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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Comment se construisent les inégalités scolaires au fil des trajectoires des élèves?...

26 Février 2017 , Rédigé par INED Publié dans #Education

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EXTRAIT

Les dernières données nationales permettant de suivre un échantillon représentatif des élèves de la 6e vers le baccalauréat révélaient, en 2005, que 87 % des enfants d’enseignants obtiennent ce diplôme, contre seulement 39 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. Partant de ce constat, Joanie Cayouette-Remblière s’est proposé de suivre au plus près les parcours scolaires de deux cohortes d’élèves, de leur entrée au collège jusqu’à leur éventuel accès au baccalauréat. Les résultats de ce travail permettent de voir que, loin d’être données, ces inégalités se construisent, pas à pas, au sein du système scolaire.

Des parcours saisis au moyen des dossiers scolaires

C’est principalement grâce aux dossiers scolaires des élèves que la sociologue a reconstitué les parcours de l’ensemble des élèves entrés dans deux collèges ordinaires de la banlieue parisienne, en 2001 ou en 2002, soit de 530 élèves. L’étude de ces parcours s’est également enrichie d’observations dans les établissements et d’entretiens auprès des enseignants et des élèves eux-mêmes, lorsqu’ils avaient 20-21 ans.

Les écarts se creusent au collège

Le suivi des notes des élèves, trimestre après trimestre, montre que les écarts se creusent au collège. Devant les mêmes enseignements, dans les mêmes collèges, les élèves des classes populaires progressent moins que les élèves des classes moyennes et supérieures. À l’étude des dossiers scolaires, trois faisceaux explicatifs à ces inégalités de progression sont visibles: la tension entre les manières de faire, de penser, de parler et d’agir des élèves de classes populaires et celles que l’école exige sans enseigner, les différences de conditions de scolarisation ainsi que les mobilisations et découragements des élèves.

(...)

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Repenser l’espace classe avec les élèves pour reconquérir leur attention... (video)

26 Février 2017 , Rédigé par Ludomag Publié dans #Education, #Architecture

Bruno Vergnes est enseignant en français au collège Innovant Pierre Emmanuel de Pau. Il a participé au projet d’un nouvel espace d’apprentissage et de travail, en collaboration avec les élèves. Ce reportage vidéo a été réalisé dans le cadre des journées EIDOS 64 du 25 janvier 2017.

« L’idée, c’était d’impliquer les élèves dans la construction d’un nouvel espace de travail ».

En accueillant ses deux classes de 6ème en début d’année, il a tout de suite constaté un fort manque d’attention de la part de ses élèves et a donc décidé de réorganiser l’espace classe.

« J’ai fait le pari que l’espace pouvait être un vecteur pour reconquérir l’attention ».

(...)

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La République c'est tous ensemble!... Avec Zep...

26 Février 2017 , Rédigé par Gouvernement Publié dans #Education, #Laïcité

Liberté, Egalité, Fraternité, plus que des mots, des valeurs qui font la France. Pour faire (re)découvrir aux enfants, aux jeunes et aux moins jeunes le sens de notre devise nationale, le Gouvernement lance une campagne sur les valeurs républicaines.



 
En savoir plus sur la campagne en cliquant ci-dessous
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Les écoles en Asie sont-elles l’avenir de l’éducation?...

26 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

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Depuis que les comparaisons internationales (études PISA, TIMSS…) existent, se sont imposés le « modèle finlandais » et le « modèle asiatique », aux résultats scolaires excellents mais aux résultats « humains » fort différents. Faut-il s’inspirer du «  par-coeur » chinois ou coréen, soutenu par d’innombrables heures de cours particuliers ? Faut-il le rejeter en bloc ?
 
«  Dans les pays asiatiques, on obtient de très bons résultats scolaires : ça marche, parce qu’on n’hésite pas à avoir recours au par cœur et à la discipline et on respecte les maitres. Peut-être nous montrent-ils la voie ?  »
 
Qu’on soit d’accord ou non avec cette addiction, force est de constater que beaucoup d’États du monde ont pris l’habitude, depuis quelques années, d’attacher une importance considérable à leur rang dans les classements internationaux des performances de leurs systèmes éducatifs, dont PISA est le plus connu d’un large public. On entend alors opposer le courage de ceux qui se sont mis en état de «  PISA choc  » (on cite l’Allemagne, mais aussi la Pologne), c’est-à-dire qui ont entrepris véritablement de se réformer à la suite des informations qu’ils ont tirées de ces enquêtes, à l’inaction de ceux qui se contenteraient de se lamenter.

«  Alors que les jeunes Coréens, surdiplômés, sont désormais confrontés au chômage, le pays commence à se pencher sur ce qui se cache derrière les bonnes notes de ses élèves. Conscient que le système éducatif public a atteint ses limites, le ministre de l’Education promet de ne plus regarder seulement les résultats et de donner la priorité au «  bonheur  ». La promotion des filières professionnelles, jusqu’ici largement dénigrées, est également au programme. Enfin, dès l’an prochain, un «  semestre libre  » sera instauré au collège, pour que les élèves se consacrent aux matières artistiques ou sportives.  »

Libération, 24 avril 2015, «  La Corée fait classes à part  ».

Ce qui est toutefois étonnant c’est que dans les premières enquêtes PISA, on voyait le groupe des pays scandinaves, avec en tête la Finlande, galoper en haut de classement, pour l’efficacité aussi bien que l’équité de leurs systèmes. Les Finlandais n’ont à l’origine pas été les moins surpris de cette place, puis, de fait, beaucoup de chercheurs et de responsables se sont mis à étudier ces systèmes pour mettre à jour des caractéristiques qui ont été commentées à l’étranger, France comprise : une vraie école de base regroupant l’ancienne école élémentaire et l’ancien secondaire inférieur, un traitement précoce des difficultés d’apprentissage dans le cadre de la classe, à la suite d’une puissante formation des enseignants, une quasi-absence d’évaluations sommatives avant le fin de scolarité obligatoire, etc.

Puis le jeu s’est compliqué : des pays asiatiques sont venus le perturber et montrent, malgré des niveaux de développement encore très disparates (le Vietnam en développement comparé aux riches Hong Kong et Shanghai), des succès impressionnants à qui mesure les performances de leurs élèves.

Le problème est qu’on n’a encore guère étudié ces systèmes pour savoir s’il y a lieu de s’inspirer d’eux ni ce que cela signifierait…

Quelques éléments peuvent toutefois nous permettre de prendre une distance critique et d’amorcer une réflexion, ce qu’a tenté, suite à un colloque comparatiste, la Revue internationale d’éducation de Sèvres dans son numéro «  L’Éducation en Asie  » (n° 68, avril 2015). On doit considérer les réalités scolaires de l’Extrême-Asie avec autant d’esprit critique que d’intérêt.

(...)

Roger-François Gauthier

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Egalité entre femmes et hommes à l’école : et à la direction des établissements?...

26 Février 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

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Que l’école joue un rôle pour promouvoir l’égalité des femmes et des hommes est précieux. Mais les directions d’établissements scolaires sont-elles, de ce point de vue, exemplaires ?

La lecture du rapport du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) consacré à la Formation à l’égalité filles-garçons[1]  appelle à  «faire des personnels enseignants et d’éducation les moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité ».

Il fait à ce sujet plusieurs recommandations touchant à la formation initiale et continue de ces personnels comme aux compétences requises pour leur recrutement et à la constitution d’un vivier de formateurs sur ce thème.

Il observe avec justesse que « la loi pour la refondation de l’école a constitué un progrès indéniable en prévoyant que les ESPE organisent des « formations de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes[2]». Mais  il omet de citer le début même de cette loi et de celle qui l’a précédée (la loi Fillon de 2005), qui ont fait inscrire au code de l’éducation (article L111-1) qu' « outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. Le service public de l'éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l'égale dignité des êtres humains (…) Dans l'exercice de leurs fonctions, les personnels mettent en oeuvre ces valeurs[3] ».

Cet article appelle en effet de manière implicite à l’exemplarité les personnels et l’institution elle-même.

L’étude de la distribution par sexe des personnels de direction est révélatrice du chemin qui reste à parcourir pour que, de ce point de vue aussi, les élèves échappent dans leur fréquentation des collèges et des lycées, à la consolidation de stéréotype sexistes au travers de la composition des équipes de direction de leurs établissements.

(...)

Jean-Pierre Véran, Inspecteur d'Académie honoraire, Formateur

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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"La vie a plus d'imagination que toi"... Une lecture...

26 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

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"La vie a plus d'imagination que toi" est le très joli titre choisi par Najat Vallaud-Belkacem pour son livre en librairies à partir du 1er mars.

Ayant eu la chance et le privilège de lire l'ouvrage de la Ministre de L'Education Nationale, je voudrais en dire quelques mots simples.

Je ne suis pas critique littéraire. "Seulement", mais absolument, proche de l'auteure. A ce titre, et à ce titre uniquement, les quelques phrases qui suivent sont celles d'un homme engagé à ses cotés depuis longtemps et qui le restera, quelles que soient les circonstances futures. Je ne suis donc pas objectif et je l'assume totalement.

Autobiographie, témoignage, oeuvre politique, livre-bilan? Je dirais "une histoire de la France". Le parcours "féminin singulier", si singulier, d'une gamine née au Maroc, qui le quitte à quatre ans et devient Ministre de l'Education Nationale, après avoir occupé d'autres fonctions dont le Ministère du droit des femmes, le droit des femmes, un combat qui lui tient à coeur. Amiénoise, puis étudiante à Paris, Sciences Po, le mariage, des jumeaux, Lyon, Villeurbanne, Ségolène Royal, François Hollande... Une vie, à trente-neuf ans, déjà d'expérience(s).

Ce livre, dont je ne dévoile rien - les magazines se chargeront de publier les "bonnes feuilles" - est construit à l'image de la femme: pas de pathos - surtout pas! -, pas de règlement de comptes, aucune rancune ni rancoeur. Juste des mises au point, claires, des mensonges effacés par les vérités toujours bonnes à rappeler, des va-et-vient de l'enfance à aujourd'hui, un balancement agréable à suivre, sans un pouce de méchanceté, sans un pouce non plus de gentillesse gratuite, de guimauve facile, de "bisounourseries" ennuyeuses. De l'humour, des sourires... Aussi...

Celles et ceux qui espèreront trouver ces confidences dont les magazines people se nourrissent en seront pour leurs frais. Najat Vallaud-Belkacem n'est pas de celles qui exposent, qui exhibent ni qui utilisent leur vie privée. Ce chemin-là est heureusement balisé.

L'école, les enseignants en revanche y tiennent une place très importante. Essentielle. Ce livre, c'est aussi une déclaration de passion envers une profession. Malgré les désaccords, malgré les incompréhensions parfois, malgré les débats vifs, la locataire de la rue de Grenelle prouve dans ce livre, à chaque fois qu'elle en parle, son intérêt - le mot est faible - pour le métier d'enseignant. On perçoit même, qui sait, le désir un jour d'embrasser la carrière. Najat Vallaud-Belkacem dédie d'ailleurs son livre "aux millions de Louis Germain et de petits Camus". Tout est dit!

Najat Vallaud-Belkacem, en des temps présents menaçants, très menaçants, a voulu ce livre pour pouvoir dire sa confiance en la France dont elle raconte une histoire. La sienne. Il y a ça et tant d'autres choses que je laisse aux lecteurs le soin de découvrir.

L'histoire d'une petite fille à qui la maman disait souvent:

"Najat, la vie a plus d'imagination que toi!"...

Christophe Chartreux

La vie a plus d'imagination que toi, Najat Vallaud-Belkacem, Grasset, Paris 2017 (parution le 1er mars)

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GAUCHE. Najat Vallaud-Belkacem, qui raconte son parcours dans un livre, évoque la campagne présidentielle...

26 Février 2017 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education, #Politique

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Ministre de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem, 39 ans, est l'un des rares poids lourds du PS engagé dans la campagne de Benoît Hamon. Elle avait soutenu Manuel Valls lors de la primaire . Candidate aux législatives à Villeurbanne (Rhône), la ministre de l'Education se raconte dans un livre* à la fois personnel et très politique, qui paraît cette semaine.

Pourquoi ce livre ? Il y a une motivation politique ?

NAJAT VALLAUD-BELKACEM. Oui, bien sûr. Je me suis fait un peu violence, je suis réticente à livrer des choses personnelles. Mais après l'attentat de Nice, il y a eu une extrême tension, quelque chose était en train de se briser en France. Pour que ce discours de fracture porté par le FN ne soit pas le seul dans le débat, j'ai voulu dire autre chose de notre pays. Me raconter est au fond une façon de raconter la France, telle que je la vois et telle que je l'aime.

Un parcours comme le vôtre, gardienne de chèvres au Maroc au départ, serait encore possible aujourd'hui ?

Je crois, oui. Il faut aussi raconter ces histoires pour nourrir l'espoir pour d'autres. On en fait trop aujourd'hui sur la noirceur du monde, sans jamais raconter les initiatives positives. Je m'adresse à une jeune Chloé, un jeune Ahmed en leur disant, oui, on peut faire tomber les barrières : ça vaut pour la vie tout court et pour la vie politique.

Vous parlez de votre mère, presque pas de votre père. C'est votre fibre féministe ?

C'est particulier d'avoir attendu l'âge de 4 ou 5 ans pour vivre au quotidien avec son père. Mon père travaillait en France dans les usines automobiles, il revenait l'été. Ensuite, il repartait et on ne le voyait quasiment plus. J'ai développé une proximité et une empathie supérieure à l'égard de ma mère. C'est peut-être là qu'est née ma fibre féministre (rires), joli lapsus ! Dans les combats que je mène, égalité entre les sexes, droit de disposer de sa vie, accès aux études, il y a au fond toujours une trace de ce que ma mère, comme d'autres, n'a pas eu.

L'alliance Bayrou-Macron, vous y voyez un tournant dans la campagne ?

Cela ne m'a pas surprise. C'est conforme aux intentions de dépassement des clivages de l'un et de l'autre. J'y vois beaucoup de confusion sur le sens du projet politique à venir, mais aussi sur la promesse de renouvellement, qu'il s'agisse des hommes comme des pratiques.

Vous ne vous êtes jamais posé la question de rallier Macron ?

Non. Je n'ai toujours pas la réponse à une question simple : dans un attelage composé aussi bien de gens de gauche que de l'ex-directeur de campagne de Bruno Le Maire, ou encore d'Alain Minc, qui décidera de la ligne politique ? Quelle majorité gouvernera ?

Le démarrage de la campagne de Hamon est poussif. N'aurait-il pas dû d'abord rassembler les candidats de la primaire ?

Il a fait un certain nombre de gestes, a constitué un conseil politique : qui veut y participer peut le faire. Les choses seraient plus simples sans Macron. On est un peu dans la situation de 2007 où il n'y a pas le soutien évident de tout le parti, avec en plus une offre concurrentielle, ce qui dédouane ceux qui n'ont pas une sympathie évidente pour notre candidat. La situation est délicate... Pire qu'en 2007.

Le revenu universel proposé par Benoît Hamon est-il, comme l'ont critiqué certains au PS, une atteinte à la valeur travail ?

L'intérêt, c'est que cette proposition n'est pas aboutie, qu'il reste à lui donner corps. Mais elle n'est pas contre le travail : pour un agriculteur dont les revenus mensuels sont de 400 EUR, qu'on puisse imaginer un revenu complémentaire d'existence me paraît loin d'être absurde et ne l'incitera sûrement pas à cesser de travailler.

Le PS a paru ménager François Fillon sur le Penelopegate, n'est-ce pas étrange ?

Les faits parlent d'eux-mêmes, nul besoin d'en rajouter. Nous, à gauche, il faut que nous parlions aux Français de ce qui les préoccupe, sinon on sait à qui profitera l'absence de débat sur le fond...

... à Marine Le Pen ?

Bien sûr. Aucune force politique ne sort gagnante d'un discours du « tous pourris ». Seule celle qui promet le chaos généralisé recueille les suffrages d'électeurs écoeurés. Mais les électeurs ont-ils objectivement tant de raisons d'être écoeurés ? C'est l'alerte que je lance dans mon livre : attention au dénigrement permanent des politiques, thème préféré des antisystèmes de tous bords, car au bout de ce chemin c'est le désir d'un régime autoritaire qui s'imposera.

Fillon peut-il rester candidat ?

La morale la plus élémentaire exigerait des responsables de la droite qu'ils prennent leurs responsabilités en imposant un autre candidat. Y compris par respect des votants à la primaire, qui ont été trompés. Mais si M. Fillon n'a pas la décence de se retirer, je constate aussi que M me Le Pen se place au-dessus des lois en se soustrayant à la justice. Son discours de fermeté ne s'applique visiblement ni à elle ni à son entourage.

Etes-vous d'accord avec Hamon lorsqu'il parle d'un « rendez-vous manqué entre Hollande et la banlieue » ?

Non, et je lui ai dit. Des efforts considérables ont été faits depuis cinq ans en matière d'éducation, de logements ou d'emploi des jeunes dans les banlieues. Sur les relations police-population, grâce à ce quinquennat, tout citoyen peut désormais saisir l'inspection générale de la police nationale et peut signaler tout comportement inadapté des forces de l'ordre.

L'émotion est toujours vive après l'affaire Théo. Comment calmer le jeu ?

Il fallait s'attendre à une expression d'émotion et de solidarité des jeunes. Mais les débordements, les blocages, la violence, dont Théo lui-même ne veut pas, sont inacceptables. Le gouvernement sera ferme. Il faut laisser travailler la justice maintenant.

Vous dites dans votre livre que vous vous succéderiez bien au ministère de l'Education...

En me relisant je me suis dit que j'allais passer pour celle qui s'accroche à son fauteuil (rire) ! Je pense à ce dont souffre l'Education nationale : ces politiques de stop and go désastreuses. On a besoin d'une continuité. Durant ce quinquennat, je n'ai pas remis en question la réforme du lycée adoptée par la précédente majorité. J'ai estimé que pour l'évaluer sincèrement il fallait lui laisser le temps de produire ses effets. J'espère que mes successeurs auront les mêmes scrupules.

* « La vie a plus d’imagination que toi »,Editions Grasset, 170 p, 17 €.

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La salle des professeurs, un jour...

25 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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La salle des professeurs, un jour... Il y a quelques temps... Je reste là, avec Isabelle, ma jeune collègue de français et nous nous mettons à plaisanter, à délirer… La pression retombe… Comme des comédiens qui sortent de scène, nous nous lâchons… Je la trouve formidable d’enthousiasme et je me dis que rien n’est perdu, que la jeune génération sait encore ce qu’enseigner signifie, que jamais ils n’accepteront les classes rêvées par certains...

La salle de classe rêvée par tous les passéistes et "anti-pédagos" qu' on peut lire et entendre ici et là. Ces personnes qui caricaturent la pédagogie, de mensonges en invectives, en propos outranciers…

Rêvées?...

La classe rêvée est une classe d'enfants silencieux, donc semblant attentifs. J'étais un enfant très silencieux et pas du tout attentif parfois. Mais au moins, je rassurais mon professeur qui m'ennuyait mortellement et passait son année assis derrière son bureau...

Car la classe rêvée est devant le professeur, si possible sur une estrade. Et les élèves prennent des notes. Ils grattent comme ils disent. On entendrait une mouche voler. Le professeur déverse son savoir, à des enfants triés préalablement sur deux ou trois critères, toujours les mêmes. Combien de fois ai-je entendu des collègues "corriger" la bonne moyenne d' un élève "coupable" d'avoir 18/20 en EPS et 15 en musique mais 8 en français et 9 en mathématiques. Il y a les matières "majeures" et les matières "mineures"! Ah mais!

La classe rêvée se lève à l'entrée du Proviseur (en passant, mes élèves se lèvent depuis 34 ans à l'entrée des surveillants... et du Principal évidemment). Ils se lèvent et, dans leur dos, se font des signes parfaitement compréhensibles aux initiés mais tout le monde est content... Ils sont debout.

La classe rêvée rend toujours ses devoirs à la maison à temps. Ils sont toujours parfaits. Il faut dire que la classe rêvée est issue en général d'un milieu socio-culturel très élevé... Ca aide à la maison...

La classe rêvée ne fatigue jamais le professeur. Il est toujours en pleine forme. 16 heures assis derrière son bureau, il est vrai que cela n'est pas épuisant. Surtout devant de tels petits génies...

La classe rêvée ne fait jamais de fautes d'orthographe. On met quand même quelques mauvaise notes. Il faut rester dans la moyenne acceptable. L'enseignant qui aurait l'outrecuidance d'oser avoir une classe à 16/20 de moyenne serait accusé de laxisme. La "constante macabre" chère à mon collègue André Antibi a de beaux jours devant elle ! On fait même tout pour qu' ils aient de temps à autre de très mauvaises notes. Il est plus facile de mettre un 0 qu'un 18/20. Piéger les élèves... Hummmmm ! Quel bonheur !

Mais bien évidemment, tout cela n'existe pas... Personne n'en veut n'est ce pas?

Au revoir Isabelle…

Christophe Chartreux

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L'Ecole, elle aussi, doit s'arrêter sur le "silencieux"...

25 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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"D'une rive à l'autre"... "D'un jour à l'autre"... "D'un chapitre à l'autre"... "D'une seconde à l'autre"... Autant de lieux et de moments qui nous font passer d'un état à un autre... Transformation liée à un "passage"... Nous la voyons, l'analysons, l'assimilons avant d'autres passages, d'autres changements...

Mais, nous ne voyons pas l'essentiel. C'est à dire le "à"... Ce moment qui sépare deux lieux, deux instants, deux êtres, deux états. Ce "à", c'est le pont qui relie deux rives mais dont l'utilité principale est ailleurs  : permettre aux êtres des deux rives de se rencontrer en son milieu.

Dans toutes transformations, dans tous passages, il y a ce lieu, ce moment, ce temps, invisible, inaudible, imperceptible, véritable trou noir ou silence entre deux notes d'une symphonie dont on attend la suite quand il faudrait goûter le moment où il semble ne rien se passer quand au contraire c'est LA que tout se passe.

"Nous regardons le changement mais nous ne l'apercevons pas" disait Bergson.

La politique n'échappe pas au "non aperçu" des bouleversements successifs que les commentateurs les plus savants analysent avec justesse. Pourtant, l'Histoire a souvent démontré à quel point leurs travaux étaient contredits par le réel. Pourquoi  ? Parce que toujours ils oublient d'aller se perdre dans les "trous noirs" qui séparent les "moments" de l'Histoire. Dans le "D'un jour à l'autre", il y a le jour et l'autre, mais il y a le "à" qu'ils mettent de côté provoquant l'erreur dans l'interprétation. Ils suppriment les silences d'une sonate de Bach. Alors le paradoxe devient ahurissant, car supprimant le silence, on n'entend ni ne comprend plus rien!

L'Ecole, elle aussi, doit s'arrêter sur le "silencieux" (plutôt que l'invisible) qui existe entre deux exercices, entre deux réflexions, entre deux cours, entre deux classes. Cet "entre-deux" constitué de moments indépendants de nous comme de nos élèves, c'est la cristallisation ou la décristallisation, parfois la non-cristallisation, des constructions pédagogiques patiemment échafaudées mais inutiles si l'on ne sait pas prendre le temps d' "entendre les silences". Ces "silences", ces séparations, ces écarts, ces discontinuités qui, si on les oublie, si on n'en tient pas compte, nous feront découvrir, sans qu'on s'en soit aperçu, que le changement a eu lieu, en bien ou en mal. Et nous ne serons alors que les répliques muettes du personnage de Proust revoyant un camarade perdu de vue depuis des années et disant: "...il avait gardé bien des choses d'autrefois. Pourtant je ne pouvais comprendre que ce fût lui". (Le Temps Retrouvé). Proust ne dit pas qu'il ne le reconnait pas. Il dit bien qu'il ne peut COMPRENDRE que ce camarade était le même sans l'être, à jamais, tout à fait.

De la jeunesse à l'âge adulte... Tout s'est passé dans le "à", dans le "trou noir", dans le "silence"... 

Il est donc essentiel, AVANT d'obtenir le "J'ai compris" ou le "Je n'ai pas compris", et de s'en contenter, de prendre le temps d'analyser l'échancrure qui, non pas sépare, mais RELIE les moments de nos explications, de nos exercices et interrogations. C'est l'exploration de nos "trous noirs" qui permettra à nos élèves comme à nous-mêmes de prévenir les échecs, d'en comprendre les mécanismes et évitera à tous de s' étonner d'être passés d'une page "A" l'autre sans avoir pris le temps d'analyser et de comprendre ce que fut ce "A"...

Christophe Chartreux

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Programme Education Macron... Carte scolaire... "Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles"..

25 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

http://www.letelegramme.fr/france/colleges-ameliorer-la-mixite-sociale-09-11-2015-10841912.php

http://www.letelegramme.fr/france/colleges-ameliorer-la-mixite-sociale-09-11-2015-10841912.php

Extrait de la Revue de Presse des Cahiers Pédagogiques

Présidentielles

Réservé aux abonnés du Figaro : Éducation : « La décision centrale reprend toujours le dessus »Pour Philippe Tournier, secrétaire général du Syndicat des personnels de direction (SNPDEN-Unsa), la thématique de l’autonomie des établissements scolaires est « un grand classique des élections présidentielles ».”

Programme de Macron : ça se précise (et ça commence à déplaire)PROGRAMME MACRON 2017 - Le candidat d’En Marche ! calibre peu à peu son projet. Il compte supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.”
“Programme de Macron pour l’éducation

Plus d’autonomie pour les écoles primaires. "Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. Il faut donner plus à ceux qui en ont le plus besoin ", explique-t-il aussi, souhaitant pour le pays "une véritable autonomie pédagogique pour les établissements".

Réforme de la carte scolaire. "Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles". Solution pour l’ancien ministre de Manuel Valls : "On doit absolument faire évoluer la carte scolaire".” Très curieux exemple ...

                                ______________________________________

Si la quasi totalité des candidats est d'accord pour instaurer plus de mixité socio-scolaire, je reste dubitatif quant au choix de l'illustration choisie par le candidat "En Marche".

"Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles"

Comme le dit justement Bernard Desclaux, auteur de la revue:

"Très curieux exemple"...

Christophe Chartreux

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