelque peu d'une bonne ''gouvernance'' et de l'importance dévolue ou non à l'Education au sommet de l'Etat.

Claude Lelièvre

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Revue de Presse Education... Humeur - Cafouillages - Brèves...

23 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Crayons De Couleur, Coloration, Enfant

Une revue un peu particulière aujourd’hui en raison d’un article qu’il m’a paru essentiel de mettre en avant. Pour le reste, ça couac toujours un peu partout et quelques brèves de...juin

Billet de (mauvaise) humeur

La mienne, pas la sienne car courageusement, Véronique Servat, repart au combat pour pouvoir tout simplement exercer son métier. Dans un article de blog écrit car « Chaque année jusqu’à la fin de ma carrière je vais devoir refaire ce chemin de croix et revivre ce calvaire. Autant que celles et ceux qui devront l’affronter, avec moi et après moi, en soient informé.e.s. ». En effet, elle précise que « Handicapée, je ne peux continuer à enseigner dans mon académie ; le rectorat de Créteil refuse d’aménager mon poste de travail et de m’octroyer le bénéfice de l’insertion professionnelle. ». Bravo à elle de témoigner pour tous ceux, bien trop nombreux, qui n’osent pas ou baissent les bras... Espérons pour elle et pour eux que des solutions seront mises en place.

Cafouillages

Ah la musique, elle adoucit les moeurs et... la rentrée. Sur le site du ministère on peut lire « Le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance. Cette mobilisation va trouver un premier développement avec la "rentrée en musique", le lundi 4 septembre 2017, afin de marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées.

Il s’agit de proposer aux élèves, qui étaient déjà présents l’année précédente, d’accueillir leurs nouveaux camarades en musique, manière chaleureuse de leur souhaiter la bienvenue ». Si c’est effectivement une simple possibilité, gageons que, vu le délai trop court d’ici la fin d’année, seuls les établissements où cela se fait déjà le feront en septembre.

Le Monde relaie la colère des étudiants en médecine après l’annulation d’une épreuve de l’internat (ECN)

« Les étudiants de sixième année qui passent les épreuves classantes nationales (ECN) devront replancher le 22 juin sur l’épreuve d’analyse de dossiers cliniques progressifs, annulée. »

Sur Le Figaro on lit « Bac 2017 : les sujets d’éco-droit soumis aux candidats avaient fuité la veille

Depuis hier soir, de multiples rumeurs de fuites du sujet d’économie-droit du bac STMG circulaient. Le ministère a confirmé les faits ce matin, quelques heures après que les élèves ont commencé à plancher sur l‘épreuve.

Les lycéens du bac technologique n’ont décidément pas été gâtés par les conditions des examens cette année. Après la fuite des sujets de philosophie et l’épreuve d’espagnol LV1 reprogrammée à cause d’un sujet déjà tombé, ils ont composé jeudi sur une épreuve dont le sujet avait fuité mercredi soir. »

Et bim, pauvres candidats. Europe1 parle de la conférence de presse du SNPDEN sur le bac.« Le bac actuel ne sert à rien", s’est agacé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, syndicat des responsables de collèges et lycées, lors d’une conférence de presse. Il a appelé à la création de deux examens : un pour certifier les compétences acquises en fin de scolarité et l’autre, dont la forme reste à définir, pour évaluer les compétences nécessaires à la réussite en études supérieures. »

A lire aussi plus longuement sous la plume alerte d’Erwin Canard pour educpro.« Philippe Tournier a d’abord fustigé le coût de l’examen de fin de lycée : "Le bac, c’est 2 milliards d’euros toutes séries confondues. C’est donc deux milliards de cours perdus pour les élèves même si, bien entendu, supprimer le bac ne signifie pas que l’on réalise une économie de deux milliards d’euros", rappelle le chef d’établissement. »

Dans un billet de blog, un professeur d’histoire géographie de Toulouse s’adresse à tous ceux qui s’indignent à propos de l’épreuve du bac. « Car voyez-vous, en trente années désormais révolues au sein de l’Education Nationale, tout ce que vous avez pu dire, hurler, murmurer à l’oreille d’un micro, répéter en boucle à votre stylo rouge, vitupérer en « salle » de réunion… Oui, tout ça… Eh bien, je l’ai déjà lu, entendu, des dizaines de fois. Vous parlez de scandales, vous parlez de foutaises, vous parlez d’incohérences, vous parlez de réformes à faire, vous parlez d’effectifs de classe à faire baisser, vous parlez de programmes à alléger, vous parlez de professeurs à mieux surveiller. Vous n’êtes pas les premiers… Et vous ne serez pas les « derniers… »

Parce que, voyez-vous, dans l’Education Nationale (mais pas que…), l’incohérence n’est pas née d’hier. »

Bref, on est en juin

Selon Louise Tourret, « En juin, vive les vacoles ! » car « En juin, il y a ceux qui passent des examens et ceux pour qui les vacances ont déjà un peu commencé. Un casse-tête pour les parents et les profs, mais une belle saison pour les élèves. »

Pourtant comme le rapporte Ouest-France, « En juin, les proviseurs et professeurs planchent aussi. “Contrairement aux idées reçues, le mois de juin est loin d’être de tout repos dans les établissements scolaires. Au lycée Rabelais à Saint-Brieuc, le personnel ne profite pas de vacances anticipées. »

Un billet de Questions de classe évoque les liens entre « Canicule, calendrier scolaire et lobby du tourisme ».

« Heureusement pour le ministre de l’EN, le ridicule tue moins que le réchauffement climatique. Alors que la canicule de ces derniers jours rend les conditions de travail insupportables dans de nombreux établissement scolaires, le ministère répond comme à son habitude par une inénarrable suite de recommandations officielles dont l’objectif le plus évident est de ne pas avoir à aborder frontalement les questions qui fâchent. »

A lire surle site des Cahiers pedagogiques, « Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves »

Erwan Gueguen est un « père de deux enfants scolarisés dans une commune du Rhône, représentant des parents d’élèves dans leur école, est aussi chercheur en biologie, enseignant à l’Université. L’argumentation scientifique lui tient à cœur de par son métier, il a donc lu avec attention les rapports sur les rythmes scolaires afin de se forger son propre avis, qu’il a exposé à d’autres parents élus de sa commune. ».

Emilie Kochert

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Rentrée en musique... Les concerts de casseroles seront acceptés... (Véridique)

22 Juin 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Pédagogie

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Chansons et concerts seront joués dans les établissements scolaires à la rentrée, le 4 septembre, a annoncé, jeudi, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé jeudi 22 juin une petite révolution pour les écoles, les collèges et les lycées de France : la rentrée 2017 se fera en musique.

Organiser une rentrée moins triste

Le 4 septembre, des chansons et des concerts seront joués dans tous les établissements. Objectif ? Organiser une rentrée moins triste. "Le cœur de ce que nous devons faire, c'est créer une école de la confiance où chacun vient avec bonheur", a expliqué le ministre sur franceinfo. "La musique, spontanément, même chez le petit enfant, apparaît comme ce qui fait lien. Il y aura donc, je l'espère, moins de larmes chez les petits à cette rentrée et beaucoup plus de sourires que d'habitude", poursuit Jean-Michel Blanquer.

Enfants et enseignants appelés à participer

Seule exigence pour cette première : que tous les enfants et les enseignants participent. Dans ce contexte, tout est accepté : simple chanson, concert de casseroles ou de flûtes à bec… Du moment que c'est "harmonieux", précise le ministre.

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