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Vivement l'Ecole!

education

Dossier : Comment apprend-on à écrire au temps des écrans ?

11 Juin 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

Stylo Et Clavier Sur Le Bureau. | Photo Premium

EXTRAITS

Quand on évoque l’écriture en contexte scolaire surgit aussitôt le fameux triptyque de compétences « Lire, écrire, compter ». Mais comment ce savoir fondamental se transforme-t-il quand se multiplient les outils numériques ? Et que recouvre-t-il vraiment au-delà du geste : l’appropriation d’une orthographe, la capacité à construire un discours voire à exprimer une identité personnelle ?

(...)

Apprendre à écrire : peut-on remplacer papier et crayon par tablette et stylet ?

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Crayons ou claviers : le geste d’écriture change-t-il notre rapport au monde ?

Dictée guidée : un nouveau moyen de progresser en orthographe ?

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Les promesses en suspens du numérique éducatif...

11 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Numérique éducatif : une question d'usage et de formation plus que  d'équipement

EXTRAITS

La stratégie mise en place suite aux Etats généraux n’a pas permis de véritables avancées sur le terrain

Après « le choc brutal » du passage des cours en distanciel, Mathieu Moury, professeur d’histoire-géographie au lycée Ernest-Bichat de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et correspondant numérique, a accueilli « avec intérêt » le lancement, en juin 2020, des Etats généraux du numérique pour l’éducation (EGN). Il s’agissait de tirer les leçons du premier confinement et de co-construire une stratégie numérique consolidée et partagée. La concertation, territoriale puis nationale, a débouché sur 40 propositions : mêlant grands principes et solutions concrètes, elles visent la réduction de la fracture numérique, un enseignement plus efficace ou le développement d’un numérique souverain. Tout un programme. Six mois plus tard, le scepticisme prévaut dans les salles de classe.

Le « méga-bug » de l’enseignement à distance du 6 avril, lors du retour de l’école à la maison, a montré les limites de la stratégie de continuité pédagogique des derniers mois. Le ministère de l’éducation nationale a renvoyé une partie de la responsabilité sur les collectivités, chargées des équipements et des réseaux ; lesquelles lui ont reproché son manque de « régulation des usages ».

Socle numérique minimal

Si ces renvois de balle montrent qu’on est loin d’une gouvernance participative, « avec la gestion de la crise sanitaire et les EGN, une dynamique est enclenchée. Il y a une volonté de travailler davantage ensemble, et mieux, estime Marie-Caroline Missir, qui dirige Canopé, réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. Même s’il est difficile de mettre de l’horizontalité dans un système très vertical. »

(...)

Rares sont les enseignants à s’être engagés dans un dispositif d’autocertification des compétences, via PIX. Ce service public en ligne « constitue pourtant un moyen vertueux de faire progresser la culture numérique », estime Mathieu Moury. PIX, qui devait être généralisé pour la première fois cette année en 3e, terminale, CAP et deuxième année de BTS et de classes préparatoires aux grandes écoles, sera facultatif pour les élèves.

Eux aussi sont insuffisamment acculturés au numérique. Mathieu Moury et ses collègues ont consacré deux heures à aider les élèves du lycée à s’emparer de l’ordinateur portable, fourni par la région, qu’ils manient d’une main, « comme un Smartphone ».

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Cécile Peltier

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Domination, popularité, transgression, les bonbons ont une place de choix au collège

10 Juin 2021 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Tuto pour réaliser des sachets de bonbons d'anniversaire sur le thème de  Sam Le Pompier - Confidences de maman

EXTRAIT

Si on associe souvent ces sucreries à l'enfance, elles s'invitent aussi à l'adolescence. Là, elles peuvent jouer un rôle d'intégration ou refléter des rapports de force.

On pourrait penser qu'on ne trouve pas de bonbons dans les établissements du secondaire, que ce sont des aliments enfantins, dégustés lors d'anniversaires ou autres fêtes. Pourtant, ces sucreries qui, selon beaucoup de parents, doivent rester de l'ordre de l'occasionnel, s'invitent quotidiennement au collège.

Bien qu'elles soient très souvent interdites dans le règlement intérieur des établissements scolaires, les élèves en consomment dans la cour de récréation, mais aussi en classe, avec plus ou moins de discrétion en fonction de l'enseignant –et de l'élève.

Les multiples fonctions des bonbons

Mon enquête montre que les bonbons aident à construire des relations d'amitié, par exemple dans la cour de récréation: on n'en donne qu'à ceux que l'on considère comme faisant partie de son cercle d'amis. Ce partage amical peut également avoir lieu en salle de classe, bien que, dans ce cas-là, consommer des bonbons revête souvent un autre sens: il s'agit d'un acte transgressif visant à défier les enseignants et plus globalement l'ordre scolaire.

Manger des bonbons en classe en toute discrétion est encore différent de le faire de façon ostentatoire, devant l'enseignant. Par exemple, un élève qui mâche un chewing-gum, à qui l'enseignant demande d'aller le jeter à la poubelle, et qui fait semblant –de façon assez théâtrale– de le jeter et retourne à sa place avec, a clairement pour objectif de montrer qu'il sait tenir tête à l'enseignant et se rebeller ouvertement contre l'école. Les élèves qui adoptent ce type de pratique sont des jeunes qui cherchent à gagner en popularité, à faire partie de ceux qui n'ont pas peur des enseignants.

La cote de popularité d'un élève est fonction de son degré d'intégration parmi ses pairs: plus un jeune a d'amis, dans sa classe, mais aussi hors de sa classe, plus il déjeune le midi avec un grand nombre de convives. Plus il sait parler fort, transgresser les règles, tenir tête aux enseignants, plus cet élève est considéré comme populaire. Les élèves se répartissent en différents groupes: des groupes d'élèves leaders, dans lesquels on retrouve très souvent les délégués de classe, des groupes plus en marge, formant de petits cercles d'amis, et enfin des élèves «électrons libres», exclus du groupe-classe, et très souvent stigmatisés par les élèves les plus populaires.

(...)

Aurélie Maurice

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Une mission "écodélégués" confiée à Brune Poirson. Mais qu'est-ce?

10 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Brune Poirson accusée de se « moquer des électeurs » : l'ex-ministre dans  la tourmente

Mission "écodélégués"

Consacrée à l’éducation au développement durable, la mission s’est donc officiellement achevée le 5 juin. Où en est-elle ? Poirson semble être déjà passée à autre chose depuis longtemps puisqu’elle a remis son rapport dès le 30 avril directement à Jean-Michel Blanquer. Le document d’une cinquantaine de pages (manifestement mis en ligne par le ministère après notre sollicitation) porte sur les «éco-délégués», ces élèves de collège ou de lycée élus par leurs camarades pour s’investir et défendre des sujets liés à l’écologie. «Le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports souhaite que je consacre l’essentiel de ma mission à un travail d’animation et de mobilisation des rectorats afin d’aider au déploiement et à la pérennisation du dispositif des écodélégués», introduit Poirson avant de détailler ses observations et recommandations. En annexe, on peut retrouver une (longue) liste des personnes rencontrées dans le cadre de cette mission, ainsi que le détail des webinaires organisés par académie. Du côté de Matignon, on précisait en début de semaine que le rendu du rapport à Jean Castex était une «séquence» qui n'était «pas calée». Contactée à plusieurs reprises, Poirson n’a pas répondu. 

E.M. avec E.B.

Via ChezPol/Libération

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Réforme du baccalauréat : « Une tête bien faite, c’est une tête pleine de vide qui se laisse ballotter au gré du vent »

10 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Journal dans ma tête: La tête vide

EXTRAITS

La professeure de philosophie Hélène Péquignat a choisi le mode humoristique pour saluer, dans une tribune au « Monde », le renoncement à toute ambition intellectuelle dans la réforme du bac mise en œuvre par Jean-Michel Blanquer.

Tribune. Trente ans, trente ans de bons et loyaux services, au service du bac. Trente ans de correction de copies de bac, à raison de 130 copies en moyenne par session, ça commence à en faire, des kilos de papier, de feuilles doubles pesantes, lestées de cette valeur symbolique de la fameuse « épreuve de philosophie », ce rite républicain dont le panache rayonne à l’international, si l’on en croit les journaux. Rien que de le savoir, je me sens pousser des ailes.

Alors oui, j’accueille avec enthousiasme le maître-mot de cette session 2021, placée sous le signe de l’allégement : soyons légers, soyons « light » en effet, et nous ne nous en porterons que mieux ! Allégé, le poids du savoir et du travail, puisque le fait d’avoir suivi l’année permettra sans doute d’obtenir 10 d’emblée… à moins que les sous-jurys d’harmonisation (entendez ici sous-jurys d’ascension) ne fassent jouer leurs passe-droits pour que vous, pauvre élève victime du Covid, puissiez obtenir plutôt 13.

Allégé, le temps d’harmonisation, puisque vous, heureux correcteur au service de chacun, pourrez toujours interrompre votre réunion en visio pour faire le tour de votre jardin et vous aérer l’esprit, de façon à pouvoir poursuivre non-stop vos échanges entre collègues jusqu’au retour de vos copies, et ce dix jours durant, week-end compris. A défaut, un vélo elliptique de chez Décathlon fera l’affaire.

(...)

Flottons mes amis, flottons, laissons les rêves – et surtout les notes – atteindre aisément des sommets… Et lorsque tous les lycéens, et Jean-Michel Blanquer avec eux (ou plutôt derrière eux), arriveront triomphalement à cumuler 100 % de réussite au bac, il sera toujours temps d’atterrir et de s’atteler au prochain chantier enthousiasmant : faire en sorte que l’impossible devienne réel, et que 110 % des lycéens valident leur sésame ! Quant à savoir si celui-ci leur permettra d’entrer outillés dans le monde de demain, laissons donc d’autres pèlerins s’en charger, contre monnaie sonnante et trébuchante évidemment.

En vérité, je vous le dis, jamais je ne me suis sentie aussi légère qu’en cette fin d’année. Béni soit le ministre de l’éducation nationale !

Hélène Péquignat est l’autrice de Platon et Descartes passent le bac, carnet de bord d’une prof de philo (Editions du Pommier, 2016)

 

Hélène Péquignat(Enseignante de philosophie en Isère)

 

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Parcoursup : "C'est un moment de stress tous les matins", racontent des élèves sur liste d'attente

10 Juin 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Université

Parcoursup : "C'est un moment de stress tous les matins", racontent des élèves sur liste d'attente

Depuis la publication des résultats, le 27 mai, des centaines d'adolescents toujours sur liste d'attente sur la plateforme de vœux Parcoursup se réveillent avec la boule au ventre.

"Tous les matins, quand je me lève, je vais sur le site. Ça rythme ma journée." Lilou a 18 ans et, comme des centaines d'adolescents, elle est encore en liste d'attente sur Parcoursup. Lycéenne à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), elle n'a toujours pas reçu de réponse positive pour entrer dans l'une des quinze écoles d'infimières auxquelles elle a postulé. "Je crois que j'ai demandé tous les établissements qui existent dans le Grand Est."

Chaque matin, après mise à jour des classements Parcoursup, Lilou compte scrupuleusement le nombre de places qu'elle a gagnées depuis la veille. "C'est un moment de stress tous les matins. En deux semaines, je suis passée de 1 000e à 450e pour l'école de Saint-Dié-des-Vosges", tente-t-elle de se réjouir, tant bien que mal. Dans un autre établissement, elle a bondi de la 1 500e à la 700e place depuis le 27 mai, jour de la publication des résultats. Encore trop peu. Un stress pour elle et pour ses parents, car plus les jours passent, plus ses chances d'être acceptée quelque part s'amenuisent.

"On se sent très déçu quand on voit que ça n'avance pas ou peu", regrette Candice, scolarisée à Saint-Priest, près de Lyon. En réorientation, Ryad, qui sort d'une première année de licence en physique, ne voit plus son dossier remonter : "Actuellement, j'ai l'impression de ne gagner aucune place. C'est assez anxiogène."

Un sentiment d'injustice

"Ce que je ne comprends pas, pointe Lilou, c'est qu'une autre élève de ma classe, qui a 9 de moyenne, a été prise." La jeune fille affiche 12 de moyenne générale, spécialités SVT et maths, mais les portes des écoles restent fermées pour le moment. "On ne comprend pas comment les critères marchent. Peut-être que les lettres de motivation doivent contenir des mots-clés… On ne sait pas, on essaie de chercher des solutions, de comprendre."

Même problème pour Thomas*, qui fréquente un établissement de la banlieue lyonnaise. Candidat dans plusieurs prépas, il a le sentiment que son choix d'options l'a pénalisé : "Je suis en spécialités maths et sciences de l'ingénieur. Un de mes amis a les mêmes options que moi, mais il avait physique en première et moi, numérique et sciences de l'informatique. Nous avons des moyennes similaires et il a été pris alors que je suis sur liste d'attente." Victoria, qui espère une place au sein d'un BTS commerce international, ressent un sentiment d'injustice : "J'ai l'impression que ceux qui ont une bonne moyenne ont moins de chances d'être pris", déplore la lycéenne mosellane.

Et lorsqu'on repart pour un tour après une première année d'études supérieures, Parcoursup réserve aussi son lot de surprises. Maxime, élève dans une prépa littéraire bordelaise, souhaite se réorienter en institut d'études politiques (IEP). Il a postulé dans sept établissements, mais là encore, c'est liste d'attente à tous les étages. Au vu de sa progression quotidienne, il espère rapidement accéder à la liste principale à Toulouse. "Mais à partir du moment où je suis pris à Toulouse, j'ai trois jours pour donner une réponse, sinon ma place est donnée à quelqu'un d'autre." Alors que c'est Sciences Po Lille qui fait envie à Maxime, il regrette de devoir jouer "quitte ou double" "Si je refuse Toulouse, je n'ai aucune garantie d'être pris à Lille par la suite. Mais si j'accepte Toulouse, tous mes autres vœux sont annulés et je perds mes chances d'aller à Lille."

L'espoir et le stress d'une réponse tardive

Tout de même acceptée en fac de psychologie, Lilou souhaite ardemment entrer en école d'infirmières. Mais elle s'inquiète de la réponse tardive qu'elle pourrait avoir. "Si je suis prise à Nancy, je sais que c'est une ville avec beaucoup d'étudiants, donc je me dis que je vais devoir chercher un appartement plus tard que les autres, mais je ne sais pas encore et ça rajoute du stress", commente-t-elle.

Chaque jour, elle angoisse un peu plus face à l'échéance qui approche : "J'ai peur de ne pas avoir une formation qui me convient et de perdre une année. Il reste encore cinq semaines pour que ça se débloque, mais si mi-juin rien n'a changé, je vais commencer à vraiment m'inquiéter."

"C'est sûr que je ne suis pas serein", reconnaît Maxime. Il critique notamment l'absence de transparence de la plateforme, puisqu'il est impossible de savoir combien de places restent à pourvoir en temps réel dans chaque formation. Candice le rejoint : "On ne sait pas si on a vraiment une chance ou pas. C'est un peu dur d'y croire, sans se faire de faux espoirs."

* Le prénom a été modifié.

Marianne Chenou

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Comment Parcoursup refaçonne la sélection à l’entrée des grandes écoles

9 Juin 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

Comment Parcoursup refaçonne la sélection à l’entrée des grandes écoles

EXTRAITS

Délaissant les concours, des écoles postbac font le choix de sélectionner les candidats à travers Parcoursup, alimentant un soupçon d’opacité sur le tri des dossiers.

S’il existait un indice de frustration des candidats sur Parcoursup, serait-il plus élevé cette année que les précédentes ? Il y a une dizaine de jours, le 27 mai, les premiers résultats d’admission dans l’enseignement supérieur ont été communiqués aux 641 000 lycéens inscrits sur la plate-forme. Depuis, monte une petite musique jouée par ceux qui présentent un excellent profil académique et disent avoir été recalés dans l’une, voire dans toutes les formations sélectives qu’ils visaient.

Des professeurs confirment l’inquiétude de leurs élèves et y voient le révélateur d’un dysfonctionnement de la plate-forme, où les écoles peuvent paramétrer à leur guise l’algorithme de tri classique proposé par le ministère de l’enseignement supérieur, nommé « outil d’aide à la décision ». « Le chaos habituel est décuplé, les classements incohérents révélant des situations scandaleuses », a dénoncé sur Twitter le professeur d’histoire Thibaut Poirot, qui voit grandir « le ressentiment de jeunes qui, malgré leurs bons dossiers, malgré leur investissement, nous disent aujourd’hui “ça n’a servi à rien de travailler” ».

Plus qu’en 2020, la campagne actuelle porte l’empreinte de la crise sanitaire. L’impact est réel dans les dossiers, après une année quasi entière d’enseignements hybrides et dépourvue d’épreuves anticipées du bac. Bulletins de notes et appréciations sont notoirement plus flatteurs qu’à l’accoutumée, selon les enseignants chargés d’examiner les dossiers, et les candidatures sont plus difficiles à départager.

(...)

A Sciences Po, chacun des 15 000 dossiers reçus a été examiné par deux évaluateurs qui ne se connaissaient pas et n’avaient pas le droit de communiquer entre eux. « Ils disposaient de plusieurs dossiers issus d’un même lycée, pour constituer une grille de compréhension de son système de notation », poursuit la directrice des admissions.

Mais aucune règle n’est édictée pour pondérer les notes en fonction du lycée d’origine, ce dont s’offusquent des proviseurs de grands lycées privés parisiens, qui affirment que leurs élèves s’en trouvent floués compte tenu d’une notation plus stricte. « Aucune consigne passée n’a pu jouer en leur défaveur au moment de l’évaluation des dossiers. Si nous constatons à l’issue de cette campagne que des lycées privés voient décliner le nombre de leurs élèves sélectionnés, nous nous pencherons sur la question », évacue Gabriela Crouzet. L’école promet un bilan de cette campagne inédite par l’afflux de candidatures (en hausse de 103 % par rapport à 2020) qu’a permis Parcoursup et qui devrait contribuer à la « diversification des profils » qu’elle vise, avec un objectif de 30 % de boursiers.

« Copie miroir »

Annulé pour la seconde année consécutive pour cause de crise sanitaire, le concours commun de sept Sciences Po de région a pour sa part tenu à maintenir une épreuve écrite à distance, sur laquelle ont planché quelque 13 500 candidats, dont 2 500 sont sortis « classés ». « Nous savions que les critiques allaient pleuvoir sur le fait que des parents auraient pu rédiger la copie, relate Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille. Pour réduire ce risque, nous avons corrigé pour chaque candidat classé une copie miroir certifiée par son lycée afin d’évaluer d’éventuels écarts tangibles de niveau entre les deux travaux. »

En sus, un algorithme a géré l’examen des dossiers Parcoursup « en neutralisant les parties littéraires des bulletins pour ne prendre en compte que les notes », détaille le directeur lillois, qui « présume que les notes correspondent au niveau réel des élèves ». Cette année, les IEP ont néanmoins inclus dans leur algorithme le taux de mentions obtenues au bac en 2019, « ce qui redressera certainement les choses en faveur des lycées privés et publics de centre-ville ».

(...)

La frustration des lycéens envers Parcoursup est une évidence pour Thomas Lagathu, tant la promesse d’accompagnement faite par la réforme du lycée n’a pas été tenue. Les salons « virtuels » consacrés à l’orientation ont été « une catastrophe car il ne s’y est rien passé du tout » et des « erreurs d’orientation » sont à prévoir, prévient-il.

Premier signal : le 28 mai, au lendemain de l’ouverture de la plate-forme, 913 candidats sans proposition l’avaient déjà quittée, soit 17 % de plus en comparaison avec la campagne 2020. Dix jours plus tard, ils étaient 3 612, en hausse de 12 % par rapport aux statistiques constatées l’an passé.

Soazig Le Nevé

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Parcoursup : combien de lycéens n’ont pas encore reçu de propositions ?

9 Juin 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Parcoursup : combien de lycéens n’ont pas encore reçu de propositions ?

Au 8 juin, 511 015 lycéens sur 634 588 ont reçu au moins une proposition et 3 765 ont quitté la plateforme sans affectation.

La phase d’admission principale sur Parcoursup est ouverte depuis une dizaine de jours. Le 16 juin démarrera la phase complémentaire pour ceux dont les vœux sont encore en attente ou bien refusés. Combien de lycéens n’ont pas encore reçu de proposition à ce jour ? Le ministère de l’Enseignement supérieur publie quotidiennement un «tableau de bord» indiquant l’évolution des admissions. On y trouve le nombre total de candidats, le nombre de «candidats ayant reçu une ou plusieurs propositions d’admission» et ceux qui ont «quitté la plateforme avant de recevoir une proposition d’admission» répartis en trois catégories : lycéens, étudiants en demande de réorientation et candidats scolarisés dans un établissement étranger.

Au 8 juin, 511 015 lycéens sur 634 588 ont reçu au moins une proposition et 3 765 ont quitté la plateforme sans affectation. En conséquence, au total environ 124 000 élèves sont toujours inscrits dans l’espoir d’avoir une place dans l’enseignement supérieur l’année prochaine. Ils peuvent être sur liste d’attente, avoir reçu un ou plusieurs refus, ou cumuler les deux selon les vœux.

Les candidats sur listes d’attente pas comptabilisés

Contacté, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas été en mesure de communiquer le nombre précis d’élèves avec des vœux sur liste d’attente et renvoie aux informations disponibles sur le tableau de bord. On nous indique seulement qu’«une proposition d’admission, c’est un oui ou un oui-si». Les candidats sur liste d’attente ne sont donc normalement pas comptabilisés parmi ceux ayant déjà reçu une affectation, même sous condition. Le «oui, si» signifie seulement que l’élève doit suivre un parcours adapté comme des cours de soutien ou un tutorat pour «consolider ou renforcer certaines compétences nécessaires pour suivre et réussir dans la formation», peut-on lire sur dans la FAQ de Parcoursup.

Quelle était la situation les années précédentes à la même date ? Le 8 juin 2020, 548 349 lycéens avaient au moins une proposition, soit très légèrement plus si l’on prend en compte le nombre de candidats au total (662 354 en 2020). A noter que la phase d’admission avait commencé une semaine plus tôt. En 2019, toujours au 8 juin, la proportion de reçus était plus importante en revanche puisque 538 271 élèves avaient été reçus sur 639 893 candidats. Là aussi, la phase d’admission avait commencé une dizaine de jours plus tôt.

Emma Donada

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De décibel en décibel, comment le bruit gêne-t-il les enfants en classe ?

9 Juin 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

EXTRAIT

La réduction du bruit extérieur entre mars et mai 2020 a été l’une des rares conséquences positives du premier confinement. Depuis, la vie reprend progressivement, et les niveaux de bruit augmentent à nouveau.

Les enfants constituent une tranche de la population dont la santé (mentale et physique) est vulnérable à la présence de bruit de fond. Omniprésent, le bruit entraîne une augmentation de la réponse physiologique au stress, une légère augmentation de la pression sanguine, et de l’irritabilité, entre autres.

Dans de nombreux pays, les agences de régulation sanitaire en prennent progressivement conscience, et recommandent de réduire le bruit dans certains bâtiments sensibles, tels que les écoles.

Selon les organismes, les recommandations varient, mais se rejoignent sur deux chiffres.

Le bruit de fond dans une classe inoccupée ne devrait pas dépasser 35 dB, ce qui correspond à l’intensité d’un chuchotement. Pendant des activités d’apprentissage, il ne devrait pas dépasser 50 dB, l’intensité d’une pluie dense.

Cependant, les mesures acoustiques indiquent une tout autre réalité. Les niveaux sonores dans les écoles sont constamment, et parfois largement, au-dessus des recommandations, avec des conséquences délétères pour le parcours scolaire des enfants.

Mille et un bruits de fond

Dans une école, les voix des enseignants et des enseignantes, la cloche de la récréation ou les discussions animées du réfectoire sont autant d’objets sonores qui émettent des ondes acoustiques qui se propagent dans l’air.

Tous ces sons arrivent ensemble, « mélangés » à l’oreille. Là, des cellules spécialisées transforment l’information acoustique en impulsions électriques. Ces impulsions remontent le long des voies auditives jusqu’au cortex, qui effectue le tri entre les sons pertinents et le bruit de fond. Ce phénomène est connu sous le terme d’analyse de la scène auditive.

La capacité à percevoir la parole dans une salle de classe bruyante repose donc sur le bon fonctionnement des oreilles, certes, mais aussi sur la capacité cognitive à sélectionner le signal de parole pertinent, tout en ignorant le bruit de fond. Ce qui peut sembler anodin pour de jeunes adultes normo-entendants est en réalité beaucoup plus difficile pour les enfants.

(...)

Axelle Calcus, assistant lecturer, Université libre de Bruxelles

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Pauvreté à l’école : les mauvais comptes de la secrétaire d’État

8 Juin 2021 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education

Plus de 2 millions d'enfants pauvres en France ! | UNICEF France
 
La crise sanitaire a mis en lumière et accru les inégalités sociales préexistantes dans la société et à l’École. Pour lutter contre ces inégalités, Nathalie Élimas, la secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire, a détaillé des propositions destinées à soutenir les élèves et leurs familles. Pour le SE-Unsa, le compte n’est pas bon.
 
La pauvreté, cette inconnue
 
Le nombre de familles pauvres a largement augmenté depuis le début de la crise de la Covid. Les besoins qui existaient avant la crise sanitaire se sont donc accrus, or ces derniers n’étaient pas comblés avec les aides existantes. Ainsi, la barre des 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a été franchie en novembre 2020. En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et un enfant sur dix vit sous le seuil de grande pauvreté.
 
Le seuil de pauvreté est fixé à 885 € par mois pour une personne seule et le RSA pour une famille monoparentale avec un enfant est de 848 €, ce qui place directement ces familles sous le seuil de pauvreté et les enfants qui en font partie dans une situation de précarité que l’école ne parvient pas à éviter.
Les fonds sociaux qui n’existent que dans le second degré ne sont pas facilement accessibles et ne sont pas suffisants.
La gratuité affichée de l’école est entachée de nombreux frais annexes qui ne font que compliquer davantage leur scolarité. Certains s’en sortent mais si l’on regarde la concentration d’enfants issus de familles pauvres en Segpa ou en Ulis (75%), la majorité est orientée vers des filières dites adaptées alors que beaucoup n’en ont pas le profil. Pour lever les biais d’orientation qui pénalisent les élèves issus des familles défavorisées, le SE-Unsa est partenaire du programme Cipes (Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation) dirigé par ATD Quart-monde.
 
Les propositions de la secrétaire d’État
 
Dans une interview portant sur la pauvreté, parue dans le magazine Capital, Nathalie Élimas, secrétaire d’État à l’éducation prioritaire a présenté différentes mesures destinées à lutter contre les inégalités à l’École.
Lutter contre le non-recours aux bourses est une piste intéressante et nécessaire puisque 20 % des ayant droits n’en font pas la demande ; la piste avancée est de signaler aux foyers concernés leur éligibilité à l’occasion de leur déclaration de revenus en ligne… Cela laisse dubitatif au regard de l’innumérisme qui frappe les familles les plus pauvres. Même si une expérimentation de guichet unique pourrait être menée, la vraie difficulté consiste à entrer en contact avec les familles concernées et les accompagner dans leur demande.
 
La secrétaire d’État précise ensuite que les bourses seront étendues aux familles des classes moyennes. Rappelons que le montant le plus élevé de bourses en collège est de 459 € par an, ce qui ne permet pas aux bénéficiaires de compenser entièrement les frais de restauration scolaire. Pour le SE-Unsa, l’élargissement des bourses aux classes moyennes est une erreur politique et sociale, qui creusera les inégalités.
 
De plus, les lycéens boursiers « méritants » auront des primes. Ce système au mérite montre une méconnaissance de la vie des élèves les plus défavorisés, en effet réussir à étudier dans certaines situations de dénuement représente un mérite considérable et il n’est pas permis au personnel politique de l’ignorer.
 
Le manque de formation des personnels est évident en matière de grande pauvreté, mais la secrétaire d’État n’en fait que le constat, sans mettre en œuvre pour autant un plan de formation effectif.
 
Le Centre national d’étude des systèmes scolaires avait démontré dans une étude de 2016 que notre système éducatif était marqué par le poids de l’origine sociale dans la scolarité, malgré les efforts soutenus des personnels pour briser ces déterminismes.
 
Pour le SE-Unsa, les mesures proposées par Nathalie Élimas ne sont pas de nature à changer la donne. Viser la justice sociale reste, pour l’instant, un vœu pieux dans un pays où les milieux populaires ne pèsent plus sur les politiques publiques. L’urgence sociale ne peut pas se satisfaire de demi-mesures qui ne peuvent que générer du désespoir et faire toujours grandir le risque de notre avenir démocratique.
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