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Vivement l'Ecole!

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Non aux inégalités obscènes ! Le Long confinement... Et demain ? - Par Claude Lelièvre

27 Janvier 2021 , Rédigé par Médiapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Amazon.fr - Non aux inégalités obscènes ! Oui à de plus justes partages ! :  Le long confinement… Et demain ? - Langouët, Gabriel - Livres

C'est le titre d'un ouvrage du sociologue Gabriel Langouët écrit à la fin du premier confinement et qui vaut d'être parcouru au seuil du confinement à venir. Il est centré sur la question des inégalités (une constante chez lui) dans un cadre non seulement français mais résolument planétaire.

Ce dernier ouvrage de Gabiel Langouët est un « essai » d'une facture tout à fait particulière puisqu'il s'appuie sur les trois livres précédents du même auteur (ce qui n'est certes pas tout à fait inédit) mais aussi sur des recensions ou des réactions qu'ils ont suscitées (et qui sont dûment citées) en vue d'en tirer des éclairages et des propositions ad hoc. De l'art de faire un ''mélange'' (pluriel et pluraliste) avec l'ambition que cet « essai » soit une sorte de « manifeste »

Comme Gabiel Langouêt a cité longuement dans cet ''essai'' la recension que j'avais faite du premier de ces trois ouvrages le 14 novembre 2011 dans « Médiapart », elle est reproduite ici in extenso pour que l'on ait une idée un peu précise de ce qui est fondamentalement en jeu pour lui dans le moment très particulier que nous vivons, et à partir de quoi il tente de penser notre situation. Et notre avenir possible.

"Les inégalités entre Etats et populations de la planète. Trop, c'est trop."

Il ne faudrait pas s’imaginer que cet ouvrage est la simple profession de foi d’un ‘’indigné’’ ( même s’il l’est effectivement), car Gabriel Langouët s’est emparé avec beaucoup de rigueur de statistiques plus ou moins éparses concernant 182 pays pour scruter et ordonner les inégalités face à l’espérance de vie ou quant à l’accès aux biens indispensables à la vie ou à la survie (de la nourriture aux soins médicaux ),et, bien sûr aussi, les inégalités quant à l’accès des jeunes et des adultes à l’éducation. Mieux, il a réussi à les présenter le plus souvent de façon astucieuse, afin de ne pas lasser voire rebuter le lecteur. C’est lisible, et à lire.

Dans une première partie, Gabriel Langouët procède à une mise à l’épreuve serrée, (et finalement à une validation ) de l’Indice de Développement humain qui a été construit selon les orientations théoriques du prix Nobel Amartya Sen (sur trois composantes : le Produit intérieur brut par habitant, l’espérance de vie et le taux d’accès à l’instruction ), en mesurant les effets séparés puis combinés des trois composantes. Dans la seconde partie, l’Indice de Développement Humain apparaît comme la variable essentielle pour analyser les effets sur le développement humain des inégalités propres à chaque pays.

La partie centrale de sa conclusion générale vaut d’être citée in extenso : « Les comparaisons effectuée entre des Etats et quels que soient leurs niveaux moyens de richesse ou de pauvreté, ont confirmé, à de très rares exceptions près, le lien étroit et constant entre la redistribution des richesses et le niveau de développement humain. D’une part, à revenus moyens par habitant sensiblement équivalents, les Etats égalitaires produisent des résultats plus élevés que ceux des Etats inégalitaires, et le plus souvent à la fois en termes de vie ou de santé ; et même, notamment s’il s’agit des plus riches, des différences sont observées entre Etats intermédiaires et Etat égalitaires, voire, dans le cas des Etats très riches, ou extrêmement riches, entre Etats assez égalitaires et Etats très égalitaires ( par exemple entre certains Etats du Nord de l’Europe et ceux de l’Ouest ). D’autre part, et complémentairement, dans le cas de revenus moyens par habitant qui diffèrent, un Etat moins riche mais plus égalitaire compense, au moins pour une part ou totalement si l’écart de développement est assez modéré, le déficit qu’il aurait pu enregistrer par rapport à un Etat plus riche mais plus inégalitaire ; et ce fait, très net lorsqu’on oppose un Etat très inégalitaire et un Etat très égalitaire, se maintient même lorsque les différences d’inégalités deviennent plus atténuées, voire très atténuées ».« C’est pourquoi, au moins à partir d’un certain niveau, les inégalités de redistribution à l’intérieur des Etats sont inacceptables, et totalement injustes » conclut Gabriel Langouët.

On peut ainsi saisir plus facilement dans quel sens et comment Gabriel Langouët peut s'efforcer de penser notre situation ''pandémique'' et notre ''avenir'' possible dans son dernier livre :« Non aux inégalités obscènes ! Oui à de plus justes partages ! Le long confinement...Et demain ? » paru au second semestre de l'année dernière aux éditions « Des auteurs et des livres ».

Claude Lelièvre

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« Le diplôme détermine le destin des jeunes, et engendre de multiples clivages sociaux »

27 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

EXTRAITS

Les modes de vie et les aspirations des diplômés de l’enseignement supérieur, bien plus nombreux qu’il y a vingt ans, ont évolué.

La jeunesse française est loin d’être homogène, et le critère le plus pertinent pour appréhender cette diversité, c’est le niveau de diplôme. Un marqueur associé à des modes de vie, des aspirations, un rapport au travail ou des choix résidentiels spécifiques. Tel est le constat de Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste, et Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherches au CNRS, qui publient, le 27 janvier, Génération surdiplômée. Ces 20 % qui transforment la France (Odile Jacob, 304 p., 22,90 €).

Les deux auteurs, qui se sont appuyés sur une enquête et de multiples entretiens, se sont intéressés aux « bac + 5 ». Un groupe social en pleine croissance, issu de la massification de l’enseignement supérieur, et qui représentent désormais 20 % des 25-40 ans.

S’il est pertinent d’étudier ces « super diplômés », estiment les auteurs, c’est qu’ils jouent un rôle politique et social majeur dans la société. Ni très riches ni assimilables aux classes moyennes, ils sont les producteurs des normes, des symboles et des modes de vie les plus visibles, qui se diffusent dans le reste de la société… Mais qui divergent parfois des aspirations d’une autre jeunesse, majoritaire, moins ou pas diplômée. Au risque d’alimenter certaines fractures.

(...)

Comment expliquer ce positionnement à gauche de ces diplômés ?

J.-L. C. : Thomas Piketty parle d’une « gauche brahmane », c’est-à-dire une gauche de « sachants ». Les diplômés votent généralement pour le candidat le plus ouvert sur les questions culturelles, d’identité et de mondialisation. Mais depuis l’affrontement Macron-Le Pen et son fameux clivage ouvert/fermé, le jeu politique s’est complexifié et l’irruption de l’écologie, un enjeu auquel les plus diplômés sont très sensibles, rebat les cartes.

Les élections municipales à Bordeaux, Lyon, Paris, Grenoble, Strasbourg ou Marseille, précisément celles où vivent nos 20 %, en ont offert un avant-goût. Ce qu’on appelle le « populisme de gauche » parle également aux diplômés déclassés, et beaucoup espèrent l’alliance des premiers de la classe et des premiers de corvée… Tout en admettant que ce n’est pas le scénario le plus probable.

Vous montrez aussi dans votre livre que ces nouvelles élites sont davantage dans l’entre-soi…

M. D. : Alors que les cursus universitaires longs invitent plutôt à l’ouverture culturelle, ces nouveaux diplômés, par les places qu’ils occupent dans les entreprises, et aussi par leurs stratégies résidentielles dans les métropoles, vivent beaucoup entre eux. Ils se mettent en couple entre eux et sont éloignés des couches populaires.

Dans leur travail, ils ne fréquentent souvent que des personnes ayant un même niveau de diplômes. Ils sont alors dans un entre-soi plus marqué que celui des cadres et professionnels classiques. L’élite traditionnelle des diplômés – médecins, avocats, enseignants – est davantage distribuée sur le territoire et, par sa fonction, est conduite à avoir des contacts avec de nombreux segments de la société.

J.-L. C. : Le risque, c’est que ces diplômés plaquent sur l’ensemble de la société un mode de vie qui leur soit propre. Or l’écart entre les aspirations des superdiplômés et celles des catégories populaires se creuse. Les premiers ont tendance à penser au « monde d’après », lorsque beaucoup, parmi les plus modestes et ou les moins diplômés, espèrent simplement le maintien du monde d’avant. Sur des questions comme les rapports de genre, l’autorité, la réussite sociale ou la consommation, on a affaire à une vraie divergence des imaginaires au sein de cette jeunesse.

Je donne volontiers l’exemple des quatre leaders du mouvement des « gilets jaunes » : Priscillia Ludosky, Ingrid Levavasseur, Eric Drouet et Fly Rider. Ils avaient tous entre 30 et 36 ans au moment du soulèvement de l’automne 2018 : or personne parmi les éditorialistes ne les a associés aux millennials, précisément parce que leur combat semblait à des années-lumière des préoccupations des superdiplômés, que l’on confond avec l’ensemble des jeunes actifs français.

(...)

Jessica Gourdon

Génération surdiplômée ; les 20% qui transforment la France - Monique  Dagnaud, Jean-Laurent Cassely - Odile Jacob - Grand format - Librairie  Maupetit MARSEILLE

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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"Il y a un besoin légitime de connaître la réalité des taux de positivité à l'école" - France Info/Najat Vallaud-Belkacem

26 Janvier 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Pourquoi le gouvernement s'obstine-t-il à refuser un RSA pour les moins de 25 ans ?" - FranceInfo

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Vacances scolaires : les profs ne veulent pas «revivre le coup du "débrouillez-vous"»

26 Janvier 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Mode démerdentiel | ParentsProfs

Le président du Conseil scientifique préconise une semaine de vacances supplémentaire, les trois zones réunies. Le gouvernement maintient le scénario habituel.

«On est toujours les derniers informés, glisse une enseignante dans une école primaire bretonne. A chaque décision, on l’apprend d’abord dans la presse.» Comme elle, nombreux sont les professeurs à attendre les décisions concernant les prochaines vacances. Y aura-t-il trois semaines en février ? Ou deux ? Pour tout le monde nême temps ou par zones ? Vendredi, le ministre de l’Education nationale indiquait qu’aucune évolution sur le sujet n’était à prévoir prochainement. «Les vacances de février ont vocation à être à la date prévue, durer deux semaines pour chacune des zones et ne pas être changées», affirmait Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Reste que face à la progression de l’épidémie, l’ombre d’un nouveau confinement plane. Et, avec elle, des changements concernant l’école. Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, propose notamment d’allonger la durée vacances scolaires : trois semaines au lieu de deux et une seule zone plutôt que trois. «Tant qu’il n’y a pas d’annonces du gouvernement, on reste sur le scénario normal : deux semaines de vacances, différées selon les zones», écarte-t-on ce lundi rue de Grenelle.

Crainte du «débrouillez-vous»

A deux semaines du début des vacances d’hiver, le 6 février pour la zone A, les incertitudes sont nombreuses. Les enseignants craignent une mesure annoncée à la dernière minute. «Ces solutions sont source de désorganisation, prévient ainsi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa (syndicat minoritaire). Ces décisions doivent être annoncées le plus vite possible. Nous ne voulons pas revivre ce que nous avons connu au printemps.» En mai, après l’annonce de la réouverture des écoles, les directeurs d’établissements et enseignants étaient dans le flou sur la marche à suivre. Et tentaient d’y voir plus clair, à travers des annonces gouvernementales jugées confuses. «On ne s’attend pas à ce que le ministère ait une boule de cristal, avance Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc, minoritaire). Mais que des scénarios, des hypothèses soient proposés […] On ne veut pas revivre le coup du "débrouillez-vous".»

L’hypothèse d’un calendrier modifié ne rassure pas non plus les parents, à en croire Rodrigo Arenas, coprésident de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). «Depuis la rentrée, on propose au ministère d’anticiper sur les scénarios possibles […] On est toujours en train d’attendre la queue du Mickey. C’est décourageant pour les parents, mais aussi pour les enseignants.»

Une fermeture «catastrophique»

Une troisième semaine de vacances poserait notamment la question de la garde des enfants. Une contrainte pour des parents ayant déjà réservé des séjours, posé des congés ou organisé la garde de leurs enfants. D’autant plus que «tous les modes de garde sollicités habituellement sont remis en cause par la crise sanitaire : les grands-parents, les colonies, les activités périscolaires, explique Sandra Hobian, directrice du pôle société au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). L’incertitude est donc forte chez les parents.»

Plus qu’un calendrier des vacances modifié, le corps enseignant craint surtout une nouvelle fermeture des écoles. Une hypothèse «concevable en cas de nécessité absolue», a prévenu Blanquer dimanche, tout en rappelant que «l’école reste essentielle pour nos enfants.» «Le premier confinement et la fermeture des écoles ont été catastrophiques pour les élèves les plus fragiles», acquiesce l’enseignante bretonne citée plus haut. Les inégalités, déjà fortes en primaire notamment, se sont ainsi creusées lors du premier confinement, comme l’ont observé de nombreux professeurs. «La crainte majeure c’est qu’on en arrive à la fermeture totale des écoles, abonde Jean-Rémi Girard. On souhaite tous éviter ça.» Dimanche, le ministre s’est voulu rassurant. «La situation permet la continuité scolaire, a-t-il assuré dans le JDD. Suffisant pour rassurer parents et enseignants ? Les jours à venir le diront.

Victor Boiteau

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Les recommandations explosives du Grenelle de l'éducation...

26 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Les recommandations explosives du Grenelle de l'éducation...

EXTRAITS

Selon un schéma bien classique à l'Education nationale, le Grenelle de l'Education accouche de propositions qui reproduisent exactement les conceptions libérales du ministre. Rémunération au mérite et à la carte, contractualisation d'établissements autonomes, statut de directeurs d'école, les propositions du Grenelle vont loin et sont explosives. JM Blanquer devrait prochainement dire ce qu'il en retient et cibler ce qu'il veut mettre en place d'ici 2022. Tout ?

Un édifice construit par le ministère

Officiellement le Grenelle de l'éducation regroupe des experts qui discutent librement de l'avenir de l'Ecole. Sauf que c'est le ministère qui a choisi les personnalités présentes et que chaque groupe est piloté par un cadre du ministère (généralement un inspecteur général). Au final on retrouve dans les différents groupes des renvois aux propositions des autres groupes. On a bien un édifice idéologique cohérent élaboré par le ministère.

Parfois c'est maladroitement mis en forme. Ainsi quand le groupe Rémunération estime que le départ de la Fsu et de la Cgt " a eu pour effet de rééquilibrer la composition du groupe" on croit entendre un long soupir de soulagement. Du coup les échanges sont faits "de manière ouverte et dépassionnée sur la thématique du temps de travail des enseignants". On trouve dans les préconisations du groupe la création d'une cérémonie professionnelle qu'on va trouver dans le groupe valeurs de la République. Le statut de directeur d'école se retrouve dans plusieurs groupes (gouverner mais aussi encadrement).

(...)

Une revalorisation liée au "mérite"

Revenons à la rémunération des enseignants qui est le premier souci des enseignants."Les participants sont largement favorables à une revalorisation salariale durable de tous les personnels enseignants sans condition préalable" affirme la synthèse du groupe. Le montant n'est même pas esquissé. Il n'est pas question de récupérer le pouvoir d'achat perdu. Mais l'affirmation "sans préalable" est immédiatement battue en brèche par une série de propositions contraires.

(...)

En finir avec l'avancement à l'ancienneté

Des directeurs d'école qui évaluent les professeurs

Des chefs d'établissement managers

Des établissements autonomes sous contrat avec l'Etat

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Le blues des professeurs-documentalistes...

26 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

EXTRAITS

Les « profs-docs » se sont mobilisés en décembre après avoir été exclus du versement d’une prime informatique. Sans discipline propre, sans heures de cours dédiées ni salle de classe, la profession manque de reconnaissance et fait face à des difficultés au quotidien.

« A l’exception des professeurs de la discipline de documentation » : il n’aura fallu que quelques jours, au début du mois de décembre, pour que cette petite phrase, glissée dans un décret octroyant une prime d’équipement informatique à tous les enseignants, enflamme et rende visible un groupe professionnel qu’on entend rarement dans la grande maison éducation nationale : celui des professeurs-documentalistes.

Leur réaction, notamment sur les réseaux sociaux, est à la hauteur du manque de reconnaissance régulier exprimé par la profession, forte de quelque 12 000 « profs-docs » (sur environ 470 000 enseignants du second degré public et privé). Alors que des discussions doivent avoir lieu prochainement avec le ministère pour réfléchir à une prime spécifique, certains ont prévu de faire entendre leurs voix à l’occasion de la mobilisation intersyndicale du 26 janvier.

Fin janvier, la pétition « Reconnaissance du métier de professeur documentaliste » lancée, dans la foulée de l’annonce du versement de la prime informatique, par Ophélie D. (qui souhaite garder l’anonymat), enseignante dans l’Oise, approchait 24 000 signatures. « Cette histoire de prime informatique, c’est la goutte d’eau. Lmanque de reconnaissance vient de loin…, ne décolère pas celle qui est enseignante depuis seulement trois ans. Cela fait maintenant plus de trente ans que les professeurs-documentalistes passent le concours du capes comme tous les autres professeurs, et il nous faut encore quasi quotidiennement faire comprendre qu’on est enseignant, nous aussi, qu’on a bien une mission pédagogique face” aux élèvesLa caricature de la “dame du CDI”, c’est fini ! »

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer avait en effet expliqué fin novembre que la prime informatique, envisagée après les affres de l’enseignement à distance du premier confinement, serait réservée aux enseignants « qui sont devant les élèves »…

(...)

... « La mission pédagogique des professeurs-documentalistes est réalisée de manière très aléatoire sur le territoire et selon les années, en fonction de la sensibilité des chefs d’établissements et des autres enseignants », explique Catherine Novel, présidente de l’Apden. Une enquête déclarative du syndicat SNES-FSU publiée le 20 janvier confirme cette disparité. Si 90 % des documentalistes interrogés déclarent pouvoir enseigner, leurs temps d’enseignement vont d’une heure à plus de 15 heures par semaine selon les établissements (la moyenne étant de cinq heures hebdomadaires). Ces heures sont à « caler » dans les trente heures hebdomadaires que ceux-ci doivent obligatoirement passer au sein de l’établissement (auxquelles s’ajoutent les six heures dédiées aux relations extérieures), là où le temps de travail des enseignants certifiés est, lui, défini en termes de « service d’enseignement » face aux élèves.

« Projets interdisciplinaires »

Ce traitement à part, auquel il faut ajouter l’absence de concours d’agrégation et de corps d’inspection dédié (ce sont les inspecteurs « vie scolaire » qui se chargent d’eux, comme des CPE) et l’impossibilité d’être professeur principal, ne facilite pas toujours la reconnaissance des collègues. « Tu sais, professeur c’est un métier qui s’apprend ! », se souvient avoir entendu de la part d’un enseignant d’histoire Rémi Declerck lorsqu’il a débarqué dans son premier CDI. Mais, comme d’autres, il prend aujourd’hui clairement son « bi-métier » avec philosophie : « Même si ça complique mon quotidien, j’ai justement choisi d’être professeur-documentaliste pour varier les missions, pour ne jamais avoir une journée qui ressemble à la précédente, pour ne pas m’enfermer dans une discipline, pour être au contact d’autres enseignants dans le cadre de projets interdisciplinaires. »

(...)

Parmi les autres leviers de reconnaissance discutés âprement dans la profession depuis plusieurs années, figurent la création d’un programme en information-documentation de la 6e à la terminale, la création d’une agrégation et d’une inspection spécifique disciplinaire, ou encore l’alignement des primes des professeurs-documentalistes sur celles perçues par les autres enseignants. Interrogé sur le sujet, le ministère, que les représentants de la profession doivent rencontrer prochainement, explique simplement être « attentif à ces personnels », et « réfléchir à une amélioration »« que ce soit en termes de reconnaissance financière ou de conditions d’exercice ».

Séverin Graveleau

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25 ans après la déclaration de Pékin, peut-on parler de nouvelle ère pour les filles ?

26 Janvier 2021 , Rédigé par TV5 Monde Publié dans #Education

Image

EXTRAIT

Jamais autant de filles dans le monde n'ont été à l'école. Une bonne nouvelle à regarder de près car si le nombre de filles non scolarisées a chuté de 79 millions en vingt ans, 12 millions sont mariées de force et 4 millions risquent de subir des mutilations génitales... Vingt-cinq ans après la déclaration de Pékin pour la promotion des droits des femmes et des filles, le point sur les conclusions du nouveau rapport de l'Unicef, d'ONU-Femmes et de l'ONG Plan International.

Paru le 4 mars, quelques jours avant la Journée internationale des droits des femmes, le rapport intitulé A New Era for Girls : Taking stock on 25 years of progress (Une nouvelle ère pour les filles : retour sur 25 ans de progrès), dresse le bilan de la condition féminine depuis la quatrième conférence mondiale sur les femmes, en 1995 - celle qui avait marqué un tournant dans la lutte contre les inégalités entre les sexes et débouché sur la déclaration de Pékin pour la promotion des droits des femmes et des filles.

Rappels à l'ordre

"Il est essentiel que nous rappelions les gouvernements à leurs devoirs vis-à-vis de cette déclaration historique et, à cet égard, le présent rapport dresse l’état de la condition féminine dans le monde 25 ans plus tard", déclare la directrice générale de Plan International, Anne‑Birgitte Albrectsen, dans le communiqué accompagnant le rapport. Phumzile Mlambo-Ngcuka, elle, directrice d’ONU-Femmes, y souligne que si des progrès ont été faits, le bilan laisse à désirer : "Nous entendons de plus en plus de filles revendiquer leurs droits et nous demander des comptes. Mais le monde n’a pas été à la hauteur de leurs attentes quant à la gestion responsable de la planète, à l’éradication de la violence et à leurs espoirs d’indépendance économique"

(...)

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"C'est de la maltraitance": pourquoi le nouveau protocole dans les cantines scolaires est un casse-tête pour les établissements

25 Janvier 2021 , Rédigé par BFMtv Publié dans #Education

"C'est de la maltraitance": pourquoi le nouveau protocole dans les cantines scolaires est un casse-tête pour les établissements
Dans certains cas, ce protocole est ingérable. Les enfants doivent être le plus espacés, et ça demande de multiplier les services quand les cantines sont trop petites.
Le casse-tête dans les établissements scolaires du pays qui doivent mettre en œuvre les mesures du nouveau protocole sanitaire dans les cantines à partir de ce lundi. Un protocole renforcé en raison notamment de l'arrivée de formes variantes du Covid-19 en France. 
Les élèves doivent par exemple porter un masque même lorsqu'ils sont assis et ne peuvent l'enlever que lorsqu'ils mangent, les tables sont désinfectées après chaque service, les élèves de classes différentes ne doivent également pas être mélangés dans les écoles primaires. Et dans certains cas, ce protocole est ingérable. 
Avec le nouveau protocole sanitaire, 200 enfants à table pour seulement 40 places, dans l'école Canet Jean Jaures, Marie Ruggiu La responsable de la cantine doit multiplier les services.
“C’est manger à 14h45, ce n’est plus normal. Pour moi, c’est de la maltraitance à enfant. C’est inhumain. Vous avez des enfants qui vous disent ‘Tata, j’ai faim’ et vous ne pouvez pas les passer à table parce qu’il y a encore des enfants dans le réfectoire”, explique-t-elle.
"Si c'était mes propres enfants, je ne les laisserais pas manger à la cantine"
Pour éviter de manger trop tard et d'empiéter sur les cours, la ville de Marseille a mis en place dans certains établissements des repas froids, plus vite avalés, ou a même carrément supprimé l'entrée ou le dessert comme à l'école Leverrier. Ce que déplore Christelle Pourroy, présidente de l'association des parents d'élèves.
"Le fait de les faire manger en 20 minutes, ça devient vraiment compliqué pour eux et pour tout le monde. Certains enfants qui avant ne se plaignaient pas commencent maintenant à saturer un petit peu de la cantine. Ils rechignent à y aller", détaille-t-elle. 
Si dans ces deux écoles marseillaises le protocole est respecté tant bien que mal. Dans d'autres, c'est impossible. 
Une directrice confie même hors micro: "Si c'était mes propres enfants, je ne les laisserais pas manger à la cantine, le risque de contamination est trop important".
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Peut-on confiner sans fermer les écoles ?

25 Janvier 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

Peut-on confiner sans fermer les écoles ?

EXTRAIT

Le bruit d'un nouveau confinement général court. Selon le Journal du  Dimanche (JDD) c'est chose acquise et E Macron devrait l'annoncer mercredi. Le JDD publie également un entretien avec JM Blanquer où le ministre de l'éducation nationale défend le maintien des écoles ouvertes. Mais peut-on confiner sans fermer les écoles ?

 

Confiner sans fermer

 

"Je préfère les modalités qui ont prévalu en novembre avec les établissements ouverts, d'autant que nous constatons que notre stratégie a fonctionné", déclare JM BLanquer dans le JDD. Il espère que la campagne de tests "va nous aider" à controler l'épidémie. Et il rappelle que le variant anglais "a une contagiosité beaucoup plus forte, qui touche tout el monde et pas spécifiquement les jeunes".

 

En effet le variant anglais a une contagiosité presque double de celle du virus de l'an dernier. Et il touche tout el monde, enfants comme adultes. Ajoutons que selon le gouvernement britannique il aurait aussi un taux de létalité plus important que le virus ancien : 1% ce qui est énorme.

 

Et c'est bien ces caractéristiques qui changent tout. La FAQ ministérielle, même avec le protocole "renforcé" n'a toujours pas réellement prise en compte la diffusion très rapide du variant anglais. Elle continue à afficher que "les enfants jeunes sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la chaîne de transmission du SARS-CoV-2". Et en même temps elle précise que "compte tenu de l’apparition de variants du SARS-CoV-2 potentiellement plus transmissibles, il est fortement déconseillé de porter des masques "faits maison" ou des masques "grand public" de catégorie 2 moins filtrants que les masques tissu et réutilisables de catégorie 1".

 

L'arrivée du variant anglais change tout

 

L'arrivée du variant anglais dont on peut penser qu'il sera majoritaire en 1 ou 2 mois, comme cela c'est passé en Grande Bretagne, change totalement la donne. Jusque là l'Ecole a eu à faire face à un virus qui touchait les adolescents mais semblait se diffuser plus lentement chez les écoliers et collégiens.

 

Le nouveau variant change cela et doit imposer un nouveau protocole. Il est possible que sa diffusion explique la hausse très rapide des contamination chez les 0 à 9 ans que l'on constate depuis le début de l'année. En une semaine, du 11 au 18 janvier, selon le ministère de la santé , le nombre d'enfants contaminés a augmenté de 50%.

 

(...)

 

F Jarraud

 

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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