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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Laissez les enfants s’ennuyer !

10 Janvier 2017 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

thoughtcatalog.com

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Nombreux sont les parents qui font le maximum pour divertir et éveiller leurs enfants, à grand renfort de livres, de cours de sport, d’iPads et de programmes télévisés. Mais que se passerait-il si on laissait les enfants s’ennuyer de temps en temps ? Quel serait l’impact de ces moments de « vide » sur leur développement ?

J’ai commencé à m’intéresser au rapport des enfants à l’ennui dans les années 1990, tandis que je cherchais à comprendre comment la télévision influence la façon dont les enfants racontent des histoires. Étonnée par le manque d’imagination des histoires écrites par des enfants de 10 à 12 ans de différentes écoles du Norfolk, je me suis demandée si cela pouvait être – en partie – une conséquence des heures passées devant la télévision. Des recherches plus anciennes révélaient en effet que la télévision avait tendance à brider l’imagination des enfants.

Dans les années 1980, une étude à grande échelle a permis de comparer les enfants issus de trois communes canadiennes – dans la première, on disposait de quatre chaînes de télévision, dans la seconde, il n’y avait qu’une chaîne, et dans la dernière il n’y avait pas de télévision du tout. Les chercheurs ont étudié le comportement des enfants au moment où les villes ont été dotées de la télévision, puis ils sont revenus deux ans après. Les enfants de la ville sans télévision ont obtenu de meilleurs scores que les autres en termes de pensée divergente – un bon indicateur de la qualité de l’imagination. Mais cela n’était vrai qu’avant qu’ils reçoivent la télévision à leur tour : à ce moment-là, leur imagination a chuté pour se retrouver au même niveau que celle des autres enfants.

La télévision aurait donc pour effet d’éteindre l’imagination, or l’imagination est très importante pour le développement. Non seulement elle permet d’enrichir l’expérience personnelle, mais nous en avons besoin pour éprouver de l’empathie – autrement dit, pour se mettre à la place de l’autre. Elle est également indispensable pour initier un changement. Mais quel rapport avec l’ennui ? Eh bien, les enfants (et les adultes aussi, en réalité) ont tendance à s’affaler devant la télévision – ou devant un écran quelconque – pour tenir l’ennui à distance.

Quelques années après cette recherche, j’ai commencé à remarquer que ceux qui exercent des métiers créatifs disent souvent que l’ennui a été un allié de choix pour le développement de leur créativité, et ce depuis l’enfance. Pour en savoir plus, j’ai interviewé certains d’entre eux. Ainsi, l’écrivain et actrice Meera Syal m’a raconté que pendant ses vacances à la campagne, quand elle était petite, elle passait beaucoup de temps à regarder le paysage par la fenêtre. Elle faisait aussi plein de choses inhabituelles, sans rapport avec son quotidien, comme préparer des gâteaux avec la voisine, une dame d’un certain âge. C’est aussi l’ennui qui l’a poussée à écrire un journal intime, dont elle pense qu’il fut le point de départ de sa carrière d’écrivain. « C’est très libérateur d’être créatif juste pour passer le temps, juste parce que vous êtes libre de faire ce que vous voulez », m’a-t-elle confié.

La célèbre neuroscientifique Susan Greenfield tient des propos comparables : elle m’a dit qu’elle n’avait pas grand-chose à faire quand elle était petite, et qu’elle passait le plus clair de son temps à dessiner et à écrire des histoires. Ce furent les prémices de son futur travail, l’étude scientifique du comportement humain. Aujourd’hui, quand elle voyage en avion, elle emporte du papier et un stylo plutôt que son ordinateur portable, et se réjouit toujours à l’idée de ces moments où elle dispose de peu de moyens pour s’occuper.

(...)

Teresa Belton

Suite et fin à découvrir ci-dessous

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La Finlande va devenir le premier pays à supprimer toutes les matières scolaires...

10 Janvier 2017 , Rédigé par Sympa Publié dans #Education, #Finlande

lonelyplanet.fr

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Le système éducatif finlandais est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Dans les classements internationaux concernant l’éducation, la Finlande est toujours dans les 10 premiers. Toutefois, le gouvernement a décidé de ne pas s’en contenter, et d’entreprendre une véritable révolution de son système scolaire.

Les responsables souhaitent supprimer toutes les matières scolaires : il n’y aura désormais plus de cours de physique, mathématiques, littérature ou histoire-géographie.

La ministre de l’Education à Helsinki, Marjo Kyllonen, explique ces changements de la façon suivante : “Il y a encore des écoles où l’on enseigne selon des méthodes anciennes, qui fonctionnaient au début du XXème siècle. Mais aujourd’hui les besoins ont évolué et nous devons créer quelque chose qui soit adapté au XXIème siècle“.

Au lieu d’avoir des matières distinctes, les élèves apprendront les événements et les phénomènes dans un cadre pluridiscipinaire. Par exemple, la Seconde Guerre Mondiale sera étudiée d’un point de vue historique, géographique et mathématique. Et pendant le cours ”Travail à la caféteria“, les élèves assimileront des connaissances complexes d’anglais, d’économie et de communication.

Ce système sera appliqué aux étudiants de dernier cycle, à partir de 16 ans. L’idée est que chaque élève choisisse le thème ou le phénomène qu’il souhaite étudier selon sa notion de leur utilité dans sa vie. De cette façon, les adolescents n’auront pas à étudier des cursus complets de physique ou de chimie en se posant cette éternelle question : “A quoi bon apprendre tout ça?” ou ”Pourquoi ai-je besoin de savoir ça?“

Le format traditionnel ”professeur-élève" va également évoluer. Les étudiants ne seront plus assis derrière leurs tables en attendant qu’on les interroge. A la place, le travail en petites équipes et l’explication de problèmes seront développés.

Le système éducatif finlandais encouragera le travail en équipe, si bien que les transformations du travail concerneront aussi les professeurs. La réforme scolaire va requérir plus d’interaction entre les professeurs des différentes matières. Environ de 70% de tous les professeurs d’Helsinki ont déjà suivi une préparation pour savoir exposer l’information sous cette forme, et leur salaire sera revu à la hausse.

Le système sera complètement rénové à l’horizon 2020.

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Démissions d'enseignants... Une progression à relativiser...

9 Janvier 2017 , Rédigé par Alterecoplus Publié dans #Education

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Comment expliquer la progression des démissions d’enseignants

Plusieurs articles récents s’inquiètent d’une hausse sensible des démissions d’enseignants. L’information a d’abord été diffusée dans un rapport sénatorial présenté par Jean Claude Carle (LR) et Françoise Férat (UDI) et reprise par le Café Pédagogique. Puis ensuite, de nombreux articles ont titré sur la « progression spectaculaire » des démissions qui « bondissent » et autres formules chocs qu’on trouve aujourd’hui dans les titres.

Ces données sur les démissions sont intéressantes parce que ce sont des chiffres relativement peu diffusés et connus. Il convient toutefois de les nuancer. Il faut aussi s’interroger sur la nature de ces démissions et les questions que cela pose à la machine Education nationale. Et on peut aussi se questionner sur les raisons pour lesquelles ces chiffres nous interpellent et résonnent dans notre imaginaire collectif à propos de l’enseignement.

Une progression réelle mais qu’il faut relativiser

Les sénateurs se sont procuré des chiffres fournis par le ministère. Ils révèlent, selon les parlementaires, « une progression inquiétante du phénomène auprès des enseignants stagiaires, particulièrement dans le premier degré ».

De 65 stagiaires démissionnaires en 2012-2013, on passe à 434 en 2015-2016. Leur taux de démission est ainsi passé de 1 % en 2012-2013 à 3,2 % en 2015-2016. Soit un triplement sur la période. Cette augmentation des démissions d’enseignants stagiaires s’observe aussi dans le second degré, même si elle est moindre : de 1,1 % à 2,5 % depuis 2012 (de 120 à 371). Cela concerne également les enseignants titulaires. Ils étaient 539 démissionnaires dans le premier degré l’an dernier (contre 299 en 2012-2013) et 641 dans le second degré (contre 416 en 2012-2013). Le nombre global de titulaires démissionnaires a ainsi doublé en sept ans, passant de 638 pour l’année scolaire 2009-2010 à 1 180 pour 2015-2016.

Ces chiffres sont significatifs mais doivent être nuancés. Car au regard de la masse totale d’enseignants, le pourcentage de démissions reste très faible. Il faut rappeler qu’il y a à peu près 800 000 enseignants du public en France. Il importe donc, comme on le fait en cours de sciences économiques et sociales (et dans d’autres cours !) quand on étudie les statistiques, de distinguer le volume et la proportion. Et ici, on reste dans des proportions assez faibles (à peine 0,1 % du corps professoral).

On peut aussi souligner que, comme il y a eu davantage de recrutements, il y a mécaniquement une proportion plus importante de démissionnaires (le recrutement dans le premier degré a augmenté de 126 % entre 2012 et 2015, les démissions ont augmenté de 567 %).

Il ne s’agit donc pas de nier l’augmentation de ces démissions et encore moins qu’il y ait un problème. Mais beaucoup de personnes se sont déjà emparées de ces données pour alimenter un discours décliniste et de déploration. Lorsque les auteurs du rapport parlent de « progression inquiétante », on ne peut non plus exclure qu’ils forcent le trait avec une arrière-pensée politique… Il faut donc relativiser. Et surtout s’interroger sur les raisons de ces démissions.

(...)

P Watrelot

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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Post -vérité et école...

8 Janvier 2017 , Rédigé par JM Zakhartchouk Publié dans #Education

Post -vérité et école...

EXTRAITS

(...)

  • On peut, on doit débattre de la meilleure manière d’enseigner l’orthographe. On peut par exemple avec mon amie Danièle Manesse estimer qu’il ne faut pas négliger l’automatisation et le par cœur à certains moments au profit d’une réflexion sur la langue qui parfois est trop couteuse en temps pour un résultat parfois décevant. Mais là on est dans la subtilité, dans les grands équilibres : où met-on le curseur ? Comment répartir le temps consacré à ce travail global sur la langue écrite ? Et bien sûr, dans un contexte où il faut dégager des priorités, ce que font les nouveaux programmes des cycles 2 et 3.

Mais on n’a « pas le droit », comme le fait ce 7 janvier Le Parisien, de citer un professeur qui, sans aucune preuve, prétend qu’on tolère des erreurs graves d’accord,  à moins que le journaliste n’ait pas reproduit exactement ce que lui a dit ce professeur : « Peut-on écrire « le plafond s’émiettent » ? On serait tenté de dire non, trois fois non. C’est désormais un peu moins clair. « On m’a expliqué en formation continue, en me citant cet exemple, qu’il existe un degré d’acceptabilité des erreurs des élèves, s’ils peuvent justifier la logique de leur démarche », raconte Anne-Sophie Ducatillon, professeur de lettres dans un collège de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). » Je doute fort que le formateur ait dit cela ainsi. En revanche, il est vrai qu’il est important de comprendre ici la logique de l’erreur et de travailler avec l’élève  sur cette erreur qui vient peut-être d’une sorte d’accord par le sens (l’émiettement se fait si on veut de façon plurielle)  et non selon des lois syntaxiques, parfois subtiles (quand « on » est mis à la place de « nous » : on est parti ou on est partis ?) Dans le même article qui est à la une,  on réussit l’exploit de mettre au premier plan une question très secondaire (introduire ou non la notion de « prédicat » qui en l’occurrence est tout sauf moderne ?) au lieu de s’intéresser vraiment à l’utilité profonde de la grammaire dont le but devrait être d’aider à mieux lire et écrire. De même cet article présente finalement sous un jour favorable le prof « désobéissant » qui se flatte de faire « dictée sur dictée » et du « Bled », ce qui pour moi représente surtout un grand manque d’exigence et une solution de facilité pour l’enseignant qui abandonne toute inventivité et toute ambition de faire réussir tous les élèves.

  • On a le droit de mettre en cause certaines pratiques pédagogiques, surtout quand elles sont trop exclusives. On peut critiquer la pédagogie inversée, l’organisation coopérative, la différenciation, la pédagogie de projet et surtout on peut et on doit d’ailleurs pointer les dérives possibles, les risques de dogmatisme.

Mais pas de caricaturer et dénaturer ce qu’on veut démolir, ce qui est la spécialité des anti-pédagogues depuis l’ancien ouvrage Le poisson rouge dans le Périer des années 80, livre qui au fond reparait avec d’autres mots depuis, avec toujours la même musique.  (voir l’excellent billet de Luc Cédelle au sujet des « antipédagogues ». On aime en particulier attribuer à tel formateur, à tel inspecteur, à tel responsable une phrase, qu’on cite sans référence ou qu’on coupe de tout contexte, comme l'a fait récemment Carole Barjon dans son très mauvais livre. Quand on accuse tel responsable de formation déclarer qu’il faut délaisser l’orthographe ou ne pas sanctionner, ou que sais-je encore, il faudrait citer le lieu et la date précise où la phrase a été prononcée, voire le nom de la personne pour qu’elle puisse éventuellement rétablir la véracité de ce qu’elle a dit.  Mais la rigueur, l’exigence intellectuelle, prônées par certains, c’est pour les autres. Après tout, tel un Zemmour reconnaissant après une émission qu’il avait menti, on a tous les droits puisqu’on fait œuvre civique en dénonçant les « assassins de l’école » !

Je ne reviendrai pas sur les falsifications concernant l’enseignement de l’Histoire, dont j’ai déjà parlé ici même. Ou les incroyables mensonges autour de l’enseignement de l’arabe. Les sciences sont un peu épargnées, il est vrai qu’elles intéressent peu nos intellectuels médiatiques, sauf pour fustiger l’éducation à l’environnement et au développement durable et les projets autour de la santé qui seraient d’insupportables intrusions moralisatrices dans ce qui doit rester privé et en dehors de l’école.

(...)

Jean-Michel Zakhartchouk

Le billet complet est à lire ci-dessous

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La « Mission de lutte contre le décrochage scolaire » en détail dans le B.O...

8 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

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Une circulaire de Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), publiée au B.O. du 5 janvier 2017, rappelle le fonctionnement de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), ainsi que les missions et les compétences des personnels impliqués dans ce dispositif – redéfinies dans le cadre d’un nouveau référentiel national d’activités et de compétences.

« Référents décrochage » et réseaux « Foquale »

Mise en place en 2013 à la place de la « mission générale d’insertion », la MLDS coordonne les « référents décrochage scolaire », dans les établissements du second degré à fort taux de décrochage et d’absentéisme. Leur mission : se mobiliser, dès les premiers signes de décrochage, afin de coordonner une action de prévention avec les équipes éducatives.

La MLDS anime aussi les réseaux « Formation Qualification Emploi » (Foquale), qui rassemblent, dans le périmètre d’action d’une « plateforme de suivi et d’appui » (PSAD), les établissements et dispositifs susceptibles d’accueillir les jeunes décrocheurs.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin ci-dessous

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Les tâches complexes, une méthode pédagogique pour les collégiens...

8 Janvier 2017 , Rédigé par France 3 - Académie d'Amiens Publié dans #Education, #Pédagogie

Chaque mardi, France 3 Picardie propose un reportage sur le monde de l’éducation au plus près des acteurs de terrain et mettant en valeur les actions initiées dans des domaines variés.

La tâche complexe est une tâche mobilisant des ressources internes (culture, capacités, connaissances, vécu...) et externes (aides méthodologiques, protocoles, fiches techniques, ressources documentaires...).

Pour en parler, Thibaut Rysman reçoit Shahin Ait-Aissa et Florence Castincaud, enseignantes au collège Marcellin-Berthelot à Nogent-sur-Oise.

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Le prédicat?... Une nouveauté?... Diable!...

7 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Predicat

Le prédicat?... Une nouveauté?... Diable!...

Le "prédicat" semble être le nouveau prétexte choisi par les opposants à toutes les réformes - je les appelle génériquement: les "anti-tout" - pour alimenter une polémique dont seul ce pays a le secret.

Au passage, vous remarquerez que les débats tournent toujours autour de la grammaire, de l'allemand, de l'histoire, du grec et du latin... Les disciplines nobles...

La SVT, l'EPS, l'anglais - où pourtant nos élèves ne brillent pas vraiment - ou la physique-chimie, tout le monde s'en contrefiche...

Mais revenons au latin...

Depuis toujours, il réserve une place de choix au "prédicat"... Sans que cela soulève la moindre protestation...

Si la notion est différente en latin comparée au français contemporain, il n'empêche que le terme - "prédicat" - qui semble horrifier quelques commentateurs pathologiques de la "chose scolaire" - toujours les mêmes - est utilisé depuis des lustres. Réservé aux latinistes certes...

Le fait de désormais l'employer aussi en grammaire française devrait rassurer les "classiques". Bien plus que les inquiéter...

Pour rappel: définition du prédicat en français:

Le prédicat est constitué de tous les mots qui n’appartiennent ni au groupe sujet ni au(x) groupe(s) complément(s) de phrase. C’est le groupe construit autour du verbe principal d’une phrase. Il contient donc le verbe principal et tous les éléments qui en dépendent.

Voir aussi ci-dessous

Extrait - afin d'être clair - de leçon de grammaire latine, leçon très traditionnelle:

Prédicat ou esse + attribut

Le prédicat est l'élément verbal affirmant une chose à propos du sujet. Il peut être réalisé par :

- un verbe désignant une action
Romulus ad regem impetum facit (Liv., 1, 5, 7),
"Romulus attaque le roi".

- un verbe désignant un état ou une manière d'être (+ attribut).

Le verbe esse "être", et les verbes assimilés à esse, tels fieri "devenir", uideri "sembler", manere "rester", declarari "être nommé", eligi "être élu", etc.) peuvent se rencontrer avec un attribut, qui spécifie une identité avec le sujet ou une qualité attribuée au sujet.

L'attribut, qui s'accorde éventuellement avec le sujet, peut être réalisé par un nom (ou ses substituts), un adjectif, un infinitif, un adverbe, ou même une proposition relative.
Ira furor breuis est (Hor., Ep., 1, 2, 62),
"La colère est une courte folie".

Docto homini uiuere est cogitare (d'après Cic., Tusc., 5, 111),
"Pour l'homme instruit, vivre, c'est penser".

Sic est uulgus (Cic., Com., 29),
"Le peuple est ainsi fait".

Quae tamen omnia dulciora fiunt moribus bonis (Cic., Sen., 65),
"Tous ces défauts cependant s'adoucissent par de bonnes habitudes".

Consules declarantur M. Tullius et C. Antonius (Sall., Cat., 24, 1),
"M. Tullius et C. Antonius sont nommés consuls".

                            ____________________________________

J'ajoute que, contrairement aux mensonges véhiculés par quelques-uns criant très fort et ayant rubrique ouverte dans des magazines aussi réputés que Télérama ou Le Point, les compléments ne disparaissent pas des programmes en cycle 3 (CM1/CM2/6e).

Enfin si les débats sur l'école pouvaient être recentrés sur les véritables enjeux, tout le monde ne s'en porterait que mieux.

A commencer par nos ELEVES!

Christophe Chartreux

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"Dessinez Créez Liberté", projet pour la liberté d'expression né après les attentats de Janvier 2015...

7 Janvier 2017 Publié dans #Education, #Charlie

Au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, plusieurs milliers de dessins furent envoyés à la rédaction de Charlie Hebdo, d’autres ont suivi intégrant dans leur geste les répliques de ces assassinats. Ils ont été réalisés par des enfants, des adolescents, des jeunes adultes, seuls, en classe, en groupe ou avec leurs parents.

L’élan de fraternité spontanée que représentent ces milliers de dessins raconte le choc de toute une génération. Une génération qui s’est emparée d’une feuille de papier pour s’approprier cette liberté d’expression si chère au pacte républicain, pour dire son soutien à Charlie, son incompréhension et sa colère, pour exprimer ses doutes et ses peurs face au terrorisme et à la mort, pour s’interroger sur la place de la religion et le rôle de la laïcité, pour affirmer la solidarité et la volonté de vivre ensemble.

(...)

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"Tuer le Mammouth" ou cette manière de dire: "Et si on tuait l'égalité, principe de l'école de la République"...

7 Janvier 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

espace-sciences.org

espace-sciences.org

En finir avec le " mammouth "

EXTRAITS

(...)

Sur un ton incisif qui ne manque pas de dérision, Bernard Toulemonde et Soazig Le Nevé plongent le lecteur dans les coulisses d’une machine qui « sombre dans la déconfiture ». Des ministres qui passent sans laisser de traces, plus prompts à soigner leur communication qu’à lancer des réformes de fond.

Des syndicats puissants qui refusent tout changement. Des lobbies – associations de professeurs, inspection générale – qui défendent leur pré carré disciplinaire. Des zigzags incessants de réformes. Des enseignants « mal formés », assommés par une administration bureaucratique. Un métier « ancré dans le vieux monde », avec son cloisonnement disciplinaire, son individualisme, ses méthodes d’enseignement vertical.

(...)

Najat Vallaud-Belkacem ? « Disons-le tout net : il n’y a aucune vraie priorité de long terme mais seulement l’affichage d’une refondation à toutes les sauces ! », jugent les auteurs. La « refondation » de l’école ? Son ambition s’est éteinte au contact du « mur des réalités ». Les 60 000 postes promis ? « Nul ne sait combien ont servi à améliorer l’encadrement des élèves. »

Pour les auteurs, il serait donc plus que temps d’« enterrer le mammouth ». Remiser son ADN – qui repose sur un centralisme napoléonien – pour plus d’autonomie, d’innovation, de pouvoir aux acteurs locaux. Les mesures proposées ne sont pas inédites, et on sait que leur simple évocation suffit à soulever une levée de boucliers. La régionalisation de l’éducation, la liberté aux établissements de choisir leurs enseignants et de répartir leurs moyens, l’expérimentation d’une école du socle sont autant de casus belli pour une majorité de syndicats. (...)

Aurélie Collas

L'article complet (pour abonnés) est à retrouver ci-dessous

Mon commentaire s'adresse aux auteurs du livre, pas à l'auteur de l'article.

1- Ce livre s'inscrit, sous le masque d'une "sérieuse dérision" et sous couvert d'une "expertise", dans la longue liste des pamphlets n'ayant pour objectif que critiquer férocement l'école publique.

Ce qui en soi n'a rien de gênant. C'est même plutôt sain. Hélas, tous ces livres récemment sortis caricaturent, parfois mentent même.

Cette mauvaise humeur permanente, ne s'intéressant à l'école que pour en dire tout le mal possible, n'expliquerait-il pas le relatif attrait exercé par l'école privée, toujours à l'abri des critiques?... Elle.

2- Ils reflètent, tous ces ouvrages souvent aussi vite oubliés que lus, l'air du temps: l'immédiateté. Aucun ne s'appuie sur des analyses, enquêtes ou ouvrages historiques s'appuyant, eux, sur le "temps long". Ce temps long si nécessaire à l'Ecole, si indispensable pour observer et respecter les codes de l'analyse objectivement scientifique.

3- La Ministre ne ferait, à lire les auteurs, que de la com'. Mais ces mêmes auteurs reprochent à la même Ministre toutes ses décisions. Il faudrait savoir. Elle communique ou elle décide?

4- Enfin, "Et si on tuait le Mammouth" n'était qu'une manière habilement détournée d'affirmer: 

"Et si on tuait l'égalité,  principe de l'école de la République?"

Christophe Chartreux

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La fuite des élèves du public vers le privé? Ne nous emballons pas...

7 Janvier 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Public-Privé

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Extraits:

Historien, spécialiste de l’école, Claude Lelièvre rappelle que, chaque année, environ 150 000 élèves passent du privé au public, ou du public au privé.

- (...) Les esprits seront sans doute frappés par les nouveaux chiffres relatifs à la rentrée 2016, l’impression d’un « transfert » d’effectifs entre le public et le privé, mais la variation des parts de l’un et de l’autre – compte tenu des masses d’élèves concernées – n’est que de 0,2 %. Attention à ne pas s’emballer !

- (...) Cela fait de nombreuses années que la moitié seulement des familles utilisent le secteur public pour tous leurs enfants. Et il n’y a que 5 % des familles qui n’optent que pour le privé pour tous leurs enfants. (...)

- (...) Il y a chaque année une « transhumance » d’environ 150 000 élèves du privé vers le public, et du public vers le privé. ?

- (...) L’écart des résultats entre public et privé est de 31 points. En prenant en compte la pondération sociale (le privé est moins fréquenté que le public par des élèves d’origine populaire), la différence de performance est réduite à 8 points. (...)

- (...) pour moi, ce que l’on vient chercher dans le privé, c’est plutôt l’entre-soi.

- On peut songer à faire dépendre les apports financiers publics accordés aux établissements privés sous contrat de leur degré de mixité sociale. (...)

L'entretien complet, mené par Mattea Battaglia est à retrouver en cliquant ci-dessous (pour abonnés)

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