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Vivement l'Ecole!

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Après la mort de Samuel Paty, les professeurs parlent à cours ouverts...

1 Novembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Après la mort de Samuel Paty, les professeurs parlent à cours ouverts...

EXTRAITS

Le choc, la colère, puis le temps des questions. Que peuvent dire les enseignants à leurs élèves après l’assassinat d’un des leurs ? Comment adapter leur discours selon l’âge ? Et, plus globalement, comment aborder avec eux des sujets sensibles ? Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un collège tranquille de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été tué il y a quinze jours pour avoir montré, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, des caricatures de Mahomet à ses élèves de quatrième. Lundi, alors que les écoles, collèges et lycées rouvrent en plein confinement, les enseignants vont retrouver leurs élèves, avec qui ils observeront une minute de silence en hommage à Samuel Paty.

Avant ce retour en classe si particulier, Libération a tenu à offrir une tribune à ces enseignants qui exercent dans toute la France, du primaire au lycée. Ils ont accepté d’écrire pour défendre un métier souvent méprisé, et pourtant jugé indispensable pour guider de jeunes esprits vers la connaissance, un rempart contre l’obscurantisme et les fake news. Les enseignants le savent : le savoir est la meilleure arme face aux idées fausses et aux préjugés.

(...)

Je n’ai pas peur de retourner travailler, je crains la fronde, l’ingérence de parents trop inquiets

Par Julie (le prénom a été changé), 34 ans, directrice d’une école primaire dans la région nantaise

Comme tous, j’ai été profondément touchée par l’assassinat abject dont a été victime notre collègue, œuvrant au quotidien, comme les enseignants que je côtoie chaque jour, pour défendre les valeurs chères à la République française. J’ai été littéralement atterrée d’apprendre l’origine des maux qui ont conduit au drame. Puis vient le temps de la colère.

Moi-même victime récemment d’une agression violente dans l’exercice de ma fonction, on m’a accusée d’actes islamophobes, racistes et de dérives sectaires pour avoir simplement fait mon métier, dans le respect de la laïcité. Il faut s’insurger devant tant de haine et de détresse. Et il faudra dépasser ce sentiment premier pour former, éclairer, nourrir les esprits de demain ; dans la réflexion et l’ouverture, sans rejet. Si l’école de la République ne s’en charge pas, qui le fera ? Allumer aujourd’hui les lumières de demain pour un avenir éclairé, cela reste notre mission principale, essentielle.

On me demande parfois depuis une semaine si j’ai peur de retourner travailler. La réponse est non. Je crois intimement à l’importance de la fonction des enseignants à condition qu’on leur fasse confiance. Qui soufflerait au médecin un diagnostic ? Qui indiquerait à l’avocat ou l’ingénieur la procédure ? Mais l’éducation, tout le monde s’en mêle. Et les parents en premier lieu. Partenaires essentiels d’un cheminement éducatif réussi, ils doivent accepter de déléguer la mission aux professionnels qui la mènent.

Je n’ai pas peur de retourner travailler. Je crains la fronde, l’intrusion, l’ingérence de parents trop inquiets armés de moyens numériques trop présents. Alors qu’ils devraient être des alliés précieux. Aujourd’hui, je suis une enfant blessée de la République, une enseignante endeuillée, une directrice effrayée, mais une professionnelle plus que jamais mobilisée pour La mission de l’avenir : former les citoyens de demain.

(...)

Les professeurs sont-ils désormais des cibles ?

Par Mohaze Medini 42 ans, professeur de lettres-histoire-géographie dans un lycée professionnel d’Ille-et-Vilaine

Mes nuits n’ont pas été sereines et mes jours sont tourmentés depuis la mort de Samuel Paty, cet enseignant qui, comme j’aspire à le faire, a souhaité susciter l’échange pour transmettre nos valeurs républicaines. Avec l’intrusion de téléphones inquisiteurs et de parents amères au sein des classes et des établissements scolaires, les professeurs sont-ils désormais des cibles ? Je reste songeur quand je pense au fait que ce sont des élèves qui ont donné un professeur pour de l’argent. Que représentons-nous pour les élèves, pour leurs parents, pour la société ?

Français, enfant d’immigrés maghrébins et professeur de lettres-histoire-géographie en lycée professionnel, d’abord à Choisy-le-Roi en région parisienne, puis en province, j’ai conscience des difficultés de transmettre à la fois les valeurs républicaines à certains élèves, mais également les codes de l’écoute et de l’échange à d’autres.

L’essentiel pour un professeur ne réside-t-il pas dans le lien qu’il tisse avec ses élèves ? Cette relation de confiance qui permet de transmettre quelconque enseignement, y compris celui sur la liberté d’expression au travers de caricatures ou autres supports.

Avoir le temps, de créer ce lien, d’enseigner… cela va-t-il de pair avec les récentes réformes du lycée professionnel et la réduction des heures de français et d’histoire-géographie au profit d’un enseignement conjoint avec les matières professionnelles ? Quelle société souhaitons-nous ? Que nos jeunes soient de bons exécutants ou des véritables citoyens ?

A l’adolescence, les jeunes s’interrogent sur ces questions d’identité. Nous les abordons seulement en classe de terminale à travers une thématique «Identité et diversité». Au lieu de se nourrir de réflexions, de témoignages, d’expériences, dont la leur, pour se forger une identité, à la fois plurielle et unique, nos jeunes essayent déjà d’intégrer les cases que leur assigne la société au travers de termes devenus trop redondants ces derniers temps : «gaulois», «islamo-fascistes» et j’en passe. Républicain et profondément humain, je refuse le clivage qui se dessine : une dérive droitière face à un obscurantisme religieux véhiculé par le prosélytisme de certains. Il en va du devenir de notre démocratie.

Il faut créer du lien entre les élèves, impliquer tous les parents, y compris ceux qui contestent l’enseignement ou ceux qui ne viennent plus, il faut sacraliser l’école et replacer l’enseignant en son sein comme chef d’orchestre de la transmission du respect, des valeurs républicaines qui sont les nôtres, qui sont celles qui m’ont permis d’être ce que je suis : la liberté d’apprendre à l’école peu importe d’où l’on vient, la liberté de s’exprimer peu importe qui l’on est, la liberté de s’affirmer pour être un citoyen de demain… unique au sein d’un collectif national.

Lundi 2 novembre 2020, l’institution réunira ses enseignants pour échanger et nous faire part du déroulé de la journée, notamment la minute de silence à respecter dans l’ensemble des établissements du territoire. L’unité nationale ne doit pas être mesurée en minutes, elle se cultive et se façonne par la liberté, l’égalité et la fraternité.

(...)

Etre là

Par François da Rocha 50 ans, professeur d’histoire-géographie dans un lycée des Hauts-de-France

Etre là pour tous et pour chacun·e. Depuis un quart de siècle, c’est ainsi que je vois mon métier de professeur dans un lycée sensible de Roubaix. Des élèves, j’en ai tant rencontré.e.s que beaucoup de noms sont aujourd’hui perdus dans les limbes de l’oubli. Mais aucun visage n’a disparu de ma mémoire. Des ministres aussi, parfois, y ont fait un rapide passage, de celle qui, il y a si longtemps, avait exigé une classe édulcorée pour mieux passer à l’antenne, à ceux qu’une armée de courtisans protégeait d’une insupportable rencontre avec le bas peuple de professeur·e·s que nous sommes. Sans parler de tous ceux et de toutes celles qui ont ignoré ce «territoire perdu de la République». Mais nous, nous sommes là.

Etre là pour enseigner à chacune de mes classes l’histoire, la géographie et ce qu’on appelle désormais l’enseignement moral et civique. Etre là pour travailler avec celles et ceux que la nation me confie, sur l’occupation de leur ville pendant la Première Guerre mondiale ou sur la fin de la guerre du Péloponnèse, sur les paradoxes de l’agriculture brésilienne ou sur l’étalement de Londres. Etre là pour réfléchir ensemble à ce qui fait une société, à ses fondements comme à ses doutes, et pour les aider à y trouver une place que les racistes de tout poil ou leurs propres freins voudraient leur interdire.

Etre là pour voir des êtres humains grandir, sur une année ou parfois sur l’ensemble d’une scolarité au lycée, pour celles et ceux que j’ai en seconde et qui se retrouvent jusqu’au baccalauréat. Etre là pour partager un peu plus que ce que prévoient les programmes officiels (je l’avoue, il m’arrive de commenter le dernier but de Riyad Mahrez). Etre là aujourd’hui, lorsqu’un·e adolescent·e vient me voir à la fin d’un cours et me demande si je me souviens d’une élève dont je fus le professeur à la fin du siècle dernier, et l’entendre me dire : «C’est ma mère et elle vous passe le bonjour.»

Marie Piquemal , Cécile Bourgneuf , Maxime Lemaitre

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Lettre aux instituteurs et institutrices, Jean Jaurès - Texte non censuré...

1 Novembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Lettre aux instituteurs et institutrices, Jean Jaurès - Texte non censuré...

"Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

Eh quoi ! Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d’années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l’été le peu qu’ils ont appris l’hiver. Ils font souvent, au sortir de l’école, des rechutes profondes d’ignorance et de paresse d’esprit, et je plaindrais ceux d’entre vous qui ont pour l’éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

J’entends dire, il est vrai : À quoi bon exiger tant de l’école ? Est-ce que la vie elle-même n’est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d’une démocratie ardente, l’enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d’égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? Je le veux bien, quoiqu’il y ait encore dans notre société, qu’on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d’abord, amitié avec la démocratie par l’intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l’âme de l’homme, à l’idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d’orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d’enfance, c’est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l’école primaire l’éducation si haute que j’ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J’ai vu, l’autre jour, un directeur très intelligent d’une école de Belleville, qui me disait : « Ce n’est pas seulement à la campagne qu’on ne sait lire qu’à peu près, c’est-à-dire point du tout ; à Paris même, j’en ai qui quittent l’école sans que je puisse affirmer qu’ils savent lire. » Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel.

J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale, il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l’esprit ; il n’est pas nécessaire qu’il dise beaucoup, qu’il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu’il leur donnera concourent nettement à un tableau d’ensemble. De ce que l’on sait de l’homme primitif à l’homme d’aujourd’hui, quelle prodigieuse transformation ! et comme il est aisé à l’instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l’enfant l’effort inouï de la pensée humaine !

Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu’il enseigne. Il ne faut pas qu’il récite le soir ce qu’il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu’il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu’il se soit émerveillé tout bas de l’esprit humain, qui, trompé par les yeux, a pris tout d’abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l’infini de l’espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d’une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l’émotion de son esprit. Ah ! sans doute, avec la fatigue écrasante de l’école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d’une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l’ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l’intelligence s’éveiller autour de vous. Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l’enseignement aux enfants que de le rapetisser.

Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes, des commencements d’idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs.

Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront."

Jean Jaurès dans La Dépêche, le dimanche 15 janvier 1888

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A comparer avec le texte proposé par le site Eduscol et qui devrait être lu demain lundi 2 novembre. 

Il manque la partie la plus "gênante" pour le Ministère... 

https://cache.media.eduscol.education.fr/file/021120/95/3/Lettre_aux_instituteurs_et_institutrices_version-longue_1344953.pdf

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Comment garder sa motivation à l'école?...

1 Novembre 2020 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Comment garder sa motivation à l'école?...

À peine l’année entamée que déjà la motivation à reprendre le chemin de l’école s’essouffle. Écrans, cours à distance, masques, normes renforcées, rien de très encourageant pour étudier. Pour le New York TimesLisa Damour, psychologue et autrice de nombreux ouvrages sur le stress et l’adolescence prodigue quelques conseils.

Pour comprendre la motivation, il faut déjà savoir qu'il en existe deux types: intrinsèque ou extrinsèque. La première vient d’un intérêt réel et profond pour le sujet qui se transforme en satisfaction d’apprendre –comme un bon livre qu’on ne peut plus reposer. La seconde, extrinsèque, nous met au travail en imaginant le résultat: un chèque ou une bonne note.

Lisa Damour explique que la motivation intrinsèque est la plus valorisée dans le monde éducatif. Et à raison puisqu’elle mène à de meilleurs résultats académiques et à un plus grand bonheur selon plusieurs études. Cependant, elle n’est pas toujours présente ou constante. Elle n’exclut pas obligatoirement la motivation extrinsèque. J’apprends des choses en écrivant cet article, mais je sais que je serai payée –double motivation. C’est ce que recommande la psychologue, de tenter d’utiliser les deux types de motivation de manière complémentaire.

Stimuler les deux motivations

La motivation intrinsèque est importante car c’est elle qui est à l'origine du sentiment de travailler sans efforts. Le problème c’est qu’elle n’est pas la plus simple à invoquer et qu'elle est tributaire des conditions d’enseignement. Elle est amplifiée par ce que peuvent ressentir les étudiant·es comme l'autonomie, le soutien et la confiance en leurs compétences. Elle est mise à mal quand ils et elles se sentent sous pression, peu confiants et contrôlé·es.

En pratique, cela signifie qu’il faut avancer le plus possible à son rythme en choisissant quelles matières ou quels devoirs réaliser en premier et s’organiser à sa façon, y compris si l’organisation consiste à «recouvrir le sol de sa chambre de feuilles volantes», précise la psychologue.

Pour ce qui est des encouragements des parents, le concept clef semble être celui de la parcimonie. Certains travaux tendent à montrer que les encouragements parentaux aident à développer la motivation intrinsèque des enfants, d’autres qu’ils la brident en introduisant une notion de récompense. Pour qu’ils soient efficaces, les encouragements doivent être sincères et se focaliser sur l’effort plus que le talent explique Lisa Damour: «"Tu as travaillé dur c'est bien", plutôt que "tu es vraiment intelligent·e"», ils doivent également éviter l’écueil de la pression.

La psychologue recommande d’être honnête avec ses enfants en partageant ses propres techniques de motivation extrinsèque: celles que beaucoup utilisent tous les jours au boulot: «Je finis cela et petite pause», «Je vais me chercher un petit café », «Qu'est-ce que je vais manger ce soir?»... C’est donc le moment de penser à des stratégies ensemble: le parent peut travailler à côté par solidarité, faire suivre les sessions de travail de 25 à 30 minutes par des petites pauses pour s’étirer ou consulter ses réseaux sociaux, laisser son enfant choisir le film à regarder en famille ou le menu du dîner. Si la motivation intrinsèque paraît plus noble, il faut également laisser la motivation extrinsèque s’exprimer sans honte affirme la psychologue.

Nina Pareja

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Revue de Presse Education... Re-confinement - Reprise - Ailleurs....

1 Novembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Re-confinement - Reprise - Ailleurs....

Dans ce contexte de nouveau confinement, la reprise des cours lundi agite beaucoup les médias, que ce soit au niveau du protocole sanitaire, que de l’hommage à Samuel Paty.

 

Re confinement

 

Confinement généralisé sauf pour l’éducation
“"Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées seront ouverts avec un protocole renforcé". Emmanuel Macron a annoncé le 28 octobre le retour du confinement général et des attestations de sorties. Seule différence avec mars dernier : les enseignants travailleront et les élèves seront dans les établissements scolaires. Il reste à voir ce que signifiera "un protocole renforce". Comment il sera accueilli à quelques heures d’une rentrée déjà difficile. Et si ce choix est le bon pour le pays.”

Les écoles échappent au reconfinement, les universités basculent dans l’enseignement en ligne Par Violaine Morin
“Alors que le pays s’apprête à se barricader, l’institution scolaire vit donc l’exact inverse de ce qui s’était produit au mois de mars.”
“Dans de nombreux secteurs, le second confinement annoncé le 28 octobre par le président de la République ressemblera au premier. Mais pas dans les écoles, collèges et lycées, qui « resteront ouverts », a précisé Emmanuel Macron, « avec un protocole sanitaire renforcé ». L’enseignement supérieur, lui, doit basculer entièrement dans l’enseignement en ligne. Les universités avaient déjà réduit la présence des étudiants de 50 % dans les zones de forte circulation du virus, depuis le 6 octobre.”

Les établissements restent donc ouverts avec un "nouveau" protocole qui n’est pas vraiment nouveau et qui inquiète à juste titre les personnels.

Covid-19 : dans les établissements scolaires, le « protocole renforcé » inquiète
« Plusieurs syndicats d’enseignants réclamaient la mise en place de demi-groupes. Le gouvernement a tranché en faveur d’un simple renforcement des règles sanitaires. Une demi-mesure pour certains, la source d’un nouveau casse-tête pour d’autres. »

Le nouveau protocole tente de limiter le brassage des élèves
« Comment limiter le brassage des élèves sans toucher à la capacité d’accueil des établissements ? C’est la question posée aux écoles et établissements après la publication du nouveau protocole sanitaire. La contrainte reste très légère tant l’accent reste mis sur l’accueil de tous. L’enseignement à distance doit rester exceptionnel et soumis à autorisation du rectorat. Le risque sanitaire dans les établissements scolaires passe après le maintien de l’activité économique. »

École et confinement : la rentrée des classes pourrait être décalée à mardi
« La crise sanitaire vient à nouveau rebattre les cartes. Après les vacances de la Toussaint, la rentrée, censée se faire ce lundi 2 novembre, pourrait être décalée à mardi. Il s’agirait alors de laisser le temps aux établissements scolaires de s’organiser pour mettre sur pied un nouveau protocole sanitaire. »

 

Re prise

 

Ce lundi devrait être le jour de l’hommage rendu à Samuel Paty dans les écoles. Mais cet hommage pourrait changer à cause de la situation sanitaire. Rien n’est encore fixé pour lundi !

La rentrée scolaire du 2 novembre décalée à 10 heures pour rendre hommage à Samuel Paty
“La rentrée des vacances de la Toussaint sera décalée à 10 heures le 2 novembre dans tous les établissements scolaires, où un hommage sera rendu Samuel Paty, le professeur décapité. Sous réserve que les décisions prises face au Covid ne bouleversent pas la donne.”

Oui, il est possible d’enseigner la laïcité à l’école
“Fanny Gallot et Francine Nyambek-Mebenga, qui conduisent une enquête dans des classes de Seine-Saint-Denis, racontent les stratégies des enseignants pour rendre possible le débat avec les élèves.”

“Ferdinand Buisson, le plus ardent défenseur de l’école républicaine” par Anne-Claire Husser, Frédéric Mole, propos recueillis par Octave Larmagnac-Matheron
“Philosophe spécialiste de la question pédagogique, Ferdinand Buisson a contribué à façonner l’école républicaine, dans l’ombre de Ferry ou Jaurès. Réformateur patient, défenseur d’un perfectionnement constant de l’institution scolaire, son legs est aussi considérable que méconnu. Deux spécialistes de son œuvre, Anne-Claire Husser et Frédéric Mole, exposent sa vie et sa pensée.”

Samuel Paty : ce que j’ai dit à mes étudiant.E.s par Loïc Le Pape, sur son blog The politics of religion/Les politiques du religieux
“Ce lundi, il fallait en parler. Parler de l’attentat, mais cette fois-ci avec l’urgence et la sidération de l’enseignant touché par l’assassinat d’un collègue. Il le fallait pour surmonter l’effroi de l’acte barbare, mais aussi et surtout pour aller au-delà de la consternation face aux débats qui ont suivi. Il le fallait enfin parce que ce sont les thématiques de recherche que j’explore, sur lesquelles je lis et enquête depuis des années, avec lesquelles j’essaie de construire un raisonnement, de tenir une position éthique de recherche.”

Charlène Ménard : Enseigner les valeurs de la République entre prescrit et réel
“Comment l’institution scolaire prend-elle en charge les injonctions de formation à la citoyenneté, à la laïcité et aux valeurs de la République ? Comment les enseignants assurent-ils le rôle d’éducation, de formation d’un individu ? Les caractéristiques de leur environnement de travail influencent-elles leur action ? Dans une étude publiée Recherches & éducations (n°21), Charlène Ménard et Françoise Lantheaume montrent l’écart entre les injonctions des programmes et leur interprétation sur le terrain. Si les enseignants sont attachés à ces valeurs c’est aussi qu’elles trouvent une signification au service de la forme scolaire. Défendre la République c’est aussi défendre la forme scolaire. Et c’est aussi une limite portée à des valeurs universelles…”

L’école publique, champ de bataille historique de la laïcité par Cyprien Caddeo et Florent LE DU
“L’assassinat de Samuel Paty, en raison de son enseignement et de l’utilisation en classe des caricatures de Mahomet, a relancé le débat ancien sur la place du religieux dans l’enseignement.” pour abonnés

« D’abord, nous allons retrouver nos élèves, les regarder, leur sourire »
Tribune de Marguerite Graff, Professeure d’histoire-géographie au lycée Auguste-Renoir à Asnières, Hauts-de-Seine.
“Les élèves acceptent bien plus souvent qu’on ne le croit d’être bousculés dans leurs certitudes, souligne, dans une tribune au « Monde », Marguerite Graff, professeure d’histoire-géographie en banlieue, s’insurgeant contre la « musique insidieuse » qui voudrait faire douter du travail que fait l’école depuis des années.”

Et lundi ? La minute de silence
Le CRAP-Cahiers pédagogiques
“L’assassinat de Samuel Paty a été l’occasion d’une déferlante de commentaires, de prescriptions, d’injonctions parfois contradictoires. Le Crap-Cahiers pédagogique a d’abord réagit en affichant son indignation et sa condamnation sans nuance. L’annonce d’une journée de commémoration lundi, a provoqué beaucoup de questions et de réflexions que nous partageons dans une série d’articles et de ressources dans les jours qui viennent. En commençant par l’immédiat : comment faire vivre la minute de silence ?”

Chronique de Philippe Watrelot : Après Conflans, ne céder ni à l’intimidation ni à la stigmatisation
“Samuel Paty, enseignant ­d’histoire-géographie au collège du Bois-d’Aulne, à Conflans Sainte-Honorine, a été décapité devant son établissement par un jeune de 18 ans. Cet acte a été revendiqué au nom de l’Islam. L’enseignant était l’objet d’une polémique sur les réseaux sociaux depuis qu’il avait montré en classe des caricatures de Mahomet. C’est d’abord en tant qu’enseignant qu’il nous faut “ pour les abonnés d’Alternatives économiques.

Lettre aux professeurs d’histoire-géographie Ou comment réfléchir en toute liberté sur la liberté d’expression par François Héran
“Comment enseigner la liberté d’expression ? Par son histoire, propose François Héran, moins républicaine qu’on ne croit et plus respectueuse des croyances. Au lieu d’en faire un absolu, il est temps d’observer que ses conditions d’exercice se déploient dans un temps et un espace déterminés.”

« L’assassinat de Samuel Paty a renforcé mon désir de réintégrer l’éducation nationale »
« Wahida El-Mansour, ancienne professeure d’histoire-géo en Seine-Saint-Denis, avait quitté son poste après l’attentat contre « Charlie Hebdo ». »

 

Ailleurs

 

Cameroun : plusieurs enfants tués dans l’attaque de l’école dans une zone anglophone
“L’attaque n’a pas encore été revendiquée et les assaillants identifiés par les autorités. Le premier ministre a tenu, samedi, une réunion d’urgence.”

Un mot, son histoire et la liberté d’enseignement Le Monde avec AFP Publié le 24 octobre 2020
Le débat portant sur ce qu’on peut appeler désormais « l’affaire » Verushka Lieutenant-Duval met en jeu la liberté de l’enseignement de la professeure suspendue par la direction de l’Université d’Ottawa pour avoir employé le mot en n dans le cadre de son enseignement, d’une part, et la réaction défavorable d’une étudiante d’autre part. C’est l’utilisation drue du mot en n qui, très probablement, a fait naître la polémique, sinon le grand débat actuel. Une situation qui nous force à donner le sens que revêt ce mot en le nommant.”

Confinement 2 - Sacrifier les vieux enseignants pour faire marcher l’économie ? Par Pascale Fourier sur son Blog : C’est pas moi qui l’dis....
“Bien sûr, ce n’est pas fait, mais on en parle furieusement. Confinement, mais pas pour plus de la moitié des enseignants. Armés d’un masque tout-venant, reclus dans 40m2 avec 30 élèves masqués ou pas, 6h par jour, ils devraient aller au combat - et aider à la propagation du virus dans les familles. Sacrifiés potentiels sur l’autel de l’économie…”

En Belgique
« Coronavirus : les cours se font désormais à distance dans l’enseignement secondaire »

 

Géraldine Duboz et Bernard Desclaux

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Protocole sanitaire à l'école : «La reconnaissance de la nation ça ne suffit pas»...

30 Octobre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Protocole sanitaire à l'école : «La reconnaissance de la nation ça ne suffit pas»...
Alors que les écoles, collèges et lycées doivent ouvrir lundi 2 novembre, les enseignants s'inquiètent du nouveau protocole sanitaire annoncé ce jeudi soir, qui n'a pour eux rien de nouveau. Un préavis de grève a été déposé par le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire.
Les enseignants se sentent méprisés, désabusés, sacrifiés. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, devait ce jeudi soir annoncer un renforcement du nouveau protocole sanitaire pour les écoles, collèges et lycées qui resteront ouverts pour ce deuxième confinement. Mais finalement, un seul grand changement a été acté : celui du port du masque à partir de l’âge de 6 ans, obligatoire jusqu’alors seulement à partir du collège. En dehors de cette annonce, «il n’y a absolument rien de nouveau, s’insurge Frédérique Rolet, secrétaire générale du syndicat enseignant Snes-FSU (syndicat majoritaire dans le secondaire). Je suis effarée. Le protocole n’est pas du tout renforcé alors que la situation sanitaire est grave.» Le Snes-FSU a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour la semaine de la rentrée, du 2 au 7 novembre
«Comme par magie ?»
Jean-Michel Blanquer a déroulé d’autres mesures, comme la limitation du brassage des élèves avec des arrivées et des départs étalés dans le temps, des récréations «par groupes», une meilleure aération, ventilation et nettoyage des locaux, le maintien de la restauration scolaire dans le respect de la distanciation physique ou des déplacements «limités au maximum» avec une seule salle attribuée à chaque classe dans le secondaire. «Au collège, les profs bougent déjà depuis septembre dans les classes dans la plupart des établissements. Et puis on va limiter le brassage avec le même nombre d’élèves, comme par magie ?» ironise Frédérique Rolet. Jean-Michel Blanquer n’a en effet pas dit un mot sur l’accueil de demi-groupes d’élèves, pourtant réclamé par les syndicats, via un système de rotation entre présentiel et distanciel. «Tant qu’il y a le même nombre d’élèves, la distanciation physique est impossible à mettre en place quand on a au moins 30 élèves par classe ou 75 enfants dans les cantines», assure Guislaine David, cosecrétaire générale du Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire.
Pourquoi le plan de continuité pédagogique ficelé en juillet dernier n’est-il toujours pas mis en œuvre ? Il prévoit pourtant un accueil des classes en demi-groupe en cas de circulation active du virus. «Le Président a déclaré que cette vague était plus meurtrière que la première et on a un ministre qui est dans le déni des contaminations, qui ne va pas assurer la sécurité des élèves et du personnel, s’inquiète Guislaine David. La reconnaissance de la nation ça ne suffit pas. Nous, on veut être protégés.»
Cécile Bourgneuf
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Port du masque dès 6 ans à l'école : "Une mesure importante à prendre pour protéger les enseignants et les enfants"...

30 Octobre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Port du masque dès 6 ans à l'école : "Une mesure importante à prendre pour protéger les enseignants et les enfants"...

Christèle Gras Le Guen, cheffe du service de pédiatrie au CHU de Nantes, secrétaire générale de la société française de pédiatrie, estime que les enfants "sauront porter ce masque comme on leur demande".

"C'était une mesure importante à prendre pour protéger les enseignants, les enfants et qui devrait certainement rassurer l'ensemble des familles et les professionnels de l'enfance", estime jeudi 30 octobre sur franceinfo la professeure Christèle Gras Le Guen, cheffe du service de pédiatrie au CHU de Nantes, secrétaire générale de la société française de pédiatrie. Alors que la France est entrée en confinement vendredi 30 octobre, les écoles vont rester ouvertes. La rentrée scolaire, lundi prochain, se fera masquée pour les enfants dès six ans"Ils sauront porter ce masque comme on leur demande", a-t-elle assuré.

franceinfo : Le port du masque pour les élèves dès six ans, est-ce une bonne mesure ?

Christèle Gras Le Guen : C'était la bonne idée, qui nous paraissait absolument indispensable, à la lumière de ce qu'on avait vécu pour le premier confinement et des effets secondaires qui avaient pu être observés. Le fait de pouvoir retourner à l'école, c'est la bonne nouvelle de ce nouveau confinement. Le fait de pouvoir modifier de manière ponctuelle les préconisations qui, jusqu'à présent, étaient de ne pas porter de masque pour les moins de 11 ans, tiennent au fait qu'on observe une circulation virale renforcée, qui va probablement être encore observée quelques semaines. Avant l'efficacité de la mesure, cela va mathématiquement augmenter le nombre d'enfants infectés et susceptibles de transmettre, même si les enfants restent très peu concernés par cette maladie, très peu contaminés, et surtout très peu contaminateurs. C'était une mesure importante à prendre pour protéger les enseignants, les enfants et qui devrait certainement rassurer l'ensemble des familles et les professionnels de l'enfance.

Le port du masque pour les enfants dès six ans, n'est-ce pas l'arbre qui cache la forêt, avec le reste du protocole sanitaire qui demeure plutôt léger ?

Il est évident qu'on ne pourra pas faire parfait sur les mesures barrières, dans la mesure où le nombre d'enfants est là, et on connaît les contraintes des enseignants autour de la gestion des classes. Pour autant, il semble que sur ces premières périodes de rentrée scolaire en septembre, le nombre de contaminations à l'école a été absolument minime, et que les mesures barrières qui existent, en particulier le port du masque par les adultes, ont été efficaces. On ne demande pas aux enfants d'appliquer à la lettre le port du masque comme on pourrait l'exiger de collégiens ou de lycéens, pour autant on a vu l'efficacité du port du masque sur la transmission entre adultes. Ce port du masque, même s'il n'est pas appliqué de façon parfaite par les plus jeunes, sera certainement intéressant à évaluer et à observer.

Est-ce que ça reste l'école pour des enfants qui doivent porter le masque, et limiter les contacts les uns avec les autres ?

On a vu des images convaincantes de tout petits, de 3-4 ans, qui appliquaient de façon très rigoureuse les solutions hydro-alcooliques. Nos enfants sont extrêmement attentifs aux informations qu'ils reçoivent. Ils sauront porter ce masque comme on leur demande. Ça a été très très bien appliqué dans les collèges et les lycées. Je n'ai pas d'inquiétude quant au fait que les plus petits puissent eux aussi porter ce masque. Pour ce qui est des relations, on est confrontés toute la journée à des gens masqués et on communique, on a des relations. Je sais que les enfants en auront aussi.

Commentaire:

Pendant des mois, les français ont entendu le contraire...

Notamment par l'intermédiaire de l'inénarrable pédiatre Robert Cohen invité sur tous les plateaux.

Il a validé le port du masque à partir de 11 ans, niant l'intérêt de le porter dès 6 ans.

CC

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14 propositions pour une "Ecole d'après"...

30 Octobre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

14 propositions pour une "Ecole d'après"...

1- Le droit à l'éducation pour chacun est inaliénable.

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.1.html

 

2- La nécessité d'un réel volontarisme politique. Pour la refondation d'un autre rapport Parents/École

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.2.html

 

3- Pour une politique de formation pédagogique des personnels éducatifs et des acteurs sociaux en général

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.3.html

 

4- Tendre à l'excellence de tout enseignement, pour chacun, c'est possible ! Le droit à l'excellence pour chacun est inaliénable

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.4.html

 

5- Les savoirs du XXIème siècle

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.5.html

 

6- Une formation des enseignants, ambitieuse et continue... c'est possible !

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.6.html

 

7- La notion d'équipe enseignante au cœur du système d'enseignement pédagogique

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.7.html

 

8- La formation doit aussi être un projet personnel

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.8.html

 

9- Pour que tout acte d'enseignement soit un temps d'activité et d'apprentissage pour l'élève

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.9.html

 

10- Les échanges entre pairs

 

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.10.html

 

11- L’unité scolaire de référence : les « unités éducatives »

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.11.html

12- La notion de " programme " doit être profondément transformée

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.12.html

13- Une architecture scolaire à la mesure des enjeux éducatifs et environnementaux

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.13.html

14- Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/une-ecole-pour-ce-xxie-siecle-qui-commence-aujourd-hui.14.html

Christophe Chartreux

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Education - STOP à l’impréparation !

29 Octobre 2020 , Rédigé par Snuipp Publié dans #Education

Education - STOP à l’impréparation !

Alors qu’il est nécessaire de maintenir les écoles ouvertes tant que les conditions sanitaires le permettent, cela ne doit pas se faire au détriment de la santé des élèves, des personnels et de la société dans son ensemble. Des aménagements doivent être réalisés de manière urgente, comme le dédoublement des groupes classes, réclame le SNUipp-FSU.

« Il est donc grand temps que le ministère active la première hypothèse du plan de continuité pédagogique avec l’accueil de demi-groupes d’élèves permettant ainsi distanciation physique et non brassage », indique le SNUipp-FSU dans son communiqué. « L’autre partie des élèves pouvant être accueillis par des structures périscolaires avec une rotation des groupes qui permet une scolarisation à mi-temps de tous les élèves ».
Aussi, dans ce nouveau contexte particulier à plus d'un titre, le syndicat réclame que  «  la rentrée des élèves soit repoussée au mardi 3 novembre dans les conditions prévues pour rendre hommage à Samuel Paty ».

Le communiqué
IL FAUT CESSER AVEC CETTE IMPRÉPARATION PERMANENTE DE L’ÉCOLE

Le maintien, tant que la situation épidémique le permet, de l’ouverture des écoles est nécessaire pour ne pas encore davantage accroître les inégalités scolaires, notamment pour les enfants des familles populaires, comme pour maintenir le rôle social de l’école. Le maintien de ce nécessaire lien scolaire nécessite plusieurs conditions. Il ne faut mettre en danger ni les élèves, ni les personnels et ni la société au final.

Il est donc grand temps que le ministère active la première hypothèse du plan de continuité pédagogique avec l’accueil de demi-groupes d’élèves permettant ainsi distanciation physique et non brassage. L’autre partie des élèves pouvant être accueillis par des structures périscolaires avec une rotation des groupes qui permet une scolarisation à mi-temps de tous les élèves.
Le ministère doit également fournir tous les équipements nécessaires à une bonne protection des personnels et des élèves (masques chirurgicaux, gel hydroalcoolique, nettoyage, sanitaires en nombre suffisants, moyens d’aération renforcés…), sans oublier le retour à une mise à l’abri des personnels vulnérables.
Le port du masque par les élèves en élémentaire ne pourrait remplacer la distanciation et le non-brassage, il ne pourrait que simplement s’y ajouter.
Pour préparer cette rentrée des vacances d’automne dans ce nouveau contexte, la rentrée des élèves doit être repoussée au mardi 3 novembre dans les conditions prévues pour rendre hommage à Samuel Paty.

Dans le cas où la circulation du virus nécessiterait une fermeture des écoles le ministère doit anticiper et fournir aux élèves et aux personnels les moyens matériels d’un maintien du lien scolaire à distance.

Le gouvernement n’a rien anticipé et n’a pas investi dans l’école en recrutant des personnels permettant une baisse des effectifs ou en aménageant les locaux (sanitaires et moyens d’aération notamment). Le ministère n’a pas non plus donné du temps aux équipes pédagogiques pour anticiper et se préparer à toutes les hypothèses du plan de continuité pédagogique. Il a préféré alléger le protocole sanitaire et évoquer une “rentrée normale”...
Il faut cesser avec cette impréparation permanente que l’école, les élèves et les personnels subissent depuis mi-mars.

Paris, le 29 octobre 2020

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SOS Education épinglé par la Cour des Comptes...

29 Octobre 2020 , Rédigé par Cour des comptes Publié dans #Education

SOS Education épinglé par la Cour des Comptes...

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 29 octobre 2020


ORGANISMES BÉNÉFICIANT DE DONS

Créée en 2001, SOS Éducation se présente comme « une association militante œuvrant en toute indépendance pour que l'école transmette à chaque enfant les savoirs fondamentaux et le goût de l'excellence ». Elle indique « être totalement transparente sur son financement » et « financée exclusivement par la générosité de ses membres ».

A l'issue de son contrôle et dans la limite de ses investigations et des informations disponibles, la Cour déclare que les dépenses de l'association sur les exercices 2013 à 2018 n'ont pas été conformes aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité.
 
Sur la période 2013-2018, les dons reçus par SOS Éducation se sont élevés en moyenne à 1,38 M par an, représentant 88 %, soit l'essentiel de ses ressources.
Après avoir compté 60 000 donateurs et reçu 3 M de dons en 2008, l'association a connu, entre 2013 et 2018, une forte baisse du nombre de ses donateurs et du montant de la collecte, ce qui l'a conduit à enregistrer, à partir de 2014, des résultats déficitaires.
Elle conserve toutefois des réserves supérieures à 3 M au 31 décembre 2018.


Lors de son contrôle, la Cour a constaté que :

  • les statuts de l'association organisent une gouvernance restreinte à un petit nombre de « membres participants » (entre trois et sept sur la période). Les donateurs et sympathisants (entre 40 000 et 80 000 selon l'association), dits « membres actifs », ne sont pas admis à participer aux assemblées générales, ni à siéger au conseil d'administration. Ils ne sont donc pas en mesure d'exercer un contrôle sur la gestion de l'association ;
  • l'activité principale de SOS Éducation consiste à diffuser de façon massive des publipostages par voie postale (près d'un million de courriers diffusés chaque année en moyenne entre 2013 et 2018) et électronique, qui incluent systématiquement un appel à don mentionnant l'avantage fiscal qui y est attaché. Or, en dehors de l'encaissement des dons, l'association donne très peu de suites opérationnelles à ses actions : plus de la moitié des publipostages envoyés sur la période contrôlée proposaient à leurs destinataires un « référendum national » pour l'école, mais aucun n'a fait l'objet d'une exploitation, de quelque nature qu'elle soit. 28 « pétitions » ont également été proposées, dont un quart seulement a été exploité. Il apparaît ainsi que, sous couvert d'une sensibilisation aux problèmes de l'école, les publipostages ont pour but principal, sinon unique, de collecter des dons ;
  • le compte d'emploi des ressources de l'association ne reflète pas la réalité de l'utilisation des dons. Les dépenses engagées pour les publipostages sont présentées dans le compte d'emploi comme relevant à hauteur de 85 % des missions sociales, alors qu'elles devraient en réalité être considérées comme des frais de collecte, représentant dès lors plus de la moitié des dons reçus ;
  • l'essentiel des opérations relatives à la diffusion des publipostages et à la collecte des dons a été délégué à des prestataires immuables, sans mise en concurrence, et dont plusieurs sont liés à SOS Éducation, ses fondateurs ou ses dirigeants ;
  • en dehors de l'envoi de publipostages, les actions conduites par SOS Éducation (rencontres avec des décideurs politiques, organisation de colloques et  conférences, ateliers de formation destinés aux enseignants, édition de livres, attributions de bourses au demeurant dans des conditions contestables) paraissent limitées ;
  • enfin, pendant la période contrôlée, une partie des moyens de l'association a été employée à des fins éloignées de ses missions sociales.
  • Ces constats conduisent la Cour à attester, en application des dispositions de l'article L. 143-2 du code des juridictions financières, de la non-conformité des dépenses engagées par l'association SOS Éducation au cours des exercices 2013 à 2018 aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité. 
     
    Lorsque la Cour atteste de la non-conformité des dépenses engagées aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité, elle assortit son rapport d'une déclaration explicite en ce sens, transmise au ministre chargé du budget et aux présidents des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le ministre chargé du budget peut décider, par arrêté, de priver de tout avantage fiscal les dons, legs et versements effectués au profit de l'organisme visé dans la déclaration.
     
     
    Lire le rapport: https://www.ccomptes.fr/fr/publications/association-sos-education

     
CONTACTS PRESSE :
Ted Marx n Directeur de la communication n Tél. : 01 42 98 55 62 n tmarx@ccomptes.fr
Etienne Chantoin n Responsable des relations presse n Tél. : 01 42 98 59 45 n etienne.chantoin@ccomptes.fr
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JM Blanquer précise le nouveau protocole...

29 Octobre 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

JM Blanquer précise le nouveau protocole...

EXTRAIT

 

29 octobre - Le nouveau protocole sanitaire devrait être connu tard ce soir. Mais JM BLanquer a donné quelques précisions le 29 octobre matin sur France 2. Les principaux changements concerneront le nettoyage et l'aération ainsi que le brassage des élèves. La question du port du masque par les écoliers sera tranchée ce soir. Ce qui en dit long sur l'impréparation de ces mesures. JM Blanquer ne regrette pas d'avoir allégé le protocole à la rentrée…

 

Les points du protocole renforcé

 

C'est ce soir à 20h que le  ministre recevra les syndicats pour donner les détails du nouveau protocole sanitaire qui devra être mis en place dès lundi. Mais JM Blanquer a donné des indications c matin sur France 2.

 

Le nouveau protocole devrait être renforcé sur trois points : le brassage des élèves, le nettoyage et l'aération.

 

Diminuer le brassage des élèves

 

La question du brassage des élèves est très importante pour isoler les cas contacts et stopper l'épidémie. Si de nombreux collèges et écoles ont décalé les rentrées et parfois les récréations, le brassage a lieu le matin et lors du déjeuner. JM Blanquer annonce qu'il faudra faire évoluer les emplois du temps pour assurer le non brassage à la cantine. Le plus souvent cela a déjà été fait dans les établissements. La seule façon d'aller au-delà c'est de prévoir un autre mode de restauration, ce qui échappe à l'éducation nationale.

(...)

 

F Jarraud

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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