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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Annonce...

21 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Annonce...

Peu d’éléments d’actualité, beaucoup de textes ou de vidéos sur des débats, et des interrogations sur le supérieur.

Débats

Jean-Pierre VERAN sur son blog interroge : La querelle des portables au collège : un faux débat ?Aller plus loin que le code de l’éducation ne le fait depuis 2010 dans l’interdiction des téléphones portables au collège, est-ce vraiment une simple mesure de bon sens, ou une entrave à la formation à un usage responsable des terminaux mobiles ?

Et sur le site de L’école de demain vous trouverez : Téléphones en classe au collège :

témoignage. “Christian Westphal enseigne la physique-chimie au collège de Truchtersheim (67), dans un environnement socio-économique réputé plutôt favorisé. Il exerce également les fonctions de personne ressource pour le numérique (PRN) dans son établissement depuis plus de 15 ans et de formateur académique, en particulier autour des usages de la plateforme Moodle.” Horreur, “Il utilise les smartphones de ses élèves en classe.”

Deux documents qui partent de l’idée qu’il faut d’abord partir de l’idée que l’on a de l’éducation. Tout d’abord Patrick Rayou dans une petite vidéo s’interroge sur Les devoirs à la maison - Vous en dites quoi ?

Et l’interview de Jean-François Ceci de 34mn sur le numérique en éducation, réalisée à l’ESEN-ESR le 9/11/2016 lors du colloque international "e-éducation 2016" qui vient d’être mis en ligne.

Et puis, Les évaluations en CP ne font pas l’unanimité. “Ce lundi, les élèves de CP ont passé les premières évaluations nationales de français et de mathématiques. Après cette première journée d’examen, parents et professeurs ne sont pas emballés.”

Quelles pratiques pédagogiques préfèrent les enseignants ?Que sait-on des pratiques pédagogiques en France et ailleurs ? Finalement pas mal de choses selon l’OCDE qui peut avancer deux enquêtes bien connues : Talis et Pisa. Dans une note récente, l’OCDE montre que les enseignants préfèrent partout les pratiques traditionnelles mais que les pays sont inégaux devant les pratiques davantage tournées vers les élèves. Et qu’élèves et professeurs semblent ne pas partager les mêmes écoles…

Emploi : les compétences d’avenir ne sont pas uniquement technologiques. “Pour faire face à la révolution technologique dans leur emploi, les Français auront besoin de développer des compétences numériques mais pas uniquement : des compétences "transversales" notamment "situationnelles" seront aussi nécessaires, estime un rapport du Conseil de l’orientation de l’emploi (COE) publié mercredi. Ce rapport du COE fait suite à un premier publié en janvier sur "l’automatisation, numérisation et emploi". Il estimait que moins de 10% des emplois étaient "très exposés" aux mutations technologiques et risquaient d’être supprimés mais que près de la moitié devront évoluer.”

Supérieur

Universités : les pôles d’enseignement de proximité cherchent leur place par Laura Taillandier. “Difficile pour les petites et moyennes universités de trouver leur place dans un paysage en pleine mutation. C’est ce qui ressort d’un colloque sur les pôles d’enseignement de proximité où, pendant deux jours, universités et collectivités ont planché sur la stratégie à adopter à l’heure des regroupements, des investissements d’avenir et des classements internationaux.”

Et si vous voulez Tout savoir sur Thierry Coulhon et Quentin Lafay, conseillers éducation à l’Élysée.

Être bon ou bien classé ? Le dilemme des institutions d’enseignement supérieur par Yoann Bazin, Enseignant chercheur en Sciences de gestion, ISTEC. “Les sorties successives des classements des universités du Times Higher Education et de l’université Jiaotong de Shanghaï ont, comme chaque année, été accompagnés de leurs lots de commentaires, et autres inepties.
Au-delà de leur rigueur et de leurs qualités, c’est leur logique sous-jacente – l’idée même de pouvoir classer – qui pose problème. Celle-ci est porteuse d’une idéologie très économico-managériale qui amène à voir des institutions d’enseignement supérieur et leurs acteurs sous l’unique angle de leur performance, ou plutôt de « sous performance » pour les premières et d’« angoisse » pour les seconds
.”

Rentrée universitaire : la vie étudiante, simple comme une appli ?Une application mobile pour simplifier la vie des étudiants. De plus en plus d’universités se lancent sur le créneau et proposent des services mobiles à destination de leur communauté. Retour sur cette tendance qui nécessite, pour les établissements, une évolution constante.”

Annonce

La forme scolaire

Fil rouge des événements numériques éducatifs de l’année 2017-18.

Une série d’événements annuels se déroulent sur les territoires académiques pour contribuer à l’accompagnement et à la formation des acteurs du numérique éducatif, enseignants et cadres en particulier. Ces journées sont généralement portées par Réseau Canopé, en partenariat avec les académies, avec le soutien actif du ministère (Direction du numérique pour l’éducation).
La DNE, l’Inspection générale et Canopé se sont entendus pour relier ces divers évènements par un fil rouge, que chacun pourrait enrichir de son expertise et de ses réseaux auprès de différents publics. Il s’agit ainsi de créer une dynamique collective et une complémentarité entre les moments numériques où se rencontrent chercheurs et praticiens de terrain, pour enrichir les ressources de formation des personnels et les partager au niveau national.

Le thème retenu pour l’année, est celui des transformations de la forme scolaire. Il s’inspire notamment du rapport de Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de l’éducation nationale « Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique ».”

Bernard Desclaux

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Le Medef insulte les enseignants... (+ commentaire)

21 Septembre 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique, #Medef

Le Medef insulte les enseignants... (+ commentaire)

"Si l'école faisait son travail, j'aurais un travail" : le slogan provocateur du Medef provoque la colère des enseignants

Les enseignants ne décolèrent pas après l'émergence sur les réseaux sociaux d'un slogan mettant en cause l'Education nationale. Le syndicat patronal Medef, à l'origine de la phrase polémique, assume cette sortie provocatrice.

En pleine mobilisation sociale contre la réforme du Code du travail, jeudi 21 septembre, une polémique fait hurler les enseignants. Mercredi, un slogan adossé à un manifeste du Medef a commencé à faire le tour des réseaux sociaux : "Si l'école faisait son travail, j'aurais un travail." Le Medef assume totalement cette prise de position alors que, sur Internet, les réactions outrées se multiplient. 

La FSU enrage, le Medef assume

Le slogan lancé par le Medef suscite la polémique. Cette phrase est adossée au Manifeste pour l'éducation, publié le 14 juin et complété par un site internet. Elle était jusqu'ici passée inaperçue mais elle a été dénichée sur internet mercredi par la Fédération syndicale unitaire (FSU), le syndicat de la fonction publique, qui s'est fendu d'un communiqué pour la dénoncer. La présidente de la FSU, Bernadette Groison, ne décolère pas : "Cette phrase du Medef est une insulte pour tous les enseignants du pays", enrage-t-elle. Elle dénonce une stigmatisation des enseignants par le syndicat du patronat.

C'est grossier, c'est totalement faux et injuste. C'est jeter l'école en pâture !

Bernadette Groison, présidente de la FSU à franceinfo

De son côté, le Medef assume totalement ce slogan. Contacté par franceinfo, le service presse de l'organisation patronale explique que "les enseignants ne doivent pas le prendre pour eux". Il faudrait, d'après ce responsable de communication, parler des dysfonctionnements de l'Éducation nationale qui "doit améliorer sa performance. C'est bien l'école d'aujourd'hui qui débouche sur un chômage de masse des jeunes français, une éducation trop académique et pas assez professionnelle." Il résume : "Il faut réformer l'école." Certes, reconnaît-on au Medef, cette phrase était délibérément provocatrice, pour attirer l'attention sur cette campagne pour l'éducation élaborée par l'organisation patronale. Pari réussi : le Medef s'est attiré l'attention des enseignants mais aussi leurs foudres.

Solenne Le Hen

Commentaire

"...une éducation trop académique et pas assez professionnelle."

Les patrons du Medef seront les premiers à hurler, à inscrire leurs enfants dans de très onéreuses écoles privées hors contrat, si l'école tout à coup abandonnait l'"académique" pour plus de "professionnel".

L'éducation "académique" pour leurs enfants; l'éducation professionnelle pour les autres.

L'école à deux vitesses, avec sélection dès le CP?

Christophe Chartreux

Ci-dessous la réaction du MEN

http://www.leparisien.fr/societe/blanquer-consterne-demande-au-medef-le-retrait-de-son-slogan-contre-l-ecole-21-09-2017-7275492.php#xtor=AD-1481423553

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Quand le Ministère de l'Education Nationale s'aperçoit que les évaluations CP peuvent poser problèmes...

20 Septembre 2017 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education, #EvalCP

Quand le Ministère de l'Education Nationale s'aperçoit que les évaluations CP peuvent poser problèmes...

DERNIERE MINUTE (20/09) :

La DGESCO vient d'envoyer aux écoles un courrier concernant ces évaluations (voir pièce jointe). Ce courrier conforte le positionnement du SE-Unsa :

• possibilité de ne passer que certains exercices

• consignes et temps de passation peuvent être adaptés

POUR LE SE-UNSA, LES ENSEIGNANTS SONT DES PROFESSIONNELS QUI DOIVENT S'AUTORISER À JUGER DE LA PERTINENCE DU PROTOCOLE !
 
COURRIER_DGESCO   
(364.4 ko)
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Les devoirs à la maison - VOUS EN DITES QUOI ? (Video)

20 Septembre 2017 , Rédigé par EtreProf.fr - Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

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Collèges REP : "L'impression de ne pas avoir accès à la 'vraie école'"...

20 Septembre 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique

Collèges REP : "L'impression de ne pas avoir accès à la 'vraie école'"...

EXTRAITS

A l'occasion de la Journée du refus de l'échec scolaire, "l'Obs" dévoile une étude sur le rapport à l'école de 447 collégiens en zone prioritaire.

A l'occasion de la Journée du refus de l'échec scolaire qu'elle organise ce mercredi, l'Afev, principale association française de soutien scolaire, publie une étude sur le rapport à l'école de 447 collégiens de l'éducation prioritaire.

Le sociologue Benjamin Moignard, qui enquête depuis dix ans dans les collèges REP de banlieue parisienne, décrypte ses résultats pour "l'Obs" en exclusivité et revient sur les propositions du ministre Jean-Michel Blanquer en matière de lutte contre les inégalités scolaires.

90% d'élèves heureux dans les collèges REP, 91% qui s'y sentent en sécurité… Le résultat de cette étude peut sembler contre-intuitif…

Et, pourtant, ces chiffres sont en phase avec ce que nous constatons sur le terrain. Certes, cette enquête doit être lue avec précaution – elle repose sur un panel d'élèves assez réduit, mais, sur bien des aspects, elle recoupe ce que nous savions déjà. A savoir que le "school bashing", cette idée selon laquelle le lien à l'institution scolaire dans les quartiers populaires serait définitivement rompu, est une idée fausse. Dans leur immense majorité, nos jeunes ont foi en l'école, ils ont parfaitement intégré l'idée méritocratique selon laquelle la réussite sociale dépend de l'excellence académique, et ils sont d'autant plus déçus quand la promesse républicaine d'une école bienveillante, respectueuse et égalitaire, n'est pas tenue.

(...)

De fait, la relation avec les professeurs est jugée bonne par 75% des élèves…

Ce qui m'étonne un peu, du moins à ce niveau. Habituellement, on est plutôt à 55-58%, avec, c'est vrai, de gros deltas entre établissements. La confiance en l'équipe enseignante peut monter à 90% quand le collectif est très soudé. Mais elle peut descendre aussi très bas. Globalement, je constate que les relations profs-élèves ont plutôt tendance à se tendre.  

Pour le climat scolaire, les deux facteurs déterminants, ce sont la stabilité des équipes et la capacité à travailler ensemble. Or, sur ces deux points, on n'y est pas du tout. Le turnover en REP n'a jamais été aussi fort. Et le collectif enseignant est profondément ébranlé. Il y a un sentiment de mal-être très fort à l'égard de la hiérarchie, et de moins en moins de solidarité entre collègues. Historiquement, la culture enseignante est très individualiste. Mais même les formes de coopération informelles qui existaient à la marge tendent à se réduire. Résultat : face à des classes qui "bordélisent", certains enseignants sont totalement esseulés.

(...)

Il (Le Ministre) a quand même annoncé des mesures fortes pour l'éducation prioritaire : les CP à douze élèves, une prime pour stabiliser les équipes enseignantes…

Certes, mais ses projets pour le collège restent relativement flous. Il parle de la nécessité de prendre en compte les désirs et les talents de chaque enfant dès la sixième en proposant des parcours personnalisés. Cela paraît séduisant sur le papier, mais l'on sait très bien que l'Education nationale est une machine à trier et hiérarchiser. Donc, si l'on multiplie les filières comme au lycée, je crains que l'on aboutisse à la mise en place de classes de niveau. Avec des conséquences très fâcheuses.

Dans mes travaux, j'ai pu démontrer que, lorsque les collèges concentrent les élèves les moins dotés scolairement dans les mêmes classes, cela renforce, voire catalyse les phénomènes de bandes, participe au décrochage et à la construction de carrières délinquantes.

Jean-Michel Blanquer est également un fervent partisan des internats d'excellence. Qu'il présente précisément comme un moyen pour les élèves studieux d'échapper aux climats scolaires dégradés.

J'ai participé à l'évaluation de ces dispositifs lancés en 2009, et elle n'était pas particulièrement positive. Il y a derrière cette idée d'internat une vision compassionnelle des jeunes de banlieue qui pose question. Il ne s'agit plus de faire réussir les enfants quelles que soient leurs origines, mais de "sauver" quelques jeunes méritants, comme le dit le ministre, afin d'élargir la base de notre élite. Toute la question étant de savoir qui vous sauvez, sur quels critères, et ce que vous faites des moins méritants, qui resteront assignés à résidence. Le message que vous transmettez est quand même très ambigu. Si, à partir du moment où il n'est pas exfiltré de son quartier, un élève défavorisé n'a que très peu de chances de réussir, alors on peut légitimement se demander à quoi sert l'école dans les quartiers populaires ? Quels sont ses objectifs ? Quelle est sa fonction sociale ? Ce sont ces réponses que j'attends du ministre.

Propos recueillis par Gurvan Le Guellec

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Violences à l'école: du nouveau?... Par Claude Lelièvre

20 Septembre 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Pédagogie

Violences à l'école: du nouveau?... Par Claude Lelièvre

« Le Parisien » vient de relayer (et même d'amplifier) une étude de l' «Association de la Fondation étudiante pour la ville» sur les violences entre élèves de collèges ''ZEP'', en reposant la question générale des violences à l'école.

L'étude de l'AFEV qui a été rendue publique ce matin révèle que près de la moitié des 447 élèves de collèges ''ZEP'' interrogés déclarent avoir été témoins au moins une fois d' « actes de cruauté ou d'humiliation » entre élèves dans la cour ( plus de la moité n'en parlant jamais). Un de ces élèves sur cinq déclare avoir subi des violences physiques, et près de la moitié des moqueries ou des insultes.

Cette étude (et ces ''révélations'') s'inscrivent dans la nouvelle thématique qui s'est imposée au début du quinquennat précédent au sujet de la problématique des violences à l'Ecole : celle du ''harcèlement'' entre élèves.

C'est une autre thématique, beaucoup plus globale et tendant à privilégier les violences faites aux personnels des établissements scolaires (par plutôt les élèves dans l'enseignement secondaire, et par plutôt les parents d'élèves dans l'enseignement primaire) qui s'était imposée au tout début des années 1990 et qui a duré jusqu'en 2011 (avec comme point d'orgue la tenue d' « Etats généraux sur la sécurité à l'Ecole » en avril 2010 à la Sorbonne, avec conclusions du ministre de l'Education nationale Luc Chatel ).

La ''transition'' a été assurée en avril 2011 par la tenue d' « Assises nationales sur le harcèlement à l'Ecole » préparée par Eric Debarbieux (qui avait été  le président du conseil scientifique des « Etats généraux sur la sécurité à l'Ecole »).

Aussi étrange que cela puisse paraître, la thématique des violences à l'Ecole (voire des ''violences scolaires'') a fait irruption dans la sphère politico-médiatique à un moment que l'on peut dater précisément; et elle n'a pas quitté ensuite la scène pendant une bonne vingtaine d'années (alors qu'elle n'existait pas auparavant en tant que telle).

Cette irruption soudaine date d’octobre 1990. C’est en effet à ce moment-là que la presse se saisit des violences à l’Ecole comme thème de réflexion et d’inquiétude, ne relevant plus simplement de l’ordre des faits divers (ce qui avait toujours été le cas jusque là)

Le journal « Le Monde » est d’ailleurs un bon exemple de cette mutation soudaine. Une série d’articles paraissent à la mi-octobre 1990 sur ce thème jusqu’alors inédit : « La violence dans les lycées de la banlieue parisienne. Les enseignants rompent la loi du silence » (15 octobre) ; « Incendie, agression…nouveaux incidents dans des établissements scolaires de la banlieue parisienne » (17 octobre) ; « L’insécurité dans les établissements… Plusieurs centaines de lycéens venus de la banlieue parisienne ont à nouveau manifesté aux abords de l’inspection académique de la Seine-Saint-Denis. A Paris, les élèves du lycée d’Argenteuil ont réclamé des postes de surveillants et d’agents d’entretien supplémentaires, dénonçant la saleté et l’insécurité qui règnent dans leur établissement » (18 octobre ).

Le ministre alors en charge de l’Education nationale – Lionel Jospin – se saisit immédiatement du problème, qui devient dès lors une question politique qui ne quittera plus la scène publique. A l’occasion des questions orales à l’Assemblée nationale du mercredi 17 octobre 1990, Lionel Jospin évoque les événements survenus dans plusieurs lycées de la région parisienne. « Nous souhaitons, dit-il, que les écoles demeurent à l’abri, qu’elles soient des lieux d’éducation et de savoir, où les jeunes soient le plus possible préservés des convulsions du monde extérieur […]. Au total, conclut-il, il ne faut ni sous-estimer les problèmes de violence ni les généraliser ».

En définitive, cette irruption soudaine en 1990 de la thématique de la violence scolaire sur la scène publique peut s’expliquer par le caractère inédit des manifestations des lycéens de banlieue contre «  l’insécurité » de leurs établissements scolaires, et par l’ampleur extraordinaire du mouvement lycéen de l’automne 1990 – parti de la ‘’périphérie’’ - qui va marquer les esprits.

Les mouvements étudiants ou lycéens s’étaient jusque là développés à partir des centres villes et des établissements les plus huppés comme la Sorbonne, l’ENS d’Ulm, ou les grands lycées parisiens (avec le plus souvent des mots d’ordre, dans les années post-soixante-huitardes, contre les différentes figures de la ‘’répression’’ ). C’est dire si cette inversion ( la ‘’périphérie’’ à l’initiative ) et sur un thème inédit (pour la sécurité et l’ordre dans les établissements scolaires) fait sensation, en particulier dans le monde des médias. La thématique des violences à l’Ecole développée dans la sphère politico-médiatique en restera très marquée, dans une équivalence : violence scolaire = établissements de la périphérie. Et la problématique publique des violences scolaires s’enkystera là-dessus (alors qu’il se peut fort bien que ce ne soit pourtant là que la partie émergée de l’iceberg ).

Et c’est de novembre 1990 que l’on peut dater la première intervention ministérielle qui s’apparente aux «  plans contre la violence à l’Ecole » qui vont dès lors se succéder jusqu'en 2011

Claude Lelièvre

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Emotion, motivation, attention : les grands ressorts de l’apprentissage...

20 Septembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Et ce matin on se demande, quelles sont les grands ressorts de l’apprentissage chez les enfants ? Comment améliorer leurs capacités de raisonnement et de mémorisation ? Comment leur transmettre le plaisir, le goût d’apprendre ? Et puis surtout, comment les motiver ?

Vos Questions / témoignages au 01 45 24 7000, par courriel. Sans oublier notre page Facebook…

En partenariat avec le mensuel Sciences Humaines

  • avec Héloïse Lhérété rédactrice en chef du mensuel Sciences Humaines
  • Olivier Houdé psychologue du développement, professeur à l’Université Paris Descartes Sorbonne, Apprendre à résister ed.Le Pommier
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La critique du « pédagogisme » ou l’invention du discours de l’autre...

20 Septembre 2017 , Rédigé par Pierre Kahn - Cairn info Publié dans #Education, #Pédagogie

La critique du « pédagogisme » ou l’invention du discours de l’autre...

L' "antipédagogisme" primaire refaisant surface - hélas encouragé par le Ministre de l'Education en personne, parlant dès son arrivée Rue de Grenelle de "pédagogisme"/Voir lien en bas de page, et se rangeant très ouvertement aux cotés des "antipédagogistes" - il me semble opportun de (re) publier l'analyse de Pierre Kahn permettant de rappeler ce qu'est, véritablement, le discours antipédagogiste":

Parce qu'il arrive un moment où les pédagogues - et nous sommes toutes et tous des pédagogues -  sont en droit d'exprimer un ras-le-bol légitime face à des caricatures, des attaques incessantes fondées sur un fantasmatique "nivellement par le bas" évidemment entretenu par les "pédagogistes", des mensonges véhiculés sur blogs et réseaux dits "sociaux" laissant croire que les EPI - par exemple - sont d'aimables récréations, voire des insultes à la culture!

Je pense avec bien d'autres que nous ne devons plus laisser passer, quelles que soient nos méthodes et convictions pédagogiques, des propos injurieux.

L'emploi du mot "pédagogisme" est une falsification volontaire et politique, un message adressé à des parents manipulés, "une pure construction idéologique : l’invention du discours de l’autre." !

Christophe Chartreux

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EXTRAIT

En 1886, le député républicain et philosophe Jules Barni, traducteur de Kant, fit paraître sous le titre Traité de pédagogie les notes rédigées par le maître de Königsberg en vue des leçons qu’il avait professées sur la pédagogie. En 1966, Alexis Philonenko publia une nouvelle traduction, avec un nouveau titre : Réflexions sur l’éducation. Au début de son introduction à l’ouvrage, il s’explique sur ce changement de titre en disant que « traité de pédagogie » ne convient pas à un exposé non systématique et constitué de notes de cours (Philonenko, 1966, p. 9.) : ce qui justifie certes la préférence accordée à « réflexions » sur « traité » mais ne permet pas de comprendre pourquoi « pédagogie » a été remplacé par « éducation ». La traduction de Barni semblait même sur ce point peu discutable puisque dans l’édition dite « académique » des œuvres de Kant en allemand – édition qui sera aussi la référence de Philonenko – ces notes de cours figurent dans la deuxième partie, sous le titre « Pedagogik ».

Je ne connais pas les raisons qui ont poussé Philonenko à substituer « éducation » à « pédagogie ». Mais je vois dans cette substitution comme un symbole : le symbole de l’opprobre dont le mot même de « pédagogie », dans les quatre-vingt ans qui séparent les deux éditions, a fini par être l’objet. Du temps de Jules Barni et pour lui comme pour ses amis politiques engagés dans le grand chantier de la construction de l’école républicaine, le mot « pédagogie » n’emporte aucune indignité. La France des réformes entreprises par le ministère Ferry est au contraire, selon le mot de Félix Pécaut, une France qui « pédagogise » et l’œuvre la plus considérable que son école ait produite est un dictionnaire « de pédagogie » (dirigé par Ferdinand Buisson). Tout se passe comme si quatre-vingt ans plus tard (et sans savoir, je le répète, si tel était réellement le cas aux yeux de Philonenko) la pédagogie relevait d’un type de discours suffisamment délégitimé intellectuellement pour ne plus pouvoir être confondu avec celui tenu par Kant du haut de sa chaire de l’université de Königsberg.

C’est ce passage du noble à l’ignoble, d’une ambition assumée (construire une pédagogie suffisamment « scientifique » pour être utile à tous les maîtres de tous les degrés ou ordres d’enseignement) à une prétention dénoncée (la flatulence prétentieuse et vide de la « novlangue » pédagogique) que je me propose ici de décrire, sinon pour en expliquer les causes au moins pour en éclairer le sens et en révéler certains des enjeux.

Je procéderai à cet égard en deux moments. Le premier s’efforcera de camper le contexte dans lequel la critique « antipédagogiste » a pris corps et s’est développée. Le second s’attachera à repérer les arguments avancés par cette critique, à mettre à jour leurs présupposés et à discuter leur validité.

(...)

Que l’antipédagogisme actuel persiste dans l’ignorance ou la méprise des positions réelles de ceux-là mêmes dont il revendique l’héritage ne peut que jeter le doute sur la valeur objective de ses analyses. J’espère l’avoir montré dans cet article : il suffirait bien souvent de cacher la signature de leurs auteurs pour que bien des écrits pédagogiques de l’école républicaine historique passent aujourd’hui pour du « pédagogisme ». Cela incite à penser que la critique du pédagogisme n’a pas d’objet, ou plus exactement qu’elle procède de la rhétorique de la construction de l’adversaire. Les pédagogues théoriciens d’hier et d’aujourd’hui, quelles que soient les différences, évidemment remarquables, de leurs discours, ont en commun deux thèses :

1 – il existe une culture et des connaissances pédagogiques distinctes des savoirs disciplinaires enseignés ;

2 – cette culture et ces connaissances aident à la construction d’une compétence sans laquelle l’acte d’enseigner est plus difficile. On peut bien entendu contester ces deux thèses. Mais en faire les fers de lance d’une entreprise de destruction de l’école, croire et faire croire qu’elles sont propres à une décadence post-républicaine de l’institution scolaire, les réduire à la caricature en transformant l’énoncé d’une condition nécessaire (les connaissances pédagogiques aident à enseigner) en l’affirmation d’une condition suffisante (la pédagogie peut remplacer les savoirs), dénoncer, avec Jean Lechat, ceux qui voudraient qu’on puisse être « professeur de rien » (Lechat, 2005, p. 31) quand il est impossible d’exhiber un seul texte « pédagogique » soutenant une telle idée : tout cela décrédibilise cette contestation. Si le « ressort principal » du pédagogisme « consiste à affirmer que le souci de la pédagogie doit l’emporter sur celui du savoir » (Jaffro & Rauzy, 1999, p. 177), alors le pédagogisme n’existe pas, en tout cas pas là où ses pourfendeurs s’alarment de le trouver, dans les départements de sciences de l’éducation et les écrits de ceux qui s’efforcent aujourd’hui de prendre la pédagogie comme objet de leurs recherches – quelle que soit au demeurant la qualité, qu’on peut juger variable, de ces recherches. Le discours antipédagogique pourrait être tenu plus sérieusement s’il précisait son corpus et étayait ses thèses par une analyse de ce corpus. Revues professionnelles, plans de formation des IUFM et politiques de recrutement de leurs personnels, rapports de visites des professeurs stagiaires par leurs conseillers pédagogiques… : il y a là un champ qu’il serait intéressant de labourer et dont on ne peur préjuger des récoltes, mais que les philippiques contre la « bruyante pédagogie » (Muglioni, 1993, p. 38) se croient en général dispensées de connaître. Cette ignorance volontaire fait de la plainte antipédagogique une pure construction idéologique : l’invention du discours de l’autre.

Pierre Kahn

Le texte entier est à lire en suivant le lien ci-dessous (à copier-coller dans votre barre d'outils)

https://www.cairn.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2006-4-page-81.htm?1=1&DocId=319808&hits=7277+6579+5920+3797+3499+2860+2410+1897+562+

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Revue de Presse Education... Evaluer - Supérieur - Divers...

20 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Evaluer - Supérieur - Divers...

Les évaluations de CP et de 6e font beaucoup parler d’elles, de même que l’enseignement supérieur. Des infos diverses et variées en fin de revue.

Evaluer

Cette semaine doivent avoir lieu les évaluations des élèves de CP, décidées cet été par le ministre. En 6è, ce sera au retour des vacances de Toussaint. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne convainquent pas. "En CP, les résultats des évaluations seront transmis par le chef d’établissement à l’inspecteur d’académie. En 6è, les tests, anonymisés, feront l’objet d’une « remontée » nationale. Ils devraient servir de base à l’élaboration d’un indice de « valeur ajoutée » pour chaque collège, comme il en existe déjà un pour les lycées : on pourra ainsi mesurer la façon dont chaque établissement fait progresser ses élèves entre le début de la 6è et le brevet." Mais "« Le ministre n’a pas fait preuve de clarté sur les objectifs de ces tests, ce qui alimente la méfiance des acteurs éducatifs », considère l’historien Claude Lelièvre. D’autant qu’en France, l’évaluation demeure « un gros mot », note Éric Charbonnier. Elle éveille « la crainte d’une concurrence entre établissements et la stigmatisation des moins performants d’entre eux, avec une mise en cause de leurs enseignants, voire des sanctions à leur encontre »."

D’ailleurs "Vincent, professeur des écoles, a déjà fait passer les évaluations de CP en français à ses élèves. Si certains exercices n’ont posé aucun problème, d’autres étaient « très difficiles pour des enfants qui n’ont que quelques jours d’école élémentaire dans les jambes »." VousNousIls

Pour le Café Pédagogique, "syndicats et associations professionnelles appellent à la résistance. Ils mettent au pied du mur un ministre qui a des conceptions pédagogiques bien ancrées. Son premier pas en pédagogie va-t-il déraper ?"

Evaluer les élèves, cela peut se faire de manière intéressante. Professeur d’histoire et géographie, Jean-Pierre Costille raconte, à la première personne, comment les outils numériques modifient sa pratique d’enseignant. “Le numérique me permet à la fois d’envisager le groupe classe et le parcours de chaque élève et donc de différencier. Mais au passage, le numérique permet davantage. Par ce système d’évaluation intermédiaire, certains élèves prennent ou retrouvent confiance. Cela participe également d’une relation pédagogique où l’élève perçoit que ces dispositifs sont là pour l’aider à réussir.”

Il est des profs charismatiques, passionnés, que l’on n’oublie pas.

"Sur Lemonde.fr, Campus a invité les internautes à raconter pourquoi et comment un enseignant les a marqués. Témoignages."

Supérieur

Le Snpden et "l’assassinat à petits feux" d’APB

“Qui veut la peau d’APB ? Sans doute beaucoup de monde. En tous cas, Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden, le premier syndicat de personnels de direction, ne croit pas à sa mort naturelle. Le 14 septembre, il explique que les interventions politiques, les coups bas de l’administration et les lobbys du supérieur ont tué un système qui fonctionnait et qui mettait de la morale dans les affectations. Le Snpden souligne aussi les risques qui attendent son remplaçant. A bon entendeur…”

L’instauration de "pré requis" à l’entrée des filières universitaires :une sélection qui ne dit pas son nom par Bruno Magliulo

Remarquons en passant que l’enseignement supérieur en France est "formidable". C’est ce que défend Emmanuel Jeuland dans son blog.

“Les frais d’inscription sont très peu élevés en France et l’université manque de moyen. Une augmentation générale serait inacceptable socialement mais le tarif dégressif en tenant compte du foyer fiscal de l’étudiant serait en mesure d’assurer un peu mieux la justice sociale. Imposer la sélection à l’entrée ou des « prérequis » ne seraient donc pas nécessaires pour accueillir tous les bacheliers.”

Enseigner à l’université, ça s’apprend.

“A partir de la rentrée 2018, les nouveaux maîtres de conférences devront obligatoirement être formés à la pédagogie. Une formation bienvenue face à l’arrivée massive d’étudiants aux profils divers.” Par Séverin Graveleau

Etudier en alternance donne moins de chance de devenir cadre. "Si les diplômés de master en alternance s’insèrent plus vite que les diplômés de la « voie classique », ils ont cependant plus de difficultés à obtenir un poste de cadre."

Pourra-t-on bientôt passer ses examens en pyjama ?

“Après les formations en ligne, les examens en ligne ? L’université de Caen-Normandie tente l’expérience depuis deux ans. Pierre Beust, directeur du centre d’enseignement multimédia universitaire de l’établissement, revient sur ce projet et ses enjeux, en amont de la conférence EducPros du jeudi 19 octobre 2017, dédiée à la transformation digitale.”

Divers

Grand entretien avec le chercheur François Taddei : "Décentraliser l’éducation"

“Midi Libre vous propose d’aller à la rencontre de personnalités françaises reconnues et leur a posé la même question : Le monde a-t-il changé ? Pour le directeur et le fondateur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI) François Taddei, l’école doit être pensée différemment pour faire face aux défis actuels.” Pour les abonnés.

Et si on prenait son temps avant de tout changer ?

“Virginie Lanlo est maire-adjoint déléguée à l’éducation à Meudon, ville moyenne des Hauts-de-Seine et membre de la Commission éducation de l’Association des Maires de France. Elle s’élève contre le détricotage d’une réforme des rythmes qui commençait à porter ses fruits et souhaite qu’un vrai débat ait lieu, sans cette funeste précipitation qui a poussé une commune sur trois à revenir aux « quatre jours ».”

Un édito du rédacteur adjoint de Libération qui s’adresse à ses amis qui contournent la carte scolaire. "Les principes et convictions de gauche explosent quand l’enfant entre en sixième. Contourner la carte scolaire devient la préoccupation de la rentrée.

“Parce que la mixité scolaire, ça va bien à la maternelle et à la primaire. Mais au collège, fini de rigoler, on retrouve ses semblables. Les populations « défavorisées » « tirent la classe vers le bas ». Alors que Juniorette, elle, elle est limite surdouée. La réversibilité de l’argument (et si c’était plutôt Juniorette et ses potes qui allaient tirer la classe vers le haut ?) n’est jamais envisagée : les beaux principes de jeunesse, les idéaux de gauche, de mélange, d’égalité, de société ouverte où les forts épaulent les faibles, éclatent sur le mur de l’amour filial. On se résigne à l’entre-soi en se trouvant des excuses. Les convictions s’arrêtent là où commence Junior.”

Des nouvelles dans l’affaire des tableaux noirs de Gaillac. "Après la décision de la rectrice de suspendre toute sanction administrative, les 6 enseignants du collège poursuivis pour avoir "mis à l’abri" des tableaux noirs veulent que la plainte pour vol soit retirée."

Géraldine Duboz

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Évaluations CP : faisons confiance aux enseignants...

19 Septembre 2017 , Rédigé par SE-Unsa Publié dans #Education, #EvalCP

Évaluations CP : faisons confiance aux enseignants...
Pour le SE-Unsa, les enseignants doivent s’autoriser à faire leur propre choix pédagogique dans l’utilisation de ces évaluations. Il ne doit y avoir aucune pression exercée envers les équipes dans la mise en œuvre de ce dispositif. En effet, aucun texte règlementaire n’impose ce protocole d’évaluations.
 
Comment faire son propre choix ?
 
Juger la pertinence des exercices proposés
Le choix des exercices  ou encore les conditions de passation relèvent de la responsabilité pédagogique des enseignants : vous pouvez sélectionner les exercices qui vous paraissent pertinents et utiliser ainsi tout ou partie du dispositif.
 
Prendre son temps
Le timing prévu pour chaque exercice est sous-estimé. Ne pas hésiter à donner du temps, à reformuler, à donner des exemples, à passer par de la manipulation.
 
Ne pas stresser soi-même pour ne pas stresser les élèves
On a tout le mois de septembre pour faire passer ces évaluations. La présentation de cette évaluation aux élèves doit être dédramatisée au maximum, ne pas hésiter à leur dire qu’ils vont la tester, qu’il y a des choses faciles et d’autres difficiles, qu’on leur demande juste de faire de leur mieux, et que s’ils ne savent pas ou se trompent, c’est normal.

Se faire aider
La quasi totalité de la passation est prévue en collectif mais elle sera difficilement gérable seul en classe entière. Toute aide sera la bienvenue (enseignant de Rased ou PDMQDC “survivant”, remplaçant,...).
 
Faire remonter son avis
Les enseignants de CP sont les mieux placés pour déterminer comment une évaluation de début d’année peut leur être utile pédagogiquement. C’est pourquoi nous proposerons à ceux qui le souhaitent, enseignants de CP mais aussi d’autres niveaux, de nous faire remonter leur avis sur ces évaluations tant sur la forme que sur le fond via un questionnaire en ligne à venir.
 
D’où sortent ces évaluations ? 

Elles ont été faites par la DGESCO en urgence pendant l’été pour répondre à la commande ministérielle… le résultat est bâclé, et n’est pas validé sur le plan scientifique. On est loin de la qualité des anciennes évaluations, même si celles-ci interrogeaient déjà sur leurs objectifs.
Le ministère avoue lui-même qu’il s’agit d’une expérimentation “généralisée”, d’une version bêta en quelque sorte, et qu’il compte sur les retours des enseignants pour améliorer le protocole.
 
À quoi servent-elles ?

Officiellement ces évaluations doivent permettre à chaque enseignant de classe de CP d’avoir une connaissance précise des acquis des élèves. Elles ont vocation à compléter la synthèse établie en fin de GS.
On peut être surpris néanmoins que les objectifs indiqués pour chaque exercice ne le soient pas sous forme de compétences testées ni en accord avec les attendus de fin de cycle 1.
 
Par contre il est certain que les élèves habitués aux exercices sur fiches papier/crayon en grande section seront plus à l’aise. Il est pourtant clairement précisé dans les programmes de maternelle : “Dans tous les cas, les situations inscrites dans un vécu commun sont préférables aux exercices formels proposés sous forme de fiches.
 
Que dire aux parents ?

Il est essentiel de bien présenter aux parents cette évaluation pour ce qu’elle est, c’est-à-dire expérimentale et imparfaite. Elle n’apportera pas ou très peu d’éléments pertinents sur ce que leur enfant sait, elle sera bien sûr complétée par les observations de l’enseignant et ses propres évaluations au fil de la première période. Il nous semble préférable de ne surtout pas transmettre aux parents les résultats de ces évaluations sans les accompagner d’autres éléments plus parlants et pertinents concernant les compétences de leur enfant.
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