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Vivement l'Ecole!

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Et si la Finlande avait inventé la bibliothèque du futur?...

4 Décembre 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Culture, #Education

Et si la Finlande avait inventé la bibliothèque du futur?...

Du bruit et des activités créatives avant tout.

« C’est certainement un lieu de bruit et d’activités improvisées en tous genres » : la formule est de la responsable des bibliothèques d'Helsinki, Katri Vanttinen, et annonce l’état d’esprit de ce nouveau « salon pour la nation » qui sera inauguré demain en Finlande. Oodi, c’est son nom en finois : prononcez comme le sweat à capuche mais traduisez par « ode ». Une ode à quoi ? 

La conviction que ce lieu social est une priorité budgétaire mais aussi qu’il doit muter pour s’adapter aux enjeux de connaissance, d’apprentissage et d’égalité. 

Bien sûr s’ouvrir aux nouveaux supports du numérique, et organiser des événements qui font vivre le lieu dans et hors les murs font partie désormais des missions bibliothèques, mais les penser comme des espaces de distraction et de création c’est agrandir encore un peu plus les portes. 

Ainsi, dans cette nouvelle bibliothèque d’Helsinki, on encouragera même le bruit et le désordre dans un espace qualifié de « loft des nerds ». Terminologie un peu caricaturale dans le genre « ramène ton jeune » mais qui permettra concrètement de construire des objets avec des imprimantes 3D et des découpeuses lasers façon « fab lab », d’emprunter des instruments de musique ou tout simplement de jouer à la console ! Des studios de montage de cinéma et d’enregistrement seront également en accès gratuit. 

Mais plus que la démultiplication des services proposés, ce qui est intéressant c’est la philosophie du lieu : construire les échanges et le mélange. Une fois dans la bibliothèque, tous les hasards de rencontre sont possibles, y compris avec des livres qui existent dans un continuum culturel davantage que comme une catégorie à part. La conversation devient également le présupposé qui se substitue au silence, même si des zones d’étude sont disponibles, l’acoustique est pensée pour ne pas se gêner mais ne pas s’ignorer non plus. 

D'ailleurs la section adulte n’est pas séparée de la section enfants et cohabite sur un grand plateau panoramique qui pourrait s’appeler « la tête de nuages » du nom d’une célèbre ludothèque, on peut y crier d’un côté sans vraiment déranger de l’autre. Une façon du sortir du zonage des activités culturelles par classes d’âges. Et pour développer toutes ces activités les humains méduateurs déchargés des rayonnages par des robots rangeurs.

Pendant ce temps en France, l’Association des Bibliothécaires de France écrivait au nouveau ministre de la Culture dès sa nomination pour connaître les suites qui seraient données au Plan bibliothèque et son élargissement des horaires d’ouverture. Elle réaffirmait aussi son engagement à développer le rôle des bibliothèques dans la politique d’inclusion numérique et la lutte contre les infox, et alertait sur les réductions importantes des services proposés en bibliothèque et les menaces sérieuses de fermeture faute de moyens dans certaines collectivités locales. 

Le modèle finlandais, pays le plus alphabétisé au monde, montre que même en période de coupes budgétaires, un Etat peut mobiliser 98 millions d’euros pour un service public culturel, en en faisant une nécessité impérieuse. D’ailleurs à Helsinki les bibliothèques sont le service le mieux noté, après l’eau potable ! 

Mathilde Serrell

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La grosse vague, le petit chef et la feuille d’impôts...

3 Décembre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

La grosse vague, le petit chef et la feuille d’impôts...

EXTRAIT

À distance temporelle de la vague de protestations des enseignants sur les réseaux sociaux contre l’attentisme ou le laxisme de leur hiérarchie, un point de vue de principal de collège, qui cherche à verser un peu de raison dans le débat.

À défaut d’une fable des temps modernes, faisons un peu de sémiologie sauvage, et filons la métaphore : les incidents, les sanctions, les conseils de discipline seraient des « vagues ». Autrement dit, des manifestations excessives d’activité, de regrettables débordements, des puissances redoutables et des énergies anarchiques à endiguer. Si possible, par un management lisse qui nivelle les mesures disciplinaires et qui, en harmonie cosmique avec mantra d’une bienveillance dévoyée, sonne au diapason du ronronnement administratif de la gestion des flux d’élèves.
 
On voit bien qu’il est commode d’incriminer des chefs d’établissement dont le zèle hypocrite consisterait à placer sous l’éteignoir toute forme d’incident pour prendre de ce galon égoïste qui leur permettra d’accéder au poste convoité de proviseur du beau lycée (forcément général) de centre ville. Néanmoins, c’est s’attaquer au symptôme plutôt qu’à la maladie. S’il existe indéniablement des principaux et des proviseurs qui balaient d’un revers de main une situation critique qui leur causerait un inutile tracas (lourde procédure disciplinaire, bataille d’arguments avec des parents hystériques, demande de précisions d’une autorité académique vétilleuse, déraillements statistiques à justifier au moment de l’évaluation par le DASEN-Directeur académique des services de l’Éducation nationale), ces petits chefs ne sauraient occulter les chefs qui accueillent les professeurs mis en difficulté ou choqués par des actes violents, qui mènent sans états d’âme la procédure de sanction à son terme afin que l’acte éducatif, fût-il âpre pour l’élève, produise tout son effet et délimite l’acceptable de l’inacceptable.
 
De fait, comme le dirait Racine, le mal vient de plus loin.
 
Il vient de certaines pratiques, heureusement épinglées par Le Canard enchaîné du 31 octobre dernier (une circulaire dans l’académie de Grenoble), qui prouvent que l’échelon académique, le nez sur ses statistiques, arrose tout un département, parfois toute une région, de recommandations qui induisent un bridage des procédures disciplinaires. Mais ce mal, d’où vient-il lui-même ?
 
(...)
 
Matthias Cyprien
Principal de Collège
 
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Blanquer, les lycéens et les gilets jaunes...

3 Décembre 2018 , Rédigé par Le Café Pedagogique Publié dans #Education

Blanquer, les lycéens et les gilets jaunes...

EXTRAITS

Quel lien entre le ministre de l'Education nationale, les mouvements lycéens et celui des gilets jaunes ? En apparence aucun. En réalité, la conjonction existe déjà sur le terrain. Surtout, le ministre de l'Education nationale doit faire face à la même opposition que le gouvernement tout entier : celle qui résulte d'une politique qui augmente les inégalités sociales et territoriales.

Un mouvement lycéen qui puise dans le même terreau que les gilets jaunes

En politique avisé, Jean-Michel Blanquer n'a pas manqué de communiquer sur le mouvement des gilets jaunes. Sur Twitter , il dit le 1er décembre : "Nous sommes à l'écoute d'un mouvement qui manifeste des détresses ancrées depuis des années dans notre pays. Nous agirons pour la justice sociale. Mais nous n'accepterons jamais la violence. Celle d'aujourd'hui est ignoble... Nous la combattrons".

Une déclaration apparemment équilibrée. Et JM Blanquer a des arguments à faire valoir , notamment sur le plan social. Depuis 2017, son ministère est l'alibi social du gouvernement grâce aux dédoublements des classes de CP et CE1 en Rep et Rep+, une mesure sans aucun doute social. Même si son financement se fait au détriment du second degré, des autres classes et des écoles de milieu rural.

Car le ministre de l'Education nationale doit faire face à un mécontentement qui puise ses sources dans le même terreau que le mouvement des gilets jaunes. Ce qui commence à lui revenir dans le mouvement lycéen, ce n'est pas une détresse vieille de nombreuses années, mais celle sui résulte de son action.

(...)

L'affaiblissement des corps intermédiaires

En réponse aux tensions venues du terrain, le gouvernement n'a trouvé que l'affaiblissement des corps intermédiaires. Là aussi l'Education nationale est en tête avec le mépris affiché pour les représentants syndicaux , le ministre ne faisant aucun cas de leur opposition. Il ne fait pas davantage mystère de sa volonté de les affaiblir encore en mettant ne place une gestion "de proximité" qui court circuitera les dispositifs de controle des carrières, voire ne réformant le statut à travers la réforme de la formation des enseignants. Ce travail de sape le met face à des révoltes locales tout comme le gouvernement doit faire face au mouvement des gilets jaunes.

"A ce niveau atteint par les inégalités dans notre pays il devient absurde et cynique de parler d'égalités des chances", écrit JP Delahaye, ancien Dgesco, sur Twitter. "C'est l'égalité des droits qu'il faut travailler". Rétablir les droits de tous les jeunes à un véritable choix de leur avenir, leur dessiner un futur et non imposer dès un âge plus tendre la soumission et la sélection, voilà ce que JM Blanquer pourrait faire. Mais cela implique un autre budget et d'autres réformes.

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Grande pauvreté et réussite scolaire: conclusion du rapport de mai 2015...

2 Décembre 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Grande pauvreté et réussite scolaire: conclusion du rapport de mai 2015...

EXTRAIT

Tous les enfants des familles pauvres ne sont pas en échec scolaire, mais ceux qui échouent à l’école aujourd’hui seront les exclus de demain. Faire réussir tous les enfants est une question essentielle pour notre démocratie car nous ne pourrons indéfiniment prôner le « vivre ensemble » sur le mode incantatoire et dans le même temps abandonner sur le bord du chemin une partie des citoyens.

Jean-Paul Delahaye

Grande pauvreté et réussie scolaire, le choix de la solidarité pour la réussite de tous

Rapport à madame la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, inspection générale de l’éducation nationale, mai 2015

CONCLUSION du Rapport

« Refaire le monde c’est possible, à condition que l’on s’y mette tous, chacun à sa mesure. »[1]

Si, en dépit des réformes conduites, les inégalités sociales pèsent encore autant sur le destin scolaire de la jeunesse de notre pays, c’est que l’échec scolaire des plus pauvres n’est pas un accident. Il est inhérent à un système qui a globalement conservé la structure et l’organisation adaptées à la mission qui lui a été assignée à l’origine : trier et sélectionner. L’échec scolaire des enfants des milieux populaires résulte pour partie de l’organisation de notre système scolaire.

Faire réussir les plus pauvres n’est pas seulement une question de justice pour les pauvres eux-mêmes, et c’est d’abord pour eux que la refondation de l’école doit s’opérer, mais est une question de survie pour notre économie car les inégalités freinent la croissance. Les inégalités sont à la fois le moteur de notre système éducatif et la cause de nos difficultés économiques et sociales. Lors d’un colloque organisé au Ministère des Finances le 23 janvier 2015, il a été affirmé que les inégalités contribuent à «ralentir la croissance en augmentant toujours plus l'accumulation d'un capital dans les mains d'un êtit nombre mais aussi en sapant le dynamisme, l'innovation, les ressorts de l'investissement»[2].

L’intérêt bien compris de notre pays rejoint l’idéal d’une école plus juste.

Tous les enfants des familles pauvres ne sont pas en échec scolaire, mais ceux qui échouent à l’école aujourd’hui seront les exclus de demain. En favorisant davantage la réussite scolaire des plus pauvres, le système éducatif leur offre le seul moyen à long terme de sortir de la pauvreté. Laisser sur le bord du chemin autant d’intelligences et de potentiels est, de ce point de vue, très problématique pour un pays qui doit affronter la mondialisation et la compétition internationale. Enfin, faire réussir tous les enfants est aussi une question essentielle pour notre démocratie car nous ne pourrons indéfiniment prôner le « vivre ensemble » sur le mode incantatoire et dans le même temps abandonner sur le bord du chemin une partie des citoyens.

L’échec scolaire de trop nombreux enfants des milieux populaires n’est pas seulement un problème pour l’école, c’est aussi une menace pour la République.

(...)

Jean-Paul Delahaye

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Aluisio, récompensé par Blanquer, expulsable dix jours plus tard...

30 Novembre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Aluisio, récompensé par Blanquer, expulsable dix jours plus tard...

Aluisio Cunda Quintai, lycéen de 18 ans, arrivé en France il y a quatre ans, est menacé d’expulsion «pour non-intégration» alors qu’il est délégué de classe, meilleur élève de son lycée…

Tribune. Etre félicité le 5 novembre par le ministre de l’Education nationale en personne. Recevoir de ses mains le prix de la Croix-Rouge. Poser avec lui en photo, comme un symbole d’une intégration en pleine réussite. Et être brutalement condamné dix jours plus tard à quitter sans délai le territoire français, comme un expulsé de plus, par un jugement préfectoral expéditif. Motif invoqué : «Non-intégration notable dans la société française.» C’est la situation que vit depuis quelques jours Aluisio Cunda Quintai, lycéen de 18 ans. Prononcée fin août par la préfecture de Marseille, puis levée in extremis par le tribunal, son obligation de quitter le territoire français (OQTF) vient d’être confirmée par la préfecture.

Le destin d’Aluisio, ces dernières années, comme celui de nombreux mineurs isolés en France, était déjà en forme de montagnes russes. Alternance de longues périodes d’angoisse, dans l’attente de verdicts imprévisibles, souvent à peine étayés d’explications, et de regains d’espoir, selon que se rapprochait ou s’éloignait provisoirement l’épée de Damoclès de l’expulsion, jamais vraiment ôtée d’au-dessus de sa tête. Enfui en 2015 d’Angola où ses parents, menacés de mort, craignaient pour sa vie, Aluisio est arrivé en France à 14 ans, il y a quatre ans. D’abord hébergé à Arles en centre pour mineurs isolés, il n’a pas tardé à être soumis aux fameux tests osseux, dentaires et pileux dénoncés par l’Union européenne et par toutes les instances de défense des droits de l’homme, tant pour leur inhumanité que pour leur fiabilité quasi nulle, maintes fois critiquée par la communauté scientifique. Pas de chance : les pseudo-tests ont décidé qu’Aluisio venait tout juste d’avoir 18 ans. L’acte de naissance demandé en urgence aux autorités angolaises, attestant qu’il en avait bien 14, comme affirmé depuis le début, n’a pas été jugé digne d’être pris en compte - chacun sait bien qu’en Angola on ment et que tous les papiers sont faux.

Aluisio a dû quitter le centre pour mineurs. C’est-à-dire, en l’absence d’autre prise en charge par l’Etat, qu’il s’est retrouvé à la rue, avec en prime une amende de plusieurs milliers d’euros pour avoir «profité des services à l’enfance» de notre pays. Recueilli par deux familles arlésiennes, inscrit par elles au collège, il a peu à peu fait son chemin en quatrième, puis en troisième, apprenant rapidement le français, impressionnant camarades et professeurs, suscitant l’admiration générale, finissant l’année 2016 avec le titre, remis par le conseil général des Bouches-du-Rhône, d’«élève le plus méritant de l’établissement». Tout allait bien. Enfin l’évidence semblait admise : qu’il avait tout simplement trouvé sa place en France.

Nouveau choc en août dernier, alors qu’Aluisio, élu délégué de classe en début de seconde au lycée professionnel Frédéric-Mistral de Nîmes, venait de terminer son année en ayant obtenu les félicitations à chaque trimestre et reçu l’appréciation générale d’«élève exemplaire» : la police l’arrête lors d’un contrôle de routine. Il est aussitôt placé en centre de rétention, puis soumis par la préfecture de Marseille à une OQTF avec exécution immédiate. Trois jours plus tard, une centaine de personnes se pressent devant le tribunal : familles d’accueil, professeurs, camarades de classe, associations, signataires de la pétition en ligne, journalistes de France 3, La Provence, Mediapart. Est-ce la pression médiatique ? L’iniquité décidément trop grande de la décision préfectorale ? Au soulagement général, l’OQTF est levée par la juge Sarac-Deleigne.

La vie reprend. Pour de bon, cette fois, peut-on penser. Aluisio fait sa rentrée en première, poursuit sa formation de géomètre-topographe, reçoit les éloges de son maître de stage, est élu délégué des délégués au conseil d’administration du lycée, suit par ailleurs une formation de la Croix-Rouge qui lui vaut, donc, ce prix remis par Blanquer. Fête avec sa famille d’accueil ses 18 ans et des perspectives qui s’éclairent, protégées par une décision de justice enfin rendue.

Et puis arrive ce courrier : la préfecture, contre l’avis de la juge, confirme l’OQTF. Tout est à recommencer. Nouveau recours. Nouvelle attente. Nouvelle angoisse. Nouvelle mobilisation générale. Pour réclamer quoi ? Que soit simplement entendue l’évidence ? Elle le sera. Impossible d’imaginer qu’il en soit autrement. Il est déjà bien assez rageant de savoir que les préfectures de notre pays n’ont pas mieux à faire que de s’acharner sur des Aluisio.

Sylvain Prudhomme écrivain, chroniqueur à «Libération»

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Revue de Presse Education... Du vrac, rien que du vrac...

30 Novembre 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Du vrac, rien que du vrac...

Une revue qui vous propose un petit panorama d’infos du début de semaine proposées en vrac.

Du vrac, rien que du vrac

Evaluation de l’Ecole : indépendance ou mise sous tutelle ? Par Yannick Trigance, Conseiller régional Île-de-France
En s’opposant au renouvellement du budget de l’instance indépendante chargée d’expertiser notre système scolaire, Jean-Michel Blanquer met un coup d’arrêt à une politique reconnue par le monde de l’éducation.”

« Le débat sur l’enseignement de SES doit s’inscrire dans une logique professionnelle et non idéologique »
Dans une tribune au « Monde », un collectif d’enseignants de sciences économiques et sociales (SES) estime que les critiques des universitaires adressés aux nouveaux programmes de sciences économiques et sociales sont biaisées et négligent les questions de didactique.”

Loi pour une « école de la confiance » : l’éducation sous contrôle Par Sylvie Plane, professeure émérite de sciences du langage, spécialiste des questions d’éducation
Avec son projet de réforme, le ministre Jean-Michel Blanquer veut fixer une norme de progression des élèves tout en réglant ses comptes avec la formation des enseignants.”

« La formation au numérique, une tâche immense pour l’éducation nationale » Par Serge Abiteboul, chercheur à l’INRIA
"L’enseignement de l’informatique au collège et au lycée est insuffisant, souligne le chercheur Serge Abiteboul, dans une chronique au « Monde ». Pour préparer l’avenir des citoyens, tous les enseignants doivent être formés aux nouvelles technologies."

Éducation. La colère monte dans les lycées professionnels par Olivier Chartrain
Nouvelle mobilisation aujourd’hui dans les établissements contre une réforme qui ne passe pas.”

Saint-Claude : les élus lutteront contre la fermeture du centre d’information et d’orientation
Après certains services de l’hôpital, au tour du CIO (Centre d’information et d’orientation) d’être menacé. Lors du conseil municipal, mardi soir, les élus ont voté une motion pour le maintien de la structure. Celle-ci a été rédigée sous forme de lettre au recteur d’académie.” Beaucoup d’autres CIO en France sont aussi concernés.

Alexis Martinez : « La flexibilité de la salle de cours peut être pratiquée par tous », Architecte DPLG, ancien professeur des écoles, Alexis Martinez est proviseur adjoint au lycée Clément-Ader de Tournan-en-Brie (77)
Les bâtiments scolaires traversent les générations et ne se renouvellent que très lentement. Alors, à quoi bon, alors que les maux de l’enseignement sont nombreux, vouloir mettre au premier plan la question de l’architecture scolaire  ?

Le chef d’établissement au Danemark
Le système éducatif danois s’est caractérisé ces dernières années par moins de prescriptions du gouvernement central aux établissements scolaires et plus d’autonomie à l’échelon local. De nouvelles relations ont été établies entre l’équipe de direction et les enseignants à travers un nouveau partage des rôles et des responsabilités (par exemple la planification hebdomadaire et annuelle des cours, des éléments de gestion financière) tandis que le ministère fixait des objectifs à évaluer dans le domaine de l’enseignement et des apprentissages. Des évaluations nationales sont maintenant mises en œuvre à différents niveaux de scolarité ainsi qu’un système d’assurance qualité qui demande aux établissements ainsi qu’aux autorités locales de rendre compte de leurs efforts de développement. Chaque élève se voit assigner un plan individuel et obligatoire chaque année pour toutes les disciplines scolaires.”

Université : les étudiants extracommunautaires mis à contribution
Les universités manquant de ressources, l’idée qu’une hausse substantielle des droits d’inscription serait une solution fait son chemin. La décision vient d’être prise pour les étudiants hors Union européenne. Elle reste écartée pour tous les autres, assure le gouvernement.”

La marchandisation des études contre la démocratisation de l’enseignement supérieur Par Les Économistes Atterrés
Éric Berr et Léonard Moulin, membres du collectif d’animation des Économistes atterrés, dénoncent la marchandisation de l’enseignement supérieur en marche. Avec la hausse des frais d’inscription décidée pour les étudiants étrangers, le gouvernement entend achever la transformation du service public de l’enseignement supérieur en un vaste marché.”

Bernard Desclaux

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Loi pour une «école de la confiance» : l'éducation sous contrôle ...

29 Novembre 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Loi pour une «école de la confiance» : l'éducation sous contrôle ...

Avec son projet de réforme, le ministre Jean-Michel Blanquer veut fixer une norme de progression des élèves tout en réglant ses comptes avec la formation des enseignants.

Tribune. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, s’apprête à faire voter la loi pour «une école de la confiance», dont le logo figure par avance sur les documents du site du ministère. Pour fournir les éléments de langage, il a publié en mai 2018 Construisons ensemble l’école de la confiance, ouvrage dans lequel le mantra «confiance» est martelé plus de 80 fois. Il s’agit bien évidemment d’effacer le mot «refondation» qui donna son nom à la loi sur l’école votée sous la gauche. Mais il s’agit aussi pour le ministre de profiter de cette loi pour imposer ses vues sur l’éducation et régler des comptes avec la formation et le recrutement des enseignants, quitte à déstabiliser profondément les systèmes scolaires et universitaires.

Obsession de la performance

La future loi est motivée par le désir d’instaurer «l’obligation scolaire à 3 ans». Le prétexte est mince puisque seule l’«instruction» est obligatoire dans le droit français aujourd’hui et que quasiment tous les enfants sont scolarisés dès 3 ans. Mais la loi aura néanmoins une incidence financière, en augmentant la contribution de l’Etat à l’enseignement privé.

Cet abaissement officiel de l’obligation scolaire fournit surtout au ministre l’occasion d’intervenir sur l’école maternelle, en justifiant une éventuelle réfection des programmes ou en légitimant les tests d’entrée au cours préparatoire. Car le ministre veut absolument contrôler la manière dont l’apprentissage de la lecture se prépare en maternelle. Rien ne doit être perdu : «Il s’agit d’utiliser au mieux les 11 000 heures que l’élève va passer à l’école [depuis l’âge de 3 ans] jusqu’à ses 18 ans.» (1) La dernière année de maternelle devient donc une classe préparatoire au cours préparatoire.

Dès cette année les élèves sortant de maternelle ont subi à leur entrée au CP une batterie de tests vérifiant qu’ils étaient bien en règle avec les apprentissages attendus d’eux. Une seconde série d’épreuves aura lieu bientôt pour contrôler qu’ils progressent selon le rythme officiel.

En effet, dans un monde qui a l’obsession de la performance, l’idée que des enfants progressent à des rythmes différents et ont des entrées différentes dans les apprentissages est inacceptable.

Il s’agit donc tout d’abord de dépister au plus vite ceux qui ne marchent pas au pas. Mais il s’agit aussi, dans le même temps, d’augmenter les performances des élèves. Pour cela, le ministère entreprend de fixer des normes ayant pour point de repère non pas la moyenne des performances observées chez les élèves d’une classe d’âge donnée, mais les meilleures performances réalisées par les plus avancés d’entre eux. L’idéologie de l’élève augmenté, du zéro défaut, se met en place.

Prétention de maîtriser la formation des enseignants

Pour imprimer à l’école la transformation idéologique que souhaite le ministre, il faut agir sur la formation des enseignants. Mais la tactique a changé depuis l’époque où, devenant Directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) sous Sarkozy, il participait aux manœuvres qui avaient abouti à la suppression de la formation.

Désormais, l’ambition du ministre de l’éducation nationale est de maîtriser la formation des enseignants, et pour cela, il doit soustraire cette prérogative à un autre ministère, celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR). On le voit régulièrement poser avec sa collègue Frédérique Vidal. Ces photos des deux ministres, quasiment main dans la main comme le fait Theresa May en plein Brexit avec ses homologues européens, laissent penser que tout va bien entre eux. Mais dans les faits les choses ne sont ni simples ni sereines.

Les premiers coups portés par Blanquer contre l’autre ministère concernent la recherche : il insinue qu’il saurait mieux s’occuper de la recherche en éducation que ne le fait sa collègue du MESR. Ainsi, dans son ouvrage, il laisse entendre que les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), qui forment les enseignants et dépendent du ministère de l’enseignement supérieur, puisqu’ils délivrent un master, auraient besoin de se mettre à la recherche. Sans doute n’a-t-il pas lu le rapport publié en 2017 par le MESR, «Enquête nationale sur les forces de recherche impliquées dans le champ de l’apprentissage et de l’éducation». Il y aurait appris que les ESPE sont des acteurs puissants de la recherche et que les travaux qui en sont issus satisfont pleinement aux normes en matière de publication.

Empêcher toute pensée critique

Pour justifier les prétentions de son ministère en matière de recherche, Blanquer invoque l’existence d’un Conseil scientifique dont il s’est doté. Cependant, quelle que soit la compétence de ses membres, cette instance n’obéit pas aux règles universitaires : dans l’enseignement supérieur et la recherche, la désignation des personnes au sein d’une instance n’est pas le fait du prince, elle procède du choix opéré par la communauté scientifique concernée.

Le ministre exhibe cependant l’argument du conseil scientifique pour transformer en «instituts» l’école des cadres de l’Education nationale et les écoles supérieures formant les enseignants. Cette opération pourrait lui permettre de contrôler au plus près ce qui est enseigné et d’empêcher toute pensée critique.

Last but not least : des enseignants pour moins d’un smic par mois

La nouvelle loi va avoir un avantage immédiat pour le budget du ministre : il y est prévu une nouvelle catégorie de personnels : les étudiants qu’on recrutera comme assistants d'éducation (AED), et qui exercent normalement des tâches de surveillance, seront désormais aussi amenés à enseigner. D’après la lecture que les interlocuteurs du ministère ont fait des documents de la DGRH, ces étudiants qui n’ont pas encore de licence, pourront donc accomplir le tiers du service d’un enseignant, pour 266 euros par mois. Faites le calcul : pour 798 euros par mois vous pouvez remplacer un professeur des écoles ou un professeur du secondaire. Tentant, non ?

(1) P.26

Sylvie Plane professeure émérite de sciences du langage, spécialiste des questions d'éducation

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Non, 1/4 des jeunes de 18 à 34 ans n’ont pas « jamais entendu parler de la Shoah »...

29 Novembre 2018 , Rédigé par Payknow Publié dans #Histoire, #Education

Non, 1/4 des jeunes de 18 à 34 ans n’ont pas « jamais entendu parler de la Shoah »...

EXTRAIT

Une étude avec beaucoup de chiffres. Une étude selon laquelle 1/4 des Français ne connaîtraient pas la Shoah.

CNN, c’est sérieux ça CNN.

Aucun journaliste francophone ne prend le temps de décrypter l’étude, de la lire réellement et se contente de retranscrire ce que les autres médias (américains) ont écrit.

Pourquoi c’est bidon ?

On ne leur a pas demandé si ils avaient entendu parler de l’extermination des juifs, de la Shoah,… On leur a demandé si ils connaissaient le mot Holocauste par la question « A quel niveau estimez-vous vos connaissances sur l’Holocauste ? ».
Le mot holocauste n’est plus trop utilisé au « profit » de Shoah depuis un petit temps. Et du coup, ça biaise le résultat puisqu’on peut imaginer que certaines personnes ne connaissent tout simplement pas le terme qui est bien plus utilisé en anglais qu’en français.

(...)

Vincent Flibustier

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Consentement "tasse de thé"... (Video)

28 Novembre 2018 , Rédigé par mediapart Publié dans #Education

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