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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

« Les programmes de Le Pen et Mélenchon pourraient nuire gravement à la science »

21 Avril 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

Un collectif de chercheurs de renommée internationale s’alarme de certaines propositions de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon qui, si elles étaient appliquées, nuiraient, selon eux, au développement et au rayonnement de la recherche française.

(...)

Une France qui serait coupée de ses partenaires

C’est le cas d’abord de celui de Marine Le Pen, au demeurant extrêmement impopulaire dans le monde de la recherche. En stigmatisant l’Union européenne comme elle le fait, en appelant à un repli national, elle contribuerait à couper la France de ses partenaires étrangers, alors que la recherche est une activité fondamentalement internationale. L’un d’entre nous, directeur d’institut, doit signaler que certaines de ses subventions internationales sont déjà suspendues à l’élection, les bailleurs de fonds étant effrayés par la perspective d’une victoire de Marine Le Pen.

C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. Ses promesses généreuses sont peut-être une raison du soutien dont il jouit auprès d’une partie de l’enseignement supérieur français : gratuité complète des diplômes universitaires, doublement des crédits en cinq ans… Cependant, à supposer que de telles promesses soient réalisables, si l’on entre dans les détails de son programme, on ne peut que déchanter devant la violence destructrice des réformes qu’il propose.

On y trouve la suppression de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) ; le financement sur projets et l’évaluation indépendante sont pourtant des fonctions vitales, parmi bien d’autres, de la recherche. L’interdiction pour les chercheurs de recevoir toute rémunération issue du secteur privé, et la suppression pure et simple du crédit d’impôt recherche (CIR), nuiront gravement aux liens entre recherche et industrie, à une époque où cette articulation, conçue dans le respect de l’indépendance scientifique, est pourtant jugée comme une priorité, en France et ailleurs.

C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. (...)

On y trouve la suppression de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) ; le financement sur projets et l’évaluation indépendante sont pourtant des fonctions vitales, parmi bien d’autres, de la recherche. L’interdiction pour les chercheurs de recevoir toute rémunération issue du secteur privé, et la suppression pure et simple du crédit d’impôt recherche (CIR), nuiront gravement aux liens entre recherche et industrie, à une époque où cette articulation, conçue dans le respect de l’indépendance scientifique, est pourtant jugée comme une priorité, en France et ailleurs.

(...)

Mais la mesure la plus stupéfiante du programme de Jean-Luc Mélenchon est la suppression de l’autonomie des universités, venant avec l’instauration d’un concours de recrutement national et une planification globale de la mobilité des enseignants-chercheurs, niant aux universités toute possibilité de développer une quelconque politique scientifique dans la durée…

(...)

L’équipe de Jean-Luc Mélenchon propose de détruire purement et simplement tous ces acquis, replongeant la recherche française dans l’illusion anachronique d’un Etat omniscient capable de planifier l’ensemble du monde universitaire dans son incroyable diversité.

Pour une recherche de qualité, un financement généreux est nécessaire, mais ne suffit pas : l’ouverture internationale, le bon dosage des institutions, l’évaluation sans complaisance, la confiance accordée aux acteurs du système, sont tout aussi importants. Les institutions d’enseignement supérieur et de recherche françaises continuent, en dépit de bien des difficultés, à tenir leur rang de belle manière sur la scène internationale, pour la fierté de la nation et son bien-être à long terme : ce serait un cauchemar que de les voir soumises à une réforme autoritaire aux conséquences potentielles catastrophiques.

Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2012 ; Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de physique 1997 ; Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007 ; Serge Haroche, Prix Nobel de physique 2012 ; Jules Hoffmann, Prix Nobel de médecine 2011, Jean Jouzel, Prix Vetlesen (sciences de la Terre) 2012 et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon; Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de chimie 1987, Jean-Pierre Sauvage est Prix Nobel de chimie (2016); Cédric Villani, médaille Fields (mathématique) 2010 et membre du comité de soutien d’Emmanuel Macron.

Le texte entier est à lire en cliquant ci-dessous

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Macron écrit aux enseignants et oublie beaucoup de choses...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Macron

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«Vous n'êtes plus suffisamment reconnus comme les artisans de la France de demain que vous êtes.»

nous dit M Macron dans une lettre à l'adresse des 850 000 enseignants

«Je veux vous dire toute la confiance que je place en vous»;

«Votre travail doit faire l'objet d'une plus grande reconnaissance de la nation».

Emmanuel Macron ne cite QUE les propositions s'inspirant plus ou moins du programme de gauche:

- trois jours de formation continue (avec ça on va loin);

- augmentation de salaire (bien moindre que celle promise par d'autres candidats);

- diviser par deux les effectifs en CP et CE1 en éducation prioritaire (sans dire comment il compte financer la création de milliers de salles équipées supplémentaires, sauf à demander aux communes de payer, celles-ci étant propriétaires des murs des écoles primaires).

Il oublie évidemment TOUT ce que la majorité écrasante des enseignants refuse:

l'autonomie de recrutement laissée à certains chefs d'établissement.

C Chartreux

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

20 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - Bilans - Apprendre...

EXTRAIT

L’actualité éducative à propos de la présidentielle s’emballe ! Il y a encore des bilans et des réflexions à propos d’apprendre.

Présidentielle

L’éducation, une priorité sans consensus électoral. “Les programmes des candidats à l’élection présidentielle proposent des solutions bien différentes pour répondre aux besoins du secteur éducatif.”

Public-privé : la guerre scolaire se prépare, par Marie Piquemal, “Jean-Luc Mélenchon veut supprimer les financements publics des écoles privées, tandis que François Fillon pourrait les augmenter. Les autres candidats jouent la prudence.”

Education : ce que proposent aussi les candidats, par Marie Piquemal. “Si l’école ne monopolise pas les débats télévisés, quatre sujets, du recrutement aux fondamentaux, divisent.”

Les écoles hors contrat votent Fillon. “Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.”

Mélenchon veut recruter 60 000 enseignants et augmenter leur salaire.

Éducation : peu d’idées neuves chez les candidats à la présidentielle, par Denis Peiron, “Poursuite ou « détricotage » des réformes engagées, mesures symboliques comme le port d’un uniforme… les programmes des candidats à l’élection présidentielle accordent peu de place aux idées nouvelles en matière d’éducation. Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Une large intersyndicale contre le transfert des L.P. aux régions. “Annoncé par plusieurs candidats à l’élection présidentielle, le transfert de l’enseignement professionnel aux régions est dénoncé par les syndicats Cgt, Snalc, Se Unsa, Snep Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, et Sud. "

Les programmes de Fillon, Hamon, Le Pen, Macron et Mélenchon pour l’Enseignement supérieur. Revue de programmes à 5 jours du scrutin.

L’équipe de campagne très doctorale de Benoit Hamon. “Hé bien nous pouvons au moins saluer l’équipe de campagne V1 et V2 mise en place par Benoit Hamon en vue de la présidentielle. En effet, ce dernier laisse une place particulièrement importante aux doctorant-e-s et docteur-e-s :” suit une liste impressionnante.

La présidentielle vue d’ici IUT de Saint-Avold : « Aucune vision nouvelle ». “Emploi, santé, sécurité… Autant de sujets sur lesquels s’expriment les candidats à la présidentielle. Mais qu’en est-il de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Les structures locales en charge de ces domaines trouvent-elles des propositions à la hauteur des attentes du territoire ? Réponse à l’IUT de Saint-Avold avec Philippe Burg, directeur, et son prédécesseur Thierry Zimny.”

(...)

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Commentaire:

Jean-Luc Mélenchon est le seul à prôner une rupture radicale, avec la fin de l’enseignement privé sous contrat.”

Il a très nettement adouci sa position ce jeudi sur RMC/BFM TV. Désormais il "discute".

De rupture radicale, il n'est plus question...

Le webmaster

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Les écoles hors contrat votent Fillon...

19 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Les écoles hors contrat votent Fillon...

EXTRAIT

Confessionnels, Espérance Banlieues, Montessori… Les établissements sans lien avec l’Education nationale, aujourd’hui peu encadrés, pourraient connaître un essor avec le candidat LR.

Si l’on s’en tient aux chiffres, c’est à n’y rien comprendre : les écoles hors contrat ne concernent qu’une minuscule part d’élèves (0,5 %) et pourtant, elles se retrouvent au cœur d’une bataille politique et d’influence au cours de cette présidentielle. Si certains candidats restent flous sur leurs intentions (Emmanuel Macron ou Marine Le Pen), François Fillon est le seul à se dire ouvertement prêt à soutenir le développement de ces écoles qui n’ont aucun lien avec l’Education nationale. «L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider», a clamé le candidat LR à Besançon, le 9 mars.

A la différence du privé sous contrat classique, dont les profs sont formés et payés par l’Etat, ces établissements hors contrat (il en existe 1 208 aujourd’hui) ne reçoivent pas un centime d’argent public, embauchent n’importe qui en guise d’enseignant, sans condition de diplôme, et ne sont pas tenus de suivre les programmes officiels. En France, la liberté d’enseignement - celle-là même qui permet aussi d’instruire son enfant à domicile - est tout en haut de la hiérarchie des normes, érigée au rang de liberté fondamentale. L’Etat a seulement le pouvoir de vérifier que les milliers d’élèves inscrits dans ces écoles (ou à domicile) acquièrent le socle minimal de connaissances et qu’il n’y a pas de trouble porté à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

En juin dernier, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, avait annoncé un renforcement des contrôles, expliquant être «préoccupée» : «Je reçois de plus en plus de signalements. Des citoyens, des élus locaux inquiets de voir se développer en France des embrigadements idéologiques ou confessionnels hostiles aux valeurs républicaines», disait-elle. Elle publiait dans la foulée une circulaire pour systématiser les inspections et annonçait son intention de modifier le mode d’ouverture de ces établissements. L’idée était de passer d’un régime de déclaration simple à un système d’autorisation préalable, pour permettre aux autorités d’empêcher une école d’ouvrir si son objet s’avère contraire aux valeurs de la République. C’était le premier acte (visible) de la bataille politique. Il n’a pas fallu longtemps au camp adverse pour riposter : des parlementaires de droite ont saisi le Conseil constitutionnel… qui a censuré le texte en janvier : le régime d’ouverture reste donc inchangé. Car la droite tente de défendre une position paradoxale, et pour le coup peu lisible : elle est à la fois la première à dénoncer les ouvertures d’écoles musulmanes et à souhaiter les encadrer au maximum au nom de la lutte contre le radicalisme, et la première à souhaiter plus de liberté (et de moyens) pour les écoles alternatives, notamment catholiques. Dans son programme, Marine Le Pen, elle, est plus claire : elle vise les écoles confessionnelles musulmanes, en souhaitant «contrôler plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République des enseignements dispensés dans le privé hors contrat.»

(...)

Marie Piquemal

Suite et fin en cliquant ci-dessous (ainsi que d'autres articles sur le même thème)

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Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

19 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bilan et projets - Politique et éducation - Divers...

Allons faire un tour dans les projets des candidats mais aussi dans l’état des lieux de l’éducation. Regardons aussi les liens entre la politique et l’éducation. Terminons avec quelques informations diverses.

Projets et bilan

Deux ressources pour avoir un résumé des propositions des candidats en matière d’éducation. Tout d’abord sur Europe1 : "À chaque candidat sa recette pour redresser le niveau scolaire des jeunes Français. François Fillon et Marine Le Pen misent sur le renforcement des savoirs fondamentaux (écriture, calcul, histoire de France) et sur l’innovation pédagogique pour lutter contre l’échec scolaire. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, propose aussi une école primaire 100 % gratuite, fournitures et cantine comprise." Mais aussi sur la République du Centre.

On peut aussi aller voir dans le détail.

Ainsi le projet de Jacques Cheminade qui gagne à être connu.

"L’investissement de l’enseignant est clef et la pédagogie doit être revue à l’aune de la relation enseignant-élève. Le tutorat et l’enseignement mutuel s’inscrivent dans cette conception en mettant les élèves les plus avancés en situation de responsabilité vis-à-vis de plus petits qu’eux. Il faut également en finir avec l’enseignant isolé dans son coin et créer les conditions où une authentique collaboration puisse se développer entre enseignants."

On peut aussi s’intéresser aujourd’hui au programme de Benoît Hamon.

Entre autres “Selon lui, « il faut mettre les élèves à égalité devant le travail fait en dehors de l’école, et seul un service public d’aide aux devoirs pourra pleinement accomplir cet objectif »

Le Monde étudie la bataille d’idées sur l’école primaire.

« Commencer par le commencement », « la mère des réformes », « c’est au primaire que tout se joue »… S’il y a bien un principe fédérateur dans la campagne présidentielle sur l’éducation, c’est celui de la « priorité à l’école primaire ». Les candidats s’entendent sur la nécessité de concentrer les efforts sur les premières années d’apprentissage pour que tous les élèves maîtrisent le « lire-écrire-compter » en arrivant au collège. Reste que, sur la manière d’y parvenir, il n’y a pas de consensus. Plus que jamais, l’école est un champ d’affrontement idéologique se prêtant à toutes les polémiques, à toutes les caricatures."

Le Café pédagogique s’intéresse quant à lui, au bilan du quinquennat en matière d’éducation.

"Quel bilan peut-on dresser d’un quinquennat qui a fait de l’éducation sa priorité ? On devrait dire , quels bilans. Car celui des enseignants ne serait probablement pas le même que celui des cadres de l’éducation nationale, sans parler des élèves et des parents. Si les regards sont aussi divergents cela tient à la formule même de la "refondation". Un mot valise, où chaque électeur pouvait déposer ses rêves. Une formule ample qui a permis de grands choses mais qui a aussi empêché le gouvernement de réformer sur les priorités. L’héritage c’est à la fois la nécessité de poursuivre les grandes réformes et leur grande fragilité."

Chez les Décodeurs du Monde, une série sur les fractures françaises. Aujourd’hui, justement, l’éducation.

Politique et éducation

Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière est aussi une enseignante. Comment conjugue-t-elle son enseignement en économie et son engagement politique ?
"L’agrégée d’économie encourage-t-elle ses élèves à entreprendre ? "Non, je les encourage à se défendre, à s’organiser, à prendre confiance en eux dans ce qu’ils représentent. Mes élèves à Aubervilliers, ils appartiennent à la classe populaire, à la classe ouvrière, et ils savent ce que c’est, les petits boulots, la galère du chômage, et ils savent que lorsqu’ils sont en difficulté, leur force, c’est l’organisation collective"."

Questionnement : le vote enseignant pour le Front national n’est-il qu’une bulle médiatique ?

"Une partie des enseignants est sensible aux sirènes du Front national. Le nombre de ses électeurs augmente dans cette profession, les syndicalistes signalent la banalisation de propos tendancieux contre les étrangers dans certaines salles des maîtres ou des professeurs, en lien avec les difficultés du métier. Le sujet d’une possible « lepénisation » des enseignants passionne, et l’on comprend que les médias s’en soient emparés."

La fin d’une polémique. "Après avoir démenti publiquement être une militante du candidat LR à l’élection présidentielle de mai 2017, cette enseignante d’histoire-géographie dans un collège de Rouen (Seine-Maritime), a annoncé soutenir l’ancien Premier ministre. Retour sur une polémique de plusieurs jours."

Une polémique qui, elle, est loin de s’apaiser et rejaillit très régulièrement, celle de l’enseignement de l’histoire et du "roman" national. "Pour proposer un récit plus consensuel, il faudrait en effet que la vie politique soit plus apaisée. Or, on constate l’inverse. Un raidissement des discours et une dispersion au-delà même du traditionnel clivage gauche-droite. Cela devient donc de plus en plus compliqué de proposer une histoire apaisée, essayant de mixer les différents récits qui se font concurrence, car il y aura toujours des insatisfaits. Peut-être faudrait-il faire un pas de côté et tenter de sortir l’histoire de ses finalités civiques et politiques ? Une autre piste serait de laisser plus de marge de manœuvre aux professeurs en accroissant la part du facultatif dans les programmes." Une interview de Patricia Legris dans La Lettre de l’éducation.

Divers

Les priorités du Sgen-CFDT pour l’enseignement supérieur et la recherche

Ce dossier a été remis aux candidats à l’élection présidentielle (à l’exception de la candidate du Front National) et transmis aux journalistes du champ de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Dans l’Humanité, une tribune de Sauver les lettres.

L’incroyable parcours de Audrey Chenu, de la prison à l’Education nationale. "Pour le juge qui l’envoya en prison à 20 ans pour trafic de cannabis, elle était "irrécupérable". A 36, après un combat pour effacer son casier judiciaire, Audrey Chenu a tout de l’"institutrice modèle". Et rêve d’excellence pour les "enfants ghettoïsés" de Seine-Saint-Denis."Je ne suis pas un exemple. Mon parcours rappelle juste qu’un destin ne tient pas à grand-chose : pour moi, à la solidarité et l’amitié", se défend d’emblée la jeune femme, cheveux courts et visage mutin, toujours à la limite de la surchauffe."

Déçus par l’Éducation nationale, ils créent une école chez les moines

Trois familles ont monté une école catholique au sein de la très touristique abbaye de Frigolet, près d’Avignon. La maternelle est gérée par des mamans.

L’éducation en Afrique, un objet d’étude mal identifié par la recherche française

"L’éducation dans les pays du Sud suscite de plus en plus d’intérêt auprès des chercheurs français, mais ce champ d’étude manque encore de visibilité."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Le programme Mélenchon...

18 Avril 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Melenchon

Revue de Presse Education... Le programme Mélenchon...

EXTRAIT

(...)

Le programme de Mélenchon

Une conférence de presse de Paul Vannier, représentant éducation de Mélenchon, a suscité de nombreux articles. Une sélection :

« Nous voulons une rentrée 2017 100 % gratuite », a déclaré Paul Vannier, porte-parole éducation du candidat de La France insoumise, ce qui passera par « une loi rectificative durant l’été ». Seront concernés les manuels, les sorties scolaires, des fournitures sans marque, la cantine et le périscolaire, ce qui coûtera 5,2 milliards d’euros chaque année, avec « une montée en charge progressive ».

L’Etudiant met l’accent sur les dépenses importantes induites par ce programme. Mélenchon et l’éducation : des dépenses tous azimuts. "Cantine, soutien scolaire, activités périscolaires : dans le programme de Jean-Luc Mélenchon sur l’éducation, détaillé vendredi, tout devient gratuit. Et 60 000 enseignants seront recrutés."

Jean-Michel-Zakhartchouk étudie ce programme entre séduction et réaction. "Bref, d’un côté, un visage plutôt sympathique même si on reste dans le flou et dans les déclarations de principe, mais il est vrai qu’un programme présidentiel ne peut aller dans les détails.
Malheureusement, il y un autre versant, qui est fait pour la fraction la plus conservatrice du monde enseignant et se présente comme une entreprise de démolition de ce qui s’est fait de progressiste ces dernières années. Vision d’une école bien peu « insoumise », qui regarde surtout vers le passé et bien peu vers l’innovation…"

(...)

Géraldine Duboz

La revue de presse est à lire ci-dessous dans son intégralité

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Les derniers jours d'une France heureuse?...

17 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

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Dans quelques jours, dimanche à 20h, s'afficheront deux visages sur nos écrans.

L'un des deux, si l'on en croit les sondages, sera Marine Le Pen, femme politique française d'extrême droite, à la tête du Front National dont le Président d'Honneur est Jean-Marie Le Pen, son père.

Un Front National qui n'a strictement rien changé de sa ligne politique passée contrairement à ce que les discours de Marine Le Pen veulent faire croire. Un vernis qui ne fait que dissimuler aux naïfs les réalités abominables qui resurgiront dès la victoire acquise.

Il y a pourtant longtemps que tous, moi le premier, aurions du être alertés et alerter nos concitoyens. Le Front National et les partis populistes de droite ne sont pas nés il y a huit jours. Ils sont installés, pour certains depuis plus de trente ans. Leurs représentants élus au Parlement européen ou progressant régulièrement et démocratiquement dans les diverses institutions représentatives. Je pense à la Belgique, à l'Autriche, à la Hongrie, à la Pologne, à l'Italie. Partout, la tâche brune s'étend régulièrement, inexorablement.

J'ai vu tardivement la montée du risque.

Tout à commencé, pour moi, après les attentats de Charlie Hebdo. C'est bien tard. J'espère qu'il n'est pas trop tard.

Le jour de la grande manifestation, nous étions tous Charlie. Tous? Pas tout à fait. Une partie non négligeable de jeunes français n'a pas été conviée au défilé. Dans la foule, très peu venaient des "cités". Ils étaient restés chez eux, au pied des barres d'immeubles. Pas par sympathie pour les assassins des journalistes de Charlie. Mais "tout simplement" parce qu'ils n'étaient pas concernés! Il y a si longtemps que plus personne ne les voit, ne les écoute, ne les encourage. Alors, aller grossir la foule? Pour ensuite les ignorer à nouveau? A quoi bon?

Et puis il y a eu les débats épiques au sujet de la réforme du collège.

On - enseignants, syndicalistes, parents, etc - a débattu des heures, des jours, des semaines, des mois sur la place du latin, du grec - langues que je défends et défendrai! - et des classes bilangues  alors que les enjeux se trouvaient ailleurs: 

dans les établissements REP et REP+, dans l'apprentissage, dans l'orientation, dans les lycées professionnels, dans la formation initiale et continue. Mais non!  NOUS participions sur réseaux sociaux et médias à des débats enflammés et savants à propos de la "fin de la civilisation par la mort du latin", de la "réforme de l'orthographe", de l' "enseignement de l'arabe au CP" et, cerise sur cet indigeste gâteau, de la place de l'accent circonflexe sur telle ou telle voyelle! Hallucinant!    

Pendant ce temps, d'autres jeunes, ni sourds ni idiots, observaient cela en se disant: "Mais, et nous?"...  Ces élèves (et parents) de REP et REP+, de lycées pro, ces décrocheurs, ces jeunes auxquels on ne disait rien alors qu'ils attendent et MERITENT tant! Ce que seule Najat Vallaud-Belkacem avait compris! Le comble étant que reproche lui en a été fait! 

Ces jeunes dont l'ascenseur social ne comporte qu'un bouton: rez-de-chaussée! Lisant des kilomètres de débats sur les "latinistes/hellénistes" pendant qu'eux étaient totalement abandonnés, ignorés du débat, ils ont halluciné! Beaucoup aujourd'hui se tournent vers des extrêmes qui les écoutent,  évidemment leur mentent. Mais leur parlent!

Loin de moi l'idée d'accuser qui que ce soit. Sinon moi-même! Le premier! Je n'ai pas pris la mesure suffisamment tôt du danger!

Dimanche, je plierai en deux le bulletin portant le nom de Benoit Hamon et le glisserai dans l'enveloppe qui rejoindra d'autres enveloppes anonymes dans l'urne transparente. 

Benoit Hamon:

- SEUL candidat qui n'ignore pas et n'ignorera pas les jeunesses oubliées, qui s'adresse et s'adressera à elles  sans démagogie, sans promesses intenables ni discours enflammés, mais vides de propositions immédiatement concrètes!

- SEUL candidat à se poser et à  nous poser la double question: quelle planète voulons-nous laisser à nos enfants? Quels enfants voulons-nous laisser à la planète?

- SEUL candidat qui nous préservera d'une catastrophe certaine en 2022 si tout autre que lui venait à être élu!

En priant, moi l'agnostique, je-ne-sais quelle puissance pour ne  pas vivre les derniers jours d'une France heureuse...

Christophe Chartreux

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Robin Renucci : « L’industrie du divertissement nous dévore »...

17 Avril 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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Photo Mathieu Zazzo

EXTRAIT

Acteur, metteur en scène, Robin Renucci, le médecin de campagne de la série télévisée « Un village français », sera à l’affiche du Festival d’Avignon.

(...)

Quel regard portez-vous sur cette campagne présidentielle ?

Nous sommes davantage dans le bavardage que dans la parole. Cette campagne électorale est complètement tiraillée entre ceux qui sont pour l’intérêt général et ceux qui sont pour la défense des intérêts privés. Nous n’avons pas été clairs sur la nécessité d’assainir les liens entre l’argent et le pouvoir. Le Conseil national de la Résistance – auquel je reste très fidèle, car c’est de là que vient la question de l’éducation populaire – disait très précisément qu’il fallait séparer les banques du pouvoir et séparer les médias du pouvoir.

Aujourd’hui, il y a ceux qui sont capables de tenir ce programme et ceux qui ne le sont pas. Cela se voit de manière extrêmement claire. Après, ce qui est déplorable, c’est que ce soit édulcoré par, d’un côté Poutou, d’un côté Mélenchon, d’un côté Hamon… Tout cela crée de la division dans des pensées qui pourraient être rassembleuses mais qui se diluent. Je suis atterré de savoir que Marine Le Pen risque d’être au deuxième tour et que, vraisemblablement, ce sera face à Fillon ou Macron. Mes pensées sont de gauche. Mais, franchement, je ne sais pas si je serais sécurisé que la gauche soit maintenant au pouvoir. Il faudrait vraiment qu’elle soit active, pas comme elle l’a été ces dernières années.

Une chose est certaine : le libéralisme tel qu’il nous est proposé est une impasse absolue et l’avenir est au métissage de nos sociétés. Il est inconcevable de ne pas se rendre compte que l’évolution du monde, quoi qu’il arrive, va vers le métissage. C’est l’avenir de l’humanité. Quant à l’avidité envers l’argent, c’est un système corrosif dont il faut sortir. Peut-être Benoît Hamon est-il en avance sur la question du travail et de la subsistance qui serait assurée par la société ?

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

L'entretien complet (passionnant) est à lire en cliquant ci-dessous

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Autour de Benoît Hamon, roulez jeunesse...

16 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Education, #Hamon

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Photo "Cartes sur table" (Think tank d'Agathe Cagé/Lien en bas de page)/Note du webmaster

                                              _______________________________

Dans l’entourage du candidat socialiste à la présidentielle, s’agite une équipe de trentenaires très diplômés. Chef de cabinet, secrétaire générale, plume… Après la primaire où ils jonglaient entre leur emploi et la campagne, ils se consacrent désormais entièrement à l’élection.

(...)

Agathe Cagé, 33 ans : générale en herbe

Avrai dire, Agathe Cagé n’imaginait pas qu’il puisse exister un travail «physiquement plus violent et intellectuellement plus intense» que son poste de directrice adjointe de la ministre de l’Education qu’elle a quitté mi-février. A 33 ans, cette brindille à la coupe garçonne et au sourire timide a depuis découvert l’étendue du job qu’elle a accepté auprès de Benoît Hamon : secrétaire générale de la campagne présidentielle. Cheffe d’orchestre d’une start-up d’une quarantaine de personnes. Moyenne d’âge : 30 ans. Sous la générale en herbe perce la femme politique : «Chez Emmanuel Macron, ils veulent surtout recruter des noms mais Benoît attire parce qu’il parle de fond concrètement. Aujourd’hui, un débat politique ressemble à une réunion interministérielle où il est d’abord question de budget et de modalités. Benoît parle de sens et de finalité.»

Recrutements et gestion des RH, frais de campagne, coordination du projet : tout ce qui sort du QG (ou y entre quand il s’agit de commander des pizzas pour toute l’équipe aux alentours de 23 heures) doit passer par son bureau vitré ou son téléphone portable. En arrivant rue du Château-d’eau, elle s’est acheté un stock d’oreillettes, qu’elle perd aussi souvent que le candidat égare ses lunettes : avoir les mains libres en parlant lui permet de répondre à des SMS et de piocher les infos qu’il faut dans l’une de ses six boîtes mails.

Sœur jumelle de l’économiste Julia Cagé - elles ont fait Normale sup ensemble après un parcours 100 % public - Agathe Cagé choisit ensuite l’ENA et la haute fonction publique, entre au ministère de l’Intérieur, se spécialise en sécurité et en politique de la ville avant d’être repérée par Vincent Peillon, qui la recrute à l’Education. Hamon la gardera. Elle se passionne pour ces sujets scolaires qu’elle découvre et qu’elle synthétise d’une formule : «Fabriquer de l’égalité autrement que dans les textes.» Pour faire des propositions innovantes sans adhérer à un parti, elle a lancé avec sa sœur jumelle - leur aînée a créé une marque de vêtements pour enfants - un think tank baptisé Cartes sur table, peuplé de trentenaires n’ayant pas tous leur lourd bagage de diplômes, car «au nom de quoi quelqu’un au cursus plus banal aurait des idées moins dignes d’intérêt ?» Le bébé vit surtout en dehors de tout lien avec les partis politiques. «Je respecte le militantisme traditionnel, mais j’ai besoin d’indépendance», se justifie celle qui se vide la tête sur sa moto après des journées de dix-huit heures. En arrivant chez elle, Agathe Cagé lit le programme télé, «juste pour voir ce qu’[elle a] loupé».

(...)

Laure Bretton

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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