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Vivement l'Ecole!

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Rentrée 2020 : l’inquiétante étrangeté...

28 Septembre 2020 , Rédigé par L'Ecole des Lettres Publié dans #Education

Covid-19 : comment se prépare la rentrée scolaire à l'étranger ?

EXTRAIT

Voilà deux semaines que les cours ont repris, et, comme dans une nouvelle fantastique de Maupassant, vous vous sentez saisi d’un trouble de la personnalité, d’un sentiment de dédoublement qui vous divise et vous clive dans l’inquiétante étrangeté des conditions de cette rentrée.

Entre envie et déprime

D’un côté, vous êtes heureux de retrouver votre établissement, vos collègues, vos élèves, une vie professionnelle riche d’échanges et de reconnaissances ; de l’autre, vous éprouvez la tristesse de ces masques, ces mesures restrictives, ces contraintes, ces menaces, et cette quasi-certitude d’une fermeture partielle ou totale à plus ou moins long terme. Comme en proie à une crise cyclothymique, vous alternez phases de confiance et d’envie et phases de déprime et d’angoisse, un jour capable d’oublier le contexte sanitaire et de rêver sorties scolaires, visites, rencontres, l’autre hanté par le spectre du travail à distance, de l’ordinateur régentant votre enseignement, du ministère contrôlant vos activités via ses sites officiels  et ses  plateformes numériques.

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Pascal Caglar

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L’école au temps du coronavirus...

28 Septembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Dossier : Avec le coronavirus, le défi de l'école à distance… pour tous

EXTRAITS

Selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé publique France, le milieu scolaire et universitaire est devenu la première « collectivité » de circulation du virus, devant les entreprises.

32 % des 899 clusters en cours d’investigation concernent le milieu scolaire et universitaire, précisent Mattea Battaglia et Camille Stromboni dans Le Monde.fr

"Avec 285 clusters, le monde éducatif passe, pour la première fois, devant celui de l’entreprise, qui en compte 195."

Il s’agit des clusters en cours d’investigation, et s’ils sont en constante augmentation dans les établissements scolaires et universitaires, lorsque l’on prend en compte l’ensemble des clusters identifiés (y compris ceux maîtrisés ou clôturés), les entreprises restent le premier type de collectivités touchées. Jusqu’à présent, Santé publique France ne distingue pas la part des clusters dans les universités et ceux des écoles, collèges ou lycées, mais il semble que les premiers soient à la fois plus nombreux et plus contaminants. Reste que dans les écoles, de nombreuses voix s’élèvent pour questionner l’assouplissement du protocole sanitaire et dénoncer un « deux poids deux mesures » entre le durcissement des consignes dans les bars ou les rassemblements et leur allègement dans l’enceinte scolaire.

Mon école à la maison

Un collectif de sociologues et spécialistes de l’éducation a mené l’enquête au cours du confinement, puis du déconfinement, de la maternelle à l’université. L’ensemble, coordonné par Stéphane Bonnéry et Etienne Douat, est publié à La Dispute sous le titre L’éducation au temps du coronavirus. Ils soulignent l’aggravation des inégalités dans ce contexte, et l’accroissement de ce que Bourdieu et Passeron désignaient déjà dans les années 1960 comme la logique d’« indifférence aux différences ».

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Le gouvernement des experts

« La Covid-19 n’a pas créé la crise des savoirs au service du pouvoir mais elle a créé un effet de loupe qui en accélère les conséquences. Le coefficient de défiance généralisée est encore plus élevé » observe Nicolas Roussellier dans la revue Études. L’historien et politiste examine les conséquences de la crise sanitaire sur le fonctionnement et l’image de l’État, qui en sort à la fois renforcé dans ses prérogatives régaliennes et affaibli par des défaillances stratégiques, comme l’affaire des stocks de masques, la question des mesures sanitaires à l’école ou celle des tests. Ce qui est à souligner, en l’occurrence, c’est la crise de l’expertise, au sens technocratique et scientifique. 

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Jacques Munier

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Directeurs d’école : un an après le suicide de Christine Renon, une profession sur le fil...

27 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

Une marche du souvenir est organisée le 26 septembre à Pantin, en mémoire de la directrice retrouvée morte dans son établissement. Des concertations sont en cours pour diminuer la charge de travail de la fonction.

Il y a tout juste un an, le suicide de Christine Renon, une directrice d’école de 58 ans, déclenchait une vague d’indignation dans la profession. Une marche du souvenir devait être organisée, samedi 26 septembre, à Pantin (Seine-Saint-Denis), où exerçait cette enseignante. Décrite comme « engagée » par ses proches, elle avait été retrouvée morte le 23 septembre 2019, dans l’école maternelle Méhul. Les jours suivants, sa hiérarchie et ses confrères avaient reçu une lettre dans laquelle elle se plaignait de sa fatigue, de l’accumulation des tâches administratives, et témoignait de sa solitude face aux difficultés relationnelles avec les parents d’élèves.

Peu après le drame, le ministère de l’éducation nationale avait assuré qu’il ferait son possible pour « alléger » les charges qui pèsent sur les directeurs d’école, alors que la profession dénonçait des tâches administratives toujours plus lourdes, cumulées à une faible autonomie décisionnelle. Dans une vidéo adressée aux enseignants le 3 octobre 2019, jour des obsèques de Christine Renon, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, reconnaissait l’urgence de « trouver des réponses à des questions que nous nous posons depuis longtemps », et sur lesquelles « il n’y a pas de consensus ».

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L’école est enfin, et surtout, un ovni juridique : elle appartient à la mairie, à qui elle rend des comptes sur son budget et ses dépenses, mais le directeur, lui, répond à la hiérarchie de l’éducation nationale. Il n’est pas le chef de l’établissement, et les autres enseignants ne sont pas ses subordonnés.

Les organisations syndicales se sont donc penchées, le 23 septembre, sur l’épineuse question de la « délégation de compétence académique », soit la manière dont le directeur pourrait acquérir plus d’autonomie dans ses décisions. Car c’est là que le bât blesse : les syndicats enseignants ne sont pas d’accord sur la meilleure manière de conférer plus d’autonomie à l’école primaire. La création d’un « statut hiérarchique » du directeur n’est pas à l’ordre du jour, car le syndicat majoritaire, le SNUipp-FSU, y est farouchement opposé. Le SE-UNSA et le SGEN-CFDT sont favorables, quant à eux, à la création d’un statut juridique de l’école, qui permettrait de donner plus d’autonomie financière et décisionnelle à l’équipe enseignante, sans créer de hiérarchie entre les enseignants et le directeur.

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L’éducation nationale renvoie elle aussi au dialogue social, et assume de « prendre le temps de la discussion », selon Vincent Soetemont. « On fera des propositions, avec l’objectif de simplifier la tâche et de clarifier les missions des directeurs », assure-t-il. En attendant, sur le terrain, les changements se font attendre. « Les directeurs demandent des réponses, et tout ce que l’on trouve à leur dire c’est : “On y travaille” », regrette Dominique Bruneau.

Violaine Morin

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Covid-19 : un tiers des clusters concerne l’école et l’université...

26 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Covid-19 : un tiers des clusters concerne l’école et l’université...

EXTRAITS

Avec 285 foyers de contamination en cours d’investigation, le milieu scolaire et universitaire devient la première « collectivité » de circulation du virus, devant les entreprises, selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé publique France.

Les établissements scolaires et les universités sont-ils en passe de devenir les principaux foyers de contamination de cette nouvelle vague épidémique du Covid-19 ? Le dernier bulletin hebdomadaire de l’agence Santé publique France (SPF), publié jeudi 24 septembre, peut le laisser penser : 32 % des 899 clusters en cours d’investigation concernent le milieu scolaire et universitaire (chiffre arrêté au 21 septembre).

Avec 285 clusters, le monde éducatif passe, pour la première fois, devant celui de l’entreprise, qui en compte 195. Viennent ensuite les établissements de santé (97) et les « événements publics ou privés : rassemblements temporaires de personnes » (77), écrit SPF. Dans son précédent bulletin, daté du 17 septembre, le milieu scolaire et universitaire comptabilisait 160 clusters en cours d’investigation (soit 22 % du total), et 26 seulement au 10 septembre. Ces chiffres, établis « par type de collectivités », excluent les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le « milieu familial restreint », précise l’institution.

A noter, toutefois : si l’on prend en compte l’ensemble des clusters identifiés (y compris ceux maîtrisés ou clôturés), et pas seulement ceux en cours d’investigation, les entreprises restent le premier type de collectivités touchées, avec 26 % du total des 2 442 foyers de transmission ; le milieu scolaire et universitaire en réunit 383, soit 16 % d’entre eux.

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La rentrée universitaire, facteur du rebond épidémique

Ce qui est sûr, c’est que l’augmentation des clusters intervient à un moment où, dans le corps enseignant, de nombreuses voix s’élèvent pour questionner l’assouplissement du protocole sanitaire et dénoncer un « deux poids deux mesures » – entre le durcissement des consignes « en extérieur » (bars, rassemblements, etc.) et leur allègement dans l’enceinte scolaire. Depuis mardi 22 septembre, la définition des « cas contacts » chez les élèves comme parmi les enseignants du primaire a évolué, pour éviter au maximum les fermetures de classe.

Chez les médecins, on fait bien le distingo entre publics scolaire et universitaire. « On sait que les enfants sont très peu contaminants, quand les étudiants sont des vecteurs de contamination comme n’importe quels adultes », souligne Patrick Goldstein, patron des urgences du CHU de Lille et du SAMU du Nord.

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Mattea Battaglia et Camille Stromboni

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Loi contre le séparatisme : bras-de-fer en coulisses entre Gérald Darmanin et Jean-Michel Blanquer...

26 Septembre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Interdire le voile aux accompagnatrices des sorties scolaires : défense de  la laïcité ou entrave à la liberté ?

Les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation sont en désaccord sur certains point de ce texte qui doit être présenté par Emmanuel Macron la semaine du 28 septembre.

Le chef de l'État Emmanuel Macron doit dévoiler la semaine du 28 septembre les grandes lignes de la loi contre le séparatisme. En coulisses, une bataille d'influence oppose les ministres de l'Intérieur et celui de l’Éducation. Deux points opposent Jean-Michel Blanquer et Gérald Darmanin. Le premier, c'est l’interdiction du voile pour les mères qui accompagnent les sorties scolaires. Le ministre de l’Éducation y était favorable, pas celui de l'Intérieur.

Aux dernières nouvelles, Gérald Darmanin a obtenu gain de cause sur ce point il y a quelques jours. Mais la donne a peut-être changé : Emmanuel Macron avait validé certains articles du projet de loi la semaine dernière, avant de finalement réclamer plus de temps pour revoir le texte. C'est ce qui explique que le report du discours sur le sujet initialement prévu mardi 22 septembre à Lunel.

Désaccord sur le contrôle des associations sportives

Gérald Darmanin est également en désaccord avec Roxana Maracineanu, ministre délégué aux Sports... dont le ministre de tutelle n'est autre que Jean-Michel Blanquer. Ce deuxième bras-de-fer porte sur le contrôle des associations sportives. Nombre d’entre elles inquiètent les autorités, en raison de dérives séparatistes. Auparavant, ces clubs devaient obtenir l’agrément du préfet pour exercer, et il pouvait être retiré en cas d'irrégularités. Mais depuis l'adoption d'une loi de simplification de leur régime, les associations peuvent exercer dès lors qu'elles sont affiliées à une fédération agréée par l’État.

Le ministère de l'Intérieur aimerait revenir à la formule initiale, avec contrôle du préfet, mais le ministère des Sports s'y opposait fermement. Et là aussi, selon une source, Emmanuel Macron a tranché en faveur de Gérald Darmanin. Évidemment, tous ces acteurs tempèrent les tensions qui ont pu exister. "C'est le propre des sujets interministériels, insiste un conseiller, c’est normal que chacun veuille enrichir le texte." Cela explique pourquoi la rédaction du projet de loi prend plus de temps qu'escompté.

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"Coronavirus : les clusters remontent en flèche dans les écoles"...

26 Septembre 2020 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

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EXTRAIT

Le gouvernement a pris le parti d'alléger les consignes sanitaires dans les établissements scolaires, alors que les cas de contaminations se multiplient depuis la rentrée. D'après Santé Publique France, le milieu scolaire et universitaire représente un tiers des clusters en cours d'investigation.

« Comme avec le nuage de Tchernobyl, on a l'impression que le virus s'arrête aux portes de l'école ». Au lendemain du tour de vis annoncé par le gouvernement pour limiter la propagation de l'épidémie de coronavirus, les syndicats enseignants s'interrogent. Pourquoi l'école est-elle « absente de la gestion de la crise sanitaire » ?

La semaine dernière, un allègement du protocole dans les établissements scolaires a été décidé à la suite d'un avis du Haut conseil pour la santé publique (HSCP), selon lequel les enfants sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes.

Pourtant, s'il a été observé que les enfants présentent en majorité des formes légères ou asymptomatiques d'infection, il n'est pas certain qu'ils soient moins contagieux, les études scientifiques se contredisant sur ce sujet. « Quand ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont aussi contaminants qu'eux. On ne sait pas à quel point les enfants asymptomatiques peuvent infecter d'autres personnes », pointait ainsi un récent rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Le milieu scolaire est dans tous les cas loin d'être épargné par le retour en force de l'épidémie. Alors que le nombre de contaminations bat de nouveaux records en France, le dernier rapport hebdomadaire de Santé Publique France, publié jeudi, montre que les établissements scolaires font partie des premiers foyers épidémiques.

En première place des clusters en cours d'investigation

Alors que, durant l'été, les entreprises sont restées en tête des lieux d'apparition des clusters, le milieu scolaire et universitaire vient de remonter en première place cette semaine. Sur les 899 clusters en cours d'investigation, 285 ont été recensés en milieu scolaire (soit 32 % du total), contre 195 en entreprise (soit 22 %).

Le 27 août, juste avant la rentrée, les établissements scolaires occupaient la huitième place de ce tableau classant les clusters « par type de collectivités » (hors Ehpad et milieu familial), avec 28 clusters identifiés et 5 en investigation. Et il y a une semaine encore, les chiffres étaient de 198 clusters identifiés et 160 en investigation.

Santé Publique France note que cette tendance est particulièrement présente en Provence Alpes Côte d'Azur, où « les nombres de clusters signalés augmentent de façon importante notamment ceux survenus en milieu scolaire, universitaire et en Ehpad ».

Le milieu scolaire et universitaire ne fait pas partie des secteurs les plus « à risque », selon le rapport, les « clusters à criticité élevé » étant surtout localisés dans les Ehpad, où la population est la plus vulnérable. Mais le facteur de « criticité » calculé par Santé Publique France s'y élève tout de même à 17,7 %, soit un chiffre comparable à celui des entreprises (19,7 %), qui comprend les restaurants et les bars. De plus, dans les écoles, le potentiel de propagation du virus est deux fois plus important, avec une population moyenne exposée de 247 personnes contre 113 dans les entreprises.

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Leïla Marchand

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Les mères, porteuses d’une nouvelle force politique ?

26 Septembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Politique

EXTRAIT

"L'État s'en prend à nos enfants". Pour la politologue Fatima Ouassak, l'école française produit des inégalités structurelles massives qui touchent principalement les enfants issus de classes populaires. Elle milite pour la prise de pouvoir des mères dans l'espace public.

https://twitter.com/franceculture/status/1309560803830493184

Elle milite pour la prise de pouvoir des mères dans l'espace public : la politologue Fatima Ouassak publie "La puissance des mères, pour un nouveau sujet révolutionnaire" (La Découverte, Août 2020). L'occasion de revenir avec elle sur l'urgence d'une lutte collective.

La question de l'empowerment des femmes demeure au cœur des enjeux du féminisme, dans la sphère professionnelle, les relations amoureuses, sexuelles, dans l’exercice du pouvoir politique… Ces prises de pouvoir sont multiples; elles révèlent la pluralité des facettes d’une individualité. Pourtant, si ces combats sont de plus en plus audibles dans l’espace public, la politologue Fatima Ouassak relève que ces luttes ne se sont pas appropriées à la question pourtant éminemment politique de la visibilité des mères

Fatima Ouassak est politologue et consultante en politiques publiques. Son engagement associatif et militant puis sa réflexion sur le statut des mères sont nés de son expérience de la maternité qui l'a confrontée à des petites et grandes violences, sociales et institutionnelles, qu'elles soient visibles - quoique encore tabous - ou latentes. Elle en tire le constat d’une ambivalence profonde du statut de la mère, tantôt puissante, tantôt reléguée au silence.  

"Être mère est un paradoxe. C’est effectivement se sentir puissante, parce qu’on porte la vie et on donne naissance, on a l’entière responsabilité de l’enfant pour lequel on est l’ultime référence. Mais c’est aussi l’expérience de la dépossession de cette puissance, de ne pas être considérée dans ce rôle de mère, dans cette responsabilité. C’est quelque chose que j’ai vécu comme paradoxal. (…) Ce paradoxe m’a conduit à réfléchir aux façons de me réapproprier cette puissance, petit à petit, au fur et à mesure des entraves, des expériences. Cela m’a éveillée sur le pouvoir que l’on pouvait prendre en tant que mère, avec d’autres mères, comment on pouvait se battre pour nos enfants. "     
(Fatima Ouassak)

Dans  La puissance des mères, pour un nouveau sujet révolutionnaire (La Découverte), elle évoque les obstacles qui ont fondé ses combats qu’elle entend pluriels : à la croisée des luttes féministes, elle pense la prise de pouvoir des femmes autant dans leur expérience de la maternité au sein des associations Front de Mères que face aux discriminations, elle préside ainsi l’organisation Le Réseau Classe / Genre / Race. 

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Olivia Gesbert

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Revue de Presse Education... Crise — Enseignement catholique — Divers

26 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

https://s.france24.com/media/display/e7c05ff8-aedc-11ea-b493-005056a964fe/w:1280/p:16x9/000_1TG2I3.webp

Petite revue de fin de semaine. Toujours la crise, mais aussi des questions sur l’enseignement catholique et enfin quelques divers.

Crise

Covid : Incompréhensions dans l’éducation
Après les nouvelles mesures de durcissement prises par Olivier Véran le 23 septembre pour freiner la diffusion du virus, les allègements de protocole dans les écoles semblent encore plus irréalistes. Sur Twitter des enseignants manifestent leur incompréhension. Des syndicats aussi.”

Cantines scolaires, revalorisation des enseignants, "tenue républicaine" à l’école... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, était l’invité du "8h30 franceinfo", vendredi 25 septembre 2020.”

Enseignement catholique

Première baisse des effectifs depuis dix ans dans l’enseignement catholique Par Marie-Christine Corbier
Les établissements ont enregistré une baisse du nombre d’élèves en cette rentrée 2020. Pour la première fois depuis dix ans, les effectifs du second degré ne compensent plus la baisse démographique des écoles primaires.
Ce sont les premiers effets de la crise sanitaire et économique , pour les établissements de l’enseignement catholique . Pour la première fois depuis dix ans, les effectifs sont en baisse en cette rentrée. Les établissements ont perdu 8.723 élèves en un an, soit une baisse de 0,42 %. « Il y a eu des désistements inhabituels durant l’été », indique Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique
.”

Effectifs en baisse, classes fermées : l’enseignement catholique au défi de la crise sanitaire Par Mattea Battaglia
Les établissements privés catholiques sous contrat avec l’Etat font eux aussi état d’une rentrée compliquée. Huit mille élèves de perdus. Rapportés aux 2,1 millions scolarisés dans l’enseignement privé catholique sous contrat avec l’Etat, est-ce problématique ? Au SGEC, le secrétariat général qui chapeaute les 7 400 écoles, collèges et lycées sous contrat avec l’Etat, on prend cette baisse des effectifs très au sérieux.”

L’enseignement catholique devrait bénéficier de la nouvelle éducation prioritaire
"Jean-Michel Blanquer m’a renouvelé son accord". A peine a t-il bénéficié, grâce à la loi Blanquer, de la prise en charge de ses maternelles, que l’enseignement catholique se positionne pour tirer parti de la réforme de l’éducation prioritaire. En présentant la rentrée de l’enseignement catholique, le 24 septembre, Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, a axé son discours sur la solidarité. Sur un ton très ferme, il a annoncé l’entrée de l’enseignement catholique dans la nouvelle politique d’éducation prioritaire que JM Blanquer va mettre en place. L’enseignement catholique pâtit de la crise économique qui lui fait perdre des familles (- 9000 élèves). Alors que la loi Blanquer prévoit la prise en charge de ses maternelles, il demande de nouveaux soutiens. A l’Etat le bénéfice des financements de l’éducation prioritaire. Aux collectivités locales, celui des aides pour les frais de restauration.”

Divers

"On est réveillé et on travaille" : la classe inversée, une méthode pédagogique avantageuse en période de crise sanitaire
Lors d’un cours en "classe inversée" ce sont les élèves qui font eux-mêmes la leçon. Cette méthode pédagogique a montré tout son intérêt pendant le confinement.”

Quelle révolution pour l’enseignement à distance, depuis la pandémie ? Par : Emmanuelle Bastide
Avec la fermeture massive des écoles, des millions d’enseignants non préparés ont dû, avec plus ou moins de succès, continuer à enseigner pour permettre aux élèves de poursuivre leur année scolaire.
Certains s’y sont mis avec succès, d’autres sont passés par des plateformes institutionnelles lourdes, peu participatives et mal adaptées aux jeunes.
Quelles leçons retenir de l’enseignement à distance des derniers mois ? Faut-il penser une nouvelle école du futur ?
” une émission sur RFI.fr

Évaluations nationales : des questions intrusives et un respect du RGPD à géométrie variable
Dès l’annonce de la présence de questions concernant le confinement dans les évaluations nationales 2020, le SE-Unsa en a dénoncé le principe du point de vue éthique et déontologique. En effet, des questions sur un ressenti personnel de l’élève n’ont pas leur place dans un protocole d’évaluation pédagogique et ne devraient pas être ainsi administrées à des élèves dès 6-7 ans sur une fiche sous la même forme que les items de français et de maths qui ont précédé.”

Débat : Comment repenser l’évaluation dans l’enseignement supérieur par Michel Robert, professeur de microélectronique, Université de Montpellier
Les classements internationaux des universités sont aujourd’hui une réalité de la mondialisation qui donne un autre éclairage que la réputation historique des établissements ou que les rapports d’évaluation réalisés à leur sujet. Ils sont basés sur des éléments de performances comparatifs purement quantitatifs qu’il faut savoir interpréter dans leurs périmètres : quelles sont les données utilisées ? Quels sont les indicateurs ? Quels sont les algorithmes de calculs ?

Bon week-end et portez-vous bien.

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Ecarlate - Polémique - Orientation - Et aussi...

25 Septembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ecarlate - Polémique - Orientation - Et aussi...

Une revue de presse écarlate, avec un soupçon de polémique vestimentaire, des morceaux d’orientation scolaire et 2-3 brèves

Ecarlate

Ouest France note le décalage entre les annonces d’Olivier Véran et celles de Jean-Michel Blanquer : « "La situation continue de se dégrader", a alerté Olivier Véran ce mercredi 23 septembre lors de sa conférence de presse. Taux de positivité, d’incidence, nombre d’hospitalisations, d’admissions en réanimation… Tous les indicateurs de suivi du Covid-19 sont en hausse. Le ministre de la Santé a donc annoncé un renforcement des mesures sanitaires avec notamment la fermeture totale des bars et restaurants à Marseille, et après 22 heures dans les métropoles en alerte renforcée.
Mais qu’en est-il dans les écoles ? Une cellule de crise se tient ce jeudi 24 septembre entre les ministères de l’Éducation et de la Santé pour décider d’une éventuelle modification du protocole sanitaire.
 »

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La brève de comptoir de Fabien Crégut

Dans Vousnousils on étudie les réactions : « Face à la recrudescence de l’épidémie, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé hier soir, mercredi 23 septembre, des mesures restrictives dans les zones d’alerte renforcée, et dans les zones d’alerte maximale. Les rassemblements de plus de 10 personnes sont ainsi interdits sur la voie publique, et les bars et restaurants totalement fermés durant deux semaines au moins à Aix-Marseille et en Guadeloupe. Rien n’a cependant été annoncé pour l’école et l’université, ce qui suscite la colère des enseignants, et également des médecins :
Sur France Inter ce matin, Philippe Juvin, professeur de médecine, chef des Urgences de l’Hôpital Pompidou, déclare ainsi : « il est vraiment temps que le ministre de l’Éducation nationale se mette au travail. »
 » Ledit chef des urgences est aussi un élu local...

Dans le 7/9 de France Inter, Philippe Juvin disait déjà :« 10 % des clusters en France viennent du milieu scolaire et universitaire, l’école est un vrai sujet car il y a une gestion un peu chaotique »

Polémique

Avec la polémique sur les culottes des filles, Blanquer retrouve ses fondamentaux par B. Girard
« Imagine-t-on en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, en Espagne ou ailleurs un ministre de l’Education demandant aux élèves de porter une tenue monarchique ? La proposition déclencherait aussitôt un irrépressible éclat de rire accompagné d’un légitime questionnement sur la santé mentale de son auteur. Nulle réaction semblable en France où la suggestion d’une tenue républicaine dans les établissements scolaires est au contraire accueillie avec le plus grand sérieux, avec une forme de componction, confirmant que, décidément, dans ce pays, les références à la république, même les plus burlesques et hors de propos, font perdre la raison. »

A Belfort, une remarque fait polémique : C’est France3 qui a eu vent de l’affaire en premier : « Sa fille a été priée par son professeur de mathématiques de venir habillée avec une tenue moins provocante, à cause d’un haut jugé "trop décolleté". La scène s’est produite dans un collège de Belfort[ ...] David, un parent d’élève d’une jeune fille de 14 ans scolarisée au collège Arthur Rimbaud à Belfort, ne décolère pas. "Arrivée en cours de mathématiques, elle n’a pas eu le temps d’enlever sa veste que son professeur lui a fait remarquer, devant toute sa classe, que son décolleté était trop voyant et que sa tenue était donc vulgaire selon ses mots. Il ne comprenait d’ailleurs pas comme on avait pu la laisser entrer dans le collège" »
Dans L’Est Républicain, la suite de l’histoire : « Ce mercredi matin, suite à cet événement, le principal de l’établissement a rencontré le professeur en question pour notamment lui demander de s’excuser auprès de l’élève. Ce qu’il a fait. « Ma fille m’a expliqué qu’il n’avait pas l’air d’être sincère. Elle n’a pas accepté ces excuses », raconte David Paufert. « J’ai pris contact avec la direction académique du Territoire de Belfort. Je ne veux pas en rester là. Je veux que cela serve de message d’alerte. »
De son côté, ce jeudi, Philippe Naas, le principal du collège Arthur-Rimbaud, confirme les faits mais estime laconiquement que « la réaction globale est disproportionnée par rapport aux propos qui ont été tenus »
. »

Sur La1ère, chaine réunionnaise, « "la tenue républicaine" de Jean-Michel Blanquer continue de faire réagir »
« A La Réunion, certains adolescents ne comprennent pas le sens de cette polémique. Notre journaliste Marie-Ange Frassati est partie interroger quelques élèves. "Il ne faut pas sexualiser le corps d’une femme", réagit une lycéenne. Il n’y a pas de différence à faire entre une fille et un garçon, si elle veut mettre un décolleté, elle peut en mettre", selon une autre. »

Dans Midi-Libre, on s’interroge sur l’éventuel sexisme des règlements intérieurs et on interroge ceux qui font lesdits règlements : « Du côté des parents d’élèves, on rappelle que tout cela reste très subjectif. "La question se posait déjà dans les années 60-70 quand Courrèges a créé une jupe courte, estime Christophe Pavageau (FCPE Hérault). Il faut être tolérant car on a un climat estival dans la région mais il ne faut pas que les élèves arrivent en tongs non plus". Pour lui, l’essentiel est "de ne pas stigmatiser les élèves par rapport à leur tenue [...]
Arrivée au lycée Louis-Feuillade de Lunel à la rentrée en qualité de proviseure, Ghislaine Lefort n’a pas été alertée sur le moindre cas à problème au cours des premières semaines de cours : "Pour moi, il s’agit d’un non sujet. À l’heure actuelle, nous avons d’autres préoccupations. De toute façon, il est inscrit dans notre règlement l’obligation pour les élèves de porter une tenue correcte. Cela permettrait d’avoir une appréciation si cela s’avérait nécessaire."
 »

Orientation

Le Parisien s’intéresse au Klub « Dans un conteneur rénové, les visiteurs testent leur personnalité pour mieux s’orienter dans la vie. Ce « cabinet de curiosités », qui s’inspire des univers de la magie et de Harry Potter, va tourner dans les lycées et les salons d’orientation du Loiret et de la région. »

L’auto-satisfaction des ministères : Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur
« Malgré le contexte exceptionnel et inédit créé par la crise sanitaire, la procédure Parcoursup 2020 s’est déroulée de manière normale, avec un nombre record de formations proposées et de candidats. Si le calendrier a été maintenu pour garantir la rentrée étudiante, des aménagements ont été apportés au fil de l’eau, en concertation avec les associations et conférences de l’enseignement supérieur avec le souci d’accompagner au mieux les candidats et leur famille »

Et aussi...

Tribune Lycée : il faut réécrire des programmes de sciences économiques et sociales
« Une enquête lancée par l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) auprès des enseignants confirme que les nouveaux programmes de SES sont trop lourds et trop difficiles à suivre pour les lycéens.
Un an après la mise en œuvre des nouveaux programmes de sciences économiques et sociales de seconde et de première, l’association des professeur.e.s de SES (Apses) a initié une enquête-bilan auprès des enseignant.e.s de la discipline, à laquelle 753 d’entre elles et eux ont répondu. Ce retour du terrain, principalement quantitatif, et complété par des éclairages qualitatifs, permet de faire le point sur les difficultés pédagogiques induites par ces programmes
. »

Ludomag fait le point sur « Des collectifs enseignants qui dynamisent l’institution »
« Les collectifs d’enseignants naissent, vivent et produisent en ligne. Souvent informels dans un premier temps ils évoluent, fédèrent et grandissent jusqu’à devenir des collectifs organisés ou des associations officielles. Ils répondent à des besoins professionnels pas toujours faciles à cerner et l’institution ne sait pas forcément comment les considérer entre ignorance et “récupération”. [... ]
Si ces collectifs se forment et vivent le plus souvent en marge de l’institution, ils n’ont pas de raison d’être en tension avec elle car les enseignants qui les composent sont dans l’institution.[...]
Cela n’a pas été évoqué pendant cette table ronde mais… le succès des collectifs d’enseignants est tel que des projets relevant de l’EdTech ou de démarche politique se présentent comme étant des “collectifs d’enseignants” pour tenter de profiter de la bonne image que ces derniers ont, tant auprès des professeurs que de l’institution. Quand un phénomène commence à être instrumentalisé et dévoyé, c’est que son succès est patent.
 »

Emilie Kochert, partie se rhabiller

https://www.cahiers-pedagogiques.com/Revue-de-presse-du-jeudi-24-septembre-2020

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"... la norme est le produit d’un rapport de forces, au service de ceux qui peuvent s’en prévaloir."

24 Septembre 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Sociologie

"... la norme est le produit d’un rapport de forces, au service de ceux qui peuvent s’en prévaloir."

Normal, quoi...

Face aux lycéennes qui revendiquent de porter ce qu’elles veulent, Blanquer et Macron en ont appelé au «bon sens» et à la normalité. Or la norme est le produit d’un rapport de forces, au service de ceux qui peuvent s’en prévaloir.

La semaine dernière, des collégiennes et des lycéennes lançaient sous le hashtag #lundi14septembre un joyeux mouvement de résistance à des règlements vestimentaires glosant sur la longueur des jupes, des shorts, des crop-tops, sur la profondeur des décolletés et la largeur des bretelles de débardeurs. Cette offensive, semble-t-il assez générale à l’échelle des établissements du territoire, relève d’une logique patriarcale bien ancrée : garder un œil sur les corps de nos filles, les protéger de la libido intrinsèquement débordante des garçons ; les protéger des insultes sexistes que, forcément, elles provoquent un peu avec leur soutien-gorge trop visible, ou, pire encore, leur absence de soutien-gorge. Alors, qu’est-ce qu’on fait, on en met ou on n’en met pas ?

Des mises au point, aussi claires que salutaires, ont été publiées depuis, dans les pages de ce journal et ailleurs. Toutes rappellent combien le maintien du corps de nos filles, et des femmes en général, sous le regard de la société relève d’un vieux système qui vise tantôt à nous couvrir, tantôt à nous découvrir, toujours nous contrôler, de la plage au musée, de la piscine à l’école, de la rue au travail.

Les historien·ne·s ne manquent pas, depuis maintenant plusieurs décennies, d’apporter leur contribution à ce constat. Merci, notamment, à Christine Bard d’avoir mis à jour les mécanismes et les enjeux portés, c’est le cas de le dire, par certaines pièces de notre garde-robe, autant affaires de modes que d’assignation à des rôles sociaux.

Quelle a été la réponse de nos gouvernants ? Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, et quelques jours plus tard le président Emmanuel Macron ont été interpellés sur la question. Le premier a estimé qu’ «il suffit de s’habiller normalement, et tout ira bien». Il en a appelé à un «grand bon sens» pour sortir de ce qui semble à ses yeux une polémique stérile, beaucoup de bruit pour rien en somme. Le second lui a emboîté le pas, estimant tout à la fois qu’il n’avait pas à intervenir dans toutes les «polémiques» et appelant, à son tour, à user de «bon sens». Haussement d’épaules et revers de main.

Mais oui, voyons ! Soyez normales, mesdames et mesdemoiselles ! Puisqu’on vous dit que c’est simple ! Après tout, quoi de plus normal que la norme ? Pourquoi nous, historien·ne·s, anthropologues, juristes, linguistes, sociologues, philosophes et autres chercheu·rs·ses en sciences humaines et sociales nous épuisons-nous à interroger, déconstruire, contextualiser et confronter l’élaboration des normes, que celles-ci soient vestimentaires, corporelles, familiales, sexuelles, raciales ou religieuses ? En tout état de cause, résolument sociales et politiques. En appelant à la norme, plus encore, à la normalité, Blanquer et Macron feignent de clore un débat qui ne fait qu’inciter à multiplier les approches critiques de ces normes dont nous avons sans doute besoin pour vivre ensemble, mais dont il ne faut jamais oublier ni sous-estimer l’historicité et les finalités, notamment de domination, le mot est lâché. Dans un registre différent, mais pas si éloigné, Coluche l’avait cruellement compris en 1974 : «Un mec normal, blanc quoi…» La norme n’est pas seulement relative, située dans un temps, un espace et une organisation sociale, elle est le produit d’un rapport de forces au service de ceux, plus rarement celles, qui peuvent s’en prévaloir lorsque leur position se trouve contestée. En essentialisant la norme, ces deux dirigeants, dont le moins qu’on puisse dire est que leur légitimité est actuellement interrogée, opposent à ces adolescentes la faiblesse de l’argument d’autorité, autorité qu’ils renouvellent mollement à des chefs et cheffes d’établissement démuni·e·s et débordé·e·s par une rentrée, comment dire, «hors normes».

Vivons-nous vraiment des temps suffisamment normaux pour pouvoir nous cacher derrière le paravent du bon sens ? Une rentrée normale ? Un climat normal ? Une pauvreté normale ? Un niveau de chômage normal ? Un accès au logement normal ? Le #lundi14septembre s’avère bien plus qu’un des innombrables fronts du combat féministe - ce qui est déjà un chantier gigantesque. Il nous parle de nous tous et toutes, de notre façon d’occuper et de partager l’espace public, bien commun précieux et fragile. Quand le grand bon sens blanquérien remplace l’esprit critique, il est largement temps de s’inquiéter. Tout ira bien… on parie ?

Nadia Vargaftig maître de conférences à l’université de Reims, Champagne-Ardenne (Urca)

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