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Vivement l'Ecole!

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Education - "Une recette imparable pour faire du surplace : défaire méthodiquement ce qui a été fait."

8 Juin 2017 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Politique

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Surplace

«Nouveaux visages, nouveaux usages», nous vante la réclame de notre nouveau président. Pendant sa campagne, Emmanuel Marcon avait dressé un diagnostic du mal français : notre démocratie souffre de beaucoup trop de lois, d’aucune culture de l’évaluation et encore moins de l’expérimentation. La classe politique française a toujours adoré élaborer des textes, mais se moque de savoir s’ils sont correctement appliqués, ou efficaces. La révolution macronienne nous promettait la nouvelle ère du pragmatisme.

On emploie l’imparfait car il a suffi de quelques semaines au gouvernement d’Edouard Philippe pour retrouver les réflexes de la bonne vieille politique. Les deux premières décisions de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, sont un modèle du genre : deux décrets pour donner la possibilité aux communes de déroger à la semaine de quatre jours et demi et aux établissements de s’affranchir de la réforme du collège. Deux réformes qui ont eu à peine le temps de trouver leurs marques et donc de produire des résultats. La question des rythmes scolaires est un splendide cas d’école. Avec sa semaine de quatre jours, la France était une exception en Europe. Toutes les études scientifiques concluaient à peu près la même chose : une journée de cours moins longue (et un enseignement mieux réparti dans la semaine) est favorable à l’apprentissage des enfants, et notamment des plus défavorisés. C’étaient en tout cas les justifications du chantier lancé par l’ex-ministre de l’Education Vincent Peillon. Aucune réforme (pas plus celle-là qu’une autre) n’est exempte de critiques, mais encore faut-il se donner les moyens d’en mener une évaluation sérieuse. Ce que le gouvernement s’est empressé de ne pas réaliser. En matière de politique publique, il y a une recette imparable pour faire du surplace : défaire méthodiquement ce qui a été fait.

Grégoire Biseau

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Revue de Presse Education... Détricotage - Divers - Ailleurs...

8 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Détricotage - Divers - Ailleurs...

Les annonces de détricotages des mesures du gouvernement précédent font du bruit dans les médias à la veille de leur présentation devant le CSE. Quelques infos diverses et venues d’ailleurs.

Détricotage

Les médias continuent de s’interroger sur les mesures annoncées par le nouveau ministre de l’éducation, mesure qui seront présentées demain au CSE.

France Télévision se demande si les mesures prises sous Hollande vont toutes être supprimées. "Rythmes scolaires, réforme du collège, éducation prioritaire... Le nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a commencé à préciser les principales mesures prévues pour l’école. Et n’hésite pas, parfois, à revenir en arrière."

Le nouveau ministre y a d’ailleurs gagné un surnom : Jean-Michel Blanquer, le ministre Ctrl-Z. "« Détricotage », c’est le terme le plus souvent utilisé dans la presse concernant l’action de Jean-Michel Blanquer. D’autres plus facétieux (Jacques Risso), l’ont déjà surnommé « le ministre Ctrl-Z », celui qui annule ce qui a été fait précédemment. La formule est facile et a le mérite de faire image. Mais qu’en est-il réellement, notamment pour la réforme du collège ? N’y a t-il pas de la part du ministre un décalage entre les actes et les intentions et discours de départ ? Et surtout, quels signaux sont envoyés au monde enseignant et à l’opinion publique ?"

Dans le détail, le ministre a précisé le retour à la semaine de 4 jours. "La plupart des grandes villes devraient conserver le système actuel, avec cinq jours d’école par semaine dans le primaire."

Selon un syndicat enseignant, 82% des professeurs souhaiteraient revenir sur les rythmes scolaires. "Le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et des professeurs d’enseignement général de collège des Hautes-Alpes a réalisé un sondage auprès de ses adhérents sur la réforme des rythmes scolaires. « On leur a demandé s’ils voulaient un changement à la rentrée et si oui, lequel », explique Magdalena Conca, secrétaire départementale du SNUipp 05. 82 % ont répondu favorablement à une modification des rythmes dès la rentrée. En fait, 58 % sont pour un retour à une semaine de quatre jours avec six heures de cours, 21 % sont pour une semaine de quatre jours mais avec moins d’heures de cours et donc une réduction des vacances, 5,5 % veulent faire une semaine avec cinq matinées et trois après-midi et le reste a d’autres propositions."

Pour les devoirs faits, le service civique est convoqué. "C’était prévisible. C’est maintenant confirmé. Le dispositif "Devoirs faits", imaginés par JM Blanquer au collège pour la rentrée 2017, sera confié en grande partie à "des milliers" de jeunes du service civique. Une initiative peu couteuse mais sur laquelle les études jettent l’ombre de l’inefficacité. On mesure alors la difficulté d’un encadrement efficace des devoirs. Pour qu’elle puisse réellement aider les élèves ne difficulté et réduire les inégalités, l’aide aux devoirs doit être effectuée par des personnels formés qui travaillent en lien avec les enseignants. Il faut inclure dans le dispositif ce temps régulier d’échange entre enseignants et "aidants". Il faut aussi que les premiers soient au clair sur les objectifs donnés aux devoirs et préparent en classe le travail à réaliser. Autrement dit , il faut soit un vrai budget, soit se contenter d’une mesure populiste." De plus ; dans les zones rurales, il n’y a pas de jeunes en service civique.

Plusieurs réactions à propos du détricotage des EPI. Une tribune adressée au ministre est signée de plusieurs syndicats et associations : Ne marginalisez pas les EPI, monsieur le ministre !. D’autres syndicats s’inquiètent de la mise en concurrence des enseignements dans les collèges puisque le retour des bilangues, classes européennes et langues anciennes doit se faire sans moyens horaires.

Et dans la Lettre de l’Education, un entretien avec Catherine Nave-Bekhti : « Si l’on veut s’appuyer sur la science, alors il faut tenir compte des controverses »

"Nous avons fait part au ministre de notre désaccord sur cette référence, un peu insistante, à ce que serait le « pédagogisme », dans ses propos et plus encore dans ceux de son directeur de cabinet. Ce terme véhicule une certaine vision du métier qui nous paraît préoccupante. On voit bien, dans les débats sur l’éducation, qu’il n’est pas employé seulement pour évoquer les éventuels dévoiements de la pédagogie, mais comme un faux nez pour faire croire qu’il y aurait d’un côté des traditions à perpétuer sans les questionner et de l’autre des pédagogies modernes qui seraient néfastes."

Divers

Toujours dans la Lettre de l’Education, une réflexion sur le décrochage scolaire.

"Le décrochage est une illustration parmi d’autres du fait que le « métier d’élève » n’a rien de naturel et que certains ne parviennent pas à en maîtriser durablement les codes. D’un côté, cela renvoie à l’école prise globalement  : le décrochage étant multifactoriel, difficile d’isoler une seule causalité dans une chaîne qui mêle le mal-être, le malentendu, le conflit et la démotivation de l’élève pour aller jusqu’à la rupture."

Dans Le Monde, l’ancienne ministre revient sur les différentes rumeurs qui ont émaillé son passage à la tête de l’Education nationale. « L’époque est polluée par la désinformation »

Un peu d’humour à propos des convocations aux examens.

Ailleurs

Erasmus, ce n’est pas toujours comme dans "l’Auberge espagnole" !

Le cauchemar d’étudiants français dans un fief néonazi slovaque

"Un jeune homme a été agressé parce qu’il était noir dans la région de Banska Bystrica, gérée par un nostalgique du régime pro-hitlérien."

L’aide consacrée à l’éducation est en baisse pour la sixième année consécutive

"Le montant de l’aide allouée à l’éducation est en baisse pour la sixième année consécutive, selon un nouveau document publié par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO intitulé « Aid to education is stagnating and not going to countries most in need » [L’aide à l’éducation stagne et ne va pas vers les pays qui en ont le plus besoin]."

Géraldine Duboz

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Rythmes scolaires : le groupe de travail du Sénat rend ses conclusions...

7 Juin 2017 , Rédigé par Sénat Publié dans #Education, #Pédagogie

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Commission de la culture, de l’éducation et de la communication

 

Communiqué de presse

Paris, le 7 juin 2017

 

Rythmes scolaires : le groupe de travail du Sénat rend ses conclusions

Initiée par décret à la rentrée 2013 et généralisée à la rentrée 2014, la réforme des rythmes scolaires a d’emblée légitimement attiré des critiques ‑ précipitation, excessive rigidité du système, difficultés à mettre en œuvre des activités périscolaires ‑ tenant tant à la définition des activités proposées qu’à leur financement.

Malgré les souplesses apportées depuis le lancement de la réforme et les assurances données sur son financement, trois ans après sa mise en œuvre des inquiétudes et interrogations dominent encore.

Quel a été l’impact, après sa suppression en 2008, du retour à une semaine de quatre jours et demi sur les apprentissages et la vie des élèves ?

Quel est le bilan financier de la réforme pour les communes ?

À quelles difficultés restent-elles confrontées ?

Quelles appréciations les familles portent-elles sur les « nouveaux » rythmes scolaires ?

Pour répondre à toutes ces questions, à l’initiative de sa présidente Catherine Morin-Desailly (UDI-UC – Seine-Maritime), membre de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication et la commission des finances ont chargé quatre sénateurs – Jean-Claude Carle (Les Républicains – Haute-Savoie) et Mireille Jouve (RDSE-R – Bouches-du-Rhône) pour la commission de la culture et Thierry Foucaud (CRC – Seine-Maritime) et Gérard Longuet (Les Républicains – Meuse) pour la commission des finances – d’établir un bilan complet de la réforme.

Le groupe de travail a remis ses conclusions le mercredi 7 juin. Sans rejeter l’intégralité de la réforme, il formule cinq recommandations principales. Établies au terme de nombreuses auditions et rencontres sur le terrain, qui témoignent de l’excellence du travail accompli par les rapporteurs, celles-ci visent à en finir avec les réformes incessantes, mal préparées et mises en œuvre dans la précipitation, sans expérimentation ni concertation préalable.

Comme l’a souligné Catherine Morin-Desailly, « les sénateurs n’ont qu’un objectif premier, replacer l’élève au cœur de la réflexion. C’est pourquoi il faut faire la part des choses entre rythmes des plus jeunes à la maternelle et organisation du temps scolaire en primaire, ce qui n’a pas été le cas ».

La présidente de la commission invite également à la prudence compte tenu des efforts demandés aux collectivités territoriales car « les communes ont fait de très gros efforts pour mettre en œuvre la réforme ; on ne peut aujourd’hui tout remettre en cause d’un coup ». Surtout, ajoute Catherine Morin‑Desailly, « confier une plus grande liberté aux communes pour s’adapter aux réalités de terrain est une nécessité, mais le projet du Gouvernement ne doit pas aboutir à une nouvelle désorganisation pour les élus ni constituer une manière détournée de diminuer la participation financière de l’État ».

Au total, cette nouvelle modification de l’organisation du temps scolaire ne doit pas être décidée sans débat préalable et doit s’accompagner d’une réflexion en profondeur sur l’année scolaire dans son ensemble. C’est dans cet esprit constructif mais vigilant que Catherine Morin-Desailly demande l’organisation d’un débat au Sénat dès la reprise des travaux en séance.

La synthèse du rapport sera présentée à la presse par les rapporteurs du groupe de travail le jeudi 8 juin au matin.

 

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Mettre l’élève au cœur du système éducatif, c’est dépasser l’opposition sclérosante « transmission/construction » des savoirs...

7 Juin 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Apple, Livres, Jardin, Lecture

Mettre l’élève au cœur du système éducatif, c’est dépasser l’opposition sclérosante « transmission/construction » des savoirs

 

Un tournant professionnel – déjà engagé quoique en disent les détracteurs de l’École – est à approfondir, à élargir, rejoignant ainsi d’autres pays européens plus efficients sur ces questions. Soyons sérieux : aucun enseignant (enfin presque) ne pense sincèrement que parce qu’il a énoncé quelque chose, cela s’imprime par miracle sur le cerveau d’un élève. Et ce, quelle que soit la discipline scolaire : l’histoire comme les mathématiques ; la physique comme la littérature.

 

En revanche, des injonctions institutionnelles peu claires sur la nécessaire mise en activité des élèves, risquent de conduire à des pratiques scolaires qui font plus référence à de l’activisme qu’à de réels apprentissages. Citons les cas courants d’actes du métier d’élèves (colorier une carte, recopier le résumé dans le cahier, reproduire le schéma fait par l’enseignant…) qui peuvent être effectués sans y penser vraiment.

 

Nous estimons que :

 

  • Tout acte d’enseignement doit favoriser des situations de « réelle » activité des élèves, donc d’apprentissage

Les possibles pédagogiques sont nombreux : situations-problèmes en sciences ; situations problématiques en sciences humaines ; écritures intermédiaires au sein du cours dans toutes les disciplines ; créations sous tous les canaux de communication ; recherches individuelles ; travaux de groupe pour répondre à une question de connaissances ; communications à faire devant une autre classe (jumelée) ; recherches internet sur l’objet du cours… Ces pratiques existent : mais quid de leur diffusion, de leur circulation, de l’analyse critique de didacticiens, d’une mise en synergie de l’existant… et de leur généralisation.

 

  • Les moments d’enseignement-apprentissage que sont les temps de formalisation, d’analyse, de synthèse et d’institutionnalisation des savoirs ne doivent pas être négligés

Menés par le maître, ce sont des moments forts où le groupe (classe ou groupes de besoins) est confronté à une stabilisation d’un savoir commun et collectif, validé par l’enseignant. Pourquoi ne pas privilégier également une inversion du moment de travail « à la maison » (qui peut se faire dans l’établissement scolaire, dans des lieux appropriés) ? C’est en amont (avant le cours) que l’élève peut être stimulé au plan de la curiosité en ayant à faire une tâche de mise en éveil : un très court texte à lire ; des documents à observer avec pour but de trouver des questions à se poser ; une définition à trouver… Le cours devient alors le moment où des échanges constructifs permettront au maître d’apporter éclairages et compléments d’explication. Le travail personnel n’est pas répétition mécanique, mais au contraire heuristique. Et le temps de la classe, un véritable moment de travail et non de simple écoute.

 

  •  Trois « fondamentaux pédagogiques » doivent être désormais mis au cœur des pratiques :

L’expérimentation (au sens large) par l’élève lui-même :

 

La recherche documentaire sous toutes ses formes, en intensifiant les efforts en direction des TICE, et en privilégiant une approche critique des sources et leur usage raisonné.

 

La création de textes (littéraires, poétiques, synthétiques, documentaires, compte-rendu, description…) ; d’œuvres artistique, technique, théâtrale ; d’outils de communication.

 

Oui aux fondamentaux: Lier/Ecrire/Compter (Jamais oubliés).

 

Oui aussi aux "autres" fondamentaux: Penser - Imaginer/Chercher - Créer.

 

Christophe Chartreux

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Education : ces mesures prises sous le quinquennat Hollande auront-elles toujours cours avec Macron?...

7 Juin 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

Enfant, Jeu, Paix, Personnes, Humain

EXTRAITS

(...)

Les rythmes scolaires

La réforme. Annoncée en 2013 et mise en place partout à la rentrée 2014, les nouveaux rythmes scolaires sont une des mesures phares du précédent gouvernement. C'est aussi celle qui a suscité une levée de bouclier. Avec la réforme, les élèves du primaire vont à l'école quatre jours et demi par semaine. En plus des quatre jours habituels, le mercredi matin ou le samedi matin, est travaillé. La réforme introduit également trois heures d'ateliers périscolaires. Ces activités sont organisées par chaque municipalité avec une aide financière fournie par l'Etat.

Ce qu'elle devient. Retour en arrière et menu à la carte. Dès la rentrée 2017, les villes qui le souhaitent pourront revenir à la semaine de quatre jours, après concertation avec les parents et aval de l'inspection d'académie. Le décret, qui offre cette possibilité, doit être publié dans l'été. Des villes comme Marseille, Nice ou encore Furiani (Corse) ont déjà annoncé un retour aux quatre jours. Elles peuvent aussi, bien sûr, décider de maintenir les rythmes actuels. Mais il n'est pas sûr du tout, qu'après 2019, les aides de l'Etat soient maintenues pour financer les activités périscolaires, rappelle Le Monde.

La réforme du collège

La réforme. Elle vise à lutter contre l'ennui supposé des élèves. Pour y parvenir, la réforme des collèges a introduit les EPI, les enseignements pratiques interdisciplinaires. Les professeurs de différentes matières travaillent ensemble dès la 5e dans huit domaines comme le "développement durable", "sciences et société", "corps, santé et sécurité", "langues et cultures de l’Antiquité". L'idée est de mêler autour d'une même thématique plusieurs disciplines. Avec la réforme, les classes bilangues et les sections européennes ont été supprimées. Le latin et le grec n'ont pas disparu partout, mais la voilure a été largement réduite, puisque ces langues ne bénéficient plus de financement spécifique. En revanche, une deuxième langue est étudiée dès la 5e, un an plus tôt qu’auparavant.

Ce qu'elle devient. Avec le nouveau ministre de l'Education nationale, c'est le retour du latin, du grec, des classes bilangues et des sections européennes. Jean-Michel Blanquer estime qu'elles ont été "stupidement supprimées". En revanche, les EPI sont maintenus si les collèges le souhaitent. Le nouveau ministre veut redonner de l'autonomie aux établissements et leur laisser davantage la main. Seule obligation nouvelle pour les collèges, celle de proposer, chaque soir de 16 heures à 18 heures, des études dirigées, dans le cadre des "devoirs faits". Le ministre veut que les devoirs soient réalisés dans le cadre de l'école et plus à la maison, pour réduire les inégalités. Il a promis des "premières applications" de ce dispositif dès septembre et ses modalités seront annoncées "bientôt".
 
Une nouvelle carte d'éducation prioritaire
 
La réforme. Depuis la rentrée 2015, ne les appelez plus ZEP (zone d'éducation prioritaire), mais REP ou REP+ (réseau d'éducation prioritaire). En réalité, la nouvelle carte de l'enseignement prioritaire à travers les REP et une version renforcée de ces derniers, les REP+, était censée remplacer les ZEP, mais aussi toutes les politiques et les programmes en la matière. Dans ces classes de REP et REP+, les effectifs sont censés ne pas dépasser 25 élèves, rappelle Le Figaro.

Ce qu'elle devient. Dans son programme sur l'éducation, Emmanuel Macron ne revient pas sur la carte de l'enseignement prioritaire. En revanche, dans les classes de CP et CE1, les effectifs doivent passer à douze élèves et ce, dès la rentrée 2017 dans les REP+. Les syndicats craignent que le dédoublement des classes remplace le dispositif "plus de maîtres que de classes", mis en place dans les CP et CE1 de REP et de REP+ sous le quinquennat Hollande. Cette mesure consiste à affecter un enseignant supplémentaire en renfort dans ces écoles.

(...)

Carole Bélingard

Le billet entier est à lire ci-dessous

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Revue de Presse Education... Blanquer - Annonces et ballons d’essai - Ressources...

7 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Blanquer -  Annonces et ballons d’essai - Ressources...

L’actualité éducative de ce mardi est particulièrement marquée par divers portraits du nouveau ministre... et par les traditionnels effets d’annonce et ballons d’essai. Nous terminerons par quelques ressources.

Blanquer

Une bonne part de l’actualité éducative de ce mardi est consacrée au ministre lui même. Commençons par l’entretien que M. Blanquer a accordé à Louise Tourret dans l’émission Rue des écoles de France Culture :

« Il n’y aura pas de suppressions de postes dans l’Education nationale.
La présence de la musique sera renforcée, les bienfaits de la musique dès la petite enfance contribuent à l’épanouissement de l’enfant.

L’école primaire est une priorité, la maternelle, qui en fait partie, doit être l’école du langage

Je souhaite établir une école école de la confiance (...) je connais cette maison par coeur (...) je reste très ouvert au dialogue avec les organisations syndicales.

L’autonomie ce n’est pas l’anarchie ou ’le plus fort vaincra’, c’est un système de confiance où on créé son projet éducatif avec des équipes, et où l’institution vient aider. Dans ce cadre là, le mot évaluation n’est pas tabou. »

Le quotidien Sud Ouest, dans un article réservé aux abonnés, fait le point sur l’intervention du ministre au congrès de la FCPE : « Jean-Michel Blanquer s’est frotté, hier à Biarritz, aux parents d’élèves de la FCPE réunis en congrès. Un exercice d’équilibriste devant un public non acquis. »

Enfin, Marianne, dans un article également réservé aux abonnés, brosse le portrait de M. Blanquer : « Ambitieux et efficace, "réac" au regard des "pédagogistes", "républicain" pour les défenseurs de la méritocratie, tour à tour promu par la droite et barré par la gauche, Jean-Michel Blanquer tisse sa toile depuis vingt ans pour décrocher le poste qu’Emmanuel Macron a fini par lui confier : ministre de l’Education nationale. » A noter que Marianne continue de faire un usage très complaisant du terme pédagogiste. Edifiant.

Effets d’annonce et ballons d’essai

Ce mardi amène son lot d’effet d’annonces. Ainsi, VousNousIls rapporte que M.Blanquer présentera un premier décret dès le 8 juin : « Trois mois avant la rentrée 2017, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, présentera aux syndicats d’enseignants ses deux premières mesures majeures, visant à détricoter la réforme du collège mise en place par Najat Vallaud-Belkacem, ainsi que celle des rythmes scolaires. »

Mais il ne suffit de traditionnels yaka fokon pour que les annonces se transforment en mesures transposables sur le terrain, et les premiers doutes se font jour à propos de plusieurs annonces. Concernant la réforme du bac, le quotidien DNA fait le point : « Promesse de campagne du candidat Macron, la réforme du baccalauréat pourrait voir le jour dès la prochaine session en 2018. Objectif ? Moderniser l’épreuve en limitant l’examen final à 4 épreuves. » Si ce calendrier devait sérieusement être envisagé, l’opération "remuscler le baccalauréat" se traduirait surtout par une désorganisation complète. Rappelons que l’organisation du baccalauréat 2018 commence dès maintenant...

Sur le même sujet et sur un ton (trop ?) polémique, Le Café pédagogique rappelle que de telles annonces ont déjà été faites par le passé, pour le résultat qu’on connaît : « C’est le point le plus important de la réforme de l’éducation nationale promise par Emmanuel Macron. Et sans doute le plus délicat à mener. Interrogé sur France Culture le 5 juin, Jean-Michel Blanquer a juste évoqué la réforme du bac qui ne serait plus "une forme d’évaluation finale de l’élève", mais "un tremplin pour la suite de son parcours". Comprenez que la réforme du bac est liée à la sélection à l’entrée vers le supérieur. Un mot qui peut faire exploser les lycées. »

Le dispositif des CP à douze élèves semble déjà battre de l’aile (de l’inconvénient de promettre n’importe quoi dans un délai très court), rapporte La Dépêche : « La polémique enfle sur la mise en place, dès la rentrée scolaire de septembre, du dispositif Macron : les classes de CP à douze élèves pour les écoles du réseau prioritaire.

Près de 830 élèves de CP, répartis sur 18 écoles élémentaires du réseau d’éducation prioritaire renforcé (Rep +), elles-mêmes rattachées à 5 collèges toulousains, feront en théorie leur rentrée scolaire dans une classe limitée à douze. Mesure phare du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière d’éducation (dans le premier degré), le dédoublement des 66 classes de CP dans les réseaux prioritaires suscite, dans l’urgence, l’inquiétude des enseignants, des syndicats et des élus. »

Et pour finir, La Dépêche rend compte d’un autre ballon d’essai éculé sur les vacances d’été : « La rentrée scolaire pourrait se faire fin août. Ce week-end, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer s’est dit ouvert à des discussions autour du calendrier scolaire.

Et si les vacances se terminaient avant l’heure ? Au congrès de la FCPE à Biarritz, le ministre de l’Education s’est dit ouvert ce week-end au débat sur les calendriers scolaires de l’année. « Le temps de l’enfant doit être mieux étalé sur une base hebdomadaire, mais aussi sur une base annuelle », a-t-il expliqué. Une déclaration qui intervient alors qu’un projet de décret permettant le retour à une semaine de quatre jours dans les écoles sur dérogation doit être présenté devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le 8 juin. « Il y a dix ans, certaines villes avaient expérimenté une rentrée en fin de mois d’août, nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut faire cela à l’échelle nationale, mais il faut en discuter », a précisé le ministre de l’Education

Ressources

Quelques ressources pour terminer cette revue de presse. La Dépêche nous apprend que la région Nouvelle Aquitaine a entre autres décidé de renforcer son dispositif d’aide aux devoirs en vue du bac : « À quelques semaines de l’épreuve du bac, la région Nouvelle Aquitaine a décidé de renforcer son dispositif d’aide aux devoirs : « Objectif bac ». Jean-Louis Nembrini, vice-président de la région Nouvelle Aquitaine, délégué à l’éducation et aux lycées, nous en a parlé, entre autres. »

VousNousIls publie un article de conseils à destinations des élèves de terminale, en vue des oraux : « 6 enseignants de disciplines différentes livrent leurs conseils pour bien réussir les épreuves orales au baccalauréat. »

Enfin, Le Café pédagogique signale une ressource disponible, à l’usage des conseillers d’orientation-psychologues :« Que vous soyez psychologue conseiller d’orientation débutant ou expérimenté, le "Guide Néo Psy" de Jacques Vauloup est pour vous. Ajoutons qu’il intéressera aussi les professeurs principaux qui y trouveront de nombreuses informations sur l’orientation. »

Aurélie Gascon

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Ne marginalisez pas les EPI, monsieur le ministre!...

7 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

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Le ministère de l’Éducation nationale s’apprête à publier un arrêté sur le collège qui fragiliserait le dispositif des « enseignements pratiques interdisciplinaires ». Leur mise en œuvre, peu cadrée, serait laissée à l’initiative des équipes et il y a un risque que tous les élèves n’en bénéficient pas. Ce serait à coup sûr un moyen de les marginaliser et de remettre en cause de fait une innovation qui pourtant était un élément fort des changements nécessaires du collège. Certes, le projet de décret n’abroge pas les EPI, mais sous couvert d’autonomie et de « liberté » pédagogique, il envoie le signal aux enseignants que ce dispositif pourrait ne pas être pertinent, au moins pour certains élèves, alors qu’il s’agit d’une voie pourtant féconde et adaptée aux exigences de notre temps. Par ailleurs, la réintroduction de nombreux enseignements facultatifs va rendre plus difficile la mise en œuvre des EPI : en effet, ces options vont détourner au profit d’une minorité d’élèves une grande partie des marges horaires prévues pour fonctionner en petits groupes ou en co-intervention.

Pourtant, les EPI ont permis à de nombreux projets d’éclore, projets souvent ingénieux et permettant de traiter de questions essentielles pour former le citoyen de demain, autour du développement durable, de la pratique des médias ou du dialogue des cultures et des arts par exemple. Avec les EPI, des compétences vraiment fondamentales sont développées, compétences indispensables à tous les élèves : capacité à travailler en groupes, à faire un exposé oral, à mener des recherches en vérifiant les informations…

Certes, les EPI ne sont pas le seul temps où ces compétences sont travaillées, mais sont souvent un levier pour expérimenter des pratiques nouvelles dans toutes les disciplines, grâce en particulier au travail d’équipe entre enseignants. Les EPI stimulent la créativité des professeurs et redonnent du sens aux apprentissages. En aucun cas, l’interdisciplinarité n’est un obstacle à l’acquisition des « fondamentaux », bien au contraire, elle permet de redonner du sens à chaque discipline, en les mettant en perspective et en permettant ainsi aux élèves de décrypter un quotidien complexe.

Nos organisations mettent en valeur dans leurs publications, leurs moments de formation, leurs forums de discussion, de nombreux EPI et publient des témoignages d’acteurs, mais aussi de parents vantant les mérites d’un dispositif qui fait peu à peu ses preuves et qui a besoin de temps pour développer tous ses atouts. Il serait désastreux de casser cet élan comme cela avait été le cas jadis sous d’autres ministères pour les itinéraires de découverte (pourtant jugés efficaces, y compris par le décret qui les rendait facultatifs) ou les TPE (réduits à une année au lieu de deux).

Bien entendu, il est nécessaire d’en mesurer les effets, mais précisément, les rendre facultatifs empêcherait cette évaluation dont le ministre souligne souvent l’importance pour les innovations.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à monsieur le ministre de l’Éducation nationale de ne pas mettre en péril une pièce maitresse de la rénovation de notre école, ce qui nous ramènerait au collège d’il y a cinq ans, lequel n’a nullement fait la preuve, lui, de son efficacité.

Pour le moins, il faut maintenir l’obligation pour les établissements de mettre en œuvre des EPI à tous les niveaux d’enseignement, avec un horaire suffisant, en impliquant le maximum de disciplines et en gardant un cadrage, certes souple, mais effectif, en lien avec les attendus des programmes et à partir de grandes thématiques. A l’heure où il est souligné par toutes les études internationales que l’enseignement doit mieux préparer les élèves à un monde en constante mutation technologique, leur permettre d’intégrer des compétences complexes, faire le contraire serait une navrante régression, en particulier en terme d’égalité réelle face à la réussite.

Le 6 juin 2017

Signataires :

CRAP-Cahiers pédagogiques, Éducation & Devenir, FAGE, FCPE, FESPI, SE UNSA, SGEN-CFDT, SGL, UNEF et UNL

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Quand le Ministre se précipite pour concocter un décret sur les rythmes scolaires... Par Claude Lelièvre...

7 Juin 2017 , Rédigé par Claude Lelièvre - EducPros.fr Publié dans #Education, #Politique

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Blanquer, un rythme d’enfer

Le ministre qui est déjà « fier de ne pas avoir donné son nom à une nouvelle loi » n’hésite pas à se précipiter pour concocter un décret sur les rythmes scolaires…

Le 8 juin, un texte de décret sera en effet l’objet d’un vote consultatif du Conseil supérieur de l’éducation. Auparavant, une commission préparatoire se sera réuni le 6 juin. En général, il y a deux semaines entre les deux réunions afin que les différentes parties consultées puissent réfléchir et proposer calmement des amendements. Là, il n’y aura que deux jours.

L’Association des maires de France s’est inquiétée du manque de concertation et a publié un communiqué pour demander des clarifications sur le sujet. Jean-Michel Blanquer a fait valoir que « les retours à quatre jours ne concerneront qu’une petite minorité de volontaires à la rentrée prochaine » et que « l’année 2017-2018 permettrait ensuite une réflexion sur le temps et l’espace de l’enfant ». Pourquoi alors se précipiter s’il s’agit d’ « une toute petite minorité » et qu’il est reconnu en principe qu’il faudrait prendre du temps « pour une réflexion sur le temps et l’espace de l’enfant » ? Mystère. Comme on dit, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » (proclamées…).

Le plus étonnant est que le nouveau ministre de l’Education nationale a lancé la perspective (alors même que rien en ce sens n’a été évoqué sur ce point par le nouveau chef de l’Etat) « de ne pas seulement examiner le temps hebdomadaire des élèves, mais le calendrier scolaire annuel. Il y a dix ans, le plus innovant, c’était quatre jours avec début de l’année vers le 20 août. La discussion permettra la formule la plus adaptée » .

Il est vrai aussi que la perspective d’un fort changement du calendrier scolaire avait été inscrite dans le rapport de juillet 2011 rédigé par Odile Quintin et Christian Forestier à l’issue du travail du comité de pilotage sur les rythmes scolaires mis en place par le ministre de l’Education nationale Luc Chatel . « 38 semaines de classe. Une alternance régulière, la plus proche possible du rythme  "7+2". Une année de près de 190 jours ouvrables, y compris à l’école primaire, plus proche de la moyenne des autres pays […]. Vacances intermédiaires toutes portées à 2 semaines pleines. Vacances d’été réduite de deux semaines […]. Une période commune à toutes les zones : 13 juillet-16 août » (page 25 du rapport ).

Jean-Michel Blanquer était alors DGESCO (directeur général des enseignements scolaires) et Luc Chatel ministre de l’Education nationale. Luc Chatel, avec la détermination qu’on lui connaît, avait tout à fait approuvé les conclusions du rapport et …différé au quinquennat suivant le problème de leur réalisation. Jean-Michel Blanquer prendrait-il la responsabilité de reprendre à son compte (et de son fait) ce que son ministre Luc Chatel avait approuvé mais non réalisé ? Ce ne serait pas facile ; surtout si cela concernait – comme dans le projet initial – l’enseignement secondaire : les professeurs des lycées et collèges sont particulièrement opposés à une rentrée avant le 1er septembre ! Enfer et damnation ! Une piqûre  "sui generis" susceptible de déchaîner le Mammouth ?

Claude Lelièvre

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Najat Vallaud-Belkacem : « Face à l’obésité informationnelle, nous ne parvenons plus à distinguer le vrai du faux  »

5 Juin 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAITS

L’ancienne ministre revient sur les différentes rumeurs qui ont émaillé son passage à la tête de l’Education nationale.

La candidate socialiste aux législatives dans la 6e circonscription du Rhône, à Villeurbanne, alerte sur la nécessité de combattre les fausses informations qui circulent sur le Web, les réseaux sociaux et certains médias. Elle vient de publier « La vie a plus d’imagination que toi » (Grasset, 180 p., 17 €).

Dans quelle époque vivons-nous ?

Dans une époque sans repères. Un moment de bascule. Pollué par la désinformation. Les rumeurs ou les légendes urbaines, ça a toujours existé. Mais pas au point qu’elles soient propagées de façon si massive et quasi érigées au rang d’informations irréfutables. Qu’un commentaire posté sur un forum revête la même valeur qu’un travail d’investigation… Face à l’obésité informationnelle, nous sommes trop souvent dans l’incapacité réelle et sérieuse de distinguer le vrai du faux, l’essentiel de l’accessoire. C’est devenu un grand enjeu de société. Un enjeu d’éducation majeur.

Vous y avez été directement confrontée, le 20 mai, sur le plateau d’« On n’est pas couché », quand Vanessa Burggraf a prétendu que vous aviez engagé une réforme de l’orthographe…

Oui, une réforme que je n’ai bien entendu jamais engagée. Je n’ai pas compris pourquoi cette journaliste avait relayé des « on dit ». D’autant que j’étais invitée dans cette émission pour parler de mon livre, dans lequel précisément il est beaucoup question de ce grand mal de notre société qu’est le règne des approximations et des contre-vérités.

(...)

Quelles sont les « fake news » vous concernant qui vous ont le plus marquées ?

Des rumeurs, il y en a eu beaucoup. Il y a encore des gens qui croient que le programme d’apprentissage de l’égalité entre les filles et les garçons qu’on a voulu mettre en place dans les écoles était en fait une « théorie du genre » destinée à inciter les enfants à changer de sexe. Cela paraît fou, n’est-ce pas, mais c’est pourtant vrai. Il y a trois mois, la sévère condamnation par la justice de la responsable de cette diffamation hallucinante, Farida Belghoul [condamnée en appel à 8 000 euros pour complicité de diffamation] a à peine été relayée, si bien qu’elle est passée totalement inaperçue et que des gens croient encore que ses monstrueuses accusations étaient fondées.

Il y aura toujours sur les plateaux des Zemmour ou autres qui continueront à relayer ces horreurs, si bien que, dans la tête de beaucoup de gens, cela finit par exister. Même chose pour la fameuse rumeur de l’apprentissage obligatoire de l’arabe au CP. C’est une affabulation lancée par la fachosphère et récupérée à leur compte par des irresponsables politiques, Eric Ciotti (LR) en tête, qui, au lendemain de l’attentat de Nice, a dit devant les caméras : « Vous voyez bien, quand on a des gens comme Mme Vallaud-Belkacem, qui veulent qu’on apprenne l’arabe dès le CP »… Là encore, dans l’esprit de beaucoup de gens, si un homme politique le dit, ce doit être vrai… Est-il besoin de dire dans cette interview qu’il n’y a jamais eu ni théorie du genre ni arabe obligatoire au CP ?

(...)

Avez-vous songé à abandonner la politique ?

Moi ? Non ! Cette question, j’ai pu me la poser plus jeune, mais aujourd’hui, je considère que l’heure est grave. Et tous les choix politiques que je fais en ce moment, je les pense à l’aune de la gravité du moment : ne pas faire comme beaucoup et aller confortablement rejoindre En marche !, par exemple. Parce que ça revient à diluer des combats politiques cruciaux dans un consensus de façade qui n’a jamais fait progresser la société. Les convictions politiques, de gauche, de droite, ne sont pas suspectes, elles n’appartiennent pas à un « vieux monde » couleur sépia.

Propos recueillis par Laurent Telo

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Quand l'utopie faisait école...

4 Juin 2017 , Rédigé par Public Sénat Publié dans #Education, #Pédagogie

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, dans une Europe traumatisée, des pédagogues avant-gardistes forment le projet de construire un monde sans violence en modernisant l'école. Ils souhaitent donner naissance à un homme nouveau en bouleversant le rapport maître-élève, en éduquant filles et garçons ensemble et en libérant le corps et l'esprit. Un regard rétrospectif captivant sur cette utopie qui n'a duré que quelques années, mais qui résonne toujours entre les murs de nos écoles. Un documentaire réalisé par Joanna Grudzinska. Une production : Les films du Poisson, ARTE France.

Le documentaire est à voir ci-dessous

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