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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves...

22 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

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EXTRAIT

Ce père de deux enfants scolarisés dans une commune du Rhône, représentant des parents d’élèves dans leur école, est aussi chercheur en biologie, enseignant à l’Université. L’argumentation scientifique lui tient à cœur de par son métier, il a donc lu avec attention les rapports sur les rythmes scolaires afin de se forger son propre avis, qu’il a exposé à d’autres parents élus de sa commune.

La municipalité de ma commune souhaite le retour dès septembre à la semaine de quatre jours d’école. Je n’ai pas pu pour des raisons personnelles aller à une réunion organisée à la mairie il y a quelques jours. Je le regrette, car j’aurais peut être pu y exposer les arguments scientifiques indiquant qu’une semaine de quatre jours est la pire des solutions comme organisation scolaire. J’ai fait part de mes arguments à à la représentante de la mairie en conseil d’école mais elle n’a pas paru sensible aux arguments que je défendais, même basés sur des études scientifiques très sérieuse. Clairement, ce retour en arrière n’est fait que pour des considérations budgétaires. Rien d’autre.

Pour ma part, je suis farouchement opposé au retour à la semaine de quatre jours. D’un point de vue personnel, je ne pense pas que ce retour à quatre jours d’école impacterait l’apprentissage scolaire de mes enfants, car ils feront des activités extrascolaires le mercredi pour compenser l’absence de temps scolaire. Mais en tant que représentant des parents d’élèves et scientifique, je ne peux que m’offusquer de ce retour en arrière qui va être décidé à la va-vite, sans concertation.

La pire des solutions

Concernant les enfants en école élémentaire, le retour à la semaine de quatre jours serait la pire solution pour l’apprentissage des enfants, surtout pour ceux des milieux défavorisés. On le sait depuis des dizaines d’années grâce aux connaissances accumulées sur les rythmes biologiques journalier et hebdomadaire des enfants. Pour une bonne concentration, et donc un bon apprentissage le jeudi, il faut qu’il y ait école le mercredi matin. Ce phénomène n’est pas observé pour les enfants des milieux aisés car l’absence d’école le mercredi matin sera compensée par des activités extrascolaires qui les stimuleront intellectuellement.

En tant que représentant des parents d’élèves, je ne peux pas cautionner une mesure qui va creuser un peu plus les inégalités à l’école.

La représentante de la mairie m’a demandé de lui envoyer les notes et rapports sur ce sujet. Je lui ai compilé mes notes que voici et qui j’espère persuaderont les parents des école de ma commune de voter contre la semaine de quatre jours. Tous les rapports évoqués ont été écrits après compilation de données scientifiques.

Premier document à lire : la note de synthèse du rapport du Sénat sur la réforme des rythmes scolaires publié ce mois-ci. Dirigée par deux sénateurs Les Républicains, un socialiste et un communiste, vice-président du Sénat.

Dans les cinq principales recommandations, il est écrit « Ne pas revenir à la situation antérieure à la réforme de 2013 », c’est à dire la semaine de quatre jours, qui est le pire système pour l’apprentissage des élèves.

(...)

Erwan Gueguen

A lire également sur notre site :

Rythmes scolaires : sur l’air d’un pas en avant, trois pas en arrière
Par François Testu

Rythmes scolaires : à la recherche du tempo perdu
Dossier à télécharger gratuitement

Non à l’éternel retour
Par Denis Paget

« Cette réforme n’a pas créé d’inégalités, elle les a révélées et doit contribuer à les combler. »
Entretien avec Françoise Cartron

Les rythmes scolaires : de l’imagination et du courage !
Par Patrice Bride

Les rythmes scolaires à l’ordre du jour des députés
Par Patrice Bride

Les rythmes veille/sommeil, les rythmes scolaires, les rythmes et les compétences-socles
par René Clarisse

Les temps, les rythmes et la sécurité affective de l’enfant, fondements obligés de l’aménagement du temps scolaire
Par Hubert Montagner

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Méfiez-vous des neurosciences...

22 Juin 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Neurosciences

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Des chercheurs promettent une révolution éducative en prétendant se baser sur les neurosciences. Mais ne seraient-elles pas devenues une nouvelle autorité à laquelle on confierait (trop) facilement l'éducation de ses enfants?

ll n’y a guère une semaine qui se passe sans qu’on n’évoque une nouvelle «découverte» en neurosciences et ses retombées possibles dans le champ de l’éducation: on appelle les neurosciences au secours pour «valider» l’éducation bienveillante, on les institue arbitres du combat des différentes méthodes de lecture. Ne seraient-elles pas devenues une nouvelle autorité à laquelle on confierait (trop?) facilement l’éducation de ses enfants?

De l’autorité à l’autoritarisme des neurosciences

Force est de constater que les neurosciences se posent et s’imposent souvent dans l’espace public à grand renfort d’arguments d’autorité. Un des derniers ouvrages grand public de neurosciences appliquées à l’éducation, Le cerveau de mon enfant  du docteur Daniel J. Siegel et Tina Payne Bryson, s’introduit par exemple par ces lignes:

«Si ce livre a des fondements scientifiques, vous n’aurez cependant pas l’impression d’être en cours de sciences ou de lire un ouvrage universitaire. Oui, il s’agit de neurosciences, et nous restons parfaitement fidèles aux démonstrations de la recherche scientifique. Mais nous souhaitons vous inviter dans notre cercle, et non vous laisser en dehors. Nous avons tous deux consacré notre carrière à assimiler des connaissances scientifiques complexes et vitales sur le cerveau afin de les rendre accessibles aux parents et immédiatement applicables au quotidien.»

Que disent-ils? Que si ces auteurs ne donnent aucune référence, ni aucune forme de preuve, c’est uniquement dans un souci d’ouverture au plus grand nombre (estimons-nous déjà heureux, simples d’esprit que nous sommes, d’avoir été conviés dans leur «cercle»!). Mais qu’en définitive nous pouvons les croire sur parole (puisqu’ils sont d’éminents scientifiques dévoués à leur cause)! Ceci s’appelle un argument d’autorité, une variante du label «scientifiquement prouvé» qu’invoque constamment la publicité.

Ces auteurs ne sont pas une exception. Le célèbre psychologue et chercheur Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France, n’en use pas de vraiment plus convaincants lorsqu’après les médiocres résultats de la France aux dernières évaluations internationales du programme PISA en 2013 il exhorte dans une tribune très controversée les pouvoirs publics à considérer enfin les neurosciences comme prescripteur de méthodes d’apprentissage:

«Les recherches de mon laboratoire, fondées sur l’imagerie cérébrale, le confirment: tous les enfants apprennent à lire avec le même réseau d’aires cérébrales, qui met en liaison l’analyse visuelle de la chaîne de lettres avec le code phonologique. […]  Ces études ont conduit à identifier plusieurs principes fondamentaux qui maximisent la compréhension et la mémoire. Ces principes doivent être mis en œuvre au plus vite dans les classes françaises.»

D’autres auteurs tendent de prendre le contrepied en arrosant leur propos de données «scientifiques»:  on peut désormais trouver dans les livres destinés aux parents quantité de schémas détaillés du cerveau en prélude aux principes éducatifs prônés par l’auteur, comme une façon de montrer que les uns découlent naturellement des autres. Dans son livre Pour une enfance heureuse, la pédiatre Catherine Guéguen, pionnière de l’application des neurosciences à la relation parent-enfant, illustre ce mélange des genres. On y lit par exemple: «Une attitude parentale compréhensive, empathique permet la maturation du COF [ndlr : Cortex orbiti-frontal]» ou encore «Ce comportement parental d’inattention et d’indifférence à l’enfant et à ses ressentis stresse celui-ci, freine la maturation du COF»

Dans un souci de transparence louable, elle est une des seules auteurs de la sphère parentalité à ponctuer son propos de nombreuses références scientifiques. Mais cette initiative, dans un contexte où lesdites études sont peu accessibles matériellement (les abonnements aux journaux scientifiques coûtent très cher!) et intellectuellement (comment lire de façon critique un contenu dont on ne maîtrise pas les bases théoriques?), finit pas s’apparenter à un argument d’autorité d’un genre supplémentaire.

Dans un mouvement similaire et dans un but de populariser vite et bien les contenus des neurosciences, l’équipe de Stanislas Dehaene a finalement lancé l’an dernier un site de vulgarisation à destination des parents et éducateurs: Mon cerveau à l’école. Ce site, aux contenus facilement assimilables et applicables, est considéré par certains comme trop réducteur, passant sous silence les limites de l’imagerie cérébrale, les tâtonnements inhérents à une science qui se construit, niant les débats présents au sein des sciences cognitives.

La partie émergée d’une guerre de disciplines

Avant le boom des neurosciences dans les années 1990, les questions relatives à l’éducation étaient exclusivement prises en charge par les sciences de l’éducation, une discipline jeune (la première maîtrise en sciences de l’éducation date seulement de 1967) dont l’unité est assurée par son objet d’étude (l’éducation donc) plutôt que par ses méthodes. Interdisciplinaire par essence, elle s’est majoritairement développée sur les bases théoriques et méthodologiques de la sociologie (avec Emile Durkheim et son ouvrage Éducation et sociologie, datant de 1922) et de la psychologie (avec Jean Piaget et son ouvrage Le langage et la pensée chez l’enfant, datant de 1923). Cet ancrage privilégié dans les sciences humaines et sociales doublé de la tension entre volonté de décrire les processus d’enseignement-apprentissage et volonté de prescrire les processus les plus efficaces lui ont valu de nombreux soupçons de «non-scientificité».

On se souvient par exemple en 2006 de l’intervention de Gilles de Robien, alors ministre de l’Éducation nationale, dans laquelle il jetait assez largement le discrédit sur les sciences de l’éducation, qu’il accusait d’être une «fausse science». En 2013, dans son livre intitulé Teacher Proof: Why research in education doesn’t always mean what it claims, and what you can do about it [Enseigner sur la base de preuves: Pourquoi la recherche en éducation ne signifie pas toujours ce qu’elle prétend, et ce que vous pouvez faire à propos de ça], Tom Benett, enseignant de philosophie et théologie à Londres, dénonçait également l’insuffisance des preuves issues des sciences de l’éducation.

Dans ce contexte, l’autoritarisme des neurosciences apparaît aussi comme une façon de revendiquer un nouvel ancrage pour l’intervention éducative dans le champ des sciences «dures», rompant par là même avec l’héritage humaniste classique des sciences de l’éducation.

La querelle entre science de l’éducation et neurosciences prend ainsi sa source dans celle qui oppose de façon historique sciences «dures» et sciences humaines du fait de leurs épistémologies (c’est-à-dire à leurs modalités de construction et de validation de la connaissance) différentes: le but des sciences «dures» est de comparer des événements «toutes choses égales par ailleurs», un objectif inatteignable en sciences humaines du fait de la multiplicité des paramètres impliqués dans une situation «hors laboratoire»; réciproquement, les sciences humaines se donnent comme objectif d’appréhender et modéliser la complexité des interactions humaines (ici, les relations enseignant-enseigné), complexité inaccessible si on étudie des individus isolés dans un lieu aussi peu commun qu’un caisson d’IRM.

Contrairement à ce qu’on pense trop souvent, le degré de «scientificité» des différentes sciences humaines est une question dont débattent régulièrement les chercheurs de ces disciplines (voir ici un entretien avec Pierre Bourdieu sur le sujet) et qu’ils cherchent à optimiser (de la même façon que les sciences expérimentales ont du travail à accomplir pour améliorer la reproductibilité régulièrement pointée comme trop faible de leurs résultats).

En revanche, le degré de scientificité des prêts-à-l’emploi éducatifs proposés sur la base des neurosciences font l’objet de relativement peu de débat, alors même qu’il y aurait fort à (re)dire. Dans son dernier ouvrage Mon cerveau, ce héros, la philosophe et membre du collectif La Main à la Pâte Elena Pasquinelli revient sur ces neuromythes qui sont issus directement d’une application trop hâtive et d’une vulgarisation trop peu précautionneuse des résultats en neurosciences:

«Tout en nous inondant d’informations, la couverture médiatique des études sur le cerveau est susceptible d’omettre des informations pertinentes –concernant notamment la façon dont les résultats des expériences sont obtenus, les images du cerveau produites et interpréptées. […] L’ignorance des connaissances de base sur l’élaboration des images du cerveau peut induire en erreur le profane en lui faisant croire que l’image qu’il voit du cerveau est analogue à une photo –au Polaroid– d’une état d’activation du cerveau. »

Là où nous, profanes, voyons de petits points de couleurs censés représenter les zones actives du cerveau pour une stimulation donnée, l’image issue de l’IRM est en réalité une reconstruction scientifique, le résultat d’une «soustraction» entre l’état du cerveau pendant la stimulation et de celui lorsqu’il est «au repos». Cette méthode induit par exemple qu’une multitude de zones potentiellement impliquées dans la stimulation ne sont pas prises en compte car déjà actives au repos. La difficulté de définir pour tous les individus, dans toutes les expériences de tous les laboratoires du monde un même état de «repos» étant une autre difficulté majeure de la méthode.

Quoi qu’il en soit, les dissensions entre sciences de l’éducation et neurosciences ont pris ces dernières années une place telle que le service de Veille scientifique et technologique de l’Institut français de l’éducation lui a consacré en 2013 un important dossier, «Neurosciences et éducation: la bataille des cerveaux», montrant en particulier l’ignorance réciproque des chercheurs en neurosciences et en éducation des méthodes et résultats de l’une et l’autre des disciplines. Ceci conduisant bien souvent les premiers à «réinventer le fil à couper le beurre» des sciences de l’éducation et les seconds de contribuer à la propagation d’interprétations erronnées des résultats en neurosciences consolidant ainsi les neuromythes. Dans un article de mai dernier, la même équipe de l’Institut français d’éducation réfléchissait à la façon d’organiser un mariage heureux entre science de l’éducation et neurosciences, où chacun s’appuyerait sur l’autre, en en reconnaîssant les avantages et les limites.

Si on ne peut que saluer cette marche vers l’interdisciplinarité, il semble néanmoins légitime de s’interroger sur les espoirs que portent ces deux disciplines dans leur volonté d’ancrer le plus solidement et scientifiquement possible leurs résultats en matière d’éducation. Réussiront-elles à repenser l’école d’aujourdhui et inventer celle de demain à l’heure où des théories éducatives vieilles de près de 150 ans sont encore qualifiées d’éducation «nouvelle» et considérées comme révolutionnaires? Sont-ce vraiment des preuves scientifiques qui nous manquent depuis toutes ces années pour oser expérimenter au-delà des sentiers battus? Ou n’y aurait-il pas d’autres enjeux, politiques, sociaux, mettant en cause le désir ancestral des sociétés à contrôler l’éducation des plus jeunes au nom du bien commun mais aussi et surtout dans le but d’asseoir et perpétuer leur propre vision idéologique?

Béatrice Kammerer

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Revue de Presse Education... En vrac - Numérique...

22 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Grenouille, Lecture, Journal

Chaleur + examen + remaniement = temps calme sur l’actualité pédagogique. Donc quelques nouvelles en vrac, et des pépites sur le numérique.

En vrac

Education : l’accueil des enfants de moins de 3 ans au prisme des comparaisons internationales. “L’Organisation de coopération et de développement économiques estime que la préscolarisation des enfants en bas âge est un facteur de réussite.”

Et FranceInter précise : La France championne de la scolarisation des tout petits, mais quantité ne rime pas toujours avec qualité. “En France, un enfant sur deux est en crèche alors que dans les pays de l’OCDE, la moyenne est de 1 sur 3. La France est plutôt bien placée en matière d’accueil des jeunes enfants. Mais la qualité n’est pas toujours garantie, selon un nouveau rapport de l’OCDE.”

Bac 2017 : quand l’apprentissage devient un sujet du bac pro. “Vendredi 16 juin 2017, les élèves de terminale professionnelle planchaient sur l’épreuve d’économie-gestion. Parmi les questions : "Quel peut être l’intérêt de poursuivre ses études en contrat d’aprprentissage plutôt que sous statut d’étudiant/e ?" Un intitulé qui provoque la colère du Snuep-FSU, qui y voit une "opération de popagande".”

Enseignement supérieur : Frédérique Vidal, symbole de la méthode Macron. “Comme Emmanuel Macron, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieure est une adepte de l’expérimentation. Du test and learn façon start-up. "Frédérique Vidal réaffirme qu’elle ne fera pas une loi mais qu’il faut trouver dans certains textes de loi ce qui amène de la flexibilité", expliquait récemment François Germinet au site spécialisé News Tank. Le président de la commission Formation et de l’insertion professionnelle à la Conférence des Universités se félicitant d’avoir une ministre "très à l’écoute, très consciente de nos difficultés, qui souhaite que l’on construise ensemble." Ouverte, donc, à toutes les bonnes volontés.”

Numérique

SPIE : est au cœur du premier plan numérique à grande échelle pour les collèges en Sarthe. “Le Plan Collège Performant du Conseil Départemental de la Sarthe est l’un des premiers projets à grande échelle de transformation numérique des collèges publics en France. Il ambitionne de favoriser l’accès au numérique et la réussite éducative des 23 000 collégiens du département. Les élèves et les enseignants des collèges publics de la Sarthe seront les premiers utilisateurs d’équipements numériques de dernière génération. 8 000 ordinateurs et tablettes seront à terme connectés et opérés par SPIE ICS depuis un data center unique. Un support de maintenance globale « clé en main » est mis en place pour offrir aux établissements la disponibilité des infrastructures et l’accès aux applications pédagogiques et administratives quelle que soit la localisation du collège sur le territoire de la Sarthe.”

Et y a pas qu’en France… au Maroc : Enseignement 100% numérique : C’est aussi un cartable moins lourd ! Interview de Kamal Salimi qui est directeur des trois établissements qui ont réussi le challenge d’un enseignement 100% numérique. Il est également consul honoraire de Suède.

En Côte d’Ivoire. Université virtuelle : l’enseignement supérieur à l’heure de l’internet des objets (IoT). “Du 13 au 14 juin 2017, le Ministère de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique à travers l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire a eu l’honneur d’accueillir le Safari Cisco sur le thème des fondamentaux de l’Internet des Objets. Ce « Safari Days at UVCI » fut riche en ateliers de formation dédiés aux instructeurs Cisco de l’UVCI et à 150 étudiants sélectionnés.”

Numérique et nouvelles formes d’apprentissage : retour sur l’atelier de Montpellier. “Plus de 70 personnes se sont rendues à l’Hôtel de la French Tech Montpellier pour co-construire un constat sur les effets de ces nouvelles formes d’apprentissage et identifier des propositions pour mieux les appréhender.”

Non, la pédagogie et le travail collaboratifs n’ont pas que des avantages ! par Loïc Plé, directeur adjoint en charge de la Pédagogie et du Développement Académique, IÉSEG School of Management. “Cela peut paraître une évidence, mais ce ne serait pas la première fois que l’enthousiasme collectif, quasi-mimétique, vis-à-vis de la « nouveauté » en ferait oublier les limites et les inconvénients. Rappelant cela, cet article met également en avant quelques éléments de contextualisation facilitant l’identification de situations où la recherche de l’équilibre individuel/collectif est indispensable.” A lire.

Quelques conséquences...

« Je suis enseignant, je ne sers plus à rien ». “Robotisation. Pour Jean-Marc Daniel, le monde va être bousculé comme jamais par un choc de productivité.” Article réservé aux abonnés malheureusement.

Et y a pas que les enseignants…. Human Roads crée une plateforme pour tracer son orientation scolaire. “Une plateforme, permettant de choisir une orientation scolaire ou professionnelle personnalisée, a été mise en œuvre par le start up Human Roads. C’est plateforme qui fonctionne comme un GPS et qui aide les étudiants et les travailleurs à ne pas s’éloigner de leurs objectifs scolaires et professionnels.”

Bernard Desclaux

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Rentrée 2017/2018... En avant la musique... (Ceci n'est pas un fake)

21 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Musique

Rentrée 2017/2018... En avant la musique... (Ceci n'est pas un fake)

Cliquer sur l'image pour agrandir le document...

Comment, alors que beaucoup d'élèves de collèges et lycées sont déjà partis, pourra-t-on organiser correctement ces "cérémonies" prévues (imposées?) pour le 4 septembre?

Ceci est tout simplement inapplicable en l'état.

Les réalités du terrain échapperaient-elles à celle-s et ceux qui conseillent le Ministère?

Christophe Chartreux

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La France mauvaise élève : la faute à l'immigration?...

21 Juin 2017 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education

Ce qui contredit l'explication souvent entendue et très caricaturale au sujet des difficultés de l'école en France.

Faites l'expérience. Très rapidement vous entendrez:

"Oui mais nous, nous sommes une terre d'accueil DONC notre Ecole rencontre des difficultés".

Ci-dessous par exemple avec Cédric Villani que je remercie pour la toute fin de son intervention et que je n'accuse nullement de quoi que ce soit.

Il reprend simplement, avec trop de facilité, un argument qui s'avère faux. Tout en ne remettant absolument pas en cause le fait que la France soit et doive rester une terre d'accueil.

Argument qui encourage une forme de paresse intellectuelle nous interdisant d'approfondir un sujet d'une extrême complexité.

Christophe Chartreux

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Investissons dans la petite enfance – L’égalité des chances se joue avant la maternelle...

21 Juin 2017 , Rédigé par Terra Nova Publié dans #Education

Crayons De Couleur, Coloration, Enfant

Ce rapport de Terra Nova ambitionne de renouveler la politique de la petite enfance. Elle doit viser autant l’égalité des chances que l’appui aux parents qui travaillent ; elle doit être envisagée autant du point de vue du développement de l’enfant que de celui des parents ; on doit y parler autant d’éducation que de modes de garde. Ce travail défend un objectif principal : orienter la politique de la petite enfance vers les enfants et les parents qui en ont le plus besoin – en donnant la priorité au développement des crèches dans les quartiers populaires et les territoires ruraux, en imposant la transparence dans l’attribution des places, en améliorant la qualité pédagogique dans les crèches et en développant fortement le soutien aux parents.

Par Florent de Bodman, Clément de Chaisemartin, Romain Dugravier, Marc Gurgand, le 31/05/2017

30 millions de mots en moins : à quatre ans, un enfant issu d’une famille défavorisée a entendu 30 millions de mots de moins qu’un enfant de famille aisée– parce que ses parents lui ont beaucoup moins parlé à la maison[1]. Il maîtrise aussi deux fois moins de mots en moyenne qu’un enfant de milieu favorisé, ce qui ralentira son apprentissage ultérieur de la lecture. Avant même l’entrée en maternelle, une forte proportion de nos enfants est déjà touchée par des difficultés que l’école peine souvent à résorber au cours des dix années suivantes. Les difficultés de la France – décrochage de notre système éducatif dans les classements internationaux, dizaines de milliers de jeunes quittant l’école sans qualification, taux de chômage élevé – se jouent dès la petite enfance, dans ces années où le cerveau connaît sa période de développement neuronal la plus importante. Pourtant – et ce n’est pas si fréquent lorsqu’on parle de lutte contre les inégalités et contre le chômage – il existe des solutions concrètes et éprouvées, qui sont entre les mains des élus locaux, des professionnels de la petite enfance et des responsables nationaux.

En 1962, dans la petite ville de Ypsilanti aux États-Unis, une équipe de professionnels de crèches et de chercheurs décident de prouver que les inégalités peuvent être corrigées dès le plus jeune âge. Ils mettent au point le Perry Preschool Project, programme de préscolarisation intensif à destination d’enfants défavorisés âgés de 3 à 5 ans : sessions de lecture individualisées, jeux autour du langage à l’occasion des repas, insistance sur le développement social et émotionnel en même temps que cognitif, implication très forte des parents.

(...)

Télécharger le rapport (PDF, 1,3 Mo)

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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A Lire... L'Enfance de l'ordre - Comment les enfants perçoivent le monde social. Wilfried Lignier et Julie Pagis... (+ video)

21 Juin 2017 , Rédigé par lectures.revues.org Publié dans #Sociologie, #Education

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Présentation de l'éditeur

De quelle manière les enfants appréhendent-ils les différences sociales qui constituent l'univers dans lequel ils grandissent ? Comment perçoivent-ils les inégalités, les hiérarchies, voire les clivages politiques qui le structurent ? A partir de quels critères en viennent-ils à se classer et à classer les autres ? Et d'où peuvent-ils bien tenir tout cela ? C'est à ces questions qu'entreprend de répondre cette enquête sociologique inédite, menée deux années durant dans deux écoles élémentaires.

Si les mécanismes de la socialisation enfantine sont souvent postulés, peu de travaux les ont réellement explorés. Wilfried Lignier et Julie Pagis identifient un phénomène de recyclage symbolique des injonctions éducatives, notamment domestiques et scolaires, que les enfants transposent lorsqu'il leur faut se repérer dans des domaines peu familiers. Ces mots d'ordre deviennent ainsi des mots de l'ordre, employés par les enfants pour distinguer les métiers prestigieux des activités repoussantes, les meilleurs amis des camarades infréquentables, ou encore leurs partis et leurs candidats préférés quand surgit une élection présidentielle.

Chacun trouvera sa place, du côté du sale ou du propre, de la bêtise ou de l'intelligence, des " bons " ou des " méchants ". Si bien qu'à travers la genèse de ces perceptions enfantines, c'est celle de l'ordre social lui-même que l'ouvrage retrace.

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Revue de Presse Education... Détricotages- Enseignement supérieur...

21 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Apprendre, Les Mathématiques, Enfant

Calme plat sur l’actualité éducative en cette période de baccalauréat. Il sera question de détricotage et d’enseignement supérieur.

Détricotages

Le message de M. Blanquer est bien passé, le détricotage qui ne dit pas son nom est amorcé, et il entraîne diverses réactions. Ouest France s’intéresse à la mise en place de la réforme dans un collège et aux réactions aux annonces du nouveau ministre : « Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’Éducation nationale, a déjà annoncé qu’il voulait « assouplir » cette réforme. Les collèges pourraient choisir de supprimer les EPI. « Abandonner totalement serait dommage, mais un assouplissement pourrait alléger la tâche des professeurs », estime le principal. Pour la professeure d’anglais, qui reste motivée, « c’est embêtant d’être dans le flou, on hésite à préparer de nouveaux EPI pour l’année prochaine ». Les plus déçus seraient les élèves. « Ça nous convient bien,estime Théo. Si les élèves n’en profitent pas l’année prochaine, on aura eu de la chance. »

Le flou est encore plus net, si j’ose dire, concernant les rythmes scolaires. La Gazette montre à quel point le nouveau gouvernement navigue à vue sur la question : « Les rapports ont beau se succéder, cela ne semble avoir aucun effet sur les décisions politiques. Au grand désespoir des chercheurs et chronobiologistes. « J’ai du mal à comprendre cet acharnement ! On repart avec des demi-journées et des matinées de trois heures trente ! » s’offusque Claire Leconte. Même les sénateurs sont montés au créneau, réclamant de fonder toute nouvelle réforme sur l’expérimentation et l’évaluation, et de compenser l’éventuel retour à la semaine de quatre jours par la réduction de la durée de la journée scolaire et des vacances d’été. »

Sur le même sujet, Sébasten Rome se demande, sur son blog, si M. Blanquer veut faire de l’école une garderie : « Les rythmes scolaires sont de retour et il semble qu’une fébrile précipitation gagne le milieu scolaire. La relance des débats sur la fatigue, le coût... cache le véritable enjeu. Est-ce que l’école sert prioritairement à garder les enfants ? Jean-Michel Blanquer semble penser que oui, surtout s’ils sont des milieux populaires ; au détriment des apprentissages, bien sûr. »

Supérieur

Bruno Magliulo poursuit la publication de ses écrits sur la procédure APB. : « Cette dernière étape concerne les cas les plus difficiles : ceux des candidats à l’admission en première année de l’enseignement supérieur auxquels il n’a pas été proposé une place dans le cadre de la quatrième étape ou qui ont refusé celle qui leur a été notifiée. En 2016, ils étaient 8% à se trouver dans cette difficile situation (62000 parmi 750000 au départ). Ce nombre va sans doute augmenter en 2017, près de 20% des élèves de terminale n’ayant pas été affectés lors de la première vague de réponses qui s’est ouverte le 8 juin, chiffre double de celui de 2016. Cette augmentation tient au fait que cette année, les candidats scolarisés en classe terminale générale (ES, L et S) ont été contraints d’exprimer au moins un vœu d’admission en filière universitaire "à pastille verte" (non sélectives et en principe à effectifs non limités). Il en a résulté une forte augmentation des candidatures pour ce genre de formations, conduisant de facto, et sans annonce préalable, à transformer le statut de certaines de ces licences "à pastille verte" en licences "à pastille orange", c’est-à-dire "non sélectives, mais à effectifs limités", mettant en position d’attente un beaucoup plus grand nombre de lycéens que les années précédentes. »

Studyrama consacre un article à une initiative destinée à accompagner les futurs étudiants dans leurs démarches d’inscription dans l’enseignement supérieur : « Dans un contexte où les capacités d’accueil à l’université sont limitées et mènent à l’usage du tirage au sort pour les licences en tension, des milliers de lycéens se retrouvent sans formation ou obligés de se réorienter pour la rentrée 2017. Face à cette réalité, différents syndicats étudiants, lycéens et de parents d’élèves ont mis en place des dispositifs d’aides pour ces jeunes dont les vœux APB n’ont pas été satisfaits. »

Educpros annonce la nomination d’un conseiller enseignement supérieur à l’Elysée : « C’est désormais officiel. Thierry Coulhon a été nommé conseiller enseignement supérieur et recherche d’Emmanuel Macron, par arrêté publié au Journal officiel le 18 juin 2017. Pendant la campagne, il avait animé le groupe de travail chargé d’élaborer le programme sur l’enseignement supérieur et la recherche du candidat d’En marche !

Il rejoint ainsi une équipe de 45 conseillers, parmi lesquels ne figure aucun(e) préposé(e) aux questions d’éducation. Une différence notable avec le cabinet du Premier ministre. Marie Reynier, ancienne rectrice de l’académie de Nancy-Metz a été nommé le 12 juin 2017 conseillère éducation et enseignement supérieur auprès d’Édouard Philippe. »

Enfin, Educpros consacre également un article aux enseignants-chercheurs fraîchement élus députés : « Du médaillé Fields Cédric Villani, élu dans l’Essonne, au professeur Jean-Luc Fugit (Rhône), en passant par Christophe di Pompeo, chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, la plupart des enseignants-chercheurs qui entrent au palais Bourbon le font sous l’étiquette La République en marche. »

Aurélie Gascon (sur une récolte de Bernard Desclaux)

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L’arrêté du 16 juin 2017 : une méthode Ferry-Fillon-Blanquer?

20 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

M. Blanquer, par l’arrêté du 16 juin sur l’organisation des enseignements au collège qui réduit la place des enseignements pratiques interdisciplinaires, n’est pas sans rappeler dans la méthode Luc Ferry avec les itinéraires de découverte ou François Fillon avec les travaux personnels encadrés. Quels enseignements tirer de ces précédents ?

Malgré l’avis défavorable formulé le 8 juin par le conseil supérieur de l’éducation, J-M Blanquer a donc signé le 16 juin un arrêté modifiant l’arrête du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège[1].

On peut mesurer dans ce texte, comme dans celui de la charte octroyée aux Français par Louis XVIII, une volonté nette de restauration, mais les limites aussi d’une contre-réforme qui ne peut strictement faire disparaître toute trace des changements intervenus lors du quinquennat précédent.

Dès l’article premier, le nouvel arrêté rappelle que les enseignements complémentaires « contribuent, avec les autres enseignements, à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d'éducation artistique et culturelle, du parcours éducatif de santé ainsi que du parcours Avenir ». Les quatre parcours sont donc confirmés, comme l’existence d’enseignements complémentaires. L’article 4 confirme qu’ « outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire, sur la base de trois heures par semaine et par division, est mise à la disposition des établissements qui en arrêtent l'emploi ».

De ce point de vue, le nouvel arrêté semble donc correspondre bel et bien à un texte aménageant et non pas abolissant la réforme du collège.

Mais les changements apportés par le nouvel arrêté ne sont pas minces pour autant. Les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et l’accompagnement personnalisé (AP), qui fondaient la nouvelle organisation, subissent une coupe très claire : alors que l’AP était proposé aux quatre années du collège et les EPI toute le cycle 4 (de la 5e à la 3e), l’obligation faite aux établissements sera d’en proposer sur une seule année du cycle 4. Les thèmes obligatoires des EPI disparaissent également.

On observera que rien n’interdit aux établissements qui le souhaitent de poursuivre l’AP et les EPI comme en 2016-17, mais que rien ne les y incite, et que désormais la nouvelle autonomie qui leur est donnée peut leur permettre de revenir en arrière.

(...)

Jean-Pierre Veran

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Pour une école durable...

20 Juin 2017 , Rédigé par SE-UNSA Publié dans #Education

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