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Vivement l'Ecole!

economie

Festival des Idées - Crise : qui doit payer l'addition ? Avec Najat Vallaud-Belkacem (entre autres)

5 Septembre 2020 , Rédigé par Festival des Idées Publié dans #Economie, #Politique

Festival des Idées - Crise : qui doit payer l'addition ? Avec Najat Vallaud-Belkacem (entre autres)

Crise : qui doit payer l'addition ?

Carte blanche de Regards.

Intervenants

Manon Aubry
Gilles Finchelstein
Aurore Lalucq
Aurélie Trouvé
Najat Vallaud-Belkacem
Animateur
Pierre Jacquemain
Ce débat abordera notamment la question de la fiscalité, de la relance par le soutien aux entreprises, aux citoyens, etc.
Date: 5 septembre 14h30 - 16h
Festival des Idées - Crise : qui doit payer l'addition ? Avec Najat Vallaud-Belkacem (entre autres)
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"Nous manquons tellement d'audace"...

27 Décembre 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Economie

"Nous manquons tellement d'audace"...

Les anomalies de notre système politico-économique doivent mener à la révolution. Pas pour couper les têtes, mais pour changer radicalement de modèle.

Tribune. Les résistances et contestations sont nombreuses. Elles fleurissent partout. Mais, pour l’essentiel, elles visent à tempérer des réformes, à infléchir des dérives, à corriger des erreurs. C’est heureux. Mais n’est-il pas temps de demander beaucoup plus ? Ou plutôt : d’exiger tout autre ?

Le philosophe Thomas Kuhn décrivait l’avancée des sciences comme une succession de périodes «normales», suivies par l’amoncellement d’anomalies conduisant aux révolutions qui mènent à des changements de paradigmes. Il semble difficile de ne pas considérer aujourd’hui que notre modèle politico-économique, loin du fonctionnement «normal», est grevé de tant d’anomalies que tout plaide pour un changement radical de paradigme.

Ces anomalies ne sont pas marginales, mais existentielles. La vie sur Terre est en train de s’effondrer, et tous les chiffres sont affolants. La catastrophe dépasse largement le problème du réchauffement climatique : elle exige une révolution de notre rapport à l’espace, à la nature, à l’altérité. D’indécentes, les inégalités sociales sont devenues obscènes. Elles engendrent même une baisse de l’espérance de vie dans plusieurs des pays les plus riches. L’Occident moderne n’est plus que prédateur, il est maintenant suicidaire.

Pourtant, un peu partout, les pouvoirs politiques se raidissent, optent pour des mesures gravement liberticides, musellent les lanceurs d’alerte, décuplent les pouvoirs de la police et des autorités de surveillance, durcissent la répression, développent une dialectique du mensonge qui ne se dissimule même plus, nient l’intérêt commun au profit de celui de quelques-uns, affichent un cynisme qui confine à la provocation, humilient les minorités, précarisent les populations, encouragent les forces mortifères et répriment les résistances salvatrices.

Mais pourquoi faudrait-il se contenter de résister ? A quoi bon sauver quelques meubles quand tout le territoire est en feu ? N’est-il pas précisément temps d’envisager la révolution ? Certainement pas, évidemment, pour couper les têtes ou prendre revanche : de brutalités, nous fûmes abreuvés à la nausée. Il s’agit tout simplement de devenir enfin un peu sérieux et raisonnable - donc révolutionnaire - dans un monde qui nie la vie elle-même, en elle-même, dans un monde qui commet le pire : un crime contre l’avenir.

On peut - on doit - se battre sur «l’âge pivot» pour éviter que la réforme des retraites ne soit trop dévastatrice. Certes. Mais puisqu’il est question d’un régime «universel», ne serait-ce pas le moment de considérer ces mots avec sérieux ? Poser une question simple et de bon sens : une femme de ménage ayant, durant toute sa vie, mené un travail éreintant et sous-payé ne mérite-t-elle pas, au moins, la même retraite qu’un directeur de grande entreprise ayant déjà largement profité des douceurs de l’opulence et jouissant sans doute des économies suffisantes pour ne jamais y renoncer ? Le mot «universel» prendrait ici son sens ! La retraite doit-elle refléter les immenses disparités de la vie professionnelle qui la précède, et donc entériner - voire renforcer - les inégalités sociales ?

La pollution tue 800 000 personnes par an en Europe. L’Australie brûle, dévastée par une insoutenable canicule. Les animaux meurent partout. Les pays pauvres sont, matériellement et symboliquement, pillés avec une indolence qu’on pourrait presque dire sans précédent. Et le monde occidental découvre la vacuité d’un large pan de son axiologie, incapable de comprendre les enjeux sociaux, écologiques, décoloniaux, féministes, religieux, animalistes… C’est le moment ou jamais.

Trois choix s’offrent à nous. Premièrement, nous pouvons continuer sur notre lancée et précipiter le pire. Emporter le monde entier dans le suicide sale de la dernière éjaculation meurtrière d’une minorité d’humains décidant du sort de tous. Deuxièmement, il est envisageable de ralentir un peu le processus : alterner, en quelque sorte, chimio et radiothérapies pour tempérer la prolifération tumorale. Troisièmement, il pourrait être tentant de devenir sérieux. C’est-à-dire d’oser tout mettre sur la table : interroger nos valeurs et comprendre comment nous avons pu en arriver à trouver que préférer la vie à l’argent est une position «radicalisée».

Changer profondément notre système financier - et ce n’est qu’une partie de la solution - semble impossible. Il y a, dit-on, des «réalités économiques». Peut-être. Mais, il y a aussi des réalités physiques, climatiques, biologiques, médicales… Et, qu’on le veuille ou non, elles ne sont pas contractuelles : on ne peut pas les renverser par une simple décision. Elles relèvent d’un niveau de réalité plus «profond», moins arbitraire, et témoignent toutes d’un monde à l’agonie.

Pourquoi le système économique - celui-là même qui confère autant de richesse à une poignée d’humains qu’à la moitié de la population mondiale - nous apparaît-il comme intouchable alors même qu’il est une pure convention, absolument contingente et réfutable par simple décision ? Les dégâts irréversibles qu’il engendre relèvent hélas, quant à eux, de réalités non conventionnelles. Les incendies immenses et les espèces disparues ne peuvent être défaits par décision collégiale. Il est temps enfin d’être sérieux et posé, rationnel et raisonnable. Donc radical dans la recherche d’un ailleurs. Il est temps de voir que les anomalies innombrables appellent une révolution. Une révolution contre la mort, contre la bêtise, contre la suffisance. Une révolution bienveillante, aimante et prégnante. Il est temps de vouloir plus que quelques thérapies ciblées : il est temps de guérir.

Aurélien Barrau professeur à l’université Grenoble-Alpes, astrophysicien au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie

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A lire... Extensions du domaine du don - Alain Caillé

19 Octobre 2019 , Rédigé par Actes sud Publié dans #Economie, #Sociologie

A lire... Extensions du domaine du don - Alain Caillé

"Extensions du domaine du don" rassemble et synthétise la plupart des fils patiemment tissés par Alain Caillé et ses amis du Mouvement anti-utilitariste en science sociale (MAUSS) depuis près de quarante ans. Longtemps le MAUSS s’est limité à critiquer la montée en puissance de l’économisme et à lui opposer les leçons qu’il est possible de tirer d’un paradigme puissant — celui du don —, issu d’un ouvrage méconnu du grand public qui a nourri la réflexion de nombreux intellectuels et chercheurs, l’*Essai sur le don* de l’anthropologue Marcel Mauss (1925).=

Œuvre extraordinairement pertinente qui montre que l’homme n’a pas toujours été “un animal économique doublé d’une machine à calculer” : les sociétés premières ne s’organisaient pas selon les principes du marché, mais selon la “triple obligation de donner, recevoir et rendre”. Ce paradigme n’a rien à voir avec ce qu’on entend le plus souvent par “don” — geste désintéressé, proche de la charité ou du sacrifice.

“Le don, explique Alain Caillé, est un acte chargé d’ambivalence, désintéressé en un sens, mais tout autant intéressé, à la fois libre et obligé.”

Cette triple obligation régit en réalité l’essentiel de nos rapports aux autres. Et il faut dès à présent l’universaliser pour jeter les bases d’une véritable philosophie politique alternative, qui permettra de dépasser le néolibéralisme et la vision économiciste des sujets humains. "Extensions du domaine du don" montre à quel point il est éclairant d’étendre l’approche par le don à tous les secteurs de la vie sociale : le jeu, le rapport à la nature, les relations internationales, le sport, l’art, la consommation, les psychothérapies, la religion, la question du pouvoir, etc.

 

✪ Également disponible en livre numérique.

[https://www.actes-sud.fr/…/lit…/extensions-du-domaine-du-don]

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Esther Duflo : "Repenser la pauvreté" - Vidéo/France Culture

16 Octobre 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Economie, #Pauvreté

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A Lire... La fascination de l'ogre - Ou comment desserrer l'étau de la finance, par Laurence Scialom/Fayard

6 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #economie

A Lire... La fascination de l'ogre - Ou comment desserrer l'étau de la finance,  par Laurence Scialom/Fayard
Pour démystifier la finance et rendre le citoyen capable d’intervenir dans ce domaine, Laurence Scialom explique avec limpidité pourquoi nos dirigeants sont fascinés par cet «  ogre  » que représente le monde de la finance... et comment les sortir de cet état.
 
La finance fonctionne aujourd’hui en vase clos, au service avant tout de ses propres intérêts. Or les banques sont censées répondre aux besoins des sociétés.
 
De financer des projets et de gérer les risques : comment a-t-on pu oublier ainsi l’essentiel ? Pourquoi les États servent-ils aussi docilement les intérêts du secteur financier ? Pareilles questions échappent au débat démocratique car le jargon qui règne dans ces milieux les rend inintelligibles aux citoyens.
 
L’essai de Laurence Scialom ambitionne de démystifier la finance et de permettre une réflexion autonome de chacun sur ces interrogations. Il renforce les capacités d’autodéfense de nos économies face à une finance souvent devenue prédatrice : cessons de nourrir l’ogre ! En appliquant les réformes esquissées dans cet ouvrage, nous parviendrions à considérer la finance avec lucidité et à la remettre à sa juste place.

Laurence Scialom est professeure à l’Université Paris Nanterre. Elle est membre du conseil scientifique de l’Autorité de contrôle  prudentiel et de résolution (ACPR) et de la commission consultative épargnants de l’Autorité des marchés financiers (AMF), responsable du pôle régulation financière du think tank Terra Nova et membre qualifiée de l’ONG Finance Watch.

Extrait

Une société capturée par la finance

Une finance peu ou mal régulée est nécessairement instable et produit des crises à répétition. En témoignent les crises financières et bancaires récurrentes depuis la fin des années 1980, c’est-à-dire précisément depuis la généralisation de la déréglementation et de la libéralisation financière dans les pays développés. Sans souci d’exhaustivité, en voici un petit florilège : crise des savings and loans aux États-Unis à la fin des années 1980, crises bancaires scandinaves du début des années 1990, crise mexicaine et krach obligataire en 1994, crise asiatique en 1997, crise russe en 1998, faillite du hedge fund LTCM dans la foulée, crise des valorisations d’actifs en 2002 à la suite des scandales Enron, Worldcom et autres firmes adeptes de la « comptabilité créative ». Enfin, la grande crise financière de 2007-2008, qui fut une sorte d’apothéose dans cette chronique de crises. Par sa gravité et son étendue géographique, par ses effets dévastateurs sur les finances publiques, par son impact négatif sur la croissance et le chômage, cette crise financière hors norme atteste la nécessité d’une finance plus et mieux régulée. Plus de dix ans après, la finance reste une menace peut-être encore plus grave qu’elle ne l’était dans les années 2000, car les États n’ont plus les moyens de soutenir massivement les banques et autres intermédiaires financiers comme ils l’ont fait à l’automne 2008.

La finance ou Dr Jekyll et Mr Hyde

Pour autant, ne nous trompons pas de combat. La finance n’est pas un mal en soi. Au contraire, les banques et la finance sont vitales pour le bon fonctionnement de l’économie, pour sa prospérité et son dynamisme. Elles permettent de s’endetter et de ne pas être contraint à tout moment par ce que l’on gagne, de financer les études de nos enfants ou une nouvelle voiture. C’est aussi grâce aux institutions de la finance que l’on peut mettre de l’argent de côté dans les périodes où l’on dépense moins que ce que l’on gagne et le faire fructifier. La finance nous permet donc, à l’échelle personnelle, de différer nos consommations pour nous assurer que notre pouvoir d’achat ne sera pas trop écorné au moment de la retraite. Elle permet également aux entreprises de financer un investissement sur la base des anticipations de rentabilité de celui-ci, et non pas uniquement sur la base de l’autofinancement. En d’autres termes, pour se projeter dans l’avenir, pour desserrer la contrainte de financement à chaque période, la finance est indispensable. C’est le carburant d’une économie en mouvement, elle fait le lien entre le présent et le devenir de nos sociétés. La finance ainsi entendue crée du lien social et de la confiance. Pour emprunter, il faut que quelqu’un accepte de prêter, ce qui fondamentalement signifie avoir confiance dans le fait d’être remboursé. Mais tout cela n’est pas sans risque. Les aléas de la vie des individus, des firmes et des sociétés peuvent faire que certaines dettes ne seront pas remboursées. Dettes des uns, créances des autres, enchevêtrement des trajectoires individuelles, c’est précisément ce qui fait une société, et la finance y a toute sa place.

Créanciers et débiteurs n’ont pas les mêmes préférences quant à leur rapport au temps et au risque. Les premiers souhaitent le plus souvent que leur investissement financier soit réversible afin de pouvoir rapidement récupérer de la liquidité en cas de besoin. Les emprunteurs, quant à eux, ont au contraire souvent besoin que les fonds leur soient prêtés sur des périodes longues. Pour dire les choses simplement, ceux qui peuvent prêter – les épargnants – préfèrent en général le faire sur de courtes périodes sans prendre trop de risque, alors que les emprunteurs préfèrent souvent emprunter à moyen ou long terme. La finance, quand elle fonctionne bien, ajuste et réconcilie ces préférences qui semblent irréconciliables.

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La face cachée des startups... Bienvenue dans le "monde neuf"... (Vidéos)

28 Décembre 2017 , Rédigé par Youtube Publié dans #Politique, #Economie

Mathilde Ramadier, auteur de "Bienvenue dans le nouveau monde - Comment j'ai survécu à la coolitude des startups"(Premier Parallèle), dénonce, à travers ses expériences professionnelles, l'enfer des start-up. Sous une apparence de "cool attitude", les start-up prônent en réalité une concurrence impitoyable entre leurs jeunes employés jetables et sous-payés...Ecorama du 13 juin 2017 présenté par David Jacquot, sur boursorama.com.

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Les enfants et l'esprit d'entreprenariat : elle n'est pas belle la start up nation?...

29 Novembre 2017 , Rédigé par Europe1 Publié dans #Education, #Economie, #Societe

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A Lire... "Introduction inquiète à la Macron-Economie"... + Vidéo

30 Décembre 2016 , Rédigé par Challenges Publié dans #Politique, #Economie

Introduction inquiète à la Macron-économie

Novateur Macron? Certainement pas! Pour Thomas Porcher et Fréderic Farah, auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, il n'est que l'avatar d'une idéologie vieillotte, régressive et binaire. 

Ne vous laissez pas séduire par son jeune âge, sa gueule de jeune premier et son story-telling de "réformateur au franc-parler". Derrière l’image de l’homme politique "innovateur et audacieux" qu’Emmanuel Macron façonne minutieusement, se cacherait en réalité un homme politique aux idées régressives, vieillottes et binaires. Voici la thèse pour le moins à contre-courant des deux économistes plutôt classés à gauche, Thomas Porcher* et Fréderic Farah*. Ils sont les auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, un ouvrage critique de la rhétorique d’Emmanuel Macron, qui sera publié le 6 octobre aux éditions des Petits matins.  

Leur méthode? Décrypter en 13 chapitres, 13 formules qui ont contribué à rendre célèbre l’ancien locataire de Bercy, afin de les confronter à leur vision de l’économie, radicalement différente de celle d'Emmanuelle Macron. "On voulait montrer que derrière les phrases chocs qui paraissent de bon sens, ses raisonnements économiques n’ont rien de nouveau. Ils sont mis en place depuis pratiquement une trentaine d’années et ne donnent aucuns résultats", explique Thomas Porcher, membre des économistes atterrés.

L’analyse se fonde sur une méthode simple: la confrontation des idées de Macron à l’épreuve des décisions économiques prises depuis 1945 et les résultats qu’elles auraient démontré en France et dans le monde. "C'est important de le faire car la mémoire concernant les effets des politiques appliquées semble de plus en plus courte", ajoute Thomas Porcher.

C'est dans les vieux pots qu'on fait les pires soupes

"L’Etat doit continuer à donner plus de souplesse au marché du travail", assène l’ex-ministre de l’Economie ? "Une analyse de ces trente dernières années montre au contraire que 17 réformes visant à flexibiliser le marché du travail français ont été mises en place entre 2000 et 2013, sans que le chômage ne recule", rétorquent les deux auteurs. Ils rappellent au passage qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur la corrélation entre flexibilité du marché de l’emploi et niveau de chômage.

"Si j’étais chômeur je n’attendrais pas tout de l’autre", est une autre petite phrase qui exaspère les deux auteurs. "Si l’on suit le raisonnement de l’ex-ministre de l’Economie, il y aurait donc d’un côté des ‘travailleurs courageux’ acceptant un salaire faible pour travailler coûte que coûte, et de l’autre des ‘fainéants’, qui, au même salaire, préfèrent le loisir. Or à l’épreuve des faits, cette représentation du chômeur paresseux ne tient pas sauf à penser qu’il y a des périodes d’épidémie de paresse, notamment au moment des crises de 1929 et 2008", relève non sans ironie Frédéric Farah et Thomas Porcher.

Une des critiques les plus virulentes des économistes, se porte également sur ce qu’ils pensent être une opération menée par Emmanuel Macron pour décrédibiliser toute forme d'alternative à gauche. Des déclarations comme "toute autre politique est un mirage" ou "le FN est un Syriza  à la française" montrent selon eux, que l’ex ministre a une vision binaire du monde: "ouverture vs repli", "pro-européen vs eurosceptique", "nucléaire contre le retour à la bougie". "Ce schéma qui interdit la réflexion est clairement un danger pour la démocratie », s’inquiètent-ils.

(...)

Héloïse de Neuville

Suite et fin ci-dessous

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