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Vivement l'Ecole!

education

Qu'est-ce que le "Labello challenge", nouveau défi dangereux des réseaux sociaux ?

15 Mai 2022 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

https://cache.marieclaire.fr/data/photo/w1000_ci/69/labello-challenge.jpg

Un nouveau défi prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux, comme TikTok. Le but de ce jeu ? À la base, échanger un baiser pour deviner le goût du baume à lèvres d’un camarade. Mais aujourd’hui le phénomène connaît des variantes dangereuses, qui peuvent pousser les adolescents au suicide.

Aux abords d’un collège parisien, Lamia, 13 ans, élève en classe de cinquième, a déjà entendu parler du "Labello challenge". Un défi, né il y a près d'un an, et qui consistait dans un premier temps à échanger un baiser pour deviner le goût du baume à lèvres d’un ou une camarade. Mais la règle a évolué, pour notamment devenir la suivante : couper un morceau de son stick à lèvres dès que l’on ne se sent pas bien. Et une fois le tube terminé, les adolescents sont appelés à se mutiler, jusqu’à se suicider. "Les vidéos de ce défi tournent beaucoup au collège, je trouve que cela fait peur et que c’est complètement idiot", raconte la jeune fille, téléphone portable en main. "Ma petite sœur qui est au collège m’a déjà montré ces vidéos, je trouve ça très grave" , ajoute Héloïse, une lycéenne parisienne rencontrée par France Inter.

Si ce n'est pas le premier jeu de ce type qui prend de l'ampleur avec ou sans les réseaux sociaux (on se souvient du jeu du foulard ou du "blackout" challenge), aucune tentative de suicide n’a heureusement été répertoriée pour le moment par les autorités. Mais le jeu inquiète les parents comme Francesca, venue chercher son fils au collège : "C’est horrible, mais ce n’est pas la première fois qu’un phénomène de ce type débute sur les réseaux sociaux, il y en a sans arrêt", explique-t-elle. Cette mère de famille mise sur la surveillance, "je regarde ses tablettes, je contrôle et vérifie ce qu’il fait", termine-t-elle.

La gendarmerie fait de la prévention

Le ministère de l’Intérieur a déjà posté des campagnes de prévention sur les réseaux sociaux. Lundi 9 mai, la gendarmerie du Nord a aussi diffusé un post pour appeler à la vigilance face à ce challenge"Si un camarade se rend compte qu’un ami met du baume à lèvres régulièrement à cette période de l’année où la météo est clémente, il peut s’inquiéter et se doit d’alerter", explique le Colonel Laurent Gladieux, commandant en second de la gendarmerie du Nord.

Pour l’heure le phénomène n’est pas quantifiable. Les autorités indiquent qu’une cellule d’écoute pour les violences numériques lancée par le ministère de l’Intérieur et l’association E-Enfance est joignable au 3018 pour les parents et les adolescents.

Lucie Rispal

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Un élève trans de 15 ans se suicide dans son lycée du Mans

14 Mai 2022 , Rédigé par Têtu Publié dans #Education

La transidentité, c'est quoi? – Biais inconscients, diversité et inclusion.

Un jeune lycéen trans s'est donné la mort en sautant du troisième étage de son établissement du Mans. Âgé de 15 ans, il avait selon ses amis prévu de faire bientôt son coming out auprès de ses parents.

Nouveau drame dans la jeunesse LGBTQI+. Ce vendredi 13 mai, un lycéen trans âgé de 15 ans a mis fin à ses jours en sautant du troisième étage de son établissement du Mans, dans la Sarthe, rapporte France 3 Pays de la Loire.

C'est dans la matinée, lors de la pause de 10 heures, que s'est nouée cette tragédie. "Il avait un cours de français pendant 2 heures et pendant l’intercours il était allé prendre l’air sur un balcon et il a essayé de sauter. Une de ses camarades a essayé de le rattraper mais n’a pas réussi à le retenir", témoigne une lycéenne auprès du média local.

"Il voulait faire son coming out à ses parents"

Ce sont les camarades de l'adolescent qui ont indiqué sa transidentité aux journalistes sur place. "Il nous a dit il n’y a pas longtemps qu’il voulait faire son coming out à ses parents. Son beau-père n’avait pas l’air très joyeux, mais il avait l’air d’être content d’en parler à sa mère. Il se disait : 'C’est cool je pense qu’elle va bien le prendre'", témoigne une amie de la victime. "Il nous a dit qu’il n’allait pas très bien. Pour autant, quelques jours après je le vois sourire, faire des blagues. Je ne pensais pas que ça arriverait", ajoute une autre lycéenne.

Une cellule psychologique a été ouverte dans le lycée où les cours ont été suspendus pour la journée. "Toute la communauté éducative est en deuil. Nous assurons tout notre soutien aux parents, aux élèves de la classe ainsi qu’à tout le personnel du lycée", a déclaré Mathias Bouvier, le directeur des services départementaux de l’éducation (DASEN), lors d’une conférence de presse rapportée par Ouest France, manifestement pas au courant de la transidentité de l'élève que le journal genre au féminin. Le quotidien local rapporte également que le maire du Mans, Stéphane Le Foll, a réagi en disant "s’associe(r) à la peine de la famille et de ses proches, ainsi que celle des enseignants du lycée".

Ce drame rappelle une nouvelle fois que le taux de suicide est largement plus élevé chez les jeunes LGBTQI+ que dans la moyenne de la population. En octobre dernier Dinah Gonthier, 14 ans, avait été retrouvée par sa mère pendue dans sa chambre après avoir été victime pendant plusieurs années de harcèlement scolaire.

Gabriel Moullec

Si vous êtes en proie à des pensées suicidaires, ne restez pas seul·e. Des lignes d'écoute sont disponibles, comme Suicide écoute, disponible 24h/24 et 7/j7 au 01 45 39 40 00SOS homophobie dispose également d'un chat d'écoute en ligne et d'une ligne d'écoute anonyme au 01 48 06 42 41.

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Bac de SES ou endoctrinement macroniste ? (+ complément d'enquête via Libé)

14 Mai 2022 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Bac de SES ou endoctrinement macroniste ? (+ complément d'enquête via Libé)

EXTRAIT

Comment le sujet de spécialité SES oblige les élèves à légitimer l'idéologie capitaliste néolibérale portée par E. Macron ? Ce sujet du bac, très orienté, montre que l'un des derniers lieux de réflexion, l'école, est touché par l'imposition de la pensée dominante.

 

En ce jeudi 12 mai, j'ai eu l'honneur de surveiller les épreuves de spécialités de terminale et, dans l'ennui profond qui prévaut dans ces moments, je me suis penché sur le sujet de SES. Les trois questions de connaissances ont heurté ma neutralité de fonctionnaire en raison des implications idéologiques qu'elles sous-tendent. En effet, ces questions obligent les élèves à penser dans un seul sens, et ce sens est celui du capitalisme néolibéral. En d'autres termes, ce qui est demandé aux élèves, c'est de légitimer scientifiquement le programme d'E. Macron.

 

Extrait du sujet de SES du bac 2022

« A l'aide de deux exemples, montrez que le travail est source d'intégration sociale ». La musique est familière. C'est sur cet argument que s'est appuyé le président-candidat pour justifier sa mesure sur le travail forcé en contrepartie du RSA. Et pourquoi le travail forcé serait liberticide puisque, comme dirait l'autre, le travail rend libre ? Pourtant, si elle avait été isolée, cette question (qui n'en est pas une mais qui est en fait une affirmation à justifier, comme les deux suivantes) ne m'aurait pas heurté. Pourquoi pas ? Il est vrai que le travail est une source d'intégration sociale comme le chômage, en miroir, peut être source d'exclusion sociale. Il est cependant dommage que l'on n'amène pas les élèves à réfléchir sur d'autres vecteurs d'intégration sociale, comme la vie associative par exemple. Mais soit, qu'il en soit ainsi, en plus le travail c'est la santé.

« A partir d'un exemple, vous montrerez que l'innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance ». Plus alambiquée, cette affirmation imposée que l'élève doit démontrer (encore !) sous-tend que l'innovation est la solution à la crise écologique et permet de persévérer dans la course à la croissance. La croissance verte, voilà la solution ! Démontrez-le. Par un exemple, parce qu'il est vrai que demander plus, alors que les exemples manquent même aux experts, ce serait un peu trop ambitieux. La sobriété, la décroissance, bref la diminution de la consommation, ces solutions ne pourront pas être évoquées. Les limites écologiques ne sont pas un problème pour le capitaliste : il suffit de les reculer grâce à son génie innovant. Macron peut donc continuer sa politique écologique qui consiste à ne rien faire, dans l'attente messianique des fameuses innovations.

« A l'aide d'un exemple, vous montrerez que l'action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale peut produire des effets pervers » La dernière mais pas des moindres. N'est-ce pas un prisme étonnant que d'aborder la question de la politique publique de justice sociale uniquement par ses effets pervers ? Comme dirait Macron, « on dépense un pognon de dingue » pour ces assistés et il y a toujours des pauvres. Non seulement c'est coûteux mais en plus on demande aux élèves de prouver que c'est néfaste. Allons-y gaiement.

(...)

A Leucha

Suite et fin en cliquant ci-dessous

 

Et pour compléter

 

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Recrutement des enseignants : face à l’échec du tandem Macron/Blanquer, l’heure du choix

14 Mai 2022 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education

Recrutement des enseignants : face à l’échec du tandem Macron/Blanquer, l’heure du choix

Yannick Trigance
Conseiller régional Île-de-France,
Secrétaire national à l'École, l'Éducation et l'Accès aux savoirs

La fin du quinquennat éducatif Macron/Blanquer restera marquée du sceau d’un échec cinglant en matière de recrutement des enseignants. Nous assistons en effet à une année 2022  catastrophique avec des déficits abyssaux de recrutements dans des disciplines comme les mathématiques, l’allemand ou encore les Sciences et Vie de la Terre (SVT).

Les premiers résultats des épreuves d’admissibilité aux CAPES 2022 sont éloquents : 816 candidats admissibles en mathématiques contre 1 705 en 2021 – pour 1 035 postes –, 83 admissibles en allemand contre 177 en 2021 – pour 205 postes proposés – et 425 candidats admissibles en SVT – contre 552 en 2021 – pour 260 postes à pouvoir.

Au-delà de ces chiffres édifiants, rappelons  de la même manière que d’autres disciplines telles que l’histoire-géographie, l’anglais où les lettres se retrouvent dans des situations particulièrement critiques en matière de recrutements.

Par ailleurs cette baisse conséquente – et pour le moins préoccupante – du nombre de candidats ne date pas de cette seule année 2022 puisqu’aux concours du CAPES externe, le nombre de candidats a diminué fortement depuis 2018, passant de 33 490 en 2019 à 31 494 en 2021.

Cette crise du recrutement frappe également le premier degré avec, dans certaines académies comme celles de Montpellier, de Dijon ou de Briançon, une diminution du nombre de candidats qui laisse entrevoir des lendemains bien difficiles dans un certain nombre d’établissements où les équipes éducatives seront durablement incomplètes.

Ce constat établi, il convient d’en analyser les principales causes pour mieux définir les mesures indispensables à mettre en place afin de redonner à notre système éducatif toute son attractivité et son efficacité.

Les salaires des enseignants

Sujet très largement abordé pendant la campagne présidentielle, la question des salaires reste cruellement d’actualité. En euros constant, depuis ces 20 dernières années, les enseignants ont perdu entre 15 % et 20 % de leur rémunération.

Leur salaire est inférieur à celui des actifs du privé de 21 % dans le pré-élémentaire, de 23 % dans l’élémentaire et de 12 % au collège.

La réalité, c’est que 70 % des professeurs des écoles et 50 % des certifiés gagnent moins de 2 500 euros nets, primes et heures supplémentaires comprises et qu’après 15 ans de carrière les enseignants français du premier degré sont payés 14 % de moins que leurs collègues de l’OCDE et ceux du second degré 20 % de moins.

Comment aujourd’hui vouloir  s’engager dans l’Éducation nationale avec un salaire égal à 1,1 SMIC après 5 années d’études universitaires ?
Sans une revalorisation salariale conséquente, la pénurie d’enseignants ne cessera de s’aggraver avec des conséquences dramatiques sur le fonctionnement des équipes pédagogiques.

La formation des candidats recrutés

La réforme engagée par le ministre Blanquer a tari la source des candidatures. En effet, jusqu’en en 2021, les étudiants en master avaient la possibilité de devenir fonctionnaire stagiaire rémunéré dès la seconde année de formation.

En supprimant cette possibilité, le ministre de l’Éducation nationale  a écarté une grande partie de candidats issus de milieux modestes qui, en l’absence d’une formation rétribuée, ont dû renoncer à s’engager dans ce cursus faute de moyens financiers.

Le statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré, le principe de pré-recrutement constituent des  conditions indispensables à l’élargissement du recrutement des enseignants avec à la clé une diversité sociologique des profils absolument essentielle pour notre école publique et pour ses élèves.

Le nombre de postes mis au concours

Entre 2012 et 2017, l’Éducation nationale a créé 60 000 postes : depuis le début du quinquennat Macron/Blanquer,  c’est une politique tout à fait inverse qui s’est mise en place. Alors que la démographie scolaire des collèges et lycées augmentait très sensiblement ces dernières années, le nombre de postes au CAPES chutait de 7 315 postes en 2017 à 5 225 postes en 2022, soit une baisse de 28,5 %. Au final, c’est plus d’un millier de postes dans le second degré – soit entre un poste sur 5 et un sur 4 – qui ne seront pas pourvus.

En supprimant près de 8 000 postes en 5 ans dans le second degré, soit l’équivalent de 175 collèges, le tandem Macron/Blanquer a non seulement renvoyé une image dévalorisante et dévalorisée du métier d’enseignant, mais il a également dégradé les conditions de travail dans les établissements scolaires : classes sur chargées, options supprimées, manque de remplaçants, rupture de la continuité éducative… Tout en faisant exploser le nombre de contractuels, engageant au passage une remise en cause sous-jacente du service public d’enseignement.

L’accompagnement des enseignants

Dans quel milieu professionnel de près d’un million de salariés autre que celui de l’Éducation nationale trouve-t-on aussi peu d’accompagnement humain, de suivi et de gestion du déroulement des carrières, de mobilité professionnelle, de formation continue, de prévention en matière de santé ?

Accompagnement professionnel individuel et collectif des équipes pédagogiques en matière d’apprentissages et d’évaluation des élèves, construction de démarches pédagogiques, élaboration de projets disciplinaires et interdisciplinaires… Autant de leviers qui restent à  mettre en place de manière pérenne afin de permettre aux enseignants et aux équipes d’évoluer, de développer et de consolider leurs compétences professionnelles au service de la réussite de tous les élèves.

Alors que les élections législatives approchent, rappelons qu’elles seront porteuses d’un choix majeur pour notre école.

Soit notre système éducatif continue sa dérive engagée depuis 5 ans avec une école néo-libérale soumise à la loi du marché, une école qui aggrave la concurrence, la compétition et les inégalités entre les établissements, les enseignants et les élèves.

Soit nos concitoyenn·e·s font le choix d’une école de la République juste pour tous, exigeante pour chacun, le choix d’une école qui démocratise la réussite et qui ne laisse personne au bord du chemin.

Pour nous, socialistes et membres de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale, le choix est fait : c’est bien celui d’une École de l’égalité et de l’émancipation, d’une École qui prépare l’avenir et la réussite de chaque jeune, partout sur le territoire de la République.

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Recrutement des enseignants : une année 2022 noire avec moins de candidats et moins d'admissibles

13 Mai 2022 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Pierre Soulages à Lausanne - Le noir transmuté - ArtsHebdoMédias

Tableau de Pierre Soulages

Plus de 200 candidats manquants en mathématiques, plus de 130 en allemand. Les premiers résultats des épreuves d'admissibilité du Capes sont inquiétants. Y aura t-il assez d'enseignants devant les élèves à la rentrée prochaine ?

On savait le métier de moins en moins attirant ces dernières années, mais 2022 semble être une année catastrophique pour le recrutement des enseignants. Les concours pour entrer dans la profession ont de plus en plus de mal à faire le plein. D'après les premiers résultats des épreuves d'admissibilité du Capes connus depuis mardi, dans plusieurs disciplines il faut s'attendre à d'importants déficits dans les effectifs, notamment en mathématiques et en allemand.

Une chute vertigineuse

Cela fait des années que la discipline des maths est déficitaire, mais cette année les prétendants sont encore moins nombreux : 816 candidats admissibles sur 1035 postes de professeurs de mathématiques ouverts, soit deux fois moins de prétendants qu'en 2021. Il manque donc déjà plus de 200 professeurs potentiels et ce sera bien plus après les oraux d'admission puisque les jurys veillent tout de même à ne pas trop abaisser le niveau de recrutement.

Même constat concernant la discipline allemand, avec une chute vertigineuse : 83 candidats admissibles pour 215 postes ouverts, et là aussi les prétendants ont fondu de plus de moitié par rapport à l'année dernière.

Année de transition

"C’est une année noire mais ce n’est pas la première”, réagissait jeudi matin sur France Info Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, "ça fait plusieurs années qu'on perd des postes".

C'est dû en partie à une réforme des concours qui se passent désormais à la fin du master 2 et non plus en master 1. Ceux qui ont passé le concours en master 1 l'an dernier, et qui l'ont déjà eu, ne vont pas se représenter, le vivier de candidats est donc moins important cette année en master 2. C'est une année de transition. Mais le phénomène est en réalité plus ancien, avec une érosion continue du nombre de candidats dans certaines disciplines, qui s'est accélérée depuis 2018.

A France Inter, Bruno Bobkiewicz, le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN), explique qu'il y a "d'abord un problème important d'attractivité du métier qui dépasse largement le cadre des mathématiques, qui est lié à l'image globale qu'a le métier d'enseignant aujourd'hui, et évidemment, au niveau de rémunération. Et puis, on a une conséquence très directe de la logique de mastérisation qui fait qu'aujourd'hui, on attend un bac +5 pour le passage des concours et qui, effectivement, réduit le vivier. Et quand on a bac +5, objectivement, on a certainement d'autres opportunités que celui de devenir enseignant avec un niveau de rémunération qu'on connaît."

Le ministère assure qu'il avait anticipé. Qu'en maths par exemple, il y a des professeurs fonctionnaires en surnombre et 20% de contractuels en moins depuis 3 ans. "Y aura t il suffisamment d'enseignants ? Le ministère nous dit que oui. On a quand même quelques inquiétudes puisque la crise Covid nous a montré que le vivier de remplacement était déjà complexe à identifier. Donc, on ne peut être qu'inquiet", alerte Bruno Bobkiewicz.

Une situation aussi alarmante dans le premier degré

On constate aussi cette désaffection pour le métier de professeur des écoles avec des taux d'admissibilité en baisse selon les académies. A Dijon par exemple, la marge est très faible : 198 admissibles pour 172 postes.

Et ce sont les académies d'Ile de France qui seront les plus déficitaires.

Sonia Princet - Adrien Toffolet

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Éducation nationale : où sont passés les candidats des concours de recrutement des enseignants ?

13 Mai 2022 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Recherche, Loupe, Détective, Verre, Concept Internet. Personne Dessinée à  La Main Recherchant Avec Croquis De Concept De Loupe. | Vecteur Premium

Le métier d'enseignant n'attire plus : tous les postes ouverts aux différents concours pour devenir professeur ne seront pas pourvus cette année, selon les premiers résultats publiés ces derniers jours.

Il n'est déjà pas toujours facile de trouver des remplaçants quand des enseignants sont absents, et cela risque encore de s'aggraver. Tous les postes ouverts aux différents concours pour devenir professeur ne seront pas pourvus cette année, selon les premiers résultats publiés par l'Education nationale.

Si ce phénomène n'est pas nouveau, en revanche, il s'accentue d'année en année et pourrait provoquer des situations complexes dès la rentrée prochaine. Plusieurs disciplines de collège et lycée sont particulièrement concernées, notamment les maths, ou l'allemand.

Plus d'un millier de postes ouverts

Ce manque de candidats aux différents concours, dont le Capes, concours pour devenir enseignants du second degré, s'explique relativement simplement : ce n'est pas que les postulants ne sont pas au niveau, ils ne sont simplement pas assez nombreux. En allemand par exemple, il y a moins de candidats admissibles que de postes ouverts, après les premières épreuves écrites. Au bout du compte, avant même les dernières épreuves orales d'admission, 83 sont admissibles pour 215 places disponibles.

Idem en maths : 816 sont admissibles pour 1035 postes ouverts. Et c'est bien dans cette matière, les mathématiques, que la situation est la plus critique : on va justement avoir besoin de plus de professeurs, à la rentrée prochaine avec le retour des maths dans le tronc commun en classe de première.

Les syndicats, eux, sont bien plus inquiets et rappellent leur demande de hausse des salaires, notamment, pour contribuer à rendre le métier plus attractif.

"L'urgence, c'est les salaires"

Invitée de franceinfo, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, ne cache pas son inquiétude : "L'urgence, c'est clairement d'abord une question de salaire. Il faut rappeler que les enseignants débutants sont à 1,1 fois le SMIC. Il faut rappeler aussi que les enseignants débutants sont éligibles à la prime d'activité, qui est un dispositif de lutte contre la pauvreté. Il y a urgence à vraiment prendre des mesures fortes pour nos salaires de début de carrière, mais aussi pour l'ensemble de la carrière des enseignants."

"Aujourd'hui, qu'un jeune qui se destine à ce métier puisse se dire qu'il va être correctement rémunéré et  bien pouvoir faire son métier. Cela veut dire aussi travailler, par exemple, sur les conditions de travail, les effectifs par classe.... Mais aujourd'hui, vraiment, il y a une urgence en termes de salaires", précise-t-elle sur franceinfo.

Malgré tout, le ministère de l'Education, se veut rassurant : "On avait anticipé", "Il n'y a pas de difficulté particulière", assure l'équipe de Jean-Michel Blanquer.

 

Xavier Allain - Noémie Bonnin

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Russie : comment le Kremlin a fait des écoles, depuis les petites classes jusqu’à l’université, un terrain d’endoctrinement

12 Mai 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Poutine ressuscite l'éducation physique à la soviétique · Global Voices en  Français

Collage de Nina Jobe

EXTRAITS

Flashmobs, vidéos, quiz : depuis le début de l’« opération spéciale » en Ukraine, l’éducation est devenue un terrain d’endoctrinement.

C’est l’un des innombrables supports pédagogiques utilisés dans les écoles russes pour expliquer aux enfants l’« opération militaire spéciale » conduite par Moscou en Ukraine. Une vidéo de près de quarante minutes au titre sans équivoque, « Les défenseurs de la paix », et dont le parti pris est clairement affiché : « Pourquoi la mission de libération de l’Ukraine est une nécessité ».

Signe de son importance, sa diffusion avait été annoncée plusieurs jours à l’avance, début mars, avec consigne donnée à tous les directeurs d’école du pays, malgré les décalages horaires, de placer leurs écoliers devant des écrans au jour dit. Aucune indication d’âge, mais celui de la présentatrice, visage angélique et rubans bleus dans les cheveux, ne dépasse guère les 12 ans.

« Nous commençons seulement notre chemin dans la vie, nous apprenons tout juste ce qui est bien et ce qui est mal », explique-t-elle aux millions d’enfants qui la regardent, avant de se tourner vers différents experts, adultes, pour recueillir leurs explications.

« Ce qui est en jeu, ce n’est pas du tout l’Ukraine », attaque le premier, le journaliste de Rossia-1 Denis Polountchoukov. S’ensuit une argumentation classique sur la faute de l’Occident dans la division des « peuples frères » que sont les Ukrainiens et les Russes. Le même, plus tard : « La seule façon de vaincre une puissance nucléaire, c’est de semer la division en son sein. » « L’homme russe ne fait que se défendre, c’est un fait historique », appuie un autre journaliste.

La vidéo passe en revue tous les sujets de discorde entre les deux pays – les « mensonges » de l’Holodomor, la famine organisée dans les années 1930 en Ukraine, la « glorification des traîtres et des collaborateurs » dans ce pays, etc. Les intervenants apprennent aussi aux enfants à se méfier des « fake », avec des exemples parfois déroutants, comme cette image de frappe aérienne sur un immeuble d’habitation de Kiev : « La trace laissée dans le ciel par le missile est blanche, ce qui est caractéristique des roquettes utilisées par les Ukrainiens », explique doctement l’expert.

(...)

En deux mois et demi de conflit, l’éducation a été transformée par l’Etat en un champ de bataille, depuis les petites classes jusqu’à l’université. Le combat se déploie sur deux fronts prioritaires : la communication et l’enseignement. Le premier est le plus visible. Il s’agit des démonstrations de loyauté qu’exige la propagande d’Etat. Le travail s’est structuré autour du très martial symbole « Z », lettre affichée sur les blindés russes en Ukraine, devenue l’emblème du nationalisme russe belliqueux.

Dès le début du mois de mars, en même temps que leurs aînés des grandes entreprises, des administrations ou des universités, les écoliers ont été priés de sortir devant leurs écoles pour de très encadrées flashmobs (l’anglicisme s’est imposé en russe), le plus souvent pour former la lettre Z avec leurs corps. Il s’agit parfois aussi de crier sa foi dans le président Vladimir Poutine ou son amour du pays.

(...)

« La pratique des enseignements “patriotiques” est dans la continuité de ce qui se faisait en Union soviétique, mais tout cela, et notamment les flashmobs, atteint un niveau inédit, note Olga Konkka. A partir de 2014, on a vu des enseignements théoriquement consacrés à la Shoah être utilisés pour diaboliser les Ukrainiens. La pratique d’habiller les enfants en uniforme avec des armes factices s’est répandue, alors qu’elle n’existait pas en URSS. Tout était prêt pour février 2022… »

A l’université, les dynamiques sont les mêmes, avec un soin particulier accordé à l’étouffement des mouvements de contestation, perceptible dans les premiers jours. Près de 1 500 personnes avaient, par exemple, signé une lettre « antiguerre » au MGIMO, l’école des cadres du ministère des affaires étrangères. Exclusions, menaces d’exclusion et poursuites judiciaires ont ramené le calme. La totalité des recteurs ont dû affirmer leur soutien à l’« opération spéciale ». Pour le reste, événements patriotiques et tonalité des enseignements sont comparables à ce qui se fait à l’école.

(...)

Changement entrepris dès 2014

Au-delà de ces variations, c’est une évolution sur le long terme que prépare la Russie. Début mai, le site indépendant Mediazona (opérant en exil) a assuré que des éditeurs de manuels scolaires avaient reçu l’ordre de revoir en profondeur toutes les références à l’Ukraine et de les réduire au minimum. Il s’agit, par exemple, de privilégier l’emploi du vocable « Rus’ » pour évoquer l’Etat slave médiéval plutôt que celui plus connu de « Rus’ de Kiev ».

La consigne est d’autant plus simple à passer que la quasi-totalité du marché des manuels scolaires (secteur stratégique, mais aussi juteux) est tenue par un ami d’enfance de Vladimir Poutine, Arkadi Rotenberg. Le président s’intéresse lui aussi au sujet : en 2021, il s’était insurgé contre le fait que certains manuels n’évoquent pas la bataille de Stalingrad – affirmation qui s’était révélée fausse. Il défend aussi le projet d’un « Wikipedia russe ».

(...)

Les trois manuels d’histoire utilisés dans le pays ont été adaptés en conséquence, et un quatrième est en passe d’être mis en circulation, supervisé par l’ancien ministre de la culture Vladimir Medinski. En ouverture de sa thèse de doctorat, défendue en 2011, ce responsable conservateur, aujourd’hui chef de la délégation négociant avec Kiev, exposait clairement sa vision de l’histoire : « La première question à laquelle doit répondre honnêtement la science historique est de savoir si tel événement particulier ou telle action particulière servent l’intérêt du pays et du peuple. Cette pensée des intérêts nationaux de la Russie constitue la norme absolue de la vérité et la fiabilité du travail historique. »

En attendant ces changements futurs, les enseignants ne sont pas laissés dans l’incertitude. Dans plusieurs régions, des sessions de formation ou des conférences sont organisées pour eux avec des universitaires. A Moscou, selon le site RBK, deux de ces ateliers réservés aux professeurs principaux ont été animés par Maria Zakharova et Margarita Simonian, respectivement porte-parole du ministère des affaires étrangères et patronne de la télévision RT, toutes deux considérées comme des dures du régime. Selon un participant, Mme Simonian aurait insisté sur le fait que « le plus important n’est pas de gagner la guerre de l’information à l’Ouest, mais de ne pas la perdre en Russie ».

Benoit Vitkine, correspondant à Moscou

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Epreuves de spécialités du Bac: "On est un peu la génération test"

12 Mai 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Epreuves de spécialités du Bac: "On est un peu la génération test"

Au lycée Buffon, à Paris, les lycéens ont passé leur première épreuve de spécialité, mercredi. Si certains se disent soulagés et jugent l’examen plus simple que prévu, d’autres regrettent un nouveau système à la logistique complexe.

Il y a les grands inquiets arrivés une heure en avance, les yeux rivés sur leurs fiches de révisions bariolées de surligneur. Et ceux, plus sereins qui déboulent dix minutes avant la sonnerie. Il ne fait aucun doute que le bac est bel et bien de retour. «Depuis tout petit, on nous en parle, et là c’est maintenant. C’est un peu surréaliste», lâche Alexandre, 18 ans, qui s’apprête à passer son épreuve de spécialité arts plastiques ce mercredi après-midi au lycée Buffon, dans le XVe arrondissement de Paris. Tenant compte d’un parcours scolaire cabossé par deux ans de pandémie et d’une nouvelle vague omicron sans pitié, le ministère de l’Education nationale avait, fin janvier, annoncé reporter les épreuves de spécialités de mi-mars à mi-mai. Avec le grand oral, elles constituent les piliers de la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer et sont donc inaugurées en ce mois de mai 2022, après leur annulation l’an passé.

«On est un peu la génération test»

Le coup d’envoi a été donné ce mercredi pour trois jours. Ce rendez-vous est crucial pour les 523 199 candidats des filières générale et technologique, qui auront chacun deux épreuves. Ces matières – choisies au nombre de trois en première, dont deux sont conservées en terminale – remplacent en voie générale les anciennes filières scientifique, littéraire et économique. Le coefficient de ces écrits monte à 16 pour chaque épreuve, soit près d’un tiers de la note finale, presque autant que les 40 % dévolus au contrôle continu. Team «pas ultra-stressé», Alexandre s’estime chanceux : «Le nouveau bac est plus simple, on a moins d’épreuves et moins de choses à réviser.»

Avant de s’engouffrer sous la grande porte en bois de cet établissement du XIXe siècle, les élèves débattent du bien-fondé du report mais aussi du nouvel étalement du calendrier du bac. «Pour les arts plastiques, je suis prête car il n’y a pas grand-chose à réviser mais pour les SES, c’est plus compliqué. On a terminé le programme avant les vacances de Pâques», déroule Carolina, 17 ans, ajoutant qu’elle aurait «préféré avoir les épreuves en juin et trois semaines de révisions en plus». Son amie Clémence, 18 ans, qui a fait le choix d’une doublette humanités littérature et philosophie-littérature anglaise, nuance : «Ça aurait été tout concentré. Je pense que, de toute façon, on n’est jamais vraiment prêts.» Arrivé dans les derniers au lycée, Jovanny, 18 ans, abonde : «Les passer en mai permet de souffler un peu avant la philo et le grand oral en juin.» Au programme pour lui ce mercredi : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques.

Particularité de ce nouveau bac Blanquer, le nombre de combinaisons de spécialités étant important, il est impossible de faire passer tous les élèves en même temps. Chaque matière fait donc l’objet de deux sessions d’épreuves. De quoi alimenter le sentiment d’injustice. «Quasiment tout le lycée passe l’épreuve de SES aujourd’hui, on sera que cinq à le passer demain. Ce n’est pas normal. Ils peuvent avoir un sujet super simple sur la croissance économique et nous un sujet super dur sur l’Europe demain», martèle Carolina. Avant de poursuivre : «Ça fait perdre le caractère national des épreuves. Nos parents, frères et sœurs, passaient le même sujet, retournaient leurs copies en même temps.» Son amie Clémence se veut rassurante : «Je pense qu’ils essaient de faire en sorte que ça soit des sujets équivalents.» Avant même le début des épreuves, les comparaisons avaient déjà commencé. En «très grand stress», Marie, 18 ans qui a choisi les spécialités SES-anglais, regrette : «On subit les réformes, on est un peu la génération test.»

«Les épreuves sont trop simples»

Deux heures après le début de l’épreuve, Raphaël est parmi les premiers à sortir. «Ça allait, honnêtement. Les maths, ce n’était pas très compliqué, surtout qu’on a eu un QCM parmi les exercices», se réjouit le lycéen de 18 ans, moins serein pour l’écrit de physique-chimie qui l’attend ce jeudi. Sorti assez rapidement de la salle, Paul regrette même un manque «d’exigence pour cette épreuve de maths» : «Notre diplôme n’a plus trop de sens, les épreuves sont trop simples et, en plus, on a du contrôle continu.» Pour la volubile Elenore, tous les espoirs sont encore permis : «J’ai trop peur mais il y a grave moyen que j’ai la moyenne en maths. J’ai jamais eu la moyenne de l’année.» Assis sur les marches du lycée dans une grande salopette en jean, Mathis lance à la volée : «Comme ça fait du bien que ça soit passé !» Cet écrit de physique-chimie qu’il redoutait le plus «était finalement plus simple» qu’anticipé. Les candidats ont pu compter pour cette première sur un exceptionnel filet de sécurité «grâce» au Covid : la possibilité de choisir entre deux sujets ou plusieurs exercices. «Pouvoir faire l’impasse sur un sujet a été fort utile», avoue Mathis.

A mesure que les minutes s’égrènent, le parvis retrouve son effervescence d’avant épreuve. Les «alors ?» fusent, les feuilles blanches volettent aux côtés des brouillons chamarrés. Carolina a pris tout le temps qu’il y avait à sa disposition – 4 heures – et en a même manqué. «Je ne m’attendais pas à ça. Ça m’inquiète encore plus pour les SES jeudi, surtout que ceux qui passaient aujourd’hui ont eu un sujet très facile.» En humanités, son amie Clémence a également dû jouer contre la montre. «Les sujets étaient intéressants mais difficiles par rapport à ce qu’on avait préparé.» Alors que les esprits se tournent déjà vers le deuxième écrit, Carolina se projette plus loin : «On a plus d’un mois à attendre avant d’avoir les résultats. Je sais que je ne vais pas arrêter de me dire que j’aurais dû dire ça, ça et ça.»

Marlène Thomas

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L’enseignement en CM au scanner de l’IGESR : le leurre des « fondamentaux »

11 Mai 2022 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Réforme scolaire de Jean-Michel Blanquer : les 8 points qui font débat

EXTRAIT

Après cinq ans de focalisation obsessionnelle sur les enseignements fondamentaux à l’école élémentaire, un rapport de l’IGESR dresse un état des lieux riche d’enseignements sur les effets induits de ce choix politique. On ne peut que souhaiter une autre politique des savoirs.

Le rapport d’avril 2022 de l’inspection générale portant sur l’enseignement en cours moyen[1] constitue, comme l’indique son titre, un « état des lieux» fort  complet  et un recensement utile des « besoins ».

Nous ne reprendrons ici que quelques éléments susceptibles de nourrir une réflexion plus large sur l’école française.

Si l’on veut noter ce qui demeure et ce qui change, on peut prendre comme exemple de permanence celui de l’organisation des salles de classes, majoritairement fidèles à la conception de la classe en autobus, ou la pratique générale du travail à la maison, proscrit officiellement depuis des décennies. Comme exemple d’évolution, on retiendra le fait que 42% des classes observées dans les 12 régions académiques métropolitaines sont des classes multi-niveaux, scolarisant un élève de CM sur trois. Changement notable également, la disparition des manuels scolaires dans une majorité des classes, les élèves de 40% d’entre elles disposant d’un manuel de français et de mathématiques. Cette disparition des manuels n’est pas le résultat de leur remplacement par des supports électroniques puisque le rapport pointe la rareté des tablettes et des ordinateurs dans les classes. Le rapport note en revanche l’usage intensif des photocopies, en exprimant quelque doute sur leur efficacité pédagogique.

(...)

On ne peut que tirer de ces observations la nécessité d’aborder les enseignements dans une perspective autre, d’inspiration curriculaire, partant de la réalité de ce que devraient maîtriser les élèves et non pas de priorités segmentant les enseignements entre les prétendus "fondamentaux" et tout le reste. On mesure, grâce à ce rapport, l’inanité de la démarche imposée depuis 2017, en rupture avec les ambitions affichées en 2013 d’un socle commun de culture. On lira avec intérêt à ce sujet le jalon Les « fondamentaux » et curriculum[2] publié par le CICUR. Et on ne peut que ressentir, à la lecture de ce rapport, l’urgence d’une nouvelle politique des savoirs, en rupture avec celle qui a été suivie ces dernières années.

Jean-Pierre Veran

[1] https://www.education.gouv.fr/l-enseignement-en-cours-moyen-etat-des-lieux-et-besoins-341094

[2] https://curriculum.hypotheses.org/161

Billet à lire en cliquant ci-dessous

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Le parachute de Blanquer - Le Billet de Charline / Vidéo

11 Mai 2022 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Politique

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