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Vivement l'Ecole!

divers

Chers amis...

11 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

Cette journée étant chargée, le blog reprendra la route demain matin..

Je vous souhaite un agréable pont de l'Ascension.

Amitiés.

CC

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Ma rue... Par Christophe Chartreux...

3 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Je suis un fils de la rue. Pas n’importe quelle rue. Pas n’importe quel fils. Fils unique. Rue unique…

À El Jadida, la ville de mon enfance ensoleillée et pluvieuse parfois – car il pleut au bord de l’Atlantique – j’ai vécu dans une rue. La rue Guynemer. Perpendiculaire à deux autres qui descendaient vers la ville ou montaient vers le plateau. Là se trouvait mon école, l’école Charcot. Guynemer, Charcot furent mes premiers héros. Enfant, je cherchais fébrilement qui ils avaient pu être…

Ma rue séparait la maison d’un champ cultivé par un homme dont je n’ai hélas jamais su le nom. Lui aussi était un héros. Combien de fois l’ai-je vu, souvent aidé d’une petite fille brune, rieuse, malicieuse, appuyer de toutes ses maigres forces sur un vieux soc rouillé, peinant à creuser un sillon profond. Le bœuf ou l’âne qui tirait son outil souffrait sous l’effort et les attaques incessantes des mouches. Entre eux et moi il y avait une rue. Il y avait des siècles.

Cette petite fille me faisait des signes de la main. Je les lui rendais. Jamais pourtant nous n’avons échangé un seul mot. Ils étaient inutiles. Ces instants furtifs de complicité partagée sous un ciel vidé de nuages, ensoleillé par son sourire, je les attendais avec gourmandise. La tendresse de son regard bouleversait ma naïveté.

Ma rue descendait en pente très douce vers le parc de la ville. Mon père et quelques-uns de ses amis y jouaient au tennis. Je l’accompagnais. J’aimais voir mon père heureux. Le soir, quand le dernier troupeau de nuages ocres disparaissait brusquement pour laisser place à des milliards d’étoiles, pendant les quelques minutes faisant osciller, trembler, hésiter le monde entre le clair et l’obscur, un couple de paons poussait des cris saluant la fin du jour. Eux aussi je les attendais, assis sur le devant de la maison, à même le sol. Naître en Algérie ou au Maroc, c’est passer un pacte avec la lumière et la poussière. C’est épouser une nature aride. C’est ne jamais se lasser des brûlures du soleil, des pluies de février, des rouleaux Atlantique, de la beauté de cette petite fille qui gardait l’âne de son père… Sous un ciel dévoré de chaleur et d’étoiles.

Ma rue menait à l’école. L’école Charcot. Mon école. Celle de la raison et des savoirs quand la rue fut celle de la vie… Blanche derrière son large portail qui, une fois ouvert le matin, laissait se déverser un flot d’enfants venus de partout. Nous étions marocains, français, espagnols, italiens, libanais, grecs. Le monde jouait dans la cour avec pour surveillants l’innocence et la certitude d’être heureux. Nos seules disputes se déroulaient autour d’une partie de billes. La journée finie, nous nous précipitions vers le vendeur de pois chiches, de « pépites » et de bonbons. Ils attendaient devant le portail, de l’autre côté de la rue… Une autre rue…

Ma rue, c’était celle des copines et des copains. Puis des flirts. La tendresse et la douceur des bouleversements du cœur. L’enfance s’évanouit dans les premiers baisers à l’abri des regards des parents. Jouer à cache-cache permettait toutes les audaces, celles d’oser aller vers les corps assouplis de petites filles devenant femmes. Impressionné par leur assurance, leur franchise, la douceur humide de leur peau gorgée de lumières. Sous leur robe légère, je devinais l’intelligence des courbes… La beauté ! Ce pays recèle des trésors pour qui sait les voir, les regarder, les respecter. La sensualité explose à chaque coin de rue, autant que la misère.

La petite fille de ma rue, dans son champ, avec son père, était magnifiquement belle.

Jamais je n’oublierai la profondeur de son regard, l’éclat de son sourire, la douceur de ses gestes, la fluidité de son pas lorsqu’elle courait, imprimant dans ma mémoire les traces d’une pauvreté lumineuse…

Lorsqu’elle courait… Pieds nus… Je l’ai aimée… Je l’aime encore…

Christophe Chartreux

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Chers amis...

2 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

      En raison d'une journée très occupée, le blog reprendra le cours de sa vie demain matin.

      Prenez soin de vous!

CC

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Chers amis...

22 Février 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

pour des raisons d'organisation personnelle ce mardi, le blog reprendra sa route mercredi.

A très vite!

Christophe

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Bonnes vacances... Pour celles et ceux qui en prennent....

21 Décembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

pendant ces 15 jours de vacances scolaires, le blog va vivre au ralenti.

Passez d'agréables fêtes de Noël et du jour de l'an.

Prenez soin de vous et des autres...

A très vite!

Christophe

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Chers amis...

30 Octobre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

les congés de Toussaint prenant fin, demain sera consacré à la conduite d'une voiture me ramenant vers la Normandie, vers le vent et les goélands... 

Un retour...

A très vite... 

CC

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Chers amis...

17 Octobre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis...

En route vers le Béarn...

Le blog sommeillera aujourd'hui et demain...

A très vite...

CC

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Chers amis...

10 Octobre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Jolie carte virtuelle bon week-end - jolie musique - YouTube

Chers amis,

en raison d'obligations diverses, le blog reprendra sa route ce soir ou demain matin..

Bon week end à toutes et tous...

CC

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Chers amis...

21 Septembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

une journée chargée - oui, même en retraite; j'allais écrire "Surtout en retraite!" - m'empêche de nourrir le blog aujourd'hui.

A demain donc...

Christophe

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La petite fille que tu étais, moi je l'ai rencontrée...

20 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

«Le soleil était très haut. J'avais la figure en feu à force de jouer et de bavarder avec la vie ».  

José Mauro de Vasconcellos

Saint-Cloud. Le menton posé sur tes genoux, tes pieds nus, talons sur le rebord du siège, tu penses.

Et je me souviens.

Moi, la petite fille que tu étais, je l'ai rencontrée. Je l'ai croisée. J'ai joué avec elle dans la poussière ensoleillée transformée en nuages à grands coups de pieds nus dans des sandales en plastique. Nous avions toi et moi huit ans, neuf ans. Nous vivions baignés dans la lumière « si éclatante qu'elle en devenait noire et blanche ». Camus encore…

Avec toi j'ai lancé des pierres sur des cibles imaginaires ou visant des boîtes de fer abandonnées là, sur le chemin qui menait du village à la ville en contrebas. J'ai aimé tes yeux sombres, immensément ouverts malgré la violence du soleil asséchant tout, sans pitié, dans des étés torrides.

J'ai vu avec toi les troupeaux, maigres, de quelques vaches énervées par les mouches, sauvées par les pique-bœuf venant festoyer sur le dos des pauvres bêtes. Je les ai vues ces chèvres et ces poules, devant chez moi, dans ce champ que je traversais enfant pour rejoindre l'école. Je te croisais souvent. Nous parlions sans toujours nous comprendre. Pourtant mes parents avaient pris soin de me faire apprendre et comprendre l'arabe. Ta langue. Ton pays.  Mais nous préférions rire dans un langage commun, celui du bonheur des enfants insouciants. Nos doigts glissaient sur les murs blancs de chaux, couverts des longs chapelets de bougainvilliers en fleurs.

J'ai rêvé si souvent, blotti dans le large sarouel de celle que je n'ai jamais pu appeler ma "bonne", encore moins ma "fatma", d'être de ces femmes et de ces hommes travaillant une terre aride qui prenait leurs forces bien plus qu'elle ne donnait d'épis. Les sillons creusaient les visages et les mains. Et moi, endormi entre les jambes de Khadija assise par terre sur le carrelage bleu et blanc de la cuisine, j'attendais sa main peinte au henné sur mon front. Elle commençait toujours par caresser mon visage avant de me raconter des histoires de djinns, invisibles esprits facétieux et malins. Mélangeant le français et l'arabe, j'étais au monde. Le mien.

Et soudain ton rire dans la rue !

"Va Christophe" me disait-elle. J'abandonnais la douceur et les parfums de Khadija pour te rejoindre. Pour retrouver les deux rives des sentiments élémentaire. Aimer et admirer… Aimer ce que nous étions, admirer ce que nous regardions… Tout ce que beaucoup ne savent plus faire aujourd'hui.

C'est ton regard, ton rire, c'est Khadija et son visage peint, ce sont les fleurs et les vagues, la poussière et le bleu du ciel, les nuits étoilées comme les pluies d'automne qui ont été ma chance.

Ces souvenirs-là ne m'ont jamais abandonné.

Tu es toujours l’image de mes « étés invincibles ».

- Tu vas me faire pleurer, idiot !

Les lumières de Paris ont effacé les étoiles...

Christophe Chartreux

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