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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Le ''trou noir'' de l'EN a un nom ; mais le mystère perdure... Par Claude Lelièvre...

10 Août 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

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Thierry Coulhon, qui avait été nommé ''conseiller enseignement supérieur, recherche et innovation'' auprès du président de la République il y a trois mois déjà , vient de se voir attribuer en plus le périmètre du ministère de l'Education nationale après trois mois d'errance et de vacance. Mais le mystère perdure.

Cette absence (totalement inédite sous la cinquième République) d'un conseiller ''éducation'' pendant près de trois mois, et le mode de résolution non moins inédit de cette anomalie (l'extension du périmètre du conseiller ''à l'enseignement supérieur et à la recherche'' au domaine proprement dit de l'Education nationale) ne manque pas de surprendre.

Le moment même où cela se produit (simple ''coïncidence'' ou ''rencontre significative''?) interpelle : à savoir le ''changement de pied'' intervenu à propos du ''statut de première dame'' initialement envisagé pour l'épouse du Chef de l'Etat, Brigitte Macron.

Dans mon billet du 20 juin dernier (« Le ''trou noir'' du cabinet élyséen ») j'avais signalé que Brigitte Macron avait déclaré dès novembre 2016 dans « Paris Match » que son « combat serait sur l'éducation afin d'offrir aux jeunes autre chose que des cages d'escalier. Si on les abandonne au bord du chemin cela explosera » ;et que six mois plus tard, dans le même journal, elle avait soutenu que « si Emmanuel Macron était élu, elle s'impliquerait dans l'univers féminin et social, l'éducation, le handicap, la culture ». J'avais conclu que  « ces considérations donnaient plutôt du crédit à une certaine prise en compte effective imminente de cela pour expliquer le mystère du ''trou noir'' ». Et j'avais ajouté qu' « il serait temps d'en sortir et de paraître en pleine lumière ».

Mardi dernier, après les turbulences que l'on sait, l'entourage de Brigitte Macron a déclaré que l'Elysée publiera fin août-début septembre une « communication » sur le « rôle public » de l'épouse du président de la République en indiquant qu'elle pourrait embrasser « plusieurs causes » mais avec pour « fil directeur l'éducation et l'intégration des différences dans la société »

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré dans une interview parue dans le JDD du 23 juillet : « Je perçois Brigitte Macron comme la prof idéale ». Une flagornerie toute bête ? Ou bien la révélation impromptue de ce qu'est l'archétype bien particulier du ''professeur idéal'' pour le nouveau ministre de l'Education nationale (Brigitte Macron a en effet accompli l'essentiel de sa carrière d'enseignante de lettres classiques dans deux établissements bien particuliers : les lycées privés jésuites de « La Providence » à Amiens et de « Saint -Louis de Gonzague » à Paris) ? Chacun jugera (étant entendu que les ex-collègues approchés de Brigitte Macron s'accordent à dire qu'elle a été une collègue d'un abord facile, fort investie dans son métier de professeur).

Le ''nominé'' Thierry Coulhon a été président de l'université de Cergy-Pontoise de 2004 à 2008, vice-président du bureau de la Conférence des présidents d'université de 2006 à 2008, conseiller spécial au sein du cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, en 2008, puis directeur adjoint de son cabinet de 2009 à 2010 avant d'avoir la responsabilité du programme des centres d'excellence du Commissaire général à l'investissement.

Comme l'a écrit Gurvan Le Guellec dans son article publié le 3 août sur tempsreel.nouvelobs.com où il annonçait l'extension des attributions du conseiller à l'Elysée : « Thierry Coulhon passe pour un excellent connaisseur du monde universitaire […] mais son intérêt pour le primaire et le secondaire semble assez neuf »...

Claude Lelièvre

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L'école vue par le MEDEF... Et d'autres...

10 Août 2017 , Rédigé par MEDEF Publié dans #Education, #Politique

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Vous trouverez ci-dessous un extrait du programme de l'Université d'été du MEDEF:

- présentation, qui mérite d'être lue tant elle oriente les débats vers une vision très "Institut Montaigne";

- les questions traitées qui contiennent déjà leur réponse respective;

- la liste des intervenants dont quelques personnalités connues.

Un document "prospectif" qui interroge, voire inquiète.

Christophe Chartreux

                                           ____________________________________

15h30-16h30 – Conférence-débat

Qui aura cette idée folle, de réinventer l’école ?

De réforme en réforme, la France ne cesse pourtant de dégringoler dans les classements internationaux qui comparent les systèmes éducatifs. Alors même que l’on plaide pour l’avènement de sociétés de la connaissance, de plus en plus d’enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux et arrivent au collège sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter… Et que dire de l’enseignement de l’économie ! Notre système éducatif est certes favorable à une petite élite, mais laisse au bord du chemin un nombre croissant d’élèves faibles. Comment expliquer ces contre-performances et comment faire pour redresser la barre ? Comment remotiver les enseignants face à des classes de plus en plus difficiles ? Comment surtout cultiver les différences et permettre à chaque élève de trouver son parcours d’excellence et de garder confiance en soi ?

Quel crédit accorder aux classements internationaux ?

Quelle place pour l’école dans la société d’aujourd’hui ?

L’école de la République est-elle adaptée au monde du XXIe siècle ?

Idéal démocratique vs compétition scolaire ?

Peut-on demander à l’école de suppléer la famille et d’éduquer en plus d’instruire ?

Mais à quoi ça sert la culture ?

Économie : comment et avec qui réviser les programmes ?

L’autoritarisme est mort, vive l’autorité !

Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf, Decroly… que penser des méthodes pédagogiques alternatives ?

Comment renouer un pacte de confiance entre enseignants et parents d’élève ?

Mooc, webinaires, cours en ligne… a-t-on encore besoin de l’école pour apprendre ?

Fallait-il supprimer les notes ?

Comment rénover l’apprentissage et atteindre l’objectif de 500000 apprentis en 2017 ?

Confiance et estime de soi, l’exemple danois

Intervenants

>Peter Bichara, président de Siemens France

>Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale(TBC)

>Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégées

>Jacques Richier, président d’Allianz France

>Andreas Schleicher, directeur de la direction de l’Éducation et des compétences à l’OCDE, fondateur du classement PISA

Animateur : Jean-Luc Placet, président d’IDRH

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« Le travail manuel est trop souvent dévalué »...

9 Août 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

L’universitaire Matthew Crawford a fait le choix, un jour, de quitter un emploi dans un prestigieux think tank pour réparer des motos. Une activité plus stimulante sur le plan intellectuel, justifie-t-il.

Matthew Crawford est chercheur associé à l’université de Virginie, aux Etats-Unis. Après des études de physique, il se tourne vers la philosophie. Déçu par un premier emploi, il décide de se faire mécanicien. Matthew Crawford fonde Shockoe Moto, un atelier de réparation de motos. Il est également l’auteur de deux ouvrages largement remarqués : Contact (La Découverte, 2016) et Eloge du carburateur (La Découverte, 2010).

Vous avez vous-même fait l’expérience d’un changement de carrière, en quittant la direction d’un think tank pour ouvrir un atelier de réparation de motos. Pourquoi avez-vous changé de métier ?

Cet emploi dans un endroit consacré à la réflexion avait toutes les apparences d’un travail stimulant. C’était, il est vrai, un second choix. Jeune diplômé, j’espérais rejoindre une université, mais je n’ai rien trouvé. Lorsqu’un contact m’a indiqué que ce think tank cherchait un nouveau directeur exécutif, j’ai cru que ce poste était prometteur.

Mais dès les premières heures, j’ai compris qu’il n’offrait aucune liberté de pensée. Il fallait simplement atteler son esprit à formuler les meilleurs arguments possibles dans un certain débat, ce qui demande de réfléchir à partir d’une conclusion prédéterminée. Il faut donc imaginer les arguments et l’enchaînement logique pour arriver au résultat attendu, ce qui est un exercice intellectuel un peu vain. Je n’arrivais pas toujours à me convaincre moi-même. C’était démoralisant.

(...)

Vous dites que le travail manuel est dénigré par des clichés persistants. Mais ne le considère-t-on pas, à l’inverse, avec un peu trop de romantisme, comme s’il permettait d’échapper aux contraintes du monde moderne ?

Il y a en effet un grand appétit pour cette vision du travail manuel, que ce soit pour en vanter les prétendues vertus thérapeutiques, le réduire au mouvement, très populaire aux Etats-Unis du « faites-le vous-même » (« do it yourself »), ou pour l’assimiler à du développement personnel. Mais c’est avant tout la figure de l’artisan, dont certains intellectuels se sont saisis pour en développer une vision romantique, qu’il s’agisse du luthier ou du forgeron fabricant l’épée d’un samouraï. Je m’intéresse davantage aux plombiers et aux électriciens, des métiers dévalués mais qui permettent à ceux qui font le choix de cette carrière de bien vivre et de rencontrer chaque jour de nouveaux défis. En m’intéressant à ces métiers, j’ai voulu éviter toute esthétisation.

Ma principale préoccupation consiste à rappeler qu’il est essentiel de trouver un travail qui ne vous rende pas plus idiot que vous ne l’êtes. Tant d’emplois sont abrutissants ; un sommet est atteint avec la chaîne de montage. Mais l’environnement physique dans lequel travaillent un plombier, un électricien, un mécanicien varie trop d’une journée à l’autre pour que ces métiers puissent être réduits à l’exécution répétitive d’une procédure. Il faut savoir improviser et s’adapter. Et je crois que cela permet de se sentir davantage comme un être humain et moins comme le rouage d’une machine.

La vraie question n’est pas tant de savoir si vous travaillez avec vos mains ou dans un bureau, mais si vous exercez votre jugement au travail. Et c’est sur cette base que je crois qu’il faut renouveler notre regard sur les métiers manuels. Certes, ils ne sont pas pour tout le monde, mais trop souvent ils sont dévalués dès l’école et on rappelle trop peu les possibilités qu’ils offrent. Les enfants sont poussés à aller à l’université ; je crois qu’il est important de rappeler qu’il y a d’autres possibilités qui sont plus enrichissantes qu’on ne le dit. Il y a différentes voies d’accès à la connaissance ; s’asseoir en classe puis dans un bureau n’est pas la seule qui existe. Si vous êtes un garçon de 16 ans qui tente de construire une voiture de course, soudainement la trigonométrie va vous intéresser parce que vous en voyez l’utilité.

(...)

Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer

L'entretien complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Des contestations politico-religieuses à l'école...

9 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

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Les contestations politico-religieuses

"Un grand nombre d’élèves d’origine maghrébine, Français voire de parents français, la majorité sans doute dans certains établissements, se vivent comme étrangers à la communauté nationale, opposant à tout propos deux catégories : « les Français » et « nous ». Se revendiquant hier, lorsqu’on les interrogeait, d’une identité « arabe », d’ailleurs problématique pour des maghrébins, ils se revendiquent de plus en plus souvent aujourd’hui d’une identité « musulmane ». Un endoctrinement qui peut commencer dès l’école primaire, comme en témoignent certains instituteurs. Beaucoup de collégiens, interrogés sur leur nationalité, répondent de nos jours « musulmane ». Si on les informe qu’ils sont Français, comme dans ce collège de la banlieue parisienne, ils répliquent que c’est impossible puisqu’ils sont musulmans !

L’identité collective, qui se référait souvent hier chez les élèves à une communauté d’origine, réelle ou imaginaire, et qui avait fait parler à certains sociologues de « l’ethnicisation » des rapports entre les jeunes, semble se transformer de nos jours en un sentiment d’appartenance assez partagé à une « nation musulmane  », universelle, distincte et opposée à la nation française. Ses héros sont à la fois les adolescents palestiniens qui affrontent à mains nues les blindés israéliens, et dont les images des corps ensanglantés passent en boucle sur les chaînes satellitaires des pays arabes, et les chefs « djihadistes » responsables des attentats de New York et de Madrid. De nombreux témoignages, comme celui de ce principal du collège d’une sous préfecture d’un département rural, racontant ce car scolaire acclamant Ben Laden en arrivant devant son établissement, semblent montrer que de plus en plus d’élèves vibrent à l’unisson de « la massification du soutien à Al-Qaïda » révélée par les sondages d’opinion dans le monde arabe.

Il est particulièrement significatif de constater à cet égard que dans la plupart des établissements visités, les instants de recueillement national organisés à la suite de ces événements tragiques ont été contestés ou perturbés de l’intérieur, parfois de l’extérieur, ou bien n’ont pu avoir lieu, ou encore ont été détournés de leur objet officiel par des chefs d’établissement soucieux qu’ils puissent se dérouler dans le calme (par exemple en invitant les élèves à se recueillir sur « tous les morts de toutes les guerres ».) Comme dans la plupart des pays musulmans, Oussama Ben Laden est en train de devenir, chez les jeunes de nos « quartiers d’exil », et donc pour une part notable de nos élèves, qui craint d’ailleurs de moins en moins de l’exprimer, la figure emblématique d’un Islam conquérant, assurant la revanche symbolique des laissés-pour-compte du développement en rejetant en bloc les valeurs de la civilisation.

C’est sans doute là, et de loin, l’aspect de nos observations le plus inquiétant pour l’avenir."

Vous pensez peut-être que ces lignes ont été écrites trés récemment... Pas du tout  !

Elles sont extraites du rapport de Jean-Pierre Obin et ont été rédigées en juin... 2004!

Ce rapport fut remis à François Fillon, à l'époque Ministre de l'Education Nationale. Ce dernier prit soin de le ranger très soigneusement dans un tiroir. Suivi en cela par ses successeurs qui "oublièrent" d'ouvrir ce tiroir.

C'est bien dommage...

Le rapport complet est lisible ICI

 <http://www.jpobin.com/pdf2/2004lessignesetmanifestations.pdf>

Christophe Chartreux

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Education - Il faut... Il faut... Il faut...

8 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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Souvent les phrases commencent par "Il faut"...

Le enseignants n'échappent pas à cette habitude, à cette facilité aussi...

Il faut former les enseignants à évaluer;

Il faut former les enseignants à organiser des débats en classe;

Il faut former les enseignants à l'Histoire des arts;

Il faut former les enseignants à travailler en équipe;

Il faut former les enseignants à la pédagogie différenciée;

Il faut former les enseignants à la pédagogie de projet;

Il faut former les enseignants à repérer les "dys";

Il faut former les enseignants à l'analyse des médias;

Il faut former les enseignants à l'utilisation pédagogique des outils informatiques;

Il faut former les enseignants à gérer les conflits entre élèves;

Il faut former les enseignants à la philosophie en primaire et au collège;

Il faut former les enseignants à l'utilisation des outils informatiques;

Il faut... Il faut... Il faut...

Mais dites-moi... En fait, à lire tout ça, on peut se demander ce qu'on sait faire...

Et, en creux, exiger une formation continue digne de ce nom...

Christophe Chartreux

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De la science pédagogique à la pratique de l'enseignement...

7 Août 2017 , Rédigé par nonfiction.fr Publié dans #Education, #Pédagogie

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Apprendre aux futurs enseignants à transférer les connaissances issues de la recherche (CIR) dans leur pratique enseignante est un enjeu professionnel important. C'est l'objet d'un projet de recherche appliquée, l’Initiative d'excellence en Formations innovantes (IDEA) portée par l'Université de Paris-EST, et mise en œuvre actuellement dans les formations à l’enseignement proposées par l'ESPE de Livry-Gargan.

Pour les enseignants, être en capacité de transférer des CIR dans leur pratique professionnelle obéit à une double nécessité. La première est d'améliorer les performances du système éducatif français en termes d'équité. Selon les comparaisons internationales, la France est en effet le pays de l'OCDE où l'origine sociale des élèves pèse le plus dans leur trajectoire scolaire. La seconde nécessité, comme pour tout professionnel est de se donner les moyens de faire face aux transformations de la société grâce aux apports de la recherche scientifique.

Les travaux de recherche sur les transferts de CIR dans la pratique professionnelle, et en particulier chez les enseignants, ont pointé plusieurs difficultés . Nos propres observations permettent d’en souligner quelques-unes. Les étudiants en formation initiale se plaignent régulièrement, dans les études qui ont été menées à ce sujet, que les cours sont trop théoriques. Ce sentiment s’articule à une difficulté à faire le lien entre les savoirs théoriques et les situations professionnelles concrètes. Ainsi lors des écrits réflexifs portant sur des situations professionnelles, les étudiants ne pensent que rarement à mobiliser des connaissances scientifiques pour les analyser ces cas, et éprouvent le plus souvent des difficultés à le faire. Leur réflexe professionnel naissant consiste plutôt à demander à d'autres personnes – condisciples ou collègues- des savoirs issus de l'expérience.

A cet égard, des travaux en psychologie de l'expertise  montrent que la différence entre les novices et les experts tiennent en particulier à la capacité des experts à transférer leurs connaissances théoriques dans la pratique professionnelle. Les experts sont davantage capables de repérer la structure du problème, et se laissent moins facilement duper par des effets d'habillage. Dans le cas des enseignants novices, cela se manifeste par une difficulté à percevoir, par exemple, qu'un problème rencontré par un enseignant avec un certain niveau de classe peut être le même que celui que rencontre un autre enseignant avec un autre niveau de classe, en dépit de différences importantes dans les données apparentes du problème.

(...)

Irène Pereira

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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L'oral à l'école : qu'apprend-on et comment?...

7 Août 2017 , Rédigé par Repères Publié dans #Education, #Pédagogie

Couverture Repères n° 54

L’objectif de ce numéro est de dépasser la dichotomie oral enseigné-oral pour apprendre, afin de montrer que les didacticiens ont continué à problématiser celle-ci ce qui donne à penser que l’enseignement de l’oral est en train de s’implanter durablement dans le paysage de la didactique du français. Dans cette perspective, sont présentés trois champs d’étude qui redessinent les contours actuels de la didactique de l’oral en interrogeant sa variabilité constitutive à l’école.

(...)
 
Suite et fin en cliquant ci-dessous
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Quelle finalité pour quelle École?...

7 Août 2017 , Rédigé par France Strategie Publié dans #Education, #Politique

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Ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui font d'une "nouveauté" une réussite ou un échec?...

7 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

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Toutes les "nouveautés", lorsqu'il s'agit d'éducation encore davantage, sont analysées, évaluées, jugées de manière objective et subjective.

J'ai accueilli dans le courant de l'année dernière une collègue remplaçante qui a du, puisqu'elle était en charge du français dans une des cinq 6e évaluées par compétences,  s'habituer à cette méthode qu'elle n'avait jamais pratiquée. Ses premiers mots furent les suivants :

"Les élèves sont contre. Les parents aussi". Elle n'avait encore rencontré que les élèves.

Cette réflexion, très abrupte et définitive, qui tient compte de l'avis d'élèves de 6e, quand on n'en tient si peu compte en d'autres occasions et sur d'autres sujets, illustre à quel point toutes les réformes, et celle de l'évaluation en collège fait partie de celles qui sont à la fois urgentes et particulièrement piégeuses, sont acceptées ou pas en fonction du regard, du degré d'approbation, de la "croyance" en telle ou telle "nouveauté". (Les guillemets s'imposent, l'évaluation par compétences étant une "nouveauté" déjà fort ancienne dans les écoles élémentaires.)

L'évaluation par compétence est pratiquée par l'ensemble des professeurs de 6e dans toutes les disciplines depuis la rentrée 2014. Je parle ici évidemment de l'établissement qui est celui où j'enseigne. J'ai fait partie de celles et ceux qui ont encouragé ce changement d'habitude, rendu d'autant plus nécessaire que le niveau 6e est désormais intégré dans un seul et même cycle: le cycle 3 : CM1/CM2/6e, l'évaluation par compétences étant pratiquée, je viens de le rappeler, en élémentaire depuis fort longtemps.

Dans les 6e placées sous ma responsabilité, les réticences au changement ont été très vite dissipées. Les années passant, plus rapidement encore que les années initiales. Plus aucun élève, plus aucun parent n'expriment la moindre volonté de retour en arrière. L'évaluation par compétences n'est plus l' "usine à gaz", expression si souvent utilisée par celles et ceux qui faute d'arguments caricaturent et falsifient. Elle n'est pas non plus cette baguette magique que d'autres, par excès d'enthousiasme, par conviction pédagogique très (trop?) forte ont voulu croire capable de résoudre tous les problèmes liées aux apprentissages et à leurs évaluations. Parce que j'y crois, parce que j'ai pris et continue de prendre le temps d'expliquer la méthode, parce que j'écoute les inquiétudes légitimes des parents, ce qui semblait si incompréhensible à la naissance de la mise en place est devenu un "confort" aussi bien pour les élèves que pour moi-même. Ce "confort" n'interdit absolument pas, bien au contraire, l'exigence nécessaire requise par le "métier d'élève". L'élitisme républicain repose sur l'exigence pour tous, on l'oublie trop souvent.

Dans quelques autres 6e, des collègues - et c'est leur droit le plus absolu - y croient moins. L'influence des enseignants est telle, surtout avec des élèves de cet âge, qu'évidemment l'auditoire a tendance à moins y croire aussi, qu'il soit composé d'enfants ou de parents.

Alors, une jeune remplaçante peut avoir ce mot : " Les élèves sont contre. Les parents aussi"... Mais ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui acceptent ou pas telle ou telle "nouveauté", qui sont "contre" ou "pour"  ? Ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui font d'une "nouveauté" une réussite ou un échec selon la réception puis la transmission qu'il en font  ? Ces questionnements provoqués par la réflexion de ma collègue - à laquelle je ne fais aucun reproche  ! - sont ceux provoqués par toutes les réformes. Leur succès dépend souvent de la traduction qui en est faite, des caricatures dont elles sont l'objet, des dithyrambes excessifs qui leur assignent des responsabilités trop importantes.

L'évaluation par compétences - mais le propos peut être élargi à tous les changements d'habitudes - fait partie de ces réformes qui, comme la réforme du collège, entraînent des débats d'experts, des guerres pédagogiques, des chamailleries "twittesques" et "facebookiennes" absolument passionnantes parfois, très ennuyeuses et inutiles souvent.

Et qui, in fine, ne font que les mêmes malheureux:

- les élèves très éloignés idéologiquement de ces champs de bataille mais qui y "vivent" au quotidien, victimes collatérales de disputes picrocholines;

- les enseignants, qu'ils soient favorables ou opposés à tel ou tel texte officiel, décision ministérielle pourtant toujours très longuement discutée et débattue, eux aussi victimes des enkystements si préjudiciables à un univers, l'éducation, qui devrait être celui des enthousiasmes quand il n'est, depuis trop longtemps et encore plus ces derniers mois, que celui des immobilismes injustifiables.

Christophe Chartreux

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La notion d’identité culturelle a-t-elle un sens?...

6 Août 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire

La question de l’identité, que celle-ci soit nationale, culturelle ou autre, semble devenir la grande affaire de la prochaine campagne présidentielle.

(...)

Rediffusion du 05 novembre 2016

« Face au risque de désintégration que connait la société française aujourd'hui (...), voilà qu'on s'est trouvé brutalement rappelé à la nécessité de penser les conditions d'un "vivre-ensemble" (...). Or de quoi celui-ci est-il fait ? Est-ce de tolérance et de compromis, comme on le prêche, chacun rabattant de ses valeurs et de ses convictions (...)? Ou bien une société ne se déploierait-elle pas plutôt au travers des écarts de ce qu'elle sait maintenir en regard, l'un se trouvant tourné activement vers l'autre, et chacun donc coopérant au commun. (...) Si "dialogue" peut encore avoir un sens, n'est pas qu'un cache-misère pour éviter le clash, il faudra donc le penser dans cette tension générant du commun à partir de l'écart et du vis-à-vis. D’écarts qui ne se referment pas en différences identitaires, mais ouvrent de l'entre où se produit un nouveau commun. » François Jullien, pp.76-77

François Jullien, philosophe, hélléniste et sinologue, est l'auteur de Il n'y a pas d'identité culturelle ( L'Herne, Carnets).

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