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Vivement l'Ecole!

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Parcoursup : pour les professeurs principaux, chargés de l’orientation, c’est le système D...

21 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

Mode démerdentiel | ParentsProfs

EXTRAITS

Les lycéens sont censés bénéficier d’un accompagnement sur un horaire non financé par le ministère de l’éducation nationale.

Le champ des possibles s’affichera sur l’écran d’ordinateur de quelque 660 000 lycéens de terminale, mercredi 20 janvier, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions sur la plate-forme Parcoursup. D’ici au 11 mars, ils devront exprimer leurs souhaits de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur parmi 17 000 formations, dont quelques nouveautés cette année : écoles vétérinaires, prépas MP2I (mathématiques, physique, ingénierie et informatique), bachelors universitaires technologiques (BUT) ou encore Sciences Po Paris.

Pour sécuriser ce saut dans un nouvel univers, les élèves s’appuieront souvent sur les conseils de leurs professeurs principaux – au nombre de deux en terminale –, ou de psychologues de l’éducation nationale. « En 2018, les “attendus” des filières étaient un concept nouveau que les professeurs se sont désormais appropriés car ces attendus restent stables, c’est un acquis », se félicite Jérôme Teillard, responsable de Parcoursup au ministère de l’enseignement supérieur qui salue « une intensification des relations entre les lycées et les établissements du supérieur ».

La réforme du lycée qui entre en application cette année pour les élèves de terminale érige « l’accompagnement à l’orientation » au rang d’impératif pour que les élèves accèdent à une information claire et à une aide individualisée. Sur le papier, un volume horaire de 54 heures annuelles en classe de 2de, de 1re et de terminale (et 265 heures sur trois années en lycée professionnel) doit permettre d’élaborer leur projet d’orientation. Dans les faits, ces 54 heures ne sont pas financées par le ministère de l’éducation nationale, qui laisse les établissements puiser dans leurs marges horaires pour faire figurer ou non l’accompagnement à l’orientation dans les emplois du temps.

« Les 54 heures, c’est un vernis »

« Inscrire l’horaire dédié de manière obligatoire dans l’emploi du temps de tous les élèves rendrait son organisation trop rigide », justifie-t-on Rue de Grenelle. L’absence de cadrage fixe est perçue comme une « souplesse » pour « faciliter l’organisation d’actions ponctuelles au cours de l’année, tout particulièrement les semaines de l’orientation, les forums, les périodes d’immersion en milieu professionnel ou dans les établissements d’enseignement supérieur et notamment dans les universités ». Mais le ministère convient que « les actions mises en place sont hétérogènes en fonction des établissements et des équipes et manquent encore globalement de lisibilité et de cohérence ».

(...)

Avec la crise sanitaire, les salons de l’orientation se sont mués en visites et conférences virtuelles, parfois déroutantes pour le public lycéen. Dans son établissement rural du Lot-et-Garonne, Claude Garcia redoute plus encore cette année que ses élèves « manquent d’ambition à cause d’une méconnaissance des formations ». En tant que professeur principal, il a prévu une séance à distance pour « égréner » les possibilités. « Ceux qui comprennent vont aller chercher par eux-mêmes ensuite, mais la moyenne n’ira pas », pressent-il.

(...)

Soazig Le Nevé

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Education : de nombreux étudiants souhaitent se réorienter...

21 Janvier 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Université

Le sort des étudiants, privés de cours, de contacts et parfois de revenus préoccupe le gouvernement. Emmanuel Macron se rendra à l'université de Paris-Saclay (Essonne), jeudi 21 janvier.

Etudiante en première année d'histoire de l'art, Lydia Smadhi se rend, comme un an plus tôt, sur la plateforme Parcoursup. Après une année difficile, elle a décidé de se réorienter. "J'ai vraiment décroché. On est là, on est derrière notre écran, on regarde le prof parler, ce n'est pas comme en classe", confie-t-elle aux équipes de France Télévisions. Elle souhaiterait aujourd'hui entamer des études de japonais et est soutenue par sa famille. 

Jusqu'au 11 mars

A l'université de Cergy (Val d'Oise), les étudiants qui souhaitent se réorienter peuvent bénéficier de l'aide d'une conseillère. Sidonie Sauvé se prépare à de nombreuses visites et prévoit "une augmentation due aux cours à distance". Les étudiants en réorientation ont jusqu'au 11 mars pour s'inscrire sur Parcoursup et ajouter leurs vœux de formation

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Exclusif : Agité, répondeur, désordonné, rebelle : Le drôle de questionnaire du ministère pour les 3 ans

21 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

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EXTRAIT

"Répond mal à l'adulte". "Est agité". "Range n'importe comment". "Coupe la parole". Ces mentions sont extraites d'un questionnaire destiné aux élèves des petites sections de maternelle. Réalisée par la Depp, cette enquête va concerner 35 000 enfants qui seront suivis tout au long de leur scolarité. Mais que poursuit donc le ministère avec ces fiches d'observations qui rappellent de mauvais souvenirs

Comportementaliste et subjectif

Etalée sur plusieurs pages, la "grille d'observation élève" propose une vingtaine de questions par page, toutes relatives au comportement de l'enfant. L'enseignant doit cocher des cases pour dire si l'enfant se comporte ainsi souvent, parfois ou jamais. Le livret est nominatif et les données vont suivre l'élève jusqu'à sa sortie de l'éducation nationale.

Les questions posées sont comportementalistes et subjectives. On demande si l'enfant "répond mal à l'adulte". S'il "réagit de façon excessive". S'il "refuse de rentrer dans l'activité". S'il "ne réfléchit pas avant d'agir". S'il perd des vêtements. S'il "coupe la parole". S'il "a des accès de colère". On imagine les petites croix s'accumuler et un expert comportementaliste dessiner un profil permettant de classer l'enfant dans une catégorie.

35 000 enfants mis en fiches

(...)

F Jarraud

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Les élèves du lycée Louis Armand interviewent Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Baptiste Marteau... (vidéo)

21 Janvier 2021 , Rédigé par Lycée Louis-Armand Publié dans #Education

Les élèves du lycée Louis Armand interviewent Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Baptiste Marteau sur le thème :

« Comment concilier engagements personnels et carrière professionnelle ? »

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Affaire Avenir lycéen: un nouveau mouvement en gestation...

20 Janvier 2021 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Mairie de Sainte Catherine | Attention : Zone bleue

Des dirigeants du syndicat pro-Blanquer Avenir lycéen s’activent pour présenter une nouvelle liste « indépendante » aux prochaines élections. Une réunion s'est tenue à Lyon fin décembre dans un appartement loué par le syndicat, en pleine enquête ministérielle sur sa gestion financière.

Avenir lycéen est mort, vive Avenir lycéen ! Plusieurs dirigeants du syndicat pro-Blanquer, largement discrédité depuis les révélations sur ses malversations financières, s’organisent en vue de présenter une liste de « candidats indépendants » pour le prochain mandat (2021-2023) du Conseil supérieur de l’éducation (CSE).

Une réunion de préparation a notamment été organisée, fin décembre à Lyon, en vue de constituer la nouvelle structure, selon des témoignages et documents réunis par Mediapart. Ce rendez-vous a en partie été pris en charge par les moyens d’Avenir lycéen, alors même que le syndicat fait l’objet d’une enquête administrative du ministère sur la régularité de ses dépenses (ses réserves financières provenant pour quasi-intégralité d’une subvention publique accordée dans le cadre d’une convention).

Dénommée Les Lycéens !, la nouvelle structure se présente sur les réseaux sociaux comme le rassemblement de « candidats indépendants » provenant de différentes régions. « Nous n’existions pas au début du mois. Nous étions 40 il y a 7 jours. Nous sommes plus de 80 ce soir », s’est félicité le mouvement dans un message posté sur les réseaux sociaux le 31 décembre.

À la manœuvre, Gaëlle*, une ancienne présidente d’Avenir lycéen (AL) toujours très présente dans la vie du syndicat, avait envoyé, début décembre, un message à plusieurs académies en vue de trouver « des candidats et élus » souhaitant se présenter aux prochaines élections. Le samedi 19 décembre, cette même lycéenne proche des Jeunes avec Macron (JAM) a organisé, dans le deuxième arrondissement de Lyon, une réunion avec des militants Les Lycéens ! autour, notamment, des questions de démocratie lycéenne. Elle est arrivée la veille au soir dans la capitale des Gaules, avant de repartir le lendemain, dimanche 20 décembre, en début d’après-midi.

Était également présent à ce rendez-vous Franck*, un militant des Jeunes avec Macron qui fait partie des cofondateurs d’Avenir lycéen et avait échangé avec Jean-Michel Blanquer, le 2 juillet dernier, en vue de créer un think tank Avenir Éducation. Selon nos informations, ce même Franck a subitement remboursé près de 7 401 euros à Avenir lycéen en plusieurs virements émis à partir du 12 novembre 2020. La veille, le 11 novembre, le ministère venait de confirmer l’ouverture d’une enquête administrative visant à vérifier l’exactitude des révélations de Mediapart sur les dépenses du syndicat.

Ces remboursements viennent à eux seuls contester la version de Jean-Michel Blanquer, qui avait évoqué « une dépense apparemment sur 5 000 euros pas correcte »le 14 décembre sur France Culture, alors que les dérapages documentés par Mediapart concernaient des sommes bien plus importantes. Interrogé à plusieurs reprises, Franck, qui avait répondu à nos questions en novembre, n’a cette fois-ci pas retourné nos demandes d’explication sur les raisons de ces remboursements soudains.

(...)

Antton Rouget

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"Pandémie : des étudiants sacrifiés" - (Mais tellement sages...)

20 Janvier 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Université, #Education

"Pandémie : des étudiants sacrifiés" - (Mais tellement sages...)

Plus de cours en présentiel, plus de stages ou de voyages à l’étranger, pas de sortie possible après 20 heures et surtout… plus de boulot étudiant. Depuis la fin octobre, les étudiants sont "en mode survie". A Chambéry, le campus de l’Université Savoie Mont Blanc est vide, sauf le mardi.

Dans un local prêté par le CROUS, Nadia, présidente de l'association Etudébrouille participe aux distribution alimentaires. L'association a enregistré 130 inscriptions depuis le début de l'année et a triplé son nombre de bénéficiaires.

C'est dur de se concentrer sur ses études quand on doit déjà se demander comment on va pouvoir manger.

Les emplois universitaires, proposés par la fac pour les étudiants les plus précaires, ne sont plus d'actualité en période de confinement. A Chambéry, étudiants étrangers ou issus de familles en difficulté financière doivent se débrouiller seul dans des petits studios et faire face au coût d'une vie qui se fait de plus en plus pénible.

Les doutes, propres à de nombreux étudiants, se font de plus en plus prégnants : "ai-je fait les bons choix?", "Ne vaut-il pas mieux opter tout de suite pour la vie active?".

- Roxane a 22 ans. Etudiante et jeune mère, elle est en licence de droit et doit faire face à cette épreuve sans ressources autre que les aides dont elle bénéficie. Au moment de venir étudier à Chambéry après avoir obtenu un visa, elle avait découvert sa grossesse qui l'a forcée à refaire une première année de fac. 

Depuis cet incident, aucun membre de ma famille ne m'adresse plus la parole.

Quand il a découvert que j'avais eu un enfant, mon propriétaire s'est énervé, il a jeté mon frigo et toutes mes affaires par la fenêtre.

Finalement relogée près de l'université, les cours ne se font plus en présentiel. Suite à une rupture numérique, elle n'a pas été en mesure de passer certains examens. 

Quand ma fille dort et que je sais qu'elle ne se réveillera pas, vers une ou deux heures du matin, je me lève et je fais mes devoirs jusqu'à 5 heures avant de me réveiller à nouveau quelques heures plus tard.

Roxane a été employée dans différentes boîtes, de Monoprix à O'Tacos qui, à cause du confinement, ont été contraintes de licencier. Payer ses charges et se nourrir, elle et son enfant, est parfois très difficile.

J'ai envie de continuer mes études, ça a toujours été mon but mais je ne peux pas abandonner ma fille, je veux pouvoir, malgré tout ce qu'on traverse, être un exemple pour elle. 

Pouvant compter sur le soutien des assistantes sociales ou des conseiller.e.s de la Mission Locale, une de ses grandes craintes est pourtant d'être rapatriée et d'être séparée de sa fille par sa famille.

Avec ma mère, on se parle en cachette. Pour ma famille, avoir un enfant hors-mariage est une abomination, on ne me le pardonnera jamais.

Reportage : Valérie Borst  

Réalisation : Cécile Laffon

Chanson de fin: "Weight" par Ian William Craig, 2020

Merci aux étudiants du campus de Jacob-Bellecombette, à Sabrina, Roxane et Nadia de l’association Etudébrouille. Merci à La plateforme de soutien de l’USMB (Université Savoie Mont Blanc).

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/pandemie-des-etudiants-sacrifies?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OojN5VSMd2TMt8SkIKwMoFh&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=634136#xtor=EPR-2-[LaLettre19012021]

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Liste noire au ministère de l’Éducation nationale...

20 Janvier 2021 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Liste noire au ministère de l’Éducation nationale...

EXTRAITS

Une histoire vraie, drôle mais triste, où l'on voit comment Jean-Michel Blanquer bâillonne un chercheur qui conteste sa manière d'instrumentaliser les scientifiques.

Deux protagonistes :

  • Monsieur X est un cadre de l'Education nationale, pilote de la Mission "Maîtrise de la Langue" d’une académie. (L’anonymat est destiné à lui éviter tout ennui avec sa hiérarchie.)
  • Roland Goigoux est professeur émérite à l’université Clermont-Auvergne

Le 7 janvier 2021, courriel de monsieur X à Roland Goigoux

Monsieur le Professeur,

Dans le cadre du plan français, il est prévu de proposer aux CPC de l'académie de XXX, un temps de formation sur la compréhension le XX/05/2021 au matin (9 h à 12 h).

Nous serions très honorés si vous pouviez intervenir devant eux pour leur présenter les processus à l'œuvre dans la compréhension. Cette intervention pourrait présenter aussi les obstacles rencontrés par les élèves et les stratégies les plus efficaces pour les aider à les surmonter.

Dans le cas, où vous ne seriez pas disponible pour cette intervention, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous recommander un des membres du laboratoire ACTE, qui pourrait nous faire profiter des acquis de la recherche du laboratoire.

Vous remerciant par avance de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Professeur, l'expression de ma parfaite considération.

Le 12 janvier, de Roland Goigoux à monsieur X

Cher collègue,

je vous remercie pour votre invitation et pour la confiance dont elle témoigne.

Je pense être libre à la date indiquée mais, avant d'aller plus loin dans cette réponse, je me demande s'il n'y a pas un malentendu.

Jean-Michel Blanquer a suggéré aux recteurs de ne plus m'inviter car j'étais trop critique envers sa manière d'utiliser la recherche scientifique. Depuis deux ans, je ne reçois plus la moindre invitation d'un cadre de l'Éducation nationale alors que j'en recevais une à deux par semaine auparavant. L'Inspection générale et la DGESCO ont ainsi refusé que je sois sollicité comme expert dans des groupes de travail sur les constellations et sur l'enseignement de la compréhension lorsque Elisabeth Bautier et Marie-France Bishop l’ont suggéré. Récemment encore, la DGESCO est intervenue pour que l'Institut français de l'éducation (ENS Lyon) ne m’invite plus dans ses formations de formateurs. Luc Ria, son directeur et membre du conseil scientifique de l’Education nationale, m’en a informé et l’IFé m’a exclu d’une conférence sur l'enseignement de la lecture documentaire que je devais donner avec ma doctorante Juliette Renaud. http://formation-ife.ens-lyon.fr/training/33/48

En d'autres termes, êtes-vous certain que votre invitation soit soutenue par le recteur de votre académie ?

Très cordialement,

(...)

Courriel le 19 janvier, de Roland Goigoux à monsieur X

Cher collègue,

Je vous remercie de m’avoir informé que la réponse du cabinet de monsieur le recteur était négative et avoir ainsi confirmé que j’étais sur la liste noire du ministère de l’Education nationale.

J’imagine que cette réponse était assortie d’une injonction à ne laisser aucune trace écrite de ce refus.

Je vous remercie aussi pour l’intérêt que vous portez à nos travaux.

Vous ne m’en voudrez pas, je l’espère, si je fais mention de cette nouvelle interdiction professionnelle sur mon blog après avoir rendu anonymes nos échanges.

Cordialement,

P.S. A l’assemblée nationale, le 19 janvier, Jean-Michel Blanquer a annoncé son intention « d’assouplir notre système et de donner plus de liberté aux acteurs ".

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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« Je me sens chanceux d’aller en cours » : les étudiants en BTS, presque sains et saufs...

20 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« Je me sens chanceux d’aller en cours » : les étudiants en BTS, presque sains et saufs...

Ils sont les seuls, avec ceux des classes préparatoires, à suivre leurs cours en présentiel. Un enjeu majeur pour ces élèves : à Champigny-sur-Marne, la moitié du BTS informatique a décroché lors du premier confinement.

Au lycée Langevin-Wallon, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), quelques notes de la chanson Englishman in New York de Sting s’échappent des haut-parleurs, et annoncent la fin d’une heure de cours. Les deuxièmes années de BTS systèmes numériques informatique et réseaux (SNIR) regagnent la salle B 309. Les grandes tables habituellement partagées par deux étudiants sont désormais occupées par un seul, distanciation physique oblige. « Qui veut venir au tableau corriger l’exercice 14 ? », lance, enthousiaste, Julie Zylberyng, leur professeure.

Cette scène n’a en apparence rien d’extraordinaire. Mais dans le monde de l’enseignement supérieur, elle est une exception. Depuis octobre, les 260 000 étudiants qui préparent un BTS, ainsi que les 85 000 qui sont inscrits dans les classes préparatoires ont continué à aller en cours. Pourquoi ? Une raison est avancée : leur enseignement se déroule dans les lycées, qui sont restés ouverts. Les deux millions d’étudiants des universités, des IUT, des grandes écoles suivent leurs cours derrière leur ordinateur, à l’exception, dans certaines filières, de quelques travaux pratiques et de classes par groupes de dix, seulement pour les premières années.

« Je me sens chanceux, c’est un réel avantage d’aller en cours », confie Boran Yildiz, étudiant en deuxième année du BTS. Lors du premier confinement du printemps, les cours à distance, « sympas au début », étaient très vite devenus compliqués à suivre pour lui. « J’ai des lacunes en maths, le fait de pouvoir interagir avec la prof m’aide beaucoup. A distance, c’est plus difficile de poser des questions. »

(...)

Boran Yildiz pense souvent à ses camarades qui étudient à l’université. « Ils le vivent très mal. Certains ont des pensées noires… » « J’ai des amies qui s’accrochent comme elles peuvent pour suivre les cours à distance, mais elles ont beaucoup de difficultés, elles sont démotivées », décrit, à son tour, Marion Mignot, 21 ans, l’une des deux seules filles de la promotion. L’étudiante, originaire de Bourgogne, partage un appartement avec sa sœur. Lors du précédent confinement, elle avait enchaîné les petits boulots pour aider ses parents à financer son logement.

Décrochage scolaire et aide sociale

Marion Mignot pense que, dans la même situation que ses amies, avec des cours 100 % en ligne, elle aurait songé à abandonner ses études. D’ailleurs, au cours du premier confinement, quand les cours ont basculé en ligne, certains de ses camarades de BTS n’ont pas résisté : une quinzaine environ ont abandonné entre mars et la rentrée de septembre, notamment ceux qui étaient en difficulté scolaire. « Nous avons perdu la moitié de notre promotion », déplore son camarade Fabio Rizzo.

(...)

Au Lycée Langevin-Wallon, plusieurs étudiants rencontrent des difficultés sociales et financières. Entre 20 % et 30 % des élèves de BTS – pour la majeure partie d’entre eux des étudiants étrangers – viennent frapper à la porte de Pascale Martin, l’assistante sociale. Elle constate des situations « plus dégradées qu’auparavant »« Jusqu’à présent, j’avais peu de demandes pour des besoins alimentaires, les étudiants se débrouillaient avec des petits jobs. Cette année, j’en ai orienté cinq vers les Restos du cœur, ils s’y rendent chaque semaine. »

Quelques notes d’Englishman in New York retentissent une fois de plus. Bruit de chaises, voix qui s’élèvent dans les couloirs… en cette période chamboulée, Boran Yildiz et ses camarades étudiants vivent dans un semblant de normalité. De quoi susciter l’interrogation de tous ces autres, qui réclament la réouverture des universités.

Romane Pellen

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"Jean-Michel Blanquer a-t-il voulu effacer le bilan de ses prédécesseurs ?"

20 Janvier 2021 , Rédigé par Capital Publié dans #Education

"Jean-Michel Blanquer a-t-il voulu effacer le bilan de ses prédécesseurs ?"

EXTRAITS

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Jean-Michel Blanquer a-t-il voulu faire table rase du passé ? Dans une question écrite à laquelle le cabinet du ministre a répondu, mardi 12 janvier, le député Les Républicains du Bas-Rhin, Patrick Hetzel, déplorait avoir rencontré les pires difficultés pour consulter les travaux des anciens locataires de la Rue de Grenelle, en surfant sur le site du ministère de l’Education nationale. Et particulièrement ceux des ministres les plus récents. Exit l’héritage de Najat Vallaud-Belkacem, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Luc Chatel ou Xavier Darcos, les titulaires du portefeuille qui se sont succédés depuis le début des années 2000 ?

“Tout ce qui est antérieur à 2017 a été effacé”, affirme Patrick Hetzel, citant l’exemple des données de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), le service statistique ministériel, qui contribue à l’évaluation des politiques publiques de l’Education nationale. “Pour les retrouver, il faut aller sur le site de l'Insee, ce qui n'était pas d'usage sous les ministres précédents”, poursuit l'ancien conseiller Éducation de François Fillon, à Matignon. Qui s’agace : “Le portail numérique du ministère est un service d’information à destination du grand public, pas l’outil de propagande de Jean-Michel Blanquer”.

Si les noms des prédécesseurs de Jean-Michel Blanquer apparaissent sur une page consacrée à l’historique du ministère, le moteur de recherche situé sous l’onglet “Publications, statistiques et rapports” du site du ministère de l’Education nationale, ne propose, en effet, aucun résultat antérieur à 2017.

(...)

... Selon la version de la Rue de Grenelle, c’est la récente modernisation du site du ministère de l’Education nationale (intervenue en février 2020), dont la dernière mouture datait de 2009, qui aurait provoqué la mise à l’index de certaines données.

(...)

En résumé, s’il n’est pas tout à fait exact d’affirmer que les données statistiques préalables à 2017 ont disparu du portail du ministère de l’Education nationale, elles ont néanmoins été reléguées dans un espace d’archives de la DEEP. L’accès à ces éléments reste possible en quelques clics depuis la page d’accueil du site du ministère, mais leur visibilité a été considérablement réduite. Notamment pour l’internaute lambda, qui se rend pour la première fois sur le portail education.gouv.fr.

Barthélémy Philippe

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Covid-19 : les chefs d'établissement scolaire "en ont un petit peu marre" d'aller "de protocole en protocole", selon le SNPDEN-UNSA

19 Janvier 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Covid-19 : les chefs d'établissement scolaire "en ont un petit peu marre" d'aller "de protocole en protocole", selon le SNPDEN-UNSA

Le syndicat est sceptique concernant l'encadrement des élèves pour exécuter le nouveau protocole sanitaire.

Les chefs d'établissements scolaires "en ont un petit peu marre" d'aller "de protocole en protocole", affirme lundi 18 janvier sur franceinfo Didier Georges, membre de l'exécutif SNPDEN - UNSA, le syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale. Le gouvernement a mis en place un protocole renforcé notamment dans les collèges pour éviter au maximum la diffusion du Covid-19"Mes collègues chefs d'établissement sont extrêmement dévoués et on le sait maintenant depuis très longtemps. Maintenant, nous allons de protocole en protocole et ils en ont un petit peu marre. Il faut quand même l'avouer", a confié Didier Georges.

Le nouveau protocole veut mettre fin au brassage des élèves de différentes classes à la cantine et propose l'élargissement des plages horaires pour aller déjeuner : "Je ne suis pas sûr que tous les établissements disposent en tout cas de personnel suffisant pour encadrer correctement les élèves dans cette situation", a-t-il réagi.

Les cours de sport en intérieur sont aussi suspendus. Selon lui, "c'est une grande déception pour les professeurs d'EPS qui avaient mis en œuvre sur l'ensemble du territoire national beaucoup de mesures pour pouvoir continuer les activités d'éducation physique et sportive", a estimé Didier Georges.

Le représentant SNPDEN - UNSA regrette que l'hybridation de l'enseignement ne soit pas proposée dans les collèges : "On a aussi mesuré l'impact, de mars à juin, de l'absence de l'ouverture des établissements scolaires. Néanmoins, si la situation sanitaire l'impose, l'hybridation est une solution qu'il aurait fallu élargir et pas simplement conserver pour les lycées", a-t-il affirmé.

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