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Vivement l'Ecole!

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Covid-19 : à l’école, omicron brouille l’équation du protocole sanitaire

29 Décembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Arrivée du variant Omicron : faut-il privilégier le masque médical? | La  COVID-19 en Atlantique | Radio-Canada.ca

Le ministère de l’Education nationale a dû nuancer les propos de Jean-Michel Blanquer, ce mardi, au sujet d’un deuxième test pour les élèves de primaire en cas de Covid identifié dans une classe alors que le corps enseignant réclame davantage de restrictions.

Les établissements scolaires rouvriront bien leurs portes pour la rentrée scolaire lundi. Mais avec quel protocole sanitaire ? Sur France Inter mardi matin, Jean-Michel Blanquer a fait sursauter plus d’un parent d’élève en annonçant un ajustement substantiel : «Pour revenir à l’école [après un cas de Covid-19 dans une classe, ndlr], il ne faudra plus seulement présenter un test négatif, mais plusieurs tests, à plusieurs jours d’intervalle», a déclaré le ministre de l’Education nationale sur un ton très affirmatif. «Cet intervalle, nous sommes en train de le travailler en dialogue avec les autorités scientifiques», a-t-il ajouté. Il n’aura fallu que quelques heures pour que le ministère de l’Education nationale nuance ses propos, indiquant que Jean-Michel Blanquer s’exprimait en fait au conditionnel. Cette «hypothèse de travail», a expliqué à Libération le ministère, «sera examinée en lien avec le Conseil scientifique, dans les jours à venir, selon les connaissances qui sont en train de s’affiner sur le variant omicron».

Les syndicats de parents d’élèves et enseignants dénoncent une nouvelle fois le manque de préparation. «Ils lancent une idée et ajustent en fonction de la réaction. Plus de fermeté serait plus crédible», réagit Laurent Zameczkowski, porte-parole de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep). Pour le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans le premier degré, il n’y a aucune garantie que lundi, les conditions seront réunies pour éviter les contaminations massives dans les écoles. «On va reprendre exactement dans les mêmes conditions sanitaires déplorables qu’avant les vacances de Noël… Et maintenant, il y a omicron en plus !» s’agace la porte-parole Guislaine David. Pour elle, pas de doute : dès la rentrée, il y aura des clusters dans les écoles. Le protocole actuel ne prévoit plus la fermeture d’une classe dès le premier cas de Covid détecté. Depuis fin novembre, les enfants peuvent revenir en cours après avoir réalisé un test négatif. A la veille des vacances, 3 150 classes étaient fermées en raison de l’épidémie, un chiffre stable selon le ministère.

Le renforcement des dépistages, un vœu pieux

Pour Guislaine David, l’option des tests multiples évoquée par le ministre est «irréalisable». «Comment les parents vont-ils pouvoir faire tester leurs enfants tous les deux, trois jours ?» s’interroge-t-elle. Pour éviter les fermetures de classe qui doivent n’intervenir qu’en «dernier recours», le Premier ministre avait affirmé lundi, à l’issue d’un Conseil de défense sanitaire qui a abouti à des mesures peu contraignantes, vouloir renforcer les dépistages au sein même des établissements scolaires. Un vœu pieux selon les acteurs de terrain : «Le gouvernement n’a pas mis en place une logistique suffisante» en matière de capacité de tests dans les écoles, pointe Laurent Zameczkowski, amer. Seulement 200 000 tests salivaires étaient réalisés chaque semaine avant les vacances à l’école primaire, sur les 400 000 proposés. La raison pointée par le ministère : le faible taux d’acceptation des parents. La moitié d’entre eux refuserait de faire passer leur progéniture par la case «dépistage».

Le ministère reste dans tous les cas loin de son objectif initial, fixé à 600 000 tests hebdomadaires. Au-delà des parents récalcitrants, l’Education nationale manque de bras. Les quelque 1 700 médiateurs Covid recrutés au début de la pandémie ne suffisent pas à tester les 12 millions d’élèves des écoles, collèges et lycées, pointe Laurent Zameczkowski. Les tests réalisés sont ciblés et ponctuels. «Rien à voir avec la campagne de tests massive promise ! Certes, quand le taux d’incidence est élevé, ils sont présents… Mais c’est un fonctionnement en mode pompiers, on parle de prévention, là.»

Le ministère se veut aussi rassurant face aux alertes du Conseil scientifique sur le risque de désorganisation de la société due au variant omicron. La semaine dernière, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet prévoyait un absentéisme massif au sein des enseignants, environ un tiers d’ici fin janvier, à cause de l’explosion des contaminations. «Nous déployons des moyens, notamment chez les vacataires et les jeunes retraités de l’Education nationale», rappelés en renfort, a assuré Jean-Michel Blanquer. Objectif : assurer la continuité pédagogique. Sauf que dans les faits, les contractuels manquent à l’appel, en raison notamment d’un manque d’attractivité du métier, que la pandémie continue d’aggraver.

Justine Briquet-Moreno

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Covid-19 : "On ne va pas pouvoir protéger tout le monde dans nos écoles", s'alarme un syndicat d'enseignants

29 Décembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Covid-19 : en moyenne, dans le monde, les enfants ont perdu 74 jours d'école

Le Snuipp-FSU réclame le retour de la doctrine initiale alors que le ministère de l'Éducation réfléchit à la possibilité de rendre obligatoire un deuxième test dans le 1er degré après un cas avéré de Covid-19 dans une classe.

"On ne va pas pouvoir protéger tout le monde dans nos écoles", s'alarme mardi 28 décembre sur franceinfo Guislaine David, porte-parole et co-secrétaire générale du Snuipp-FSU. Alors que le ministère de l'Éducation réfléchit à la possibilité de rendre obligatoire un deuxième test dans le 1er degré après un cas avéré de Covid-19 dans une classe, la représentante des enseignants réclame le retour de la doctrine initiale.

"Un cas positif, on ferme la classe pendant sept jours" pour éviter que les enfants se contaminent. Elle a aussi mis en doute "la capacité des parents à pouvoir faire les tests", car "ils ne trouvent pas de créneaux disponibles".

franceinfo : Plusieurs tests obligatoires après un cas avéré dans le premier degré, cela vous paraît une bonne idée ?

Guislaine David : Le test, quand il est fait à J-0, il peut être négatif, mais cela ne tient pas compte du délai d'incubation de la maladie. On s'en est rendu compte au mois de décembre que des enfants au bout de plusieurs jours étaient finalement positifs alors qu'ils avaient été testés négatifs et étaient revenus en classe. Donc, cela pose problème. La question qu'on peut se poser quand même en passant deux ou trois tests, c'est la capacité des parents à pouvoir faire les tests. Avant les vacances, on a eu cette difficulté des parents qui ne trouvaient pas de créneaux disponibles pour faire les tests. Et on n'était pas encore sous la vague Omicron. Donc on imagine très bien que là, en janvier, on n'en aura pas suffisamment. Donc, on va certainement créer du désordre auprès des parents pour pouvoir revenir en classe.

Vous demandez toujours la fermeture des classes après un cas avéré dans une classe ?

On demande à revenir sur la règle : un cas positif on ferme la classe pendant sept jours et pendant sept jours, on met en place l'enseignement à distance et les enfants ne reviennent pas. Au bout de 7 jours, on peut être sûr qu'il n'y a pas eu de contamination. On sait qu'on a du brassage dans nos écoles. Au moment de la cantine où les enfants se brassent, où le virus peut circuler. On a de la contamination et il faut qu'on protège tout le monde. On sait très bien qu'avec cette vague, on ne va pas pouvoir protéger tout le monde dans nos écoles.

Vous attendez les précisions de Jean-Michel Blanquer ?

On aura une réunion dans la semaine. On attend des précisions aussi sur d'autres mesures de protection parce que ça ne sera pas suffisant. Il faut protéger aussi les personnels et notamment les personnels vulnérables. On n'a toujours pas dans nos écoles de masques FFP2 ou de masques chirurgicaux. L'Éducation nationale ne nous en fournit pas. Il va falloir aussi prévoir les absences des enseignants qui seront touchés par le Covid-19. Le Conseil scientifique annonce un tiers des enseignants absents d'ici trois semaines, le ministre a annoncé des recrutements de néo-retraités ou de contractuels. On sait très bien qu'on n'arrivera pas à recruter des personnels pour un mois, pour deux mois. Le recrutement de contractuels, ça ne fonctionne pas dans cette période parce que les gens ne veulent pas venir travailler un mois en période de Covid-19. Il va y avoir des problèmes d'absences non remplacées, donc il y aura des classes qui fermeront. Il ne faut pas que les parents pensent que les classes ne fermeront pas.

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Rentrée : des collèges et des lycées loin d’être « sanctuarisés » contre le Covid19 !

28 Décembre 2021 , Rédigé par Snes FSU Publié dans #Education

https://photos.lci.fr/images/1280/720/enfants-en-classe-portant-le-masque-9e84bd-0@1x.jpeg

Face à la 5eme vague, les mesures prises par le gouvernement restent insuffisantes. Informations et moyens d’action, le SNES-FSU fait le point sur la situation.

Des paroles, sans les actes

« Une situation sanitaire extrêmement tendue »« l’École à sanctuariser »« oui le virus circule à l’école »…les expressions employées par Jean Castex et Olivier Véran lors de leur conférence de presse du 27 décembre ont confirmé la gravité de la situation mais aussi la prise de conscience de l’exécutif sur le rôle des établissements scolaires dans la circulation du virus et ce, après des mois de déni, en particulier de la part de Jean-Michel Blanquer. Mais après avoir constaté la singularité de cette 5eme vague et l’arrivée d’un variant particulièrement contagieux, le Premier ministre et le Ministre de la Santé ont expédié le sort des collèges et des lycées en quelques mots : maintien de la rentrée selon le calendrier prévu, un vague engagement à « amplifier » la politique de tests et quelques mots sur l’aération des salles sans engagement précis, et c’est tout ! La contradiction entre le constat et les propositions est immense et l’absence de solutions pour sécuriser les établissements scolaires confirme le peu de considération que ce gouvernement porte à notre système éducatif en temps de crise.

Les revendications du SNES-FSU

L’absence d’annonces gouvernementales pour les collèges et les lycées en pleine 5eme vague, avec un variant qui circule rapidement, est irresponsable.

Le SNES-FSU exige que les personnels soient protégés dans l’exercice de leur métier (fourniture de masques chirurgicaux, voire FFP2, équipement des établissements scolaires avec des dispositifs de surveillance et de renouvellement de la qualité de l’air). Les chaînes de contamination doivent être cassées le plus rapidement possible, ce qui suppose une capacité à tester à la hauteur et des règles d’isolement claires. Des clarifications doivent être rapidement apportées en particulier sur les conditions de rentrée, la situation des personnels vulnérables, les moyens pour soulager des vies scolaires sous tension. Il y a également urgence à prendre en compte les considérations pédagogiques et les conséquences de cette crise pour cette année scolaire : les épreuves de spécialité du bac, prévues en mars, doivent être repoussées en juin.

A ce jour, mardi 28 décembre, le ministère n’a pas toujours pas programmé d’échanges avec les organisations syndicales d’ici la rentrée, tout juste sait-on que le principe de cette réunion est sur la table, pour reprendre une expression très utilisée rue de Grenelle.

Le SNES-FSU a déposé un préavis de grève pour la semaine de la rentrée et met à disposition de toute la profession les outils pour faire valoir leurs droits (cf fiches actions en fin d’article). Dès la rentrée, en lien avec les collègues dans les collèges et lycées, il fera la lumière sur la réalité des conditions sanitaires d’exercice.

École ouverte, un faux débat

Ces annonces sont l’occasion pour Jean-Michel Blanquer, Jean Castex et une bonne partie de la majorité présidentielle de reprendre en cœur le refrain de l’École ouverte : Jean-Michel Blanquer aurait triomphé de toutes les oppositions pour maintenir les écoles ouvertes et ainsi sauver les élèves français, faisant de la France une sorte d’avant garde mondiale que tous les pays observeraient avec envie.

La fable de l’École ouverte ne sert en réalité qu’à masquer la vacuité de la politique sanitaire en milieu scolaire de ce gouvernement. En effet, bien peu de voix, et aucune au SNES-FSU, se sont élevées pour demander la fermeture des collèges et des lycées depuis le début de la crise sanitaire. En revanche, le SNES-FSU, avec la FSU, a exigé des mesures de protection et de prévention pour protéger au mieux élèves et personnels. Le ministre se garde bien de prendre de telles mesures et répond systématiquement « École ouverte » à presque toutes les interpellations, enfermant les discussions dans un débat binaire, sans doute utile pour se construire une certaine identité politique (et littéraire…quoi que…) mais qui ne répond en rien aux besoins des personnels sur le terrain.

Provocation

Le ministre a continué sur le mode de la provocation le 28 décembre au matin sur France Inter. Tout en faisant le service après vente des maigres annonces gouvernementales, Jean-Michel Blanquer a évoqué « l’absentéisme » des professeurs en cette période de Covid. Les mots ont un sens ! Les professeurs absents pour cause de Covid19 n’élaborent pas de stratégie pour être systématiquement absents, ils sont malades et donc en congés maladie. Il a ensuite assuré que des recrutements de contractuels, y compris de « jeunes retraités » de l’Éducation nationale étaient en cours pour assurer le remplacement de ces professeurs absents. Le ministre qui porte une lourde responsabilité dans la disparition des moyens de remplacement, en particulier parce qu’il a supprimé des postes par milliers (7900 sur tout le quinquennat), se soucie maintenant de ce sujet. Et nul doute que les retraités, dans les tranches d’âge les plus à risque, vont venir par centaines, dans des établissement où le virus circule très largement et où les personnels sont mal protégés du virus.

Et maintenant ? Les moyens pour agir

Les collèges, lycées et CIO sont toujours aussi peu équipés pour faire face à l’épidémie : peu d’établissements sont dotés en capteurs de CO2 (et quand ils le sont, c’est souvent un nombre infime), les travaux sur l’aération des salles que le SNES-FSU exigeait dès juin 2020 que l’été soit mis à profit pour faire les travaux nécessaires dans les établissements. Les personnels ont reçu des masques en tissu en début d’année, sans renouvellement depuis septembre dans de nombreux établissements : l’immense majorité des personnels s’équipe donc en masques chirurgicaux, voire en FFP2, à ses frais. Enfin, les autotests distribués péniblement au printemps dernier semblent avoir disparu.

L’absence d’annonces gouvernementales pour les collèges et les lycées en pleine 5eme vague, avec un variant qui circule rapidement, est irresponsable. Le SNES-FSU agit avec les personnels pour sécuriser les conditions de travail et d’apprentissage dans les établissements scolaires. Ci-dessous plusieurs outils à utiliser.

Préavis de grève

Le SNES-FSU dépose un préavis de grève pour la semaine du 3 au 7 janvier, et le fera tout au long du mois de janvier, pour couvrir les mobilisations décidées localement. Rapprochez vous de votre section académique pour organiser le mieux l’action.

Fiche « santé et sécurité au travail : quels sont mes droits ? Comment agir ?

Tous les employeurs ont l’obligation de protéger la santé mentale et physique de leurs salariés ou de leurs agents (fonctionnaires). Selon la jurisprudence, ils ont dans ce domaine une obligation de moyens renforcés. Retrouvez toutes les références dans notre fiche ci-dessous et les modalités pour remplir les fiches SST.

Fiche « CHS dans l’établissement »

La commission hygiène et sécurité peut jouer un rôle à ne pas négliger en matière de santé au travail. Les informations dans notre fiche ci-dessous. Transmettez également toutes les informations à vos élus FSU en CHSCT en contactant votre section académique.

Fiche « Droit de retrait »

Tout salarié a le droit de se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable qu’elle peut porter gravement atteinte à sa santé. Le droit de retrait est un droit individuel, très encadré juridiquement. Consultez la fiche ci-dessous et contactez votre section académique avant d’engager une telle action.

Les réactions du SNES-FSU dans la presse

BFM : Les syndicats d’enseignants vent debout après les annonces gouvernementales

France Info TV « aucune annonce pour les collèges et les lycées ! »

France Info radio « on a surtout une école ouverte au virus »

RTL : débat – replay audio/vidéo « Fallait-il reporter la rentrée scolaire ? L’école est-elle assez sécurisée pour faire face à la pandémie ? Quels moyens sont mis en oeuvre par les autorités pour protéger les élèves et enseignants ? »

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Pataquès sur le nombre de tests négatifs nécessaires pour revenir à l’école

28 Décembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

EXTRAIT

11h21

Au moins deux tests négatifs pour revenir à l’école après un cas positif en classe. Les élèves des classes de primaire où un cas positif de Covid a été diagnostiqué devront présenter au moins deux tests négatifs à plusieurs jours d’intervalle, contre un actuellement, pour revenir à l’école, a annoncé mardi le Ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer. La rentrée des classes aura lieu comme prévu le 3 janvier mais le dépistage du Covid-19 sera élargi dans les établissements scolaires, a indiqué lundi Jean Castex, maintenant la ligne gouvernementale de ne fermer les établissements qu’en «dernier recours».

13h13

Rétropédalage au ministère de l’Éducation. Il n’aura pas fallu plus d’une demi-journée pour que le ministère démente le ministre. Mardi matin, Jean-Michel Blanquer annonçait une modification substantielle du procotole sanitaire dans les écoles puisqu’il expliquait que désormais «pour revenir à l’école, il ne faudra plus seulement présenter un test négatif, mais plusieurs tests, à plusieurs jours d’intervalle.» Quelques heures à peine après les propos du ministre sur France Inter, le ministère précise que Jean-Michel Blanquer a bel et bien évoqué cette hypothèse, mais... au conditionnel. «Elle sera examinée en lien avec le Conseil scientifique, dans les jours à venir, selon les connaissances qui sont en train de s’affiner sur le variant omicron», précise à Libération le ministère. Un potentiel ajustement du niveau du protocole dans les écoles n’a donc rien de sûr. Sauf que la rentrée est (pour l’instant) maintenue au lundi 3 janvier.

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Onze enfants racontent le monde qui se dessine

28 Décembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Enfance, #Education

regard-d-enfant - Un dernier livre avant la fin du monde

Quatre sujets émergent : l'environnement, l'égalité entre les filles et les garçons, la question sociale et le numérique.

Mercredi, nous nous sommes rendus dans un Centre de loisir, situé dans le 20ème arrondissement de Paris, Porte de Bagnolet. Un centre de l'association Réseau Môm'artre. Un centre qui concentre ses activités sur l’éducation et l’expression artistique et culturelle.

Ce mercredi, ils étaient 11, âgés de 5 ans et demi – la précision est d’importance ! – à 9 ans, à avoir accepté de nous répondre. De nous dire comment ils voient le monde qui se dessine sous nos yeux, de raconter ce qui les inquiète, ce qui les révolte, ce qui leur tient à cœur. Ils s’appellent Kays, Mickaël, Yousra, Camille, Antoine, Jeanne, Louis, Nelia, Rayan, Sofines, Sarah. De nos échanges, de nos discussions, un premier sujet a émergé, urgent et évident : la défense de l’environnement, des plantes et des animaux. Et quelques solutions ont été avancées. 

Autre sujet fondamental qui a émergé dans ce groupe passionné, ce petit échantillon qui ne représente que lui-même. L’égalité entre les femmes et les hommes. Entre les filles et les garçons. 

Mais les enfants n’oublient pas non plus la question sociale. Et ces injustices qu’ils voient, qu’ils rencontrent, littéralement vous allez l’entendre, les rebutent. 

Enfin un sujet les interroge : Internet, le numérique. Qui leur apportent disent-ils de formidables opportunités pour apprendre, jouer, découvrir. Mais dont ils reconnaissent sans coup férir les limites. 

Alors aujourd’hui et demain, bien sûr, les enfants sont à l’honneur. Mais pour les écouter plus encore, entendre parler d’eux un peu plus, l’enfance et les enfants sont au cœur des programmes de France Culture. Avec de très très belles et nombreuses émissions dédiées cette semaine, à réécouter. Le podcast des aventures du petit Nicolas. Et les envoûtantes fictions pour la jeunesse, aussi, diffusée tout au long de la semaine prochaine. Pour résumer, le mot de la fin revient à la plus jeune du de la petite assemblée !

Quentin Lafay

A écouter en cliquant ci-dessous

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COVID-19: IMBROGLIO AU GOUVERNEMENT SUR LES CONDITIONS DE RETOUR À L'ÉCOLE DES CAS CONTACT

28 Décembre 2021 , Rédigé par bfmtv Publié dans #Education

Foutoir : définition de « foutoir » | La langue française

Après l'annonce de Jean-Michel Blanquer ce mardi d'un renforcement de la politique de test à l'école, Matignon évoque une concertation "en cours", mais toujours "non tranchée".

Ce mardi matin sur France Inter, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer annonçait que le protocole sanitaire en vigueur à l'école allait devenir plus exigeant. Alors qu'actuellement, un test négatif est exigé pour qu'un enfant puisse retourner en classe après la détection d'un cas positif parmi ses camarades, le ministre évoquait une obligation prochaine pour les élèves de devoir présenter plusieurs tests négatifs pour retourner au sein de leur établissement.

"Pour revenir à l'école, il ne faudra pas seulement avoir présenté une fois un test, mais au moins deux fois à plusieurs jours d'intervalle", annonçait le ministre.

Une décision "non tranchée"

Mais contacté par BFMTV, le cabinet de Jean-Michel Blanquer assure qu'aucun changement du protocole sanitaire à l'école n'entrera en vigueur lundi 3 janvier, date de la rentrée scolaire après la décision du gouvernement de la maintenir malgré les appels de report par des personnels de santé notamment.

"A ce stade, rien n'est arrêté", affirme le ministère de l'Education nationale. Le sujet sera sur la table d'un prochain Conseil de défense, le 5 janvier, ou plus tard. Rue de Grenelle, on explique simplement que le variant Omicron, et son extrême contagiosité, "pourrait nous faire évoluer".

Une des hypothèses avancées par le ministère permettrait aux élèves cas contact testés négatifs de revenir en classe dès les résultats de leur premier test, sans attendre de réaliser leur second test, qui leur serait néanmoins demandé quelques jours plus tard

Du côté de Matignon, les services du Premier ministre confirment qu'une "concertation est en cours", mais précisent qu'elle est "non tranchée". Notamment sur le délai à respecter entre les deux tests négatifs qui seraient potentiellement demandés aux enfants pour retourner à l'école. L'entourage du Premier ministre souhaite néanmoins trouver une solution intermédiaire entre la circulation du virus et les fermetures de classes en série.

Philippe Corbé, avec Anne Saurat-Dubois et Jules Fresard

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« Avec le variant Omicron, on joue à la roulette russe en espérant le meilleur »

28 Décembre 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

The Limiñanas jouent à la roulette Russe en pleine tournée - MusiK Please

EXTRAITS

(...)

L’épidémiologiste et biostatisticienne Dominique Costagliola, directrice de recherches émérite à l’Inserm et membre de l’Académie des sciences, commente les mesures annoncées le 27 décembre par le gouvernement pour endiguer la nouvelle flambée épidémique de Covid.

(...)

Le report de la rentrée scolaire de janvier, réclamé par certains professionnels de santé, n’a pas été retenu. Le regrettez-vous ?

La politique de gestion du Covid au niveau des écoles est nulle, il n’y a aucune annonce concrète. Ce que demandaient ces professionnels de santé, c’était de laisser les établissements fermés début janvier pour se donner le temps de mettre en place les équipements nécessaires (aération des locaux, masques FFP2 pour les enseignants…), et aussi pour définir clairement les critères des quatre niveaux du protocole sanitaire. Jusqu’ici, ce travail n’a jamais été fait et les règles changent en permanence.

Aujourd’hui, compte tenu du taux d’incidence faramineux dans les régions les plus touchées, comme Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Ile-de-France, on devrait être au niveau 4, avec un enseignement en distanciel dans les collèges et les lycées. Il faut noter que le protocole actuel ne prévoit en aucun cas le distanciel en primaire, alors même que c’est la population la moins protégée par la vaccination.

La situation serait bien meilleure si on sécurisait les écoles et je ne comprends pas pourquoi on ne le fait pas. Bien sûr, on est tous d’accord pour dire que cette crise impacte le moral des jeunes, comme celui des adultes d’ailleurs, mais la solution n’est pas juste de maintenir les écoles ouvertes. Il y a vraiment de quoi réfléchir sur le bâti scolaire quand on voit que dans certains endroits, il n’est même pas possible d’ouvrir les fenêtres des salles de classe. L’investissement pour l’aération des locaux et le contrôle du niveau de CO2 serait rentable pour lutter contre le Covid, mais aussi contre les autres maladies à transmission respiratoire.

Que préconisez-vous ?

Ce qui me paraît indispensable, c’est d’abord de généraliser le port du FFP2, en particulier pour tous les soignants, mais aussi les enseignants et les personnes fragiles, immunodéprimées. Pour les populations qui en ont le plus besoin, le coût devrait être pris en charge.

Je préconise aussi des mesures de couvre-feu, qui ont montré leur efficacité et, bien sûr, une sécurisation en milieu scolaire. Au-delà des écoles, le sujet de la qualité de la ventilation et du contrôle du niveau de CO2 devrait aussi s’imposer dans les entreprises, les trains… Il y a eu une prise de conscience par le gouvernement de l’importance de la transmission aérienne du virus, mais pas au point de se dire que cela nécessite des mesures qu’on va favoriser voire imposer dans les écoles, les entreprises et les lieux accueillant du public.

(...)

Sandrine Cabut

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Covid-19 : «L’inquiétude est sur la capacité de l’école à tenir jusqu’aux vacances de février»

28 Décembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/9BfjdaFVC1tpjqFJnDXMcQgQV2U/600x400/regions/2020/06/09/5edf98005b18d_maxnewsworldfive073145-4787838.jpg

Secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, Stéphane Crochet, craint la désorganisation que pourrait impliquer la multiplication des absences chez les enseignants contaminés ou exposés au virus.

Pas de rab de vacances pour les élèves. Un report de la rentrée scolaire après des vacances de fin d’année et leur lot de réunions familiales n’est pas au programme du gouvernement pour tenter d’endiguer la bouffée épidémique provoquée par le variant omicron. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a rabâché ces derniers jours son opposition à cette mesure. «C’est ce que nous faisons en dernier car nous mettons les enfants en première priorité dans toutes nos décisions», proclamait-il le 19 décembre. Trois jours plus tard pourtant, son collègue de la Santé, Olivier Véran, estimait que «c’est chez les enfants que le virus circule le plus», notamment «parce que les enfants sont brassés à l’école, qu’ils se sont croisés, qu’ils ont joué, parce que le respect des gestes barrières est plus difficile, parce qu’ils ne sont pas vaccinés et qu’ils ne pouvaient pas l’être jusqu’à présent».

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé publiée ce dimanche dans le JDD, cinquante personnels de santé se disent «très inquiets» face au «niveau actuel de circulation virale du coronavirus parmi les enfants et adolescents en âge scolaire», et demandent «le report de la rentrée». Signataire de la tribune et chroniqueur pour Libé, Christian Lehmann estimait dans nos colonnes : «Rien n’est sécurisé, il faut fermer une semaine de plus.» Mais pour Stéphane Crochet, secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, il faut avant tout améliorer la lutte de l’épidémie à l’école, et surtout la qualité de l’air dans les salles de classe et les lieux de restauration.

A priori, le conseil de défense sanitaire de lundi soir ne devrait pas décider d’un report de la rentrée scolaire. Qu’en pensez-vous ?

On n’est pas épidémiologistes. Nous n’avons pas les moyens pour apprécier les bonnes mesures à prendre. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est qu’à chaque fois que des décisions ont été prises pour l’école, que ce soit la fermeture ou le système de demi-jauge, c’était toujours en même temps que des mesures en population générale, avec un confinement ou un couvre-feu. Le report de la rentrée, en réalité, on ne voit pas quel sens cela apporterait d’un point de vue épidémique. L’inquiétude est surtout sur la capacité de l’école à tenir jusqu’aux vacances de février. Que la scolarité, pendant ce mois et demi, ressemble à une scolarité normale, entre les tests des enfants et les absences du côté des enseignants.

Pour Jean-Michel Blanquer, un report de la rentrée, «c’est le contraire du bon sens».

Le ministre a sa grille de lecture. Il a fait de la non-fermeture des classes une affaire personnelle. Nous, on veut le maintien de la scolarité mais pas dans n’importe quelles conditions. La dernière mesure prise fin novembre de maintenir l’ouverture d’une classe même avec un cas positif a provoqué une mise sous tension terrible. Il faut revenir à une fermeture dès le premier cas, comme avant. Là, on part de nouveau avec le sentiment que l’épidémie progresse encore. Avant les vacances, les classes fermaient les unes après les autres, les élèves étaient positifs les uns après les autres, et les familles paniquaient.

Le Conseil scientifique estime qu’en janvier, un tiers des enseignants seront touchés de façon directe ou indirecte. Et de même pour les élèves…

C’est la grande crainte, avec la désorganisation que cela engendrerait. On a demandé au ministère de l’Education nationale son plan pour remédier à ça, il nous a répondu qu’il allait procéder à des recrutements de professeurs contractuels pour remplacer les enseignants qui ne pourraient pas assurer la classe. On ne sait pas si ces recrutements ont été menés à bien. Ce ne sera pas au niveau d’un tiers des enseignants, mais on peut quand même espérer que tous les professeurs touchés par le Covid ne le soient pas en même temps !

Estimez-vous qu’au-delà du report de la rentrée, le plan de lutte sanitaire à l’école est efficace aujourd’hui ?

Plusieurs points sont problématiques. La qualité de l’air dans les salles de classe, déjà ! Notre perception, c’est que le ministre pense qu’on est sur quelque chose de secondaire. Depuis près de deux ans, on le répète, et il n’y a aucune progression. Il faut des capteurs de CO2, des purificateurs d’air… Les capteurs, ce n’est pas cher ! Ils ont déjà une vertu pédagogique : on ne sent pas à quelle vitesse l’air est saturé. Un ou deux par école permettraient de s’en rendre compte, de comprendre la nécessité d’aérer, de savoir quand le faire. Il y a également un gros problème au moment de la restauration des élèves. Certes, ils mangent à la même table, avec les mêmes camarades mais les espaces sont trop petits, pas assez aérés, avec beaucoup d’élèves. Dans pas mal de petites communes, la restauration pourrait se faire dans la salle des fêtes – on ne peut pas dire qu’on en fasse grand usage en ce moment… C’est une solution simple, et pourtant on la répète encore et encore.

Dans leur tribune, les cinquante personnels de santé décrient «les faibles moyens déployés» par l’Education nationale pour freiner l’épidémie dans les écoles, et notamment «pour organiser des campagnes de tests efficaces».

Les campagnes menées sont utiles mais elles ont dû mal à se déployer. Elles sont souvent à contretemps. On a besoin de campagnes de tests réactives, immédiatement là où des cas sont décelés. Aujourd’hui, elles sont itératives, c’est-à-dire qu’elles reviennent là où il y a eu des cas pour détecter les reprises épidémiques. On est en plus confrontés à une difficulté : l’adhésion des familles à faire tester leur enfant lors de ces campagnes. On a bien vu que lorsque des cas sont détectés et que la campagne est réactive, le taux d’adhésion des familles est beaucoup plus élevé.

Romain Boulho

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Delta + Omicron : On ne change toujours rien

28 Décembre 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Ne rien changer - Azenda.re

EXTRAIT

"On reste dans la ligne que l'on s'est fixée : ne fermer les écoles qu'en dernier recours". Alors que le variant Omicron se répand et que, selon le ministre de la Santé, il faut s'attendre à 250 000 contaminations par jour à la rentrée, le gouvernement choisit, le 27 décembre, de ne rien changer dans les écoles.  Comme si elles n'étaient pas un lieu par où le virus gagne les familles. Et comme si les enseignants acceptaient toujours le risque.

Immobilisme pour l'Ecole

"On doit adapter nos mesures pour faire face aux deux vagues, delta et omicron, en même temps". Pourtant Jean Castex n'a rien annoncé de nouveau pour les écoles et les établissements scolaires le 27 décembre. Toutes les mesures concernent les activités économiques qui semblent la seule préoccupation du gouvernement.

" On reste dans la ligne que l'on s'est fixée : ne fermer les écoles qu'en dernier recours", a dit le premier ministre. "Nous ne reporterons pas la rentrée ni ne basculeront les collèges et les lycées en distanciel. Maintenir les écoles ouvertes est dans l'intérêt des enfants", ajoute-il en s'appuyant sur un avis de la Société française de pédiatrie.

"Oui le virus circule chez les enfants à l'école et à la maison", a ajouté Olivier Véran. " Oui nous assumons de sanctuariser l'éducation des enfants. Un enfant qui ne va pas à l'école peut rencontrer de grandes difficultés".

Pour le reste, O Véran "continue à travailler avec le ministre de l'éducation nationale sur des mesures" comme l'aération, des capteurs de Co2 et "le dépistage systématique déjà mis en place". J Castex a parlé "d'amplifier à la rentrée notre politique de dépistage" sans donner d'autres indications.

Les mesures en dehors de l'Ecole

Les mesures prises par le gouvernement en conseil des ministres le 27 décembre ne concernent donc pas l'Ecole. Le gouvernement va déposer un projet de loi prévoyant de faire passer le passe sanitaire en passe vaccinal : il faudra être vacciné pour accéder à des lieux publics, un test négatif ne suffira plus. Le rappel de vaccin pourra avoir lieu dès 3 mois. Le masque fera sa réapparition en extérieur en centre ville. Les grands rassemblements seront limités à 2000 personnes en intérieur et 5000 en extérieur, sauf les meetings politiques et les cérémonies religieuses. La consommation d'aliments sera interdite dans les transports, cinémas, salles de sport etc. Le télétravail sera obligatoire là où il est possible au moins 3 jours par semaine. Surtout, et cela pourrait concerner aussi les enseignants, la durée de l'isolement des cas contacts et des cas de maladie sera revue. Des décisions seront annoncées le 31 décembre sur ce point. L'intention du gouvernement est clairement de réduire la durée de l'isolement coute que coute.

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François Jarraud

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"... la stratégie de Jean-Michel Blanquer, une école "ouverte" où le virus circule "largement""

27 Décembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Covid19 Mesures pour les écoles, collèges et lycées : modalités pratiques,  continuité pédagogique et protocole sanitaire | Ministère de l'Education  Nationale de la Jeunesse et des Sports

Médecin généraliste dans le Pas-de-Calais et membre du collectif "Du Côté de la science" et co-fondateur du collectif "Stop-Postillons", Michaël Rochoy a signé ce week-end dans le "Journal du Dimanche" une tribune avec 50 professionnels pour réclamer le report de la rentrée scolaire.

Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), membre du collectif "Du Côté de la science" et co-fondateur du collectif "Stop-Postillons",  a dénoncé lundi 27 décembre sur franceinfo "la stratégie de Jean-Michel Blanquer" qui est "une école qui est ouverte, certes, mais où le virus y circule largement".

Il a signé ce week-end dans le Journal du Dimanche une tribune avec 50 professionnels pour réclamer le report de la rentrée scolaire, les écoles étant un lieu où le variant Omicron circule largement. "Dans les Alpes-de-Haute-Provence, actuellement, chez les primaires, le taux d'incidence est à 1 575 aujourd'hui, dans la Drôme à 1 504", a-t-il indiqué.

franceinfo : Le retour du masque à l'extérieur est-il une mesure nécessaire ?

Michaël Rochoy : Oui. L'Omicron est plus transmissible. Le masque en extérieur a un intérêt dans les lieux qui sont denses, comme les marchés de Noël, les files d'attente lorsqu'on va faire un test PCR et qu'on est donc potentiellement malade. En dehors de ça, cela n'a pas tellement d'intérêt si vous êtes seul dans la rue. Evidemment, vous n'allez pas transmettre le virus quand il n'y a personne autour de vous. Ce n'est pas un enjeu essentiel, cela permet de montrer qu'on fait quelque chose. Ce qui serait plus pertinent, c'est de fermer certains lieux où il se passe des transmissions. Depuis mars 2020, il y a plein d'études qui ont montré quels étaient ces lieux. L'école, les restaurants sont des lieux où se transmet le virus. Quand on a laissé circuler le virus trop massivement et qu'on a des taux d'incidence qui sont aussi élevés que l’on connaît actuellement avec 100 000 cas par jour, il faut assumer la décision de ne pas avoir fait de la prévention parce qu'une vague, c'est un échec de prévention. Et donc assumer l'échec de la prévention et prendre des mesures plus thérapeutiques cette fois, et donc fermer les restaurants, par exemple.

Selon nos informations, il n'y aura pas de report de la rentrée scolaire comme vous le réclamez. Vous le regrettez ?

Je suis très étonné qu'il y ait un Conseil de défense sanitaire qui va se jouer et un Conseil de ministres pour lequel on a déjà les réponses. On sait qu'il va avoir le masque en extérieur. On sait que l'école ne va pas être reportée. On sait que les restaurants ne seront pas fermés et on sait, heureusement, qu'il n'y aura pas de couvre-feu. On se demande de quoi ils vont bien pouvoir discuter sur cette base. Tout le monde veut que les écoles soient ouvertes. On veut que les écoles soient ouvertes. Il y a deux stratégies. Il y a des gens qui veulent que l'école soit ouverte et sécurisée avec un protocole scolaire niveau 3 ou 4, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de brassage des élèves à la cantine, qu’il n'y ait pas non plus de sport en intérieur sans masque. Ce qui est le cas au niveau du protocole niveau 2. On veut une école qui est ouverte, mais sécurisée, c'est-à-dire avec un taux d'incidence qui est bas. Si on regarde par exemple dans les Alpes-de-Haute-Provence actuellement chez les primaires, le taux d'incidence est à 1 575 aujourd'hui, dans la Drôme à 1 504. Vous avez une quinzaine de départements où le taux d'incidence est à plus de mille et quasiment tous les départements ont un taux d'incidence qui est supérieur à 500 chez les primaires.

On va faire cette rentrée dans ces conditions, sachant que lorsqu'on avait fait la rentrée à la Toussaint, c'était avec un taux d'incidence autour de 100. On part d'un taux d'incidence qui est plus élevé avec un variant qui est plus transmissible, qui arrive. Ce n'est pas une école sécurisée ça ! Donc ce qu'on voulait, c'était non pas l'école qui soit fermée, mais un enseignement qui se fasse en distanciel pour au moins deux semaines, le temps que le taux d'incidence baisse pour pouvoir reprendre une école sécurisée avec un taux d'incidence bas et bien sûr, avec un protocole au niveau 3, une fermeture à partir d'un cas. Ce qui est choisi, c'est une école qui est ouverte, certes, mais où le virus y circule largement. C'est la stratégie de Jean-Michel Blanquer. C'est ce qui a mené à cette vague qu'on connaît.

Le gouvernement veut mettre en place le pass vaccinal dès le 15 janvier. Toutes les personnes auront le temps de se faire vacciner ?

Non. C'est un vrai problème parce qu’on se retrouve toujours avec ce genre de situation. Ce n’est juste pas possible ! On est surchargés. Globalement, les centres vaccinaux ont fermé pour beaucoup. Certains sont restés ouverts, mais ils sont tenus par des médecins généralistes, des infirmiers, des gens qui travaillent à côté. Cet après-midi, j'ai une dizaine de vaccinations, demain j'en fais 20. Jeudi, je vaccine des 5-11 ans. Tout ça, cela prend du temps sur mon planning et mon planning déborde. Il y a des millions de personnes à vacciner en deux semaines. On ne va pas pouvoir réussir. Nos créneaux sont pleins. On n'a aucune visibilité non plus. Ma pharmacie ne sait pas si j'aurai du Pfizer pour le 11 janvier. J'ai 7 créneaux qui sont pris, mais je ne sais pas si j'aurai le flacon.

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