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Vivement l'Ecole!

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Covid: le variant anglais alarme dans les établissements scolaires...

10 Janvier 2021 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Covid: le variant anglais alarme dans les établissements scolaires...

Face au variant anglais, le gouvernement ne compte pas fermer les établissements scolaires, ni renforcer à ce stade le protocole sanitaire. La communauté éducative craint que la situation ne devienne incontrôlable si le virus circule davantage chez les enfants.

La diffusion du variant anglais du SARS-CoV-2, a priori plus contagieux, commence à inquiéter de plus en plus en France, notamment dans les établissements scolaires. Une crainte alimentée par le fait qu’à Bagneux (Hauts-de-Seine), un animateur « exerçant dans deux établissements de la ville », selon le rectorat de Versailles, testé positif au Covid-19 avant les vacances de Noël, serait le premier cas « autochtone » : il n’avait pas voyagé au Royaume-Uni, ni été en contact avec des personnes en revenant. L’Agence régionale de santé (ARS) a diligenté une enquête épidémiologique et une campagne de dépistage massive a démarré vendredi 8 janvier, qui devrait toucher jusqu’à 2 000 personnes. Chaque résultat positif sera analysé de façon détaillée pour détecter d’éventuels cas du variant britannique.

La maire (PCF) de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, interrogée vendredi par LCI, s’est voulue rassurante sur la capacité de la ville de suivre cette campagne : « On peut accueillir beaucoup de personnes. Il y aura des équipes de l’Agence régionale de santé en nombre et j’invite prioritairement les familles et les enfants des écoles concernées à se faire tester », demande-t-elle. « Pour l’instant, dans la dizaine de cas contacts de l’animateur, aucun n’est porteur du virus mutant mais plusieurs sont positifs au Covid », a-t-elle ajouté.

Un autre foyer épidémique avec des variants a été détecté en milieu de semaine dans un centre pour personnes âgées près de Rennes, mais l’ARS de Bretagne a expliqué avoir « été destinataire des résultats du séquençage transmis par le centre national de recherche de l’Institut Pasteur […] qui indiquent formellement que cette souche ne correspond pas au variant britannique VOC 202012/1 ». L’agence indique poursuivre son enquête, les résultats des séquençages en cours étant attendus « d’ici le début de la semaine prochaine ».

Ces épisodes interviennent alors qu’avant la rentrée scolaire du 4 janvier, plusieurs voix, notamment syndicales ou médicales, se sont élevées contre la reprise des cours, sachant que les vacances et les fêtes de fin d’année ont été propices au brassage des populations. Le Conseil scientifique, dans son avis du 22 décembre, avait prévenu d’une « possibilité de reprise incontrôlée de l’épidémie en janvier ».

Pour éviter cela, le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève, a plaidé sur Twitter pour décaler la rentrée scolaire de janvier : « Avec l’aggravation de la situation au UK et IRL [Royaume-Uni et Irlande – ndlr], ne commettons pas la même erreur que lors de l’arrivée de la 1ère vague en Italie, pas de procrastination en Europe : ne réouvrons pas les écoles début janv., mais vaccinons, vaccinons, vaccinons d’abord. Accélérons la vaccination. »

Quelque 12,4 millions d’élèves ont toutefois regagné leurs classes. Cela « n’aurait servi à rien » de les fermer, a rétorqué le 5 janvier Jean-Michel Blanquer, dans un entretien sur Europe 1. Contre les « Cassandre », le ministre de l’éducation nationale a déclaré : « Il ne faut pas d’emblée priver les enfants d’école alors que c’est quelque chose d’essentiel, simplement parce que l’on aurait des interrogations qui sont très discutables », en arguant du fait que les contaminations auraient jusqu’à présent été contenues.

Plusieurs acteurs portent cependant la même revendication : « Faire toute la transparence sur les contaminations en milieu scolaire », comme le rapporte Le MondeD’autant que le protocole sanitaire à l’œuvre depuis novembre dans les établissements n’a pas été modifié après l’apparition des variants anglais et sud-africain. La cantine scolaire, par exemple, lieu où les élèves tombent le masque, nourrit l’inquiétude, même si le brassage est limité et le volume – lorsque c’est possible – aéré. La possibilité de basculer en demi-groupe pour les lycées est maintenue telle quelle, comme prévu depuis deux mois.

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, s’est pourtant inquiété dès le 3 janvier, dans le JDD, d’un rebond de l’épidémie dû à ces mutations. « Elles toucheraient aussi davantage les jeunes, dont la possibilité de diffuser le virus pourrait être plus élevée qu’en population générale. Il faut donc qu’on soit très attentifs aux milieux scolaire et universitaire. »

Des observateurs outre-Manche ont affirmé que ce variant pourrait circuler davantage chez les enfants – des études incontestables manquent encore sur ce point. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a pour sa part précisé, lors de sa conférence de presse de jeudi 7 janvier, que si le virus semblait se diffuser davantage chez les enfants, il ne causait pas, chez eux, de formes plus graves du Covid-19. Il a aussi affirmé qu’« une surveillance accrue est menée dans les écoles ». Mais sans vraiment expliquer comment.

Le premier ministre lui a emboîté le pas, écartant pour le moment toute fermeture des écoles (celle qui avait été décidée en mars et avril lors du premier confinement). D’autres pays d’Europe, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, ont fait le choix contraire.

Pour Jean Castex, la fermeture des écoles doit être envisagée « en dernier recours »« Ma position, c’est qu’il faut vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles, car nous savons que les conséquences, y compris sanitaires, sont absolument dramatiques. La dernière rentrée s’est en outre réalisée de façon tout à fait satisfaisante. »

Les syndicats enseignants, reçus jeudi 7 janvier au ministère, ont rappelé l’urgence de tester massivement au sein des établissements scolaires. « Nous avons besoin de savoir, enfin, quel rôle joue l’école dans la circulation du virus », a martelé Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU (le premier syndicat du primaire), dans Le Monde.

Le gouvernement mise aussi sur le dépistage pour casser la diffusion du virus, insistant sur la disponibilité d’un million de tests antigéniques en janvier pour les élèves et personnels volontaires. Des centres de dépistage dans les établissements avec des équipes mobiles doivent également être mis en place.

Mais l’Éducation nationale parviendra-t-elle à tenir cet objectif ? Libération souligne que cela n’a pas été le cas jusqu’à maintenant. « Sur le papier, c’est plutôt une avancée mais il y a un souci de taille : l’Éducation nationale semble avoir du mal à mettre en place les opérations de dépistage. Alors que le ministère dispose d’un stock d’un million de tests depuis deux mois, seulement 100 000 ont été réalisés dans les lycées d’une dizaine d’académies depuis fin novembre. » Sans compter que les volontaires se font rares.

Dans le Café pédagogique, Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, dénonce ainsi « une gestion erratique ». La question du vaccin et de sa disponibilité pour les enseignants reste encore floue, juge-t-il. « Jean-Michel Blanquer a annoncé la vaccination des enseignants qui le souhaitent pour mars, mais l’administration parle d’avril, et on ne connaît pas la politique de priorisation qui sera retenue. »

De son côté, Guislaine David, du SNUipp-FSU, demande que les enseignants soient vaccinés plus tôt. « Si on se rend compte que le variant anglais est partout dans les écoles, nous demanderons à ce que les personnels de l’Éducation nationale remontent dans la liste des prioritaires. » 

Faïza Zerouala

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Aucune méthode n’a su garantir à 100% la réussite des enfants en lecture - Par Christophe Chartreux

9 Janvier 2021 , Rédigé par christophe chartreux Publié dans #Education, #Lecture

Aucune méthode n’a su garantir à 100% la réussite des enfants en lecture - Par Christophe Chartreux

Instructions du 20 juin 1923 relatives au nouveau plan d’études des Ecoles Primaires Elémentaires (Bibliothèque pédagogique EDSCO, Editions scolaires, Chambéry 1950, (Edition originale,  page 10) : 

LECTURE : « Nous ne préconisons aucune méthode : la meilleure sera celle qui donnera les résultats les plus rapides et les plus solides. Entre la méthode d’épellation et la méthode syllabique ou la méthode globale, nous ne faisons aucun choix. »

Si l’enseignement de l’écriture n’a guère changé à l’exception de l’art et la manière de former les « anglaises », si celui du calcul s’est transformé dans la lettre mais pas dans l’esprit, l’enseignement de la lecture reste l’épicentre des plus violentes polémiques qui ont secoué les 50 dernières années du XXème siècle et les premières années du siècle qui commence.

A notre droite, les tenants de la méthode alphabétique qui, pensent ils, a fait ses preuves depuis la IIIème République auprès de ceux qui accédaient à l’instruction. A notre gauche, les tenants de la méthode dite « globale », élaborée par Ovide Decroly. En caricaturant et pour faire court, la méthode alphabétique permet de mémoriser les lettres puis de les combiner entre elles. La méthode globale permet de mémoriser des mots. Dans cette querelle, on retrouve les durs et les mous, les croyants et les athées, plus quelques intégristes fanatiques. Et encore ! Pour le grand public, la querelle n’oppose que deux méthodes. Mais l’affaire se complique singulièrement quand on sait qu’il existe beaucoup d’autres façons d’apprendre à lire ! Une seule chose est sûre : aucune méthode n’a su garantir à 100% la réussite des enfants en lecture.

Ceci est d’autant plus vrai que la querelle s’est accompagnée d’imprécations, d’imprécisions, de non-dits, d’interprétations, de mensonges même. N’a-t-on pas accusé la méthode globale de provoquer des troubles de la mémoire et de rendre certains enfants dyslexiques ? On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien mais la rumeur a laissé des traces indélébiles. Très récemment, on a même eu le culot d’expliquer les révoltes des banlieues par cette même méthode globale ! Les enfants lisent mal, c’est la faute à Decroly, donc ils brûlent des voitures ! Ah bon !

En 2006, il n’est en tout cas pas un seul maître en France pour prétendre n’utiliser QUE la méthode globale. En revanche, tous ou presque mélangent les genres : un zeste d’alphabétique, trois gouttes de globale et une sauce toute personnelle. Le cocktail fut d’ailleurs officialisé lors d’un colloque organisé en 1979 par Christian Beullac, Ministre de l’Education Nationale. Devant une assistance médusée et regardant le bout de ses chaussures, Colette Chiliand, psycholinguiste, concluait en ces termes :

« On ne peut pas réellement savoir si une méthode est bonne ou mauvaise. Quand le maître qui l’applique est convaincu, il y a toujours un taux exceptionnel de réussite. Quand il ne l’est pas, quand il obéit à untel ou untel, à une mode du moment, c’est l’échec ! »

Qu’on se le dise !.... en relisant les instructions officielles de1923 !

Christophe Chartreux

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A lire... Un hamster à l'école - Nathalie Quintane...

9 Janvier 2021 , Rédigé par La Fabrique Publié dans #Education

A lire... Un hamster à l'école - Nathalie Quintane...

34 ans… non… si je compte la fac, 5 ans de plus… et le secondaire, 7 ans… et l’école, 5 ans… et la maternelle : + 2… 53 ans que, élève, étudiante, enseignante, je suis dans l’Éducation nationale. De la disparition de l’estrade à l’arrivée du numérique, des concours aux cantines, des mutations insidieuses aux réformes à marche forcée, ce livre tente une traversée de l’institution — sans se retenir d’en rire, et en tâchant de ne pas trop en pleurer.

Extrait

C'est là que d'un coup, à un moment, j'ai réalisé que mes meilleurs amis étaient nuls en orthographe et que je vivais avec un dyslexique qu'on avait pris pour un abruti pendant toute sa scolarité et qui finalement avait fait des études supérieures — tout comme mes amis nuls en orthographe. Mais alors, s'il y avait des gens nuls en orthographe et capables de développer une pensée et une appréhension sensibles du monde, ça impliquait a contrario qu'il y avait des gens à l'orthographe impeccable qui pensaient comme des pommes ou qui étaient vraiment cons. On connaît tous des cons qui font pas de fautes, non ?

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École : Lego, la “nouvelle” méthode de lecture qui divise déjà...

9 Janvier 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Lecture

École : Lego, la “nouvelle” méthode de lecture qui divise déjà...

Actuellement testée dans quelques centaines de classes de CP, cette méthode privilégie l’entrée dans la lecture par les lettres plutôt que les sons. Rien de révolutionnaire, mais certains craignent surtout la diffusion, à terme, d’un manuel officiel.

Nul ne peut ignorer cet incontournable jeu de Noël qui consiste à assembler des briques en plastique. Mais « lego », c’est aussi un verbe qui peut signifier « lire » en latin et qui désigne aujourd’hui une nouvelle méthode de lecture. Élaborée par une inspectrice de l’Éducation nationale et deux conseillères pédagogiques, celle-ci est testée à bas bruit dans 370 classes réparties dans plusieurs départements. Le ministère soutient cette expérimentation dans la foulée de la publication au printemps 2018 d’un « guide orange », présenté comme un outil pédagogique « pour enseigner la lecture et l’écriture au CP ».

Et, déjà, sur les réseaux sociaux, les discussions entre pairs vont bon train. « Ici dans les Pyrénées-Orientales, on nous a dit que [la méthode Lego] serait sûrement obligatoire l’année prochaine », avance une enseignante. « Je viens de Paris et je ne vois absolument pas de quoi vous parlez », glisse une autre. « Maths ? Lecture ? Merci de me préciser de quoi vous parlez », insiste encore une internaute. Réponse d’une collègue : « Logique de ne rien trouver. On nous a interdit de faire des diffusions à ce stade de l’expérimentation. »

Marion Rousset

(Suite et fin en cliquant ci-dessous)

Pour en savoir plus:

 

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Jean-Paul Delahaye présente la charte de la laïcité à l'école...

9 Janvier 2021 , Rédigé par Observatoire de la laïcité Publié dans #Education

La nouvelle série de vidéos de l’Observatoire de la laïcité intitulée « Focus sur des actions laïques » fait intervenir des membres et partenaires afin d’expliquer des actions mises en place depuis 2013 en faveur du principe de laïcité. Aujourd’hui Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l'Éducation nationale honoraire et administrateur national au sein de la Ligue de l'Enseignement en charge de la laïcité aborde avec nous la Charte de la laïcité à l'école. Toutes les semaines découvrez deux nouveaux intervenants avec des thèmes différents.

Plus d’informations : https://www.gouvernement.fr/observato...

Accès au site internet de la Ligue de l'Enseignement : https://laligue.org/

Les réponses à vos questions sur le principe de laïcité et son application ? Ecrivez-nous à l'adresse secretariat.laicite@pm.gouv.fr

Nos réseaux sociaux : Twitter : https://twitter.com/ObservLaicite

Facebook : https://fr-fr.facebook.com/observatoi...

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La dictée - Vue par Nathalie Quintane...

9 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Diplomatique Publié dans #Education

La dictée - Vue par Nathalie Quintane...

Personnellement, j’ai jamais vraiment arrêté de donner des dictées. C’est un moment vraiment sympa. Les mômes sont extrêmement concentrés, à faire une seule chose à la fois, impossible de lever le nez sinon tu rates un mot, tout le monde est bien aligné dans la même position, on entend les mouches. Bref, c’est très reposant. Et puis ils sentent qu’ils font quelque chose d’important. En tout cas, ils font comme s’ils le sentaient. La tentation, ce serait de tout dicter histoire d’avoir la paix. Mais ça marche pas. Si tu dictes autre chose qu’une dictée, t’as le bordel. Le bordel, le brouhaha, ou un peu de bruit, c’est ce que tu as quand tu ne dictes pas une dictée, et ça, faut bien se le mettre dans la tête et le plus vite possible si on veut pas être déçu. Après, il y a des moments de concentration très aigus, seuls ou à plusieurs, mais la qualité de silence que t’as avec la dictée, y a rien de comparable. Seuls les profs qui font régner la terreur l’obtiennent. Je suppose qu’on pense que ces profs-là n’existent plus, mais y en a encore, par petites unités, un par bahut. Y a un deuxième avantage que t’as avec la dictée c’est à la correction. Rien de plus cool à corriger qu’une dictée : ça demande zéro concentration. Tu peux très bien écouter la radio ou regarder la télé en même temps ; c’est de la mécanique. Toujours les mêmes fautes sur les mêmes mots, du coup tu finis par passer à vitesse grand V sur toutes les copies et t’abats un paquet de trente en une demi-heure max. Y a rien de plus rapide à corriger qu’un paquet de dictées. T’as des notes, tu les rends, les parents comprennent et tout le monde est content. On a pu faire chier des profs pour une phrase dans Artaud ou dans Zola, un geste ou de l’humour mal compris, mais on a jamais emmerdé personne parce qu’il donnait trop de dictées — en tout cas, j’en ai jamais entendu parler.

Nathalie Quintane

Texte complet à lire en cliquant ci-dessous

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Covid 19 : pour le ministère, tout va bien !

9 Janvier 2021 , Rédigé par Snuipp-FSU Publié dans #Education

Covid 19 : pour le ministère, tout va bien !

Alors que tous les pays européens prennent de nouvelles mesures, rien ne semble anticipé par la rue de Grenelle : rien sur des vaccins, pas de modification de calendriers, pas de politique de tests et d'isolement.... Une impréparation récurrente que la FSU n'accepte pas et une raison de plus pour se mobiliser le 26 janvier prochain.

Communiqué de presse

LA CRISE SANITAIRE S’AGGRAVE, LE MINISTRE DE L’EDUCATION S’ENFERME DANS LE CHOIX DE L’IMPRÉVISION !

Les organisations syndicales de l’éducation n’ont été reçues pour un point sur la situation sanitaire qu’aujourd’hui, 4 jours après une rentrée qui aurait pourtant dû faire l’objet de la plus grande vigilance après le brassage lié aux vacances et aux fêtes de fin d’année. Et cette réunion s’est tenue quelques heures avant les annonces du Premier Ministre qui a pourtant prévu de donner le cadre général de gestion de la crise sanitaire qui aurait été utile pour apprécier sa déclinaison à l’Éducation nationale.

De nouveau, Jean Michel Blanquer affiche beaucoup d’intentions mais se soucie peu des moyens pour les mettre en œuvre : aucune politique de tests à grande échelle, d’isolement des personnels et élèves positifs ou cas-contact, d’aération renforcée des salles, de non-brassage des élèves, etc. Les demi- groupes sont possibles uniquement en lycée et sans cadrage national, ce qui contribue à creuser les inégalités. De même, l’organisation des périodes de formation en entreprise est laissée à l’appréciation de chaque lycée professionnel, créant des inégalités et désorganisant les enseignements. La question des examens est renvoyée au dernier moment.

Tout et son contraire sont dits sur la vaccination, tantôt annoncée en mars et organisée dans les écoles et établissements scolaires, tantôt prévue comme pour toute la population plus tard et via le médecin traitant. Les personnels ou les élèves vivant au domicile avec une personne considérée comme vulnérable ne bénéficient toujours pas de mesures de protection renforcée. L’ensemble des agent-es des services publics, particulièrement exposé-es, doivent avoir accès dès maintenant aux vaccinations. De manière générale, la FSU a demandé pour tous les personnels des protections adaptées à leur exposition, notamment pour les AED et les AESH. La FSU a fait des propositions pour que tous les scenarii soient envisagés, y compris en cas de circulation d’un variant plus contagieux et touchant davantage les jeunes du virus, sans véritable prise en compte par le ministère.

La crise engendre des tensions fortes sur le climat scolaire et social et la communauté scolaire est fatiguée et inquiète. La jeunesse, frappée de plein fouet par les conséquences des crises sanitaire, économique et sociale qui se combinent désormais, mérite d’être au cœur des préoccupations. Cela passe par un plan de recrutements massifs, le renforcement des équipes pluriprofessionnelles au sein des établissements scolaires et le maintien des infimier-es de l’Education nationale et d'une politique éducative sociale et de santé sous la gouvernance et la responsabilité pleine et entière du ministère.

De même, la situation sociale dramatique que vivent les étudiant-es nécessiterait un plan d’action conséquent.

La jeunesse est une grande oubliée du « plan de relance » alors qu’elle est l’actrice de la société de demain !

La gestion erratique et sans moyens supplémentaires de la crise sanitaire est à la mesure du mépris que les personnels ressentent sur l’ensemble de la politique éducative, édictée à l’endroit des conditions d’exercice de leurs métiers et missions et de leurs expertises professionnelles et de l’absence de reconnaissance de leur engagement quotidien par des carrières et des salaires revalorisés.

Cela ne donne que plus de force à l’appel que la FSU, avec une large intersyndicale, a lancé à tous les personnels de l’Education nationale, rejoints par l’enseignement supérieur et la recherche, à se mettre en grève mardi 26 janvier et, dès maintenant, à exiger les mesures de protection nécessaires de leur employeur.

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Variant du Covid : «une surveillance accrue dans les écoles», vraiment ?

9 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Variant du Covid : «une surveillance accrue dans les écoles», vraiment ?

Face au nouveau variant anglais du coronavirus, le gouvernement ne compte pas renforcer le protocole sanitaire mais déployer des tests antigéniques dans toutes les académies. Un dispositif peu efficace jusqu'ici.

«Je me suis demandé si j’avais loupé quelque chose», raconte Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, après avoir écouté avec étonnement le ministre de la Santé en conférence de presse jeudi soir. Face au variant anglais du coronavirus, dont la contagiosité inquiète les autorités, Olivier Véran s’est montré rassurant à propos de la sécurité des plus jeunes : «Une surveillance accrue est organisée dans les écoles», a-t-il affirmé. Pourtant, une heure et demie plus tôt, en réunion avec les syndicats enseignants, le ministère de l’Education nationale ne tenait pas le même discours : «On n’a pas eu d’infos sur cette vigilance renforcée, rapporte Sophie Venetitay. On a demandé des mesures en ce sens, et aussi la possibilité de travailler sur un plan B si la situation se dégrade, et on n’a aucune réponse là-dessus.»

Emboîtant le pas à son ministre de la Santé, Jean Castex précisait qu’une décision avait été prise «dès que nous avons eu les premières données [sur le variant anglais], de renforcer la surveillance épidémiologique et des tests dans les écoles.» Le Premier ministre est catégorique : «Il faut vraiment que la situation soit gravissime pour fermer les écoles» et cela n’arrivera qu'«en dernier recours». En attendant, le gouvernement ne compte pas modifier le protocole sanitaire, inchangé depuis novembre et jugé «efficace», et mise sur le déploiement des tests antigéniques à partir de la semaine prochaine. Ces tests rapides doivent être réalisés dans les collèges et les lycées de toutes les académies pour le personnel scolaire et les lycéens volontaires seulement. Les collégiens ne sont donc pas concernés. Précision importante apportée par le ministère : dès que trois cas positifs au Covid seront identifiés dans un collège ou un lycée, une campagne de tests sera automatiquement mise en place dans l’établissement, toujours sur la base du volontariat.

Dispositif complexe

Sur le papier, c’est plutôt une avancée mais il y a un souci de taille : l’Education nationale semble avoir du mal à mettre en place les opérations de dépistage. Alors que le ministère dispose d’un stock d’un million de tests depuis deux mois, seulement 100 000 ont été réalisés dans les lycées d’une dizaine d’académies depuis fin novembre. «C’était une sorte de galop d’essai, justifie-t-on au ministère. Il a fallu former 2 000 infirmiers et médecins scolaires et installer les locaux, les tentes. L’opération pilote est terminée et on va aller plus vite maintenant», assure-t-on.

Mais le dispositif n’est pas simple. Pour réaliser les tests, les rectorats et préfectures doivent en effet s’associer avec les agences régionales de santé (ARS). En Ile-de-France, l’Education nationale a même dû s’appuyer sur l’aide de l’AP-HP pour déployer du personnel extérieur dans les lycées. A chaque fois, il faut mobiliser, le temps d’une journée, plus d’une vingtaine de personnes (infirmier et médecin scolaire, agents de l’ARS, étudiants en médecine…) pour accueillir les volontaires, réaliser les tests, assurer la campagne de prévention et donner les résultats. Pour Claudine Némausat, du SNMSU, premier syndicat de médecins scolaires, cette dernière partie est la plus complexe : «Les professionnels libéraux ont des boîtiers qui leur permettent d’enregistrer directement les résultats des tests sur un serveur dédié mais on n’a pas ça dans l’Education nationale donc c’est plus compliqué pour entrer les données.»

Peu de participants

Et malgré tout l’effort que cela demande, il y a finalement peu de volontaires. En novembre dernier, 314 tests ont par exemple été effectués dans la cité scolaire Claude Monet du XIIIe arrondissement à Paris, qui compte pourtant 1 200 lycéens et 140 profs. En Ile-de-France, sur la trentaine de lycées concernés par le dépistage, 5 750 élèves et personnels scolaires ont réalisé un test, indiquait l’ARS fin décembre. Si le taux de participation est très variable d’un établissement à un autre, 37% du personnel scolaire et 19% des élèves se sont porté candidats en moyenne. «Les mineurs doivent avoir l’autorisation de leurs parents qui ne sont pas forcément d’accord, avance Carole Pourvendier, secrétaire nationale du syndicat d’infirmiers de l’éducation Snuics-Fsu, pour justifier la réticence des jeunes. S’ils sont positifs, ils peuvent aussi se sentir stigmatisés et ça peut être un frein pour faire le test.»

L’ARS d’Ile-de-France s’appuie sur le taux de positivité très faible, de 0,42%, pour justifier le fait que le virus circule peu dans les établissements scolaires«Mais seulement 4 473 élèves, sur les 500 000 lycéens d’Ile-de-France, ont été testés, ce n’est pas représentatif ! s’exaspère Sophie Venetitay. En plus, si les tests antigéniques permettent de savoir comment le virus circule, c’est juste un constat à l’instant T.» Pour les syndicats enseignants, il est urgent de tester massivement et rapidement dans les lycées, les collèges et même en élémentaire. A côté des dépistages, il faut selon eux renforcer le protocole sanitaire avec des systèmes d’aération des salles et des demi-groupes étendus aux écoles et collèges (seuls les lycées en ont la possibilité depuis novembre) pour limiter les brassages des élèves. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, n’écarte pas la possibilité d’imposer une jauge à 50% pour tous les lycées et les collèges, «mais on n’en est pas là».

Cécile Bourgneuf

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Vers une nouvelle guerre pour la ''méthode syllabique"? - Par Claude Lelièvre

8 Janvier 2021 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Lecture

Vers une nouvelle guerre pour la ''méthode syllabique"? - Par Claude Lelièvre

EXTRAIT

On se souvient de la dernière en date, en 2005, alors que Gilles de Robien était ministre de l'Education nationale. Deux des protagonistes d'alors, Stanislas Dehaene (professeur au Collège de France) et Alain Gest (député UMP de la Somme) viennent de participer à une nouvelle offensive en ce sens. La chronique de Claude Lelièvre.

Dans une tribune publiée par Le Monde le 20 décembre dernier, le professeur de psychologie cognitive expérimentale Stanislas Dehaene (qui avait participé en 2005 sur la demande du ministre de l'Education nationale Gilles de Robien à sa croisade pour la " méthode syllabique ") dénonce un ''scandale'' en se fondant sans autre précaution sur les résultats d'une étude menée par le sociologue Jérôme Deauvieau dans les écoles ECLAIR de la petite couronne parisienne: seuls 4 % des enseignants adopteraient une méthode syllabique, alors que c'est ce système qui réussirait le mieux aux enfants qui obtiendraient 20 points de réussite supplémentaires sur 100 aux épreuves de lecture et de compréhension. Mais il suffit pourtant de prendre connaissance de la façon dont cette étude a été menée et de ses limites méthodologiques pour avoir de sérieux doutes sur la solidité de ses conclusions. 

Par ailleurs, le député UMP de la Somme Alain Gest, en compagnie d'une quarantaine de députés UMP, a déposé en juin dernier un projet de loi imposant le choix de la "méthode syllabique" pour l'apprentissage de la lecture : "il convient d'inscrire dans la loi le choix de la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture qui se révèle bien plus efficace que la méthode mixte et qui a largement fait ses preuves ". 

Alain Gest s'était distingué en 2005 en posant le premier à l'Assemblée nationale une question au gouvernement sur les méthodes d'apprentissage de la lecture qui avait donné l'occasion au ministre de l'Education nationale Gilles de Robien de commencer publiquement sa croisade en faveur de la méthode syllabique. 

On notera par ailleurs que Florian Philippot, le vice-président du Front National, s'est également prononcé en ce sens dans un communiqué le 22 mai dernier : " L'école doit miser sur les méthodes classiques d'enseignement : apprentissage de la géographie sur des cartes, de l'histoire sur des frises chronologiques, de la lecture par la méthode syllabique".  

(...)

Claude Lelièvre

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Covid : Pour l'Ecole, rien ne change...

8 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Covid : Pour l'Ecole, rien ne change...

EXTRAITS

"Il faut vraiment que ce soit gravissime pour fermer les écoles". Dans son point sur la pandémie le 7 janvier, Jean Castex n'a pas annoncé de changement de politique. Le système d'alternance dans les lycées va continuer au delà du 20 janvier mais ne gagnera pas davantage les collèges. Un immobilisme qui surprend alors que la diffusion de la variante anglais du virus, beaucoup plus contagieuse et touchant davantage les jeunes, menace. Un premier cluster scolaire avec virus britannique est apparu. Reçue au ministère, la Fsu souligne l'absence d'anticipation du ministère.

Un premier cluster scolaire avec le virus anglais

"Ce qui était fermé va rester fermer". Jean Castex n'a pas fait d'annonce importante le 7 janvier. Accompagné du ministre de la santé, O Véran, le premier ministre n'a pas évoqué un retour à la normal pour les lycées alors qu'il était prévu le 20 janvier. La relance de l'épidémie n'invite pas à desserrer les mesures existantes. C'est l'aggravation de la situation qui est à craindre.

La diffusion de la variante anglaise du virus menace dans le pays. Or le ministre de la santé l'a reconnu : sa contagiosité est de 40 à 70% plus élevée et "elle est plus contagieuse chez les enfants". En Angleterre le nombre de cas déclaré a été multiplié par 4 en un mois  et cette seconde vague pourrait bien prendre l'allure d'un tsunami.

Selon O Véran on a déjà 19 cas détectés en France et deux clusters. L'un d'eux, à Bagneux (92) est installé dans 2 écoles et un collège. Une personne membre du personnel a attrapé le virus anglais en France et du fait de sa contagiosité il touche déjà un nombre important de personnes dans les 3 établissements.

(...)

F Jarraud

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