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Vivement l'Ecole!

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Covid-19 : encore trop peu de tests antigéniques dans les établissements scolaires

7 Janvier 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Les tests antigéniques en entreprise

Le déploiement des tests antigéniques par l'Éducation nationale dans les établissements scolaires ne répond pas encore aux attentes. Avant les vacances de Noël, seulement 10 000 de ces tests rapides avaient été réalisées. 

Le ministère de l'Éducation nationale doit faire le point jeudi 7 janvier sur la situation sanitaire à l'école avec les syndicats enseignants. La question du déploiement plus massif des tests est à l'ordre du jour de cette réunion car pour le moment le compte n'y est pas.

Depuis deux mois le ministère promet un million de tests rapides pour les professeurs et les élèves. Mais avant les vacances de fin d'année, seulement 10 000 tests antigéniques avaient été réalisés par l'Éducation nationale, principalement dans les  lycées. Un nombre de tests très faible alors que certains conseils régionaux de leur côté ont pu tester des milliers de lycéens en quelques jours. Le ministère explique que décembre correspondait à une phase de rodage et promet une nette montée en puissance ce mois-ci.

Un système compliqué 

Le dispositif est lourd, il associe localement rectorats, agences régionales de santé et préfectures. Parfois, l'Éducation nationale ne peut pas prendre en charge cette campagne toute seule et dépend de personnels extérieurs, par exemple l'APHP en île-de-France. Il y a aussi des blocages techniques comme l'explique Claudine Némausat, du SNMSU, premier syndicat de médecins scolaires. "Pour faire ces tests rapides, il faut déjà pouvoir accéder au serveur qui enregistre les résultats des tests. Les professionnels libéraux ont des boîtiers qui leur permettent d'inscrire assez rapidement le résultat des tests sur le serveur dédié. Nous n'avons pas, par l'Éducation nationale, ce genre de terminal d'enregistrement permettant de se brancher sur le serveur."

Il y a encore des freins à lever, d'autant qu'au delà des collèges et lycées, les syndicats réclament aussi désormais des tests massifs à l'école élémentaire.

Alexis Morel

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Dans les cours de récréation, la question des religions à hauteur d’enfant...

7 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Laïcité

Dans les cours de récréation, la question des religions à hauteur d’enfant...

EXTRAITS

Le sujet, au cœur des débats publics avec le projet de loi « confortant les principes républicains », s’impose aussi dans les conversations d’enfants et d’adolescents. En quels termes ? Et pour dire quoi ?

Les enseignants en conviennent : l’école sert, très souvent, de « caisse de résonance » aux débats de société. Alors qu’ont démarré, à l’Assemblée nationale, les auditions concernant le projet de loi « confortant les principes républicains », censé répondre au « séparatisme » islamiste, Le Monde leur a demandé, à eux qui ont pour mission de faire de la pédagogie sur la laïcité, ce que disent leurs élèves de la question des religions et de leur place dans la société. Réponse spontanée, largement partagée : c’est un « non-sujet ». Suivie d’une autre, plus nuancée : si on se met « à niveau d’enfant », « à leur écoute », alors le débat prend.

« Et moi, si je crois en rien, est-ce que je ne suis rien ? » Quand Alain Talleu, enseignant à Bailleul (Nord), a entendu cette question parmi ses élèves de CM1-CM2, il a mis un point d’honneur à s’en saisir. « Tu ne crois pas en l’existence du Dieu des chrétiens, ni dans le Dieu des musulmans ou des juifs, mais tu n’es pas rien pour autant : simplement, tu n’es pas un croyant. »

Laurent Klein, directeur d’école dans le 19e arrondissement parisien, se sent, lui aussi, « à l’aise » face à ce type de questions. Chaque année, cet enseignant chevronné emmène ses élèves faire une « tournée des lieux de culte » à Paris. Une étape à l’église, une autre à la synagogue, une troisième à la mosquée, et même une visite au temple de Ganesh de son quartier : « Cela rend la pluralité des convictions très concrète, explique-t-il. Elle n’en est que plus facile à transmettre aux enfants. » La sortie scolaire sur plusieurs jours est aussi, pour lui, l’occasion de montrer aux écoliers que cet « héritage » n’est pas réservé aux croyants. « Ils peuvent tous se l’approprier de façon laïque, et en parler librement. »

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Alors, que ce soit en classe, dans la cour de récréation ou à la cantine, les professeurs parlent avec beaucoup de prudence – et même, parfois, avec réticence – de ce qui se dit, entre enfants. Parce que, rappellent-ils, ils ne « voient pas tout » et n’« entendent pas tout ». Parce que le sujet, à leurs yeux, n’est que « rarement » l’objet de tensions. Parce qu’ils redoutent, aussi, que des « mots d’enfants » puissent donner lieu à une « instrumentalisation ».

Leurs témoignages prennent la forme d’anecdotes. Il y a ces élèves de maternelle en Seine-Saint-Denis, de confession évangélique, qui se demandent si « c’est Dieu qui pleure quand il pleut ». Ces écoliers musulmans de la banlieue lyonnaise qui redoutent de « finir en enfer » s’ils mangent, « même sans faire exprès », de la gélatine de porc dans des bonbons ou de la viande qui n’est pas hallal à la cantine. Ces enfants catholiques qui, dans le Nord, attendent de leur maître qu’il leur explique « si Dieu existe ».

« Haram ou hallal ? »

Ces récits d’enseignants mettent en scène, la plupart du temps, un petit nombre d’enfants ; parfois un seul, qui peut se retrouver isolé face au groupe. Comme cet élève musulman, originaire des Flandres, qui, en classe de neige et à la demande de ses parents, a fait « chambre à part » pour pouvoir dire ses prières. Cette fillette témoin de Jéhovah, en Sologne, dont les parents ont refusé qu’elle participe à un spectacle mettant en scène une sorcière. Cette autre encore, dernière-née d’une famille turque installée dans le Sud, qui n’a pas participé à la fête de Noël, pourtant préparée dans une « démarche laïcisée », rapporte son enseignante, sans symbole ni signe religieux, comme le recommande l’institution.

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« Clivage culturel »

Leurs résultats, publiés en 2018, ont mis en lumière des écarts importants entre les élèves se déclarant musulmans et les autres – croyants ou non. Avec une part « minoritaire » de jeunes partageant une « conception absolutiste de la religion », explique Olivier Galland, mais qui avoisine quand même le tiers des sondés.

Une autre enquête d’ampleur divulguée en 2020 par le Cnesco, organisme d’évaluation du système scolaire, portant sur un échantillon national de 16 000 élèves de 3e et de terminale, a brossé un tableau plus apaisé : 90 % des jeunes interrogés considèrent qu’il est important, voire très important, qu’ils soient tolérants entre eux, même s’ils n’ont pas les mêmes croyances. Plus des trois quarts se déclarent attachés à l’expression de leurs croyances (ou de leur absence de croyances). Presque autant se disent opposés à ce que les règles de vie prescrites par la religion soient plus importantes que les lois de la République.

En creux, reste toutefois un quart d’adolescents soutenant que la religion peut ou doit primer. Un peu moins que dans l’enquête du CNRS. Si Olivier Galland parle de « clivage culturel entre deux jeunesses » (les jeunes musulmans et les autres), il insiste sur un point : celles-ci ne s’opposent pas. En tout cas « pas dans les établissements où elles cohabitent encore ».

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Préjugés tenaces

Au primaire, c’est le temps de la découverte. Au collège, l’intérêt des élèves se développe. « Ils peuvent être noyés dans des codes et des rites qui rythment leur quotidien, mais en ignorer totalement le sens, explique Mohand-Kamel Chabane, qui enseigne dans un collège parisien. Alors, du sens, on leur en donne… et ça les passionne ! »

Mais l’espace et le temps des cours leur suffisent-ils ? « On aimerait avoir un temps banalisé pour parler, au lycée, de ce qui nous concerne vraiment, revendique Lina, en terminale à Nice. Débattre de la religion, de l’islamophobie, de tout ce qui fait partie de notre vie. » « On nous parle tout le temps de la laïcité à la française, mais moi, ça m’intéresserait de savoir comment le principe se décline ailleurs », souffle Saradans la même classe. Toutes deux disent pourtant ne pas « oser » s’en ouvrir auprès des enseignants. Parce qu’elles sentent bien que, l’année du bac, ce n’est « pas la priorité » ; parce qu’elles redoutent aussi que leur « besoin » soit interprété comme une remise en cause de la laïcité.

La rencontre, houleuse, entre la secrétaire d’Etat à la jeunesse, Sarah El Haïry, et une centaine de jeunes fréquentant les centres sociaux à Poitiers, le 22 octobre 2020, a, de fait, achoppé sur ce type de demandes. Des revendications jugées « non conformes au pacte républicain » par Mme El Haïry. Parmi les propositions avancées par ces adolescents, la liberté de « pouvoir porter des signes religieux à partir du lycée » – ce qui est interdit depuis la loi de 2004 – mais aussi de « vrais cours » sur les religions et des espaces pour en débattre dans les établissements.

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Mattea Battaglia

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Débat : La défense des enseignements laïques, oubliée du projet de loi sur les « principes républicains » ?

7 Janvier 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Laïcité

Comment les marques utilisent-elles l'oubli dans leur marketing ?

EXTRAIT

Pour ce qui concerne les questions scolaires, le projet de loi contre « le séparatisme », rebaptisé projet de loi « confortant les principes républicains », est nettement dominé par les préoccupations d’ordre sécuritaire.

L’article 18 indique que « l’instruction obligatoire est donnée dans les établissements publics ou privés » ; il interdit donc l’instruction dans la famille sauf « pour des motifs tenant à la situation de l’enfant ou à celle de la famille ». Pour pouvoir pratiquer de façon dérogatoire cette instruction en famille, il faudra une autorisation limitée à une année scolaire délivrée par le ministère de l’Éducation nationale. L’enfant devra être inscrit obligatoirement au CNED qui veillera à ce qu’il suive les cours.

Afin de mieux surveiller ce qu’il en est, l’article 20 précise l’obligation faite au maire de dresser la liste de tous les enfants soumis à l’obligation scolaire (dès 3 ans) résidant sur sa commune. Un identifiant national devra être attribué à chaque enfant.

L’article 21 et les suivants facilitent la fermeture des écoles clandestines et, de façon plus générale, la surveillance des écoles hors contrat. Nombre de mesures pourront, dans ce cadre et dans cette optique, être prises par l’autorité administrative et académique sans intervention de la justice.

Par ailleurs, selon l’article 4, il est prévu de « punir de cinq ans de prison le fait d’user de menaces, de violence et d’intimidation contre un agent public afin d’obtenir une exemption ou une application différenciée des règles pour des motifs tirés de convictions ou de croyances. ». Une rédaction que l’on peut trouver bien alambiquée et qui devrait recevoir sans doute des observations de la part du Conseil d’État.

Face à cet ensemble de mesures, et pour mieux saisir par comparaison ce qu’il en est, il convient de savoir par ailleurs qu’une proposition de loi « visant à instaurer un délit d’entrave à la liberté d’enseigner dans le cadre des programmes édictés par l’Éducation nationale et à protéger les enseignants et personnels éducatifs » a été déposée fin octobre dernier. Elle tient en un article unique : insérer après le deuxième alinéa de l’article 131-1 du code pénal, un nouvel alinéa :

« Le fait de tenter d’entraver ou d’entraver par des pressions, menaces, insultes ou intimidations, l’exercice de la liberté d’enseigner selon les objectifs pédagogiques de l’Éducation nationale, déterminés par le Conseil supérieur des programmes, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

Cette proposition a été faite par le sénateur de l’Oise, Olivier Paccaud, professeur agrégé d’histoire-géographie, en compagnie d’une cinquantaine de sénateurs appartenant pour la plupart au groupe Les Républicains.

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Claude Lelièvre

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L'université française face à la "cancel culture"

6 Janvier 2021 , Rédigé par Telos Publié dans #Education

L'université française face à la "cancel culture"

EXTRAIT

Les tendances culturelles qui naissent aux Etats-Unis finissent généralement par se répandre en Europe. Il faut espérer que ce ne soit pas le cas avec la « cancel culture »  –  la culture de l’effacement ou de la dénonciation – ou l’esprit « woke »  – la constante vigilance face aux injustices –  qui font aujourd’hui des ravages dans les universités de sciences humaines américaines et qui commencent à diffuser le poison de l’intolérance et de la mise à l’index bien au-delà. En juillet 2020 une centaine d’intellectuels s’en sont émus dans une tribune publiée par le Harper’s magazine.

Les discriminations que peuvent subir les femmes, les minorités ethniques, les homosexuels ou toute autre minorité, sont évidemment des questions essentielles qui ont été mises trop longtemps sous le boisseau. Elles l’ont été par les penseurs et les hommes politiques conservateurs, ce qui ne surprend pas, mais elles l’ont été aussi, pendant longtemps, par les forces qui se disent « progressistes ». La « lutte des classes » ne laissait aucune place à la question de l’identité et des discriminations, question bien différente de celle de l’inégalité et de l’exploitation. Karl Marx n’a jamais parlé des femmes comme d’une classe à part et cela ne lui serait jamais venu à l’esprit.

Ces questions identitaires ont émergé et gagné la sensibilité contemporaine et c’est donc bien une réalité sociale dont il faut tenir compte. Se sentir discriminé pour son origine, son sexe ou son orientation sexuelle crée un profond sentiment d’injustice car cela met en cause la définition même de la personne. Il est donc tout à fait légitime que les sciences sociales se soient saisies de ces questions.

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Olivier Galland

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La rentrée scolaire, une « semaine test » pour l’éducation nationale...

6 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

La rentrée scolaire, une « semaine test » pour l’éducation nationale...

Quelque 12,4 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école, lundi, sans changement, à ce stade, du protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées.

Quelque 12,4 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école, lundi 4 janvier, « comme prévu », selon les propres mots du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, c’est-à-dire sans changement, à ce stade, du protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées.

« C’est un choix profondément éducatif et social et, en cela, aussi [un choix] politique, [que] de préserver le droit des enfants à l’éducation », a défendu le ministre sur les ondes d’Europe 1, mardi 5 janvier au matin. « Si j’avais écouté les Cassandre, j’aurais reporté chaque rentrée des classes [depuis le début de l’épidémie, au printemps], a-t-il aussi souligné. Des inquiétudes légitimes, il y en a, mais on ne peut pas priver d’emblée les enfants d’école. »

(...)

Le « brassage » des élèves va-t-il faire évoluer le nombre de contaminations ?

La réponse viendra « dans les dix jours », soufflent les infirmiers et infirmières scolaires, en prédisant une « semaine test ». Le prochain point de situation hebdomadaire émanant de l’éducation nationale est attendu vendredi.

Mais l’alerte lancée par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, dans un entretien au Journal du dimanche le 3 janvier, a rencontré un fort écho auprès des enseignants : les deux variants du SARS-CoV-2 (identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud) « toucheraient » plus les jeunes, y explique M. Salomon ; « il faut donc qu’on soit très attentifs au milieu scolaire et universitaire ». D’autant, précise-t-il, que « les enfants reviennent de différents endroits, en France ou à l’étranger », ce qui peut « rebattre les cartes de la situation épidémiologique ». Avant lui, c’est le conseil scientifique qui, dans son avis du 22 décembre, avait prévenu d’une « possibilité de reprise incontrôlée de l’épidémie en janvier ».

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Faut-il revoir le protocole sanitaire en milieu scolaire ?

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Dernière « avancée » en date, la possibilité de dédoubler les classes en lycée pour mettre en place des cours en demi-groupe et à distance a donné du lest à quelque 60 % des établissements qui s’en sont saisis. Une souplesse initialement accordée pour un temps limité : les cours étaient censés repasser à 100 % en présentiel à l’échéance du 20 janvier. A ce stade, nul ne sait si ce délai sera tenu. Ou même si le mouvement inverse ne sera pas amorcé : « On pourrait accentuer le protocole en mettant sur pied un système [d’enseignement] hybride systématique pour tous les lycées ou tous les collèges », a annoncé M. Blanquer, tout en précisant qu’« on n’en est pas là ».

(...)

Allonger les vacances d’hiver… quitte à réduire celles d’été ?

Ce n’est pas le « scénario privilégié » du ministre de l’éducation, mais « on est ouverts à tous les scénarios, y compris [rallonger d’]une semaine les vacances de février », a affirmé l’intéressé sur Europe 1.

L’hypothèse de vacances prolongées, relayée par certains médecins, dont l’épidémiologiste Antoine Flahault, suscite déjà une levée de boucliers des syndicats d’enseignants. Et ils ne sont pas les seuls à s’en alarmer : toucher aux congés de février ne peut que provoquer des réactions en cascade du côté des familles – à commencer par celles en garde partagée – mais aussi des collectivités, responsables des accueils de loisirs, ou encore des professionnels du tourisme qui comptent beaucoup sur ces vacances, échelonnées selon trois zones, pour limiter les effets de la crise.

« Ce type de déclaration ne fait que réveiller la grande crainte des collègues : qu’on n’ait pas d’autre solution que de laisser les écoles fermées » explique Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU, majoritaire dans le premier degré. Même réaction du SNES-FSU, représentatif en collèges et lycées : « Un plan B, en cas de rebond épidémique, ne peut pas se limiter à une modification du calendrier, s’énerve sa secrétaire générale, Frédérique Rolet. Défendre la capacité d’adaptation du système, ça a du bon, mais tout ne peut pas être décidé à la petite semaine. »

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Mattea Battaglia

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Le corps à l’école : une dimension oubliée...

6 Janvier 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

Fin novembre 2020, le ministère de l’Éducation nationale a lancé l’opération 30 minutes de sport par jour à l’école afin de lutter contre la sédentarité des enfants. Un problème important déjà avant l’épidémie de Covid-19, et que les périodes de confinement généralisé ont rendu plus criant encore, comme l’ont montré de premières études scientifiques.

Au-delà de cette mesure, et de la prise de conscience qu’elle suppose, le rôle du corps dans les apprentissages reste posé. Ne s’agit-il pas de l’un des grands oubliés de l’histoire scolaire française ? Comment aujourd’hui envisager une éducation qui tienne compte de l’enfant dans sa globalité, afin de favoriser l’épanouissement et l’émancipation de tous ?

Émergence de l’EPS

La proposition du ministère pour développer l’activité physique des élèves se situe dans la lignée de l’initiative internationale Daily mile. Créée en Écosse dès 2012, cette opération consiste à faire courir chaque jour aux enfants de toutes les écoles un mile, soit plus de 1500 m.

L’objectif affiché en France est de lutter contre les conséquences de la sédentarité, et l’activité corporelle s’y limite à la motricité. En Finlance, le projet scolaire Finnish Schools on the Move a lui beaucoup plus d’envergure et vise à intégrer l’activité physique dans l’organisation de la journée scolaire, sans la cantonner à une activité.

Sur la base du volontariat, plus de 90 % des écoles finlandaises y participent. Les récréations sont programmées régulièrement pour que les enfants ne restent pas plus de deux heures assis, tandis que des exercices de relaxation préparent les élèves à se concentrer pour l’ensemble des activités scolaires.

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Sylvain Wagnon et Fabien Groeninger

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Blanquer chouchouté sur BFMTV, Macron bat la campagne (de vaccination) sur TF1...

5 Janvier 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Médias

Blanquer chouchouté sur BFMTV, Macron bat la campagne (de vaccination) sur TF1...

EXTRAIT

Tandis que BFMTV cajole Jean-Michel Blanquer et ses syndicats “constructifs”, TF1 rivalise avec “Le journal du dimanche” pour mettre en scène la salutaire colère d’Emmanuel Macron. Grâce à des confidences exclusives de sources ultra mystérieuses, le 20 heures révèle comment le président a sauvé le pays du Covid par la seule force de sa volonté vaccinale.

« Bonsoir, Jean-Michel Blanquer », salue Jean-Baptiste Boursier dimanche soir sur BFMTV. Pour l’aider à interroger le ministre de l’Éducation, deux journalistes de sensibilités antagonistes, Mathilde Siraud, du Figaro, et Guillaume Durand, de Radio Classique. Ce dernier s’inquiète pour la campagne de vaccination contre le Covid. « Y a des conseillers qui disent : “Si ça rate, c’est la candidature d’Emmanuel Macron qui risque d’être en difficulté.” » Catastrophe, pas de second mandat. « En fait, beaucoup de choses ont été faites par ce pouvoir, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas. » Et ce n’est pas fini, la loi Sécurité globale, la loi contre le séparatisme, la réforme des retraites peuvent encore compléter l’œuvre accomplie, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas.

Mais voilà, déplore Guillaume Durand, « on a le sentiment que maintenant, ce n’est plus qu’une affaire de coronavirus ». Maudit coronavirus, il va occulter les grandioses réalisations d’Emmanuel Macron. « C’est devenu le quinquennat du coronavirus, et si vous ne sortez pas du coronavirus dans de bonnes conditions, c’est le quinquennat lui-même qui va se retourner, quel que soit ce qui a été fait en matière d’éducation, de loi Travail, etc. » Sans parler de la suppression de l’ISF, de l’instauration de la flat tax, de la baisse des APL, de la loi de Programmation de la recherche, etc.

Mathilde Siraud s’impatiente : « Qu’est-ce qu’on fait sur les retraites, sur l’assurance chômage ? » « Il faut être très pragmatique, répond Jean-Michel Blanquer. On doit remettre les choses sur la table, créer un bon climat social avec les syndicats les plus constructifs. » Le ministre de l’Éducation s’y connaît en syndicats constructifs, il les crée et les finance lui-même. « Il y a la réforme du baccalauréat avec la première édition cette année, rappelle Jean-Baptiste Boursier. Vous savez que certains syndicats n’apprécient pas cette réforme… » Jean-Michel Blanquer le coupe pour préciser : « Certains l’apprécient. » Au hasard, Avenir lycéen.

Le présentateur reprend : « Y a une ordonnance qui a été prise le 24 décembre qui va permettre d’être plus flexible, de moduler les épreuves jusqu’à quinze jours avant ces épreuves. » Comme le ministre assure que les épreuves du mois de mars sont pour l’heure maintenues au mois de mars, Jean-Baptiste Boursier insiste : « Quelle est l’ampleur de la modularité ? » « En maintenant ces épreuves au mois de mars, détaille Jean-Michel Blanquer, on se donne un peu de souplesse parce que si la situation épidémique devenait plus importante, on se donne la possibilité de reculer, ce qui n’est pas le cas quand vous mettez les épreuves au mois de juin. » Pas bête : seules les épreuves anticipées peuvent être reculées. Pour se donner plus de souplesse, au vu de la rapidité de la campagne de vaccination, je suggère d’avancer toutes les épreuves du prochain bac à février et celles du bac 2022 à juin 2021.

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Samuel Gontier

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Le Monde de l'Education... Quelques liens...

4 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le Monde de l'Education... Quelques liens...

A l’occasion du Grenelle de l’éducation, la chercheuse en économie Asma Benhenda questionne la réforme du concours de recrutement des enseignants, et Philippe Champy, ancien éditeur scolaire, invite à « faire le bilan des promesses non tenues de la massification ». L’inspecteur général Eric Favey et le chercheur Philippe Lazar rappellent la nécessité « d’apaiser les tensions » sur la « liberté de conscience » des élèves.

TRIBUNE

icon abonnéGrenelle de l’éducation : « Une réforme nécessaire mais périlleuse des concours enseignant»

Asma Benhenda

TRIBUNE

icon abonnéGrenelle de l’éducation : « Faire le bilan des promesses non tenues de la massification »

Philippe Champy

TRIBUNE

icon abonnéEducation : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

 

icon abonnéBac 2021 : les épreuves suspendues à l’épidémie de Covid-19

Une ordonnance du 24 décembre prévoit que l’examen puisse être modifié jusqu’à quinze jours avant le début des épreuves. Le ministère dit vouloir créer de la flexibilité face à l’épidémie. Enseignants et élèves exigent des précisions.

High school students take the philosophy exam, the first test session of the 2019 baccalaureate (high school graduation exam) on June 17, 2019 at the Pasteur high school in Strasbourg, eastern France. (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)

Violaine Morin

icon abonnéAu Rheu, le collège ouvert doit se refermer

Construit sans enceinte en 1974 dans un esprit libertaire, le collège Georges-Brassens du Rheu, près de Rennes, va devoir clôturer son espace. Une décision qui marque la fin du projet éducatif d’origine.

Établissement expérimental inauguré en 1974 dans la commune du Rheu, à l’ouest de Rennes, le
collège Georges Brassens - ouvert sur la ville - va devoir installer des barrières tout autour de son enceinte. Une fermeture qui marque la fin d’un esprit libertaire.

Manon Boquen

icon abonnéLa rescolarisation compliquée des élèves de Méo High School, collège-lycée hors contrat fermé à Paris

Un mois après la fermeture administrative de la structure, visée par plusieurs enquêtes, une partie des 110 collégiens et lycéens n’ont pas repris les cours.

A woman wearing a protective face mask holds a placard during a demonstration against the "Global Security Bill'', that right groups say would make it a crime to circulate an image of a police officer's face and would infringe journalists' freedom in the country, in Paris, France, December 12, 2020. The slogan reads "We have the right to education. MHS Paris (Meo High School)". REUTERS/Charles Platiau

Mattea Battaglia et Yassine Bnou Marzouk

ENQUÊTE

icon abonnéDans les universités, le retour dans les amphis s’éloigne encore

Les établissements doivent désigner les étudiants prioritaires pour un retour en constituant de petits groupes de soutien pédagogique.

Soazig Le Nevé

 

icon abonné Cinq livres pour éveiller les jeunes lecteurs à la poésie

Des haïkus pour bébés, des vers libres et drôlement décalés, un répertoire classique pour se bercer, des propositions ouvertes à toutes les interprétations… Florilège d’ouvrages joliment illustrés pour découvrir la diversité des poèmes.

Les " sauvages " de la pédagogie

Par FRÉDÉRIC GAUSSEN

Publié le 09 février 1971 

https://www.lemonde.fr/archives/article/1971/02/09/les-sauvages-de-la-pedagogie_2444717_1819218.html

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Revue de Presse Education... Une ordonnance — Fébrilité scolaire — Rechute universitaire — Traitement numérique — B(r)ouillon d’idées — Automédication...

4 Janvier 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Une ordonnance — Fébrilité scolaire — Rechute universitaire — Traitement numérique — B(r)ouillon d’idées — Automédication...

Pour aborder l’année nouvelle, la revue de presse des Cahiers Pédagogiques a fait sa mue : moins de publications pour plus de recul sur l’actualité. Que cette actualité éducative soit moins trépidante et imprévisible afin que les personnels de l’éducation puissent retrouver de la sérénité dans leurs activités professionnelles. L’équipe de la revue de presse vous souhaite une année 2021 calme et confiante.
Et pour cette nouvelle formule, notre revue est à cheval sur 2020 et 2021. La crise sanitaire mobilise l’attention dans l’actualité éducative. A la fin de 2020, le gouvernement a promulgué une ordonnance à propos des modifications possibles des conditions des examens, et ça réagit. Dans le primaire et le secondaire on s’interroge sur l’opportunité de reprendre les cours dès le 4 janvier ou de confiner. Par contre dans le supérieur on piaffe à l’idée de reprendre en présentiel. Quelques articles sur le numérique qui s’installe et pas mal d’articles qui veulent remettre d’aplomb … y compris par l’automédication.


Une ordonnance
 
Les conséquences pour l’organisation des examens et du bac en particulier.
Coronavirus : le bac 2021 pourra être adapté en fonction de l’évolution de la pandémie

Le gouvernement va pouvoir adapter les modalités du baccalauréat 2021 et d’autres examens en fonction de l’évolution de l’épidémie de coronavirus jusqu’à deux semaines avant le début des épreuves, grâce à une ordonnance publiée au Journal officiel.
Le texte concerne les "modalités de délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur, y compris le baccalauréat", auxquelles le gouvernement peut désormais apporter des "adaptations" pendant l’ensemble de l’année 2021.
S’agissant des épreuves des examens ou concours, ces adaptations peuvent porter, dans le respect du principe d’égalité de traitement des candidats, sur leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient ou leurs conditions d’organisation, qui peut notamment s’effectuer de manière dématérialisée", prévoit l’ordonnance
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Bac 2021 : « On nous fait payer le manque de prévoyance du gouvernement » Par Cassandre Leray — 27 décembre 2020
Une ordonnance publiée jeudi au « Journal officiel » permet d’adapter les modalités de certains examens en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, jusqu’à deux semaines avant les épreuves. Des syndicats dénoncent le manque d’anticipation du gouvernement.”

Covid-19. Le gouvernement s’autorise à adapter les modalités du baccalauréat 2021
Confronté à la crise sanitaire, l’exécutif songe à apporter des « adaptations » au baccalauréat 2021. Cela concerne également certains concours ou examens de l’enseignement supérieur et de la fonction publique.”

Éducation. Coup de flou sur l’organisation du bac Camille Bauer
Le gouvernement autorise une modification des modalités d’obtention du baccalauréat jusqu’à deux semaines avant les épreuves.” Abonnés

Épreuves de spécialités, contrôle continu, grand oral... Face au Covid-19, le casse-tête du Bac 2021 Par Anthony Cortes
Face à l’épidémie, et alors que les premières épreuves du baccalauréat approchent, le gouvernement entend privilégier la « flexibilité ». Une ordonnance du 24 décembre prévoit que les modalités de l’examen peuvent être modifiées jusqu’à quinze jours avant l’examen. Un casse-tête en approche pour les élèves, établissements et ministère.”

Bac : les hypothèses du gouvernement pour les épreuves de mars si l’épidémie s’emballe
Anticipant une évolution de la situation sanitaire qui obligerait à bouleverser le déroulé du baccalauréat 2021, le gouvernement peut modifier les règles de l’examen jusqu’à quinze jours avant le début des épreuves. Du report pur et simple au passage en contrôle continu, Europe 1 se penche sur les hypothèses pour les épreuves de spécialité prévue à la mi-mars.”


Fébrilité scolaire

L’autre inquiétude porte sur la rentrée scolaire de janvier
INFO FRANCE-GUYANE Covid-19 : vers un report de la rentrée dans les collèges et lycées ? par Pierre ROSSOVICH
La rentrée scolaire dans les collèges et les lycées guyanais pourrait ne pas s’effectuer le 4 janvier mais plutôt le 11. Le Conseil Scientifique Territorial (CST) a effectué cette recommandation, mais pour l’heure aucune décision n’est prise au niveau de l’exécutif de la CTG. De son côté, le rectorat n’envisage pas ce report. D’autres pistes sont à l’étude, comme celle de pouvoir tester massivement les élèves lors de la première semaine de rentrée, de manière à détecter d’éventuels clusters.”

Covid-19 : pourquoi la rentrée scolaire inquiète professeurs et scientifiques
Parents d’élèves, syndicats et même scientifiques craignent un retour en classes le 4 janvier après le brassage des fêtes. Certains appellent à un report.”


Rechute universitaire

Et côté université par contre...
Universités : « Le risque est réel d’un décrochage massif » Tribune d’un Collectif
Rouvrir les établissements d’enseignement supérieur doit être une priorité souligne, dans une tribune au « Monde », un collectif d’universitaires, de professeurs et d’étudiants.”

[Tribune] Jean-Jacques Urvoas appelle à une réouverture des universités
Ancien Garde des sceaux et maître de conférences en droit public à l’Université de Brest, Jean-Jacques Urvoas appelle à une réouverture des universités françaises, dans une tribune adressée au Télégramme.
Ancien Garde des sceaux et Jean-Jacques Urvoas, maître de conférences en droit public à l’Université de Brest, appelle à une réouverture des universités françaises, dans une tribune adressée au Télégramme. (Archives Le Télégramme)
Dans un récent courrier adressé aux présidents des universités, notre ministre de tutelle vient d’indiquer qu’en janvier, les facultés « pourront accueillir sur convocation les étudiants (…) en situation de grande vulnérabilité, cela dans la limite de dix personnes par groupe »
.” pour les abonnés du Télégramme

Universités : une rentrée entre Covid, distanciel, présentiel et partiels
Les étudiants pourront-ils retrouver les amphis  ? "Dès la semaine du 4 janvier, vous pourrez accueillir sur convocation les étudiants nouvellement entrés dans l’enseignement supérieur en situation de grande vulnérabilité", avait annoncé mi-décembre la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, aux présidents d’université, dont les locaux sont en très grande partie vidés depuis fin octobre.”


Traitement numérique

Salons virtuels des études supérieures de l’Etudiant : pour réfléchir à votre orientation par région Par Stéphanie Ouezman sur l’Etudiant.fr
À partir de janvier 2021 et pendant plusieurs semaines jusqu’en février, l’Etudiant vous donne rendez-vous sur ses différents salons virtuels consacrés aux études supérieures par région. Le critère géographique a en effet une importance capitale dans les choix d’orientation. Sur ces salons, vous découvrirez le panorama de l’offre de formation dans votre région d’origine, celle qui vous fait rêver, celle où vous avez prévu de vous installer... “

Pour une plateforme numérique d’enseignement pour tous Par Cyrille Dalmont (*)
La crise sanitaire mondiale a accéléré la numérisation de nos sociétés à un rythme effréné dans tous les domaines de notre vie : vie privée, travail, enseignement, administration mais également médecine, sécurité, défense, etc. (*) Par Cyrille Dalmont, chercheur associé Numérique à l’Institut Thomas More.”


B(r)ouillon d’idées

Erasmus : Que va changer le Brexit pour les étudiants français et européens ?
EDUCATION “Boris Johnson a annoncé le retrait du Royaume-Uni du programme d’échange universitaire européen, Erasmus, une fois l’accord sur le Brexit officiellement signé
C’était l’une des destinations préférées des jeunes européens. Le Royaume-Uni, qui a accueilli plus de 31.000 étudiants Erasmus dans ses universités en 2018, a décidé de quitter ce programme, devenu l’un des plus populaires sur le continent. Partie prenante d’Erasmus depuis 1987, le pays de Boris Johnson a fait le choix de développer, pour les années à venir, son propre programme d’échange universitaire. Le Premier ministre britannique a estimé que le modèle européen actuel était « extrêmement cher »
.”

L’Europe, la grande oubliée des programmes scolaires
Histoire, géographie, éducation civique, quelle que soit la matière enseignée, les programmes scolaires ignorent largement sa dimension européenne. Dans un passionnant rapport de l’Institut Delors, le politologue Thierry Chopin dresse le constat de cette carence. Il propose aussi des solutions pour fournir à chaque élève une base solide pour forger sa double citoyenneté.”

Violences sexuelles dans l’Enseignement Secondaire de la France Post-Me Too Par Lauriane Bouvet sur son blog : Le blog de Lauriane Bouvet
#Actu féministe décembre 2020 Chronique d’un fait ordinaire de violences sexistes et sa gestion par l’éducation nationale.
Du déni des violences sur les personnes transgenres et le racisme institutionnel, des justifications du viol aux relativisation de la parole des victimes, tout passe aujourd’hui par l’analyse anti-patriarcale et antiraciste. La revolución será feminista, antirracista, antipatriarcal, anticapitalista y ecologista, o no será.
Il y a de ça plusieurs mois, j’ai été projetée dans un monde que je ne connaissais pas : le secondaire
.”

Pour en finir avec la « dame du CDI » Par Julien Da Veiga sur le blog de Julien Da Veiga
A l’heure du décret sur la prime informatique pour tous les enseignants, nous découvrons que certains enseignants en sont privés : les professeurs documentalistes. Comment le ministère justifie-t-il cette exclusion du décret ?

Podcast : Que fait l’école pour ceux qui n’y trouvent pas leur place ?
Rencontre avec Rachid Zerrouki, enseignant, auteur de l’ouvrage "Les incasables" (Robert Laffont, août 2020) sur France Culture

Le livre du jour : hommages aux professeurs
C’est un petit livre, mais qui dit de grandes choses. "Mon prof, ce héros" (photo) met les enseignants à l’honneur, ces "hussards noirs de la République", comme disait Charles Péguy, qui jour après jour transmettent un savoir, un savoir-être, un savoir-faire. Des valeurs laïques, des connaissances que l’on oublie tout de suite ou que l’on garde au cœur toute la vie, qui façonnent en tout cas la personne que l’on est. Vingt auteurs, écrivains, historiens, universitaires et critiques littéraires ont signé cet hommage à Samuel Paty, en racontant celui ou celle qui, hier, fit d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui.”


Auto-médication

Parcours professionnel : parcours de vie, parcours à vivre Une série d’articles par Christine Vallin sur le site Penser les métiers de l’éducation nationale Avec philosophie
Qu’est-ce qui se joue, qu’est-ce qu’on joue, à travers son travail ? C’est une question que je me suis souvent posée, constatant combien le travail prenait de la place dans ma vie, en temps, en pensée, en énergie, dans ce que j’écrivais. A 30 ans lorsque j’étais enseignante, à 40 ans en tant que rédactrice en chef, ou à 50 ans maintenant inspectrice, l’importance de mon métier, de mes métiers, ne s’est jamais démentie. Que trouve-t-on dans son travail, au long des années ? Comment accepter, écouter, préparer les méandres d’un parcours, jusque dans ses ruptures ? Qu’est-ce qui aide à prendre le risque du changement ? A partir de mon expérience, à la fois unique et commune, voici quelques réponses dans une série d’articles où chacun se cherchera ou se retrouvera peut-être parfois.”

A l’école, « le défi, c’était de faire avec rien » Par Marie Piquemal
Malgré les difficultés rencontrées durant la crise sanitaire, les profs ont redoublé d’ingéniosité. Cinq d’entre eux ont livré leurs trouvailles à « Libé ».”

Ma classe décolle ! Par Jean-Charles Cailliez
Y a-t-il un âge pour faire décoller sa classe ? Doit-on attendre les dernières années d’étude pour être enfin capable d’apprendre à travailler ensemble ? Souvent, lorsque je décris ma classe renversée dans laquelle mes étudiants construisent par eux-mêmes le cours de génétique moléculaire, on me dit que cela n’est possible que parce qu’ils sont en licence de biologie et déjà maîtres de beaucoup de connaissances (les prérequis indispensables pour pouvoir résoudre toutes problématiques en lien avec la matière enseignée), voire d’autonomie et de capacité à travailler ensemble. On me dit que cette méthode est intéressante, mais qu’elle ne peut pas être menée avec des élèves n’ayant pas encore eu le baccalauréat ! En effet, comment imaginer que des élèves puissent construire un contenu de cours en équipe et le travailler de manière collaborative alors que l’enseignant ne leur a pas livré la connaissance toute prête à consommer lors du fameux cours magistral ? Cela parait logique…”

Bernard Desclaux

La revue de presse des Cahiers pédagogiques évolue ! Aujourd’hui, on trouve facilement des tas d’articles en ligne, qui circulent et s’échangent notamment sur les réseaux sociaux. Nous avons donc pensé que ce que nous pouvions vous apporter, c’était autre chose, soit le recul et le temps du commentaire, en proposant une revue de presse hebdomadaire, plus hiérarchisée, plus sélectionnée et largement commentée, toujours, bien sûr, sous l’angle des questions éducatives.

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