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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Najat Vallaud-Belkacem : "Notre seuil d'intolérance au sexisme est en train de s'élever"...

9 Mars 2017 , Rédigé par Grazia Publié dans #Education, #Femme

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En cette Journée de lutte pour les droits des Femmes, Grazia.fr donne la parole à des pionnières. Parmi elles, Najat Vallaud-Belkacem, 39 ans, née au Maroc, arrivée en France à l'âge de 5 ans et devenue première femme ministre de l'Éducation.

Première femme ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a également été en charge des Droits des Femmes. En ce 8 mars symbolique, elle a répondu aux questions de Grazia.fr.

En tant que femme et qu'ancienne ministre des Droits des Femmes, quel est le message que vous souhaitez faire passer en cette journée ?

Najat Vallaud-Belkacem : C'est un 8 mars qui arrive à quelques semaines de l'échéance présidentielle. Le message que je veux faire passer, c'est qu'il faut que les droits des femmes soient absolument présents, au cœur des engagements des candidats. Or, je trouve que pour l'instant ils sont assez peu évoqués, à part par Benoît Hamon. J'estime qu'il y a là une mobilisation à avoir pour obliger les candidats à assumer et poursuivre ce combat.

Que pensez-vous de l'appel lancé par un collectif pour arrêter le travail à 15h40 afin de réclamer une plus grande égalité au travail ?

Je le soutiens bien sûr. Je trouve cela extrêmement positif de voir venir de la société civile un sursaut sur ces questions d'égalité professionnelle. Beaucoup de choses peuvent et doivent être faites par les pouvoirs publics, mais le changement culturel à installer dans notre pays, pour augmenter notre seuil d'intolérance aux inégalités, se fera lui par la société civile.

Allez-vous pouvoir vous arrêtez de travailler à 15h40 ?

Ce qui est important au fond, ce n'est pas tant la démarche de s'arrêter de travailler, c'est bien que toutes celles et ceux qui peuvent le faire le fassent, mais au-delà, ce qui compte, c'est de se manifester. D'une façon ou d'une autre. De prendre la parole pour rappeler ces inégalités persistantes et dire que l'on a encore du chemin à faire.

Vous avez été la première femme ministre de l'Éducation. Qu'est-ce que cela a représenté pour vous ?

Quand j'étais ministre des Droits des Femmes, j'avais regardé de très près toutes ces citadelles qui n'avaient pas encore été prises par des femmes. Symboliquement, François Hollande en me nommant a envoyé un signal fort et à l'avenir, il sera impossible d'avoir successivement sur plusieurs années un ministère de l'Éducation exclusivement masculin. Quand on prend une citadelle comme celle-là, on est confronté à des résistances, à des suspicions quasiment culturelles, et il a fallu beaucoup travailler pour les surmonter. Ça doit être le sentiment de toutes les femmes qui arrivent à des postes où elles ne sont pas attendues. Il faut se battre et installer une légitimité qui, aux yeux de certains, n'est pas si évidente.

(...)

Pauline Pellissier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Un nouveau concept : l'élève "vrai"...

9 Mars 2017 , Rédigé par H Michelotto Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "eleve qui leve le doigt"

Ce texte m'a été offert par une collègue, professeure de mathématiques. Je le publie ici avec son accord. Il a quelques années mais reste d'actualité.

Christophe Chartreux

                         __________________________________________

Lors d'un repas de midi dans la salle de restauration réservée aux professeurs... Les collègues sont en train de parler d’une des classes dont j'ai la responsabilité en mathématiques et, plus particulièrement, de certains de ses élèves, très brillants, notamment l'une d’entre eux. C’est alors qu’un des professeurs affirme à son sujet : « Elle, au moins, c’est une vraie élève ! ». Grand silence. Je croise le regard affligé d'un autre collègue qui me dit à voix basse : « Ah ! Je ne savais pas qu’il y avait de faux élèves. »

J’ai poursuivi mon repas la gorge serrée en pensant que, malheureusement, il y avait encore des enseignants qui pensaient ainsi. D’ailleurs, aucun autre professeur n’a réagi ou personne n’a osé, moi la première ! J’entends dire aussi parfois : « Il ne fait pas son boulot d’élève, je ne ferai donc pas mon métier de prof ! » Nous avons eu et avons, tout au long de notre carrière, une formation pour pratiquer notre métier (qui fut supprimée sous Sarkozy!), il n’en existe pas pour devenir un « vrai » élève ou, du moins, un élève conscient que ses apprentissages requièrent une certaine méthodologie. Il me semble légitime et obligatoire de les accompagner dans ce lourd travail, car, bien souvent, un élève qui est "perdu" ne sait pas travailler. Comment fait-on pour apprendre une leçon ? Comment « s’entraîner » pour le prochain contrôle de mathématiques ? Par où commencer ? Et plus simplement, que veut dire « apprendre sa leçon »? Cela signifie-t-il l’apprendre par cœur, la maîtriser pour l’employer dans un contexte différent ? Face à toutes ces questions, il est normal que nous montrions et disions de manière claire aux élèves ce que nous attendons d’eux. C’est pour cette raison, me semble-t-il, que l’évaluation, non pas par une note (qui tombe comme un couperet et qui ne reflète qu'une partie de cette évaluation) mais par les compétences, trouve son sens.

Pendant ma scolarité, à chaque devoir-maison, à chaque contrôle, le couperet tombait. On devait être prêt au moment de l’interrogation, au moment où le professeur avait jugé bon de nous évaluer. Si untel ou untel avait eu besoin de deux heures supplémentaires pour comprendre, c’était trop tard ! Il fallait LA note ! Mais que signifie un 10/20 ? Que l’élève connaît la moitié de ce qu’il aurait dû savoir ? Ou la moitié de ce que l’enseignant attendait de lui ? J’ai peur que ce ne soit ni l’un ni l’autre ! Lors d’une interrogation, au moment où un élève a terminé et que je m’apprête à prendre sa copie, je la regarde et si je vois des erreurs je n’hésite pas à lui dire « relis bien la consigne de cette question ». Ils ont au départ été surpris que j’intervienne de cette façon pendant le contrôle (noté), maintenant c’est devenu « « normal » et ils guettent ma réaction quand je regarde leur copie. Je veux pouvoir laisser cette possibilité à un élève qui a lu trop rapidement l’énoncé, qui n’était pas concentré à ce moment-là, la possibilité de « retenter » et, généralement, ils sont plutôt reconnaissants car c’est aussi une manière de leur indiquer que l’interrogation n’est pas faite pour les piéger mais pour les faire raisonner et les mettre en action devant une situation.

La mise en place d’un socle commun de connaissances et de compétences pour les collégiens favorise cette réflexion à mener sur l’évaluation des élèves qui me donne, à chaque fois, beaucoup de fil à retordre !

Hélène Michelotto

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Quand Emmanuel Macron se pique de pédagogie, d'Histoire et... se plante!

9 Mars 2017 , Rédigé par Europe 1 Publié dans #Education, #Histoire, #Macron

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Je ne résiste pas au "plaisir" de vous faire prendre connaissance de ce petit morceau d'anthologie:

Sources Europe 1 et France Culture

Le candidat d'En Marche! à la présidentielle a précisé jeudi l'idée qu'il se faisait de l'enseignement de l'Histoire dans les écoles.

Le candidat d'En Marche! à la présidentielle, Emmanuel Macron, a précisé jeudi l'idée qu'il se faisait de l'enseignement de l'Histoire. "Il ne faut pas enseigner l'Histoire comme un bloc de vérités mais essayer d'en donner l'épaisseur" a expliqué Emmanuel Macron sur France Culture, estimant qu'on pouvait "innover sur le plan pédagogique en enseignant pas simplement des dates" mais en donnant "l'accès à des traces de l'Histoire, des manuscrits, en dépliant la capacité à représenter".

(Note du webmaster:

donc pour Monsieur Macron, l'enseignement de l'Histoire se fait encore par l'apprentissage par coeur de dates et qu'il conviendrait donc d' innover en donnant accès à des traces de l'Histoire, des manuscrits, en dépliant la capacité à représenter".

Depuis combien d'années Monsieur Macron n'a-t-il pas mis les pieds dans une salle de classe, notamment dans celle des professeurs d'Histoire/géographie/EMC de ce pays? Le jour où il daignera le faire, il s'apercevra que ce qu'il appelle "innovation" est DEJA pratiqué)

"Roman totalitaire". Au même titre qu'il souhaite "ramener de la complexité" dans le débat politique, Emmanuel Macron a émis l'idée d'enseigner "un roman national" qui ne soit "pas un roman totalitaire, une vérité d'Etat enseignée sans aucun recul". "Beaucoup de candidats à droite et à l'extrême droite utilisent le terme d'identité nationale pour replier la France sur, en quelques sortes, la haine de l'autre, le fantasme d'un passé qui n'a peut être jamais été" a dénoncé le candidat d'En Marche!, qui "croit beaucoup plus au concept d'appartenance à une Nation".

Une "composante de la fierté française". Plutôt que "d'imposer" des programmes d'Histoire, ce qui ne serait selon lui "pas le rôle d'un président de la République", Emmanuel Macron a expliqué concevoir "l'éducation et la culture comme une composante de la fierté française"*. Pour définir l'enseignement de l'Histoire, "le ministre (de l'Éducation nationale) a un rôle important, les enseignants ont un rôle important et il faut un vrai débat pédagogique sur ce sujet" a-t-il plaidé.

* Commentaire du webmaster: ?????????????

"Ce qui est important c'est que, dans l'Histoire, on ait toujours cette part d"herméneutique, mais qu'elle ne vienne pas déconstruire ce rapport... Allez, allons-y puisque c'est un débat qu'il faut lancer, à la vraie identité française"

Emmanuel Macron

La "vraie identité française"?...

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Préparer la rentrée 2017... (video + commentaire)

9 Mars 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education

Commentaire

Alors que le Gouvernement crée des postes;

Alors que les collèges et lycées, touchés par la vague démographique vont avoir besoin d'enseignants:

F Fillon annonce la suppression de 500 000 fonctionnaires;

- E Macron annonce la suppression de 120 000 fonctionnaires. Il prévoit la "création" de 4000 postes.

Les guillemets s'imposent puisqu'il s'agit en fait de redéployer les postes créés dans le secondaire par le Gouvernement auquel il a appartenu pour les reverser dans le primaire.

Quand on sait que les classes de collèges et lycées vont être surchargées, ces établissements, les personnels, les élèves et les parents doivent s'attendre à une dégradation très importante des conditions d'enseignement.

Christophe Chartreux

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Qu’est-ce qui ne va pas avec l’arabe à l’école?...

9 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Arabe

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L’enseignement de la langue arabe en France a fait l’objet d’une vive polémique au printemps 2016. Il n’y a pourtant rien de nouveau à cet enseignement, très ancien en France. Sur cette question, il semblerait bien que les peurs l’emportent sur les mensonges.

«  Vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national (…) Ne croyez vous pas que l’introduction des langues communautaires dans les programmes scolaires encouragera le communautarisme qui mine la cohésion nationale ?  » Annie Genevard, députée LR du Doubs, question à la ministre de l’Éducation nationale, 25 mai 2016.

L’arabe n’est pas une langue étrangère comme une autre. C’est la langue des Maghrébins de France (du moins une de leurs langues, il y a aussi les berbères). Et c’est la langue de l’islam. Les Maghrébins incarnent la survivance sur le territoire français de l’échec colonial. S’ils sont là, c’est par ce que nous sommes allés au Maghreb en conquérants, et que les échanges matériels et humains se sont multipliés pendant des décennies entre l’Hexagone et son vis-à-vis sud méditerranéen : les routes migratoires suivent en l’occurrence des routes tracées bien avant pour tout autre chose.

Certes, pas besoin de passé colonial ni de proximité directe pour que les migrations affluent. Nous n’avons pas colonisé la Chine. Mais les Maghrébins incarnent la dimension proprement postcoloniale de la France du XXIe siècle : le temps où la Méditerranée traversait la France. C’est bien parce que quelque chose du statut d’«  indigène  » demeure sur eux que le sociologue Abdelmalek Sayad, ami de Bourdieu, pouvait déclarer que «  l’Algérien  » était «  le plus immigré des immigrés  », le parangon de l’immigré, celui auquel l’entrée dans la communauté des citoyens est refusée plus facilement qu’accordée, même si le droit proclame l’égalité des individus.

«  N’en déplaise aux députés à courte vue, la langue arabe ne fait pas son entrée à l’école de la République avec Najat Vallaud-Belkacem : l’agrégation a été créée en 1906 par un décret d’Aristide Briand. Et la première institution à proposer des cours d’arabe fut… en 1530 le Collège des lecteurs royaux, ancêtre du Collège de France.  »

«  Deux cent ans d’arabe à l’école  », Juliette Rigondet, L’Histoire, octobre 2016.

Quant à l’islam, que dire ? On sait bien que le principe de laïcité garantit à tout un chacun une pleine liberté de conscience, impliquant la liberté de pratiquer et de manifester sa religion «  individuellement et collectivement, en privé et en public  », sans «  autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui  », selon les termes de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 – et celle-ci s’impose à nous non pas d’une façon théorique mais dans les faits, puisqu’elle est contrôlée par la Cour européenne des droits de l’homme devant laquelle les plaintes arrivent le cas échéant.

Dans les faits, l’islam et ses pratiquants suscitent la peur. Le contexte international y est pour quelque chose, mais aussi le rapprochement passionné que font les médias français entre les abominations du djihadisme violent et les mœurs des musulmans en France. Le djihadisme violent a fait des centaines de morts à Madrid bien avant Paris et Nice, les Espagnols ne s’en sont pas pris aux façons de vivre des musulmans. En France, il alimente un sursaut d’assimilationnisme. On demande aux musulmans de disparaître de la vue.

Dans ce contexte, impossible de faire des propositions sur l’enseignement de l’arabe à l’école sans avoir, explicitement ou non, une position normative sur des questions clivantes telles que l’intégration ou l’assimilation, la pluralité culturelle ou le communautarisme, la laïcité et l’islam, la délinquance dans les quartiers, etc. Avoir un enseignement d’arabe à l’école est une situation dont les dimensions politiques au sens le plus viscéral du terme risquent à tout moment d’apparaître au grand jour et d’entraîner le conflit, jusqu’au sein de la salle des professeurs.

(...)

Françoise Lorcerie

Directrice de recherches au CNRS (IREMAM), Aix-en-Provence

A lire également :

«  Ma crainte, c’est que l’école se referme » Entretien avec Marie-Rose Moro
Pourquoi l’arabe ? Par Nancy Maury-Lascoux

Ce qu’en dit Rachida Dumas, IA-IPR d’arabe

«  L’enseignement de l’arabe est porteur en France d’une tradition orientaliste qui compte des noms prestigieux comme Sylvestre de Sacy, Louis Massignon, André Miquel, etc. Aujourd’hui, l’enseignement de l’arabe vit un paradoxe : dans l’enseignement primaire et secondaire, il souffre malheureusement d’une image dévalorisée de stéréotypes marquée par l’histoire coloniale et par une représentation identitaire : pour apprendre l’arabe, il faudrait être d’origine arabe et l’enseignement de cette langue ne peut avoir de place que dans des quartiers défavorisés ! Tandis que l’enseignement supérieur met en avant les débouchés professionnels importants dans de nombreux secteurs économiques, diplomatique, etc.  »

«  L’enseignement de l’arabe dans le système éducatif français  », n° 534 des Cahiers pédagogiques, janvier 2017.

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Le projet Macron? Un libéralisme ancien et un danger pour notre école...

8 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

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Emmanuel Macron serait, si l'élection avait lieu aujourd'hui, notre Président de la République. Ce qui vaut et vaudra évidemment toujours mieux que la catastrophique Marine Le Pen.

J'entends et je lis de plus en plus souvent qu'il serait le seul rempart contre l'arrivée au pouvoir du Front National. Un épouvantail brandi en argument unique. L'adhésion au projet d'Emmanuel Macron venant après. Rappelons que 45% seulement de ceux se sentant proche des idées de l'ancien Ministre sont certains de voter pour lui. Par comparaison, ils sont entre 70 et 80% à l'être pour François Fillon ou Marine Le Pen. Il pourrait m'être répondu que Monsieur Macron dispose d'une marge de progression. C'est vrai. Ce pourcentage très bas peut aussi être lu comme une incertitude inquiète.

J'entends et lis de plus en plus souvent que le projet Macron serait la suite du hollandisme, une sorte de poursuite du quinquennat avec la jeunesse en plus. Un homme neuf à défaut d'un projet présenté comme "innovant" alors qu'il s'inscrit dans la plus étroite tradition libérale, parfois même très "ultra libérale".

Afin de ne pas encombrer mon propos, je renvoie aux analyses accessibles (il y en a des dizaines) ci-dessous et y ajoute une réflexion centrée sur le dossier "Education".

Quant à l'éducation, le projet d'Emmanuel Macron, outre le fait qu'il ressemble davantage à un fourre-tout qu'à un programme systémique, pose davantage de questions qu'il n'apporte de solutions:

Pour rappel

- L'interdiction des portables? (la proposition/gadget qui a hélas occulté tout le reste. C'est dire le niveau atteint par le débat. Passons...): Ils sont interdits évidemment en cours. Mr Macron sait-il qu'ils le sont déjà dans de nombreux établissements via leur règlement intérieur? Sait-il également que cette interdiction est inapplicable, posant en plus des problèmes juridiques. Mr Macron sait-il qu'en milieu rural comme urbain, les élèves et les parents sont très rassurés de pouvoir compter sur ce lien? Enfin, Mr Macron sait-il que de plus en plus de professeurs utilisent le téléphone portable de manière pédagogique en classe?
 
- Les propos tenus par Mr Macron sur la  "réforme nécessaire de l'éducation" démontre une  absence de maîtrise assez étonnante du dossier. C'est là un déni total de ce qui a été fait pendant 5 ans. Mr Macron aurait-il oublié ce qui a été fait pendant cinq ans?
 
Mr Macron veut instituer des "rythmes scolaires a géométrie  variable" accompagnés d'une autonomie de recrutement des enseignants par les personnels de direction des Ecoles et collèges. Veut-il encourager la cristallisation des inégalités sociales? Veut-il supprimer le caractère "national" de l'Education? Dans ce cas, qu'il le dise clairement.
 
- Mr Macron affirme: "Pas besoin de nouvelles embauches. J'utiliserai celles qui ne l'ont pas encore été dans les 60 000 postes créés..." Lesquelles ?
 
Mr Macron ne veut-il plus qu'on remplace les absents?
 
Qu'on forme les enseignants?
 
Qu'on mette  plus de maîtres que de classe dans toute l'éducation prioritaire?
 
Qu'on mette 500 nouvelles formations dans l'enseignement pro?
 
Les derniers postes utilisés à la rentrée 2017 c'est à tout cela qu'ils vont servir...
 
- Mr Macron veut rétablir les classes bilangues (de contournement):
 
Mr Macron sait-il qu'il n'existe pas le nombre de professeurs de langues vivantes suffisants pour le faire avec une langue vivante 2 en 5e? Va-t-il renoncer aussi à cela? Remettra-t-il les 85% de collégiens sans classes bilangues avec une langue vivante 2 qui n'arrive qu'en 4e?
 
Peut-être Mr Macron, par un projet/catalogue, veut-il satisfaire tout le monde? Il ne satisfait pourtant que les "hurleurs" minoritaires entendus pendant tout le quinquennat, accusant "Collège2016" de maux inventés et que la réalité quotidienne dément parfaitement. Les portes de ma salle de classe sont ouvertes à Mr Macron (et Madame qui d'après L'Express souffle quelques conseils à son mari, elle qui fut professeur de lettres en établissement privé. Ce n'est nullement un reproche mais un constat) afin qu'il constate ce qui se passe sur le terrain, terrain dont il est très éloigné.
 
Je suis très inquiet. Celui qui se présente comme le candidat du "ni/ni" ou parfois du "et/et" projette de détricoter tout ce que qui a été construit dans l'éducation (et pas seulement). Comme celui qui, sans le dire aussi nettement, sera le libérateur des pauvres équipes pédagogique victimes des "lubies ministérielles".
 
Et tout cela se fera au grand soulagement des "hurleurs" évoqués plus haut. Les autres, très nombreux mais trop silencieux - il fallait avoir une certaine audace pour affronter les meutes, pour dire et assumer son soutien à une politique, son soutien et son amitié à une Ministre courageuse -  ne comprendront même pas qu'on est en train de les léser. Le traitement médiatique ayant en plus offert aux "anti tout" des tribunes bien plus larges qu'à celles et ceux qui défendaient, défendent et défendront une école émancipatrice et "excellente pour TOUS"! Des tribunes qui oubliaient souvent tout ce qui a fonctionné et fonctionne parfaitement au moment où j'écris ces lignes.
 
Je suis très inquiet d'un échec électoral toujours possible du candidat Benoit Hamon. Non pas comme quelques crétins le pensent parce que "l'école et la civilisation occidentale auraient été détruites". Mais parce que les changements indispensables et urgents seront remis à plus tard.
 
Celles et ceux qui en souffriront seront une fois de plus les mêmes: les oubliés de l'école.
 
ATTENTION! Ce sont ceux-là qui grossissent un jour ou l'autre les troupes du parti de Marine Le Pen...
 
Christophe Chartreux
 
Ci-dessous, le projet Hamon pour l'Ecole...
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"C'est probablement une idée folle de changer l'école..."

7 Mars 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Cinéma

La réalisatrice Judith Grumbach signe un documentaire passionnant sur les écoles différentes, qui sort ce mardi.

A quoi sert l’école ? A éduquer ou à instruire ? En France, on a tranché : la transmission des connaissances reste cardinale, et la formation de la personnalité est laissée aux hasards du milieu familial et des expériences de vie. Le plus souvent… mais dans les écoles filmées par Judith Grumbach, il souffle un air nouveau, et le soleil semble briller plus haut. Les élèves apprennent l’écoute, l’empathie, la prise d’initiative, la coopération… tout le bagage humaniste des citoyens de demain. La jeune femme a pris conscience que "l’éducation est le levier le plus efficace pour transformer la société dans laquelle on vit". Le 7 mars marque le lancement de son documentaire à Paris, au Forum des Images, qui en est une belle illustration.

Expérimenter, plutôt que de théoriser. Les neuf écoles dont "Une idée folle" fait partager le quotidien sont situées aux quatre coins de la France, en ville ou à la campagne, dans le privé comme dans le public. Traduisez : leurs réussites peuvent être dupliquées, y compris dans les quartiers difficiles, comme le montrent les images tournées au collège Clisthène, à Bordeaux.

Dans ces établissements, le rapport à l’organisation du temps et de l’espace est très différent. Le professeur n’est pas le détenteur du savoir, mais un "organisateur" qui régule le groupe. On y voit des enfants développer des questionnements scientifiques, initier des collectes solidaires, réfléchir sur de graves questions, comme "Peut-on rire de tout ?", s’employer comme médiateurs pour régler des disputes entre copains, gérer des projets, comme ce poulailler qu’ils ont monté (presque) seuls, travailler avec des retraités du village invités dans leur classe, participer à la conception de leur école, s’entraider, s’écouter, apprivoiser leurs émotions… autant d’apprentissages auxquels les adultes accordent autant d’importance que celui de la lecture et des tables de multiplication. Isabelle Peloux, directrice de l’école privée du Colibri (Drôme), explique :

"Il faut leur apprendre à être bien avec eux-mêmes, de façon à donner le meilleur de ce qu’ils peuvent être, et il faut leur apprendre à faire avec l’autre. Et ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est les deux en même temps."

(...)

Caroline Brizard

Suite et fin ci-dessous

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La ministre se penche sur les métiers d'avenir...

7 Mars 2017 , Rédigé par La Nouvelle Republique Publié dans #Education, #Apprentissage

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La ministre de l’Éducation nationale était hier à Tours pour présenter 500 nouvelles formations professionnelles. Dix-huit seront créées en région Centre.

Depuis qu'elle est à la tête du ministère de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a fait de l'apprentissage et de la voie professionnelle une priorité. « Cette voie ne doit pas être une voie de relégation comme on l'a trop souvent considérée », répète-t-elle en affirmant que l'économie du futur doit se bâtir sur le principe de l'alternance.

Ces derniers mois, cette ambition ministérielle s'est traduite par le développement des campus des métiers, la création de 330 « pôles de stage » ou encore la mise en œuvre de « l'orientation réversible » en classe de seconde. Prochaines étapes de la fusée : la création de 1.000 postes d'enseignants et l'ouverture de 500 nouvelles formations professionnelles à la rentrée se septembre 2017.

Un lycée " précurseur "

Hier, c'est à Tours – au lycée Henri-Becquerel – que la ministre a dévoilé cette nouvelle carte des formations élaborée en concertation étroite avec les Régions, cofinanceurs. « Nous avons fait appel au cabinet France Stratégie pour recenser les métiers d'avenir ou sous tension à l'horizon de dix ans », précise Najat Vallaud-Belkacem.

Parmi les secteurs d'activités ciblés, on retrouve ainsi le numérique, l'aide à la personne, la logistique mais aussi la sécurité, l'aéronautique, la cosmétologie ou l'hôtellerie-restauration. Autant d'activités fortement implantées en région Centre-Val de Loire qui bénéficiera de dix-huit formations nouvelles, dont huit BTS, six bacs pro et quatre CAP. Deux BTS (composites et design d'espace) seront notamment ouverts en Indre-et-Loire qui accueillera par ailleurs un bac pro systèmes numériques et communicants ainsi qu'un CAP employé de commerce multi-service.

Pour sa part, le président de la région Centre-Val de Loire – François Bonneau – s'est réjoui des « nouvelles pratiques d'ouverture et de partenariat » mises en place par le ministère. Tout comme les chefs d'entreprises invités à une table ronde avec la ministre.

Ce n'est sans doute pas par hasard que Najat Vallaud-Belkacem a fait étape hier au lycée Becquerel à Tours. Tutorat interne, accompagnement personnalisé vers le BTS… depuis déjà plusieurs années, cet établissement ouvre la voie vers de nouvelles pratiques pédagogiques. Des pratiques qui font leurs preuves. L'an dernier, ce lycée des métiers de l'électricité a obtenu 96 % de réussite au bac, soit treize points de plus que la moyenne académique.

Pascal Denis
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L’élève est une personne...

7 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

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On écrit beaucoup, quand on est enseignant : des écrits pour soi, des documents de travail et des notes destinés aux élèves, des écrits pour communiquer avec les collègues ou les parents, etc. Mais on écrit rarement «  sur  » ses propres pratiques.

Écrire à propos de ce que l’on fait dans sa classe, c’est prendre le chemin d’une pratique réflexive. Parce qu’écrire, c’est un bon moyen de prendre du recul, de mieux se réapproprier les choix posés au quotidien face aux élèves. C’est aussi ce qui permet de partager ce que l’on fait, à distance, avec d’autres enseignants et, ce faisant, de développer une communauté d’apprentissage professionnelle. C’est sur ce double constat que se développe, depuis quelques années, une démarche de formation basée sur l’écriture des pratiques pédagogiques : le chantier d’écriture réflexive. Proposée par le Centre d’Etudes Supérieures Pédagogiques du Hainaut, cette démarche de formation s’adresse à des enseignants de l’école maternelle et primaire engagés dans un processus de développement professionnel.

Chaque année, le chantier d’écriture réflexive se construit au départ d’une problématique différente, retenue parce qu’elle fait écho aux préoccupations des enseignants. Ainsi, après avoir abordé la question du «  temps pour apprendre  » l’année dernière, c’est la personnalisation des apprentissages qui constitue cette fois le cœur du dispositif réflexif. La première étape de celui-ci consiste à amener les participants à questionner leurs pratiques pédagogiques en regard de la thématique retenue. Il en ressort une dizaine de questions, significatives pour chacun, qui constituent autant de lignes de recherche et de réflexion.

Ces questions, nous les avons adressées à un panel d’experts qui ont accepté d’y répondre, chacun avec ses propres nuances et son regard personnel. Les réponses ouvrent un éventail de points de vue très riche, à la fois convergents tout en étant différents. Nourris de ces avis d’experts ainsi que des échanges qu’ils ont suscités, les enseignants sont souvent confortés dans leurs propres intuitions, qu’ils n’avaient au départ pas toujours les mots pour les exprimer.

Chacun est ensuite invité à mettre en œuvre un outil (une pratique pédagogique, un dispositif, un matériel) dans sa propre classe et à en produire un écrit personnel, qui sera relu et travaillé en groupes, selon une démarche de partage coopératif. Tous les documents (outils d’enseignants et documents de réflexion) seront alors mis en ligne, accessibles à toute personne intéressée via le site www.partagerdespratiques.be.

«  L’élève est une personne  » est donc la thématique explorée cette année. Elle s’inscrit naturellement dans la suite des thématiques ayant fait l’objet des deux chantiers d’écriture précédents : «  Apprendre le métier d’élève  » et «  (P)rendre le temps d’apprendre  ». En effet, s’il est important d’expliciter les attentes de l’école pour aider l’enfant à entrer dans son métier d’élève, chacun peut – doit pouvoir – l’habiter à sa façon, comme le métier d’enseignant, d’ailleurs ! Et pour cela, il s’avère essentiel de penser le temps de la classe autrement, en offrant des moments de temps personnel en marge des temps collectifs.

Cette prise en compte de la dimension personnelle du métier d’élève est cependant très peu présente dans les classes, du moins en Belgique francophone. C’était donc un beau défi à relever. Pour tenter d’y parvenir, nous avons pu compter sur la contribution de neuf experts qui ont accepté de répondre à nos questions (Sylvain Connac, Claire Héber-Suffrin, Eveline Charmeux, Jean-Michel Zakhartchouk, Maëliss Rousseau, Stéphanie Fontdecaba, François Le Ménahèze, Bruce Demaugé-Bost et Yves Khordoc). Leur expertise permettra de guider les choix et d’étayer les changements que chaque enseignant décidera d’apporter au quotidien de ses élèves.

Ce sont ces questions et ces éléments de réponses que vous trouverez dans le document ci-dessous.

PDF - 3.1 Mo

Christian Watthez
Maître-Assistant au département pédagogique de la HELHa (Haute école Louvain en Hainaut), à Leuze-en-Hainaut

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Hamon veut un milliard par an pour la recherche et l'enseignement supérieur...

7 Mars 2017 , Rédigé par Sciences et Avenir Publié dans #Education, #Université

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LP/Olivier Lejeune

Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, a proposé samedi d'investir un milliard d'euros par an dans la recherche et l'enseignement supérieur lors du prochain quinquennat, épinglant aussi des propositions d'Emmanuel Macron comme "irruption du libéralisme dans l'éducation".

Interpellé plusieurs fois au cours d'une réunion publique à Reims sur ses mesures en matière d'éducation et de recherche, M. Hamon a exprimé sa volonté de "consacrer des investissements importants", à savoir "un milliard d'euros par an" pour "la recherche et l'université, ce qui sur le quinquennat fera un investissement de 5 milliards d'euros".

"Ce n'est pas possible d'étudier dans de bonnes conditions quand on reçoit une leçon magistrale dans un amphithéâtre bondé. C'est la réalité dans de nombreuses universités et cela précipite l'échec", a souligné celui qui fut brièvement ministre de l'Education (avril-août 2014) avant son départ du gouvernement.

"Non pas que le gouvernement n'ait pas agi", a encore plaidé M. Hamon, citant "l'effort qui a été fait sur ce quinquennat en faveur des universités", "l'amélioration de l'aide sociale aux étudiants" ou "la réforme des COMUE (Communauté d'universités et d'établissements, ndlr)". "Mais il faut aller encore plus loin", a-t-il insisté.

"La deuxième chose, c'est le statut des chercheurs, des enseignants post-doctorat, dans tous les métiers de l'université, on se rend compte qu'il y a énormément de précarité qui se ressent sur la qualité des cours", a assuré le candidat socialiste, qui veut revaloriser les carrières.

M. Hamon s'est aussi dit "frappé de voir comment la recherche publique aujourd'hui est obsédée par la recherche au financement (...) pour parfois délaisser ce qui devrait être le travail du chercheur". Il a souhaité "donner de la stabilité et de la visibilité à la recherche publique" en gonflant substantiellement l'enveloppe allouée.

"Pour faire simple, il n'y aura pas d'alternative demain aux pesticides s'il n'y a pas de recherche pour trouver des substituts", a-t-il encore souligné, pour justifier d'en faire "la priorité absolue" s'il est élu.

M. Hamon en a profité pour décocher une flèche en direction du candidat d'En Marche! et ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a multiplié récemment les propositions en matière d'éducation.

"Je suis tombé de ma chaise quand j'ai appris qu'Emmanuel Macron proposait la liberté pour les écoles de fixer les rythmes scolaires et la liberté de recruter les enseignants", a grincé M. Hamon.

"Mais où croyez-vous qu'iront les meilleurs ? Là où sont déjà les meilleurs", a assuré ce député des Yvelines.

"Que croyez-vous que seront les rythmes éducatifs ? Ce sera des écoles avec chacun son rythme. Et comment organisera-t-on le service public? Cela sera l'irruption du libéralisme dans l'Education nationale. (...) Oublions l'égalité", a-t-il encore tempêté.

Et le candidat socialiste de promettre, lui, de "hisser l'école, le collège et le lycée à des niveaux qui permettent effectivement d'assurer l'égalité, et pas seulement d'en parler".

Durant l'heure et demie de questions-réponses, M. Hamon a notamment réaffirmé son soutien à "la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes", se disant "pas favorable à la gestation pour autrui".

Interrogé par les journalistes sur les derniers rebondissements de l'affaire Fillon, M. Hamon s'est refusé à commenter, considérant que cela parasite la campagne et empêche de débattre sur le fond. "Je ne parlerai plus de Fillon", a-t-il coupé court, visiblement excédé.

Sciences et Avenir (Avec AFP)

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