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Vivement l'Ecole!

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Universités refusant d’appliquer la hausse des frais d’inscription pour les étrangers...

22 Avril 2019 , Rédigé par Sauvons l'université Publié dans #Education

La liste des universités ayant annoncé une exonération des frais d’inscription supplémentaires (donc une non application de la hausse) pour les étudiants extra-communautaires.

Le décret du 17 avril ? c’est aujourd’hui, à 12h à la Sorbonne qu’il faut venir avec son carré rouge…

« Nous avons vidé le boulevard Saint-Michel de ses voitures, comme @VidalFrederique veut vider les universités de celles et ceux qui n’ont pas la bonne nationalité et/ou ne sont passez riches. »

25 institutions d’enseignement supérieur (24 universités sur les 75 universités en France, et l’EHESS) se sont prononcées fermement contre l’augmentation des frais d’inscription depuis le 19 novembre 2018. Il s’agit des universités de Lorraine, Paris-Sud, Paris 8, Paris 13, Paris 3, Grenoble, Clermont-Ferrand, Aix-Marseille, Rennes 1, Rennes 2, Angers, Paris Nanterre, Toulouse 2, Tours, Le Mans, Caen, Strasbourg, Rouen et Lyon 2, Reims. La plupart ont annoncé une non application de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires pour la rentrée 2019-2020. (Voir les mises à jour régulières ci-après).
Il faut maintenant aller plus loin et exiger la non promulgation du décret visant à augmenter les frais d’inscription pour les étudiants non européens.

Demandons aux présidents d’université de signer la pétition nationale !

Cette carte interactive permet d’examiner leur positionnement en fonction du nombre et de la proportion d’étudiants étrangers hors Union-Européenne (incluant la proportion de doctorants) qui y sont accueillis pour l’année universitaire 2016-2017. Les données utilisées sont tirées du système d’information sur le suivi de l’étudiant (SISE) et peuvent être consultées sur le site.

Liste des universités refusant la hausse
  1. Aix-Marseille : Motion du CA : « Si une augmentation des frais d’inscription entrait en vigueur à la rentrée prochaine, l’établissement utiliserait toutes les possibilités réglementaires qui lui seront offertes pour permettre aux étudiants internationaux extracommunautaires de bénéficier du régime tarifaire actuellement appliqué »
  2. Caen : Motion du CA : "Le conseil d’administration de l’université de Caen Normandie a adopté à l’unanimité une motion, transmise au Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, affirmant son opposition aux frais différenciés pour les étudiantes et étudiants extra-communautaires et engageant l’établissement à utiliser tous les moyens à sa disposition pour continuer à accueillir chacun avec les mêmes conditions financières." (déclaration du président)
  3. Clermont-Auvergne : Déclaration du président : Mathias Bernard précise qu’à la rentrée 2019, l’Université Clermont Auvergne « n’appliquera pas cette hausse des frais d’inscription ».
  4. EHESS : « L’EHESS demande le retrait de la mesure. Dans le cas contraire, notre position est d’utiliser tous les moyens légaux dont nous pourrons disposer afin que nos étudiants internationaux ne subissent pas l’augmentation des droits », précise Victor Demiaux, directeur de cabinet du président du grand établissement français. (Libération)
  5. Grenoble-Alpes : Déclaration du président : "Nous exonérerons tous les étudiants qui en ont besoin, et nous le ferons autant que nécessaire. On sait que cela sera possible, c’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas trop de difficultés à dire aux étudiants internationaux qu’il faut qu’ils viennent à Grenoble."
  6. Le Mans : Déclaration du président : «  l’université utilisera toutes les possibilités réglementaires pour permettre aux nouveaux étudiants extracommunautaires de continuer à bénéficier des tarifs actuellement appliqués »
  7. Université de Lorraine : Communiqué du président : "J’œuvre, avec la Conférence des Présidents d’Université, pour que la hausse des droits ne soit pas mise en œuvre à la prochaine rentrée. Je proposerai au fil des prochains conseils d’administration à engager des mesures permettant d’utiliser les moyens réglementaires pour garantir des conditions d’accès à l’enseignement supérieur qui soient aussi favorables que possible pour nos étudiants."
  8. Lyon 2 : Communiqué de la présidence : "Afin de permettre au plus grand nombre de poursuivre leurs études en France, notre établissement exonérera à la rentrée universitaire 2019/2020 l’ensemble des étudiant.es étranger.es de ces frais complémentaires et leur appliquera uniquement les droits en vigueur pour l’ensemble des étudiant.es français.es."
  9. Nanterre : Déclaration du président : "Dans le strict prolongement de nos motions, je prends ici publiquement un engagement solennel : si la mesure devait néanmoins être mise en place, en dépit de nos diverses mobilisations collectives, avec l’appui du CA, je n’appliquerai pas l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires aussi longtemps que je serai président de l’université."
  10. Nantes : Communiqué de l’Université : "Nous annonçons que nous utiliserons toutes les mesures réglementaires afin de faire bénéficier tout étudiant extracommunautaire qui en fera la demande, du régime tarifaire appliqué pour les étudiants européens."
  11. Nice Sophia Antipolis : Motion du Conseil d’Administration votée le 22 février à la majorité des membres. "Si l’augmentation générale des droits d’inscription entre en vigueur en 2019, l’établissement utilisera toutes les possibilités règlementaires qui lui seront offertes pour permettre aux étudiants internationaux extra-communautaires concernés de bénéficier du maintien du régime tarifaire actuellement appliqué pour la rentrée 2019."
  12. Paris 8 : Motion du Conseil d’administration du 15 février, votée à l’unanimité « Devant la publication imminente du décret concernant la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires, le Conseil d’Administration de l’université Paris 8, qui rappelle son attachement aux valeurs d’accueil et de promotion sociale pour les étudiants de tous horizons, soutient l’équipe présidentielle dans son refus d’appliquer cette hausse et demande à ce que les étudiants potentiellement concernés soient tous exonérés des frais supplémentaires qu’elle occasionnerait. Compte tenu des difficultés financières auxquelles l’université est confrontée et que la compensation de cette mesure amènera à accroître, le Conseil d’Administration demande que soient accordés des moyens supplémentaires. Il demande par ailleurs que cet effort soit accompagné d’un renforcement de nos structures d’accueil et d’accompagnement des publics étrangers, et d’un soutien des diplômes particulièrement attachés aux coopérations et solidarités internationales, notamment en Afrique. »
  13. Paris-Saclay : "Dans le respect du cadre réglementaire, l’Université Paris-Saclay et ses membres mettront en place pour l’année 2019-2020, une large politique d’exonération pour tous les étudiants et doctorants, en alignant le montant des droits d’inscription pour les étudiants et doctorants extracommunautaires sur les droits d’inscription des étudiants et doctorants européens." Message affiché sur différents sites de Paris-Saclay et de ses membres, ici par exemple Saclay, UVSQ, Evry
  14. Rennes 2 : Annonce de l’Université : "L’établissement utilisera toutes les possibilités règlementaires à sa disposition pour permettre aux étudiant·e·s étranger·e·s extra-communautaires inscrit·e·s ou néo-entrant·e·s de bénéficier, pour la rentrée 2019/2020, du maintien du régime tarifaire actuellement appliqué."
  15. Rouen : Motion du Conseil Académique restreint : "Pour la prochaine rentrée, l’Université de Rouen Normandie utilisera toutes les possibilités réglementaires en vigueur pour permettre aux étudiants internationaux extracommunautaires de bénéficier du régime tarifaire actuellement appliqué."
  16. Angers Ouest France : À l’unisson des universités de Rennes 2, Clermont-Ferrand, Lyon ou Aix-Marseille, l’université d’Angers a décidé à son tour de ne pas augmenter ses frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Une motion a été votée en décembre.
  17. Strasbourg : Communiqué de presse du président : "Si l’application des frais d’inscription différenciés entre en vigueur en septembre 2019, je m’engage à soumettre au vote du conseil d’administration des dispositions permettant aux étudiants internationaux de se voir appliquer les mêmes droits que les étudiants nationaux."
  18. Toulouse Jean-Jaurès : Déclaration de la présidente : « Si le projet de réforme portant sur l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiant·e·s internationaux·ales hors UE devait effectivement être mis en œuvre à la rentrée 2019, je proposerais à notre Conseil d’Administration que notre établissement ait recours à toutes les dispositions règlementaires permettant à nos étudiant·e·s internationaux·ales de ne pas avoir à s’acquitter de frais d’inscription différenciés. »
  19. Tours : "Le président Philippe Vendrix a annoncé qu’il n’appliquerait pas la hausse des frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers extra-communautaires."
  20. Paris 3 Le Conseil d’administration de l’université Sorbonne Nouvelle, réuni en séance le 1er février 2019, prend acte du fait que le décret concernant les frais de scolarité que les étudiants extra-communautaires auraient à acquitter n’a toujours pas été publié à ce jour, et réaffirme son opposition résolue à cette réforme. Il indique qu’il prendra le moment venu toutes les dispositions nécessaires pour permettre à l’ensemble de ces étudiants de payer en 2019-2020 des droits d’inscription identiques à ceux que les étudiants nationaux et communautaires auront à payer. Il rejoint en cela la quinzaine d’universités françaises qui ont pris des positions similaires, et soutient la position de la CPU demandant la révision du plan « Bienvenue en France ». (communiqué de presse)
  21. L’université de Reims n’augmentera pas ses droits d’inscriptions pour les étudiants étrangers. (L’Union) Le président de l’Urca proposera, mardi à son conseil d’administration, de maintenir les mêmes tarifs pour tous les étudiants. Le CA de l’Université de Reims s’est prononcé à l’unanimité pour une exonération partielle des droits d’inscription pour les étudiants internationaux extra-communautaires afin qu’ils soient alignés sur les droits appliqués aux étudiants communautaires.
  22. Le Conseil d’Administration de l’Université de Nantes, réuni en séance exceptionnelle le lundi 25 février 2019, faisant suite à la motion du Conseil d’administration du 14 décembre 2018 et au regard notamment du caractère discriminatoire de la mesure : • Demande que le décret prévoyant la hausse des droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires ne soit pas publié. •S’engage, en cas de publication, à mettre en œuvre tous les dispositifs réglementaires pour faire bénéficier l’ensemble des étudiants étrangers extra-communautaires concernés par ce décret (déjà inscrits ou nouveaux arrivants) du régime tarifaire prévu pour les étudiants européens.
  23. Université de Franche-Comté : Jacques_Bahi, président de l’@fc_univ décide [1] que "tous les étudiants extra-communautaires concernés pourront être exonérés de ces frais supplémentaires dans le cadre de la marge de 10% d’exonération permise par les textes de loi" pour la rentrée 19/20
  24. Université Paris1 (source Twitter, confirmation à venir)
  25. Université Paris13 Le CA de l’ @univ_paris13 a voté (à l’unanimité moins une abstention) l’exonération des frais universitaires supplémentaires pour les étrangers extra-communautaires pour l’année 2019-2020 (dans une limite de 10% d’étudiants exonérés au total).
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Pour les collégiens, difficile de faire vivre la mobilisation sur le climat..

22 Avril 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation sur le climat se tient vendredi 19 avril, Mediapart a rencontré un groupe de collégiens parisiens engagés sur le sujet. Qu’est-ce qui les motive ? Que veulent-ils ?

Ils sont une petite dizaine ce mercredi, réunis dans la cour parentale jouxtant l’appartement de l’un d’eux. Autant de filles que de garçons. Ils sont en cinquième ou en quatrième d’un collège-lycée parisien. Et ils se mobilisent depuis des semaines pour le climat.

Depuis que la jeune Suédoise Greta Thunberg a lancé un mouvement de grève du lycée pour le climat, en septembre dernier, le mouvement a pris de l’ampleur dans plusieurs pays du globe, et notamment en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne, mais aussi en Australie ou encore en Pologne.

En France, les lycéens et étudiants sont engagés dans le mouvement depuis le début de l’année 2019. Le 15 mars dernier, à l’occasion d’une journée mondiale de mobilisation, les manifestations partout dans le pays ont réuni des dizaines de milliers de personnes. Depuis, chaque vendredi est l’occasion de nouvelles mobilisations, certes de moins grande ampleur.

 

Qu’en est-il des collégiens ? Ceux-ci étaient présents, par exemple dans le cortège parisien, le 15 mars dernier. Mais de l’aveu même d’un des jeunes que nous avons rencontrés mercredi 17 avril (lire notre Boîte noire), il n’est pas si évident de maintenir une mobilisation. 

Pour des raisons pratiques et pragmatiques, d’abord. Comme l’explique l’un de ces collégiens, « avec le brevet blanc et le brevet tout court qui arrive, c’est compliqué ». Ajoutez à cela les parents, qui voient d’un mauvais œil un mouvement de grève qui aurait lieu tous les vendredis. Sans compter les directions des collèges, qui jugent inopportun, semble-t-il, un tel mouvement.

Pour des raisons plus profondes, ensuite. Selon nos jeunes mobilisés, il y a un vrai déficit d’information sur les enjeux climatiques au collège. « Nous avions fait une série d’affiches, avec textes et photos, que nous avions affichées au CDI, mais elles ont été enlevées », se lamente une collégienne. 

L’Éducation nationale est prise en défaut. En pleine COP24 en Pologne, en décembre dernier, nous expliquions que le changement climatique était le grand oublié des nouveaux programmes du lycée. Pour sa défense, le ministère précisait que « les élèves sont sensibilisés dès le collège au développement durable ». Une expression aussi désuète que vide de sens par rapport aux enjeux d’aujourd’hui.

« Au lycée, il y a un groupe de professeurs de SVT engagés sur le climat », explique cependant une collégienne. En dehors de cela, c’est donc surtout à leurs parents qu’ils doivent d’être sensibilisés sur ces questions. 

« Il est vrai que notre groupe est un peu particulier. Nous sommes tous dans des classes internationales, sans doute plus privilégiés, avec des parents relativement politisés », explique un jeune de quatrième. « Moi, mon père est né dans les années 1950, il a encore vraiment le réflexe “consommer, consommer”, même si ça va un peu mieux », tempère un autre. 

« Ma belle-mère me parlait tout le temps du réchauffement, mon père écoutait mais en parlait un peu moins, explique une jeune fille. Quant à ma mère, elle sait quelques trucs mais bon… » Une autre enchaîne : « Mon père, clairement ça l’intéresse maintenant, mais avant pas trop. Ma mère, eh bien, comme ça m’intéresse, ça l’intéresse aussi, c’est aussi simple que ça. » Un garçon, lui, plaisante : « Mes parents s’en foutaient avant, eh bien, maintenant, ils s’en foutent toujours. »

Quant à leur engagement dans la mobilisation actuelle, il est le résultat combiné d’une inquiétude et d’une colère. « On a tous un peu peur et on veut se battre justement parce qu’on a peur », lance un garçon qui se dit « énervé ». « On passe par plein d’émotions, poursuit un autre. La haine, la colère, la peur, mais aussi l’espoir, l’envie de changer. » 

Certains sont arrivés ici grâce aux vidéos de Greta Thunberg, d’autres grâce à leurs amis. « Et je me suis fait plein de potes depuis le début des mobilisations », insiste un collégien. Depuis quelques semaines, le même « transforme [sa] haine contre les politiques qui ne font rien, qui ne prennent pas leurs responsabilités, dans de l’action, dans des manifestations »

 

Sauf que maintenir cette mobilisation n’est pas si simple. Devant les freins – parentaux, administratifs, émotionnels – qui ont surgi ces dernières semaines, le groupe de collégiens réfléchit à présent à d’autres moyens de sensibiliser. Un nouveau projet est évoqué : parvenir à « produire une étude, [eux]-mêmes, sur l’isolation du collège »

Malgré leur jeune âge, certains sont déjà très au fait de ce sujet, qui pour parler d’isolation par l’extérieur ou par l’intérieur (moins efficace), qui pour s’interroger sur le classement ou non des bâtiments du collège au titre de « monuments de France » et de ses éventuelles conséquences, qui pour proposer l’expertise d’un cousin, ou pour proposer l’assistance de son père, architecte.

Une jeune fille s’interroge tout de même : « Si cela devait prendre du temps, de produire ce rapport, comment on fait pour maintenir la mobilisation, pour ne pas se faire oublier ? » La réponse fuse : « Pourquoi ne pas créer un journal des collégiens écolos. Le CDI est obligé d’y participer, c’est écrit, j’ai vérifié. »

Autre problème : que faire, une fois le rapport terminé ? L’administration suivra-t-elle devant le coût de l’opération ? « Si on ne peut pas faire toute l’isolation, on peut au moins faire quelque chose pour les fenêtres, non ? » lance un collégien. Quelqu’un fait aussi remarquer que les lumières de la cantine sont allumées le midi, alors que la lumière du jour suffit. Il n’y a pas de petits gestes.

On passe au sujet suivant : la cantine. Non pas pour se plaindre de la qualité de la nourriture, mais pour s’inquiéter de l’utilisation de pots de yaourt en plastique, ou bien pour s’interroger sur la qualité du tri et la présence, ou non, d’un compost. Décision est prise de créer un groupe chargé de contacter les cantinières. 

Le rapport à l’administration du collège reste en question. Selon les collégiens sur place, celle-ci renvoie systématiquement au conseil de la vie collégienne (CVC). Sauf que le CVC renvoie lui-même la balle à l’administration…

Dernier point : comment mieux parler avec les lycéens mobilisés qui, semble-t-il, snobent un peu les collégiens sur place. Aucune solution n’est trouvée en l’état. Sans que nos collégiens en paraissent le moins du monde démobilisés.

Christophe Gueugneau

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Marronnier... "Ecole : trop de vacances ?"

22 Avril 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Plusieurs ministres de l'Education nationale avaient émis l'idée de réduire les vacances scolaires, sans se risquer à effectuer des réformes. Où en est-on sur la question ?

Avec 16 semaines de vacances scolaires, les écoliers scolaires sont parmi les plus gâtés au niveau européen. Les élèves bénéficient-ils de trop de vacances ? "Il y a beaucoup plus de vacances mais les élèves reviennent beaucoup plus reposés. Nous continuons à penser que le format de deux semaines est une bonne durée", analyse Claire Krepper, responsable national du syndicat des enseignants UNSA

Un enfant sur trois ne part pas en vacances

Un constat qui a entraîné en 2012 l'allongement des vacances de la Toussaint, d'une semaine et demi à deux semaines. Mais ce rythme est-il vraiment adapté aux élèves ? "Ces vacances permettent-elles à tous les enfants d'avoir du repos ? On constate que le repos n'est pas le même partout", estime Eric Charbonnier, analyste de l'éducation à l'OCDE. Les vacances varient en fonction des milieux sociaux. Chaque année, un enfant sur trois ne part pas en vacances. 

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La maternelle française ne disparaîtra pas... MAIS....

20 Avril 2019 , Rédigé par France Stratégie Publié dans #Education

La maternelle française ne disparaîtra pas... MAIS....

Non la maternelle française ne disparaîtra pas.

J'engage néanmoins chacun à prendre connaissance de cette note émanant de France Stratégie (Service du Premier Ministre)

Elle date du 15 mars 2018... Les propos tenus n'engagent que leurs auteurs.

Christophe Chartreux

                                                      _______________________

L’école maternelle française serait-elle dépassée ? Encadrement insuffisant, focalisation sur les enseignements académiques, approche pédagogique trop rigide : analyse des difficultés et propositions pour changer la donne.

Alors qu’elle a longtemps fait figure de modèle, pour ses voisins européens notamment, l’école maternelle française est-elle encore à la hauteur de sa réputation ? Avec un nombre d’enfants par classe sensiblement supérieur à la moyenne européenne, la France consacre également moins que ses voisins au préélémentaire. Un constat dont Daniel Agacinski et Catherine Collombet se sont saisis pour interroger le fonctionnement et les limites du modèle français de scolarisation des 3-5 ans et proposer, en regard, « des voies de progrès ».

Un modèle isolé

Que nous apprennent les comparaisons internationales de la spécificité de l’école maternelle française ? D’abord, constatent les auteurs, qu’elle tend à perdre son avance historique en termes d’« universalité » : certes 100 % des enfants de 4 ans sont « couverts » par l’enseignement préscolaire en France depuis plusieurs décennies, mais ses voisins européens l’ont maintenant « rattrapée » ou sont en passe de le faire, notamment depuis que l’Union européenne a fixé un objectif de taux de couverture de 90 % pour les 3-6 ans au sommet de Barcelone en 2002. Avec 7 800 dollars par élève en 2014, la France dépense, par ailleurs, moins que la moyenne de l’UE-22 pour le préélémentaire. À titre de comparaison, au Danemark c’est 14 000 dollars par élève !

Surtout, l’école maternelle française se singularise par sa focalisation sur la préparation du devenir scolaire des enfants et tend à calquer son fonctionnement sur celui de l’école élémentaire. Un mouvement de « primarisation » qui débute dans les années 1980 et fait de la France, notent les auteurs, « le pays le plus tourné vers les buts académiques » (avec la Belgique). Un modèle isolé donc.

Les limites de la maternelle à la française

Cette focalisation précoce sur les connaissances académiques est-elle le meilleur chemin vers la réussite scolaire ? Rien n’est moins sûr. Neurosciences et sciences du développement de l’enfant montrent que les performances des futurs élèves dépendent, au moins autant, d’autres apprentissages : des « fonctions exécutives » aux « aptitudes de vie » en passant par le développement émotionnel. Une confrontation trop précoce aux savoirs formalisés aurait même des effets contreproductifs.

Forts de ces constats, nos voisins européens – 10 des 18 pays étudiés par les auteurs pour être précis – forment ainsi des « pédagogues spécialistes de la petite enfance » quand le cursus « enseignant du premier degré » français est, lui, centré sur l’acquisition des premières compétences en littératie et numératie, sans adaptation suffisante aux spécificités de la maternelle, estiment Daniel Agacinski et Catherine Collombet. Quant aux personnels d’appui, ils sont moins formés qu’ailleurs : la France n’exige que le niveau CAP pour les Atsem (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles).

Autre handicap de la maternelle « à la française » au regard des comparaisons internationales : le taux d’encadrement. Avec 22 enfants pour 1 enseignant en 2014, la France est loin des pays nordiques – 6 pour 1 en Suède, 10 pour 1 au Danemark et en Finlande – mais aussi de la moyenne européenne (UE-22) qui s’établit à 13 pour 1. Or des classes surchargées induisent « une communication basée sur les routines et les restrictions » qui, déplorent les auteurs, a un effet négatif sur les résultats des enfants, jusqu’au collège, comme sur leur bien-être.

Vers « un système intégré » ?

Comment changer la donne ? Sans doute par étapes, suggèrent Daniel Agacinski et Catherine Collombet, en commençant par s’attaquer à la question de la taille des classes et de l’innovation pédagogique. En pratique, il s’agirait par exemple de faire passer la moitié des classes de maternelle en REP+ d’une moyenne de 23 élèves, observée aujourd’hui, à une moyenne de 15, et de mesurer les effets de ce renforcement de l’encadrement sur les parcours des enfants. Une augmentation parallèle des effectifs d’Atsem pourrait être envisagée sur la même base expérimentale.

Sauf à nier les résultats de la recherche, il s’agirait également de revoir la formation des enseignants d’école maternelle pour permettre le développement d’une expertise pédagogique en phase avec les besoins des 3-5 ans. « Une qualification spécifique […] comportant une formation poussée aux enjeux du développement de l’enfant », pour citer les auteurs.

Quant à l’étape suivante, elle consisterait à faire évoluer progressivement la maternelle française vers un système intégré. « Longtemps vu comme une spécificité des pays nordiques », observent les auteurs, le système « intégré » d’accueil des jeunes enfants jusqu’à la scolarité obligatoire s’est développé partout en Europe au point que c’est le système « dual » de la France qui apparaît aujourd’hui isolé. Dual parce qu’on trouve de part et d’autre de « la frontière des 3 ans » deux ministères distincts et des responsabilités éclatées. Les avantages d’une telle évolution seraient nombreux : un accès plus équitable à l’accueil collectif pour les moins de 3 ans avec un système de gouvernance rénové de l’accueil et de l’éducation du jeune enfant, une prise en compte de tous les apprentissages nécessaires à la future réussite scolaire des 3-5 ans et une baisse notable des inégalités de maîtrise du langage sur cette tranche d’âge, largement responsables du décrochage scolaire ensuite.

À la veille des Assises de la maternelle, auxquelles le ministre de l’Éducation nationale a confié la mission de « repenser l’école maternelle pour en faire l’école de l’épanouissement et du langage », l’analyse de Daniel Agacinski et Catherine Collombet offre un diagnostic comparatif sur les limites du modèle français mais aussi des voies de progrès utiles.

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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Des mesures prises en 2016 pour lutter contre le décrochage annulées par le Ministère...

20 Avril 2019 , Rédigé par F Jarraud Publié dans #Education

Des mesures prises en 2016 pour lutter contre le décrochage annulées par le Ministère...

Ces mesures annulées par JM Blanquer avaient été prises pour lutter contre le décrochage et favoriser le lycée professionnel.

L'arrêté publié ce matin

et celui, annulé, de 2016

Via François Jarraud/Café Pédagogique

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Paul Veyne : «La question des origines chrétiennes de la France est un faux débat»...

20 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Histoire

Paul Veyne : «La question des origines chrétiennes de la France est un faux débat»...

EXTRAITS

Propos recueillis par Virginie Larousse

Pour l'historien Paul Veyne, la religion n'est qu'un des éléments d'une civilisation, et non sa matrice. Et si le christianisme est omniprésent dans notre paysage, il n'est pour beaucoup d'entre nous qu'un patrimoine venu du passé. 

Historien aussi génial qu'hors norme, tant dans son parcours que dans sa personnalité, Paul Veyne est l'un des meilleurs spécialistes du monde antique. Si son domaine de prédilection reste la Rome païenne, le professeur émérite au Collège de France a également publié de passionnants travaux sur le processus qui a conduit l'Occident à devenir chrétien. Et c'est avec le recul de l'érudit que Paul Veyne revisite pour nous les héritages culturels qui ont façonné l'Europe.

                                                   ____________________________

 

Dans votre livre Quand notre monde est devenu chrétien, vous notez qu'au début du IVe siècle, l'Empire romain compte à peine 10 % de chrétiens. Deux siècles plus tard, c'est le paganisme qui est résiduel. Comment expliquer ce formidable succès du christianisme ?

Deux éléments peuvent expliquer ce succès : non seulement, à partir du règne de Constantin, les empereurs - exception faite de Julien l'Apostat (361-363) - soutiennent le christianisme et le financent fortement ; mais le christianisme a aussi une caractéristique exceptionnelle, et qui lui est propre : il est organisé comme une armée, avec un chef, des sous-chefs et des chefs locaux (archevêques, évêques, prêtres). De fait, cette organisation a permis de mettre en place un encadrement militaro-spirituel, si j'ose dire, de la population. J'ignore d'où vient cette organisation si particulière de la religion chrétienne, et qui mériterait d'être étudiée.

(...)

La question des origines chrétiennes de la France continue d'agiter le débat public. Quelle est votre opinion sur la question ?

C'est le type même de la fausse question. Comme je l'ai écrit dans mon ouvrage Quand notre monde est devenu chrétien« ce n'est pas le christianisme qui est à la racine de l'Europe, c'est l'Europe actuelle qui inspire le christianisme ou certaines de ses versions ». La religion est une des composantes d'une civilisation, et non la matrice - sinon, tous les pays de culture chrétienne se ressembleraient, ce qui est loin d'être le cas ; et ces sociétés resteraient figées dans le temps, ce qui n'est pas plus le cas. Certes, le christianisme a pu contribuer à préparer le terrain à certaines valeurs. Mais, de fait, il n'a cessé, au fil des siècles, de changer et de s'adapter. Voyez par exemple le courant des catholiques sociaux de gauche : ce christianisme charitable qui oeuvre pour le bien-être du prolétariat découle directement du mouvement ouvrier socialiste du XIXe siècle. De même, il existe des courants du christianisme qui se revendiquent féministes et laïques. Mais auraient-ils existé s'il n'y avait eu, auparavant, la révolution féministe ? Et la laïcité, ce ne sont pas les chrétiens qui l'ont inventée : ils s'y sont opposés en 1905 ! En réalité, le christianisme se transforme en fonction de ce que devient la culture française, et s'y adapte.

Vous allez jusqu'à contester l'idée même de « racines ».

Aucune société, aucune culture, n'est fondée sur une doctrine unique. Comme toutes les civilisations, l'Europe s'est faite par étapes, aucune de ses composantes n'étant plus originelle qu'une autre. Tout évolue, tout change, sans arrêt.

Vous relayez également l'interrogation du sociologue (pourtant croyant) Gabriel Le Bras, « la France a-t-elle été jamais christianisée ? », tant la pratique religieuse a, de tout temps, été défaillante.

Absolument. Si, pour certains croyants, qui ne constituent qu'une toute petite élite, le christianisme correspond à une réalité vécue, force est de constater que pour l'immense majorité des autres, la religion n'est qu'un vaste conformisme, auquel ils adhèrent sans réellement s'y astreindre. C'est exactement la même chose que la notion de patrie avant 1914 : l'idée de « patrie française » tenait chaud au coeur.

(...)

Comment interprétez-vous le fait que le thème de nos racines religieuses revienne si souvent sur le tapis depuis quelques décennies, malgré la sécularisation de la société ?

Les raisons sont purement politiques. Parler de racines religieuses permet de se montrer vertueux, attaché à certaines valeurs comme la charité. C'est une manière de se faire bien voir. Je ne crois pas du tout au « retour du religieux » dont on parle en ce moment : les chiffres disent le contraire pour toute l'Europe, et plus encore pour la France. La moitié des Français ne sont plus baptisés.

(...)

Que vous inspirent les polémiques actuelles sur l'islam ?

Je pense qu'en vertu de la laïcité, de la tolérance et du fait qu'il existe des gens pour qui la religion est importante, il faut intégralement leur ficher la paix dans ce domaine. On a le droit d'avoir une religion. C'est quelque chose de très intime, une sorte de besoin ou de penchant naturel qu'il faut respecter. Pour ma part, comme il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, j'aimerais me convertir tout à coup : hélas, je n'y arrive pas (rires). Pour autant, il faut évidemment combattre les dérives religieuses, car malheureusement, certains abusent.

(...)

À lire de Paul Veyne

Comment on écrit l'histoire (Seuil, 1970 ; Points histoire, 1996) 
Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Essai sur l'imagination constituante (Seuil, 1983 ; Points histoire, 1992) 
Quand notre monde est devenu chrétien (Albin Michel, 2007 ; Le Livre de Poche, 2010) 
Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas, souvenirs (Albin Michel, 2014) 
Palmyre, l'irremplaçable trésor (Albin Michel, 2015)

Paul Veyne Historien spécialiste de l'Antiquité romaine, Paul Veyne est professeur émérite au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire de Rome.

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Inégalités - Région parisienne - Parcoursup - Ressources...

20 Avril 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Inégalités - Région parisienne - Parcoursup - Ressources...

Beaucoup d’actualités concernent les inégalités : à l’école, dans les maths, dans l’orientation et les études. Il se passe aussi beaucoup de choses dans la région parisienne, surtout dans le cadre des résistances à la loi Blanquer. Parcoursup continue à faire réagir. Quelques ressources pour terminer.

 

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Inégalités

La réussite en maths se joue bien avant l’école primaire
« Quelles sont les principales compétences qui déterminent la réussite en maths des élèves ? Une équipe internationale de chercheurs, dont fait partie la professeure de l’Unifr Valérie Camos, a testé des enfants de 5 et 7 ans.
« De toute façon, les maths, ça sert à rien ! » Cette phrase, qui ne l’a pas prononcée, enfant, alors que ses parents pâlissaient en découvrant le mauvais résultat à un examen ? Ou ne l’a entendu sortir de la bouche de sa propre progéniture ? « Bien au contraire !, répond Valérie Camos. Nous vivons dans un monde où la pertinence et la compréhension des mathématiques sont de plus en plus importantes ». Et la numérisation galopante ne fera qu’amplifier cette importance à l’avenir, ajoute la professeure de psychologie du développement à l’Université de Fribourg. »

Le syndicat SNES-FSU a réalisé une enquête sur les choix d’options pour le nouveau lycée. En fait rien ne change !
« Les "hiérarchies de prestige" entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.”
“Pour le SNES, la réforme Blanquer ne "modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d’orientation entre parcours". Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. "Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe", affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l’Enseignement scolaire.
Selon lui, "ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart. C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive", conclut-il. »
 Puisqu’on vous le dit !
A lire aussi dans Ouest France et Libération : La réforme du lycée change-t-elle les comportements des élèves ?

« La lutte des classes » : la rude rencontre du scolaire et du social par Charles Hadji
Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes
Un commentaire très intéressant du film.
« L’école publique est-elle menacée de disparition dans les quartiers « sensibles » ? La question est soulevée par le dernier film de Michel Leclerc, intelligemment intitulé La lutte des classes. Un long-métrage qui devrait intéresser aussi bien les enseignants que les parents d’élèves.
Le film met en scène la difficulté de faire les bons arbitrages, quand est en cause le choix d’un établissement scolaire. Car comment armer au mieux ses enfants pour la compétition sociale, dont la compétition scolaire est l’un des premiers « actes », et, sans doute, l’un des plus décisifs ? »

Éducation : les élèves français trop peu entraînés à travailler ensemble ?
“La France se situe entre le 19e et le 23e rang dans le classement des 32 pays de l’OCDE qui ont participé à l’évaluation des capacités des élèves à résoudre les problèmes de manière collaborative. L’étude est menée dans le cadre du programme Pisa.”

 

Région parisienne

Les collégiens franciliens, futures recrues pour les JO 2024
« Depuis lundi 15 avril, 150 élèves de troisième visitent plusieurs hauts lieux sportifs et touristiques implantés en Île-de-France. Pour les organisateurs, ces jeunes représentent des potentiels bénévoles pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. »

Pourquoi la loi Blanquer est particulièrement contestée à Paris
« Le ministère aussi a noté que Paris est surmobilisé. Dans Le Figaro, l’entourage de Jean-Michel Blanquer, qui ne dramatise pas sa récente chute de popularité, a récemment dénoncé une fronde téléguidée en pointant une responsable de la FCPE qui aurait des envies politiques. Mais pour l’ensemble des personnes mobilisées que Le HuffPost a pu interroger, les raisons de la colère sont plus profondes.
Elles sont à chercher autant dans la loi qui arrivera au Sénat mi-mai que dans l’ensemble des réformes lancées par la révélation gouvernementale de ce début de quinquennat. “Cette loi a structuré tous les malaises de l’Éducation nationale”, constate Rodrigo Arenas, le président de la FCPE qui refuse d’opposer la région parisienne et le reste du territoire. “Cette exaspération qui se manifeste à Paris est dénoncée depuis plus longtemps ailleurs”, estime-t-il, évoquant par exemple les manques de moyens et de personnel. Jérôme Lambert confirme en évoquant “un ras-le-bol généralisé, notamment sur les conditions de travail”. Et d’ajouter une problématique parisienne : “Quand, à Paris, on gagne seulement 70 euros de plus que dans la Creuse alors que le coût de la vie est plus élevé, un rien peut faire exploser la colère qui est sous-jacente”, déplore l’enseignant. »

Val-de-Marne : 250 directeurs d’école contre la loi Blanquer
« L’appel a été lancé au lendemain de l’opération de communication du ministre de l’Education début avril. Jean-Michel Blanquer n’aura pas su convaincre les directeurs d’école qui craignent d’être dépossédé de leur statut au profit des principaux de collège, qui chapoteront les futurs « établissements territoriaux des savoirs fondamentaux ». » 

Histoire d’une rumeur antiroms nourrie par les réseaux sociaux
18 AVRIL 2019 PAR FAÏZA ZEROUALA
« En Seine-Saint-Denis, une rumeur persistante d’enlèvements d’enfants par des membres de la communauté rom a abondamment circulé. Trois semaines plus tard, parents, enfants et enseignants expliquent que ce bruit a laissé des traces dans les villes concernées. »

 

Parcoursup

Parcoursup : les vœux 2019 d’orientation vers l’enseignement supérieur
Communiqué de presse - Jean-Michel Blanquer - Frédérique Vidal - 18/04/2019
“La seconde étape de la procédure Parcoursup 2019 s’est achevée mercredi 3 avril à 23h59 : les candidats ont confirmé leurs vœux pour accéder aux formations du premier cycle de l’enseignement supérieur. Depuis le 5 avril, les formations ont ainsi pu engager l’examen des vœux, préalable à la phase d’admission qui débutera le 15 mai 2019.”

Parcoursup : cette année, les candidats ont formulé près de 7 millions de vœux
“Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur, 650 946 lycéens se sont inscrits sur Parcoursup. 68 % des candidats ont effectué au moins un vœu en licence.”

 

Ressources

Une ressource des Décodeurs du Monde :
Six techniques pour vérifier une information sur un réseau social
“Applications, matériel, utilisation des réseaux sociaux… Un vendredi sur deux, « La Matinale » vous accompagne et vous conseille dans votre vie connectée.” Très utile en EMI pour la lutte contre les fakenews.

Les nouvelles épreuves du Bac 2021

Notre-Dame, une émotion patrimoniale
"Nathalie Heinich est sociologue, directrice de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur la sociologie de l’art, des valeurs et du patrimoine. Elle a notamment publié, sur ce sujet, La Fabrique du patrimoine. De la cathédrale à la petite cuillère (Paris, 2009). 
“Les flammes, la stupeur et l’effroi. Une cathédrale brûle et des larmes coulent. Mais pourquoi le patrimoine et sa disparition nous émeuvent-ils autant ? Éléments de réponse avec la sociologue Nathalie Heinich.”

Géraldine Duboz

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Notre-Dame : le tour de la question avec France-Culture...

20 Avril 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire

Notre-Dame : le tour de la question avec France-Culture...
Bonjour à toutes et à tous,
 
Le temps s’est suspendu lundi soir, alors que Paris, la France et le monde entier contemplaient la colonne de fumée qui s’élevait de la toiture de Notre-Dame.
 
Car c’est un symbole qui a brûlé, un symbole dont les gargouilles, le grand orgue et les rosaces faisaient figure de piliers de notre imaginaire national - sans oublier la fameuse flèche de Viollet-le-Duc dont l'effondrement a créé une étrange ambiance apocalyptique dans la capitale.
 
Mais maintenant que la stupeur est passée, il est temps déjà de penser à l’après : comment dresser l’état des lieux des dégâts ?
 
 
A qui confiera-t-on la lourde tâche de redessiner la flèche ? 
 
qui financera ce chantier colossal ?
 
 
En attendant, le plus bel hommage que l’on puisse rendre à la vieille dame gothique est sans doute de(re)découvrir l'histoire de sa construction et des tumultes qu’elle a traversés en huit siècles d’existence.
 
Très bonnes écoutes. 
 
Alexandra Yeh
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« Nouveau » bac de français : Le désenchantement...

19 Avril 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

« Nouveau » bac de français : Le désenchantement...

EXTRAIT

Les modalités des épreuves anticipées de français au baccalauréat sont enfin officiellement parues. Elles sont conformes à ce que le Café pédagogique avait annoncé. Hélas ! Les formes de l’évaluation finale, aussi passéistes que les programmes eux-mêmes, risquent de cadenasser les pratiques écrites et orales. Ecriture d’invention, question sur le corpus, entretien ouvert, carnet de lecture … : disparaît tout ce qu’il y avait de neuf, de souple ou de créatif. Commentaire, dissertation, contraction-essai, explication de texte linéaire, analyse grammaticale … : tout ce qu’il y a de plus traditionnel, normé ou scolaire vient désormais dicter la loi du français au lycée. Éclairages…

Un écrit normatif

Comme cela était acté, l’écriture créative ou littéraire, « l’invention », est supprimée à l’écrit. La question sur le corpus disparait aussi, mais l’épreuve dure toujours 4 heures : un temps qu’une minorité de candidat.es exploitaient pleinement jusqu’ici et que beaucoup vont sans doute trouver fort long... Demeure le « commentaire » : l’étude d’un texte littéraire qui ne sera pas extrait d’une œuvre au programme, mais qui est « en lien avec un des objets d’étude ». La « dissertation » reste l’autre exercice canonique : les candidat.es auront le choix entre 3 sujets différents, « chacun étant en rapport avec l’une des œuvres du programme et son parcours associé ». Pour les séries technologiques, il est précisé que le « commentaire » sera guidé par le libellé et qu’il ne peut porter sur l’objet d’étude « littérature d’idées ». On y ressuscite aussi le « résumé-discussion » d’antan sous l’appellation « contraction – essai » : il s’agit de résumer un texte argumentatif « de forme moderne ou contemporaine »,  le sujet de réflexion « porte sur le thème ou la question que le texte partage avec l’œuvre et le parcours étudiés durant l’année dans le cadre de l’objet d’étude Littérature d’idées.» Faut-il en déduire que là aussi 3 propositions seront faites pour correspondre aux différentes œuvres susceptibles d’avoir été abordées en classe ?

Un oral prescriptif

A l’oral, l’épreuve dure toujours 20 mn pour 30 mn de préparation. Un descriptif en constitue toujours le support. Mais ce descriptif est particulièrement prescriptif. Non seulement, les enseignant.es se voient imposer des œuvres par un programme national, mais le nombre de textes à faire étudier devient aussi obligatoire : pour le baccalauréat général par exemple,  chacun des 4 objets d’étude doit comporter 6 textes « susceptibles de donner lieu à une interrogation » (« 3 extraits au minimum pour chaque œuvre, 3 extraits au minimum pour chaque parcours associé »). Le descriptif comportera aussi une « partie individuelle indiquant l’œuvre choisie par le candidat » comme support de la seconde partie de l’épreuve.

(...)

 

Jean-Michel Le Baut

Les épreuves sur Eduscol

Les nouveaux programmes

Le carnet de lecture dans Le Café

 

Suite et fin en cliquant ci dessous

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Ou l'on comprend que la défiance des enseignants n'est pas fondée sur des "bobards" ni des "fakenews" (Vidéo)

19 Avril 2019 , Rédigé par Public Sénat Publié dans #Education

"D'un côté, des professeurs et des parents d'élèves qui se mobilisent contre la réforme Blanquer ... De l'autre, un ministre qui dénonce des bobards... On assiste à une vraie guerre de communication autour de la question de la maternelle et de la disparition des directeurs d'école."

Commentaire:

Les enseignants du premier degré n'ont jamais craint la "disparition" des directeurs d'école.

Ils souhaitent que les réponses aux questions suivantes leur soient apportées.

Les directeurs resteront dans les écoles ne cesse d'affirmer le Ministère.

Alors:

quelles seront leurs attributions, à part celle d'être l'interlocuteur privilégié du principal de collège?

quel sera leur pouvoir de décision ?

quelles seront leurs missions?

bénéficieront-ils d'une revalorisation? (prime ou autre)

Christophe Chartreux

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