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Vivement l'Ecole!

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Education : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

27 Décembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Education : « N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner ! »

Pour préserver la liberté d’enseigner tout en apaisant certaines tensions, il convient de réaffirmer explicitement que l’école publique respecte la liberté de conscience des élèves, proposent, dans une tribune au « Monde », l’inspecteur général Eric Favey et le chercheur Philippe Lazar.

Tribune. L’école publique, gratuite et laïque, est une institution essentielle de la République, mise à la disposition des citoyens qui souhaitent lui confier l’enseignement à prodiguer à leurs enfants. Le code de l’éducation en précise les finalités (article L111-1) : " Outre la transmission des connaissances, la nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. Le service public de l’éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité. Par son organisation et ses méthodes, comme par la formation des maîtres qui y enseignent, il favorise la coopération entre les élèves."

Le premier rôle de l’école est de permettre aux enfants et aux adolescents, dans des langages appropriés, d’accéder aux connaissances de tous ordres que le genre humain a accumulées au fil de sa longue histoire. Elle prend fondamentalement appui sur l’intelligence pour bien faire comprendre des savoirs que la pensée rationnelle a permis d’acquérir. L’école n’a ainsi aucunement pour objet de transmettre « la » vérité, une vérité qui serait définitive et universelle.

Outre cette éthique de la connaissance qui l’anime, l’école a aussi la mission d’éveiller et d’entretenir la sensibilité des élèves à tout ce qui relève de l’art et de la littérature. Haut lieu de socialisation dès la prime enfance, l’école est aussi par nature l’institution privilégiée d’apprentissage de la relation aux autres et donc de la vie en société avec tout ce que cela représente en termes de mise en commun de valeurs et de comportements.

(...)

La liberté d’enseigner de l’école et des enseignants
En indiquant explicitement que rien n’interdit à un élève, de son propre chef ou sous l’influence de son entourage, d réinterpréter chez lui et en lui-même ce que l’école cherche à lui apprendre, il préserverait fondamentalement la liberté d’enseigner de l’école et des enseignants.
Il affaiblirait aussi la tentation de certains parents d’intervenir dans les choix de l’institution scolaire pour les plier aux leurs. Leur rôle pourrait redevenir celui qui est légitime : aider leurs enfants à rendre compatibles l’enseignement de l’école et leurs propres engagements culturels ou cultuels.
Contribuer à rendre les élèves plus libres de penser ce qu’ils veulent penser, dans le respect du partage de ce droit par tous les êtres humains et de la liberté d’expression, ne peut en réalité que les rendre plus attentifs, fût-ce de façon critique en leur for intérieur, aux paroles de l’enseignant. N’ayons donc pas peur d’exalter conjointement la liberté de conscience et la liberté d’enseigner !
Eric Favey et Philippe Lazar sont tous deux animateurs de la revue Diasporiques/Cultures en mouvement.
Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous
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Vers un financement en partie public (Région Auvergne-Rhône-Alpes) de l'université catholique de Lyon à Annecy? Allo M. Wauquiez?

26 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education, #Université, #Politique

Vers un financement en partie public (Région Auvergne-Rhône-Alpes) de l'université catholique de Lyon à Annecy? Allo M. Wauquiez?

Annecy : la future université catholique fait grincer des dents

Plusieurs associations et le parti socialiste de Haute-Savoie s'insurgent contre le financement public du projet de campus de l'université catholique de Lyon à Annecy.

Deux mois après l'annonce de l'implantation du troisième campus de l'université catholique de Lyon (UCLy) à Annecy , le parti socialiste de Haute-Savoie a émis de vives critiques sur le fait que cet équipement privé soit financé par des fonds publics. Le parti a notamment dénoncé « l'incurie ancienne et durable du Conseil départemental qui, parce que trop amorphe face aux instances universitaires s'est trouvé dans l'incapacité de défendre la Haute-Savoie quand il s'est agi d'ancrer des antennes universitaires délocalisées par rapport à Lyon et Grenoble ». Pour la même raison, un collectif associatif et syndical a lancé une pétition en ligne et dénoncé une « entorse à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat ».

Pour mémoire, le coût du projet, atteint environ 10 millions d'euros. L'agglo d'Annecy, le département de Haute-Savoie et la région Auvergne-Rhône-Alpes, doivent en financer la moitié (1,5 million proviendra du département, 1,5 million de l'agglo et 2 millions de la région).

Le président du département, Christian Monteil, a aussitôt rétorqué au Parti socialiste. Il a fait part de sa « stupéfaction » et estimé que ces propos « témoignent à nouveau d'une méconnaissance totale du sujet »., L'élu a rappelé « l'engagement historique » du département qui « a été un des rares à investir massivement pour la construction d'un site universitaire sur son territoire, et qui encore aujourd'hui, bien que les Départements aient perdu la compétence (loi NOTRe), continue à investir fortement pour son développement ».

Le président du département a ensuite assumé le soutien de la collectivité au « développement d'écoles et formations complémentaires à l'offre proposée par l'USMB (Université Savoie Mont Blanc, ndlr), participant au rayonnement de la Haute-Savoie et offrant encore plus d'opportunités aux étudiants (Ecole Supérieure d'Art de l'Agglomération d'Annecy, formations dans le domaine de l'Image…) ».

Réalisé en convention avec l'Université Savoie Mont Blanc, ce campus baptisé Alpes Europe, ouvrira ses portes dès la rentrée 2020, d'abord dans les locaux du lycée Saint-Michel d'Annecy, puis, à partir de septembre 2021, dans un bâtiment neuf de 3.600 mètres carrés situé dans le périmètre de Saint-Michel. Il doit accueillir quelque 1.000 étudiants d'ici cinq ans.

Sur le même sujet

Comme le département, qui en fait l’une des conditions de son implication, la Région assure être soucieuse de la bonne coordination entre la future implantation de l’UCLy et l’université Savoie-Mont-Blanc (USMB) qui relève du secteur public. Les deux entités ont d’ailleurs déjà signé une convention. « La région est également très investie pour l’USMB, à qui elle apporte 13 millions d’euros. Elle ne sera donc pas pénalisée indique Laurent Wauquiez. Les étudiants ont le libre choix de l’établissement. Mais nous, dans ce dossier, nous ne  faisons pas de différence entre l’enseignement privé et l’enseignement public. Il n’y a pas de querelle. Ce qui compte, c’est le rayonnement du territoire et le travail de fond que nous devons mener en sa faveur. »

Voir l'intégralité de l'article en cliquant ci-dessous

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Erasmus et la Grande-Bretagne: un divorce annoncé...

26 Décembre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Erasmus et la Grande-Bretagne: un divorce annoncé...

Parmi les conséquences de l'accord post-Brexit conclu entre la France et le Royaume-Uni, il y a l'abandon d'Erasmus. Boris Johnson l'a confirmé, après 33 ans de coopération le pays quitte le programme européen. Une mauvaise nouvelle pour la directrice de l'Agence Erasmus+ France qui juge cette décision "violente".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a abandonné le programme européen d'échanges pour les étudiants Erasmus dans le cadre de son accord post-Brexit conclu jeudi 24 décembre avec l'Union européenne, invoquant des questions de coûts et annonçant un programme mondial pour le remplacer. Le Royaume-Uni y participait depuis 1987. "C'est la fin de 33 ans de coopération. C'est assez violent", a réagi vendredi 25 décembre sur franceinfo Laure Coudret-Laut, la directrice de l'Agence Erasmus+ France. Selon elle, cela va "réduire la possibilité pour des jeunes d'aller faire des études au Royaume-Uni" qui se "prive de talents".

franceinfo : La fin du programme Erasmus est une déception pour vous ?

Laure Coudret-Laut : C'est la fin de 33 ans de coopération. C'est assez violent. C'est une déception pour tous les établissements qui ont créé des liens formidables avec le Royaume-Uni depuis autant de temps, et aussi pour les jeunes, les étudiants, les apprentis, les adultes. C'était aussi des possibilités de stages offerts au Royaume-Uni. On s'y attendait, on s'y était préparé. On a vu progressivement se redéployer les mobilités à travers l'Europe et le Royaume-Uni dégringolé dans les pays de destination.

Que va-t-il se passer à présent pour les étudiants qui sont actuellement en échange Erasmus ?

Le flux a beaucoup baissé et le Covid-19 a réduit drastiquement ces échanges. L'accord sur l'ancien programme 2014-2020 se poursuit. Il n'y aura pas de difficulté pour les étudiants qui sont déjà dans ces échanges, ni pour les coopérations de partenariats dans le cadre Erasmus+. Par contre sur le programme 2021-2027, c'est un cavalier seul du Royaume-Uni qui est annoncé.

A présent, s'inscrire dans une université britannique sera plus cher, plus compliqué ?

Bien sûr, le principe de la charte Erasmus est que tous les établissements qui adhèrent à cette charte acceptent que l'étudiant paye ses frais dans son pays de départ. Donc c'est un frein supplémentaire. Le coût des universités britanniques est très élevé. Cela va réduire la possibilité pour des jeunes pas forcément fortunés d'aller faire des études au Royaume-Uni. Et le Royaume-Uni se prive de talents.

Pour justifier le retrait du Royaume-Uni du programme Erasmus, Boris Johnson évoque la question du coût pour son pays. Vous comprenez cet argument ?

Non très peu. Je suis surprise de cet argument du coût, surtout quand on a la prétention de mettre en place un programme mondial à l'échelon d'un seul pays. Le principe d'Erasmus+, c'est qu'il y a des contributions des Etats membres mais tout le monde en bénéficie aussi. Quand on a un programme qui s'établissait pour la période 2014-2020 autour de 14 milliards d'euros pour les sept ans, chaque pays bénéficiait d'un retour de ce financement pour mettre en place les mobilités de ces étudiants.

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C'était l'Ecole en 2020... Avril...

26 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

                                            ____________________________________

«Des gens vont mourir, mais il faut que tu passes ton bac» - Médiapart - (Et ton Brevet)

"Deux profs racontent leur rencontre avec des élèves qui les ont marqués..." (+ une dont je parle... Un peu)

François Sureau : "Les Français ne sont pas un troupeau de moutons ou une garderie d’enfants" - 29 minutes de bonheur! (Audio)

Pauvre brevet! Une suppression de ses épreuves terminales dans l'indifférence?...

Covid-19: Non, tout ne va pas changer - Quelques leçons à tirer de l’histoire...

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (1)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (2)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (3)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (4)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (5)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (6)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (7)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (8)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (9)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (10)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (11)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (12)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (13)

Une Ecole pour ce XXIe siècle qui commence aujourd'hui... (14)

Najat Vallaud-Belkacem, directrice France de l’ONG ONE : « A épidémie mondiale, réponse mondiale » (+ pétition)

Ne laissons pas le pouvoir voler le récit de l’école au temps du confinement...

Ecole à distance - "... la "continuité pédagogique" est au pire un leurre, au mieux un horizon"

L'Ecole d'après : Philippe Champy : Premières leçons du confinement...

Coronavirus : « C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai », réagit le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire

"Rentrée" le 11 mai... En fait rien n'est prêt... (+ commentaires)

Quand la "continuité pédagogique" se fracasse au mur des réalités vécues...

L'Ecole d'après : Najat Vallaud-Belkacem : La mixité scolaire et l’égalité des chances doivent redevenir des sujets prioritaires

Interview Fréquence Sillé - Appel "À Pandémie mondiale, réponse mondiale" - Najat Vallaud-Belkacem (Vidéo)

Cécile Alduy : « Notre langage est une manière de surmonter l’incertitude et l’angoisse que provoque l’épidémie »

Après le virus, l’école sera-t-elle comme avant ? François Dubet

Najat Najat Vallaud-Belkacem : "Les professeurs ont envie de retrouver leurs élèves, mais pas n'importe comment"

Sondage Odoxa/France-Info / Une écrasante majorité de français plébiscite les pédagogies inspirées d'Allemagne et de Scandinavie.

Covid-19 : pour une mémoire ordinaire de l’extraordinaire...

CP : Quel effet des réformes Blanquer ?

Coronavirus : Barbier, Praud, Pernaut… L’art de dire tout et n’importe quoi à la télé est-il accentué par la crise ?...

Philippe Meirieu : « Arrêtons de totémiser le numérique ! »

« Ni Macron, ni Trump n’ont mis de mots sur le caractère monumental du Covid-19 »

Et à demain pour mai...

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A écouter... Najat Vallaud-Belkacem...

25 Décembre 2020 , Rédigé par Prof Etc - Christophe Salome Publié dans #Education

A écouter... Najat Vallaud-Belkacem...
EXTRAIT
Najat Vallaud-Belkacem, directrice ONG ONE France…
Najat Vallaud-Belkacem est née à Béni Chiker, petit village au Nord Est du Maroc. Elle grandit dans ce milieu rural ouvert sur l’Espagne et l’Algérie.
C’est à l’âge de 5 ans, que Najat arrive en France d’abord à Abbeville puis à Amiens où elle passe l’essentiel de son enfance et de son adolescence. Après un bac économique et social, elle entame des études de droit, toujours à Amiens où elle obtient une licence. En 2000, Najat est diplômée de Science PO Paris.
Sa vie professionnelle commence alors, comme juriste dans un cabinet parisien d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation.
Suite et fin en cliquant ci-dessous
https://anchor.fm/prof-etc/episodes/Najat-Vallaud-Belkacem--directrice-France-de-One-org-25-eo6fju

Image

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C'était l'Ecole en 2020... Mars...

25 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi.

 

En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Le macronisme est un populisme, un totalitarisme intellectuel... (Ecrit en 2019)

A lire... "La France telle qu'elle est. Pour en finir avec la complainte nationaliste" - Laurent Mucchielli

Le séparatisme à Roubaix selon le ministre et les inspections ...

Evaluations de CP - CE1 : Entrée dans le productivisme

"Faut-il purifier la culture" - France Info (Avec Najat Vallaud-Belkacem à partir de 15 minutes 45 secondes)

« Les doctorants sont une main d'œuvre corvéable à merci qui permet à l'université de tenir » (Vidéo)

"Coronavirus : l’école au défi du confinement..." - Où l'on apprend que non, tout n'est pas prêt...

Education - Gauche: autocritique ou aller plus loin?...

Sur les chaînes d’info en continu, des intervenants très à droite et omniprésents...

Enseignement des maths à l’école : et si finalement on s’y prenait mal ?...

"Et si le ministre de l’Éducation nationale était interrogé par des journalistes spécialisés dans les questions éducatives ?"

"On a testé pour vous la plateforme « Ma classe à la maison »" - Et...

Réforme du lycée: des conséquences très néfastes sur la vie des élèves...

"Plan mercredi" - Un bilan plus que mitigé...

Coronavirus et Education... Un "couple" aux injonctions très floues...

De l’importance des services publics, notamment en situation de crise...

La maman et le virus...

Malgré leurs inquiétudes, les enseignants accueillent les enfants des soignants...

Le tapis de mon enfance...

Confinement : "L'école 2.0 ne remplacera jamais un professeur"...

Ma vie de confiné : «Les devoirs, c’est un peu galère. Mes parents ne comprennent rien»

Tribune : Continuité pédagogique ou rupture d’égalité ?

Cynthia Fleury : « L’un des enjeux de l’épidémie est de construire un comportement collectif respectueux de l’Etat de droit »

Faisons destin commun - Par Christophe Chartreux

Enseignants, masques, Italie... les faux pas à répétition de Sibeth Ndiaye...

"La «continuité pédagogique» martelée par le ministre de l’Education nationale relève du leurre"...

" La référence permanente du chef de l’Etat à la «guerre» depuis le début de la crise sanitaire est «assez indécente» "

Le "jour d'après"... Quelle éducation? Par Christophe Chartreux - "Nous changerons peut-être de techniques de management, mais nous resterons dans le management."

Et à demain pour avril...

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2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...

24 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...
2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...

#Les profs dans les champs

La déclaration est mal passée. Alors que Sibeth Ndiaye précisait en sortie de conseil des ministres l'appel aux personnes sans activité à venir «rejoindre la grande armée de l'agriculture française», un des exemples utilisés a provoqué l'ire des enseignants. «Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles de traverser toute la France pour aller récolter des fraises», a lancé la porte-parole du gouvernement, reprise de volée par Jean-Michel Blanquer et contrainte de faire son mea culpa.

#Le théorème de Blanquer

Tel est le théorème de Blanquer : si Blanquer = x et Réalité = y, alors y ≠ x. Autrement dit : lorsque le ministre de l’Education nationale s’est avancé sur la suite des événements liés au Covid-19, c’est souvent l’inverse qui s’est produit. Un exemple parmi d’autres ? Le 23 avril, l'Elysée expliquait que la reprise des cours le 11 mai se ferait sur la base du volontariat, «sans obligation de retour à l'école». Et que disait Blanquer le 15 avril ? Ceci : «L'école est obligatoire, c'est la loi qui le dit. Je n'ai pas dit, contrairement à certaines interprétations, que ça n'est pas obligatoire. En revanche, c'est progressif donc tout le monde n'y va pas tout de suite.»

via @chez_pol

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C'était l'Ecole en 2020... Février...

24 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi. En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Blanquer, ministère amer...

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Retraites : « L’étude envisage une forte paupérisation des enseignants et plus généralement des fonctionnaires »

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Education - "Je suis épuisée, je me sens méprisée, abandonnée." Par Renild D....

Jean-Michel Blanquer "joue l'opinion publique contre les professeurs" - Najat Vallaud Belkacem - Ce qu'il faut retenir de l'entretien accordé à AEF Educ.

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Pierre Péroz - École maternelle - "Pour une éducation durable" (Vidéo)

"La réforme du BAC épinglée par l'inspection générale de l'Éducation nationale"... (Latin et Grec en danger)

Coronavirus... L'enseignement à distance est-il prêt comme l'affirme le Ministre?

La prostitution des mineures, un fléau en hausse...

Coronavirus - Le délitement sans fin de la médecine scolaire...

"S'informer est un sport de combat à l'heure des fake news" - Gérald Bronner; Cynthia Fleury; Serge Brabet... (Vidéo)

 

Et à demain pour mars...

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Formation des enseignants : silence, on "réforme"...

23 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Formation des enseignants : silence, on "réforme"...

La refonte de la formation des professeurs, dont le principe a été arrêté par la loi Blanquer en 2019, est censée remplacer une formation trop théorique par plus de «professionnalisation». La part des disciplines critiques y est condamnée au profit d'une logique managériale.

Tribune. Alors que d’horizons très différents nous parviennent des appels pressants à réfléchir à un «après» de la pandémie plus juste et plus démocratique, le ministre Blanquer poursuit sa mise au pas du monde enseignant dont un des volets est la «réforme» de la formation. Elle est, une nouvelle fois, menée au nom de la «professionnalisation», mais de quelle «professionnalisation» s’agit-il ?

Enseigner est un métier qui s’apprend, tout le monde en convient. Cet apprentissage concerne à la fois la maîtrise des connaissances à enseigner et celle des méthodes pédagogiques et il nécessite une expérience d’enseignement sur le terrain encadrée par des professionnels. Or, pour les concours de recrutement des enseignant·e·s, le ministère entend diminuer de manière drastique la part de tout ce qui pouvait relever de la maîtrise des connaissances et de la réflexivité critique pour valoriser les épreuves dites «pédagogiques» ainsi que la «vérification» des motivations des candidat·e·s. Pour cette «vérification» est prévue une nouvelle épreuve orale d’entretien visant notamment à évaluer la capacité des candidat·e·s à se situer «par rapport aux valeurs et exigences du service public et de la République» qui s’apparente fort à un entretien d’embauche dans l’optique du management d’entreprise cher au ministre.

Cette réduction significative de la part réflexive dans la formation était souhaitée depuis longtemps par les idéologues de la normalisation néolibérale du secteur de l’éducation en France, au prétexte qu’il faudrait adapter l’enseignement à la scolarisation de masse. Il s’agit pour ces idéologues de donner toujours plus de place à ce qu’ils nomment «l’éducation civique et comportementale» et «la transmission des valeurs politiques et morales» (les «valeurs de la République» et au premier chef la laïcité) pour réduire celle des «connaissances» dont la part est jugée excessive actuellement.

Disciplines réflexives

Quant à la «pédagogie» dont se gargarise le ministère blanquériste, elle est déjà bien connue, c’est un ramassis de recettes de prêt-à-enseigner grossièrement légitimées par la caution approximative des neurosciences et plus récemment, avec le confinement, pimentées par la promotion du nouveau Graal qu’est devenu l’enseignement numérique à distance, le tout transmis par le haut aux exécutants d’en bas qui doivent s’en débrouiller sans rechigner.

La part des disciplines réflexives et critiques est condamnée dans cette nouvelle logique managériale à être réduite à la portion congrue. L’évolution de l’institution Education nationale conduite par Blanquer va tout à fait dans ce sens. Le ministre a nommé un conseil scientifique de l’Education nationale composé pour l’essentiel de scientistes et de neuroscientifiques. Placé à sa tête, Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive et expérimentale au Collège de France, ne cesse de stigmatiser «l’idéologie» et défend la neutralité absolue de la science. Ce comité ne comporte aucun représentant des sciences humaines et sociales : «Les humanistes et les humanités semblent avoir disparu des préoccupations politiques de notre système d’éducation», comme le souligne Roland Gori dans la Nudité du pouvoir. Comprendre le moment Macron (Les Liens qui Libèrent, 2018, p. 103.)

Univers disciplinaire

La réflexion, la prise de distance, le regard critique sur ce que les enseignant·e·s vont enseigner, qui sont indispensables pour toute véritable professionnalisation, c’est précisément ce que les responsables de cette «réforme» ne veulent pas. Cette «réforme» de la formation et du recrutement n’est qu’une nouvelle manifestation de la volonté ministérielle de former des techniciens-enseignants «dans la ligne», encadrés par une hiérarchie de managers eux-mêmes aux ordres. Le ministre participe ainsi au tournant autoritaire du pouvoir actuel.

En outre, la contractualisation des enseignants vantée pour sa flexibilité n’est qu’un autre nom de la précarisation rampante qui touche beaucoup d’autres secteurs d’activité depuis la vague néolibérale, en France comme ailleurs. Les étudiant·e·s n’ont donc rien à gagner à cette «réforme» qui manipule de façon démagogique le thème de la «professionnalisation» pour mieux déqualifier le métier et étendre la précarité dans le monde enseignant. Elle n’est qu’un volet de la politique de régression sociale généralisée. Continuer dans cette voie est un pari risqué pour ce pouvoir en mal de légitimité démocratique et qui, sous couvert d’entrer dans un nouveau monde enchanté, veut nous faire entrer au forceps dans un univers de plus en plus disciplinaire.

Christian DelacroixFrançois Dosse et Patrick Garcia ont participé, comme enseignants d’histoire, depuis les années 1990, à la formation universitaire et au recrutement des enseignant·e·s du secondaire ; ils ont dirigé notamment – avec Nicolas Offenstadt – les deux volumes Historiographies. Concepts et débats (Folio-Histoire, 2010).

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C'était l'Ecole en 2020... Janvier...

23 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi. En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

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Suicide d’une directrice d’école : les profs pénalisés pour lui avoir rendu hommage...

C'était en janvier 2019 - "37% d'élèves en très grande difficulté en français. Les résultats des CP à 12 nous font revenir sur terre".

Salaires et retraites des professeurs : l’énorme arnaque de Macron...

Le premier trimestre, preuve ultime de l'inutilité des conseils de classe...

"« Vous avez la parole » : On a vérifié certaines affirmations de Jean-Michel Blanquer" - (Jamais contredites en live)

Réforme des retraites : le casse-tête budgétaire de la revalorisation des salaires des enseignants...

"Blanquer a-t-il raison de dire que la France représente 15% des dépenses sociales dans le monde?" (Non)

Violences sexuelles: "Enseignants, éducateurs n'en parlent pas aux enfants de peur de passer pour des pervers"

Réforme du bac : contre Blanquer, l’épreuve continue...

Ecole de la confiance? - "Colère et épuisement en salles de profs... la prochaine crise politique ?"

Réforme des retraites : «Les jeunes profs se prennent tout en pleine figure» ...

E3C : rupture d’égalité entre les élèves !...

Bac de français : « Les nouveaux programmes ressemblent à une entreprise de formatage »...

Les réformes s’enchaînent, la précarité des jeunes s'accroît...

Education au Sahel : le chemin est encore long ...

Philippe Meirieu répond aux questions des lycéens... (Vidéo)

Le comité de suivi de la réforme tacle le pusillanime Blanquer... Par Claude Lelièvre...

Nos pas dans le sable...

Et à demain pour février...

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