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Vivement l'Ecole!

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Education - STOP à l’impréparation !

29 Octobre 2020 , Rédigé par Snuipp Publié dans #Education

Education - STOP à l’impréparation !

Alors qu’il est nécessaire de maintenir les écoles ouvertes tant que les conditions sanitaires le permettent, cela ne doit pas se faire au détriment de la santé des élèves, des personnels et de la société dans son ensemble. Des aménagements doivent être réalisés de manière urgente, comme le dédoublement des groupes classes, réclame le SNUipp-FSU.

« Il est donc grand temps que le ministère active la première hypothèse du plan de continuité pédagogique avec l’accueil de demi-groupes d’élèves permettant ainsi distanciation physique et non brassage », indique le SNUipp-FSU dans son communiqué. « L’autre partie des élèves pouvant être accueillis par des structures périscolaires avec une rotation des groupes qui permet une scolarisation à mi-temps de tous les élèves ».
Aussi, dans ce nouveau contexte particulier à plus d'un titre, le syndicat réclame que  «  la rentrée des élèves soit repoussée au mardi 3 novembre dans les conditions prévues pour rendre hommage à Samuel Paty ».

Le communiqué
IL FAUT CESSER AVEC CETTE IMPRÉPARATION PERMANENTE DE L’ÉCOLE

Le maintien, tant que la situation épidémique le permet, de l’ouverture des écoles est nécessaire pour ne pas encore davantage accroître les inégalités scolaires, notamment pour les enfants des familles populaires, comme pour maintenir le rôle social de l’école. Le maintien de ce nécessaire lien scolaire nécessite plusieurs conditions. Il ne faut mettre en danger ni les élèves, ni les personnels et ni la société au final.

Il est donc grand temps que le ministère active la première hypothèse du plan de continuité pédagogique avec l’accueil de demi-groupes d’élèves permettant ainsi distanciation physique et non brassage. L’autre partie des élèves pouvant être accueillis par des structures périscolaires avec une rotation des groupes qui permet une scolarisation à mi-temps de tous les élèves.
Le ministère doit également fournir tous les équipements nécessaires à une bonne protection des personnels et des élèves (masques chirurgicaux, gel hydroalcoolique, nettoyage, sanitaires en nombre suffisants, moyens d’aération renforcés…), sans oublier le retour à une mise à l’abri des personnels vulnérables.
Le port du masque par les élèves en élémentaire ne pourrait remplacer la distanciation et le non-brassage, il ne pourrait que simplement s’y ajouter.
Pour préparer cette rentrée des vacances d’automne dans ce nouveau contexte, la rentrée des élèves doit être repoussée au mardi 3 novembre dans les conditions prévues pour rendre hommage à Samuel Paty.

Dans le cas où la circulation du virus nécessiterait une fermeture des écoles le ministère doit anticiper et fournir aux élèves et aux personnels les moyens matériels d’un maintien du lien scolaire à distance.

Le gouvernement n’a rien anticipé et n’a pas investi dans l’école en recrutant des personnels permettant une baisse des effectifs ou en aménageant les locaux (sanitaires et moyens d’aération notamment). Le ministère n’a pas non plus donné du temps aux équipes pédagogiques pour anticiper et se préparer à toutes les hypothèses du plan de continuité pédagogique. Il a préféré alléger le protocole sanitaire et évoquer une “rentrée normale”...
Il faut cesser avec cette impréparation permanente que l’école, les élèves et les personnels subissent depuis mi-mars.

Paris, le 29 octobre 2020

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SOS Education épinglé par la Cour des Comptes...

29 Octobre 2020 , Rédigé par Cour des comptes Publié dans #Education

SOS Education épinglé par la Cour des Comptes...

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 29 octobre 2020


ORGANISMES BÉNÉFICIANT DE DONS

Créée en 2001, SOS Éducation se présente comme « une association militante œuvrant en toute indépendance pour que l'école transmette à chaque enfant les savoirs fondamentaux et le goût de l'excellence ». Elle indique « être totalement transparente sur son financement » et « financée exclusivement par la générosité de ses membres ».

A l'issue de son contrôle et dans la limite de ses investigations et des informations disponibles, la Cour déclare que les dépenses de l'association sur les exercices 2013 à 2018 n'ont pas été conformes aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité.
 
Sur la période 2013-2018, les dons reçus par SOS Éducation se sont élevés en moyenne à 1,38 M par an, représentant 88 %, soit l'essentiel de ses ressources.
Après avoir compté 60 000 donateurs et reçu 3 M de dons en 2008, l'association a connu, entre 2013 et 2018, une forte baisse du nombre de ses donateurs et du montant de la collecte, ce qui l'a conduit à enregistrer, à partir de 2014, des résultats déficitaires.
Elle conserve toutefois des réserves supérieures à 3 M au 31 décembre 2018.


Lors de son contrôle, la Cour a constaté que :

  • les statuts de l'association organisent une gouvernance restreinte à un petit nombre de « membres participants » (entre trois et sept sur la période). Les donateurs et sympathisants (entre 40 000 et 80 000 selon l'association), dits « membres actifs », ne sont pas admis à participer aux assemblées générales, ni à siéger au conseil d'administration. Ils ne sont donc pas en mesure d'exercer un contrôle sur la gestion de l'association ;
  • l'activité principale de SOS Éducation consiste à diffuser de façon massive des publipostages par voie postale (près d'un million de courriers diffusés chaque année en moyenne entre 2013 et 2018) et électronique, qui incluent systématiquement un appel à don mentionnant l'avantage fiscal qui y est attaché. Or, en dehors de l'encaissement des dons, l'association donne très peu de suites opérationnelles à ses actions : plus de la moitié des publipostages envoyés sur la période contrôlée proposaient à leurs destinataires un « référendum national » pour l'école, mais aucun n'a fait l'objet d'une exploitation, de quelque nature qu'elle soit. 28 « pétitions » ont également été proposées, dont un quart seulement a été exploité. Il apparaît ainsi que, sous couvert d'une sensibilisation aux problèmes de l'école, les publipostages ont pour but principal, sinon unique, de collecter des dons ;
  • le compte d'emploi des ressources de l'association ne reflète pas la réalité de l'utilisation des dons. Les dépenses engagées pour les publipostages sont présentées dans le compte d'emploi comme relevant à hauteur de 85 % des missions sociales, alors qu'elles devraient en réalité être considérées comme des frais de collecte, représentant dès lors plus de la moitié des dons reçus ;
  • l'essentiel des opérations relatives à la diffusion des publipostages et à la collecte des dons a été délégué à des prestataires immuables, sans mise en concurrence, et dont plusieurs sont liés à SOS Éducation, ses fondateurs ou ses dirigeants ;
  • en dehors de l'envoi de publipostages, les actions conduites par SOS Éducation (rencontres avec des décideurs politiques, organisation de colloques et  conférences, ateliers de formation destinés aux enseignants, édition de livres, attributions de bourses au demeurant dans des conditions contestables) paraissent limitées ;
  • enfin, pendant la période contrôlée, une partie des moyens de l'association a été employée à des fins éloignées de ses missions sociales.
  • Ces constats conduisent la Cour à attester, en application des dispositions de l'article L. 143-2 du code des juridictions financières, de la non-conformité des dépenses engagées par l'association SOS Éducation au cours des exercices 2013 à 2018 aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité. 
     
    Lorsque la Cour atteste de la non-conformité des dépenses engagées aux objectifs poursuivis par l'appel public à la générosité, elle assortit son rapport d'une déclaration explicite en ce sens, transmise au ministre chargé du budget et aux présidents des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le ministre chargé du budget peut décider, par arrêté, de priver de tout avantage fiscal les dons, legs et versements effectués au profit de l'organisme visé dans la déclaration.
     
     
    Lire le rapport: https://www.ccomptes.fr/fr/publications/association-sos-education

     
CONTACTS PRESSE :
Ted Marx n Directeur de la communication n Tél. : 01 42 98 55 62 n tmarx@ccomptes.fr
Etienne Chantoin n Responsable des relations presse n Tél. : 01 42 98 59 45 n etienne.chantoin@ccomptes.fr
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JM Blanquer précise le nouveau protocole...

29 Octobre 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

JM Blanquer précise le nouveau protocole...

EXTRAIT

 

29 octobre - Le nouveau protocole sanitaire devrait être connu tard ce soir. Mais JM BLanquer a donné quelques précisions le 29 octobre matin sur France 2. Les principaux changements concerneront le nettoyage et l'aération ainsi que le brassage des élèves. La question du port du masque par les écoliers sera tranchée ce soir. Ce qui en dit long sur l'impréparation de ces mesures. JM Blanquer ne regrette pas d'avoir allégé le protocole à la rentrée…

 

Les points du protocole renforcé

 

C'est ce soir à 20h que le  ministre recevra les syndicats pour donner les détails du nouveau protocole sanitaire qui devra être mis en place dès lundi. Mais JM Blanquer a donné des indications c matin sur France 2.

 

Le nouveau protocole devrait être renforcé sur trois points : le brassage des élèves, le nettoyage et l'aération.

 

Diminuer le brassage des élèves

 

La question du brassage des élèves est très importante pour isoler les cas contacts et stopper l'épidémie. Si de nombreux collèges et écoles ont décalé les rentrées et parfois les récréations, le brassage a lieu le matin et lors du déjeuner. JM Blanquer annonce qu'il faudra faire évoluer les emplois du temps pour assurer le non brassage à la cantine. Le plus souvent cela a déjà été fait dans les établissements. La seule façon d'aller au-delà c'est de prévoir un autre mode de restauration, ce qui échappe à l'éducation nationale.

(...)

 

F Jarraud

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Alain Rey est mort... Quelques vidéos...

28 Octobre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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Ces profs qui ont changé nos vies...

28 Octobre 2020 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education

Ces profs qui ont changé nos vies...

Quand elle était collégienne à Saint-Brieuc, Mona Ozouf a découvert que les livres ne servent pas qu’à tromper l’ennui. Elle nous raconte la prof qui a changé sa vie.

Au collège de Saint-Brieuc, quand nous étudiions « les Femmes savantes », nous donnions toutes notre cœur à la paisible Henriette, et le professeur nous disait : « Regardez mieux, Armande est-elle sans intérêt ? Un peu d’attention, s’il vous plaît, pour son exigence intellectuelle, de compassion pour son délaissement. »

Et comme Renée Guilloux – c’était elle, le professeur – nous enseignait moins le français qu’une littérature sans frontières, elle faisait tourner autour de nous une ronde de figures féminines : outre-Manche, Jane Eyre, la petite gouvernante assez intrépide pour déclarer la première son amour ; ou Maggie Tulliver, la fillette qui coupe sauvagement ses cheveux pour ne pas subir les papillotes du dimanche ; ou encore, au pays des ours cette fois, cette Sonia qui voue sa jeune vie à consoler l’oncle Vania. A laquelle voulions-nous ressembler ? Laquelle tenait en réserve des images et des mots pour nous ?

Je savais depuis longtemps déjà que les livres servent à franchir les jours que l’ennui plombe. La voix généreuse de Renée Guilloux m’a fait comprendre qu’ils ont mieux encore à nous offrir. Qu’ils exigent une patiente attention, mais non la reddition. Qu’ils laissent libre de préférer Armande à Henriette, d’élire les rebelles parfois, mais parfois aussi de chérir celles qui acquiescent à un destin mélancolique. Qu’ils nous aident à déchiffrer intelligemment nos vies. Une certitude qui a changé la mienne : non à la manière brusque du coup de vent, mais comme le souffle bienfaisant qui aujourd’hui encore m’accompagne.

Le prof qui a changé ma vie

Pour nous réconcilier avec la rentrée des classes, « l’Obs » vous raconte des histoires des professeurs inoubliables.

Avec les témoignages de :

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Que faire si votre enfant montre des signes de régression à cause du Covid-19?

28 Octobre 2020 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Que faire si votre enfant montre des signes de régression à cause du Covid-19?

Certains petits peuvent recommencer à se réveiller la nuit, à sucer leur pouce, à piquer des crises ou à faire pipi au lit.

Depuis le début de la pandémie, la vie de certains enfants a été particulièrement ébranlée. En ces temps difficiles, des parents peuvent voir leurs enfants régresser et perdre des compétences qu'ils avaient pourtant acquises en grandissant.

D'après Kenya Hameed, neuropsychologue clinicienne pour le Child Mind Institute à New York, «il est logique que les parents assistent à ce genre de régressions en ce moment. Ces dernières répondent à des facteurs de stress ou à des changements importants, et il y a beaucoup d'incertitudes actuellement».

Une routine perturbée

Elle explique que les enfants sont généralement extrêmement résilients; toutefois, lorsque leur routine ne cesse de changer, comme c'est le cas avec la crise du Covid-19, il peut leur être difficile de gérer la situation. C'est souvent parce qu'ils sont anxieux et cherchent du réconfort que les enfants traversent des périodes de régression. Par exemple, certains ont passé beaucoup de temps avec leurs parents pendant le confinement, et peuvent dorénavant être angoissés à l'idée d'être séparés de ces derniers, même le temps d'une journée à l'école.

Les plus jeunes, lorsqu'ils régressent, peuvent recommencer à se réveiller la nuit, à sucer leur pouce, à piquer des crises ou à faire pipi au lit. Ce type de comportement n'est d'ailleurs pas réservé aux plus petits. Les enfants plus âgés peuvent également régresser et reproduire des comportements que leurs parents n'avaient plus vus depuis longtemps.

Julie Ross, directrice de Parenting Horizons, indique qu'«un enfant de 13 ou 14 ans peut par exemple vouloir rejoindre le lit de ses parents tous les soirs. Il revient alors à un temps où il se sentait en sécurité dans un cocon entre ses parents».

Pour un bon développement de l'enfant

Selon Kenya Hameed, lorsqu'un enfant montre des signes de régression, il est nécessaire de se demander si l'impact que cela a sur lui est important. Si cet épisode régressif ne réduit pas ses capacités, mieux vaut ne pas s'alarmer outre mesure.

Au contraire, si l'épisode perdure dans le temps et entrave le bon développement de l'enfant, il faudrait en parler à un·e spécialiste. Par exemple, si votre jeune enfant n'est plus capable de manger seul, demandez de l'aide à un·e pédiatre ou au personnel de son école. Ces personnes pourront vous guider et vous aider à déterminer si la régression observée est la conséquence d'un problème médical sous-jacent qu'il faudrait soigner.

Léah Boukobza

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Rentrée des classes : «On n’est pas prêts à affronter cette deuxième vague»...

28 Octobre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Rentrée des classes : «On n’est pas prêts à affronter cette deuxième vague»...

Classes et cantines surchargées, manque de gel hydroalcoolique ou de points d’eau, incertitude sur la nécessité des masques… Les motifs d'inquiétude sont encore nombreux pour les établissements scolaires, à moins d’une semaine de la reprise et alors que les mesures sanitaires vont se durcir.

«C’est le grand flou. On ne sait toujours pas ce qu’il va se passer». A quelques jours de la rentrée, Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU (syndicat majoritaire dans le secondaire), craint de revivre la même situation qu’au printemps dernier, avec la fermeture des écoles annoncée par le gouvernement à la dernière minute. Alors que la deuxième vague oblige l’exécutif à prendre de nouvelles restrictions et que bruissent des rumeurs de reconfinement, quelles mesures le président Emmanuel Macron pourrait-il annoncer ce mercredi soir dans les établissements scolaires ?

Pour casser la courbe de l’épidémie, la solution ne peut être que radicale selon Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé de l’université de Genève : «Il faut fermer les collèges, les lycées et les universités. A cet âge-là, les jeunes sont aussi contagieux que les adultes. On a suffisamment de données pour dire que ce sont de hauts lieux de contamination». L’épidémiologiste plaide en revanche pour le maintien des enfants à l’école primaire, avec port du masque obligatoire, ce qui aurait selon lui «un moindre impact sanitaire – puisque les plus jeunes ne développent pas de formes sévères de la maladie – mais un fort impact économique puisque la moitié de la force de travail est concernée par la garde d’enfant». 

Port du masque en primaire

Aujourd’hui, le port du masque n’est obligatoire dans les écoles qu’à partir de 11 ans, en sixième. L’OMS recommande de le porter dès l’âge de 6 ans si le virus se transmet largement là où réside l’enfant et s’il est en mesure de l’utiliser correctement. Le professeur Robert Cohen, pédiatre et infectiologue, y est aussi favorable pour limiter la propagation de l’épidémie : «En dessous de 10 ans, les enfants sont moins contaminés et moins contaminants mais les écoles vont forcément subir aujourd’hui le résultat de la circulation extrêmement intense du virus», explique-t-il. Le port du masque est-il pour autant vraiment efficace sur les plus petits ? «Nous n’avons aucune preuve, c’est difficile d’imaginer que les enfants vont le garder toute la journée», admet le spécialiste. En clair : il s’agirait davantage d’une mesure de précaution, réclamée depuis plusieurs mois par le collectif de médecins Stop-postillons et l’association de familles et d’enseignants Ecole et familles oubliées.

Port du masque ou non, «on n’est pas prêts à affronter cette deuxième vague», prévient d’emblée Guislaine David, co-secrétaire générale du Snuipp-Fsu, principal syndicat du primaire. «Les gestes barrières sont impossibles à appliquer dans les écoles.» Classes surchargées, cantines bondées, manque de gel hydroalcooliques ou de points d’eau, nettoyage des salles mal assuré… Le personnel scolaire dénonce depuis la rentrée de septembre le manque de moyens matériels et humains, avec cette impression de crier dans le vide. «On se sent abandonnés, pointe Sophie Venetitay, du Snes-FSU. Le gouvernement répète en boucle que la rentrée s’est bien passée, alors que c’est très éloigné de la réalité. Le personnel et les élèves ne sont pas protégés.»

«Garder un lien à mi-temps»

Face à la remontée de l’épidémie, les syndicats d’enseignants avancent des mesures concrètes : éclater les élèves dans différentes salles au moment du déjeuner pour respecter les distances à table, aérer les salles avec des systèmes de purificateurs d’air ou encore passer aux cours en demi-groupes, entre présentiel et distanciel. Ce dernier point était pourtant prévu, en cas de circulation active du virus, dans le  «plan de continuité pédagogique» publié par le ministère de l’Education nationale en juillet dernier, et jamais appliqué.

Pour Guislaine David, c’est pourtant la solution à adopter en cas de renforcement des mesures sanitaires.  Elle prévient : «Il faut à tout prix garder un lien à mi-temps avec l’école parce que personne n’a mis en place les moyens pour équiper les familles en outil numérique. On a donc encore des élèves sans ordinateurs ni connexion Internet. Si les écoles ferment, les enfants les plus défavorisés vont une fois de plus en pâtir, ce qui augmentera à nouveau les inégalités scolaires.»

Cécile Bourgneuf

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A lire... "Jean-Michel Blanquer, l'Attila des écoles"

27 Octobre 2020 , Rédigé par ToutEduc Publié dans #Education

A lire... "Jean-Michel Blanquer, l'Attila des écoles"

EXTRAIT

Lorsque Jean-Michel Blanquer parle, on a envie d’applaudir. Il décrit avec brio une école idéale, refondée sur la science, humaniste en même temps qu’efficace... On aimerait que ce soit vrai, mais tout est faux. Aucune des réformes engagées n’est éclairée par la science, à supposer qu’existe « la » science. Les chercheurs dont il s’est entouré sont, pour les plus influents, sortis de leur domaine de compétence. L’évaluation est partout, rien ne marche, et jamais les conséquences ne sont tirées.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

http://www.touteduc.fr/upload/flyer-bouchard-2.pdf

Lire aussi:

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/09/14092020Article637356654652757181.aspx

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Assassinat d'un enseignant : Les adolescents s'accrochent aux discours de certitudes et les enseignants sont souvent désarmés

27 Octobre 2020 , Rédigé par Tout Educ' Publié dans #Education

Assassinat d'un enseignant : Les adolescents s'accrochent aux discours de certitudes et les enseignants sont souvent désarmés

EXTRAIT

Notre système scolaire vient de subir un traumatisme. La réponse est évidemment politique et pédagogique, elle est aussi psychologique. ToutEduc donne la parole, "en clair", à Sylvie Amici, présidente de de l’APSYEN-France, l’Association des psychologues intervenant dans le 2nd degré. Comment comprendre ce qui se passe dans un établissement scolaire et ce qui amène certains adolescents à contester les propos des professeurs ? Les enseignants ont-ils les moyens d'y répondre ?

Sylvie Amici : Les psychologues de l'éducation nationale qui travaillent dans le 2nd degré, dits "PsyEN EDO" pour "éducation, développement et conseil en orientation", interviennent déjà au sein des "cellules de veille" ou GPDS (groupes de prévention du décrochage scolaire) sur toutes les situations qui nous sont signalées comme inquiétantes, absentéisme bien sûr, mais aussi refus de certains cours, opposition systématique. Notre mission va bien au-delà du conseil en orientation. Et ces cellules réunissent, outre le PsyEN, les personnels médico-sociaux, le CPE..., on travaille en équipe et on envisage des modes d'intervention pour le jeune, mais aussi pour son groupe d'appartenance.

ToutEduc : Pensez-vous qu'un tel travail aurait pu éviter cette tragédie ?

Sylvie Amici : Non. Ce qui frappe, c'est la rapidité de l'enchaînement des faits, quelques jours entre le moment où ce professeur fait son cours et son assassinat, alors que le propre d'un professionnel est de ne pas se précipiter. Nous n'avons pas la rapidité des réseaux sociaux. D'ailleurs, on peut se demander si tout le monde n'a pas été dépassé dans l'affaire.

ToutEduc : En admettant que cette élève n'ait pas voulu ce qui est arrivé, son geste, dénoncer un professeur, n'en est pas moins très violent. Comment la psychologue que vous êtes peut-elle le comprendre ? Que dire aux enseignants qui vont retrouver leurs classes le 2 novembre ?

Sylvie Amici : Dans un collège, nous avons affaire à des adolescents qui se demandent quelle place ils peuvent prendre dans la société, qui construisent leur identité, et comme c'est compliqué, ils s'accrochent à tous les discours de certitudes, à tous les "prêts à penser", qu'ils soient d'ordre religieux, politique, sectaire... Et ces certitudes, ils y tiennent. Alors que le rôle d'un enseignant est de les amener à penser la complexité, d'aller à l'inverse du système cognitif humain, de les mettre en situation de "conflit socio-cognitif". Certains jeunes réagissent et sont dans le refus de penser.

(...)

Propos recueillis par P. Bouchard, relus par S. Amici et libre de droits

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«Des mairies continuent d'empêcher l’accès à l’école à des enfants qui n’ont rien»...

27 Octobre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

«Des mairies continuent d'empêcher l’accès à l’école à des enfants qui n’ont rien»...

Le collectif Ecole pour tous annonce avoir déposé un recours devant le tribunal administratif contre la mairie de Saint-Denis qui refuse de scolariser des enfants roms notamment.

[Cet article a été réactualisé à 16h30  pour y intégrer la réaction de la mairie de Saint-Denis]

Denis-Carlos, Mariem, Fatimah, Aeya et Pamela ont 6 et 7 ans. Lorena en a 3. Tous sont en âge d’aller à l’école, ils en rêvent et leur instruction est même une obligation en France… Mais aucun n’a mis un pied dans une classe depuis la rentrée. Et ce n’est pas faute de se bagarrer pour. «On accompagne les familles, mais la mairie refuse de les inscrire, car soi-disant, ils n’ont pas les documents nécessaires. Ce qui est faux et absolument illégal», enrage Anina Ciuciu, avocate et présidente du collectif Ecole pour tous. Elle annonce avoir déposé ce lundi un recours devant le tribunal administratif pour non-respect de la loi par la mairie de Saint-Denis. Et envisage dans la foulée de déposer une plainte au pénal pour discrimination.

«Des mairies continuent, sans scrupule»

«Les mairies continuent de violer consciemment le droit, en empêchant l’accès à l’école à ces enfants qui n’ont rien, poursuit Anina Ciuciu. Cela aggrave encore plus la situation de précarité dans laquelle ils vivent.» La famille de Denis-Carlos dort depuis quelques semaines dans le hall de l’hôpital Delafontaine, après avoir été expulsée d’un bidonville de Saint-Denis. Ils sont Roumains, de la communauté rom. Pamela et Lorena, elles, vivent dans une voiture avec leurs parents venus de Serbie. Les autres enfants ont des parents syriens, et n'ont pas de lieu fixe où dormir. Tous ces enfants sont accompagnés par l’association Askola (ex-Aset 93), qui déploie une énergie sans fin pour les scolariser. «Nos médiateurs scolaires vont sans cesse au guichet des mairies. On y passe un temps fou, avec des traducteurs et les papiers demandés pour l’inscription. Et les textes de droit aussi.»

A commencer par ce décret, publié en juin dernier, au lendemain d’une tribune dans Libé et après des mois de lobbying du collectif. Ce texte rappelle aux maires les seuls documents exigibles pour l’inscription d’un enfant à l’école. A savoir : un acte prouvant l’identité des parents et de l’enfant. Et une attestation de domicile. Il est bien précisé qu’une attestation sur l’honneur suffit, et que l’absence d’attestation ne permet de toute façon pas de justifier un refus d’inscription. Quand le décret a été publié en juin dernier, l’avocate Anina Ciuciu soufflait, folle de joie. Convaincue que ces barrières à l’accès à l’école seraient enfin levées. Et puis, douche froide à la rentrée. «Des mairies continuent, sans scrupule. On a connaissance de cas partout en France», dit-elle, sans pouvoir dire combien. Une partie de ces familles, qui vivent dans une grande précarité, vivent hors des radars, les associations n’étant pas présentes et en nombre partout. C’est d’ailleurs une autre revendication que porte Anina Ciuciu depuis deux ans : qu’un rapport parlementaire soit enfin diligenté pour chiffrer le nombre d’enfants ainsi privés d’école.

«Autant de recours qu’il faudra»

Le 16 septembre dernier, elle avait déjà saisi la justice. Le juge avait ordonné au maire de Stains de scolariser Francesca, une enfant rom de 7 ans. Cela n’a visiblement pas suffi à donner l’exemple aux autres. «On fera autant de recours qu’il faudra», dit avec hargne Anina Ciuciu. Même si à chaque fois, cela nécessite de constituer des dossiers, des mises en demeure, et donc engager des frais. «Le plus grave c’est que chaque fois, on retarde l’accès à l’école de ces enfants», dit-elle. Ces six enfants ont déjà perdu deux mois de classe.

Lundi dans l'après midi, la mairie de Saint-Denis faisait savoir à Libération qu'elle "prend acte du recours". Et d'ajouter: "Nous considérons que le collectif se troune vers la justice un peu trop rapidement sans attendre notre réponse. Nous allons scolariser les enfants dès le retour des vacances".

Marie Piquemal

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