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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Quand les jeunes enrichissent la langue française... (Vidéo)

23 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Cette semaine est celle de la langue française. France 2 vous propose de partager le regard étonnant d'une professeur de Lettres qui comprend les jeunes d'aujourd'hui. Mathilde Levesque, auteure de "Figures stylées, revisitées par les élèves et expliquées par leur prof", est l'invitée du 13 Heures de France 2. 

Contrairement aux idées reçues, nos jeunes ne parleraient pas si mal que ça. Mathilde Levesque sort "Figures stylées, revisitées par les élèves et expliquées par leur prof". Un livre qui selon elle a "un double objectif : d'abord, montrer que les jeunes du 93 - où [elle] enseigne, - et les jeunes des cités maîtrisent parfaitement les codes de la rhétorique, même s'ils n'en ont pas forcément conscience. Et l'autre objectif, c'est de montrer à un public plus large, les parents, ou tout simplement les moins jeunes, qu'on peut se servir de la rhétorique dans bien des situations quotidiennes."

"Ils enrichissent la langue"

Est-ce qu'avec leur langage les jeunes d'aujourd'hui enrichissent ou appauvrissent la langue? "Ils l'enrichissent, parce qu'incontestablement ils apportent plein de nouveaux mots, des emprunts à leur langue", estime Mathilde Levesque. "Il y a vraiment une différence entre l'oral et l'écrit, il apportent beaucoup de mots. Sur la syntaxe, la construction des phrases, ils ne sont pas pires que les autres... On en a la une preuve hier soir avec Marine Le Pen, qui emploie après que + subjonctif, ce que mes élèves ne font plus", ironise l'invitée.

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Quand En Marche (Emmanuel Macron) et la très réac' "Espérance Banlieue" font ami-ami...

22 Mars 2017 , Rédigé par Question de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

lazappeuzefolle.over-blog.com

lazappeuzefolle.over-blog.com

Le mouvement "En Marche" - "Mouvement" étant l'appellation facilement utilisée pour éviter celle de "Parti". Il parait que "Mouvement" fait plus jeune. Passons... - créé par Emmanuel Macron, candidat auto proclamé à l'élection présidentielle de 2017, recevait Eric Mestrallet, fondateur de l'association "Espérance Banlieue". C'était le 20 décembre 2016 à Boulogne-Billancourt.

Alors, car il faut toujours savoir de qui et de quoi on nous parle, j'invite chacun à lire attentivement l'enquête menée par l'excellent site Questions de classe(s), enquête signée Gregory Chambat et dont je publie les premiers paragraphes ci-dessous,  invitant le lecteur à cliquer sur le lien de bas de page pour en savoir et en faire savoir plus.

Vous n'allez pas être déçus...

Christophe Chartreux

                                    ________________________________

Les écoles « Espérance banlieues » : médiatiques, traditionalistes et ultra-libérales...

Comment lutter, et pas seulement dans les urnes, contre la montée du FN ? L’hebdo Le « 1 » (au demeurant plutôt sympathique) du 9 décembre 2015 (n° 86) s’est posé cette salutaire question... Mais, en dépliant le journal, on tombe sur un éloge appuyé à la fondation Espérance banlieues, très médiatique - et très lisse ! - vitrine d’un réseau traditionaliste et ultra-libérale, celui de la fondation pour l’École et de ses inspirateurs. Un réseau qui entend en finir avec le service public d’éducation au nom de la foi et/ou du libéralisme le plus radical...

L’occasion de nous replonger dans les ouvrages d’Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi (Main basse sur l’école publique, Demopolis, 2008 et La République contre son école, Demopolis, 2011) pour explorer « l’histoire de cette sainte alliance des libéraux défenseurs d’une école marchande et des traditionalistes rêvant de voir les Églises retrouver le monopole, perdu depuis plus d’un siècle, de la formation des esprits en France. [1] » Une alliance qui s’inspire « directement de la lettre et de l’esprit du programme défendu en matière d’éducation par par le Front national et certains de ses think tanks, tel le Club de l’Horloge, mais aussi plusieurs associations catholiques intégristes, dont quelques-unes sont réputées, à juste titre, proches de l’Opus Dei. [2] »

La très médiatique vitrine d’un puissant lobby

Derrière la fondation Espérance banlieues et son expérience pilote (l’école Alexandre-Dumas à Montfermeil), se déploie une formidable machine médiatique à engranger les reportages à la télé (TF1 dans le « 7 à 8 » et dans différents JT, « Vivement dimanche » sur France 2, le JT de France 3, Le Grand journal de Canal +, Capital sur M6, BFM TV, LCI, etc.), à la radio (Europe 1, France Inter, France Culture, RFI, France Bleue, Radio Classique, RMC, etc.) ou dans la presse écrite (Le Figaro, Les Échos, Fémina, Le Parisien, Paris Match, L’Obs, L’Express, et donc, maintenant, « Le 1 »).

Un survol de la page « revue de presse » du site de la fondation [3] permet cependant d’y remarquer la prépondérance des médias catholiques (La Vie, Familles Chrétiennes, Radio Vatican) mais aussi néo-libéraux tendance réactionnaires (Atlantico, L’Opinion, Contrepoints, Valeurs actuelles – et même le site « Crazy bourse » !) ou des milieux patronaux ("L’Institut de l’Entreprise et ses adhérents peuvent lui apporter un accompagnement déterminant qui lui permettrait de franchir un cap de développement stratégique au service de l’éducation dans les quartiers défavorisés" peut-on lire sur le site de l’Institut de l’entreprise). Elle passe en revanche sous silence des relais moins maintsream et plus ouvertement situés à la droite de la droite tels Radio Courtoisie, SOS Éducation, Boulevard Voltaire, Le Salon beige... sans parler des différents blogs et sites de la « réacosphère », où l’on encense l’expérience de Montfermeil, parfois en invitant ses promoteurs. Notons, parmi d’autres, l’entretien qu’Éric Mestrallet, le fondateur d’Espérance banlieues a accordé à la très traditionaliste revue L’Homme nouveau le 15 avril 2015.

L’école et sa fondation apparaissent comme la vitrine savamment agencée par des experts en marketing d’un courant structuré qui entend en finir avec le service public d’éducation et développer en France un réseau d’établissements scolaires hors-contrat.

Comme toute vitrine, elle exhibe sa meilleure marchandise pour attirer le chaland mais prend soin de laisser l’arrière-boutique – et ses fournisseurs – dans l’ombre. Le discours est calibré, propre à susciter la sympathie et surtout l’adhésion (car il s’agit d’abord et avant tout de collecter le maximum de fonds).

Pour décrypter ce projet nous nous sommes appuyés non seulement sur le site Espérance banlieues - http://www.esperancebanlieues.org - mais aussi sur son « manifeste » officiel Espérance banlieues, co-signé par Harry Roselmack et Éric Mestrallet (éditions du Rocher, 2015). Ce qui n’était au départ qu’une simple vérification sur le net des origines d’Espérance banlieues s’est très vite transformé en une vertigineuse plongée dans la nébuleuse réactionnaire... C’est donc une enquête en plusieurs parties qui nous permettra de dresser le portrait de cette école et de la fondation qui la finance...

(...)

Grégory Chambat

La suite et la totalité de cette enquête sont à lire en cliquant ci-dessous

A lire:

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Education - La priorité à l'égalité... (Vidéo)

22 Mars 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education, #Egalité

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Revue de Presse Education... SPME - Suites - Orientation et marronnier - Brèves...

22 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... SPME - Suites - Orientation et marronnier - Brèves...

Aujourd’hui l’actualité éducative est pléthorique et variée. Cela peut être dû à la Semaine de la presse et des médias à l’école, principale information du jour. Mais les suites des actualités précédentes restent patentes, les marrons sont de saison au printemps c’est l’orientation, quant aux brèves elles sont courtes mais nombreuses.

SPME

Le principal événement médiatique de cette Semaine de la Presse et des Médias à l’école arrive tout droit de l’espace.

Le Ministère a publié ce communiqué : “Thomas Pesquet rejoint la réserve citoyenne de l’Éducation nationale

À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’école et de la Journée mondiale de l’eau, plus de 230 000 élèves du CP à la troisième ont été connectés par le ministère de l’Éducation nationale avec l’astronaute Thomas Pesquet pour un dialogue en direct depuis l’espace.”

On peut lire dans Science et Avenir que “La rencontre a été organisée à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.

VosgesMatin est pragmatique en titrant « On dort super bien dans l’espace ».

Mais la SPME ce sont surtout des enseignants, des élèves et des journalistes qui se mobilisent pour travailler l’éducation aux médias et à l’information (EMI).

Le Républicain Lorrain raconte que “Arnaud Tousch, journaliste à RTL-Radio , est intervenu dans son ancien collège pour la 28e édition de la semaine de la presse. Un retour riche en émotions et peut-être, en vocations.”

Tendance Ouest évoque le travail sur la photographie : “Six photos pour six situations souvent propices à l’isolement. Le handicap, la vieillesse ou encore le racisme… les problématiques sont complexes, mais les 24 enfants d’une classe CM1/CM2 de l’école Henri Brunet à Caen (Calvados) s’y sont confrontés volontiers, lundi 20 mars 2017. "La semaine de la presse à l’école est l’occasion d’échanger sur ces sujets de société et de voir comment la photographie peut souligner des problèmes", expose l’enseignante, Clémence Galleret.”

Une jolie phrase dans L’Yonne RépublicaineÀ l’occasion de la semaine de la presse à l’école, L’Yonne républicaine s’engage à ouvrir ses portes. Parce que c’est aussi la semaine de l’école dans la presse…”. Un autre article propose “L’éducation aux médias expliquée par deux enseignants”.

Suites

La présidentielle concerne de nombreuses informations.

Libération dans son direct annonce qu’Arthaud et Cheminade veulent des profs plus nombreux et mieux payés. “Les deux candidats à la présidentielle privés du plateau de TF1 continuent de débattre en direct sur Explicite. Sur les questions d’éducation, un point de convergence : celle des moyens pour lutter contre les inégalités scolaires. Ainsi, Nathalie Arthaud, la candidate LO, « il faut des moyens : embaucher des enseignants, des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) dans les maternelles commencer par les écoles, puis les collèges. »

Le Figaro propose “Présidentielle : comparez les programmes des candidats sur l’éducation

Des propositions issues de la société civile sont adressées aux candidats à la présidentielle.

Dans Mediapart c’est un “Manifeste pour une éducation nouvelle”. “Suite au Colloque "Quelles utopies pour aujourd’hui ?" organisé par le groupe Lyonnais et le secteur Langues du GFEN avec le Groupe Romand d’éducation Nouvelle (GREN) qui s’est tenu à Villeurbanne les 16-17 et 18 septembre 2016, un petit groupe a poursuivi les travaux par l’écriture d’un Manifeste "Quelles utopies pour aujourd’hui ? Éducation-Égalité-Émancipation"”.

Un autre collectif propose sa lecture du débat dans La Croix : “Pour des « états généraux de l’éducation ». Le laboratoire d’idées Vers le haut – dont Bayard fait partie – demande au futur président de mettre l’éducation au cœur de son action. Marc Vannesson, son délégué général, revient sur cet enjeu.” Le vocabulaire est plutôt mélioratif sur les idées libérales sur l’école portées par messieurs Macron et Fillon.

La nouvelle République poursuit sa série vidéo “la présidentielle vue par” avec Rémi 24 ans. “Salarié d’une mutuelle niortaise, Rémi songe à un vote de contestation à la présidentielle. Il prône plus d’autonomie à l’école, ce dont il a manqué.

[...] Toutefois, « je vote à chaque fois », enchaîne Rémi, 24 ans. Blanc, souvent, « ou par élimination, en choisissant le moins pire des candidats. Cette fois, j’hésite à voter pour… vous voyez quoi », dit-il sans jamais prononcer le nom du parti d’extrême droite dont il approuve « l’opposition à la discrimination positive ».[...]

L’éducation, ça le préoccupe. « Quand on est enfant, l’école nous met tous dans le même panier, sans prendre en compte les rythmes de chacun. Mais en arrivant dans une entreprise, nous devons co-construire, confronter des idées, travailler en équipe. Et ce n’est pas facile, on n’est pas toujours armé », témoigne-t-il, citant la fameuse réplique d’Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.  »”

Autre actualité de suite, l’affaire du lycée de Grasse. Nice Matin donne la parole à “ces "héros" dont on ne parle pas”, Les agents de cantine.

Le Républicain lorrain revient sur la “Profession proviseur : « Touche pas à mes élèves »”. “Un proviseur à Grasse a fait preuve d’un grand courage. En Lorraine, ses collègues assurent qu’ils auraient agi de même, parce que leur fonction « se doit de protéger ».”

Après Le rapport de la Cour des Comptes, l’Oeil du 20 heures de France2 a enquêté sur “SIHREN, le logiciel très coûteux de l’Education nationale”.

On en parlait abondamment hier, pour la première fois l’œuvre d’une écrivaine est au programme de littérature en terminale L.

Selon Le Figaro, madame de Lafayette serait “otage de la féminisation du bac

L’affaire - opportunément médiatisée - permet à la ministre de l’Éducation d’asseoir sa réputation de féministe à peu de frais. La Princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette, sera au programme d’une épreuve de littérature de terminale littéraire en 2018 avec son pendant au cinéma, La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier.” On est soulagés que l’œuvre d’un réalisateur homme sauve la pauvre écrivaine... et nous n’oublions pas de remercier la journaliste pour l’emploi fort à propos du mot "otage"...

Pour les anglophones, The Guardian s’en fait Le porte-parole outre-Manche : « Enfin ! Female author in French school exams for first time since 1990s »

Orientation et marronnier

En ces temps d’APB, LCI proposeL’UNIVERSITÉ À L’ESSAI" POUR AIDER LES FUTURS BACHELIERS

Les lycéens avaient jusqu’à aujourd’hui pour formuler leurs vœux d’inscription en université : l’admission post-bac. Pour les aider à bien choisir leur voie, certains établissements ouvrent leurs portes dans le cadre du programme "L’université à l’essai"

Ah, la recherche du meilleur établissement... Erwin Canard s’y colle pour l’Etudiant après Sandrine Chesnel pour l’Express l’année dernière. Alors,“ Un bon lycée, c’est quoi ?”. “Milieu social des élèves, profession des parents, niveau scolaire à l’entrée en lycée… Ce sont les principaux critères pris en compte pour calculer les indicateurs de valeur ajoutée (IVAL), qui permettent de produire le palmarès des lycées de l’Etudiant, publié le 22 mars 2017. Les établissements au sommet du classement sont alors ceux qui parviennent à faire le mieux progresser et réussir leurs élèves par rapport à ces différents facteurs. Ils ne prennent donc pas seulement en compte le taux de réussite "brut" au baccalauréat, qui favorise les lycées "élitistes" qui recrutent et gardent essentiellement de très bons élèves.”. Il propose que les élèves et les enseignants s’emparent du hashtag #UnBonLycée.

Brèves

Le Figaro évoque ce programme de recherche insolite : « L’université d’Oxford crée un programme de recherche sur le cannabis
Ce programme disposera d’un budget de 10 millions de livres sterling (11,5 millions d’euros). Objectif : étudier les bénéfices du cannabis dans le traitement de la douleur et du cancer.
 »

Science et avenir se demandeComment l’éducation modifie la structure du cerveau.
Le réseau de milliards de neurones présent dans notre cerveau n’est pas "immobile". Pendant l’enfance, certaines connexions, moins utilisées, disparaissent tandis que d’autres fibres se renforcent en s’entourant de gaine de myéline
.” L’article précise que “La pollution nuit gravement au neuro développement”.

Ouest France mentionneUn deuxième collège traditionaliste en projet à Sées
Un collège-lycée privé traditionaliste pour jeunes filles cherche à s’implanter à Sées (Orne). Vendredi 24 mars 2017, le Conseil départemental de l’Orne devrait lui louer le palais d’Argentré pour une durée de 30 ans.” Cet établissement sera hors contrat.

Le Parisien parle d’“ Une enseignante canadienne travaillant dans un village reculé de l’Arctique a remporté dimanche à Dubaï le prix du « meilleur professeur du monde », doté d’un million de dollars.”. “Maggie MacDonnell figurait parmi 10 finalistes sur 20.000 candidats de 179 pays, qui s’étaient présentés à un concours international ayant pour objectif de valoriser le métier d’enseignant.”

La Voix du Nord titre “L’académie de Lille est « singulière », c’est celle « où nous avons le plus investi »” d’après les propos de la ministre.

Emilie Kochert

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Education - Benoit Hamon répond à Emmanuel Macron... Des propositions mais pas de projet éducatif...

21 Mars 2017 , Rédigé par B Hamon Publié dans #Education, #Politique

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Emmanuel Macron a rendu publiques ses propositions sur l’éducation. Ses propositions reprennent sur quelques sujets celles formulées depuis plusieurs mois par Benoit Hamon, comme l’instauration d’une aide aux devoirs et au travail personnel, ou encore la baisse des effectifs dans les REP et REP+. Benoit Hamon, lui, prévoit de plafonner le nombre d’élèves par classe sur l’ensemble du territoire pour le cycle 2 et garantit cette proposition par la création de 20 000 postes. Emmanuel Macron ne propose que 4 000 à 5 000 postes qui seront intégralement absorbés par l’augmentation des effectifs dans le secondaire. La mesure proposée par Emmanuel Macron devra donc être assurée, de l’aveu même du candidat, par le redéploiement et par la suppression de postes pourtant fondamentaux pour la réussite des élèves, comme ceux des « plus de maîtres que de classes », ou ceux dédiés à la formation des enseignants.
 
Son programme n’évoque pas des sujets tout aussi importants comme le décrochage scolaire, le bien-être à l’école – pour les enseignants comme pour les élèves, ou encore la réforme du lycée.
 
Si nous partageons la volonté de confier davantage d’autonomie aux équipes pédagogiques, nous sommes opposés à la libéralisation du recrutement des enseignants. Cette mesure aurait pour effet de mettre les établissements en compétition. Les établissements situés en milieu rural ou dans les quartiers défavorisés, moins attractifs, en seraient les premières victimes.
 
Emmanuel Macron propose le rétablissement des classes bilangues, c’est-à-dire de réinstaller un système qui réserve l’apprentissage de la 2ème langue vivante à quelques enfants et favorise l’entre-soi social et culturel. Il réserve l’excellence éducative à quelques élèves quand nous en avons fait un vecteur de la réussite de tous. Benoit Hamon considère au contraire qu’il est plus ambitieux de maintenir l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous les élèves dès la 5ème et de programmer, avant la fin du quinquennat son début dès la classe de 6ème.
 
Enfin, en permettant le retour à la semaine de 4 jours, Emmanuel Macron propose de démembrer la réforme des rythmes scolaires au moment où, en France, l’accès aux activités sportives, culturelles, artistiques pour les enfants n’a jamais été autant démocratisé. C’est pourquoi Benoit Hamon préfère accompagner davantage les communes rurales, populaires et ultramarines et s’est ainsi engagé à augmenter de 25% sur cinq ans le budget qu’alloue l’Etat à l’aide aux communes pour les activités périscolaires.
 
Notre système éducatif est encore trop inégalitaire pour nombre d’élèves. L’excellence éducative doit continuer à être au service de la réussite de tous les élèves ces cinq prochaines années. Il s’agit, avec Benoit Hamon, de poursuivre la Refondation de l’école de la République, pas d’y faire des entorses ; de consolider le service public d’Education nationale, pas de l’affaiblir.
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Débat présidentiel 2017 : des candidats divisés sur l’éducation... (+ commentaire)

21 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Politique, #Education

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Extraits

L'éducation était l'un des sujets phares du premier débat entre les 5 principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, le 20 mars sur TF1. En voici un résumé.

Lors du premier débat télévisé entre les 5 candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, organisé le 20 mars sur TF1, l’école était au coeur des échanges, malgré les divergences

Le recrutement des profs, sujet qui divise

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, a indiqué vouloir créer rapidement 20.000 postes d’enseignants supplémentaires, afin de parvenir à son objectif de 25 élèves maximum par classe en CP–CE1–CE2, dans toute la France. Au total, selon son programme, il prévoit de recruter entre 35 000 et 40 000 enseignants de plus.

La position de François Fillon est diamétralement opposée. Pour lui, la hausse des effectifs dans l’éducation “n’est pas la seule solution”. Le candidat de la droite et du centre propose au contraire que les profs soient “un peu moins nombreux”, mais travaillent plus. “Les enseignants, qui doivent être mieux payés et mieux considérés, doivent accepter un temps de présence plus élevé à l’intérieur de l’établissement”, a-t-il lancé lors du débat.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, s’est distingué en indiquant vouloir recruter pas moins de 60.000 enseignants, “parce que le problème de l’école est aussi devenu un problème de moyens.”

Les “fondamentaux”, sujet phare du débat

« Ma priorité absolue, c’est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, pendant 75% du temps, et qui commence plus tôt, dès 5 ans”, a lancé François Fillon, qui se déclare aussi favorable au port de l’uniforme.

Marine Le Pen, candidate du Front National, ne prône pas 75% du temps consacré aux fondamentaux, mais “100 %”, dont “50% dédiés à l’apprentissage du français”.

Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

“Je veux plus d’heures de cours en école primaire, que dans les zones difficiles, on porte le nombre d’élèves à 12, et que l’on paye 3000 euros par mois les enseignants qui travaillent dans les zones difficiles”, a ainsi indiqué le candidat du mouvement En Marche.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

1- Concernant cette tarte à la crème des "fondamentaux" une fois de plus servie jusqu'à l'indigestion par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, rappelons que la France est championne d'Europe du temps passé à étudier le "Lire-Ecrire-Compter".

Mais parler des "fondamentaux" est un mantra électoraliste. Cela plait aux parents peu ou pas informés. Et peu importe qu'ils ne le soient pas d'ailleurs.

Quelle tristesse de voir l'Ecole être à ce point abaissée à des querelles d'arrière-garde et d'un autre âge!

Quelle tristesse de la voir toujours ramenée à des enjeux qui ne sont pas les plus essentiels!

Mme Le Pen, Mr Macron: laissez l'Ecole tranquille, par pitié!

2- Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

Là, nous atteignons des sommets d'ignorance et/ou de mauvaise foi:

Le chiffre de 150 000 est désormais de 90 000 mais Mr Macron n'en est plus à quelques approximations près.

"20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter” copopie-colle Mr Macron après les Brighelli, Polony et Finkielkraut dont il est un fidèle porte-parole.

Sauf que c'est faux. Je renvoie une fois encore à l'article du Monde ci-dessous

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Présidentielle - SES - Le système...

21 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - SES - Le système...

Toujours la présidentielle. Les 50 ans des SES déclenchent des idées. On terminera par quelques nouvelles du système.

Présidentielle

Présidentielles : l’éducation, thème étendard ! par Thomas Legrand. “Oui vous aurez remarqué que les candidats, quel qu’ils soient, ont toutes sortes de priorités… à croire qu’il n’y a que des priorités : l’emploi, le logement, la santé, la sécurité, l’environnement, le pouvoir d’achat… tout –dans une campagne- n’est que priorité, mais lorsqu’on aborde l’éducation… alors là, les termes consacrés sont toujours les mêmes : « l’éducation c’est LA priorité des priorités, parce que tout part de là ». Et c’est vrai, tout part de là ! Et tout y arrive aussi. C’est le thème présidentiel par excellence parce qu’il est transversal.

"L’autonomie démocratique" des établissements dans le programme Hamon.
 

" Prenons donc partie résolument pour l’autonomie des établissements, mais sans la confondre avec l’indépendance. Exigeons une « autonomie démocratique » et refusons l’ « autonomie libérale »." C’est l’idée force du chapitre Education, rédigé par Philippe Meirieu, du livre programme de Benoit Hamon et Yannick Jadot qui sortira le 22 mars aux éditions Robert Laffont."

Benoît Hamon et l’école : comment ne pas se renier ? Que réserve Benoît Hamon aux élèves ? Réponse dans son programme. Par Philippe Watrelot. “Le programme de Benoît Hamon a été présenté à la presse jeudi 16 mars. Il comporte un volet « éducation » qui se situe dans la continuité de la politique menée depuis 2012 et auquel il a lui même contribué comme (éphémère) ministre. On y retrouve des promesses sur les postes, la revalorisation des enseignants, la priorité au primaire, la mixité sociale… Il faut noter aussi quelques nouvelles propositions comme le « service public du soutien scolaire ». Les principales réformes ne sont pas abandonnées même si on sent poindre aussi une certaine prudence. Il est vrai que l’enjeu est complexe : comment ne pas renier cet héritage tout en ramenant dans le giron du PS des enseignants qui semblent s’en éloigner… ?

Macron promet une "réforme en profondeur" de l’Ecole. “S’exprimant sur France 2 le 19 mars, Emmanuel Macron amis en avant son programme éducatif annonçant vouloir " une réforme en profondeur de l’école". "Je n’aurais pas eu cette politique en matière d’éducation",a-t-il dit pour se démarquer de F Hollande. "Il fallait réformer les enseignants. J’ai une politique différente. Je souhaite une école qui transmette davantage, remettre les classes bilangues et l’enseignement des humanités, faire plus en zone d’éducation prioritaire". Son programme éducatif parait pourtant peu cohérent.”

Nicolas Dupont-Aignan : "Je veux l’unité absolu du système d’éducation"

Dans le Figaro :22 acteurs de l’éducation interpellent les candidats. “« Vers Le Haut », collectif qui regroupe 22 organismes (tels que le Secours catholique, L’Armée du Salut, Associations familiales catholiques, Associations familiales protestantes, Bayard, le Collège des Bernardins, les Scouts musulmans de France, Sos Village d’Enfants…) interpelle ce lundi les candidats à l’élection présidentielle. Ils demandent à ces derniers de s’engager à organiser « des Etats généraux de l’Education » après l’élection présidentielle.”

François Hollande : son bilan pour l’Education nationale. “François Hollande a-t-il tenu sa promesse de faire de l’éducation une priorité ? Revue de ces cinq dernières années de politique éducative.”

SES

Dans le Café pédagogique, un rappel Les SES fêtent leurs 50 ans en se baladant. “Paris, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy … Dans toutes ces villes, on a vu samedi 18 mars des groupes se promener dans différents quartiers, guidés par des professeurs de SES, et tenter par exemple de comprendre, si , à Paris « le 3ème arrondissement s’est embourgeoisé ? », à Strasbourg, comment a évolué « la petite France entre histoire et modernité », « quelle réalité ont les clivages sociaux » à Nantes, « ce que recouvre la notion de renouvellement urbain « à Nancy, ou bien « comment la ville se réinvente à travers les migrations à Marseille ». Un épisode qui laissera des traces dans les mémoires et une façon, pour l’Apses (association des professeurs de SES) de fêter les 50 ans de leur gambillante discipline…

« Pour un enseignement de sciences économiques et sociales obligatoire pour tous les lycéens ». “A l’heure où les mutations économiques et sociales alimentent toutes sortes de préjugés, une initiation aux sciences sociales est plus que jamais nécessaire, expliquent dans une tribune un collectif d’économistes, de chercheurs et de politiques.”

L’Académie des Sciences Morales et Politiques veut réformer l’enseignement de l’économie au lycée. “Il faut réduire les programmes à un nombre restreint de concepts fondamentaux, mettre l’accent sur la micro-économie, favoriser l’innovation pédagogique, parler un peu plus de l’entreprise…

Le système

Najat Vallaud-Belkacem, l’apprentie sorcière. Par Sophie Coignard. "La ministre, en visite dans un collège, a revêtu la cape d’Harry Potter pour célébrer l’une de ses mesures phares : les Enseignements pratiques interdisciplinaires."

Slate a demandé à des personnalités dont fait partie Philippe Watrelot (qui rappelle qu’il n’est pas chercheur) de formuler des propositions pour la présidentielle 2017.

Parmi celles-ci on en trouve plusieurs qui concernent l’éducation, formulées par : Pierre Merle, Olivier Rey, Charles Hadji, Jean-Pierre Terrail, Agnès Florin et bien d’autres.... En voici trois ci-dessous.

Inscrire dans les missions des enseignants et dans leur évaluation une obligation de formation par Philippe Watrelot. "Il s’agit de créer une obligation de formation sous forme d’un droit rechargeable et d’un crédit d’heures. Chaque enseignant devrait ainsi se former et prouver qu’il a effectué une formation au cours des trois dernières années. La formation pourrait se faire auprès des services de formation du ministère ou d’association agréées."

Pour un tronc commun d’enseignement jusqu’à la fin du lycée par Jean-Pierre Terrail. “Pour assurer la capacité de tous les citoyens à repenser le monde, à innover, à contribuer aux débats et aux décisions nécessairement instruites de demain, il faut donner à l’école une nouvelle mission : celle de transmettre à tous une culture commune de haut niveau. Celle-ci passe notamment par un parcours scolaire réorganisé en un tronc commun d’enseignement jusqu’à la fin du secondaire et la scolarité obligatoire portée à 18 ans.”

Pour des parcours professionnels aérés des enseignants par Charles Hadji “La carrière de tout enseignant doit pouvoir être rythmée par des phases d’« altérité professionnelle ». Cette proposition se fonde sur un diagnostic : le métier d’enseignant est un métier difficile, synonyme de souffrance, et dans lequel beaucoup se sentent enfermés.”

Madame de Lafayette, première femme au programme de terminale littéraire. “À la rentrée prochaine, les élèves de terminale littéraire étudieront, pour la première fois, une plume féminine. La Princesse de Montpensier, nouvelle publiée anonymement par Madame de La Fayette en 1662, est la première oeuvre écrite par une femme à figurer au programme de littérature du bac littéraire. C’est ce qu’indique le « Programme de littérature pour l’année scolaire 2017-2018 » paru jeudi dans une note du ministère de l’Éducation nationale. Les Faux-monnayeurs d’André Gide est l’autre œuvre littéraire qu’étudieront les élèves de terminale L l’année prochaine.”

Une femme fait pour la première fois son entrée au programme du bac L. “Tout est parti d’une pétition, lancée l’année dernière, par Françoise Cahen, une professeure du Val-de-Marne. Cette dernière s’était indignée du manque cruel d’écrivaines dans les programmes scolaires du bac L. Celle-ci est remontée jusqu’à la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et la commission chargée de cette section a décidé d’inverser la tendance un peu trop masculine au goût des observateurs et professeurs.”

Bernard Desclaux

Commentaire:

"Je n’aurais pas eu cette politique en matière d’éducation. Il fallait réformer les enseignants". E Macron

J'ai écouté et réécouté l'intervention d'E Macron. Il me semble avoir bien entendu: "il fallait reformer les enseignants", et non "réformer les enseignants" (Ce qui ne veut rien dire).

Mais bon...

Christophe Chartreux

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L’astronaute Thomas Pesquet rejoint la réserve citoyenne de l’Éducation nationale...

20 Mars 2017 , Rédigé par MEN Publié dans #Education

À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’école et de la Journée mondiale de l’eau, plus de 230 000 élèves du CP à la 3ème ont été connectés par le ministère de l’Éducation nationale avec l’astronaute Thomas Pesquet pour un dialogue en direct depuis l’espace.

Pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, cette opération est l’occasion de faire découvrir la recherche de pointe au plus grand nombre d’élèves en s’appuyant sur les opportunités du plan numérique à l’École. La ministre a elle-même participé, depuis l’école élémentaire, Simon Bolivar (Paris 19ème) à cette conférence interactive organisée avec la start-up française EQUALX, associée à l’UNICEF France, aux éditions Nathan, à LIBCAST et au CLEMI, service du réseau Canopé.

Ambassadeur de l’UNICEF France, l’astronaute de l’Agence Spatiale Européenne a pu échanger avec les élèves sur les enjeux de l’éducation aux médias et à l’information, et de l’accès inégal à l’eau potable pour 700 millions de personnes dans le monde. À cette occasion, Thomas Pesquet a accepté l’invitation de la ministre de rejoindre la réserve citoyenne de l’Éducation nationale en qualité d’Ambassadeur.

Préparée en amont avec les enseignants, cette conférence a mobilisé les ressources pédagogiques élaborées par NATHAN sur ses sites lea.fr et nathan.fr, celles de l’UNICEF France, disponibles sur myUNICEF.fr, ainsi que celles du CLEMI.

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Pour la première fois, une femme figure au programme de l'épreuve de littérature du bac L...

20 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"La Princesse de Montpensier", de Madame de La Fayette, a été choisi pour l'épreuve de littérature du bac 2018.

Les Faux-monnayeurs d'André Gide et La Princesse de Montpensier de Madame de La Fayette. Voici les deux livres inscrits au programme de littérature du bac 2018, a annoncé l'Education nationale dans son bulletin officiel du 1er mars. Une nouvelle qui n'a pas fait grand bruit, et pourtant : pour la première fois, un roman écrit par une femme figure au programme de la terminale littéraire, note Le Parisien, lundi 20 mars.

Une pétition signée 20 000 fois

Si Diderot ou le général de Gaulle ont fait partie plusieurs fois des programmes, aucune femme n'a jamais été étudiée pour le baccalauréat littéraire. En mai 2016, Françoise Cahen, professeure de lettres dans le Val-de-Marne, avait lancé une pétition pour que l'Education nationale accorde enfin une place aux grandes figures féminines de la littérature, comme Marguerite Duras, Simone de Beauvoir ou George Sand. Elle avait expliqué sa démarche à franceinfo.

La pétition a recueilli près de 20 000 signatures et a été portée à la ministre Najat Vallaud-Belkacem. "Le cas du bac L n'est pas isolé : à l'agrégation de lettres, seules deux femmes ont figuré au programme de littérature du Moyen Âge depuis 1981, a répondu la ministre de l'Education nationale dans le Parisien. J'ai donné des consignes pour que toutes les commissions en charge de l'élaboration de sujets, de sources pédagogiques ou d'énoncés d'examen soient sensibilisées à l'égalité femmes-hommes."

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Baccalauréat: Macron et Fillon, même combat?... Par Claude Lelièvre...

20 Mars 2017 , Rédigé par Mediaprat Publié dans #Education, #Macron

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Pour Fillon (contrairement à son habitude, car il a beaucoup varié en matière scolaire), il s'agit d'une position ancienne et constante.

En 2005, le ministre de l’Education nationale François Fillon met en exergue dans son projet de « loi d'orientation » une proposition de modification des modalités d’obtention du baccalauréat :  ramener d’une douzaine à six les épreuves terminales du diplôme, les autres matières étant validées par un contrôle continu .

Mais il est en butte à de vives mises en cause de la part du SNES, le principal syndicat des professeurs y voyant un risque de rupture de l’égalité « avec des baccalauréats dont la valeur dépendrait des lycées fréquentés », suivies par des manifestations puis des grèves de lycéens prenant une grande ampleur. François Fillon est vite amené à renoncer, en raison notamment d'un soutien défaillant du président de la République Jacques Chirac.

Lors de son discours sur l'éducation prononcé le 10 avril 2014, François Fillon revient à la charge : « En 2005, j’ai voulu, mais je n’ai pas pu, traiter cette question. Je persiste et signe. Je propose de réduire à 4 le nombre d’épreuves en renforçant les exigences de chacune d’entre elles  pour permettre la réussite dans l’enseignement supérieur. Chacun sait que le baccalauréat actuel est marqué par une dispersion des savoirs exigés ; au fil des années, le nombre d’épreuves a augmenté parallèlement à un déclin des exigences attachées à chacune d'entre elles. Le baccalauréat doit comprendre une épreuve de français passée à la fin de la première (début juillet) et trois épreuves en terminale portant sur les matières dominantes de la série passées (début juillet,) afin de rendre au baccalauréat une valeur qu’il n’a plus et de mieux préparer aux études supérieures. Les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuve pourront être notées dans le cadre du contrôle continu »

François Fillon a réaffirmé avec force cette position récemment. Mais on n'en sait pas plus sur ce que cela signifie exactement, notamment quant à l'articulation avec les enseignements supérieurs et les modalités de leurs accès.

Début mars 2017, le jeune candidat Emmanuel Macron s'est lui aussi prononcé en ce sens, avec des attendus divers.

Lors de la présentation de son programme, le 2 mars dernier, le candidat d'« En marche ! » a proposé un baccalauréat avec seulement 4 épreuves obligatoires, le reste étant composé d'un contrôle continu, en évoquant sa volonté de réduire le coût de l'examen jugé trop important à cause du nombre des épreuves .

Sur le site d'« En marche ! » il ne s'agit pas de cela (même si la proposition est identique) : « Au lycée, revoir la forme du baccalauréat (4 matières obligatoires à l'examen final et le reste en contrôle continu) afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle ».

Ces considérations sont sans doute à rapprocher de celles indiquées - il y a peu également - par Emmanuel Macron en vue de « libérer » les universités : la possibilité d’afficher des prérequis à l’entrée de la licence (alors que la sélection est aujourd’hui exclue, en principe, à l’entrée du premier cycle universitaire) :« Pour une licence en sciences, ces prérequis pourront être des acquis minimaux en mathématiques, en sciences physiques ou en sciences de la vie et de la terre. Un lycéen ne disposant pas de ces prérequis pourra s’inscrire après avoir comblé ses lacunes, par des cours d’été ou par la validation de modules universitaires. ».On ne sait pas qui serait chargé d'évaluer ces lacunes (ou leurs''comblements'' éventuels)...

Il apparaît qu'il y a finalement beaucoup de ''flou artistique'' dans l'ensemble de ces propositions (et/ou de leurs justifications). Dans celles d'Emmanuel Macron, comme dans celles de François Fillon. On le sait (car on a déjà payé pour en prendre la mesure...), « lorsqu'il y a du flou, il y a un loup » !

Claude Lelièvre

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