Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

education

"Il y a un besoin légitime de connaître la réalité des taux de positivité à l'école" - France Info/Najat Vallaud-Belkacem

26 Janvier 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Pourquoi le gouvernement s'obstine-t-il à refuser un RSA pour les moins de 25 ans ?" - FranceInfo

Lire la suite

Vacances scolaires : les profs ne veulent pas «revivre le coup du "débrouillez-vous"»

26 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Mode démerdentiel | ParentsProfs

Le président du Conseil scientifique préconise une semaine de vacances supplémentaire, les trois zones réunies. Le gouvernement maintient le scénario habituel.

«On est toujours les derniers informés, glisse une enseignante dans une école primaire bretonne. A chaque décision, on l’apprend d’abord dans la presse.» Comme elle, nombreux sont les professeurs à attendre les décisions concernant les prochaines vacances. Y aura-t-il trois semaines en février ? Ou deux ? Pour tout le monde nême temps ou par zones ? Vendredi, le ministre de l’Education nationale indiquait qu’aucune évolution sur le sujet n’était à prévoir prochainement. «Les vacances de février ont vocation à être à la date prévue, durer deux semaines pour chacune des zones et ne pas être changées», affirmait Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Reste que face à la progression de l’épidémie, l’ombre d’un nouveau confinement plane. Et, avec elle, des changements concernant l’école. Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, propose notamment d’allonger la durée vacances scolaires : trois semaines au lieu de deux et une seule zone plutôt que trois. «Tant qu’il n’y a pas d’annonces du gouvernement, on reste sur le scénario normal : deux semaines de vacances, différées selon les zones», écarte-t-on ce lundi rue de Grenelle.

Crainte du «débrouillez-vous»

A deux semaines du début des vacances d’hiver, le 6 février pour la zone A, les incertitudes sont nombreuses. Les enseignants craignent une mesure annoncée à la dernière minute. «Ces solutions sont source de désorganisation, prévient ainsi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa (syndicat minoritaire). Ces décisions doivent être annoncées le plus vite possible. Nous ne voulons pas revivre ce que nous avons connu au printemps.» En mai, après l’annonce de la réouverture des écoles, les directeurs d’établissements et enseignants étaient dans le flou sur la marche à suivre. Et tentaient d’y voir plus clair, à travers des annonces gouvernementales jugées confuses. «On ne s’attend pas à ce que le ministère ait une boule de cristal, avance Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc, minoritaire). Mais que des scénarios, des hypothèses soient proposés […] On ne veut pas revivre le coup du "débrouillez-vous".»

L’hypothèse d’un calendrier modifié ne rassure pas non plus les parents, à en croire Rodrigo Arenas, coprésident de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). «Depuis la rentrée, on propose au ministère d’anticiper sur les scénarios possibles […] On est toujours en train d’attendre la queue du Mickey. C’est décourageant pour les parents, mais aussi pour les enseignants.»

Une fermeture «catastrophique»

Une troisième semaine de vacances poserait notamment la question de la garde des enfants. Une contrainte pour des parents ayant déjà réservé des séjours, posé des congés ou organisé la garde de leurs enfants. D’autant plus que «tous les modes de garde sollicités habituellement sont remis en cause par la crise sanitaire : les grands-parents, les colonies, les activités périscolaires, explique Sandra Hobian, directrice du pôle société au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). L’incertitude est donc forte chez les parents.»

Plus qu’un calendrier des vacances modifié, le corps enseignant craint surtout une nouvelle fermeture des écoles. Une hypothèse «concevable en cas de nécessité absolue», a prévenu Blanquer dimanche, tout en rappelant que «l’école reste essentielle pour nos enfants.» «Le premier confinement et la fermeture des écoles ont été catastrophiques pour les élèves les plus fragiles», acquiesce l’enseignante bretonne citée plus haut. Les inégalités, déjà fortes en primaire notamment, se sont ainsi creusées lors du premier confinement, comme l’ont observé de nombreux professeurs. «La crainte majeure c’est qu’on en arrive à la fermeture totale des écoles, abonde Jean-Rémi Girard. On souhaite tous éviter ça.» Dimanche, le ministre s’est voulu rassurant. «La situation permet la continuité scolaire, a-t-il assuré dans le JDD. Suffisant pour rassurer parents et enseignants ? Les jours à venir le diront.

Victor Boiteau

Lire la suite
Lire la suite

Les recommandations explosives du Grenelle de l'éducation...

26 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Les recommandations explosives du Grenelle de l'éducation...

EXTRAITS

Selon un schéma bien classique à l'Education nationale, le Grenelle de l'Education accouche de propositions qui reproduisent exactement les conceptions libérales du ministre. Rémunération au mérite et à la carte, contractualisation d'établissements autonomes, statut de directeurs d'école, les propositions du Grenelle vont loin et sont explosives. JM Blanquer devrait prochainement dire ce qu'il en retient et cibler ce qu'il veut mettre en place d'ici 2022. Tout ?

Un édifice construit par le ministère

Officiellement le Grenelle de l'éducation regroupe des experts qui discutent librement de l'avenir de l'Ecole. Sauf que c'est le ministère qui a choisi les personnalités présentes et que chaque groupe est piloté par un cadre du ministère (généralement un inspecteur général). Au final on retrouve dans les différents groupes des renvois aux propositions des autres groupes. On a bien un édifice idéologique cohérent élaboré par le ministère.

Parfois c'est maladroitement mis en forme. Ainsi quand le groupe Rémunération estime que le départ de la Fsu et de la Cgt " a eu pour effet de rééquilibrer la composition du groupe" on croit entendre un long soupir de soulagement. Du coup les échanges sont faits "de manière ouverte et dépassionnée sur la thématique du temps de travail des enseignants". On trouve dans les préconisations du groupe la création d'une cérémonie professionnelle qu'on va trouver dans le groupe valeurs de la République. Le statut de directeur d'école se retrouve dans plusieurs groupes (gouverner mais aussi encadrement).

(...)

Une revalorisation liée au "mérite"

Revenons à la rémunération des enseignants qui est le premier souci des enseignants."Les participants sont largement favorables à une revalorisation salariale durable de tous les personnels enseignants sans condition préalable" affirme la synthèse du groupe. Le montant n'est même pas esquissé. Il n'est pas question de récupérer le pouvoir d'achat perdu. Mais l'affirmation "sans préalable" est immédiatement battue en brèche par une série de propositions contraires.

(...)

En finir avec l'avancement à l'ancienneté

Des directeurs d'école qui évaluent les professeurs

Des chefs d'établissement managers

Des établissements autonomes sous contrat avec l'Etat

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Le blues des professeurs-documentalistes...

26 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

EXTRAITS

Les « profs-docs » se sont mobilisés en décembre après avoir été exclus du versement d’une prime informatique. Sans discipline propre, sans heures de cours dédiées ni salle de classe, la profession manque de reconnaissance et fait face à des difficultés au quotidien.

« A l’exception des professeurs de la discipline de documentation » : il n’aura fallu que quelques jours, au début du mois de décembre, pour que cette petite phrase, glissée dans un décret octroyant une prime d’équipement informatique à tous les enseignants, enflamme et rende visible un groupe professionnel qu’on entend rarement dans la grande maison éducation nationale : celui des professeurs-documentalistes.

Leur réaction, notamment sur les réseaux sociaux, est à la hauteur du manque de reconnaissance régulier exprimé par la profession, forte de quelque 12 000 « profs-docs » (sur environ 470 000 enseignants du second degré public et privé). Alors que des discussions doivent avoir lieu prochainement avec le ministère pour réfléchir à une prime spécifique, certains ont prévu de faire entendre leurs voix à l’occasion de la mobilisation intersyndicale du 26 janvier.

Fin janvier, la pétition « Reconnaissance du métier de professeur documentaliste » lancée, dans la foulée de l’annonce du versement de la prime informatique, par Ophélie D. (qui souhaite garder l’anonymat), enseignante dans l’Oise, approchait 24 000 signatures. « Cette histoire de prime informatique, c’est la goutte d’eau. Lmanque de reconnaissance vient de loin…, ne décolère pas celle qui est enseignante depuis seulement trois ans. Cela fait maintenant plus de trente ans que les professeurs-documentalistes passent le concours du capes comme tous les autres professeurs, et il nous faut encore quasi quotidiennement faire comprendre qu’on est enseignant, nous aussi, qu’on a bien une mission pédagogique face” aux élèvesLa caricature de la “dame du CDI”, c’est fini ! »

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer avait en effet expliqué fin novembre que la prime informatique, envisagée après les affres de l’enseignement à distance du premier confinement, serait réservée aux enseignants « qui sont devant les élèves »…

(...)

... « La mission pédagogique des professeurs-documentalistes est réalisée de manière très aléatoire sur le territoire et selon les années, en fonction de la sensibilité des chefs d’établissements et des autres enseignants », explique Catherine Novel, présidente de l’Apden. Une enquête déclarative du syndicat SNES-FSU publiée le 20 janvier confirme cette disparité. Si 90 % des documentalistes interrogés déclarent pouvoir enseigner, leurs temps d’enseignement vont d’une heure à plus de 15 heures par semaine selon les établissements (la moyenne étant de cinq heures hebdomadaires). Ces heures sont à « caler » dans les trente heures hebdomadaires que ceux-ci doivent obligatoirement passer au sein de l’établissement (auxquelles s’ajoutent les six heures dédiées aux relations extérieures), là où le temps de travail des enseignants certifiés est, lui, défini en termes de « service d’enseignement » face aux élèves.

« Projets interdisciplinaires »

Ce traitement à part, auquel il faut ajouter l’absence de concours d’agrégation et de corps d’inspection dédié (ce sont les inspecteurs « vie scolaire » qui se chargent d’eux, comme des CPE) et l’impossibilité d’être professeur principal, ne facilite pas toujours la reconnaissance des collègues. « Tu sais, professeur c’est un métier qui s’apprend ! », se souvient avoir entendu de la part d’un enseignant d’histoire Rémi Declerck lorsqu’il a débarqué dans son premier CDI. Mais, comme d’autres, il prend aujourd’hui clairement son « bi-métier » avec philosophie : « Même si ça complique mon quotidien, j’ai justement choisi d’être professeur-documentaliste pour varier les missions, pour ne jamais avoir une journée qui ressemble à la précédente, pour ne pas m’enfermer dans une discipline, pour être au contact d’autres enseignants dans le cadre de projets interdisciplinaires. »

(...)

Parmi les autres leviers de reconnaissance discutés âprement dans la profession depuis plusieurs années, figurent la création d’un programme en information-documentation de la 6e à la terminale, la création d’une agrégation et d’une inspection spécifique disciplinaire, ou encore l’alignement des primes des professeurs-documentalistes sur celles perçues par les autres enseignants. Interrogé sur le sujet, le ministère, que les représentants de la profession doivent rencontrer prochainement, explique simplement être « attentif à ces personnels », et « réfléchir à une amélioration »« que ce soit en termes de reconnaissance financière ou de conditions d’exercice ».

Séverin Graveleau

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

25 ans après la déclaration de Pékin, peut-on parler de nouvelle ère pour les filles ?

26 Janvier 2021 , Rédigé par TV5 Monde Publié dans #Education

Image

EXTRAIT

Jamais autant de filles dans le monde n'ont été à l'école. Une bonne nouvelle à regarder de près car si le nombre de filles non scolarisées a chuté de 79 millions en vingt ans, 12 millions sont mariées de force et 4 millions risquent de subir des mutilations génitales... Vingt-cinq ans après la déclaration de Pékin pour la promotion des droits des femmes et des filles, le point sur les conclusions du nouveau rapport de l'Unicef, d'ONU-Femmes et de l'ONG Plan International.

Paru le 4 mars, quelques jours avant la Journée internationale des droits des femmes, le rapport intitulé A New Era for Girls : Taking stock on 25 years of progress (Une nouvelle ère pour les filles : retour sur 25 ans de progrès), dresse le bilan de la condition féminine depuis la quatrième conférence mondiale sur les femmes, en 1995 - celle qui avait marqué un tournant dans la lutte contre les inégalités entre les sexes et débouché sur la déclaration de Pékin pour la promotion des droits des femmes et des filles.

Rappels à l'ordre

"Il est essentiel que nous rappelions les gouvernements à leurs devoirs vis-à-vis de cette déclaration historique et, à cet égard, le présent rapport dresse l’état de la condition féminine dans le monde 25 ans plus tard", déclare la directrice générale de Plan International, Anne‑Birgitte Albrectsen, dans le communiqué accompagnant le rapport. Phumzile Mlambo-Ngcuka, elle, directrice d’ONU-Femmes, y souligne que si des progrès ont été faits, le bilan laisse à désirer : "Nous entendons de plus en plus de filles revendiquer leurs droits et nous demander des comptes. Mais le monde n’a pas été à la hauteur de leurs attentes quant à la gestion responsable de la planète, à l’éradication de la violence et à leurs espoirs d’indépendance économique"

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

"C'est de la maltraitance": pourquoi le nouveau protocole dans les cantines scolaires est un casse-tête pour les établissements

25 Janvier 2021 , Rédigé par BFMtv Publié dans #Education

"C'est de la maltraitance": pourquoi le nouveau protocole dans les cantines scolaires est un casse-tête pour les établissements
Dans certains cas, ce protocole est ingérable. Les enfants doivent être le plus espacés, et ça demande de multiplier les services quand les cantines sont trop petites.
Le casse-tête dans les établissements scolaires du pays qui doivent mettre en œuvre les mesures du nouveau protocole sanitaire dans les cantines à partir de ce lundi. Un protocole renforcé en raison notamment de l'arrivée de formes variantes du Covid-19 en France. 
Les élèves doivent par exemple porter un masque même lorsqu'ils sont assis et ne peuvent l'enlever que lorsqu'ils mangent, les tables sont désinfectées après chaque service, les élèves de classes différentes ne doivent également pas être mélangés dans les écoles primaires. Et dans certains cas, ce protocole est ingérable. 
Avec le nouveau protocole sanitaire, 200 enfants à table pour seulement 40 places, dans l'école Canet Jean Jaures, Marie Ruggiu La responsable de la cantine doit multiplier les services.
“C’est manger à 14h45, ce n’est plus normal. Pour moi, c’est de la maltraitance à enfant. C’est inhumain. Vous avez des enfants qui vous disent ‘Tata, j’ai faim’ et vous ne pouvez pas les passer à table parce qu’il y a encore des enfants dans le réfectoire”, explique-t-elle.
"Si c'était mes propres enfants, je ne les laisserais pas manger à la cantine"
Pour éviter de manger trop tard et d'empiéter sur les cours, la ville de Marseille a mis en place dans certains établissements des repas froids, plus vite avalés, ou a même carrément supprimé l'entrée ou le dessert comme à l'école Leverrier. Ce que déplore Christelle Pourroy, présidente de l'association des parents d'élèves.
"Le fait de les faire manger en 20 minutes, ça devient vraiment compliqué pour eux et pour tout le monde. Certains enfants qui avant ne se plaignaient pas commencent maintenant à saturer un petit peu de la cantine. Ils rechignent à y aller", détaille-t-elle. 
Si dans ces deux écoles marseillaises le protocole est respecté tant bien que mal. Dans d'autres, c'est impossible. 
Une directrice confie même hors micro: "Si c'était mes propres enfants, je ne les laisserais pas manger à la cantine, le risque de contamination est trop important".
Lire la suite

Peut-on confiner sans fermer les écoles ?

25 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Peut-on confiner sans fermer les écoles ?

EXTRAIT

Le bruit d'un nouveau confinement général court. Selon le Journal du  Dimanche (JDD) c'est chose acquise et E Macron devrait l'annoncer mercredi. Le JDD publie également un entretien avec JM Blanquer où le ministre de l'éducation nationale défend le maintien des écoles ouvertes. Mais peut-on confiner sans fermer les écoles ?

 

Confiner sans fermer

 

"Je préfère les modalités qui ont prévalu en novembre avec les établissements ouverts, d'autant que nous constatons que notre stratégie a fonctionné", déclare JM BLanquer dans le JDD. Il espère que la campagne de tests "va nous aider" à controler l'épidémie. Et il rappelle que le variant anglais "a une contagiosité beaucoup plus forte, qui touche tout el monde et pas spécifiquement les jeunes".

 

En effet le variant anglais a une contagiosité presque double de celle du virus de l'an dernier. Et il touche tout el monde, enfants comme adultes. Ajoutons que selon le gouvernement britannique il aurait aussi un taux de létalité plus important que le virus ancien : 1% ce qui est énorme.

 

Et c'est bien ces caractéristiques qui changent tout. La FAQ ministérielle, même avec le protocole "renforcé" n'a toujours pas réellement prise en compte la diffusion très rapide du variant anglais. Elle continue à afficher que "les enfants jeunes sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la chaîne de transmission du SARS-CoV-2". Et en même temps elle précise que "compte tenu de l’apparition de variants du SARS-CoV-2 potentiellement plus transmissibles, il est fortement déconseillé de porter des masques "faits maison" ou des masques "grand public" de catégorie 2 moins filtrants que les masques tissu et réutilisables de catégorie 1".

 

L'arrivée du variant anglais change tout

 

L'arrivée du variant anglais dont on peut penser qu'il sera majoritaire en 1 ou 2 mois, comme cela c'est passé en Grande Bretagne, change totalement la donne. Jusque là l'Ecole a eu à faire face à un virus qui touchait les adolescents mais semblait se diffuser plus lentement chez les écoliers et collégiens.

 

Le nouveau variant change cela et doit imposer un nouveau protocole. Il est possible que sa diffusion explique la hausse très rapide des contamination chez les 0 à 9 ans que l'on constate depuis le début de l'année. En une semaine, du 11 au 18 janvier, selon le ministère de la santé , le nombre d'enfants contaminés a augmenté de 50%.

 

(...)

 

F Jarraud

 

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

NAJAT VALLAUD-BELKACEM : « LA LUTTE CONTRE LES INÉGALITÉS DOIT ÊTRE AU CŒUR DES POLITIQUES PUBLIQUES »

25 Janvier 2021 , Rédigé par Sciences Po - Executive Education Publié dans #Education

Belles fêtes” ou “Joyeux Noël” ? Vallaud-Belkacem agace Twitter | Valeurs  actuelles

EXTRAITS

Les années à la tête de ministères ont été, pour elle, une « source d’expérience extraordinaire » et l’ont confortée dans l’idée que l’action publique pouvait faire « bouger les lignes ». Aujourd’hui directrice France de l’ONG ONE et coprésidente d’honneur de l’Executive Master Management des politiques publiques, Najat Vallaud-Belkacem estime que la lutte contre les inégalités doit être une priorité des politiques publiques. Un impératif, à ses yeux, pour prendre réellement en compte le « sentiment de relégation » qui s’exprime dans une partie de la population et que la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer.

Vous avez occupé des fonctions ministérielles entre 2012 et 2017, lors de la présidence de François Hollande. Que retenez-vous de cette période?

Najat Vallaud-Belkacem

J’ai eu la chance d’exercer des responsabilités dans des ministères très différents. Les moyens, tant humains que budgétaires, n’avaient, bien sûr, rien de comparable entre le ministère des Droits des femmes et celui de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mais ils avaient en commun de toucher, tous deux, à des sujets passionnels et de devoir faire face à des défis d’une incroyable ampleur.

Au cours de ces cinq années riches en réformes, j’ai donc pu voir fonctionner différents types d’administration, et se mettre en œuvre des politiques publiques variées. Cela a été pour moi une source d’expérience extraordinaire, particulièrement formatrice. J’ai eu à cette occasion la confirmation qu’il était possible de faire bouger les lignes, de réellement agir. Que des femmes et des hommes étaient là tout à la fois pour s’assurer que la « machine » tourne au quotidien (par exemple, à l'Éducation nationale, que les rentrées se déroulent normalement), mais aussi pour conduire des réformes, ce qui n’est jamais simple. Les fonctionnaires que j’ai vus a l’œuvre agissaient pour la plupart vite et bien, et souvent avec dévouement et passion.

(...)

Quels seront, demain, en France, les grands enjeux des politiques publiques ?

Najat Vallaud-Belkacem

Le principal enjeu sera de réussir, tout en concevant des politiques pour tous et pour un intérêt général commun, à prendre en considération les individus dans leur singularité, qu’ils soient plus ou moins éloignés du pouvoir, dans une situation périphérique ou non, qu’ils connaissent la précarité ou pas. Je suis frappée par le nombre de personnes qui sont aujourd’hui des angles morts de nos priorités politiques. Je ne parle pas de celles qu’on énonce la main sur le cœur dans les discours, mais de celles qui dictent au quotidien l’agenda politique et médiatique. En conséquence, des pans entiers de notre société ne se sentent pas représentés et se vivent comme exclus du récit qui est fait de notre pays. C’est à mon sens le cœur de ce qui nous attend demain : lutter contre ce sentiment de relégation et les inégalités persistantes qui y sont associées.

L’épidémie de Covid-19 a d’ailleurs mis en exergue cette problématique - comme elle a plus généralement souligné tout ce qui n’allait pas dans notre société. Les illustrations en sont nombreuses : nous venons avec, Sandra Laugier, de publier un constat désenchanté par exemple sur les femmes : premières victimes de la crise de la Covid-19, premières aidantes dans ces fameux métiers du care si applaudis pendant le confinement et pourtant encore une fois si absentes et invisibilisées dans l’expertise, l’expression médiatique ou la gestion de la crise. Ce constat vaut pour d’autres populations périphériques systématiquement oubliées : les files devant l’aide alimentaire, les familles monoparentales, les victimes de problèmes de santé mentale… autant de problématiques qui représentent bien sûr de grands enjeux pour les politiques publiques à venir.

La période de crise a, enfin, mis en évidence la valeur infinie que nous accordions collectivement à la vie. Cela nous a conduits à arrêter l’activité économique lors du premier confinement. Au-delà de l’épidémie, il faudra en tirer les conclusions nécessaires. Nous ne pourrons plus avoir les mêmes raisonnements que par le passé sur de nombreux sujets, comme l’aide aux réfugiés par exemple.

(...)

La formation tout au long de la vie est un chantier sur lequel vous vous êtes engagée rue de Grenelle. Pourquoi est-il, à vos yeux, fondamental ?

Najat Vallaud-Belkacem

J’ai toujours eu la conviction que la formation ne s’arrêtait pas quand on quittait l’école. Qu’elle était au contraire un processus régulier qui devait permettre de développer de nouvelles compétences, de se perfectionner sur de nouvelles techniques, d’élargir son champ des possibles. C’est en ce sens que, comme ministre, j’ai cherché à ce que la formation continue se développe davantage dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est un chantier qui doit être poursuivi. Cela passera notamment par une augmentation de l’offre numérique, que la crise a d’ailleurs impulsée.

(...)

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

"Maintenir les écoles ouvertes" - Oui mais...

25 Janvier 2021 , Rédigé par Snuipp - FSU Publié dans #Education

C'est ouvert 07 - COM AUTREFOIS

Le SNUipp-FSU a identifié de façon exhaustive les conditions sanitaires et pédagogiques nécessaires au maintien du service public d'éducation avec la reprise épidémique en cours.

Pour le SNUipp-FSU, l’ouverture des écoles constitue un enjeu social qui nécessite de mettre en œuvre des mesures adaptées, en lien avec les risques épidémiques. De façon exhaustive, le syndicat a identifié toute une série de mesures à prendre. 

D’une part en terme de protection relevant du cadre sanitaire : 
  •  Mise en œuvre d’une campagne de tests par des équipes mobiles et des tests salivaires pour les enfants
  • Définition des cas contacts identiques dans l’Education Nationale et hors Education Nationale et traçage effectif dès lors qu’un cas positif est détecté dans une classe
  • Fourniture de masques chirurgicaux pour les personnels des écoles et une gratuité des masques pour les enfants
  • Mise en place de solutions techniques d’aération des salles et fourniture de capteur de CO2 dans les classes
  • Anticipation d’une vaccination prioritaire des enseignant.es et AESH volontaires, particulièrement en maternelle, pour permettre la continuité du service public.
  • Recrutement de personnels (listes complémentaires et contractuel-les avec une perspective statutaire) afin d’assurer partout tous les remplacements pour mettre fin aux brassages qui en découlent. 
D’autre part, afin que l’école puisse se poursuivre en respectant le développement de l’enfant et en tentant de ne pas accroître les inégalités :
  • Remettre en valeur la notion de programme à l’échelle du cycle pour prendre en compte une année de classe sous protocole et confinement
  • Ouvrir les possibilités d’EPS en intérieur lorsque les conditions sanitaires permettent l’utilisation des structures en respectant les gestes barrières 
  • Ouvrir les lieux culturels aux scolaires (musée, cinéma, spectacles…) dans le respect des gestes barrières. 
  • Anticiper une possible fermeture, en outillant les enseignant·es comme les familles et en donnant un temps de préparation aux équipes

L’école, sous investie depuis des années, doit faire l’objet d’un plan d’urgence à la fois pour faire face à l’enjeu sanitaire actuel mais aussi pour assurer ses missions de service public d’éducation.

Lire la suite