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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

A la découverte de l’enseignement mutuel... France Culture (Audio)

25 Juin 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Pédagogie

Prof de SVT dans un lycée parisien, Vincent Faillet a métamorphosé sa salle de classe, en premier lieu ses murs, afin de développer l'apprentissage entre pairs. Il nous parle de sa "classe mutuelle".

En 2015, Vincent Faillet, prof de SVT au lycée Dorian (Paris), réorganise sa salle de classe. Il couvre ses murs de tableaux et dispose ses tables en îlots. Puis il se lance dans “l’enseignement mutuel”, préférant l’apprentissage par les pairs aux cours magistraux. Libres, les élèves travaillent en groupes autour d’un tableau, s’entraident, apprennent ensemble. Le prof, de son côté, est au milieu, et se concentre sur les jeunes en difficulté.

Cette idée de “classe mutuelle” lui vient à la lecture du “Dictionnaire de pédagogie” (1887). Un passage le fait sourire : “il était écrit que la salle de classe est un lieu où les élèves sont astreints au silence et à l’immobilité”. Puis il réalise que ses propres élèves “sont immobiles et silencieux. Un choc !”

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Une journée dans la classe de sophie... (Vidéo)

25 Juin 2017 , Rédigé par Questions de Classe(s) Publié dans #Education, #Pédagogie

Une journée dans la classe de Sophie

Le 17 juin dernier, le collectif Questions de classe(s), en partenariat avec les Ceméa, accueillait Sophie Billard qui nous présentait le documentaire Une journée dans la classe de Sophie

Tourné en Février 2016 à Saint Ouen dans une école élémentaire de 15 classe située en Réseau d’Éducation Prioritaire, le film montre une classe de CP-CE2 avec des enfants autonomes, coopératifs, apprenant parce qu’ils ont des projets, des envies.

Le film est structuré autour d’une journée dans la classe, avec les commentaires de l’enseignante expliquant les outils mis en place pour tendre vers un espace éducatif du 3ème type. Cette pédagogie différente se pense comme un système vivant en développant les langages, le multi-âge, les ateliers permanents.

Cette conférence est à retrouver à travers 5 petites vidéos :

- Une journée dans la classe de Sophie - Bande annonce

- Une journée dans la classe de Sophie - partie 1 : histoire d’une rencontre et d’un film (avec Claire Lebrun, réalisatrice et Sophie)
- Une journée dans la classe de Sophie - partie 2 : les rapports à l’institution
- Une journée dans la classe de Sophie - partie 3 : les parents, les devoirs...
- Une journée dans la classe de Sophie - partie 4 : comment commencer ?
- Une journée dans la classe de Sophie - partie 5 : l’école du 3e type en pratique

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Rythmes scolaires : la contre réforme du ministre Blanquer, c’est le retour à l’école du tri scolaire, du tri social et du tri territorial...

25 Juin 2017 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "quatre"

Le Parti socialiste dénonce le décret imminent du Ministre de l’éducation qui autorise le retour à la semaine scolaire de 4 jours.

Cette décision, prise de manière précipitée au mois de juin, sans aucune évaluation du dispositif actuel, sans concertation avec la communauté éducative s’impose dehors de tout débat parlementaire – contrairement au choix opéré pour la Refondation de l’école. Le décret laisse donc à des autorités locales, et en particulier aux communes, le choix de l’organisation de la semaine scolaire – et de pouvoir le faire pour d’autres motifs que des considérerions éducatives.

Elle intervient alors qu’un rapport du Sénat, unanimement jugé sérieux et équilibré, vient de recommander de ne pas revenir à la situation d’avant 2013, corroborant ainsi les études de nombreux chronobiologistes, chercheurs et acteurs de l’éducation qui mettent en garde depuis des années contre les effets négatifs de la semaine de 4 jours sur les apprentissages des élèves.

Ce décret impose une semaine scolaire qui répond davantage aux préoccupations de certains adultes qu’à l’intérêt de l’enfant et à ses rythmes d’apprentissage. Il néglige, par exemple, que pour la première fois en France, des milliers d’enfants ont eu accès à des activités (artistiques, scientifiques et sportives,…) complémentaires aux temps scolaires et familiaux qui contribuent à une bonne insertion sociale et professionnelle.

En autorisant ce retour en arrière dès septembre prochain, le Ministre fait montre de bien peu de considération pour celles et ceux qui, sur le terrain, ont déjà programmé et préparé des activités périscolaires pour la rentrée prochaine. La réforme des rythmes a en effet permis la création de 25.000 ETP et cette décision brutale, pour de nombreux intervenants et animateurs, signifie immédiatement chômage ou baisse de pouvoir d’achat.

Ce décret n’aura probablement aucune incidence pour les 70% d’élèves qui réussissent à l’école, mais il conforte dans l’échec ceux qui ont besoin d’une demi-journée supplémentaire pour apprendre, qui ne sont pas aidés à la maison et qui accumulent des retards dès leur entrée à l’école.

Notre opposition à la semaine de 4 jours réside d’abord dans ce retour à un système inégalitaire qui condamne à l’échec scolaire les 30% d’élèves qui sont en difficultés, qui ne peuvent pas réussir avec des journées trop longues et trop denses et qui sont majoritairement issus des classes populaires. La contre-réforme Blanquer, c’est en somme le retour du triple tri : scolaire, social et territorial.

Le Parti socialiste demande que la semaine de 4 jours fasse l’objet d’une évaluation nationale ; que l’aide de l’Etat aux communes soit pérennisée, voire augmentée, pour aider les collectivités les plus fragiles à mettre en œuvre leurs activités périscolaires ; que les relations instaurées entre l’école et son territoire à travers les PEDT soient maintenues et développées ; et enfin qu’une réflexion soit engagée sur l’organisation de l’année scolaire avec la communauté éducative.

Colombe BROSSEL Secrétaire nationale à l'Éducation et à la formation, et vice-présidente du Conseil national

Yannick TRIGANCE Secrétaire national adjoint à l'éducation et aux lycées professionnels

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Les fables de Blanquer... Par Claude Lelièvre...

24 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

Illustration De Livre, La Littérature

Le nouveau ministre de l'Education nationale vient d'annoncer urbi et orbi que 150000 élèves de CM2 allaient recevoir les « Fables » de La Fontaine. Pourquoi 150000 ? Et qui seront les heureux récipiendaires? Pourquoi à la fin du CM2 ?

D'autant que Jean-Michel Blanquer veut montrer en ce début de ministère qu'il a beaucoup d'idées. Mais ce sont toujours à peu près les mêmes, celles qu'il avait lorsqu'il était Directeur de l'enseignement scolaire sous l'autorité du ministre de l'Education nationale Luc Chatel. Il s'agissait en l'occurrence déjà des « Fables » de La Fontaine, mais pour le CM1, et pour 178000 d'entre eux.

Extraits de la « circulaire Blanquer » : « Opération « Un livre pour l'été », circulaire n° 2010-067 du 26-5-2010. En cet été 2010, qui marque le lancement de cette opération, 178 000 élèves de CM1 recevront  ''Un livre pour l'été''. […] ''Un livre pour l'été'' est une initiative de grande ampleur, qui demande encore à croître au regard de l'enjeu national qu'est la lecture pour les jeunes générations. Elle s'inscrit dans la durée pour que, dès l'an prochain, chaque élève de CM1 se voie remettre un livre au terme de l'année scolaire, et que ce livre l'accompagne tout au long de l'été. Pour cette première année, en partenariat avec la Réunion des musées nationaux, l'Éducation nationale a choisi d'éditer des Fables de La Fontaine illustrées par Marc Chagall [...]. Le directeur général de l'enseignement scolaire, les recteurs et les IA-DSDEN conduiront les opérations de communication nécessaires (visites d'écoles, communiqués de presse, etc.) avec l'appui des correspondants académiques chargés de la prévention de l'illettrisme. Pour le ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, et par délégation, Le directeur général de l'enseignement scolaire Jean-Michel Blanquer ». |

L'Âne portant des Reliques (Recueil 1, Livre 5, Fable 14)

Un Baudet, chargé de Reliques,

S'imagina qu'on l'adorait.

Dans ce penser il se carrait,

Recevant comme siens l'Encens et les Cantiques.

Quelqu'un vit l'erreur, et lui dit :

Maître Baudet, ôtez-vous de l'esprit

Une vanité si folle.

Ce n'est pas vous, c'est l'Idole

A qui cet honneur se rend,

Et que la gloire en est due.

D'un Magistrat ignorant

C'est la Robe qu'on salue.

L'Âne vêtu de la peau du Lion (Recueil 1, Livre 5, Fable 21)

De la peau du Lion l'Ane s'étant vêtu

Etait craint partout à la ronde,

Et bien qu'animal sans vertu,

Il faisait trembler tout le monde.

Un petit bout d'oreille échappé par malheur

Découvrit la fourbe et l'erreur.

Martin fit alors son office.

Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice

S'étonnaient de voir que Martin

Chassât les Lions au moulin.

Force gens font du bruit en France,

Par qui cet Apologue est rendu familier.

Un équipage cavalier

Fait les trois quarts de leur vaillance.  

Le Charlatan (Recueil 1, Livre 6, Fable 19)

Le monde n'a jamais manqué de Charlatans.

Cette science de tout temps

Fut en Professeurs très fertile.

Tantôt l'un en Théâtre affronte l'Achéron,

Et l'autre affiche par la Ville

Qu'il est un Passe-Cicéron.

Un des derniers se vantait d'être

En Eloquence si grand Maître,

Qu'il rendrait disert un badaud,

Un manant, un rustre, un lourdaud ;

Oui, Messieurs, un lourdaud ; un Animal, un Ane :

Que l'on amène un Ane, un Ane renforcé,

Je le rendrai Maître passé ;

Et veux qu'il porte la soutane.

Le prince sut la chose ; il manda le Rhéteur.

J'ai, dit-il, dans mon écurie

Un fort beau Roussin d'Arcadie :

J'en voudrais faire un Orateur.

Sire, vous pouvez tout, reprit d'abord notre homme.

On lui donna certaine somme.

Il devait au bout de dix ans

Mettre son Ane sur les bancs ;

Sinon, il consentait d'être en place publique

Guindé la hart au col, étranglé court et net,

Ayant au dos sa Rhétorique,

Et les oreilles d'un Baudet.

Quelqu'un des Courtisans lui dit qu'à la potence

Il voulait l'aller voir, et que, pour un pendu,

Il aurait bonne grâce et beaucoup de prestance ;

Surtout qu'il se souvînt de faire à l'assistance

Un discours où son art fût au long étendu,

Un discours pathétique, et dont le formulaire

Servît à certains Cicérons

Vulgairement nommés larrons.

L'autre reprit : Avant l'affaire,

Le Roi, l'Ane, ou moi, nous mourrons.

Il avait raison. C'est folie

De compter sur dix ans de vie.

Soyons bien buvants, bien mangeants,

Nous devons à la mort de trois l'un en dix ans.

Quelles fables (et quelles leçons) pour les petits enfants?

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Classes de CP à douze élèves : une réforme à marche forcée...

24 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

Enfant, L'École, Jeune Fille, Enfants

EXTRAITS

Manque de locaux, professeurs difficiles à trouver : l’application, dès la rentrée, de cette promesse de campagne du candidat Macron tourne au casse-tête.

Sur le papier, la promesse était séduisante. Le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à réduire à douze le nombre d’élèves dans les classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire, au nom de la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités. Mais, à l’heure où se prépare la rentrée de septembre, la mise en œuvre de la réforme se révèle être un casse-tête, voire une application au forceps à certains endroits. Deux difficultés se posent : comment trouver des salles disponibles dans les écoles concernées ? Et à quels enseignants faire appel ?

(...)

Première difficulté : les locaux. Car, pour dédoubler les CP, il faut multiplier le nombre de salles de classe par deux. C’est l’affaire des communes. « En ce moment, les maires cherchent des solutions », rapporte David Constans-Martigny, conseiller à France urbaine, une association d’élus de grandes villes. Dans 70 % des cas, les écoles concernées disposent d’espaces disponibles : des salles d’arts plastiques ou d’informatique, par exemple, qui seront transformées en salles de cours à la rentrée. Ailleurs, on réfléchit à installer des préfabriqués. Ou bien à affecter deux classes de douze élèves dans la même salle, avec ou sans rideau au milieu.

Marseille a choisi cette option. « J’ai proposé de mettre en place des cloisons mobiles pour couper les salles en deux : douze élèves d’un côté, douze élèves de l’autre, explique Danièle Casanova, adjointe au maire de Marseille chargée de l’éducation, qui a comptabilisé plus de 120 classes de CP à dédoubler. Ce n’est pas la panacée, mais c’est la solution qui nous permet de répondre rapidement à la demande gouvernementale. » A Paris, la mairie pourrait jouer sur deux tableaux : sur les 52 classes de CP à dédoubler, 34 seront physiquement divisées en deux ; les 18 autres se partageront la même salle. Mais sans paravent, semble-t-il.

Seconde difficulté : trouver des enseignants. L’affaire, cette fois, de l’éducation nationale. Ici ou là, les recteurs puisent dans leur vivier de remplaçants ou remettent en question des ouvertures de classe prévues à la rentrée – ce qui conduit, de facto, à gonfler les effectifs dans les classes autres que le CP. Surtout, M. Blanquer a beau assurer qu’il n’entend pas « casser le dispositif “plus de maîtres que de classes” », ce sont bien ces enseignants surnuméraires qui risquent de payer la facture.

Emblématique de la politique éducative de François Hollande, ce dispositif, mis en place en 2013, consiste à affecter un maître supplémentaire en renfort dans les écoles. Les « maîtres plus » interviennent à différents niveaux – de la maternelle au CM2 –, selon les besoins. En classe, ils peuvent passer dans les rangs pour aider les élèves en difficulté, prendre en charge un petit groupe, coenseigner avec leur collègue… Il existe, pour l’heure, quelque 3 200 postes affectés au dispositif qui s’applique principalement en ZEP ; près de 5 000 étaient prévus à la rentrée. « Dans les départements qui ont peu de réseaux d’éducation prioritaire, donc peu de CP à dédoubler, les directions académiques trouvent parfois les moyens de limiter les dégâts. A l’inverse, dans les départements où il y a beaucoup de REP+, on constate une remise en cause brutale du dispositif », rapporte Adrien Ettwiller, du SGEN-CFDT.

En Seine-Saint-Denis, département mobilisé vendredi, les 113 postes de « maître plus » en REP+ pourraient être entièrement mis à contribution pour parvenir à dédoubler les 230 classes de CP dans ces réseaux, à la rentrée. Même chose dans le Rhône, où 84 postes de « maître plus » seront « redéployés », selon Camille Bastien, du SNUipp-FSU départemental « Pour nous, c’est la double peine, estime-t-elle. Non seulement on perd nos maîtres plus, mais on va voir nos effectifs grimper dans les autres classes et la brigade de remplacement diminuer. On ne peut pas accepter une mesure qui défavorise tous les autres élèves ! »

(...)

Aurélie Collas

L'article complet (pour abonnés) est à lire en cliquant ci-dessous

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Education: manifestement, il n'y a plus aucun problème... La Fontaine est de retour...

24 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Depuis l'élection présidentielle, depuis la nomination de Jean-Michel Blanquer au Ministère de l'Education Nationale, il semble, à la lecture de la presse, que tous les problèmes dénoncés avec tant de force par divers syndicats, associations et journalistes engagés sur le sujet aient disparu.

Disparu comme par enchantement.

Quelques exemples, de mémoire?

- les postes non pourvus dans le 9-3? Plus une ligne!

- les effectifs de classe à la hausse en ce2, cm1, cm2 et tous les problèmes que cela pose et posera en aval? Rien. Il faut sans doute au moins ce silence pour pouvoir imposer le plan com' au sujet des CP à 12 élèves en REP+, réduction d'effectifs qui, imposée seule, n'est d'absolument d'aucun effet.

- les faits divers "éducation", qui pourtant sont tout aussi nombreux qu'à l'époque où Najat Vallaud-Belkacem était, à ce sujet, toutes les semaines attaquée dans Valeurs Actuelles, Le Point et par Natacha Polony ou autres chroniqueurs "experts"? Il n'y en a plus! Ils sont pourtant, sur le terrain, les mêmes et tout aussi nombreux.

Désormais, plus personne ne va "chercher" le Ministre dans des domaines qui ont tellement servi pendant les cinq années précédentes. Servi à démolir systématiquement toutes les actions mises en place et à ne mettre en lumière médiatique que le négatif quand le positif faisait trois lignes, voire aucune. Je pense - entre autres - au dispositif "Plus de Maîtres Que de Classes" aujourd'hui menacé et même, à bas-bruit et dans la plus grande discrétion, détricoté.

Alors, un magazine comme Le Point se régale... La dernière couverture de l'hebdomadaire ne titrait-elle pas, parlant de Jean-Michel Blanquer: "L'homme qui veut arrêter les bêtises"? Oubliant les bêtises dont fut co-responsable le même homme:

- 80 000 postes supprimés;

- semaine de 4 jours (une aberration française d'une stupidité rare!);

- la mort de la formation initiale;

Et quelques autres...

Rassurer les français

Sans doute les français sont-ils aujourd'hui "rassurés" par les messages (de com') envoyés depuis la Rue de Grenelle.

Haro sur le "pédagogisme" (le terme fut TRES VITE utilisé par le néo-Ministre), "retour" aux fondamentaux (pour rappel, la France est le pays qui consacre le plus grand nombre d'heures au "Lire-Ecrire-Compter" dans l'OCDE). Rentrée en chantant (?). "Retour" des classes euro et du latin. Autonomie des établissements.  Lecture des Fables de La Fontaine, ce doux souvenir de l'école d'avant, celle où tout allait mieux. Utilisation des neurosciences quand il ne s'agit la plupart du temps que de "neuromythes"...

Il faut, c'est la doxa ministérielle, rassurer les français. Leur dire que "la culture est de retour dans l'école"! Vous n'avez plus rien à craindre de l' "abominable" Najat Vallaud-Belkacem!

Car il faut le dire: La Fontaine a été choisi à des fins strictement politiques. Ce symbole de la "culture française" - auteur que je vénère mais que je n'ai vraiment apprécié qu'en licence de lettres car, enfin, je ne l'apprenais plus par coeur mais je le comprenais en en découvrant les entrées et les secrets qu'aucun enfant de CM2, sans acquis historiques, philosophiques ni littéraires ne saurait apprécier - devient l'objet d'un "culte ancien" imposé par l'Etat au nom d'un procès qui s'annonce:

celui du quinquennat passé.

Rien de plus... Rien de moins...

Et c'est d'une indicible tristesse!

Christophe Chartreux

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Silence, on lit!...

24 Juin 2017 , Rédigé par Silence On Lit Publié dans #Education, #Pédagogie

Depuis longtemps nous étions conscients que la défense de la lecture était une nécessité absolue ; cette conscience est devenue volonté d’agir devant l’exemple d’un établissement scolaire dans lequel depuis 15 ans tout le monde lit tous les jours à heure fixe. SILENCE, ON LIT ! était né.

Au sein de ce site, nous vous expliquons pourquoi lire tous les jours est un bienfait et exposons comment l’association SILENCE, ON LIT ! peut vous aider à mettre cette pratique d’un temps de lecture en place dans une collectivité.

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Pour d'autres "fondamentaux"... Imagination... Créativité... Coopération... Questionnement...

24 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Château, Nuage, Lune, Ciel, Fantaisie

(...)

... université et grandes écoles accordent une place croissante aux compétences dont on peut faire l'hypothèse qu'elles resteront le propre de l'homme, au premier rang desquelles la créativité. A rebours de l'enseignement scolaire, qui délègue - et relègue - à l'école maternelle la transmission de ces compétences pourtant jugées stratégiques par les employeurs. La créativité donc, mais aussi la coopération, l'empathie, l'apprentissage par l'expérience, le questionnement...

Une aberration du système français

Dès l'école élémentaire, et plus encore au collège, les enseignements et dispositifs pédagogiques qui ne visent pas la stricte transmission de connaissances se raréfient, jusqu'à disparaître au lycée, où les disciplines qui font explicitement appel à la créativité (musique et arts plastiques) ne sont qu'optionnelles. Cette aberration, qui n'est pas spécifiquement française, a été dénoncée avec un humour ravageur par le chercheur anglais Ken Robinson dont la conférence TED "Do school kills creativity?" ("L'école tue-t-elle la créativité?") a été visionnée plus de 45 millions de fois en dix ans. Il sera présent lors du festival du "Monde" et débattra avec deux artistes, habitués à chercher des espaces de liberté dans des contextes contraints.

(...)

Emmanuel Davidenkoff

L'apprentissage de la créativité - Dimanche 24 septembre de 11h à 13 h, Opéra Bastille Paris 12e

(L'article complet est à lire dans la version "papier" du Monde en date du 24 juin)

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"La Fontaine à l'école, c'est tragique..."

24 Juin 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature

"Tu ne peux lire une fable de La Fontaine que si tu pars de l'argument qu'il a envie de prouver à un contradicteur qu'il a tort. C'est comme ça que le grand Jean-Laurent Cochet nous a enseigné la manière d'aborder La Fontaine pour ne pas tomber dans une gnangnanterie d'école, parce que l'un des drames absolus c'est La Fontaine à l'école. La Fontaine à l'école, c'est tragique. [...] C'est un drame que La Fontaine ne soit plus à l'école*, mais c'est aussi un drame qu'il soit travaillé à l'école avec des enfants de 8 ou 10 ans !"

Fabrice Luchini

En savoir plus et réécouter Luchini en cliquant ci-dessous

* Que Fabrice Lucchini se rassure, les professeurs d'école n'ont pas attendu le geste ministériel pour conserver à La Fontaine une place de choix...

Christophe Chartreux

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Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "autonomie des établissements"

EXTRAIT

Dans l’école, l’autonomie des établissements peut passer alternativement pour la pire ou la meilleure des libéralités. Sonne-t-elle le glas de l’unité nationale, ou au contraire celui d’une égalité de façade enfin démasquée ? Libère-t-elle d’un carcan archaïque, ou en organise-t-elle plutôt un autre, habilement managé, plus contraignant parce que plus rusé ? Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.

Dans son ouvrage, Révolution, le candidat Emmanuel Macron affirmait vouloir « donner plus d’autonomie aux équipes éducatives », qui seront « suivies et évaluées » pour valoriser et étendre leurs responsabilités. Son ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, sitôt nommé rue de Grenelle, a confirmé cette volonté de décentralisation : « il y aura des évolutions du système, qui ne seront pas verticales ». Dans son livre publié en 20161, l’autonomie des établissements figurait au premier rang des moyens destinés à améliorer les apprentissages des élèves. Cette mesure impliquait un pouvoir renforcé des directions (chargées du recrutement et de l’évaluation des personnels), une modulation partielle des programmes nationaux, une régulation de ce dispositif par la mesure des résultats et leur publication, mais aussi un encouragement aux initiatives locales, à leur coordination, au travail d’équipe et au développement professionnel des enseignants.
 
Interrogé à l’époque par le Café pédagogique, le futur ministre résumait : « on doit permettre à des équipes de proposer des projets pour faire progresser une école ou un établissement ; aujourd’hui, à cause de faits réels mais aussi des discours pessimistes faciles, l’institution est vue comme une chape de plomb ; elle doit devenir une référence positive qui aide chacun à s’accomplir, à proposer, à contribuer au progrès collectif ». L’autonomie envisagée devait réduire autant l’emprise bureaucratique que le sentiment subjectif que tout s’y joue sans que personne n’y puisse rien changer.
 
Conquête ou décret ?
 
Il est bien entendu trop tôt, non seulement pour juger une telle politique, mais même pour s’en faire une idée détaillée. Car en matière d’autonomie des écoles (comme ailleurs en pédagogie), le diable des effets se cache dans le détail des mesures adoptées, quand ce n’est pas dans la manière dont cette adoption est ou non négociée. « Sois autonome ! » Cette obligation de s’affranchir n’est pas devenue pour rien l’archétype de l’injonction paradoxale dont tout libre penseur devrait se méfier. Et l’autonomie des acteurs faibles – celle des élèves (face à leurs maîtres), des employés (face à leurs patrons), des personnes âgées ou en situation de handicap (face aux soignants et aux services sociaux) – n’est pas par hasard régulièrement controversée.
 
C’est que la véritable autonomie ne se décrète pas, même gentiment, même pour la bonne cause, même pour « le bien des enfants » ou « l’intérêt de la Nation ». Elle se conquiert. Elle se gagne contre un pouvoir qui ne la concède pas d’emblée, qui attend des preuves de souveraineté avant de lâcher la bride censée jusqu’ici vous protéger. Sinon, l’initiative apparemment laissée n’est qu’une obéissance adroitement extorquée. Une obéissance peut-être avisée, peut-être féconde, mais qui n’émane pas d’une intime volonté, d’un sujet réclamant et obtenant le droit de se passer de contrôle pour penser et agir mieux que son donneur d’ordre ne saurait l’y forcer. C’est la difficulté qu’aucun gouvernement ne peut ignorer : comment décréter l’autonomie depuis le sommet, si les équipes pédagogiques déjà autonomes la pratiquent à leur façon, et que les autres se soumettent peut-être, mais sans prise de pouvoir digne de ce nom ?
 
(...)
 
Olivier Maulini, Chercheur à l’université de Genève, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Laboratoire innovation formation éducation (LIFE)
 
Suite et fin à lire en cliquant sur le lien ci-dessous
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