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Vivement l'Ecole!

droit des femmes

"La pauvreté est sexiste" - Najat Vallaud-Belkacem (Vidéo)

1 Août 2022 , Rédigé par 50/50 Magazine Publié dans #Droit des femmes, #Feminisme, #femme

Najat Vallaud-Belkacem fut ministre des Droits des Femmes de 2012 à 2014. Aujourd’hui elle est directrice pour la France de l’ONG ONE, une ONG co-fondée par le chanteur Bono, qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables. Pour Najat Vallaud-Belkacem, la pauvreté touche majoritairement les femmes de tous les continents, la pauvreté est sexiste !

L’ancienne ministre donne quelques exemples de la précarité des femmes. Ainsi, elles ne possèdent que 3% des terres agricoles alors qu’elles sont très nombreuses à travailler la terre. De plus, la crise du COVID a fortement impacté le travail des femmes, par exemple aux Etats-Unis ce sont essentiellement elles qui se sont retirées du marché du travail.

Les politiques publiques doivent agir afin que les inégalités entre les femmes et les hommes ne se perpétuent pas.

Le Forum Génération Égalité qui s’est déroulé Paris du 30 juin au 2 juillet 2021 a lancé des actions concrètes visant à réaliser des progrès d’égalité entre les femmes et les hommes.  Najat Vallaud-Belkacem regrette la faible couverture médiatique de ce projet ambitieux qui a mené à la création d’un fond de 40 milliards de dollars pour les pays en développement sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes.

« Pour One, si une solution existe à un problème, il n’est pas possible de ne rien faire. C’est pourquoi, sans être une ONG de terrain, nous agissons par le plaidoyer auprès des Etats les plus riches pour qu’ils décident de politiques publiques d’aide au développement. Nous avons ainsi créé un Fond global de lutte contre les maladies évitables qui rapporte aujourd’hui, tous les trois ans, 15 milliards de dollars, c’est énorme ! Nous l’avons ensuite complété par le Fond mondial pour l’éducation, et les considérons comme nos deux réussites. Notre action est donc d’informer et de faire ensuite pression pour que les pays riches se sentent concernés et agissent contre la pauvreté. Mais ça ne suffisait pas. Il a fallu y ajouter la lutte contre la corruption ou l’évasion fiscale qui sont les dysfonctionnements favorisant la pauvreté. N’oublions pas que celle-ci n’est pas une fatalité, on peut y remédier !

Enfin, nous défendons la nécessité de toujours prendre en compte les filles et les femmes dans les projets qui sont soutenus : quelle répercussion ceux-ci auront-ils sur la vie des femmes au quotidien ? Il faut qu’ils leur apportent à la fois l’autonomie financière, l’aide à l’entreprenariat, mais aussi l’accès à la santé sexuelle et reproductive. C’est ce qu’une diplomatie féministe devrait soutenir, et non seulement au travers d’une influence culturelle, telle qu’elle est trop souvent conçue aujourd’hui… »

Propos recueillis par Caroline Flepp 50-50 Magazine

Vidéo Rafaël Flepp 50-50 Magazine

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Violences sexuelles à CentraleSupélec: «Arrêtons de crier qu’il faut libérer la parole si nous ne sommes pas capables de la recevoir»

24 Juin 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Droit des femmes

Loi de 2018 contre les violences sexuelles : quel bilan ? | vie-publique.fr

Depuis la publication, en octobre, d’un rapport faisant état d’une centaine d’agressions sexuelles et de viols à l’école d’ingénieurs, la direction a pris des mesures de prévention mais ne semble pas en capacité de régler les signalements en interne.

Elodie (1) n’oublie rien, elle se refait le film dans sa tête. Cette soirée avant les vacances de Noël, avec un camarade «un peu solitaire». Elle ne le connaît pas plus que cela, il a l’air «sympa». Ils se retrouvent dans l’espace commun de sa résidence sur le campus de CentraleSupélec, à Gif-sur-Yvette (Essonne). Les étudiants ne sont pas nombreux, la plupart sont rentrés chez eux pour les fêtes. C’est la première fois qu’ils discutent vraiment tous les deux. Il se sert une bière, elle un soft. Elodie évoque des échanges «intéressants», qui tournent notamment autour des violences sexuelles. Des échanges «sans jamais aucun rapport de séduction». Puis une absence, des sensations de vertige comme cela lui arrive régulièrement, dit-elle. Pour autant, elle ne le soupçonne pas de l’avoir droguée. «Je me sens mal, je le lui dis et il vient me réconforter. La posture change un peu. Quelques instants plus tard, je me rends compte que l’on est en train de coucher ensemble, mais je suis incapable de me souvenir ce qu’il s’est passé entre les deux moments.»

Suivent des minutes interminables. Elle refuse mais «il insiste, physiquement». «Il commence à m’étrangler. Je le repousse avec le bras. Mais je vois que plus je le repousse, plus il kiffe.» Elodie prétexte une réunion. «Encore deux minutes», décide-t-il. L’étudiante lance un minuteur sur son téléphone et ne bouge plus. Lui se plaint de ne pas avoir le temps de «terminer». Elle prévient qu’elle appellera quelqu’un s’il ne part pas alors il s’exécute. Il l’embrasse même avant de partir. «Comme s’il était mignon», ironise-t-elle, amère. Plus tard, il lui envoie un texto : «C’est bon, j’ai fini en me branlant.» Encore une heure après : «Tu diras pas que tu voulais pas, on est d’accord ?»

Aujourd’hui, Elodie pose des mots précis sur ce qu’il s’est passé : «C’est un viol.» D’après son témoignage, les faits rapportés sont juridiquement qualifiables de «viol» et d’«agression sexuelle». «Je connaissais le sujet, je pensais que je serais capable de dire non…» C’est la première fois qu’Elodie raconte cet épisode. Si elle le fait auprès de Libération, c’est parce qu’elle dit s’être rendue compte que «sans détails, les gens ne comprennent pas qu’il ne s’agit pas que de chiffres». Elle n’a pas porté plainte, ni signalé les faits auprès de son administration : «Je ne suis pas à l’aise avec la gendarmerie et je me méfie de la direction de l’école. Une autre étudiante a déjà fait un signalement et cela s’est mal passé.»

«Quelle tenue portiez-vous ?»

Depuis le mois d’octobre, le sujet des violences sexistes et sexuelles (VSS) est brûlant sur le campus après la publication d’une enquête interne menée à l’école d’ingénieurs, qui avait révélé une centaine de cas d’agressions sexuelles et de viols, pour la seule année universitaire 2020-2021. «On était choqué», assure Antoine, élu étudiant auprès du conseil d’administration de l’université Paris-Saclay et étudiant en deuxième année. Pour autant, toutes les personnes interrogées par Libération tiennent le même discours : «Nous savions que cela existait, comme partout, et surtout sur un campus refermé sur lui-même avec 4 000 étudiants dont une très large majorité d’hommes.» «C’est une ambiance qui existe dans beaucoup d’écoles d’ingénieurs», estime Antoine.

Après le choc, s’est rapidement posée la question des signalements auprès de la cellule contre les violences et le harcèlement de l’école, créée avant la publication du rapport. Interrogé par le Monde en octobre, Romain Soubeyran, le directeur de l’établissement, expliquait n’avoir reçu «aucun signalement de violences sexistes ou sexuelles au cours de l’année». Par la suite, plusieurs associations ont encouragé les éventuelles victimes à parler. Ainsi, selon plusieurs sources, au moins deux signalements visant un même étudiant, un pour viol et un pour agression sexuelle, auraient été soumis à la direction de CentraleSupélec. Une plainte pour viol aurait également été déposée. «Il y a, a priori, une commission de discipline en cours, explique une source. Et de ce que j’ai compris, il devrait y avoir des sanctions.» Contactée, la direction de l’école indique ne pas souhaiter «communiquer sur ce sujet dans le but de préserver la dignité des personnes». Elle précise néanmoins que l’école peut «diligenter une enquête interne pour donner suite à un signalement», «prendre des mesures conservatoires qui permettent de protéger la victime» et enfin «saisir le conseil de discipline qui doit décider de sanctionner s’il estime que l’école a subi un préjudice».

Problème : plusieurs sources indiquent qu’il y aurait eu des «soucis» dans la gestion de ce signalement. «La victime avait préparé un texte dans lequel elle expliquait exactement tout ce qu’il s’était passé, avec des détails dans le déroulé de ce qu’elle avait subi. Mais personne ne l’avait prévenu que tout ça serait relu devant toute la commission [quatre professeurs et quatre étudiants, ndlr]», soupire un étudiant. D’autres évoquent des remarques déplacées de la part d’une encadrante présente dans la commission de discipline. Cette personne, une professeure, décrite comme «pas du tout à l’aise avec le sujet» aurait eu un comportement «catastrophique» face à la victime. «Elle a dit tout ce qu’il ne fallait pas dire», résume une source interne à l’école. «Pourquoi vous l’avez laissé entrer chez vous ?» «Pourquoi ne pas avoir appelé à l’aide ?» «Quelle tenue portiez-vous ?» En commission, la même personne aurait estimé «qu’il ne faut pas aller en soirée aussi tard si c’est pour se plaindre ensuite» et que «sa fille aurait passé un sale quart d’heure si elle se comportait» comme la victime. Des blagues auraient également été faites entre différents membres sur le sujet des violences sexuelles. «C’est totalement inapproprié. Pour moi, cette commission n’est pas apte à gérer des dossiers de violences sexuelles», rage une étudiante.

«Manque de courage» et «frilosité»

Avec le temps, l’expérience négative de cette victime, qui n’a pas souhaité répondre à Libération, est arrivée aux oreilles d’autres étudiants du campus. Tout comme la lourdeur des démarches. Des retours qui font peur aux victimes qui auraient envie ou besoin de témoigner, comme Elodie. «Ça ne me donne pas envie de porter plainte ou de signaler à l’école, assure-t-elle. Et puis, j’ai quoi comme preuve ?» «Cela me paraît inadmissible que l’administration ne soit pas capable de traiter ce genre de cas de façon humaine et de qualité, se plaint Etienne (1). Ces gens ne sont pas formés à traiter les violences sexistes et sexuelles, qui sont des choses graves, qui ont un réel impact psychologique sur la personne.» Même s’il concède que l’école a semblé «motivée pour faire bouger les choses» après la publication du rapport en octobre, il dénonce un «manque de courage» et une certaine «frilosité». «J’espère qu’il ne s’agit pas de mauvaise volonté de la part de l’administration.» Elodie, elle, va plus loin : «Arrêtons de crier qu’il faut libérer la parole si nous ne sommes pas capables de la recevoir !» Interrogée à ce sujet, la direction de CentraleSupélec n’a pas répondu. Elle ajoute néanmoins que «la formation aux VSS fait partie intégrante du plan d’actions 2021-2023 pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes de CentraleSupélec».

Neuf mois plus tôt, après la publication du rapport, l’administration de CentraleSupélec avait pris des mesures. Dans les médias, Romain Soubeyran, avait rapidement affirmé avoir remis l’étude à la procureure d’Evry. Si, au moment où nous écrivons ces lignes, le parquet d’Evry n’a pas souhaité répondre à nos questions, la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) confirme auprès de Libération qu’à la «suite de la parution des résultats d’un sondage sur les violences sexuelles et sexistes mi-septembre 2021, le directeur de CentraleSupélec a informé le parquet de l’Essonne. Ce dernier a saisi la gendarmerie pour enquêter sur le sondage, ainsi que sur toutes plaintes pouvant résulter d’un signalement en rapport». Par la suite, informe la DGGN, une permanence journalière a été mise en place par les gendarmes de la compagnie de Palaiseau du 12 octobre au 17 décembre 2021. Principalement présents pour faire de la prévention – un flyer avec une adresse mail et un numéro de téléphone dédiés aux violences sexistes et sexuelles a notamment été distribué –, les militaires étaient aussi là pour prendre d’éventuelles plaintes.

Méfiance vis-à-vis de la presse

Par ailleurs, d’autres initiatives ont vu le jour. La direction de l’école signale qu’elle a passé un partenariat avec l’association «France Victimes» afin de «diversifier les procédures d’alerte en proposant une écoute extérieure à l’environnement de CentraleSupélec». Des «staffeurs» (personnes formées pour repérer des situations problématiques, aider et orienter les victimes), ont été mis en place lors des soirées organisées par l’école. «La plupart des projets viennent quand même des associations, qui les proposent à l’administration puis les mettent en place de A à Z, précise Etienne, étudiant en deuxième année et ancien membre de l’association Çapèse. L’administration se permet souvent de s’approprier le mérite.» De son côté, Aurélie Metzelard, présidente de l’association féministe, collectif à l’origine du questionnaire, préfère souligner que l’association est «libre de travailler comme [elle] le souhaite» et que «l’appui de l’école [leur] donne aussi une légitimité en plus pour les élèves».

La présidente assure toujours recevoir des témoignages anonymes, notamment sur Instagram. «Ce sont des personnes qui demandent de l’aide, qui veulent savoir qui contacter.» Des témoignages que continue aussi de recevoir Ibtissam Hamich, ancienne présidente de l’association. «Beaucoup moins qu’il y a quelques mois, précise-t-elle. Mais nous ne sommes pas une aide professionnelle. Je n’encourage pas forcément les gens à venir me parler d’ailleurs. J’encourage simplement les personnes qui ont besoin de parler et qui ne savent pas à qui, à venir. Mais je ne peux rien faire d’autre pour elles que de donner des ressources : des contacts de psychologues, d’avocats, de juristes, etc.»

Aujourd’hui, tous les étudiants contactés insistent aussi sur la «prise de conscience collective» qui semble avoir eu lieu. D’autres regrettent le déficit d’image que la médiatisation de ce rapport a engendré à l’encontre de l’école. «Simplement parce que j’étudie à CentraleSupélec, je me suis fait traiter de violeur lors d’une compétition sportive», raconte Antoine. Des associations étudiantes ont perdu des partenariats avec des marques après la publication des résultats du questionnaire. C’est pour cette raison que les centraliens seraient aujourd’hui très méfiants, notamment vis-à-vis de la presse. «Je sais que des étudiantes et des étudiants ont peur de ne pas être employables en sortant de l’école à cause de cette image.» «Il ne faudrait pas non plus que des femmes hésitent à venir à Centrale à cause de cette image et que l’on se retrouve avec encore plus d’hommes qui alimentent cette ambiance de boys club, craint Antoine. Mais nous sommes assez fiers d’avoir pu sortir une telle enquête et de ne pas avoir étouffé ces affaires de violences sexuelles en fermant les yeux.»

Ludovic Séré

(1) Les prénoms ont été changés.

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Droits des femmes... Le sujet a été pris, dans un passé récent, bien plus qu'à bras-le-corps...

27 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Droit des femmes

Droits des femmes... Le sujet a été pris, dans un passé récent, bien plus qu'à bras-le-corps...

En réponse à cette déclaration du Ministre de l'Education Nationale sur France Inter ce 27/11:

"C'est la première fois qu'une S.E aux droits des femmes et un ministre prennent le sujet à bras le corps."

je pense utile de rappeler aux oublieux quelques souvenirs récents:

etc... etc... etc...

Il m'est impossible évidemment de tout indiquer ici tant il y eut de problèmes traîtés et résolus.

Rappelons aussi cette loi du 4 août en cliquant ci-dessous

A part ça, il n'y eut rien de fait? Rien de "pris à bras le corps?

Allons!...

Christophe Chartreux

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