Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

Un professeur cartonne dans un jeu télé, ses élèves privés de cours

13 Février 2022 , Rédigé par Capital Publié dans #Education, #Médias

https://media.sudouest.fr/8431286/1200x-1/mdm-ldcm-22-4178-dif-le-21-01-22-laurent.jpg

Laurent Ducourneau est devenu une star du jeu de Tf1 "Les Douze coups de midi", comptant des milliers d'euros de gains depuis plus d'un mois, mais personne ne l'a remplacé dans son lycée.

C'est l'histoire d'une success story qui n'en est pas vraiment une pour les élèves de d'un lycée de Libourne (Gironde). Comme l'a révélé Sud Ouest, relayé par France Bleu, Laurent, comme il est appelé sur TF1, est devenue une figure des Douze coups de midi, le célèbre jeu présenté par Jean-Luc Reichmann. Le gagnant actuel de l'étoile est encore loin des grandes figures de l'émission, à commencer par Bruno et ses 252 participations, pour plus d'un million d'euros de gains. Pour le moment, avec ses 30 victoires, il est classé à la 37e position, mais totalise déjà de son côté plus de 155.000 euros de gains.

Une réussite donc. Sauf que Laurent Ducourneau est professeur dans la vraie vie, de philosophie précisément. Comme nos confrères le rappellent, si sur le plateau l'animateur Jean-Luc Reichmann est dithyrambique sur son poulain, estimant que "les élèves sont comme des fous à Bordeaux et ailleurs", à Libourne, la musique n'est pas la même. Des parents commencent à s'inquiéter à quelques semaines du baccalauréat.

Retour à la rentrée ?

Car depuis trois semaines, Sud Ouest nous informe que le rectorat n'a pas trouvé de remplaçant à Laurent Ducourneau. Donc les élèves n'ont pas cours de philosophie depuis. Comme il a pris un congé sans solde, le rectorat se retrouve coincé. Néanmoins, pas de craintes, puisque les cours ratés vont pouvoir être rattrapés, assure-t-on du côté de l'académie. Quant à Laurent Ducourneau, il sera de retour après les vacances d'hiver de février. Reste à savoir maintenant à quel stade du jeu il s'arrêtera. Pour rentrer dans le top 10 des plus grands gagnants du jeu de TF1, il lui faudrait rester encore plus d'un mois. Réponse dans les jours à venir.

Xavier Martinage

Un professeur cartonne dans un jeu télé, ses élèves privés de cours - Capital.fr

Lire la suite

Le perfectionnisme peut entraîner de nombreuses difficultés chez les élèves

12 Février 2022 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Attention ! Le perfectionnisme peut être toxique | by Youssef | Medium

Animés du désir de faire leurs preuves et de la peur de ne pas être à la hauteur, les perfectionnistes sont souvent inquiets et critiques. Voici quelques pistes pour apaiser la situation.

Selon les circonstances, le perfectionnisme peut être un atout ou un défaut, à l'école comme au travail. Et lorsqu'il entraîne un gain de performance, celui-ci peut être éclipsé par des problèmes de bien-être. Des liens ont ainsi été établis entre le perfectionnisme et le burn-out ou la dépression.

On trouve des preuves de ce type d'effets négatifs dans de nombreux contextes, et notamment auprès des jeunes chez qui le perfectionnisme constitue un facteur de vulnérabilité aux troubles mentaux. Cependant, des mesures pratiques, telles que des cours dispensés à l'école, pourraient faire la différence.

Des objectifs irréalistes

Le perfectionnisme est un trait de personnalité consistant à se fixer des objectifs irréalistes et à se montrer excessivement critique. Animés tout à la fois du désir de faire leurs preuves et de la peur de ne pas être à la hauteur, les perfectionnistes sont souvent en proie à l'inquiétude, à l'angoisse et au doute.

Des études récentes illustrent de façon criante la fragilité des jeunes face au perfectionnisme. L'une de ces études, conduite par un doctorant de mon groupe de recherche, s'est penchée sur la relation entre le perfectionnisme et l'usage des réseaux sociaux.

Portant sur 135 adolescentes, elle a révélé que lorsque ces jeunes filles comparent leur apparence aux autres, les plus susceptibles de faire état de symptômes dépressifs étaient les plus enclines au perfectionnisme et à l'autocritique.

Notre groupe de recherche a également dirigé une vaste analyse des textes universitaires consacrés au perfectionnisme chez les élèves brillants, qui a mis en évidence les différentes façons dont le perfectionnisme influence ces élèves. Nous avons constaté, à partir de trente-six études réalisées dans ce domaine, que les doutes, les inquiétudes et les craintes caractéristiques du perfectionnisme laissent des traces, même chez les plus doués.

Étonnamment, une seule étude, aux conclusions pourtant prometteuses, s'est intéressée aux moyens concrets de lutter contre le perfectionnisme. Elle a démontré qu'une série de cours exposant les façons de composer avec la pression, les attentes et les aspects nocifs du perfectionnisme pouvait aider les élèves.

Motivés par l'absence de travail dans ce domaine, et persuadés que l'école et les enseignants avaient un rôle fondamental à jouer dans la prévention des difficultés liées au perfectionnisme avant qu'elles se manifestent, nous nous sommes intéressés à ce qui pouvait être fait en classe pour aider les élèves à tendance perfectionniste.

Les relations aux autres

En collaboration avec National Association for Able Children in Education (NACE), un organisme caritatif dédié à l'éducation, mes collègues et moi avons compilé des ressources pour aider les écoles à répondre à ce problème et faire part de nos suggestions aux élèves, aux professeurs et aux parents.

Parmi ces ressources figure la mise en place d'une simple leçon visant à améliorer le niveau de connaissance à l'égard du fonctionnement du perfectionnisme. Notre intention était de permettre aux jeunes de reconnaître les caractéristiques du perfectionnisme, de les informer sur les aides existantes, et de les inciter à y recourir, le cas échéant.

La leçon en question donne des informations sur le perfectionnisme et propose une activité expliquant la différence entre perfectionnisme et volonté de bien faire.

Le but étant d'insister sur le fait que, bien souvent, le mieux est l'ennemi du bien. Viser la perfection est inutile et irréaliste. À l'inverse, travailler dur et faire de son mieux, ce n'est pas chercher à être parfait. C'est aussi un objectif plus gratifiant.

Une autre activité consiste à apprendre aux jeunes les différentes «saveurs» du perfectionnisme. Cette analogie attire l'attention sur le fait que le perfectionnisme peut prendre différentes formes, y compris vis-à-vis de notre perception des autres et de la façon dont ils nous voient.

Nous avons tendance à considérer le perfectionnisme comme une affaire personnelle, en nous fixant par exemple des objectifs irréalistes. Or, le perfectionnisme touche aussi les autres: on attend d'eux qu'ils soient parfaits, ou bien on pense que c'est ce qu'ils attendent de nous.

Le perfectionnisme affecte donc non seulement notre bien-être, mais aussi nos relations avec autrui.

Des actions concrètes

Nous avons récemment piloté un programme dans une école secondaire. Les élèves étaient guidés tout au long par un enseignant qui avait suivi une petite formation et eu l'occasion de poser des questions tout en s'habituant au matériel.

Nous avons constaté que la leçon avait un impact positif sur les élèves. À l'issue du cours, ceux-ci disaient mieux reconnaître le perfectionnisme et l'importance qu'il y avait à se faire aider le cas échéant.

Il appartient aussi aux professeurs de veiller à ce que les pratiques dans leurs classes ne viennent pas encourager une mentalité perfectionniste chez leurs élèves au lieu de la décourager.

Des attentes irréalistes, une critique fréquente ou excessive, l'angoisse de commettre des erreurs et le recours aux récompenses ou aux punitions renforcent le perfectionnisme chez les élèves. Bien qu'il s'agisse d'un nouveau domaine de recherche et de pratique pédagogique, nous pensons que c'est un élément clé pour obtenir des changements positifs et durables.

Les enseignants et les parents doivent être capables de reconnaître un comportement perfectionniste et les difficultés que celui-ci risque de provoquer chez l'enfant ou l'adolescent. Améliorer la compréhension du perfectionnisme chez les enseignants est un bon moyen de favoriser le bien-être des élèves.

Traduit de l'anglais par Catherine Biros pour Fast ForWord.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l'article original.

Lire la suite

Apprendre tout au long de la vie scolaire... Un droit et des devoirs... - Par Christophe Chartreux

12 Février 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

8 astuces pour aider un enfant à apprendre les tables de multiplication

 

Apprendre tout au long de la vie scolaire... Un droit et des devoirs...

 

Affirmer qu’apprendre tout au long de la vie scolaire est un droit entraîne, de la part des pouvoirs publics, des engagements forts:

 

- engagement à mettre en place un « Service National de la Petite Enfance» (Idée, entre autres, de Philippe Meirieu) ;

 

L’enfant serait accompagné dans sa découverte du langage (et de la langue française), dans sa découverte du «vivre ET faire ensemble», deux fondements de la citoyenneté débutante. Il pourrait, quand c’est possible et particulièrement dans les premiers mois de sa scolarité, être accompagné de ses parents dans cet apprentissage.

 

- engagement à reprendre et appliquer le principe des cycles à l’école primaire. Une évaluation précise des acquis de cette réforme ambitieuse, de ses blocages devra être faite. Des réajustements seront à envisager ;

 

- engagement à mettre tout en œuvre pour une mise en place des pédagogies différenciées. Leur promotion, depuis le milieu des années quatre-vingts, pour rendre plus efficace l’enseignement-apprentissage dans des classes devenues parfois très hétérogènes, n’a pas été suivie d’une réelle généralisation. Si des approches différenciées ont fini par infiltrer les pratiques, elles sont trop souvent le fait d’enseignants « innovants » en raison du surcoût de travail demandé, des problèmes liés à l’évaluation, des effectifs parfois pléthoriques. La restructuration des établissements en «unités éducatives» devraient, notamment en réduisant les effectifs pour certaines activités, en permettre la généralisation.

 

Un mémorandum des pratiques innovantes et de leur efficacité devrait faire l’objet d’une évaluation globale. Des moyens devront être mis en place, au plan national et local (niveaux départementaux et régionaux) pour favoriser la diffusion des pratiques pédagogiques innovantes : mutualisation grâce à la mise en réseau internet des établissements ; journées d’études ; presse professionnelle spécialisée (ce qui n’existe pas dans notre métier contrairement à d’autres, les revues étant le plus souvent l’œuvre d’associations militantes) ;

 

- engagement à offrir à tous les élèves la possibilité de capitaliser des acquis afin d’éviter les redoublements inefficaces ;

 

- engagement à supprimer tous les critères d’âge et à systématiser la « scolarisation par récurrence ».


L’École deviendra alors une «maison d’éducation» ouverte sur tous les apprentissages destinés à un public diversifié. Pour le moment, nous en sommes très loin. L'institution se contentant de gérer l'ingérable et de faire reposer le poids des problèmes engendrés par des décennies d'immobilisme sur les épaules des enseignants. Pire même, le quinquennat qui s'achève a rendu ces derniers responsables des difficultés alors que les professeurs tentent, tant bien que mal, d'appliquer des directives contradictoires, souvent inutiles et en tout cas en décalage total avec les réalités du terrain.

 

Christophe Chartreux

Lire la suite

J-P Delahaye : contre l’école des impostures, pour une école fraternelle

12 Février 2022 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

L'école n'est pas faite pour les pauvres

En 150 pages, J-P Delahaye démontre que notre système éducatif est un système de tri et de ségrégation, et dessine les chemins d’une école enfin vraiment républicaine et fraternelle.

Les abonnés de ce blog connaissent Jean-Paul Delahaye, souvent cités ici pour son rapport de 2015 Grande pauvreté et réussite scolairele choix de la solidarité pour la réussite de tous[1] et dont nous avons récemment rendu compte du récit autobiographique Exception consolante, un grain de pauvre dans la machine[2]Il publie en ce début d’année un nouvel ouvrage, L’école n’est pas faite pour les pauvres, Pour une école républicaine et fraternelle[3], qui constitue un réquisitoire particulièrement bien informé contre une école prétendument républicaine et fondamentalement injuste, et un plaidoyer convainquant pour une école républicaine et fraternelle.

Le réquisitoire comme la plaidoyer s’appuient fortement sur des publications officielles, de l’OCDE ou du ministère de l’éducation nationale, du Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO), des rapports des inspections générales, ce qui empêchera quiconque de parler à son sujet d’un discours partisan, mais bien au contraire de parler d’un discours politique, fondé sur des documents publics incontestables, et sur les valeurs et principes mêmes de notre république, liberté, égalité, fraternité et laïcité.  On ne prétend ici que donner quelques éclairages partiels sur la richesse de la réflexion.

En quoi notre école réelle est-elle aussi une école de l’imposture ? Si, pour Saint Exupéry, cité par l’auteur, « une démocratie doit être une fraternité, sinon, c’est une imposture » l’école française est bien loin d’être une fraternité. Pour Jean-Paul Delahaye, elle pratique, et l’Etat à travers la multiplicité de ses choix la concernant, une « fraternité à l’envers ». Les exemples sont légion, on n’en retiendra qu’un dans ce billet, celui des exonérations fiscales consenties dans le cadre du soutien scolaire privé. « Le budget national sait trouver trois cents millions d’euros pour financer le soutien scolaire privé bénéficiant essentiellement aux citoyens les plus aisés, mais ne sait pas les trouver pour organiser du soutien scolaire public pour les plus modestes ».

Cette «fraternité à l’envers» ne recule devant aucun cynisme. Dans le premier comme dans le second degré, par exemple, « la diminution des jours de classe a eu pour conséquence une concentration d’un volume horaire important sur des journées très chargées pour les élèves. Quand un pays, commente Jean-Paul Delahaye, a choisi aussi délibérément, et depuis longtemps,  de faire du temps scolaire des élèves le moyen d’encadrer le salaire des enseignants, il y a bien un problème ». Peu importe que la densité des journées scolaires soit défavorable aux apprentissages des plus pauvres, si la semaine de 4 jours à l’école a la faveur des parents les plus favorisés et permet d’accorder du temps libre plutôt que des augmentations de traitement aux enseignants, on tient là en effet, en termes budgétaires et électoraux, une formule «gagnante».

(...)

Jean-Pierre Veran, formateur, expert associé France Education International (CIEP), membre professionnel laboratoire BONHEURS, CY Cergy Paris Université

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Ma voix compte : Sophie Hénon aimerait voir émerger "un candidat de la gauche unie"

12 Février 2022 , Rédigé par France Info Publié dans #Politique, #Education

Christiane Taubira veut supprimer le 49.3 et instaurer le référendum  d'initiative populaire

Sophie Hénon s'occupe de former des enseignants. Cette femme aux convictions de gauche aimerait qu'un candidat rassembleur prenne les devants dans cette campagne pour l'élection présidentielle de 2022.

Âgée de 50 ans, Sophie Hénon habite à Sainte-Opportune-du-Bosc, dans l'Eure. Pendant 20 ans, elle a été professeure des écoles et après quelques années, elle a passé l'examen pour devenir formatrice d'enseignant. Elle crée notamment des formations à distance pour eux. Concernant l'évolution de l'enseignement en France, elle estime qu'il y a "une nécessité de revoir complètement le système scolaire".

"Mon idéal, ce serait qu'il y ait un candidat de la gauche unie"

Interrogée sur ce qu'elle voudrait voir lors de l'élection présidentielle de 2022, Sophie Hénon attend "un projet de société" et se dit encore plus exigeante qu'aux élections précédentes. "Mon idéal, ce serait qu'il y ait un candidat de la gauche unie. Le top du top, ça aurait été Christiane Taubira. C'est quelqu'un que je suis, que j'admire, que je lis", explique-t-elle. Elle regrette que ceux "qui se disaient de gauche sont partis flirter avec l'extrême droite, avec Marine Le Pen notamment". Son mari, Jérôme Hénon, maire sans étiquette de Sainte-Opportune-du-Bosc, n'est pas satisfait de la qualité des débats d'idées dans cette campagne présidentielle. "On se demande où sont les idées", déclare-t-il.

"Ma voix compte" est une série de reportages qui donne la parole aux citoyens. Les équipes de reportage de franceinfo canal 27 ont sillonné les territoires pour aller à la rencontre des Français afin de les questionner sur leurs préoccupations et attentes vis-à-vis de la politique et en particulier des candidats à la présidentielle.

Ma voix compte : Sophie Hénon aimerait voir émerger "un candidat de la gauche unie" (francetvinfo.fr)

Lire la suite

Face au manque de profs, des parents d’élèves girondins trouvent des remplaçants sur les réseaux sociaux

12 Février 2022 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education

https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/BrLUOwCQEMuVZiZgCFtfCF7Aqls/736x492//filters:format(webp)/regions/2022/02/10/620522b7dc440_271758069-257274869844074-8449204680476675734-n.jpg

EXTRAIT

Confrontés à la difficulté de trouver des professeurs pour des postes vacants, des parents d'élèves de deux établissements scolaires de l'académie de Bordeaux ont décidé de publier des annonces sur les réseaux sociaux. La démarche a eu un tel succès qu'un troisième établissement a également opté pour la même méthode.

Au sein de l'académie de Bordeaux, deux collèges sont parvenus à trouver des professeurs pour des postes vacants grâce aux réseaux sociaux. Dans chacun de ces cas de figure, ce sont des associations de parents d'élèves qui ont décidé de prendre les choses en main afin d'accélérer le processus, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine.

« Peut-être connaissez-vous un professeur »

Tout a commencé le 12 janvier 2022 par une publication Facebook déposée par l'Association des parents d'élèves (APE) du collège de Mios : « Deux classes n'ont pas de professeur. Deux fois, un professeur a été nommé mais n'est pas resté. Il y a un manque de professeur. Aussi, nous faisons appel à vous, peut-être connaissez-vous un professeur à la retraite, un étudiant... qui pourrait venir 6 heures par semaine. »

 

 

Au total, certains élèves n'ont pas eu de cours d'histoire-géographie pendant « presque un trimestre », selon l'Association des parents d'élèves du collège. À la suite de l'annonce sur les réseaux sociaux, un professeur à la retraite qui s'était manifesté a été contacté par le rectorat pour prendre le poste.

 

(...)

 

Ouest France avec NG

 

Suite et fin en cliquant ci-dessous

 

Face au manque de profs, des parents d’élèves girondins trouvent des remplaçants sur les réseaux sociaux (ouest-france.fr)

 

Lire la suite

Jean-Michel Blanquer, ministre poids lourd englué dans la crise sanitaire

12 Février 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Camion Embourbé Profondément Dans La Boue Banque D'Images Et Photos Libres  De Droits. Image 38224591.

EXTRAITS

Le ministre de l’éducation nationale se félicite depuis près de deux ans d’avoir maintenu les « écoles ouvertes ». Mais au fil des protocoles sanitaires, les critiques ont gonflé, soulignant de l’improvisation et une certaine désinvolture.

Jeudi 13 janvier, les représentants du monde de l’école ne s’attendaient pas à recevoir un si bon accueil rue de Grenelle. Quelques heures plus tôt, ils battaient le pavé, avec 80 000 autres manifestants à travers la France, contre le ministre de l’éducation et son protocole sanitaire.

A 18 h 30, ils sont une quinzaine à être réunis dans la salle Condorcet de l’hôtel de Rochechouart. Face à eux, le premier ministre, Jean Castex, de qui est partie l’invitation, et un Jean-Michel Blanquer « dans ses petits souliers », diront des participants. Le ministre de la santé, Olivier Véran, positif au Covid-19, n’est présent qu’en « visio ». L’« opération déminage », au soir d’une journée de mobilisation inédite, sonne comme un désaveu pour le ministre de l’éducation. Ou du moins comme une reprise en main de la part de Matignon.

(...)

Un message politique clair

Alors ce jeudi soir, Jean-Michel Blanquer se fait « plus discret » qu’à l’accoutumée, raconteront ses interlocuteurs. S’il tient le propos liminaire, il laisse très vite la parole au premier ministre, qui mène les échanges. Les syndicats expriment leurs attentes, chacun à leur tour, par ordre de représentativité. M. Blanquer écoute, Jean Castex relance. Cela dure trois heures trente. Un temps record, aux dires des protagonistes. Il est question des masques que les enseignants attendent depuis deux ans, des remplaçants qui font défaut, des capteurs de CO2 qui manquent, d’un « dialogue de sourds » qui s’est installé entre les parties prenantes.

(...)

Les critiques qui pleuvent sur le ministre de l’éducation depuis l’annonce du protocole de rentrée dans Le Parisien, le 2 janvier, baissent alors d’un ton… le temps d’un week-end. Avec la révélation par Mediapart, le 17 janvier, des vacances de M. Blanquer à Ibiza, elles repartent de plus belle. Sur les réseaux sociaux, les enseignants se lâchent : une vidéo mettant en scène un sosie du ministre, en veste, cravate, tuba et palmes, se déhanchant sur de la musique techno, devient virale. On a beau défendre, dans son entourage, qu’il « n’a jamais cessé de travailler », ou que sa présence à Paris à la veille de la rentrée n’aurait « pas accéléré le processus de décision », l’image du bon élève de la Macronie est sérieusement écornée. L’intéressé fait amende honorable, du bout des lèvres : partir à Ibiza, c’était « peut-être, un peu, une erreur », concède-t-il sur le plateau du 20 heures de TF1, le 18 janvier.

(...)

« Le Covid, ce n’est pas le sujet sur lequel il est à l’aise, rapporte Sophie Venetitay, du SNES-FSU. Il a essayé à beaucoup de moments de nous parler d’autre chose. » Mais quand il s’éloigne trop du sujet, il est vite rattrapé. C’est manifeste à l’été 2021 : lors d’un conseil de défense tenu en visioconférence depuis le fort de Brégançon (Var), le 11 août, Emmanuel Macron souligne le « flou » qui entoure la rentrée scolaire. Une critique du chef de l’Etat d’autant plus brutale qu’elle est prononcée en l’absence de son destinataire. Plus récemment, le 7 janvier, c’est la participation de M. Blanquer à un colloque visant à « déconstruire la pensée woke », à la Sorbonne, qui interpelle la Macronie. Alors que la communauté éducative peine à faire face à la vague Omicron, son ministre de tutelle donne l’impression d’être ailleurs.

(...)

L’« école ouverte », le ministre en a fait le titre de son livre (Gallimard), à la rentrée de septembre 2021. Une centaine de pages dans lesquelles il défend sa doctrine. Mais dans le monde enseignant, « école ouverte ne veut pas dire école normale », remarque Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT. On y regrette, encore et toujours, « l’absence de concertation » et d’« anticipation », à chaque vague épidémique – « comme si chacune devait être la dernière », poursuit la syndicaliste.

Jean-Michel Blanquer a fini par se laisser piéger par un mode de gouvernance « descendant » et « autoritaire », avance-t-on dans les cercles éducatifs. « Sa façon de faire, c’est : je décide au centre et la périphérie applique, glisse un inspecteur général. Cela fonctionne quand vous maîtrisez les événements, quand les recteurs, les inspecteurs, les directeurs d’école et les chefs d’établissement sont en capacité d’appliquer vos ordres. La crise sanitaire a tout fait dérailler et la déception est à la hauteur du sentiment de maîtrise qu’il donnait. »

(...)

Depuis janvier, les voix des épidémiologistes se font de plus en plus critiques, pour dénoncer l’« obstination déraisonnée » du ministre de l’éducation à garder les écoles ouvertes sans sécurisation, alors que celles-ci se vident. « C’est à se demander si ce ne sont pas les covido-sceptiques qui décident au ministère, avance Mahmoud Zureik, professeur de santé publique et d’épidémiologie. Avec Omicron, l’école est devenue l’épicentre des contaminations. Il n’y a plus que la Société française de pédiatrie et M. Blanquer pour dire le contraire. »

Les statistiques officielles viennent étayer ce type de discours : plus de 500 000 élèves sont déclarés positifs au Covid-19 fin janvier. Les classes ne ferment plus, officiellement, mais certaines fonctionnent avec le tiers voire avec la moitié de leurs élèves en moins. D’une mise à l’isolement à l’autre, les parents se disent « noyés ». La popularité de Jean-Michel Blanquer s’en ressent.

Le 18 janvier, le ministre doit affronter une séance de questions au gouvernement houleuse à l’Assemblée nationale. « Alors le DJ ? » ; « On est mieux à Ibiza ! », entend-on sur les bancs de l’Hémicycle. La majorité le soutient, mais sans faire de zèle.

(...)

En dépit de cette séquence politique compliquée, il n’a pas renoncé non plus à jouer un rôle dans le débat d’idées. Il y a quelques jours, M. Blanquer se portait volontaire pour débattre avec le candidat d’extrême droite Eric Zemmour sur un plateau télévisé. Mardi 8 février au soir, son cabinet faisait un pas de côté, indiquant que « rien n’est encore calé »

Mattea BattagliaSylvie Lecherbonnier et Violaine Morin

Lire la suite

"L’École laïque française est, et jusqu’à un certain point se sait, l’héritière de l’École chrétienne..." (2009) - Mark Sherringham, Président du Conseil Supérieur des Programmes.

11 Février 2022 , Rédigé par Famille chrétienne Publié dans #Education

Laïcité à l'école : 59 % des enseignants s'inquiètent - Le Point

 

Agrégé de philosophie, Mark Sherringham a été nommé le 10 février 2022 Président du Conseil Supérieur des Programmes par Jean-Michel Blanquer. Ce haut fonctionnaire de l’École publique (il a été conseiller au cabinet de François Fillon, puis de Xavier Darcos au ministère de l’Éducation) et inspecteur général de l’Éducation nationale défendait en 2009 dans Famille Chrétienne l’intérêt du christianisme dans les questions éducatives. Entretien.

« L’École laïque française est, et jusqu’à un certain point se sait, l’héritière de l’École chrétienne, et il n’est pas du tout sûr que la laïcisation du système éducatif français, intervenu dans le combat contre l’Église catholique et le pouvoir des congrégations au début du XXe siècle, marque une exclusion culturelle du christianisme hors du domaine de l’éducation dans notre pays, même s’il demeure vrai qu’on est bien souvent passé de l’explicite à l’implicite culturel, et qu’en terme de contrôle politique, l’État...

(...)

Suite et fin (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Maths au lycée: la déficience exacte de Blanquer

11 Février 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Mathematiques

Maths au lycée: la déficience exacte de Blanquer

EXTRAITS

Depuis 2019, la réforme du bac a fragilisé la place des maths au lycée. Devenue facultative en classe de première, la discipline est désertée, notamment par les filles. Face aux craintes d’une baisse du niveau global, d’un creusement des inégalités et d’une pénurie de scientifiques, le ministre fait marche arrière.

Mauvais calculs pour Jean-Michel Blanquer. Face aux multiples alertes des enseignants et sociétés savantes sur la chute très nette des enseignements en maths au lycée, le ministre de l’Education nationale a concédé dimanche au micro de CNews qu’il faudrait réformer sa réforme. Un rétropédalage inattendu pour celui qui avait placé cette matière comme enjeu prioritaire en commandant un rapport au député de l’Essonne Cédric Villani. Cette crainte autour des maths a largement dépassé les seuls bancs de l’Education nationale, trouvant écho jusque dans ceux du Medef, inquiet de voir s’envoler avec ce nouveau système un futur vivier d’ingénieurs. A l’argument utilitariste s’ajoute la récupération politique. La candidate LR, Valérie Pécresse, a pour sa part dénoncé sur BFM TV «un effet pervers» de la réforme qui «a enlevé beaucoup de mathématiques», tout en jugeant, dans une formule controversée : «On a fermé les filières S, qui étaient les filières des bons élèves.»

Dans ce nouveau lycée à la carte, grand œuvre de Blanquer, les filières ont en effet été remplacées dès 2019 par des spécialités (trois en première à raison de quatre heures par semaine et deux en terminale à raison de six heures hebdomadaires). Contrairement aux sections technologiques et professionnelles, les maths sont désormais enseignées en dehors du tronc commun. Ce qui n’était le cas auparavant que dans la série littéraire. La discipline, non obligatoire à partir de la première, ne peut être suivie que comme spécialité avec, à la clé, un niveau exigeant (qui peut être couplé à l’option «maths expertes») ou en prenant l’option «maths complémentaires» en terminale. Seul subsiste pour tous les élèves un enseignement scientifique de deux heures, partagé entre trois matières (SVT, physique-chimie et une mineure de maths). Alors que la primauté des maths vacille, Blanquer voudrait faire de cet enseignement scientifique sa variable d’ajustement. L’idée serait de le «faire évoluer» afin qu’il comporte «plus de mathématiques»selon ses propos sur CNews. Un levier jugé insuffisant face aux enjeux. Décryptage.

Quels effets a produit la réforme du lycée sur l’enseignement des maths?

La réforme du lycée a entraîné des conséquences en cascade pour les maths, matière reine de l’ancien système et de la série S. Le nombre d’heures a baissé de près de 20% de 2018 à 2020, l’une des plus fortes diminutions toutes disciplines confondues, liée à son retrait du tronc commun. Si, à la rentrée, 64,1% des élèves de première générale ont choisi la spécialité mathématiques, en terminale, 45% ne font plus du tout de maths, selon les derniers chiffres du ministère. «Aujourd’hui, ils peuvent panacher les spécialités, et comme les maths c’est assez complexe et qu’ils ne sont plus obligés d’en faire, ils arrêtent», regrette Nathalie Braun, professeure de maths au lycée Rosa-Parks à Thionville (Moselle).

Face à ce désamour, Céline Ibar, qui enseigne au lycée Jules-Supervielle à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), concède une part de «déception» mais se raccroche : «En spécialité, ils ne sont pas nombreux mais motivés.» La désertion est particulièrement alarmante chez les filles. En 2019, 47,5% étaient scolarisées en terminale S, deux ans plus tard seules 39,8% suivent la spécialité maths. En 1994, elles étaient environ 40%. Un effet prévisible pour Anne Boyé, présidente de l’association Femmes et mathématiques : «Avec la réforme, il faut s’orienter de façon plus précoce, à un moment où les élèves sont sensibles à l’environnement social et largement aussi aux stéréotypes.» Clémence Perronnet, sociologue de l’éducation, abonde : «On sait que quand on donne plus de choix, on obtient des filières plus ségréguées.»

(...)

Moins de maths pour compenser une pénurie d’enseignants ?

La réforme a fragilisé la place des maths au lycée. «On nous a enlevé 33 540 heures depuis 2018», s’indigne le président de l’Apmep, reprenant les chiffres de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp). Officiellement, l’administration n’a jamais admis que cette baisse devait répondre à une pénurie de profs, «mais c’est ce que ça laisse penser», soupire-t-il. Entre 2010 et 2020, le nombre de postes d’enseignants en mathématiques non pourvus à l’issue des concours a augmenté de 153 postes pour le Capes et de 73 pour l’agrégation, faute d’un nombre suffisant de candidats. Une situation décrite comme «extrêmement préoccupante» par un rapport sénatorial de 2021 sur l’attractivité du métier. «Quelqu’un qui a un bon niveau bac +5 en maths sait très bien qu’il peut être recruté ailleurs, dans le privé, à un salaire supérieur», explique Anne Boyé.

Mais le salaire n’est pas l’unique explication. D’autres pays, comme l’Allemagne ou le Luxembourg, peinent à recruter alors que les profs y sont mieux rémunérés. Pour Mélanie Guenais, la base du problème réside dans la «masterisation de la formation des enseignants, qui a entraîné une chute dramatique du nombre de candidats» depuis 2010. En somme, aujourd’hui, tous les enseignants doivent «avoir un niveau bac +5, passer un concours pas très facile et le salaire n’est pas très attractif», résume Anne Boyé.

(...)

par Lucie Beaugé, Violette Vauloup et Marlène Thomas

Lire la suite

La création d’un délit de harcèlement scolaire divise députés et sénateurs

11 Février 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

La création d’un délit de harcèlement scolaire divise députés et sénateurs

EXTRAITS

Les deux chambres ne sont pas parvenues à s’entendre sur la création d’un tel délit, qui ne fait pas consensus non plus dans le monde associatif. Les sénateurs craignent notamment « une judiciarisation accrue envers les enseignants ».

Difficile de trouver un compromis. Si la lutte contre le harcèlement scolaire est érigée en priorité par la représentation nationale, la création d’un délit spécifique sème la discorde entre parlementaires. Les députés ont adopté en première lecture, début décembre 2021, la proposition de loi, soutenue par le gouvernement, qui instaure cette nouvelle infraction. Fin janvier, les sénateurs ont détricoté le texte, préférant l’introduction de circonstances aggravantes au délit de harcèlement moral. La commission mixte paritaire n’est pas parvenue à réconcilier ces deux visions. Retour à la case départ donc, ce jeudi 10 février, avec le rétablissement, dans les grandes lignes, du texte initial des députés.

Un élève sur dix serait victime de harcèlement, mais les plaintes concernent une minorité de cas. A quoi servira alors ce délit spécifique ? Pour Erwan Balanant, le député MoDem à l’initiative du texte, pas de doute : « Comment percevoir l’interdit quand il est peu lisible ? L’inscription d’un délit de harcèlement scolaire dans le code pénal sera plus claire et plus expressive. Elle permettra de fonder une action pédagogique de prévention. » Le texte prévoit jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour les faits les plus graves. Un stage de « sensibilisation aux risques liés au harcèlement » pourra être proposé aux élèves harceleurs comme mesure alternative aux poursuites.

Côté sénateurs, la création de ce délit n’est pas utile. « La portée de ce texte est principalement symbolique. L’arsenal juridique existe. Il faut simplement le faire connaître », assure le sénateur Les Républicains Olivier Paccaud.

(...)

Si la création de ce délit ne fait pas consensus, elle n’est pas la seule pierre d’achoppement entre les parlementaires. Pour le Sénat, la proposition de loi ne doit concerner que le harcèlement entre élèves pour éviter « une judiciarisation accrue envers les enseignants dans un contexte de défiance accrue », souligne Olivier Paccaud. Les députés, eux, intègrent tous les types de harcèlement : entre élèves, mais aussi entre élèves et personnels de l’éducation nationale.

(...)

Sylvie Lecherbonnier

Lire la suite