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Vivement l'Ecole!

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C'était l'Ecole en 2020... Décembre... Et c'était malgré tout magnifique d'enseigner... Ma dernière année...

4 Janvier 2021 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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REP: la loi de refondation de l'école (2013), une parenthèse heureuse à poursuivre, à renforcer...

Grenelle : Un colloque en forme de claque...

Professeurs et parents d'élèves jugent sévèrement l'action de Jean-Michel Blanquer, selon un sondage...

Najat Vallaud-Belkacem : ONE, Libertés publiques, Extrême pauvreté, Vaccin et Covid...

Soizic Bonvarlet : « Je ne pense pas que les habitants des quartiers populaires soient »dépolitisés », au contraire »

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« ÉDUQUER À L’ESPRIT CRITIQUE SERA UN DÉFI MAJEUR DE L’ÉCOLE DE DEMAIN »

Najat Vallaud-Belkacem : "L'école est un rempart contre l'obscurantisme"

"L’égalité scolaire, un enjeu de survie pour la démocratie" - Sujet oublié par E Macron chez "Brut"...

Enquête sur la galaxie Jean-Michel Blanquer...

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Journalisme de façade, de cour, de trottoir ? Julia Cagé (Vidéo)

"Une note du CSP annonce un nouveau programme de maternelle"

6000 contractuels appelés en renfort : "75 % d'entre eux n'ont jamais enseigné"...

Réforme - "Maternelle : Mireille Brigaudiot : "On va vers des échecs considérables"

Tiens donc?... "Les collégiens et les lycéens sont des grands vecteurs de l'épidémie"... On nous mentirait depuis des mois?

Petit tour en maternelle... Ecrit en 2006... Les menaces évoquées sont en passe de devenir réalités...

Rappel - Nombre d'élèves contaminés... Les chiffres donnés par JM Blanquer sont mensongers! (11/11/2020)

Najat Vallaud-Belkacem au JDD : "Les femmes ont été les premières à pâtir de la crise"

Professeurs documentalistes : l’exception qui confirme la règle non écrite...

Service civique dans la culture: "On se fait exploiter mais on est consentant"...

"La lutte contre les inégalités doit être au coeur des politiques publiques" - Najat Vallaud-Belkacem/Sciences Po

Najat Vallaud-Belkacem... “On se sentira tous très coupables si on laisse la place aux libéraux et aux nationalistes” - Vidéo

Blanquer? "... revêtir les habits de l'intransigeance pour enfoncer des portes déjà ouvertes"/Christian Chevalier

Gestion de la crise sanitaire coté "Education" - La France n'éblouit pas les membres de l'OCDE...

Maternelle - « Quel nouveau programme ? », « Ah bon ? Qui a dit ça ?! », « C’est quoi cette histoire encore ? »

JEUNESSE NAUFRAGÉE - Témoignages sur les parcours de mineurs secourus par l'Aquarius et l'Ocean Viking

"Des enseignants en moins dans 25 académies avec 43 500 élèves supplémentaires"

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Derniers chiffres de contaminations à l’école. Après une accalmie, ils repartent à la hausse...

Education - Ecole et virus: on admet enfin que les enfants peuvent être contaminants!

Le clivage entre les élites et le peuple se construit à l’école...

Formation des enseignants : silence, on "réforme"...

A lire... "Objectif 2030: un monde sans extrême pauvreté" - Najat Vallaud-Belkacem (A partir du 6 janvier)

2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...

Education : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

Que fait l’école pour ceux qui n’y trouvent pas leur place ?

"Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie." - Dominique Costagliola, épidémiologiste.

A l’école, «le défi, c’était de faire avec rien»...

Voilà... C'était l'école en 2020...

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Au lycée, le ton des amours...

2 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Histoire d'amour et d'amitié originale : témoignage d'une jeune femme

Photo madmoizelle.com

La journaliste Laurène Daycard a animé en 2020 un atelier d’écriture dans un établissement de l’Aude. A partir du mot «amour», des élèves de seconde professionnelle ont écrit des textes, rassemblés dans un fanzine en forme de journal intime collectif, où les drames personnels côtoient la légèreté adolescente.

«A quoi pensez-vous quand je vous dis "amour" ?» Plus de vingt paires d’yeux me fixent, avant de jeter tout ce qui leur traverse l’esprit sur une feuille. «Coup de foudre», «papouilles» et «c’est compliqué» ressortent. J’encourage ceux qui ont le trac de la page blanche : «Qu’importe ce que vous allez mettre, ce sera forcément bien, parce que vous aurez été le puiser en vous.»

Ce 7 janvier 2020, je lance l’animation d’un atelier d’écriture avec trois classes de seconde en filière professionnelle du lycée Ernest-Ferroul, de Lézignan-Corbières (Aude). J’ai 30 ans, je suis journaliste, aguerrie aux questions de genre, et j’ai envie de comprendre comment les ados vivent aujourd’hui le rapport à l’amour. A partir des textes, on créera un «fanzine», un journal fabriqué avec des ciseaux, de la colle, de vieux magazines découpés et une photocopieuse.

J’ai découvert au lever du jour l’établissement dans lequel je vais passer la semaine, un mastodonte de béton érigé en pleine zone industrielle, depuis 2016, pour fédérer la jeunesse des campagnes avoisinantes, environ 1 200 élèves. En salle des profs, Dominique Angelvy, le professeur documentaliste qui a impulsé ce projet, m’offre un café. Sa consœur Vanessa Le Berrigaud me claque la bise. Je viens de passer une nuit blanche, terrorisée à l’idée de retourner à l’école, mais cette fois-ci du côté de l’estrade. Voyant mes traits tirés, elle me glisse qu’elle a, elle aussi, passé une nuit affreuse. «La plupart des profs font des insomnies les veilles de rentrée», sourit-elle, avant de pousser la porte du CDI. Je vais retrouver l’une de ses classes, en section «accompagnement, soins et services à la personne» (ASSP). Les deux autres, ce sont les bac pro «commerce» et «conducteur transport routier marchandises» (CTRM).

Amour «poids lourd»

A 15 ans, la plupart des élèves sont conscients que l’école est modelée selon une certaine hiérarchie du prestige. «On en a marre d’être pris pour des nuls sous prétexte qu’on est des pro», s’agace Elliot (1), qui rêve de devenir concessionnaire automobile. «On a juste voulu se spécialiser plus tôt», renchérit Zoé, qui fera dans l’année un stage en boutique de lingerie.

Avec la section CTRM, en écho au mot «amour», «camion» revient le plus souvent. Ces ados rêvent, mangent et respirent poids lourds. La plupart des parents sont déjà routiers. «Les places sont chères dans cette filière, résume Katy Dupeyroux, leur professeure de lettres-histoire. Elles sont limitées et il y a des déçus chaque année.» C’est pourtant, de loin, la classe la plus dissipée. Des «ta gueule» et «fils de…» volent comme des balles de ping-pong entre les tables. Un jour, un élève fait même le singe, cris compris. «Ils sont parfois sans filtre», constate Katy. Les échanges en sont d’autant plus riches.

A «amour», ils répondent aussi beaucoup «mariage», quelques «porno», et un «le Dallas». «C’est quoi ?» Tous piquent aussitôt du nez sur leur feuille. Pour une fois, c’est le calme plat. Puis Adrien, petit brun au regard azur, ose prendre la parole : «C’est un club pour les garçons en Espagne.» A moins de deux heures de route, de l’autre côté de la frontière, La Jonquera concentre buralistes bon marché et maisons closes. Lors d’une autre séance, Kévin, le doyen du groupe du haut de ses 16 ans, m’écrira qu’il y est allé avec des cousins. «Cela n’a rien changé en moi, car j’avais déjà eu des rapports», assure-t-il.

Avec les ASSP, une classe de filles, je suis étonnée de lire autant de notions négatives dans leurs réponses : «possessivité», «jalousie». Je leur fais remarquer : «Ce sont les faux amis de l’amour.» Il y a aussi un «perte de temps». Celui-là vient de Samia. C’est l’une des rares à signer. Elle a rédigé en gros : «L’amour, j’y crois pas. C’est beau à la télévision, mais en réalité c’est dégueulasse.» La séance suivante, elle déclame sur du A4 : «En amour, tôt ou tard, la personne t’abandonnera. Comme tu l’as fait, maman. Un matin, tu es partie sans hésiter. Papa a pris le rôle d’une mère et d’un père.» Des larmes roulent sur son visage. Dans cette classe, il y en a beaucoup. Vanessa fait régulièrement des allers-retours dans le couloir pour consoler ses lycéennes. L’atelier prend une forme thérapeutique. Ces ados m’écrivent comme ils le feraient dans un journal intime.

«Sales expériences»

En fin de semaine, je leur prépare des phrases d’amorce, inspirées de ce qui a été dit autour du mot «amour» : «Comment sait-on si l’on est amoureux ?», «La personne que j’aime le plus au monde s’appelle…» Marie pioche plutôt «sujet libre», puis retourne aussitôt au fond de la salle pour noircir plusieurs pages, des ronds sur tous les «i». C’est le récit de son coming out : «Je jouais à "cap ou pas cap" avec des amies. Elles m’ont dit "embrasse une fille". Je l’ai fait. Tout a changé ce jour-là.» Elle relève la tête pour me dire que c’est «bien accepté» au lycée. En revanche, d’après son texte, ce n’est pas pareil en famille : «Mon père m’a dit : "Sale lesbienne, dégage de là."»

Dans la cour de récréation, Marianne, une brindille ensevelie sous une doudoune, m’alpague. Elle sait que j’enquête souvent sur les violences sexistes. Elle veut me parler, alors on part à la cantine ensemble. Quand elle pose son plateau face à moi, elle amorce : «C’était l’an dernier, j’étais à une soirée…» Elle marque une pause. A ce moment-là, je connais déjà la suite. Je le sais parce que c’était pareil quand j’étais adolescente. Il y avait déjà des histoires de garçons prenant prétexte de l’état d’ébriété de leurs camarades pour abuser d’elles. On en parlait surtout comme de «sales expériences», pas encore d’«attouchements», le terme utilisé par Marianne, et encore moins d’«agressions sexuelles». «C’était mon meilleur ami, depuis la maternelle, précise-t-elle. J’avais confiance en lui.»

Je lui demande si sa mère ou l’infirmière scolaire sont au courant. Puis je lui partage le contact d’associations féministes pour les jeunes, comme En avant toute(s). Au-delà, que dire à une jeune fille dont la première expérience intime avec un garçon n’a pas été consentie ? «Il n’avait pas le droit», «C’est injuste» «Tu peux porter plainte, si tu le souhaites». Je finis par demander : «De quoi aurais-tu besoin de ma part ?» Elle me répond : «D’être entendue.» C’est aussi simple que ça. C’est aussi triste que ça.

«Appels de fards»

L’ambiance est plus légère lorsque je reviens, un mois plus tard. On amorce les travaux pratiques et les élèves se prennent au jeu. Les ASSP de Vanessa imaginent un guide de la drague sur les réseaux sociaux. Léa, jusque-là plutôt discrète, distille d’un ton docte ses conseils. La règle d’or : savoir faire des «appels de fards» - non, ceci n’est pas une faute d’orthographe. Mode d’emploi : «Mettre "j’aime" sur TOUTES ses photos», mais aussi «lui envoyer des flammes sur Snap. Lui faire croire que c’est une fausse manip». L’objectif : préparer le terrain via les applications pour passer à l’attaque au lycée, sans risquer «de se faire tèj».

A la récréation, je retrouve Marianne, qui arbore fièrement un énorme suçon au cou, le sourire jusqu’aux oreilles. «A dans un mois !» j’annonce à tout le monde, avant de repartir pour Paris.

Je vais mettre six mois à honorer le rendez-vous. Un chapitre surprise s’intercale entre les pages du fanzine : le coronavirus. Le lycée ferme. J’échange quelques SMS épars avec les profs. Vanessa m’envoie des nouvelles de ses lycéennes : «Toutes semblent avoir la santé, mais la démotivation est grande…» Quand je reviens clôturer le projet, en octobre, les enseignants font encore les comptes du confinement. «Dix pertes sur une vingtaine», solde Vanessa. Plutôt un bon score, positive-t-elle.

«Vous savez, y a pas que les élèves qui ont décroché. Y a des profs aussi», lâche Matis, un CTRM de «17 ans en novembre». Dans le fanzine, son texte s’intitule «Solitude». C’est un souvenir d’enfance : «Quand on est chauffeur routier et que l’on part la semaine […], peut-on dire que l’on est égoïste ? On choisit de ne pas voir son bébé grandir. Tous les samedis soir, quand il rentre, son bébé ne le reconnaît pas. Il connaît juste son prénom, "papa".» Lui aussi est content d’être de retour. «On se marchait sur les pieds à la maison.» Sonia, assise à côté, un gigantesque sweat-shirt orange sur le dos, faux ongles blancs à rallonge, se retourne : «J’ai suivi les deux premières semaines, et après, vacances !» Puis, plus sérieuse : «Bon, ça me fait du bien de revenir parce que c’était que des embrouilles avec ma famille.»

«C’est une fille bien»

Je trouve qu’ils ont bien grandi. En centimètres, mais surtout en maturité. Je ne capte qu’un ou deux «fils de…». Certains se claquent la bise, masqués. Katy soupire : «Le partage de bouteilles d’eau ne devrait plus se faire, mais ça a aussi du mal à rentrer.» Cette semaine-là, un premier cas positif depuis la rentrée sera détecté, et des cas contacts seront placés à l’isolement.

Au fond, Kévin et Adrien friment avec leur sacoche Vuitton. «Y a même le numéro de série», s’enflamme Kévin, masque sous le nez. «Qualité allemande !» Il s’est mis en couple avec Laura, brune aux yeux bleus. «C’est une fille bien», confie-t-il pudiquement. Il me dit aussi qu’il a menti : il n’est jamais allé au Dallas. «J’ai pas encore 18 ans, madame !»

En bac pro commerce, plusieurs lycéennes collent la page «Comment sait-on si c’est de l’amour ?». C’est une œuvre collective réunissant leurs diverses réponses : «On se met une mèche de cheveux derrière l’oreille lorsqu’on la voit», «C’est l’avoir tout le temps dans la tête», «On est trop triste quand on voit "remis il y a une heure" sur Snap».

L’une d’elles porte un crop-top sous son sweat «Bad Girl Club». Je les questionne sur la polémique autour de ce type de mini-tee-shirt qui a animé la rentrée. Le 14 septembre, elles ont répondu à l’appel pour en porter au lycée, lancé sur les réseaux sociaux. En «robe décolletée», souligne fièrement Zoé, et bandeau pour Mélissa. Elle s’indigne : «Depuis que je suis au collège, on me dit que ce que je porte est toujours trop court. J’ai été collée pour un combishort pendant la canicule. Les garçons mettent ce qu’ils veulent et on ne leur dit jamais rien !» Sa comparse renchérit : «C’est eux qu’il faut éduquer. Pas à nous de changer !» Je les laisse alors qu’elles entonnent en chœur Balance ton quoi, le tube d’Angèle.

«Tant que tu es heureuse…»

Je croise ensuite Marianne, l’air encore plus frêle. Cet été, m’explique-t-elle, un garçon l’a violée. Elle était chez lui, et elle avait bu beaucoup trop de vodka. Lui non. Il l’a pénétrée pendant qu’elle somnolait, se remémore-t-elle. Elle me dit qu’elle a fait une tentative de suicide. «J’ai été suivie par un pédopsychiatre. Et cette fois-ci, j’ai compris que je ne suis pas la fautive.» Elle a porté plainte. Par téléphone, son avocate m’indique ne pas encore savoir où en est l’enquête de police. Je reparle à Marianne d’associations, mais je me sens surtout impuissante. Et en colère. La culture du viol se perpétue. Au lieu de perdre son temps à débattre sur la taille des tee-shirts dans les cours de récréation, ne faudrait-il pas plutôt se demander comment il est possible qu’un garçon de 16 ans pénètre une amie dans les vapes ?

La sonnerie retentit. Je retrouve au CDI les ASSP. «Pas de pleurs, cette fois-ci», je rigole avec douceur. Elles mettent en pages leurs récits par petits groupes. Samia colle son texte baptisé «Abandon». Marie s’occupe de celui sur son coming out. J’en profite pour prendre de ses nouvelles. «Deux ans et deux mois avec ma copine», réplique-t-elle du tac au tac. Puis son regard s’embue. «Avec mon père, on a enfin parlé pendant le confinement. Il m’accepte maintenant telle que je suis. Il m’a dit : "Tant que tu es heureuse, c’est l’essentiel."» Elle actualise la chute de son texte : «Avec mon père, c’est un peu dur, mais il accepte.» Ce n’est pas encore tout à fait un happy end, mais on s’en rapproche. Je souhaite que ça le soit un jour, pour Marie, Samia, Marianne, Matis, Kévin et tous les autres.

Laurène Daycard

(1) Les prénoms des élèves ont été modifiés.

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C'était l'Ecole en 2020... Novembre...

2 Janvier 2021 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Et à demain pour décembre...

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A l’école, «le défi, c’était de faire avec rien»...

2 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

foutoiypasdemagueule hashtag on Twitter

Malgré les difficultés rencontrées durant la crise sanitaire, les profs ont redoublé d’ingéniosité. Cinq d’entre eux ont livré leurs trouvailles à «Libé».

Habitué à composer avec les moyens du bord, sur le qui-vive pour saisir au vol des idées surgissant en classe et emprunter des chemins de traverse, le prof est souvent un as de la débrouille : «La pédagogie, c’est du bricolage», rappelait dans Libé en mai Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Montpellier. Malgré la période difficile, il voyait des raisons de se réjouir : «Ce [moment] est propice à l’inventivité. La contrainte oblige à être créatif.» Des idées ingénieuses ont jailli cette année. Certes, dans la douleur - tous les profs insistent sur cette frustration d’avoir été «coupés» de leur classe. Mais beaucoup se sont creusé les méninges pour «garder le lien» avec leurs élèves. Tour d’horizon, de la maternelle jusqu’à la fac.

Les visières des profs de techno

Dominique Nibart, 66 ans, vice-président de l’association des profs de techno (Assetec).

«C’était au tout début du confinement. La youtubeuse Heliox, très connue parmi les profs de techno, a lancé un appel citoyen à la fabrication de visières pour les personnels soignants. Le mot a circulé à toute vitesse avec les réseaux sociaux. En quelques jours, des milliers de collègues sont allés chercher l’imprimante 3D dans leur collège, ont commandé à leurs frais des bobines de fil… Un Tchèque a mis en ligne un modèle de visière, que l’AP-HP a validé. C’était parti. Toute une chaîne s’est constituée de façon spontanée. Nous, les profs de techno, on s’est mis à fabriquer les supports de visières : des centaines de milliers en quelques semaines ! Chacun envoyait sa production au fur et à mesure à des IUT, notamment à Paris, qui, avec l’aide d’étudiants volontaires, s’occupaient de l’assemblage et la désinfection. Une fois empaquetées, les visières étaient transportées à l’AP-HP. Quelle aventure citoyenne !»

Des masques avec des fleurs du jardin

Anne-Sophie Fauquet, 34 ans, formatrice en CAP fleuriste en lycée professionnel de la fondation Apprentis d'Auteuil, à Château-des-Vaux (Eure-et-Loir).

«On est en plein milieu du Perche, dans la campagne. J’ai la chance d’avoir une toute petite classe, avec sept élèves. Pendant le confinement c’était du non-stop de 6h30 à 23 heures. Je m’adaptais aux contraintes de chaque élève : certains se partageaient l’ordinateur avec les frères et sœurs et ne pouvaient se connecter que le soir, d’autres se levaient à l’aube quand leurs parents partaient travailler. La vraie difficulté, c’était les cours de pratique. Ils n’avaient pas d’outil, pas de matériel. On n’avait pas anticipé. J’ai imaginé des TP avec les moyens du bord. Fabriquer un masque fleuri, c’était une évidence. Le défi, c’était de faire avec rien. Ils ont ramassé les premières fleurs du printemps au bord du chemin, des feuillages… Avec de la glu ou des élastiques pour faire tenir. La débrouille. J’ai proposé d’autres réalisations du même genre, jusqu’à ce que j’apprenne qu’un élève avait appelé la mairie pour savoir s’il pouvait se servir dans les jardinières du village… Du coup, on est parti sur des fleurs en origami.»

Le clip rock’n’roll pour faire passer le protocole

Jean-Jacques Dovis, 48 ans, enseigne dans une petite école rurale, à Fréterive (Savoie).

«L’idée est venue un peu comme ça, de retour à l’école. A cette époque, le protocole sanitaire n’arrêtait pas de changer, c’était lunaire. Un jour, un gamin me sort : "Ce protocole, c’est rock’n’roll." Dans ma tête, ça a tilté "Chuck Berry", Johnny B. Goode. C’était parti. On a cherché des mots en "ol". On a écrit une poésie, qu’on a mise en musique. "Ma mère a dit fini la flemme, demain tu retournes à l’école / T’inquiète pas y’a un protocole, je l’ai entendu sur BFM / Y’a des masques et du gel hydro / Et des points bleus sous le préau. Le protocole, le protocole à l’école." Pour le tournage, il fallait construire des décors dans une unité de lieu : la classe.

Mes élèves avaient une petite expérience, j’aime bien réaliser des films avec eux, chaque année. Deux bancs de la classe maternelle d’à côté dans un sens et dans l’autre, en guise de canapé. On a changé la disposition des tables pour que ça fasse salle de classe comme dans les films. Un peu de montage et voilà le travail ! Cette chanson, c’était une façon de rigoler un peu, de leur créer des souvenirs. Quand ils repenseront à cette période de leur vie, ils auront peut-être cette chanson en mémoire.»

Le festival du film confiné

Antoine Darmon, 36 ans, prof de français dans un collège REP + à Clichy-sous-Bois.

«Chaque année, j’emmène mes élèves au cinéma pour voir des classiques. Avec le confinement, tout s’est arrêté brutalement. Alors, quand le département de Seine-Saint-Denis a lancé le Festival du film confiné, j’étais emballé. Mes élèves beaucoup moins… Ils étaient intimidés, je pense. Pour les convaincre, je leur ai proposé la même idée, mais à l’échelle du collège. Vingt élèves, tous niveaux confondus, se sont lancés. C’était modeste mais ça a lancé une dynamique. On a resserré les liens, entre professeurs et élèves volontaires : chaque participant était parrainé par un enseignant. J’ai préparé des fiches "pas à pas" avec l’aide d’un ami assistant-réalisateur : construire un story-board, apprendre les techniques de prises de vue… J’avais à cœur que ce soit le plus professionnel possible, même à partir d’un téléphone. Onze projets de films ont été menés à terme. Peu portent sur le confinement. L’envie de s’évader, j’imagine. Certains ont réalisé des policiers, façon enquête de Sherlock Holmes, un autre sur le basket. Le prix du jury a été décerné à Flamand blanc une fable poétique et immorale, en papier découpé. Une fois déconfinés, on a organisé une projection dans le collège. Top. On va l’instaurer chaque année, en festival du film… déconfiné.»

Des messages répondeurs pour s’entraîner à l’oral

Alexia Bonnet, 37 ans, professeure de français dans un collège semi-rural, à Labastide-Saint-Pierre (Tarn-et-Garonne).

«Je travaille beaucoup sur l’oral avec mes élèves, je suis convaincue que c’est un levier très puissant pour lutter contre les inégalités sociales. Quand le confinement a été décrété, c’est l’une des premières choses auxquelles j’ai pensé : comment poursuivre cet enseignement de l’oral. J’ai utilisé une technique, que j’avais déjà expérimentée, et qui marche bien : le répondeur fictif. Je demande à mes élèves d’enregistrer un message. J’ai demandé à mes troisième de rendre compte de leur lecture à l’écrivain Franck Pavloff. Cela les oblige à adapter leur registre de langue, employer le vouvoiement par exemple… C’est aussi un moyen de vérifier ce qu’ils ont retenu du livre, leur capacité à le restituer et le résumer.

Le répondeur, c’est un monologue, ce n’est pas si simple d’occuper un espace vide. Au départ, j’avais eu cette idée pour pallier le manque de temps en classe - les faire passer un par un dans un cours nécessite un temps fou et les élèves s’ennuient vite. Là, ils s’enregistrent chez eux, à l’écart du regard des autres qui peut les intimider. Je leur envoie mes corrections orales, selon le même procédé. C’est plus cohérent, et puis c’est très efficace : on dit beaucoup plus de choses en une minute à l’oral qu’à l’écrit. Pendant le confinement, cet exercice s’est révélé précieux.»

Marie Piquemal

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C'était l'Ecole en 2020... Octobre...

1 Janvier 2021 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Agathe Cagé : « Face à l’école de la défiance, il est temps de faire naître un projet alternatif »

Tenue républicaine pour les filles à l’école? Lorsque l’Histoire bégaie...

Séparatisme - Emmanuel Macron ou l'organisation du chaos...

La faillite Blanquer...

« Voilé ou dévoilé, le corps féminin est toujours coupable »

Tribune : “Ne laissons pas la pandémie éloigner les jeunes filles de l’école”...

Journée du droit au collège : «On n’est pas libres comme les garçons»...

Les médecins scolaires débordés par la crise du coronavirus

L'apprentissage de l'arabe à l'école: un débat/polémique absolument abject!

Islamisme à l’école : retrouver le sens des chiffres - Par Luc Cédelle/Le Monde

Sciences : les femmes toujours très sous-représentées en France

"Défendre l’enseignement de la langue arabe pour ce qu’elle est : une belle langue" - Claire Bussienne, agrégée d'arabe

« Je ne m’occupe plus que du Covid » : infirmiers et médecins scolaires en première ligne

L'éducation (plus que) prioritaire ? (Audio)

La réforme du lycée à l’épreuve des faits...

Un décrocheur scolaire a 3 fois moins de chances d'être rappelé par un employeur... mais peut y remédier

En Seine-Saint-Denis, des profs épuisés dénoncent «l’impréparation totale de l’Education nationale»

Hommage à Samuel Paty : un pays sur une ligne de crête...

Un des outils contre l'islamisme?... Lutter contre la misère, terreau de l'embrigadement...

Najat Vallaud-Belkacem : «Enseigner est devenu l’un des métiers les plus difficiles au monde»

Ce matin je pense à madame Audois, madame Grateau, Fournier, Hameau, Argoux, Segal, Nouaille de Gorce, Montfort, Perret, Azema, Asquin, Crastes, Pericarpin, Sohier, Surel, Lebœuf, Deler, Caubet, Cofignalle, Tauzin, Cerles…

Des enseignants sous la pression des réseaux sociaux...

« Pour les élèves des quartiers populaires, la possibilité de s’exprimer est bafouée en permanence »...

L'école, creuset de la citoyenneté avec Najat Vallaud-Belkacem (audio)

La France au temps des passions tristes...

«Des mairies continuent d'empêcher l’accès à l’école à des enfants qui n’ont rien»...

A lire... "Jean-Michel Blanquer, l'Attila des écoles"

Ces profs qui ont changé nos vies...

14 propositions pour une "Ecole d'après"...

Et à demain pour novembre...

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C'était l'Ecole en 2020... Septembre...

31 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Les écorchés scolaires en tout état de cases...

Véronique Decker : « Le projet du gouvernement, c'est la découpe de l'école publique » - (Vidéo)

Débat : Rentrée 2020, l’urgence de changer l’école ?

Education - « On risque d’avoir un appauvrissement culturel de la population française »

Le « Grenelle des professeurs » : un slogan ronflant voire inquiétant! - Par Claude Lelièvre

Education - A propos d'échec scolaire...

Enseigner le climat, un défi pour le futur...

A nos lecteurs, la publication d'un bilan - réquisitoire de la politique de J-M Blanquer

Philippe Meirieu : Ce que l'école peut encore pour la démocratie - France Inter

Violence, réputation, blasphème… : au collège, l’éducation aux médias face au pouvoir des smartphones

L’égalité des chances, cheval de Troie du néo-libéralisme...

"Nous avons passé au crible les affirmations du ministre de l’Education nationale. Le résultat est édifiant"...

"JM Blanquer déjà en campagne - Un Grenelle des profs au service de LREM"

Ni infirmière ni assistante sociale en pleine rentrée "Covid" : le ras-le-bol d'un collège de Saint-Denis...

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Et, couturière de mes souvenirs, il y avait l'école... (A Khadija, ma seconde mère... Voilée)

"Réforme du lycée : avec l'application en terminale, des emplois du temps "ingérables" - (Pas faute d'avoir prévenu)

Pour une formation éthique des enseignants...

"Tenue correcte exigée"... Quand Jean-Michel Blanquer botte en touche et évoque le "normalement"... #LUNDI14SEPTEMBRE

Réglement intérieur - «Dix lignes pour les filles, une ou deux pour les garçons»...

COVID-19 : Comment éviter que la pandémie n’accélère la crise mondiale de l’éducation... (ONE France)

"Il y a une grande différence entre être contre le voile et s'attaquer à une femme voilée"/Leïla Slimani - Par Christophe Chartreux

Evaluations - "Un rapport va jusqu’à douter ouvertement de leur utilité"...

« Entre élèves et professeur, le gouffre du temps qui passe »

Covid-19 : un tiers des clusters concerne l’école et l’université...

Egalité des chances : « Les inégalités éducatives territoriales ne sont pas uniquement celles que l’on croit »

Et à demain pour octobre...

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C'était l'Ecole en 2020... Août...

30 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Covid-19: pas une parenthèse, mais un tournant pour l’école publique...

Débat public - "Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser"...

Les « experts » médiatiques, spécialistes en généralités...

L’après-pandémie, des leçons et une boussole pour l’avenir - Najat Vallaud-Belkacem

« Le dispositif “sport, santé, culture, civisme”, vanté par le ministre de l’éducation, aggrave les inégalités entre les communes »

Malgré les réformes des résultats stables en CP - Malgré les dédoublements pas de réduction des inégalités

"TZR" - Itinérants de l'Education nationale : «J’ai parfois l’impression de n’être qu’un pion»

« L’Ecole est un lieu de construction du commun »

Un rapport critique sur les évaluations nationales dans le second degré...

Rentrée scolaire et Covid-19 : un rapport explique le rôle des écoles dans la transmission du virus...

Une architecture scolaire à la mesure des enjeux éducatifs et environnementaux...

L'école à l'heure de la pandémie, l'éducation à l'heure du climat - Avec Najat Vallaud-Belkacem, Laurence De Cock et Rodrigo Arenas... (Vidéo)

Comment les notes ont-elles pris tant d’importance dans le système scolaire ?

Les fonds sociaux divisés par deux à l’horizon 2020...

Eval CP et CE1 : encore plus hors sol...

Réflexions sur les outils de l’enseignement à distance...

Quand le discours ministériel tourne à vide... A propos du futur "Grenelle"...

Et à demain pour septembre...

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C'était l'Ecole en 2020... Juillet...

29 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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L'opération "vacances apprenantes" tourne t-elle au fiasco ? (Audio)

Barbara Lefebvre ou l'ascension d'une toutologue - Par Loris Guémart | Arrêt sur images

Les talk show... Ou parler pour ne rien dire...

Jean-Michel Blanquer: "un ministre coupé de l'école mais pas seulement"

Suicide de Christine Renon, crise du Covid-19… des directeurs d’école racontent leur « année noire »

Emmanuel Macron fait "une croix sur le vote enseignant en vue de 2022"...

Suicide de Christine Renon, crise du Covid-19… des directeurs d’école racontent leur « année noire »

Les «vacances apprenantes» n'ont pas la cote...

Les liaisons dangereuses du journalisme et de la politique

Coronavirus : près de 10 millions d'enfants risquent de ne jamais retourner à l'école, selon une ONG

Se préparer à relever le défi de l’égalité...

À l'Éducation nationale dont les concours occultent la dimension humaine des futurs enseignants...

Pour un réel débat citoyen documenté et argumenté sur l’école...

Coup de coeur... François Sureau...

Thomas Chatterton Williams : « Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas les intérêts des minorités »

Bougainvilliers, mimosas et thé à la menthe...  "L’imagination est la liberté de l’esprit"  - Angel Parra

"Il faudrait arrêter tout, arrêter cet enseignement de la philosophie en terminale"

Et à demain pour août... 

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Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

29 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Bac 2021 : les lycéens dans le «super flou»...

Les modalités du baccalauréat pourront être modifiées jusqu'à deux semaines avant les épreuves en raison de la crise sanitaire. Ces délais ne rassurent pas les lycéens qui peinent à se projeter.

«Je n’étais même pas au courant…» soupire Mathis. Pour cet élève de terminale à Cognac (Charente), l’incertitude semble être devenue une habitude en cette année de pandémie mondiale qui chamboule tout. Alors une annonce de plus… Pourtant, cette fois, la nouvelle a de quoi angoisser même les lycéens les plus organisés dans leurs révisions : les épreuves du baccalauréat pourront être modifiées quelques jours avant les épreuves. Une ordonnance parue le 24 décembre au Journal officiel permet en effet au gouvernement d’adapter, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les «modalités» de certains examens, dont le bac, et ce dans un délai allant jusqu’à «deux semaines avant le début des épreuves».

Depuis l’annonce, début novembre, de l’annulation des épreuves évaluations communes (anciennement appelées E3C) de première et terminale au profit du contrôle continu, Mathis n’a eu que très peu de nouvelles sur la suite de son parcours lycéen. «C’est toujours la même chose. Avec le bac de français, c’était déjà le flou total», déplore-t-il. «C’est difficile de se projeter dans l’année de terminale quand il nous manque la moitié des informations», confirme Louis, lui aussi en terminale à Cognac, qui juge la situation «super floue». Pour l’instant, les épreuves sur les enseignements de spécialité, prévues en mars, sont maintenues. Au printemps dernier, après plusieurs semaines d’incertitude, l’oral de français avait finalement été annulé pendant la première vague de la pandémie.

Inégalités accentuées

Cette fois, les épreuves pourront voir «leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient» ou encore «leurs conditions d’organisation» modifiés, précise l’ordonnance. Une épreuve écrite d’histoire-géo pourra ainsi être remplacée deux semaines avant la date prévue par un examen à distance, avec un coefficient différent. Déjà stressée, Lou, élève au lycée Cordouan de Royan (Charente-Maritime), est encore moins rassurée depuis l’annonce de ces délais raccourcis. «Ça nous stresse énormément avec mes copines, explique l’adolescente. En deux semaines, on ne pourra pas réviser ce qui nous paraît déjà compliqué à voir en une année ! Et même si les épreuves sont réajustées, notre niveau scolaire est beaucoup moins complet comparé aux autres années.»

Comme beaucoup, Lou craint que les nouvelles dispositions n’accentuent les inégalités entre élèves, qui se sont creusées depuis le début de la crise sanitaire. Sara, en terminale au lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres (Hauts-de-Seine), partage cette inquiétude : «J’ai eu la chance d’avoir eu cours pendant le confinement et d’avoir des professeurs très présents, mais j’ai des amis qui devaient faire des chapitres de mathématiques tout seuls chez eux, et qui ont accumulé du retard…» Voir le contenu des épreuves adapté à quelques semaines de l’échéance risque de creuser ces écarts, et d’accentuer le stress, estime la jeune femme, qui voyait déjà la mise en place du contrôle continu comme une source de stress : «On se dit qu’il faut toujours travailler sans relâche et qu’on ne doit pas faire de faux pas, parce que ça peut être difficilement rattrapable.»

Les enseignants sans certitudes

Emma, en terminale au lycée Saint-Paul à Lille, se montre plus confiante : «Dans tous les cas, je comptais bosser à fond, donc ça ne change pas forcément mes plans.» Les deux semaines de vacances de printemps, qui tombent juste avant les premières épreuves des 15 et 16 mars, rassurent la lycéenne, qui a déjà calculé son coup : «S‘il y a un éventuel changement, même deux semaines avant, cela tombera pile pendant les vacances, donc ça nous laissera du temps pour travailler.»

Le manque de certitudes touche aussi leurs principaux repères : les enseignants. «Eux-mêmes ne savent pas vraiment comment ça va se passer et les discours diffèrent…» constate Sara, à Sèvres. «Ils sont informés au dernier moment, ils peinent à gérer la situation», abonde Mathis. Certains professeurs ont d’ailleurs confié à leurs élèves être en faveur d’une annulation des épreuves, faute de pouvoir préparer les élèves comme il faut. Le Snes-FSU, principal syndicat enseignant, réclame de son côté que les épreuves de spécialité de mars soient reportées à juin.

Aurore Savarit-Lebrère

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"Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie." - Dominique Costagliola, épidémiologiste.

29 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

"Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie." - Dominique Costagliola, épidémiologiste.

EXTRAIT

L’épidémiologiste, spécialiste du sida, est réputée pour sa solidité mathématique et pour son franc-parler qui rive leur clou aux «nuls».

Ils se sont donné le mot. Ces temps-ci, tous dressent le même portrait de Dominique Costagliola, épidémiologiste, spécialiste du sida, et depuis le printemps visage familier des médias sur le Covid-19. Pêle-mêle : «Dominique est cash», «Dominique est une très bonne professionnelle», ou encore : «Dominique est libre dans sa tête». Preuve de cet unanimisme, le professeur Jean-François Delfraissy synthétise : «C’est une femme de caractère et une scientifique extrêmement solide.» Et on pourrait rajouter, pour avoir relu la plupart de ses déclarations depuis six mois, qu’elle s’est très peu trompée, mêlant analyses documentées et prévisions mesurées. «Je ne parle que de ce que je connais», dit-elle.

Cash, donc. Oui, sans l’ombre d’un doute. Quand on l’interroge sur les politiques, cela peut tomber dru. «Leur rôle n’est, certes, pas facile, je ne les critique pas trop. Sauf Blanquer. Il ne dit que des bêtises, il répète qu’il ne se passe rien à l’école. Idiotie.» Bien sûr, elle a des propos carrés sur son meilleur ennemi, Didier Raoult : «Quand il parle d’épidémiologie ou de clinique, il n’y connaît rien. Ses données sont nulles.» Les laboratoires pharmaceutiques ? «Oui, j’ai des liens, et c’est voulu et déclaré. Cela me permet de faire des études. Et cela ne m’empêche pas de leur dire ce que je pense.» Et de citer un dernier exemple : «J’étais au board de Gilead. Lorsqu’à une réunion nous n’avons parlé que du produit de leur concurrent, j’ai dit ça suffit et j’ai tout stoppé.» Plus généralement : «Je réponds aux questions même gênantes, je trouve cela trop fatigant d’avoir deux positions différentes selon les interlocuteurs.» En tout cas, et certains s’en souviennent, Costagliola est capable d’assassiner quelqu’un lors d’une réunion si elle estime que ses propos sont «nuls». Car nulle, elle ne l’est pas.

(...)

Eric Favereau

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