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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Rentrée scolaire 2017... Accompagner les élèves : les dispositifs dits positifs le sont-ils réellement?

14 Août 2017 , Rédigé par Eduveille Publié dans #Education

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Ce qui a été mis en œuvre à propos de l’aide aux élèves l’a souvent été sous forme de dispositif, comme les activités pédagogiques complémentaires en primaire ou l’accompagnement personnalisé en lycée. Ces dispositifs ont parfois été remplacés par d’autres et ont fini par se juxtaposer. Quelles sont les différences entre tous ces dispositifs ? Pourquoi les accumuler ? Pourquoi les modifier quand ils existent ? Sont-ils efficaces sur la réussite des élèves ? Ce sont les questions abordées par le Dossier de veille n° 119 (juin 2017) : « L’accompagnement à l’école : dispositifs et réussite des élèves », qui examine notamment le passage conceptuel de l’aide aux élèves en difficulté à l’accompagnement de l’apprentissage de tou.te.s les élèves.

L’actualité est riche sur les transformations et créations de dispositifs pédagogiques. Arrêtons-nous par exemple sur l’accompagnement personnalisé au collège, qui a été mis en place à tous les niveaux depuis la rentrée 2016 (en 6e depuis 2011, voir l’arrêté du 19 mai 2015). L’arrêté du 16 juin 2017 modifie déjà, après un an, l’organisation des enseignements dans les classes de collège : la mise en œuvre de l’accompagnement personnalisé, de 3 heures hebdomadaires en 6e et entre 1 et 2 heures hebdomadaires en 5e, 4e et 3e, sera désormais du ressort de l’établissement qui doit simplement s’assurer que, « à l’issue du cycle 4, tout élève doit avoir bénéficié de chacune des formes d’enseignements complémentaires [accompagnement personnalisé et enseignement pratique interdisciplinaire] ». En pratique et à moyen terme, il y a de fortes chances que les heures d’accompagnement personnalisé soient au minimum restreintes à presque tous les niveaux dans de nombreux établissements, puisque la possibilité est offerte de les remplacer par des enseignements facultatifs (classes bilangues, langues et culture de l’Antiquité, langues et cultures régionales…) et, comme l’indique la page du ministère « Rentrée 2017 : 4 mesures pour bâtir l’École de la confiance », l’objectif est de « retrouver 100 % des bilangues de 2015 ». Il semble étonnant de restreindre cet accompagnement des élèves au moment charnière entre le primaire et le secondaire, que l’on sait difficile pour la plupart des élèves

Deuxième exemple pour la même rentrée 2017 : le remplacement en partie (puisqu’il reste actif au moins hors REP+) du dispositif « Plus de maitres.ses que de classes » par une nouvelle mesure, le dédoublement des classes en CP en REP+. Là encore, pourquoi ajouter, juxtaposer, voire changer des dispositifs ? Comme nous le montrons dans ce nouveau Dossier de veille, chaque mise en place ou modification de dispositif, si légère soit-elle, influe sur l’organisation des établissements, mais aussi sur le travail quotidien des enseignant.e.s dont les pratiques tentent de faire avec toutes ces directives, pour le bien des élèves.

Autre question majeure qui sous-tend les débats autour de ces « assouplissements » ou de ces « détricotages » (selon le point de vue que l’on prend), celle de l’évaluation de ces dispositifs, surtout vue du côté des effets sur les performances des élèves (leurs résultats scolaires). La plupart des résultats de ces évaluations montrent au mieux un effet légèrement positif, mais surtout ils indiquent que c’est l’évaluation elle-même qui est très délicate à réaliser, car il est très difficile d’isoler les effets du seul dispositif lorsqu’on sait qu’il y a mille et une manières de mettre en place un dispositif et que les résultats scolaires dépendent eux aussi de nombreux facteurs. Il faut donc davantage prendre en compte les effets sur la motivation des élèves ou leur appréhension de leurs difficultés, aussi bien que les pratiques des enseignant.e.s, qui sont concerné.e.s au premier chef par ces changements.

Comment s’y prennent d’autres pays pour appréhender l’accompagnement de tou.te.s les élèves ? On observe que cette prise en charge passe presque obligatoirement par un travail en équipe pédagogique. En effet, faire appel à un collègue, de l’enseignement spécialisé ou non, assistant.e ou non, pour mieux cerner les différents besoins des élèves et y répondre dans chaque établissement, cela semble la solution adoptée par de nombreux autres pays (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Danemark, etc.) pour développer les pratiques et accompagner au mieux les élèves, comme pour le dispositif « Plus de maitres.ses que de classes » (voir le bilan de ce dispositif sur les pages du Centre Alain Savary de l’IFE-ENS de Lyon).

Catherine Reverdy

Lire la note de Claire Krepper, responsable nationale UNSA, en bas de page sur le site

CC

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Education artistique à l'Ecole... Un rempart et un fer de lance...

14 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Culture

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Il y avait jadis, sur France Inter, une émission intitulée "De la musique avant toute chose".

Sans verser dans une nostalgie toujours trompeuse, ce temps-là semble s'être fondu dans un autre  : celui de la vitesse et de la bêtise triomphante dominée toutes deux par un maître aux dents longues: le marché, ce marché organisateur de ce que Tzvetan Todorov appelait "le nouveau désordre mondial". De la musique avant toute chose, nous sommes passés, sans nous en rendre compte tant la perversité du "système" est grande, à "de la bêtise avant toute chose".

Concept de "bêtise" triomphante que Philippe Meirieu, Denis Kambouchner et Bernard Stiegler ont fort bien décrit dans L'Ecole, le numérique et la société qui vient paru aux éditions Mille et une nuits (vous pouvez aussi écouter leur entretien à ce sujet ICI).

Il me semble urgent et nécessaire de dire que l' Ecole, au sens le plus large et institutionnel du terme, a un rôle capital à jouer pour contrer les effets ravageurs de cette "bêtise" installée chaque soir sur nos écrans. Tous nos écrans. Je dis "chaque soir" car nos élèves ont encore la chance de ne pas être scotchés devant la télévision durant la journée, passant d'émissions d'une rare stupidité à des feuilletons profondément, n'ayons pas peur des mots, débiles. A moins bien entendu de "zapper" vers des chaînes dites "culturelles" mais, autre perversion organisée sciemment, destinées aux initiés à des horaires incompatibles avec les obligations d'un enfant et d'un adolescent.

La culture, les arts, aujourd'hui en France, ne sont pas partagés. Ils sont "réservés". L'Ecole donc, au-delà de l'Histoire des Arts qu'il faut maintenir et renforcer par tous les moyens, de la maternelle à la terminale, dans toutes les filières, doit être un fer de lance, une "base avancée" du développement, de la vulgarisation DES cultures, DES arts, de TOUS les arts. Je suis aujourd'hui - et depuis fort longtemps - persuadé que les dictatures qui nous écrasent, qui s'installent dans nos "parts de cerveau disponible", dictatures de la bêtise et du marché, seront combattues par la possibilité offerte à toutes et tous d'entrer dans les "mondes réservés", de les investir et d'y investir. A condition, bien évidemment, de ne pas se contenter d'un "Pass" de 500 euros offert à l'occasion des 18 ans d'une génération, comme s'il fallait attendre d' être majeur pour "entrer" dans la culture.

N'est-il pas scandaleux, dramatique, que quatre-vingt pour cent des élèves d'un collège rural - le mien par exemple, mais pas que le mien - n'aient jamais mis les pieds plus d'une fois, en troisième, dans un musée, dans un théâtre, dans une salle de concert? Ne parlons pas de galeries de peinture! L'une de mes élèves a cru que j'évoquais la galerie marchande du supermarché voisin!

N'est-il pas tragique que des élèves de collège n'aient pas accès à l'Art sauf une heure par semaine grace à nos collègues professeurs d'Arts plastiques et de musique qui font tout ce qui est dans leur pouvoir, avec passion, mais dont la parole "compte" si peu lors des conseils de classe?

N'est-il pas signifiant de constater avec tristesse que de nombreux collègues souhaitent la disparition pure et simple de l'Histoire des Arts au collège? Si tel était le cas, ce serait alors laisser porte grande ouverte à la "misère symbolique", dernière marche avant la misère tout court, dont les victimes sont toujours les mêmes enfants, des mêmes catégories sociales, écrasés par la bêtise médiatico-politique.

N'est-il pas dérisoire d'offrir quelques exemplaires (dans trois académies) des Fables de la Fontaine à des élèves entrant en 6e ou de proposer la "Rentrée en musique" - deux opérations lancées par le Ministère de l'Education Nationale - plutôt que mettre en place une politique éducative culturelle ambitieuse à destination de tous les établissements scolaires, urbains ET ruraux.

L'Ecole doit être rempart et fer de lance  : rempart contre les assauts d'un libéralisme d'une perversité extrême et fer de lance d'une conquête à venir, celle d'une "Education artistique vivante"! Nous, enseignants, quel que soit notre "niveau", quelle que soit la matière enseignée, DEVONS être les "Hussards noirs" d'une nouvelle culture républicaine à diffuser par tous les moyens imaginables, y compris les plus contemporains (Internet entre autres).

Redonnons la parole à l'intelligence partagée! Redonnons la parole à l'Art! Travaillons main dans la main avec les artistes!

Une révolution à venir...

A lire absolument: Education artistique: l'échec n'est pas permis par Le collectif pour l'éducation artistique.

Christophe Chartreux

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Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...

14 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Société

Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
Pour lutter contre les idées reçues face à la pauvreté... 9 affiches...
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Vive la rentrée!... Surtout pour les marchands...

13 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "fournitures scolaires"

Les grandes surfaces ont mis en ligne des tonnes et des tonnes de "fournitures scolaires". La rentrée, c'est maintenant, c'est toujours  ! Pas seulement les grandes enseignes mais aussi une myriade de sites Internet dégoulinant de produits tous plus colorés et attirants les uns que les autres. Beaucoup d'une inutilité absolue !

La rentrée scolaire correspond à l'humeur du temps  : elle est marchande. Dans tous les sens du terme. Il faut marcher, marcher le long des gondoles, pas vénitiennes pour deux sous, mais organisées scientifiquement pour que les cerveaux des parents et rejetons soient sollicités en permanence et ne fonctionnent qu'en obéissant à des pulsions, celles de l'achat! Il n'est pas "utile" d'acheter. Non  ! Il est "obligatoire" de répondre à une exigence calendaire, celle de la rentrée. Et à la rentrée, on DOIT fournir, on DOIT acheter, on DOIT respecter la mode du moment, lui être dévouée, lui consacrer du temps, être docile et supporter les exigences de son enfant...

Est-il coupable  ? Evidemment pas. Son cerveau, comme celui des parents, a été préparé en amont. La famille déambule munie d'une liste pré-établie. A la télévision, à la radio on a matraqué les esprits dès la mi-août. Chaque marque redouble d'inventivité pour, non pas répondre à vos attentes, mais les créer  ! Enfants et parents, vous êtes innocents dans un monde coupable  ! Coupable d'avoir transformé ce moment, la rentrée scolaire, en vaste marché. Il est regrettable, pour le moins, de constater que le premier geste d'un écolier, d'un collégien, est un geste d'achat, un geste commercial, un acte marchand. Je n'ai rien contre le commerce. Il est nécessaire. En revanche, lorsqu'il se substitue à la réflexion et, de fait, n'a plus rien de "scolaire", lorsque l'Ecole devient la cible des publicitaires, des supermarchés et n'est plus qu'un coeur (de cible) à mettre en rayon, alors je m'interroge...

Puis sonne l'heure de la rentrée!...

L'enfant et l'adolescent sont, dès le premier jour de celle-ci, sommés de comparer les fournitures achetées. Pendant les premiers jours, ce ne sont pas des élèves qui sont assis devant nous, mais une ribambelles de filles et garçons "sandwichs" arborant les couleurs de leurs marques favorites. Faut-il s'en inquiéter  ? Dans l'immédiat, je ne le pense pas. Très vite, les élèves redeviennent des élèves et, que le stylo ou la trousse soient de telle ou telle marque, ils redeviennent des stylos et des trousses. L'élève accomplit son "métier d'élève" et oublie qu'il fut d'abord un consommateur bien dressé.

Mais le "dressage" et ses effets s'inscrivent peu à peu dans la mémoire. Plus tard, l'adolescent devenu adulte, puis parent, ne manquera pas de faire pousser à ses enfants les mini-charriots que les communicants des supermarchés ont inventés afin d'habituer très tôt, dès cinq ou six ans, les chères têtes blondes et brunes à REMPLIR, à ACHETER, à CONSOMMER jusqu'à l'inutile  !  Surtout l'inutile  ! Rien de plus utile que l'inutile  ! Il faut en permanence le remplacer...

Vive la rentrée!... Surtout pour les marchands...

Christophe Chartreux

P.S.: Parents, sachez que soixante-dix à quatre-vingt pour cent du contenu des cartables de vos enfants ne serviront à rien, ou à très peu...

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Faut-il avoir un pseudonyme pour s’exprimer sur l’éducation?... Par Philippe Watrelot

13 Août 2017 , Rédigé par Chronique Education - Philippe Watrelot Publié dans #Education

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EXTRAITS

« Un arrêt du Conseil d’État du 20 mars 2017 rappelle que les agents publics restent soumis à leurs obligations déontologiques sur les blogs et réseaux sociaux. » C’est ainsi que commence un article écrit par Olivier Guillaumont dans La lettre du Cadre Territorial le 5 juin 2017.Le texte rappelle ensuite quelques décisions de justice récentes qui ont en effet condamné des fonctionnaires blogueurs pour avoir manqué à une obligation de discrétion et avoir fait état de leur statut de fonctionnaire sur les réseaux sociaux. Le texte se poursuit avec un encadré énumérant trois « bonnes pratiques » :

-       « Lorsqu’il s’exprime publiquement sur les réseaux sociaux soit à titre personnel, soit au titre d’une autre qualité (membre d’une association par exemple), l’agent public ne doit pas faire état de sa qualité. »

-       « Même lorsqu’ils s’expriment sous leur seul nom, la plus grande prudence s’impose aux agents publics dans l’expression publique de leurs opinions, qu’elles soient d’ordre politique, juridique ou religieux, en particulier, lorsque leur place dans la hiérarchie administrative ou leur notoriété locale permet de faire le lien avec le service. »

-       « L’obligation de discrétion professionnelle interdit aux agents de diffuser des informations ou des documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.»

Ce texte a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux (et j’y ai moi même contribué). Mais si les décisions de justice sont incontestables et constituent une forme de jurisprudence, les recommandations sous forme de « bonnes pratiques » sont un peu plus discutables. Car une lecture rapide de ce texte pourrait amener à conclure qu’il faudrait tous adopter des pseudonymes et la règle de l’anonymat pour continuer à s’exprimer sur l’École ou sur tout autre sujet ! 

Pour ma part, je voudrais m’élever contre cette conclusion. J’ai déjà eu l’occasion de dire et d’écrire à plusieurs reprises combien l’anonymat me semblait une plaie des réseaux sociaux et ne correspondre à aucune éthique ni même à aucune nécessité. La liberté d’expression des enseignants ne devrait pas se faire dans l’anonymat. C’est un enjeu politique.

(...)

Anonymat, pseudonymes et liberté d’expression.

En novembre 2015, j’écrivais un billet de blog « Twitter et les enseignants : du gazouillis au dégueulis ». Malgré la virulence des réactions, je n’en changerais pas une ligne. J’y déplorais l’agressivité qui régnait et règne encore sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter.

Et cette agressivité est souvent (pas toujours, mais très souvent) le fait de personnes anonymes s’abritant derrière des pseudos ou pire encore des comptes parodiques. L'argument de la "colère sociale" ou du mépris ressenti souvent évoqué pour justifier la virulence des propos est un argument facile et faible qui ne peut excuser toutes ces dérives.  La phraséologie qui consiste à se qualifier de « résistants » et emprunte un vocabulaire révolutionnaire parce qu’on fait un compte parodique ou qu’on insulte des collègues est indigne. Si l'anonymat était la règle pendant la Résistance ce n'était pas pour rigoler... Et ça n’a absolument rien à voir avec le système démocratique et globalement respectueux des droits dans lequel nous évoluons.

(...)

Philippe Watrelot

Le billet est à lire absolument dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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L'école ou la fin de l'insouciance...

12 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Pédagogie, #Politique, #Education

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"Ah, alors c'est la fin de l'insouciance..."

Cette phrase, je l'ai prononcée, il y a quelques jours alors qu'un ami me disait avoir inscrit son fils pour sa première année en maternelle. Pourquoi ai-je dit cela  ?... N'aurais-je pas dû dire  :

"C'est formidable! Il va apprendre, s'élever, respecter l'autre..."

Ou bien:

"Ah l'Ecole! Il va y être heureux et tu le retrouveras chaque soir souriant et chaque jour transformé par ce qu'on lui aura inculqué"...

Or je n'ai pas dit cela... J'ai dit  :

"Ah, c'est la fin de l'insouciance"...

Terrible phrase, venue naturellement dans et par ma bouche... Comment ai-je pu prononcer ces mots  ? Aussi facilement... Terrible phrase qui n'est que le résultat d'une perversion  : celle de l'Ecole.

Car l'Ecole est pervertie:

- pervertie par l'immobilisme voulu et organisé puis maintenu par quelques syndicats irresponsables, véritables "machines" à maintenir les choses en l'état, quel que soit cet état. "Il faut satisfaire la base", dit-on dogmatiquement. Et le dogme, cela ne se discute pas. Comment, pourtant, peut-on croire et faire croire que des statuts nés en 1950 ne méritent même pas un léger dépoussiérage ? Loin de moi l'idée d'instruire le procès de ces syndicats-là. Ils sont indiscutablement utiles et nécessaires. Ils le seraient plus encore en acceptant de refonder les acquis quand ils ne font que maintenir des traditions anciennes, en décalage total avec les réalités présentes;

- pervertie par des absences notoires... Comment ce métier qui s'apprend peut-il satisfaire celles et ceux qui le servent avec dévouement et passion sans formation continue digne de ce nom  ? Il suffirait donc d'obtenir tel ou tel diplôme, de passer tel ou tel concours donnant accès à tel ou tel titre, pour enseigner ensuite pendant environ quarante ans, assis sur des certitudes à n'entretenir que par habitudes?

- pervertie par un émiettement aux nombreux visages... Emiettement des statuts, émiettement des emplois du temps, émiettement des examens et concours (La France est la championne du monde des examens!), émiettement des équipes pédagogiques qui n'ont d'équipes que le nom, émiettement des objectifs, émiettement de tout  !

Et notre Ecole, d'émancipatrice est devenue gare de triage, reproduisant année après année les différences et inégalités. Chaque classement PISA, aussi discutable soit ce classement, le dit et le confirme. On lit ces classements, on les commente quelques jours et puis on continue de faire comme si rien ne s'était passé... Qu'un Ministre ose vouloir, maladroitement ou pas, transformer même à la marge et c'est immédiatement le tollé. Surtout ne changeons rien! Ou - c'est une variante qui n'est qu'un faux nez de l'immobilisme - changeons mais "pas comme ça".

Alors sont apparues les phobies scolaires. Nos élèves sont parmi les plus silencieux du monde. Ils apprennent beaucoup de choses sans savoir s'en servir. On les a leurrés avec l' "égalité des chances" quand il fallait parler de droit à l'éducation pour tous. L'infantilisation des personnels enseignants fait des ravages. Les parents les moins informés ne comprennent plus cette Ecole-là...

Oui vraiment - et rien n'est fait pour inverser cette tendance - l'école est de plus en plus la fin de l'insouciance.

Christophe Chartreux

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Stress scolaire, l'obsession de l'excellence...

11 Août 2017 , Rédigé par ARTE Publié dans #Education, #Pédagogie

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Apprendre au 21e siècle...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Recherche/innovation : changer d’ère, changer d’échelle...

11 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Evaluer POUR les apprentissages, ça marche!... (Vidéo)

10 Août 2017 , Rédigé par Thot Cursus Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

Les évaluations, leurs outils, leurs méthodes, leur efficacité sont régulièrement remises en question. Elles sont au coeur de nombreux débats même si les échanges de pratique entre collègues sont limités.

Dans une série d'articles, de vidéos et d'animations, François Muller nous propose de passer à une évaluation plus utile, plus vivante et plus stimulante, qui ferait intégralement partie des apprentissages. Une évaluation POUR apprendre.

Les notes ne font pas de musique

Le constat est assez sombre. Un proviseur a compté 90 000 notes attribuées dans son établissement de 600 élèves. Les notes envahissent l'espace scolaire, et le temps passé à évaluer est plus important que le temps passé à concevoir des formations. Les effets sur l'image de soi, sur le plaisir d'apprendre, et même sur le plaisir d'enseigner sont néfastes. Parents et élèves y sont très attachés. "C'est noté ?" demandent souvent les élèves pour savoir s'ils doivent s'investir dans l'activité proposée.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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