Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...

24 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...
2020: deux "splendides" sorties de route gouvernementales... Il y en eut tant d'autres...

#Les profs dans les champs

La déclaration est mal passée. Alors que Sibeth Ndiaye précisait en sortie de conseil des ministres l'appel aux personnes sans activité à venir «rejoindre la grande armée de l'agriculture française», un des exemples utilisés a provoqué l'ire des enseignants. «Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles de traverser toute la France pour aller récolter des fraises», a lancé la porte-parole du gouvernement, reprise de volée par Jean-Michel Blanquer et contrainte de faire son mea culpa.

#Le théorème de Blanquer

Tel est le théorème de Blanquer : si Blanquer = x et Réalité = y, alors y ≠ x. Autrement dit : lorsque le ministre de l’Education nationale s’est avancé sur la suite des événements liés au Covid-19, c’est souvent l’inverse qui s’est produit. Un exemple parmi d’autres ? Le 23 avril, l'Elysée expliquait que la reprise des cours le 11 mai se ferait sur la base du volontariat, «sans obligation de retour à l'école». Et que disait Blanquer le 15 avril ? Ceci : «L'école est obligatoire, c'est la loi qui le dit. Je n'ai pas dit, contrairement à certaines interprétations, que ça n'est pas obligatoire. En revanche, c'est progressif donc tout le monde n'y va pas tout de suite.»

via @chez_pol

Lire la suite

C'était l'Ecole en 2020... Février...

24 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi. En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

                                                _________________________________________________

Blanquer, ministère amer...

Nouveaux programmes de français en lycée - « Ils ne sont pas là pour apprendre à penser »

Retraites : « L’étude envisage une forte paupérisation des enseignants et plus généralement des fonctionnaires »

Service national universel : « Les jeunes aspirent à autre chose qu’à un certificat de conformité »

Education - "Je suis épuisée, je me sens méprisée, abandonnée." Par Renild D....

Jean-Michel Blanquer "joue l'opinion publique contre les professeurs" - Najat Vallaud Belkacem - Ce qu'il faut retenir de l'entretien accordé à AEF Educ.

Najat Vallaud-Belkacem à AEF info : Jean-Michel Blanquer "joue l'opinion publique contre les professeurs"...

Pourquoi les enseignants seront les grands perdants de la réforme des retraites...

A l’école, «l’enfant handicapé dérange, on le met à part»...

L’éducation aux arts est un facteur de réussite scolaire et sociale...

« Tu as remarqué. Il n’y a plus de débats en France »...

"C'était mieux avant"... et ça fait 2 000 ans que ça dure!...

E3C : vers le chaos et au-delà !...

Communautarisme : et si on s’attaquait vraiment aux causes ?

Fin des enseignements Elco : Macron, du vol et du plagiat...

La langue arabe encore et toujours circonscrite à une religion...

L'arabe: Blanquer dans les pas de Najat Vallaud-Belkacem? Et bis repetita?

Najat Vallaud-Belkacem n'a pas aimé les annonces de Macron sur les ELCO...

« La suppression de Canopé est la concrétisation de la méfiance et de l’arbitraire »...

640 enfants se sont noyés en Méditerranée depuis la mort d'Aylan...

Choix des spécialités pour le bac : les élèves de seconde toujours perdus...

L’éducation à la sexualité à l’école est encore bien trop hétéro...

Egalité des sexes - Bilan et perspectives... Najat Vallaud-Belkacem en Sorbonne le mardi 17 mars, 18/20h

Le directeur d'école: Un marginal au centre du système scolaire. Analyse du pouvoir à l'école primaire...

Ce qui dysfonctionne dans l'Ecole et ce que l'on pourrait (devrait) améliorer...

Les Zy'va relancent le mentorat avec le soutien de Najat Vallaud-Belkacem...

«Séparatisme». Quid de certains établissements hors contrat catholiques ou juifs? - Par Claude Lelièvre...

Pierre Péroz - École maternelle - "Pour une éducation durable" (Vidéo)

"La réforme du BAC épinglée par l'inspection générale de l'Éducation nationale"... (Latin et Grec en danger)

Coronavirus... L'enseignement à distance est-il prêt comme l'affirme le Ministre?

La prostitution des mineures, un fléau en hausse...

Coronavirus - Le délitement sans fin de la médecine scolaire...

"S'informer est un sport de combat à l'heure des fake news" - Gérald Bronner; Cynthia Fleury; Serge Brabet... (Vidéo)

 

Et à demain pour mars...

Lire la suite

Formation des enseignants : silence, on "réforme"...

23 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Formation des enseignants : silence, on "réforme"...

La refonte de la formation des professeurs, dont le principe a été arrêté par la loi Blanquer en 2019, est censée remplacer une formation trop théorique par plus de «professionnalisation». La part des disciplines critiques y est condamnée au profit d'une logique managériale.

Tribune. Alors que d’horizons très différents nous parviennent des appels pressants à réfléchir à un «après» de la pandémie plus juste et plus démocratique, le ministre Blanquer poursuit sa mise au pas du monde enseignant dont un des volets est la «réforme» de la formation. Elle est, une nouvelle fois, menée au nom de la «professionnalisation», mais de quelle «professionnalisation» s’agit-il ?

Enseigner est un métier qui s’apprend, tout le monde en convient. Cet apprentissage concerne à la fois la maîtrise des connaissances à enseigner et celle des méthodes pédagogiques et il nécessite une expérience d’enseignement sur le terrain encadrée par des professionnels. Or, pour les concours de recrutement des enseignant·e·s, le ministère entend diminuer de manière drastique la part de tout ce qui pouvait relever de la maîtrise des connaissances et de la réflexivité critique pour valoriser les épreuves dites «pédagogiques» ainsi que la «vérification» des motivations des candidat·e·s. Pour cette «vérification» est prévue une nouvelle épreuve orale d’entretien visant notamment à évaluer la capacité des candidat·e·s à se situer «par rapport aux valeurs et exigences du service public et de la République» qui s’apparente fort à un entretien d’embauche dans l’optique du management d’entreprise cher au ministre.

Cette réduction significative de la part réflexive dans la formation était souhaitée depuis longtemps par les idéologues de la normalisation néolibérale du secteur de l’éducation en France, au prétexte qu’il faudrait adapter l’enseignement à la scolarisation de masse. Il s’agit pour ces idéologues de donner toujours plus de place à ce qu’ils nomment «l’éducation civique et comportementale» et «la transmission des valeurs politiques et morales» (les «valeurs de la République» et au premier chef la laïcité) pour réduire celle des «connaissances» dont la part est jugée excessive actuellement.

Disciplines réflexives

Quant à la «pédagogie» dont se gargarise le ministère blanquériste, elle est déjà bien connue, c’est un ramassis de recettes de prêt-à-enseigner grossièrement légitimées par la caution approximative des neurosciences et plus récemment, avec le confinement, pimentées par la promotion du nouveau Graal qu’est devenu l’enseignement numérique à distance, le tout transmis par le haut aux exécutants d’en bas qui doivent s’en débrouiller sans rechigner.

La part des disciplines réflexives et critiques est condamnée dans cette nouvelle logique managériale à être réduite à la portion congrue. L’évolution de l’institution Education nationale conduite par Blanquer va tout à fait dans ce sens. Le ministre a nommé un conseil scientifique de l’Education nationale composé pour l’essentiel de scientistes et de neuroscientifiques. Placé à sa tête, Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive et expérimentale au Collège de France, ne cesse de stigmatiser «l’idéologie» et défend la neutralité absolue de la science. Ce comité ne comporte aucun représentant des sciences humaines et sociales : «Les humanistes et les humanités semblent avoir disparu des préoccupations politiques de notre système d’éducation», comme le souligne Roland Gori dans la Nudité du pouvoir. Comprendre le moment Macron (Les Liens qui Libèrent, 2018, p. 103.)

Univers disciplinaire

La réflexion, la prise de distance, le regard critique sur ce que les enseignant·e·s vont enseigner, qui sont indispensables pour toute véritable professionnalisation, c’est précisément ce que les responsables de cette «réforme» ne veulent pas. Cette «réforme» de la formation et du recrutement n’est qu’une nouvelle manifestation de la volonté ministérielle de former des techniciens-enseignants «dans la ligne», encadrés par une hiérarchie de managers eux-mêmes aux ordres. Le ministre participe ainsi au tournant autoritaire du pouvoir actuel.

En outre, la contractualisation des enseignants vantée pour sa flexibilité n’est qu’un autre nom de la précarisation rampante qui touche beaucoup d’autres secteurs d’activité depuis la vague néolibérale, en France comme ailleurs. Les étudiant·e·s n’ont donc rien à gagner à cette «réforme» qui manipule de façon démagogique le thème de la «professionnalisation» pour mieux déqualifier le métier et étendre la précarité dans le monde enseignant. Elle n’est qu’un volet de la politique de régression sociale généralisée. Continuer dans cette voie est un pari risqué pour ce pouvoir en mal de légitimité démocratique et qui, sous couvert d’entrer dans un nouveau monde enchanté, veut nous faire entrer au forceps dans un univers de plus en plus disciplinaire.

Christian DelacroixFrançois Dosse et Patrick Garcia ont participé, comme enseignants d’histoire, depuis les années 1990, à la formation universitaire et au recrutement des enseignant·e·s du secondaire ; ils ont dirigé notamment – avec Nicolas Offenstadt – les deux volumes Historiographies. Concepts et débats (Folio-Histoire, 2010).

Lire la suite

C'était l'Ecole en 2020... Janvier...

23 Décembre 2020 , Rédigé par Sources diverses Publié dans #Education

C'était l'Ecole en 2020...

 

Un choix très subjectif d'articles mais un choix sincère, reflet d'une année éducative qui renforça la défiance à l'encontre d'une politique que bien peu d'enseignants parviennent à comprendre sinon qu'elle suit les traces du néo libéralisme.

 

L'année 2021 verra-t-elle une inflexion? Il est permis d'en douter même si les élections présidentielles de 2022 occupent déjà toutes les pensées.

 

Pourvu que les gauches comprennent qu'unies elle disposent d'un boulevard. 

 

Pour une autre Ecole... Enfin! Et cette fois sans les faux procès intentés par la mauvaise foi. En construisant ensemble une Ecole émancipatrice...

 

Christophe Chartreux

                                           _________________________________

Suicide d’une directrice d’école : les profs pénalisés pour lui avoir rendu hommage...

C'était en janvier 2019 - "37% d'élèves en très grande difficulté en français. Les résultats des CP à 12 nous font revenir sur terre".

Salaires et retraites des professeurs : l’énorme arnaque de Macron...

Le premier trimestre, preuve ultime de l'inutilité des conseils de classe...

"« Vous avez la parole » : On a vérifié certaines affirmations de Jean-Michel Blanquer" - (Jamais contredites en live)

Réforme des retraites : le casse-tête budgétaire de la revalorisation des salaires des enseignants...

"Blanquer a-t-il raison de dire que la France représente 15% des dépenses sociales dans le monde?" (Non)

Violences sexuelles: "Enseignants, éducateurs n'en parlent pas aux enfants de peur de passer pour des pervers"

Réforme du bac : contre Blanquer, l’épreuve continue...

Ecole de la confiance? - "Colère et épuisement en salles de profs... la prochaine crise politique ?"

Réforme des retraites : «Les jeunes profs se prennent tout en pleine figure» ...

E3C : rupture d’égalité entre les élèves !...

Bac de français : « Les nouveaux programmes ressemblent à une entreprise de formatage »...

Les réformes s’enchaînent, la précarité des jeunes s'accroît...

Education au Sahel : le chemin est encore long ...

Philippe Meirieu répond aux questions des lycéens... (Vidéo)

Le comité de suivi de la réforme tacle le pusillanime Blanquer... Par Claude Lelièvre...

Nos pas dans le sable...

Et à demain pour février...

Lire la suite

Le clivage entre les élites et le peuple se construit à l’école...

21 Décembre 2020 , Rédigé par Observatoire des inégalités Publié dans #Education

Le clivage entre les élites et le peuple se construit à l’école...

« Article repris du site de l’Observatoire des inégalités »

EXTRAIT

Si le mépris entre élite et classes populaires est réciproque, cela s’explique en grande partie par la ségrégation et la sélection qui règnent dans notre système éducatif. Le point de vue de Vincent Troger, maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, extrait du journal Le Monde.

[...] Et si notre école elle-même, et le principe méritocratique qui la fonde, étaient la cause de la rupture entre les élites diplômées et une grande partie de la population ? C’est notamment la thèse défendue depuis longtemps par le sociologue François Dubet, qu’il a approfondie récemment dans un livre écrit avec sa collègue Marie Duru-Bellat (Voir leur article « Éducation : il faut donner priorité aux vaincus » sur notre site) dans leur récent ouvrage L’école peut-elle sauver la démocratie ? (Seuil, 2020). Les deux sociologues rappellent notamment que le principe de l’égalité des chances et de la réussite par le mérite scolaire a pour effet que la scolarité est organisée comme une compétition, avec des vainqueurs et des vaincus, et non comme un effort collectif pour assurer la réussite du maximum d’élèves possible. En France, le système d’orientation fonctionne globalement sur une logique d’élimination progressive des élèves qui ne seront pas tous admis à terme dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur, celles qui assurent l’accès aux statuts socioprofessionnels les plus privilégiés. Et pour beaucoup d’entre eux, l’échec est précoce.

Les évaluations à l’entrée en CE1 repèrent 14,5 % d’enfants dont le niveau est « insuffisant » ou « fragile » en lecture et 48,4 % qui maîtrisent mal les additions. À l’entrée en 6e, ce sont 17 % des élèves qui n’atteignent pas le niveau minimum requis en français et 31 % en mathématiques. La récente publication de l’étude du cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillons (Cedre) sur les mathématiques du ministère de l’Éducation [1] vient confirmer la tendance, avec 54,4 % d’élèves en difficulté dans cette discipline dès le CM2, contre 42,4 % en 2014.

Les enquêtes montrent que ce sont ces mêmes élèves en difficulté dans le primaire qu’on retrouve parmi les 13,6 % de jeunes qui n’obtiennent pas le brevet des collèges et les 32,6 % qui ne sont pas admis en 2de générale et technologique. À 18 ans, l’ensemble des jeunes Français passent un test de lecture lors de la Journée défense et citoyenneté : 22,7 % d’entre eux sont des lecteurs « médiocres », en « difficulté » ou en « difficulté sévère ». Voilà pour les vaincus de la compétition scolaire, qui représentent donc entre 20 % et 30 % des élèves à la fin de la scolarité obligatoire et qui sont très souvent issus des classes populaires.

Du côté des vainqueurs, la sélection a aussi commencé tôt. À l’entrée en 6e, 11 % des élèves ont une « très bonne maîtrise » du français et des mathématiques, un chiffre qu’on ne peut que rapprocher des 11,7 % de mention très bien au bac général en 2019. À la fin du secondaire, les gagnants de la compétition scolaire sont 21 % d’une classe d’âge à intégrer une filière d’enseignement supérieur sélective (classes préparatoires, médecine, IUT, écoles d’ingénieurs ou de commerce, instituts de sciences politiques…).

(...)

Vincent Troger

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Les Aristochats ou la dernière éducation à l’ancienne...

20 Décembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Cinéma

Duchesse et ses trois chatons reçoivent de leur mère une éducation à l’image du milieu où ils vivent, dans le Paris de la Belle Epoque: celui de la bourgeoisie riche.

Non seulement les codes sociaux sont respectés, mais encore de genre : les petites chattes se pâment à l’idée du mariage et les petits chats sont bagarreurs sous l’œil bienveillant de leur mère. Ce film de 1970 est-il un des derniers à propager l’ancien modèle d’éducation des enfants? 

Pour en parler Charles Dantzig reçoit Eric Baratay, Professeur d'histoire contemporaine à l'université Jean-Moulin de Lyon, spécialiste de l'histoire des animaux, il a notamment publié Biographies animales aux éditions du Seuil, 2017

Lire la suite

"69% des lycées publics ont mis en place des cours à distance qui posent question..."

20 Décembre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"69% des lycées publics ont mis en place des cours à distance qui posent question..."

Avant les vacances de Noël, le ministère de l’Education nationale tire un premier bilan du fonctionnement "hybride" au lycée. Du côté des lycéens, des parents et de certains chefs d'établissement, on s'inquiète pour les examens.

A cause de l’épidémie de Covid-19, sept lycées publics sur dix sont passés à un dispositif qui mêle présentiel et cours à distance. C’était l‘une des mesures prises pour réduire le brassage d’élèves dans les établissements et ainsi diminuer le risque de contaminations. Mais à l'approche des premières épreuves du bac en mars, ce système commence sérieusement à inquiéter les élèves, les parents et même certains chefs d'établissements qui reviennent sur leur décision.

Pour Sofiane, élève de terminale à Mantes-la-Jolie, 50% de cours à distance depuis des semaines, ce n’est plus suffisant. Il s’inquiète car les épreuves dîtes de spécialité approchent. Ce sera en mars. Elles comptent pour un tiers de la note du bac : "Je crains une certaine rupture d’égalité, d’équité. Certains établissements fonctionnent à régime normal : 100% présentiel. Alors que nous, on est en demi-régime. Ce n’est pas normal que l’on n’arrive pas tous avec la même préparation pour les épreuves les plus importantes", estime-t-il.

"On a fait revenir nos terminales et nos premières"

L’inquiétude est grandissante, à tel point qu'après avoir mis en place un fonctionnement hybride, certains proviseurs reviennent en arrière. C’est le cas de Florent Martin, proviseur à Argelès, dans les Pyrénées-Orientales. Il est aussi représentant du syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) : "À la demande des parents, des élèves, des enseignants, on a fait revenir nos terminales et nos premières intégralement. On avait un point d’inquiétude fort. Les enseignants nous ont vite dit qu'ils n’avaient plus la possibilité de finir le programme dans des conditions correctes en continuant ce fonctionnement hybride."

Interrogé par franceinfo, le ministère dit ne pas être opposé à faire revenir les terminales, les classes à examen, 100% du temps. En revanche, pas question pour l'instant de reporter les épreuves de mars, comme le demandent les syndicats.

Lire la suite

Education - Ecole et virus: on admet enfin que les enfants peuvent être contaminants!

20 Décembre 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Education - Ecole et virus: on admet enfin que les enfants peuvent être contaminants!

Pour cette nouvelle phase du déconfinement, le Conseil scientifique appelle à un autoconfinement d'une semaine avant les fêtes. Jean Castex a suggéré mardi 15 décembre que les enfants qui le peuvent n'aillent pas à l'école jeudi et vendredi afin de limiter les risques de contamination au Covid-19 à Noël, reprenant à son compte une recommandation du Conseil scientifique. Une "tolérance" sera appliquée jeudi et vendredi pour les absences des élèves qui s'autoconfinent avant les fêtes.

"On marche sur la tête", a réagi sur franceinfo Dr Christian Lehmann, médecin généraliste, qui écrit le "journal de la pandémie" dans Libération, depuis le début de l'épidémie. "Cela fait des mois que l'on dit que les enfants peuvent être contaminants, qu'il faut les protéger, qu'il faut qu'ils portent un masque, explique-t-il. Aujourd'hui, on admet enfin que les enfants peuvent être contaminants et que cela pose un problème dans les familles. Les décisions qui sont prises aujourd'hui sont prises sur les erreurs du passé."

 

franceinfo : Que pensez-vous de ces recommandations ?

 

Christian Lehmann : On est à dix jours de Noël et c'est aujourd'hui qu'on entend parler de ça. Le Conseil scientifique a fait cette note samedi, elle a été communiquée lundi soir et aujourd'hui on entend que les principaux concernés, les chefs d'établissements, ne sont même pas au courant. Le Conseil scientifique a attendu pour sortir cette idée que d'autres pays européens aient le courage de prendre des décisions. Une fois que madame Merkel a ordonné un confinement plus strict, cette note fuite. On le sait depuis des semaines, on ne discute pas de ça le samedi pour communiquer dessus le lundi et que le mardi on ne soient pas au courant. Aujourd'hui, tous les mineurs sont autorisés à reprendre les activités artistiques. On marche sur la tête.

Qu'en est-il par rapport aux enfants ?

Cela fait des mois que l'on dit que les enfants peuvent être contaminants, qu'il faut les protéger, qu'il faut qu'ils portent un masque. On s'est battus pour ça contre le ministère, contre Blanquer qui nous a pris pour des hurluberlus. Aujourd'hui, on admet enfin que les enfants peuvent être contaminants et que cela pose un problème dans les familles. Les décisions qui sont prises aujourd'hui sont prises sur les erreurs du passé.

Un autoconfinement est-il efficace ?

Si pendant sept à dix jours vous vous autoconfinez, que vous suivez les mesures barrières de manière extrêmement drastique, le risque d'apporter le virus dans une réunion avec de la famille va être très faible. Mais ça, c'est une question de bon sens. Si pendant sept à dix jours vous faites extrêmement attention, vous évitez les repas qui sont un grand lieu de contamination, pas de cantine d'entreprise, pas de cantine scolaire, mangez dans un coin tout seul, vous diminuez nettement le risque d'arriver à Noël d'avoir le coronavirus et de la passer à quelqu'un.

Lire la suite

Absentéisme encouragé - "Une incitation qui en dit long"...

19 Décembre 2020 , Rédigé par France Info - L'Instit Humeurs Publié dans #Education

Absentéisme encouragé - "Une incitation qui en dit long"...

EXTRAITS

Tout a commencé par une « note d’éclairage pour accompagner une fin d’année pas comme les autres » publiée le 12 décembre par le Conseil scientifique, qui préconisait « l’auto-confinement préventif » une semaine avant Noël. Pour les écoles et les lycées (les collèges ne sont pas cités, allez comprendre), il est notamment recommandé de « laisser une tolérance aux familles qui le peuvent et qui le souhaitent d’élargir de 2 jours la période de vacances scolaires afin que l’auto-confinement de 1 semaine soit également possible pour les enfants. Il est donc recommandé de ne pas pénaliser les absences scolaires des 17 et 18 décembre ».

Trois jours plus tard, mardi 15 décembre, interrogé sur Europe 1, Jean Castex répercute, la recommandation du Conseil scientifique passée quasi-inaperçue devient une incitation appuyée : « Si vous pouvez ne pas amener vos enfants à l’école jeudi et vendredi, vous le faites, ce n’est pas une obligation ». Le soir même, sur RTL, on sent JM Blanquer un peu embêté : « Nous n’incitons pas à cela (…) c’est une simple tolérance vis-à-vis d’une absence ». Néanmoins le ministre de l’Education nationale donne un billet d’absence aux familles qui décideront de faire un auto-confinement en vue du réveillon : « Si vous n’envoyez pas vos enfants, ce sera justifié ».

On comprend l’idée. Mais pour une famille qui s’imposera réellement un auto-confinement d’une semaine et dispensera pour l’occasion ses enfants d’école jeudi et vendredi, combien de parents iront terminer leurs emplettes de Noël dans la semaine ? Combien d’enfants, d’ados, profiteront des premiers jours de vacances pour voir des copains ou accompagner leurs parents ?

Par ailleurs, derrière cette incitation à sécher les cours se dessine une certaine vision de l’école, des enseignants et de la gestion de crise Covid-19 à l’EN.

(...)

Epilogue

Hier vendredi, dans la classe de 4ème de mon fils, il y avait 12 élèves présents sur 28. Le midi, à la sortie du collège, plusieurs élèves absents étaient là, venus narguer ceux qui sortaient de 4 heures de cours. L’après-midi, en classe, les 12 élèves ont mis la dernière touche à un beau projet : ils ont rédigé une carte de vœux à destination d’une personne âgée d’un EPHAD de la ville où, en fin de journée, leur professeur est allé déposer les cartes. Cette année, il y en aura juste moitié moins. C’est pas comme si les temps étaient difficiles en EPHAD en ce moment.

Lucien Marboeuf

Suivez l’instit’humeurs sur Facebook et sur twitter @LucienMarboeuf.

Billet complet à lire 

Lire la suite

Suicide d'une lycéenne transgenre : «Fouad assumait pleinement son identité»

19 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Suicide d'une lycéenne transgenre : «Fouad assumait pleinement son identité»

Après l'agitation des réseaux sociaux dénonçant la responsabilité de son établissement, les amies d'une élève transgenre qui a mis fin à ses jours mercredi à Lille se sont rassemblées pour lui rendre hommage et continuer la lutte contre la transphobie.

«On n’accuse personne» : les amies de Fouad, une lycéenne transgenre de 17 ans qui s’est donné la mort mercredi dans le foyer où elle résidait, refusent de céder à la polémique née sur les réseaux sociaux et d’incriminer leur établissement alors qu’une enquête se poursuit sur ce suicide. Ce vendredi matin, devant le lycée Fénelon de Lille, où était scolarisée Fouad, une cinquantaine de jeunes gens se sont assis sur la chaussée, en hommage à l’adolescente décédée. Dans la douceur et la dignité, des mots qui définissent Fouad selon ses proches.

Tous racontent le même épisode, qui a marqué la vie du lycée ces dernières semaines : le mercredi 2 décembre, Fouad est venue en jupe en cours. «Elle a enfin assumé de la porter, c’était un cap à franchir pour elle, pour assumer pleinement son identité», raconte Anabelle, une de ses amies, elle aussi transgenre et élève à Fénelon. Elle précise que l'adolescente avait commencé un traitement hormonal, entamé des démarches pour changer d’état civil, et réfléchissait encore à un nouveau prénom. Tout le monde l’appelait donc Fouad, les profs restant au «il» de la liste d’émargement, les élèves oscillant entre «il» et «elle».

Entretien houleux

Dans la cour, ce 2 décembre, la conseillère principale d’éducation (CPE) demande à Fouad, venue donc en jupe ce jour-là, de la suivre dans son bureau. S’ensuit un entretien houleux, dont un extrait a émergé par la suite sur les réseaux sociaux. Les mots sont mesurés, le ton très dur : «Je comprends ton envie d’être toi-même […] mais il y a des sensibilités différentes, des éducations différentes.» Fouad, en face, retient à grand-peine ses larmes. Les lycéens rencontrés ce vendredi soupirent : «La CPE, elle parle tout le temps comme ça avec tout le monde, elle manque de tact.» Fouad décide de quitter le lycée d’elle-même et appelle sa référente sociale au sein du foyer où elle réside.

«Elle nous a raconté que l’épisode avait été violent pour elle», témoigne Anabelle. Sur le groupe Snapchat de sa classe, Fouad poste le jour même un petit message : «Je suis venue en jupe et ils m’obligent à rentrer chez moi. Vs en pensez quoi ?» Les messages de soutien s’accumulent : «Pfff», «c grv pas normal». Alors Fouad poste des enregistrements où elle fait son coming out («Je vous fais la confession, je ne suis pas un garçon») et raconte l’entretien.

Sur le portable d’une des lycéennes présentes au rassemblement d’hommage, on entend la voix de l’ado : «Depuis le début de l’année, ils connaissaient ma situation, ils m’avaient dit que je pouvais venir comme je voulais tant que ce n’était pas provocant.» Mais la jupe en jean, sur des collants noirs épais, n’est pas passée. «C’est un truc, comment on peut dire, bien humiliant», réagit Fouad à propos de cette convocation chez la CPE. Entre-temps, le proviseur s’est saisi de l’affaire : «Il lui a téléphoné le mercredi après-midi pour lui indiquer qu’elle pouvait venir en jupe dès le lendemain», le jeudi 3 décembre, raconte Anabelle.

«Le problème vient de la génération d'avant»

Avec d’autres lycéens, elle vient montrer son soutien à son amie dès le 4 décembre, en improvisant des affiches, des feuilles imprimées de slogans, glissées dans des intercalaires transparents de classeur, scotchés aux fenêtres. «Nos tenues ne sont pas indécentes, ce sont vos regards qui le sont» «Stop aux discriminations et aux violences envers la communauté LGBTQIA+». Pour marquer le coup, quelques garçons se présentent aussi en jupe, en soutien, sans que la direction ne s’en offusque. «Ils sont un peu perdus», pose Anabelle, en référence à l’équipe d’encadrement.

C’est un sentiment largement partagé chez les élèves. «Le problème vient de la génération d'avant, qui n’est pas habituée à ces changements dans la société, explique Louise. Il faut que l’Education nationale intègre des moyens éducatifs sur le sujet, pour que cela n’arrive pas dans d’autres lycées.» Le groupe d’amies l’affirme, c’est désormais leur combat, avec l’hommage qu’elles préparent pour la rentrée, soutenu par le lycée : lâcher de ballons, fleurs, petits mots, chanson d’Indochine – Troisième sexe – par l’atelier musique.

Omar Didi, président du MAG Jeunes LGBT, partage leur avis : «Il n’y a pas de protocole clair au sein de l’Education nationale si un enfant a envie qu’on l’appelle par un autre prénom ou souhaite changer de tenue. Chaque établissement le fait à sa sauce, et c’est là le problème. Un enfant qui va s’affirmer en tant que personne trans a besoin d’avoir le soutien de l’Education nationale et de son établissement scolaire dans ses démarches.»

«Nous devons apprendre sur ces sujets-là»

Jeudi soir, un communiqué du rectorat de Lille défend le lycée : «L’élève, qui se trouvait dans un contexte personnel complexe, était accompagné [sic] dans sa démarche par l’équipe éducative de son foyer et de son établissement scolaire.» Pour autant, preuve que l’Education nationale peut être mal à l’aise avec les questions de transidentité, les communiqués diffusés ces dernières heures par le rectorat et le lycée Fénelon présentent Fouad comme «un» élève. Valérie Cabuil, rectrice de l’académie de Lille, reconnaît son «erreur», ajoutant : «Cela fait partie des choses que nous devons apprendre, on n’est pas toujours parfait sur ces sujets-là.»

Louise, Anabelle, Zya, Anouk se souviennent de Fouad, vivante et joyeuse, «toujours à faire des blagues, mais elle avait une maturité qui montrait qu’elle avait vécu des choses difficiles», précise Louise. De son parcours, elles ne savent rien, à part qu’elle était hébergée en foyer depuis toute petite. Fouad n’en parlait pas, «c’était son jardin secret qu’il fallait respecter», disent-elles. Une source proche de son ancien lycée précise que Fouad a longtemps vécu en famille d’accueil, avec qui elle s’entendait bien.

Mais celle-ci aurait déménagé, et Fouad préférait rester sur Lille. Elle était arrivée à Fénelon fin septembre, après la rentrée scolaire, et Louise se souvient encore du parcours du combattant pour lui décrocher l’autorisation de manger à la cantine, le premier midi. «Elle s’est tout de suite intégrée à la classe», précise-t-elle, et personne n’a été choqué par ses barrettes dans les cheveux ou son maquillage. Anabelle, de son côté, l’a rencontrée en cours de littérature anglaise. «Nous lisions un livre ensemble pour un projet, la Servante écarlate de Margaret Atwood. Maintenant j’imagine le livre sur son bureau et c’est douloureux.»

Stéphanie Maurice correspondante à Lille , Cécile Bourgneuf

Lire la suite