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Vivement l'Ecole!

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Parcoursup : combien de lycéens n’ont pas encore reçu de propositions ?

9 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Parcoursup : combien de lycéens n’ont pas encore reçu de propositions ?

Au 8 juin, 511 015 lycéens sur 634 588 ont reçu au moins une proposition et 3 765 ont quitté la plateforme sans affectation.

La phase d’admission principale sur Parcoursup est ouverte depuis une dizaine de jours. Le 16 juin démarrera la phase complémentaire pour ceux dont les vœux sont encore en attente ou bien refusés. Combien de lycéens n’ont pas encore reçu de proposition à ce jour ? Le ministère de l’Enseignement supérieur publie quotidiennement un «tableau de bord» indiquant l’évolution des admissions. On y trouve le nombre total de candidats, le nombre de «candidats ayant reçu une ou plusieurs propositions d’admission» et ceux qui ont «quitté la plateforme avant de recevoir une proposition d’admission» répartis en trois catégories : lycéens, étudiants en demande de réorientation et candidats scolarisés dans un établissement étranger.

Au 8 juin, 511 015 lycéens sur 634 588 ont reçu au moins une proposition et 3 765 ont quitté la plateforme sans affectation. En conséquence, au total environ 124 000 élèves sont toujours inscrits dans l’espoir d’avoir une place dans l’enseignement supérieur l’année prochaine. Ils peuvent être sur liste d’attente, avoir reçu un ou plusieurs refus, ou cumuler les deux selon les vœux.

Les candidats sur listes d’attente pas comptabilisés

Contacté, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas été en mesure de communiquer le nombre précis d’élèves avec des vœux sur liste d’attente et renvoie aux informations disponibles sur le tableau de bord. On nous indique seulement qu’«une proposition d’admission, c’est un oui ou un oui-si». Les candidats sur liste d’attente ne sont donc normalement pas comptabilisés parmi ceux ayant déjà reçu une affectation, même sous condition. Le «oui, si» signifie seulement que l’élève doit suivre un parcours adapté comme des cours de soutien ou un tutorat pour «consolider ou renforcer certaines compétences nécessaires pour suivre et réussir dans la formation», peut-on lire sur dans la FAQ de Parcoursup.

Quelle était la situation les années précédentes à la même date ? Le 8 juin 2020, 548 349 lycéens avaient au moins une proposition, soit très légèrement plus si l’on prend en compte le nombre de candidats au total (662 354 en 2020). A noter que la phase d’admission avait commencé une semaine plus tôt. En 2019, toujours au 8 juin, la proportion de reçus était plus importante en revanche puisque 538 271 élèves avaient été reçus sur 639 893 candidats. Là aussi, la phase d’admission avait commencé une dizaine de jours plus tôt.

Emma Donada

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De décibel en décibel, comment le bruit gêne-t-il les enfants en classe ?

9 Juin 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

EXTRAIT

La réduction du bruit extérieur entre mars et mai 2020 a été l’une des rares conséquences positives du premier confinement. Depuis, la vie reprend progressivement, et les niveaux de bruit augmentent à nouveau.

Les enfants constituent une tranche de la population dont la santé (mentale et physique) est vulnérable à la présence de bruit de fond. Omniprésent, le bruit entraîne une augmentation de la réponse physiologique au stress, une légère augmentation de la pression sanguine, et de l’irritabilité, entre autres.

Dans de nombreux pays, les agences de régulation sanitaire en prennent progressivement conscience, et recommandent de réduire le bruit dans certains bâtiments sensibles, tels que les écoles.

Selon les organismes, les recommandations varient, mais se rejoignent sur deux chiffres.

Le bruit de fond dans une classe inoccupée ne devrait pas dépasser 35 dB, ce qui correspond à l’intensité d’un chuchotement. Pendant des activités d’apprentissage, il ne devrait pas dépasser 50 dB, l’intensité d’une pluie dense.

Cependant, les mesures acoustiques indiquent une tout autre réalité. Les niveaux sonores dans les écoles sont constamment, et parfois largement, au-dessus des recommandations, avec des conséquences délétères pour le parcours scolaire des enfants.

Mille et un bruits de fond

Dans une école, les voix des enseignants et des enseignantes, la cloche de la récréation ou les discussions animées du réfectoire sont autant d’objets sonores qui émettent des ondes acoustiques qui se propagent dans l’air.

Tous ces sons arrivent ensemble, « mélangés » à l’oreille. Là, des cellules spécialisées transforment l’information acoustique en impulsions électriques. Ces impulsions remontent le long des voies auditives jusqu’au cortex, qui effectue le tri entre les sons pertinents et le bruit de fond. Ce phénomène est connu sous le terme d’analyse de la scène auditive.

La capacité à percevoir la parole dans une salle de classe bruyante repose donc sur le bon fonctionnement des oreilles, certes, mais aussi sur la capacité cognitive à sélectionner le signal de parole pertinent, tout en ignorant le bruit de fond. Ce qui peut sembler anodin pour de jeunes adultes normo-entendants est en réalité beaucoup plus difficile pour les enfants.

(...)

Axelle Calcus, assistant lecturer, Université libre de Bruxelles

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Pauvreté à l’école : les mauvais comptes de la secrétaire d’État

8 Juin 2021 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education

Plus de 2 millions d'enfants pauvres en France ! | UNICEF France
 
La crise sanitaire a mis en lumière et accru les inégalités sociales préexistantes dans la société et à l’École. Pour lutter contre ces inégalités, Nathalie Élimas, la secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire, a détaillé des propositions destinées à soutenir les élèves et leurs familles. Pour le SE-Unsa, le compte n’est pas bon.
 
La pauvreté, cette inconnue
 
Le nombre de familles pauvres a largement augmenté depuis le début de la crise de la Covid. Les besoins qui existaient avant la crise sanitaire se sont donc accrus, or ces derniers n’étaient pas comblés avec les aides existantes. Ainsi, la barre des 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a été franchie en novembre 2020. En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et un enfant sur dix vit sous le seuil de grande pauvreté.
 
Le seuil de pauvreté est fixé à 885 € par mois pour une personne seule et le RSA pour une famille monoparentale avec un enfant est de 848 €, ce qui place directement ces familles sous le seuil de pauvreté et les enfants qui en font partie dans une situation de précarité que l’école ne parvient pas à éviter.
Les fonds sociaux qui n’existent que dans le second degré ne sont pas facilement accessibles et ne sont pas suffisants.
La gratuité affichée de l’école est entachée de nombreux frais annexes qui ne font que compliquer davantage leur scolarité. Certains s’en sortent mais si l’on regarde la concentration d’enfants issus de familles pauvres en Segpa ou en Ulis (75%), la majorité est orientée vers des filières dites adaptées alors que beaucoup n’en ont pas le profil. Pour lever les biais d’orientation qui pénalisent les élèves issus des familles défavorisées, le SE-Unsa est partenaire du programme Cipes (Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation) dirigé par ATD Quart-monde.
 
Les propositions de la secrétaire d’État
 
Dans une interview portant sur la pauvreté, parue dans le magazine Capital, Nathalie Élimas, secrétaire d’État à l’éducation prioritaire a présenté différentes mesures destinées à lutter contre les inégalités à l’École.
Lutter contre le non-recours aux bourses est une piste intéressante et nécessaire puisque 20 % des ayant droits n’en font pas la demande ; la piste avancée est de signaler aux foyers concernés leur éligibilité à l’occasion de leur déclaration de revenus en ligne… Cela laisse dubitatif au regard de l’innumérisme qui frappe les familles les plus pauvres. Même si une expérimentation de guichet unique pourrait être menée, la vraie difficulté consiste à entrer en contact avec les familles concernées et les accompagner dans leur demande.
 
La secrétaire d’État précise ensuite que les bourses seront étendues aux familles des classes moyennes. Rappelons que le montant le plus élevé de bourses en collège est de 459 € par an, ce qui ne permet pas aux bénéficiaires de compenser entièrement les frais de restauration scolaire. Pour le SE-Unsa, l’élargissement des bourses aux classes moyennes est une erreur politique et sociale, qui creusera les inégalités.
 
De plus, les lycéens boursiers « méritants » auront des primes. Ce système au mérite montre une méconnaissance de la vie des élèves les plus défavorisés, en effet réussir à étudier dans certaines situations de dénuement représente un mérite considérable et il n’est pas permis au personnel politique de l’ignorer.
 
Le manque de formation des personnels est évident en matière de grande pauvreté, mais la secrétaire d’État n’en fait que le constat, sans mettre en œuvre pour autant un plan de formation effectif.
 
Le Centre national d’étude des systèmes scolaires avait démontré dans une étude de 2016 que notre système éducatif était marqué par le poids de l’origine sociale dans la scolarité, malgré les efforts soutenus des personnels pour briser ces déterminismes.
 
Pour le SE-Unsa, les mesures proposées par Nathalie Élimas ne sont pas de nature à changer la donne. Viser la justice sociale reste, pour l’instant, un vœu pieux dans un pays où les milieux populaires ne pèsent plus sur les politiques publiques. L’urgence sociale ne peut pas se satisfaire de demi-mesures qui ne peuvent que générer du désespoir et faire toujours grandir le risque de notre avenir démocratique.
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Les accompagnants d’élèves en situation de handicap en grève et en colère : « Se lever pour moins de 800 euros, c’est insultant »

8 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

AESH toujours en lutte : rassemblement lundi 22 juin – Anti-K

EXTRAITS

A l’appel de l’intersyndicale, les AESH ont manifesté jeudi pour dénoncer la précarité de l’école inclusive.

« AESH en colère/enfants, écoles, parents, en galère » ou encore « Se lever pour moins de 800 euros, c’est insultant ». Sur les pancartes, jeudi 3 juin, se lisait l’exaspération des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) venus faire entendre, pour la troisième fois depuis le début de l’année, leur ras-le-bol à proximité du ministère de l’éducation nationale, à Paris. Plusieurs autres mobilisations ont eu lieu un peu partout en France.

Petites mains de l’école inclusive, elles sont en majorité des femmes dans le cortège parisien et dans la profession. A l’échelle nationale, les AESH sont 110 000, soit 10 % des effectifs de l’éducation nationale. En poste depuis deux ans maintenant, Carole [qui a souhaité garder l’anonymat] ne peut pas se contenter de son salaire de 737 euros net par mois. « S’il n’y avait pas les aides de l’Etat, impossible pour moi de joindre les deux bouts », témoigne la quadragénaire, qui cumule un autre travail en plus de son contrat de vingt-quatre heures par semaine payées au smic.

Une situation que partagent beaucoup de ses collègues, qui se retrouvent dans l’obligation de cumuler plusieurs emplois. « Nous demandons à ce que ces contrats soient considérés en temps plein afin d’avoir une rémunération décente », revendique Manuel Guyader, représentant SUD-Education dans l’académie de Paris. Une revalorisation salariale qui permettrait d’améliorer aussi la cote du métier d’AESH, dont les besoins sont encore importants. En tout, 385 000 enfants en situation de handicap sont accueillis en classe ordinaire depuis la rentrée 2020.

(...)

Solidarité de professeurs

Dans le cortège, des professeurs sont venus soutenir leurs collègues. « Sans elles, c’est l’école inclusive qui disparaît, insiste Delphine, professeure des écoles dans le Val-d’Oise. Malheureusement, elles sont invisibles, donc personne ne se soucie vraiment de leur situation. » Pour Anthony, professeur des écoles à Montreuil : « Si on considère que l’école de la République est inclusive, il faut se donner les moyens d’accueillir dans de bonnes conditions et cela passe par une meilleure considération des AESH. »

A la fin de la manifestation, une délégation intersyndicale a été reçue par le ministère de l’éducation nationale. « Nous avons été reçus par une personne qui a enregistré nos revendications mais sans avoir de réponse concrète, dit Manuel Guyader. Il faut continuer et taper encore plus fort pour se faire entendre. »

Yassine Bnou Marzouk

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/04/en-greve-les-accompagnants-d-eleves-en-situation-de-handicap-denoncent-la-precarite-de-l-ecole-inclusive_6082868_3224.html?xtor&&M_BT=35093862765056#x3D;EPR-33281056-[education]-20210608-[_titre_1]

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Et Laurent Wauquiez fut emporté par ses obsessions sécuritaires...

7 Juin 2021 , Rédigé par Arrêt sur Image Publié dans #Education, #Regionales2021

https://api.arretsurimages.net/api/public/media/2021-06-04-qm/action/show?format=thumbnail&t=2021-06-04T16:35:29+02:00

EXTRAIT

INTRUSION DANS UN LYCÉE : ET LE RÉCIT MÉDIATIQUE S'INVERSA

Spectaculaires modifications dans les articles du Parisien et du Figaro

En 24 heures, les médias sont passés d'une tentative d'agression "liée à la religion", version lourdement promue par Laurent Wauquiez en campagne électorale, à un conflit de voisinage ancien et sans dimension religieuse. Difficile aux lecteurs d'y voir clair à propos de ce fait divers qui s'est produit le 2 juin devant un lycée de Lyon. Surtout quand les médias modifient leurs articles en douce.

Par Quentin-Mathéo Pihour

"Expédition punitive dans un lycée contre une adolescente amoureuse d’un non-musulman", titre Valeurs actuelles, ce 3 juin au soir. Le média local du groupe Ouest-France Actu Lyon décrit des "individus [ayant] tenté de pénétrer dans le lycée pour s'en prendre à une lycéenne", tandis que Le Figaro choisit "tentative d'expédition punitive menée sur une lycéenne de confession musulmane". Que s'est-il donc passé au lycée de la Martinière-Diderot, à Lyon, le 2 juin ? Selon les informations données par Actu Lyon, un groupe d'individus aurait "tenté de pénétrer dans le lycée" avant d'être "repoussés par les agents de sécurité." Une "expédition punitive" - selon une "source proche du dossier" mentionnée ...

(...)

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"Réforme du bac : 60% des lycéens sont-ils satisfaits, comme l’affirme Jean-Michel Blanquer ?" (Non)

7 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Baccalaureat

Menteur : définition de menteur, menteuse | La langue française

Le ministre de l’Education nationale s’est félicité mercredi devant le Sénat du taux d’adhésion des lycéens à la réforme du lycée général et technologique.

Les lycéens seraient satisfaits de la nouvelle formule bac, d’après Jean-Michel Blanquer. Mercredi, le ministre de l’Education nationale répondait à une série de questions posées au Sénat par la sénatrice Colette Mélot (groupe Agir) sur la réforme du lycée général et technologique. Pour rappel, les trois filières – L, ES et S – ont été progressivement supprimées au profit d’un enseignement par «spécialités». Les modalités d’examen ont aussi évolué avec notamment une plus grande part de contrôle continu et le passage d’un grand oral de vingt minutes.

«Madame la sénatrice Colette Mélot, en réalité, vous me posez quatre questions, indiquait le ministre. Je vous en remercie, car elles vont au cœur des enjeux de cette réforme, dont le mot-clé est liberté. C’est précisément pourquoi elle est appréciée des lycéens : les enquêtes d’opinion le prouvent, leur taux de satisfaction s’établit autour de 60% à ce stade.»

Les enseignants majoritairement défavorables

Contacté, le ministère indique à CheckNews que «le ministre fait référence à un sondage du 30 septembre, effectué par OpinionWay pour le Figaro étudiant et Inseec-U, montrant que 58% des lycéens sont favorables à la réforme du bac». Dans le détail, ce sondage a été effectué en ligne en septembre. Trois échantillons de personnes ont été interrogés, à savoir 501 lycéens de première et terminale générale, 502 parents d’élèves et 104 enseignants en première et terminale générale. A la question : «D’une manière générale, êtes-vous favorable ou défavorable à cette réforme ?» 53% des lycéens ont répondu être «plutôt favorables» et 5% «tout à fait favorables». A l’inverse, 34% se disent «plutôt défavorables» et 8% «tout à fait défavorables», soit 42% de réponses négatives. A noter que les enseignants sont majoritairement défavorables à la réforme (71%) tandis que les parents sont partagés.

Plus récemment, un sondage sur «l’opinion des lycéens et des parents d’élèves sur le baccalauréat», mené par l’Ifop pour la Maïf et Rue des écoles en mars, interrogeait aussi les élèves sur leur perception de la réforme. A noter que cette enquête a été réalisée par «questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 17 février auprès d’un échantillon de 1 003 personnes, représentatif de la population lycéenne âgée de 15 ans et plus et d’un échantillon de 1 020 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine». Les élèves des lycées professionnels et agricoles aussi interrogés dans le cadre de cette étude ne sont pas concernés par la réforme du bac général.

Manque d’information

Concernant justement ce bac nouvelle formule, l’Ifop «observe une forme de pragmatisme teintée d’ambivalence dans la manière dont les lycéens perçoivent le “nouveau bac” : taillé sur mesure, il est considéré par deux tiers comme plus avantageux pour la suite des études (67%) ; moins lisible, il ne constitue un avantage pour trouver un emploi que pour la moitié des lycéens (52%). Le contrôle continu, quant à lui, est perçu par trois quarts comme plus juste et plus facile que les épreuves classiques du bac mais, dans le même temps, 58% prédisent qu’il va renforcer les inégalités entre lycées, crainte qui monte à 67% en éducation prioritaire et 66% en Ile-de-France…» Quant aux enseignements de spécialité, la part de lycéens satisfaits est majoritaire.

Les lycéens de première et les enfants d’ouvriers et d’employés sont davantage représentés parmi le tiers d’élèves interrogés qui n’apprécie pas leurs options. «Ce mécontentement semble très corrélé au manque d’information ressenti par ces élèves au moment de choisir ses enseignements de spécialité : 30% des élèves de première et terminale déclarent avoir été mal informés sur les matières disponibles et leurs débouchés. Ici encore, enfants d’ouvriers et employés (41%) et lycéens trouvant le bac plus difficile qu’avant (45%) sont surreprésentés», observe l’Ifop.

Emma Donada

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Régionales 2021 - L'Alternative pour des lycées en nombre suffisant, des locaux agréables, des ordinateurs pour les élèves... (Vidéo)

7 Juin 2021 , Rédigé par BFM Lyon Publié dans #Education, #Régionales 2021

L’Alternative pour nos #lycéens c’est des lycées en nombre suffisant, des locaux rénovés et agréables, des ordis pour les élèves, de l’accompagnement à la réussite scolaire et à #Parcoursup. C’est aussi des #agents de la région qui y travaillent qui soient respectés et valorisés.

Avec l’Alternative en Auvergne-Rhône-Alpes, nous proposons de construire 4 nouveaux lycées et d'en rénover 38, de mettre en place des repas à 1 euro et de mettre en place un vrai service public d'aide à la réussite scolaire.

Alors le 20 juin, on vote pour l'Alternative en Auvergne-Rhône-Alpes.

Et partagez 😉 https://www.aura-alternative.fr/ 

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Urgence civique à l’école : les impensés d’un marronnier gouvernemental

7 Juin 2021 , Rédigé par AOC Publié dans #Education, #Laïcité

PPT - EDUCATION CIVIQUE PowerPoint Presentation, free download - ID:4065768

EXTRAIT

Après chaque attentat, et plus généralement à chaque fois que le consensus républicain semble mis à mal, l’école est appelée à la rescousse. Mais les interventions en cascade sur l’urgence civique à l’école tendent à éclipser du débat public la question des inégalités scolaires et, derrière, des inégalités sociales dont elles sont le reflet et le moteur. L’éducation civique offre ainsi aux sociologues un parfait analyseur des dynamiques et des enjeux plus généraux qui sous-tendent la question du rôle de l’école dans la formation des élèves.

Le 6 mai dernier, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer se rendait à la cérémonie commémorative organisée en l’honneur de Samuel Paty dans son ancien lycée de Moulins dans l’Allier. Ce fut l’occasion de mettre en avant la vocation civique de l’école et le rôle des enseignant·es dans la diffusion des valeurs de la République.

Au-delà de sa triste raison d’être, cet hommage prend place parmi ces rituels de mise en récit de l’institution scolaire par elle-même au cours desquels elle célèbre sa « noble » mission de construction des citoyen·nes de demain. De façon accentuée depuis les attentats de ces dernières années, cette mobilisation du mandat civique de l’école d’État républicaine s’articule à un discours de crise. L’école y est invoquée comme tout à la fois la responsable et la solution d’un éreintement du consensus républicain et plus largement du désenchantement citoyen qui traverserait la société actuelle.

Devenant un quasi marronnier de l’agenda médiatique et politique, la tâche de l’institution scolaire dans la formation civique des jeunes générations est constituée en problème public. Or, l’inflation de discours à laquelle elle donne lieu brouille bien souvent les frontières entre l’école imaginée et l’école telle qu’elle est.

Par contraste, c’est par le retour aux pratiques et la prise de recul qu’il permet que l’enquête sociologique peut contribuer au débat public. En s’intéressant aux réformes de l’éducation civique, nous avons pu dans un ouvrage paru récemment apporter des éclairages utiles pour lever un certain nombre de prénotions et d’impensés qui caractérisent le traitement public de ce dossier. Non pas que ce dernier se réduise à cet enseignement au demeurant marginal dans les curricula. Mais l’éducation civique est un analyseur des dynamiques et des enjeux plus généraux qui sous-tendent la question du rôle de l’école dans la formation civique des élèves.

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Thomas Douniès - Politiste

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"Education nationale : silence, Blanquer avance dans l’indifférence" - (C'est bien dommage)

7 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Salle De Classe Banque d'images et photos libres de droit - iStock

Outre les refontes médiatiques comme celles du bac, le ministre mène avec autorité une transformation en profondeur de l’institution, réduisant son indépendance. Une stratégie de long terme.

Jean-Michel Blanquer mène sa politique comme d’autres font des puzzles. «Il avance plein de dossiers dans tous les sens, qu’on ne relie pas forcément les uns aux autres, mais qui font système. Peu arrivent à le voir», glisse un universitaire. Changement de statut des enseignants qui travaillent dans l’administration centrale, règles de nomination des recteurs, fin du rôle des syndicats dans les commissions de mutation, refonte de l’inspection générale… Mises bout à bout, ces mesures, en apparence cosmétiques, changent en profondeur l’Education nationale.

Ils sont beaucoup à le penser, peu à le dire publiquement. La peur de parler a toujours été présente dans l’institution mais elle atteindrait, ces temps-ci, des sommets. Quelques hauts cadres en viennent à donner des rendez-vous secrets au cas où leurs conversations téléphoniques soient épiées… «Surtout, n’écrivez rien qui puisse m’identifier. Ne donnez aucun exemple, même sous anonymat, rien. C’est trop risqué.» Commode. Un ancien recteur, plutôt blanquérophile, confirme : «Je n’ai jamais connu ce degré de pression, les collègues vivent dans la crainte. C’est l’une des ambiguïtés du macronisme : sous des devants très libéraux, c’est un mode de pilotage très autoritaire et presque bonapartiste.» Il reste les retraités : les pointures du temps d’avant, qui ont occupé des postes à responsabilité. Leur carrière derrière eux, ils sont plus libres de s’exposer. Certains passent leur temps à scruter les annonces, goulûment, et les orientations prises.

Tous, quelles que soient leur sensibilité politique et leur accointance avec le ministre, s’accordent sur un point : Jean-Michel Blanquer est en train de changer en profondeur l’Education nationale, comme peu avant lui. «Il touche à l’architecture même du système. Ce sera très difficile pour le ministre qui lui succédera, quand il réalisera que tout a été modifié à ce point, en profondeur», dit Alain Bouvier, ancien recteur, et ex-membre du Haut Conseil de l’éducation de 2005 à 2011, notamment à l’époque où Blanquer était directeur adjoint de cabinet de Gilles de Robien, en 2006. Alain Boissinot, ancien recteur aussi, qui fut conseiller de François Bayrou en 1993, puis directeur de cabinet de Luc Ferry en 2002 : «Jean-Michel Blanquer fait partie de ceux qui passent à l’acte. Il a concrétisé des choses qui étaient en gestation depuis des années. Quoi qu’on en pense.»

«Sang vif»

Depuis son arrivée rue de Grenelle, le ministre de l’Education – bien parti pour battre le record de longévité à ce poste (d’ici une paire de mois, il détrônera Christian Fouchet, en fonction de 1962 à 1967) – multiplie les réformes. «Rien ne l’arrête, pas même le Covid. Là où d’autres auraient joué calme plat, lui continue, imperturbable», glisse, avec respect, Alain Bouvier. Il y a les réformes médiatiques, comme le bac ou la revalorisation des enseignants. Et puis les autres, qui passent inaperçues. Parce que trop techniques, trop ardues. Aussi parce que, prises séparément, leur portée semble relative. «Or, c’est certainement celles-ci, les structurelles, qui font évoluer le système. Bien plus que celles dont on parle comme la réforme du bac, que je défends mais qui pourrait être remise en cause par ses successeurs», assure Claude Bisson-Vaivre, ex-inspecteur général et médiateur de l’Education nationale.

L’une des dernières réformes du genre, que très peu ont relevé : le changement de statut des enseignants qui montent en «centrale» – le petit nom pour qualifier l’administration qui pilote l’énorme machine de l’Education nationale, ses 850 000 professeurs et 70 milliards d’euros de budget annuel. Sur les 3 000 agents qui gravitent rue de Grenelle, au milieu des profils administratifs, on trouve des enseignants, directement importés des salles de classe. Ils sont environ 130, arrivés là après un paquet d’années d’exercice sur le terrain. Souvent repérés pour leurs projets pédagogiques et habités par l’ambition de faire bouger la machine de l’intérieur. Ou propulsés par leur proximité avec les responsables en poste… Cela arrive aussi. «Ce sont des profils un peu atypiques : à la fois professeurs de terrain, militants pédagogiques souvent, et avec une casquette de chercheur, décrit Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation qui a occupé plusieurs postes à responsabilité au ministère. Ils représentent le sang vif de l’institution. Ce sont eux qui mettent en œuvre les réformes, donnent corps aux impulsions du ministre. Ils connaissent le terrain. Sans ces profs-là à l’administration centrale, les technocrates ne peuvent rien.»

Voilà qu’une note de service, parue dans une annexe du Bulletin officiel du 3 décembre, que Libération a consulté, change le statut de ces enseignants : tous les profs allant en centrale ou dans les rectorats seront désormais «détachés», et non plus «affectés», lit-on. Question de régularisation juridique, la situation actuelle étant floue, argue le ministère dans sa note. Nos demandes de précision sont restées sans réponse. Ce changement a pourtant d’autres conséquences, bien concrètes. Antony Taillefait, professeur d’université, spécialiste de droit de la fonction publique, est formel : «Il est très simple de mettre fin à un détachement. A n’importe quel moment, par l’une ou l’autre des parties.» Ce qui veut donc dire que, demain, tout professeur détaché dans un service du ministère pourra être prié de faire ses valises fissa, au moindre mot de travers, et retourner en classe, sans que son administration ait grand besoin de justifier. Certes, il conserve son statut de fonctionnaire, mais il pourra être envoyé dans n’importe quel établissement de son académie d’origine – et non dans l’académie de sa dernière affectation.

«Changement symbolique très fort»

Bernard Toulemonde, qui a occupé à peu près tous les hauts postes au ministère entre 1980 et 2005 – la direction générale des affaires scolaires (Dgesco), recteur, conseiller de ministre… –, est resté sans voix quelques secondes quand on lui a fait part de cette note de service. «La mise en place du détachement… Mais cela précarise énormément la situation des enseignants qui montent au ministère !» Le meilleur moyen, affirme-t-il, de vider la Dgesco des professeurs de terrain, qui réfléchiront à quatre fois avant de postuler. Jean-Paul Delahaye, inspecteur général et Dgesco du temps de François Hollande, y voit lui le signe d’une politisation de l’administration : «Je pense que des professeurs accepteront le détachement en échange de belles affectations. La question, c’est plutôt : qui seront demain ces enseignants en poste à la centrale ? Faudra-t-il avoir sa carte du parti au pouvoir pour y prétendre ?»

«Le copinage a toujours existé et continuera, coupe Bernard Toulemonde d’un rire. Pour moi, le sujet, c’est plutôt cette méfiance actuelle envers les pédagogues.» Il analyse cette mesure comme une pièce du puzzle qui s’imbrique aux autres et accentue la déconnexion avec le terrain. «Cela participe à un mouvement, imperceptible mais bien réel, d’“administrativation” de la fonction publique.» Il raconte avoir été surpris lors de la nomination du Dgesco actuel (poste pivot, sorte de ministre bis) : Edouard Geffray. «Un énarque pur jus. Dans l’histoire de l’Education nationale, c’est très rare. En principe, les Dgesco sont des personnalités de terrain, des pédagogues. C’est un changement symbolique très fort.»

La modification des règles de nomination des recteurs est, selon lui, de la même veine. Là aussi, peu médiatisée car technique : depuis 2018, il est possible, en Conseil des ministres, de nommer 40% des recteurs hors du champ universitaire (avant, c’était 20%). C’est à la faveur de ce changement que Charline Avenel, une camarade de promo d’Emmanuel Macron à l’Ena, a été nommée rectrice de Versailles. Alain Boissinot tempère : «On a toujours considéré le vivier des universitaires un peu étriqué, on avait d’ailleurs commencé à élargir. Jean-Michel Blanquer ne fait là que poursuivre le mouvement.» Philippe Meirieu : «C’est vrai. Mais des recteurs venant du monde universitaire, c’était la garantie d’une parole plus libre et de plus de crédit des enseignants.» Pour lui, tous ces changements, «par petites touches», participent au même mouvement : «Ce passage d’une logique de mission de service public à une logique de gestion, managériale. C’était déjà enclenché, peut-être, mais Jean-Michel Blanquer met un formidable coup d’accélérateur.»

Coup de massue pour les syndicats

Philippe Champy, ancien éditeur scolaire, est sur la même ligne : «C’est le bon élève de la macronie. Il est à la manœuvre dans ce projet plus global de réforme de la fonction publique en un Etat néolibéral. Jean-Michel Blanquer est un habile manœuvrier. En fin connaisseur du système, il arrive à dissimuler les réformes structurelles derrière d’autres, conjoncturelles… Notamment en se servant de ce discours sur l’efficacité, qui marche très bien.» Ainsi, c’est au nom de l’efficacité qu’il a réformé les commissions mixtes paritaires. Jusqu’à peu, les syndicats étaient à la table des discussions pour débattre des mutations et évolutions de carrière de chaque enseignant. Des réunions qui duraient des plombes. Jean-Michel Blanquer a mis fin à cette cogestion. Un coup de massue pour les syndicats majoritaires, qui tiraient leur légitimité auprès du corps enseignant de leur rôle dans ces commissions.

Autre changement dans les arcanes : la refonte de l’inspection générale, sorte de grade suprême dans la pyramide administrative de l’Education nationale. Ils sont 300, nommés à ces postes pour leur expertise dans tel ou tel domaine. Ces hauts fonctionnaires sont là pour démêler des situations locales compliquées, écrire des rapports, participer à l’élaboration des programmes scolaires… Jusqu’ici, ils étaient un corps, avec des garanties d’indépendance – même si elle restait relative : les rapports déplaisants avaient tendance à dormir dans les placards des ministres. Le jeu était de les faire fuiter. «Désormais, ces rapports dérangeants n’existeront plus !» se désole un inspecteur en poste : «Dans le décret de 2019, il est écrit que l‘inspection générale est désormais placée sous l’autorité directe du ministre.» Philippe Champy : «Toutes les instances où il y avait une place de débat, même infime, sont désormais sous le contrôle du cabinet du ministre.» Pour lui, c’est une certitude : «Tout s’imbrique. Et c’est un vrai changement de système.»

Marie Piquemal

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Revue de Presse Education... Les enseignants – L’éducation – Le Bac – Supérieur – L’avenir ? – A l’étranger – Divers

6 Juin 2021 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Les enseignants – L’éducation – Le Bac – Supérieur – L’avenir ? – A l’étranger – Divers

Les enseignants

Les conclusions du Grenelle ont été largement commentées cette semaine.

Paul Devin sur son blog s’interroge : “Les conclusions du Grenelle affirment la nécessité de mettre fin à l’individualisme, vantent les valeurs du « collectif de travail » et affirment l’importance de la coopération… Au sein d’une politique ayant amené une rupture croissante entre le ministre et les enseignants dont bien des sondages ont témoigné, quelle est la réalité de cette aspiration au collectif ?”

Philippe Watrelot consacre sa chronique à la retransmission de la conclusion du Grrrrand Grenelle de l’Education consacré aux métiers de l’enseignement. Malheureusement il faut être abonné pour y avoir accès.

Le Café pédagogique suit l’affaire et “Quelques jours après les “conclusions” du Grenelle, JM Blanquer a défini devant les députés le 1er juin ce que devraient être les contreparties à la revalorisation de 400 millions promise pour 2022. “On veut personnaliser le parcours de chacun”, a  dit JM Blanquer. “La personnalisation c’est être mieux être pris en compte dans les mutations, c’est avoir la désanonymisation du sort de chacun. L’esprit d’équipe c’est améliorer la situation des directeurs d’école, l’autonomie des établissements, la responsabilisation de tous”.”

Toujours dans le Café pédagogique, Le Conseil d’Etat remet en question l’avancement des enseignants. “Coup dur pour le ministère dans une vieille affaire qui a escaladé toute la hiérarchie des tribunaux depuis 2018. Une décision du Conseil d’Etat rendue le 19 mai 2021 annule une partie de l’arrêté fixant les règles d’accès des agrégés à la classe exceptionnelle. C’est déjà un gros problème pour le ministère. Mais les raisons de l’annulation pourraient aussi concerner tous les autres enseignants de la classe exceptionnelle. Le ministère va devoir rédiger de nouveaux arrêtés sur les critères d’accès à la classe exceptionnelle.”

Et puis le baromètre de l’Autonome de Solidarité Laïque n’est pas au beau fixe, deux articles s’y intéressent.

Climat scolaire et pandémie : des profs toujours plus harcelés “Dans son nouveau baromètre, l’Autonome de solidarité laïque note qu’avec la pandémie, les menaces ou insultes envers les professeurs se sont déplacées en ligne et que les personnels de l’Education nationale ont du mal à gérer les incessants changements de protocoles sanitaires.”

Baromètre de l’ASL : Les litiges en nette hausse en 2020 “Comment l’année 2020, exceptionnelle pour l’Ecole, s’est-elle traduite en terme de conflits professionnels ? L’ASL (l’Autonome de Solidarité Laïque) publie aujourd’hui son Baromètre du climat scolaire. Alors que les chiffres semblent être de bon augure, avec une baisse importante des recours à l’association, ils sont en trompe l’œil estime l’ASL. Ils montrent une exacerbation des tensions dans l’école due sans nul doute au confinement et aux conditions exceptionnelles d’enseignement.”

Enfin des enseignants s’interrogent : L’éducation physique et sportive, discipline mal-aimée des élèves ? “Dans l’exposé de la proposition de loi visant à renforcer la pratique sportive durant le cursus scolaire, enregistrée en février 2021 au Sénat, le sénateur Michel Savin avance que « l’Éducation physique et sportive (EPS) est trop souvent perçue comme une contrainte ». Cette affirmation sous-entend-elle que l’EPS serait une discipline mal-aimée ?

L’éducation

Dans le Café pédagogique, une vieille opposition est rajeunie : Education scolaire et éducation buissonnière.  “Comment les adolescents articulent-ils l’Ecole et les loisirs extrascolaires ? Dans Education et Sociétés (n°45), Anne Barrère (Cercil) et Camille Noûs (pseudonyme collectif du Laboratoire Cogitamus) osent le parallèle éducation scolaire  et éducation buissonnière. A force de se recroqueviller sur le travail et l’utilitarisme du diplôme, l’Ecole a déserté l’éducation vraie, celle qui fait grandir et épanouir les hommes. L’Ecole joue l’individualisme et c’est finalement la sphère des loisirs qui socialise. Une réflexion à poursuivre alors que Parcoursup crache ses résultats…”

Bruno Devauchelle : L’adaptive learning et l’éthique en éducation  “Le discours doux sur “l’adaptive learning” cache une réalité plus inquiétante et récurrente dans l’histoire : ne peut-on automatiser certains apprentissages en s’appuyant sur des machines informatiques ? S’il est nécessaire de surveiller de près les “données” qu’utilise l’éducation, il est au moins aussi important de se pencher sur les algorithmes sous-jacents au traitement des données captées par la machine. Pour faire face à cette dérive technicienne il est nécessaire que des repères éthiques permettent de construire un cadre, un encadrement de tous ces logiciels qui arrivent en éducation. Aussi est-il temps de réfléchir à cette dérive mécaniste qui, si nous ne sommes pas vigilants, peut nous faire aller lentement mais sûrement vers une déshumanisation du processus éducatif.”

Une énième TRIBUNE, toujours d’actualité ! Les inégalités femmes-hommes ne doivent plus se creuser à l’école : 10 mesures pour y mettre fin “La désaffection des jeunes filles pour les études et les formations scientifiques pèse lourdement dans la construction des inégalités de genre. Cette question doit devenir prioritaire dans l’agenda du ministère de l’Education nationale, réclame un collectif d’enseignants et d’acteurs associatifs.”

Le bac

L’approche des épreuves du bac est également au cœur de l’actualité.

Philippe Watrelot explique Pourquoi le grand oral aurait mérité d’être reporté “Plusieurs articles récents (Le Figaro, L’Express et d’autres…) se prononcent en faveur du maintien du grand oral. On y retrouve toujours la même idée : il s’agit d’une opportunité de développer une compétence importante ; il n’y a aucune raison de ne pas lancer cette idée cette année.

J’ai moi-même soutenu l’idée du grand oral au moment de l’annonce de la réforme du lycée (à la radio et sur les réseaux sociaux). Mais c’est justement parce que je pense que c’est une compétence essentielle qu’il ne faut pas galvauder sa mise en œuvre. Et que le bricolage actuel ne peut que pénaliser cette belle idée.”

A quelques semaines du bac, professeurs et lycéens se préparent tant bien que mal au grand oral : “C’est la grande débrouille”

Philo au bac: la tentation de la copie blanche inquiète les syndicats “Les Terminales vont-ils être tentés de rendre copie blanche à l’épreuve de philosophie du bac ? La note à l’examen sera retenue uniquement si elle est supérieure à celle du contrôle continu, ce qui ouvre la voie à des calculs opportunistes, déplorent les syndicats des enseignants.

Le ministère de l’Education nationale a éclairci mercredi les règles de notation de l’épreuve écrite de philosophie du baccalauréat 2021, chamboulé par la pandémie.”

Et puis on s’interroge de plus en plus sur le bac en lui-même.

Le nouveau bac et ses surprises  “Ce n’est pas une surprise mais c’est officiel : la réforme du lycée s’est faite aux dépens de la série technologique qui enregistre une baisse historique du nombre de candidats. Présentant le 2 juin le premier bac issu de la réforme du lycée, le directeur de l’enseignement scolaire, E Geffray, met l’accent sur les aménagements. On retiendra qu’au bac général les candidats ont intérêt à venir à l’épreuve de philosophie , quitte à remettre copie blanche.”

Le Bac n’est plus un cap. Ces pilotes qui ignorent qu’ils sont dans le cockpit. Par Nelly Guet.  “OPINION : tous les indicateurs confirment que le modèle éducatif à la française est obsolète et conduit le pays dans le mur. Il s’agit de revoir le pilotage, mais aussi les contenus

La tromperie a assez duré. Les élèves doivent savoir à quoi correspond la valeur d’un diplôme, notamment celui qui est censé sanctionner la fin de leurs études secondaires.”

Supérieur

Parcoursup est toujours en question.

Ces prépas du privé qui s’arrangent avec les règles de Parcoursup “Certaines classes préparatoires prestigieuses demandent aux candidats des pièces complémentaires en plus de celles exigées par la plate-forme. Une pratique contraire aux principes de transparence et d’équité qui régissent la procédure.”

Sur Parcoursup, un afflux inédit de candidatures en classes préparatoires “Le nombre de vœux en prépas a bondi de 28% sur Parcoursup. L’enseignement en présentiel en prépa malgré la crise a contribué à la popularité de la filière. Y aura t-il de la place pour tout le monde?

Parcousup2021 Sucks. Encore plus que d’habitude  Par Olivier Ertzscheid. “Bon. Ayant très immodestement écrit l’un des deux meilleurs articles de tous les temps au sujet de #Parcoursup (l’autre étant disponible sur Lundi matin), j’étais décidé à fermer ma bouche cette année pour essentiellement deux raisons : la première c’est qu’en tant que parent j’ai de nouveau un enfant mien dans cette loterie, et la seconde c’est que cette année encore plus que les précédentes j’ai – ainsi que les collègues avec qui nous assurons le recrutement du meilleur DUT Infocom de la galaxie connue – pleuré des larmes de sang durant des semaines entières à force de constater le niveau d’incurie présidant aux supposées “mises à jour” de la plateforme et à ce qu’elle produisait au final comme automatisation ou acceptation des inégalités.”

ParcourSup : une sélection qui avance masquée par Philippe Watrelot : “Très décriée à son lancement en 2018, la plate-forme ParcourSup fait moins parler d’elle. C’est le 19 mai dernier que les élèves de terminale ont pu prendre connaissance des premières réponses à leurs demandes. Pour beaucoup ce sont encore des non-réponses. C’est beaucoup de stress et de doutes dans une année particulière qui n’a pourtant pas modifié les dates et délais prévus.

Mais les incertitudes résident aussi dans la manière dont les sélections s’opèrent…

Réforme des études de santé : le Premier ministre annonce des mesures exceptionnelles Par Pauline Bluteau. “Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé plusieurs mesures à propos des études de santé. Elles concernent les étudiants actuellement en PASS et en L.AS et leur poursuite d’études en vue de la rentrée 2021.”

Enseignement supérieur. À Sciences-Po, l’égalité d’accès progresse peu par Olivier Chartrain

La grande école parisienne fête les 20 ans de ses conventions d’éducation prioritaire et souhaite les développer. Pourtant, selon une étude de l’Institut des politiques publiques, on est encore loin des résultats escomptés.”

L’avenir ?

Pour préparer son avenir, un nouveau service… 1 jeune, 1 mentor : un nouveau service en ligne pour être accompagné dans son projet professionnel proposé par la Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Le dessin de Fabien Crégut

« Ce virus doit provoquer une réflexion sur notre façon de vivre » : la pandémie de Covid-19, expérience fondatrice de la « génération Z » Par Jessica Gourdon , Léa Iribarnegaray , Marine Miller , Eric Nunès et Alice Raybaud “TémoignagesIls ont entre 17 et 25 ans, habitent Rennes, Parme, Londres ou Stockholm. Etudiants ou jeunes actifs, ils ont été secoués par la pandémie à l’heure des choix de vie et de la construction de soi.”

Séverin Graveleau fait le point sur la Pédagogie numérique : trois innovations mises en œuvre dans les établissements.   “Pour s’imposer  dans les pratiques en classe, l’outil innovant doit répondre à un besoin pédagogique et s’adapter pour chaque enseignant.”

Il y a aussi des appels à projets

ÉDUCATION : Un appel à projets pour appuyer la transformation numérique des écoles “Communiqué de la région académique Bourgogne-Franche-Comté du 1er juin 2021 :

PLAN DE RELANCE – UN SOCLE NUMÉRIQUE DANS LES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES DE LA RÉGION ACADÉMIQUE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

L’appel à projets pour un socle numérique dans les écoles élémentaires lancé en janvier dernier auprès des communes et leurs groupements de la région académique Bourgogne-Franche-Comté a connu un très grand succès. 493 écoles ont été retenues dans la région académique pour cette première vague.”

Education : lancement de l’appel à projets « Numérique Inclusif, Numérique Éducatif »  La Banque des Territoires lance l’appel à projets « Numérique Inclusif, Numérique éducatif » qui s’inscrit dans le cadre du « Plan de Relance ». Son objectif est de sélectionner et d’accompagner jusqu’à 65 projets présentant une stratégie pour pallier les inégalités scolaires et favoriser le développement de projets éducatifs, inclusifs et innovants impliquant des acteurs agissant sur le champ de l’éducation. Les inscriptions, pour la première vague, sont ouvertes du 10 juin au 17 septembre 2021.”

Le dernier rapport innovant sur le marché de l’enseignement et de l’apprentissage intelligents 2021 devrait établir un TCAC remarquable dans les prévisions futures 2027 “Le rapport fournit un outil unique pour évaluer le marché de l’enseignement et de l’apprentissage intelligents, en mettant en évidence les opportunités et en soutenant la prise de décision stratégique et tactique. Ce rapport reconnaît que dans cet environnement concurrentiel en évolution rapide, des informations marketing à jour sont essentielles pour surveiller les performances et prendre des décisions critiques pour la croissance et la rentabilité. Il fournit des informations sur les tendances pour identifier les technologies émergentes et le développement, et se concentre sur les capacités du marché et sur l’évolution de la structure de l’industrie de l’enseignement et de l’apprentissage intelligents.”

Jean-François Cerisier : « Les élèves n’ont jamais été très demandeurs de numérique à l’école »

“Pour Jean-François Cerisier, chercheur en sciences de l’information et de la communication, la crise sanitaire et l’enseignement à distance ont « accentué la concurrence entre le numérique scolaire et le numérique personnel » chez les jeunes.” Propos recueillis par Séverin Graveleau

Il y a également quelques inquiétudes, ainsi La Cnil déconseille d’utiliser Teams ou Zoom dans l’enseignement supérieur par Olivier Chicheportiche “La Commission informatique et libertés estime que les applications collaboratives américaines Zoom et autres Microsoft Teams posent des problèmes dans l’hébergement des données personnelles. Et appelle à l’utilisation de solutions alternatives.” Et La Cnil dit non aux outils collaboratifs US dans l’enseignement et la recherche par Célia Seramour. “L’enseignement supérieur et la recherche sont dans le viseur de la Cnil qui souhaite privilégier des solutions respectueuses du RGPD et favoriser les outils collaboratifs européens. Face aux transferts internationaux de données personnelles qui se multiplient autant que les fuites de données, la prudence est de mise.”

Tandis que les entreprises privées poursuivent : Freemaths : la EdTech qui va révolutionner le monde de l’éducation en ligne “Faire de la EdTech Freemaths « le Carrefour du savoir » grâce à une levée de fonds réalisée avec la famille Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette et premier actionnaire du groupe Carrefour : tel est l’objectif de son fondateur Alain Piller qui revient lors de cette interview sur les nombreux enjeux entourant sa plateforme freemaths.fr.”

A l’étranger

L’Université Laurentienne de l’Ontario se déclare insolvable et supprime des centaines d’emplois et des dizaines de programmes par Matthew Richter. “La direction de l’Université Laurentienne, qui sert de plaque tournante de l’enseignement postsecondaire dans le nord de l’Ontario, a demandé la protection contre ses créanciers en février et a passé les trois derniers mois à imposer des coupes sauvages au corps enseignant et au personnel de l’établissement. Le recours à la procédure d’insolvabilité pour la première fois dans un établissement d’enseignement postsecondaire canadien a été approuvé par le gouvernement conservateur de droite de l’Ontario et par de larges sections de l’élite dirigeante. Ils y voient la création d’un précédent pour une attaque plus large contre les travailleurs de l’éducation et une volonté de réorganiser le secteur postsecondaire pour mieux répondre aux besoins de la grande entreprise.”

En Espagne, des enseignants se mettent en jupe pour soutenir un élève expulsé article repéré par Juliette Thévenot. “Une mobilisation nationale. En Espagne, depuis plusieurs mois, des professeurs et élèves masculins ont décidé de venir en classe en jupe, en solidarité avec un élève qui a été expulsé pour en avoir porté une en novembre dernier, rapporte le New York Post. Leur but est de lutter contre les stéréotypes et discriminations liés au genre

Et en Belgique : Malgré les besoins des écoles, la rénovation des toilettes avance au ralenti “L’appel à projets avait attiré 815 demandes. Les 240 plus urgentes avaient été sélectionnées. Or à peine 63 dossiers ont été déposés à ce jour.” mais on n’en saura pas plus, l’article étant réservé aux abonnés.

Divers

TMC propose un état des lieux de la jeunesse avec son nouveau numéro du « Doc Quotidien » “Un an après Un an chez les vieux, un documentaire touchant sur le quotidien des personnes âgées, TMC revient avec un nouveau numéro de Doc Quotidien dédiée cette fois-ci à la jeunesse. Produite par la société Bangumi, dans cette enquête intitulée Un an chez les ados : pourquoi ils sont moins cons qu’ils en ont l’air, le réalisateur Emmanuel Le Ber est parti à la rencontre de plusieurs groupes de collégiens et de lycéens.”

TRIBUNE. Alain Bentolila : “Les langues régionales à l’école, un combat inutile et douteux”. “Alain Bentolila, professeur de linguistique à l’université de Paris qui a récemment publié Nous ne sommes pas des bonobos – Créateurs et créatures (Odile Jacob), explique pourquoi l’apprentissage des langues régionales à l’école ne devrait pas être une priorité.”

Et dans le Finistère : mobilisation pour Boubou Konté, un jeune de 21 ans menacé d’expulsion “Une mobilisation a eu lieu au lycée de Boubou Konté, apprenti menuisier à Pleyben (Finistère). A 21 ans, il est menacé d’expulsion vers son pays d’origine, le Mali. Son employeur, ses professeurs et camarades de classe lui apportent leur soutien.”

Bernard Desclaux

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