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Vivement l'Ecole!

divers

Chers amis... France-Angleterre...

2 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis... France-Angleterre...

Chers amis,

Assistant au match France-Angleterre de rugby ce jour à Paris/Stade de France, le blog va s'absenter avec moi.

A demain donc et allez les bleus!

CC

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Chers amis... Bonnes fêtes à toutes et tous!

23 Décembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis... Bonnes fêtes à toutes et tous!

Chers amis,

le blog prend ses quartiers de Noël...

Donc va vivre au ralenti jusqu'au 6 janvier...

Bonnes fêtes à toutes et tous!

Faites beaucoup de "gentilles bêtises". Cela permet de conserver son âme d'enfant...

CC

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Chers amis... Demain, toutes et tous en grève! Pression maximale!

16 Décembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis... Demain, toutes et tous en grève! Pression maximale!

Chers amis,

une journée un peu "bousculée" et chargée m'oblige à mettre le blog en veille pour aujourd'hui.

A demain et toutes et tous en grève!

CC

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Chers amis...

1 Décembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis...

En raison d'une journée chargée - en bulletins à remplir - le blog fera une légère pause ce dimanche...

A demain donc.

CC

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Chers amis...

1 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

les vacances s'achèvent. Demain la route vers la Normandie...

Le blog reprendra vie dimanche.

CC

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Chers amis...

26 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Image associée

Chers amis,

Absent ce jour qui m'a vu privilégier le VTT en montagne pyrénéenne à la station assise, je n'ai pas eu le temps de nourrir le blog.

La diète s'arrêtera demain...

CC

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Chers amis...

19 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Sommets et pic du Midi d'Ossau Vallée d’Ossau, une des trois vallées des Pyrénées béarnaises

Chers amis...

Mon Béarn d'adoption m'attend demain.

Le blog reprendra donc lundi. 

D'ici là, portez-vous bien et à très vite...

CC

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Cette femme voilée que j'ai tant aimée...

25 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Cette femme voilée que j'ai tant aimée...

(…)

Du coin de l’œil, et furtivement car je devais fixer la route, je regardais tes pieds nus. Ils étaient jolis. Me revinrent alors en mémoire d’autres pieds nus…

Ceux de Khadija, que j’appelais khaddouj. Elle était notre bonne au Maroc. Je déteste ce terme : « Bonne ». Il était utilisé par les familles françaises. Pas par mes parents. Elle était d'abord avant tout la grande sœur à qui je me confiais lorsqu'enfant j'avais à partager un moment heureux ou moins heureux. Cette femme ne savait ni lire ni écrire mais elle savait mieux que personne lire dans mon regard et écrire dans ma mémoire. Rien d'elle ne s'est jamais effacé. J'ai appris énormément d'une femme illettrée. Paradoxe intéressant. Elle aussi, dès son arrivée à la maison jusqu’à son départ, retirait ses chaussures et restait pieds nus. Des pieds peints de la cheville aux orteils. Ces figures me fascinaient car je ne les comprenais pas. C’était une jeune femme de vingt-cinq ans, brune aux yeux sombres, très mince, le visage toujours illuminé d’un sourire. Souvent, elle chantait en travaillant. Jamais elle ne se plaignait. Ses pieds nus rendaient sa démarche, d’une noblesse infinie acquise depuis l’enfance par le port de divers récipients posés en équilibre sur la tête, légère, élégante et délicate. Elle ne touchait pas le sol, elle le frôlait, l’effleurait, le caressait. C’était une fée. Ma fée. Au plus fort de la chaleur du jour, elle m’invitait à la cave. Il y faisait si frais. S’asseyant en tailleur et, dans un geste ample sculptant l’espace,  ramenant son sarouel entre ses jambes repliées, elle m'invitait à me blottir dans le berceau ainsi formé. Alors, caressant mon front, je l’entendais reprendre une mélopée ancienne. Jamais je n’ai entendu la fin. Je m’endormais, tranquille, mes pieds nus reposant au sol, secoués de quelques soubresauts provoqués par des rêves oubliés.

La journée finie, elle réajustait le voile finement transparent qu'elle avait retiré à son arrivée. Il couvrait son visage et son regard souriait. Il me parlait. 

Je l'ai follement aimée.

(…)

Christophe Chartreux

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Ma gauche...

9 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Ma gauche...

Un jour, ma mère a posé un vinyle sur le tourne-disque. Je devais avoir huit ou neuf ans. Je me souviens très bien ce jour-là. La porte du couloir donnant sur le jardin encore fleuri en ce mois de septembre marocain était grande ouverte. La fenêtre, également ouverte, de ma chambre où je jouais sur l’épais tapis acheté à Fès – il était d’un bleu que Braque aurait aimé avec ses quelques parements noirs à chaque angle – offrait au vent la possibilité de rafraîchir la maison. Accompagnant cette caresse, j’ai alors entendu la voix d’une femme. Cette voix allait accompagner ma vie pendant un demi-siècle.

Joan… Joan Baez… Je ne savais rien de ses combats ce jour de septembre. Je ne savais rien de ses amours avec Dylan… Je ne savais rien d’autre que le son de sa voix qui avait arrêté mes jeux d’enfant. J’écoutais. Émerveillé. Sidéré. Je ne savais pas encore que cinquante-deux ans plus tard j’en parlerai, en écoutant « Sad-Eyed Lady Of The Lowlands »… Je ne savais pas que Joan allait accompagner ma vie… Je ne savais pas que Joan allait provoquer mes prises de conscience adolescentes… Je ne savais pas que Joan me ferait pleurer en chantant « Sag mir wo die blumen sind » ou « Where are the flowers gone »… Je ne savais pas qu’un jour, au lycée de Bagnères-de-Bigorre où je passais le mois de juillet à approfondir mon anglais, je découvrirai « Here’s to you » en embrassant Héléna, vénézuélienne de mon âge – quinze ans – avec qui j’approfondirai beaucoup plus l’art du baiser que celui de la langue de Shakespeare. 

Joan Baez, c’est la gauche. C’est ma gauche… Au-delà de l’artiste, il y eut et il y a toujours ses engagements. Ce sont les miens. À vingt et un ans, elle fait la « Une » de Time Magazine ! Pacifiste. écologiste avant tout le monde. Jamais dans la nostalgie de ce qui fut en croyant que « c’était mieux avant ». Soucieuse de ceux qui souffrent. Écoutant son cœur parce que c’est là que se trouve sa conscience. Que se trouvent nos consciences bien davantage que dans les discours des donneurs de leçons technocratiques. Anti raciste évidemment. Toujours opposée mais toujours « proposante ». Ma gauche…

J’ai écouté Joan Baez assis sur le tapis de ma chambre. Ma mère fredonnait dans un anglais qu’elle ne comprenait pas. Je me souviens de la chanson… « Farewell Angelina »… 

J’aimerais tant un jour te présenter cette femme… Son timbre est aujourd’hui plus fragile… Mais la force est là. Toujours… Elle, une guitare, une voix…

Le vent frais traversait la maison de part en part…

Comme me transperça cette voix, un jour de septembre, au Maroc…

Je n’ai jamais retiré la flèche !

Christophe Chartreux

“L'enracinement dans une culture peut permettre un accès à l'universel, pour autant qu'il s'agisse d'une culture ouverte.” - Mireille Delmas-Marty

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"Reparle-moi des silences que tu aimes… Laissons de coté la laideur. Regarde, il fait si beau..."

6 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Les silences… (À lire en écoutant la Moldau de Bedřich Smetana)

J’aime le silence… Celui après Mozart qui est encore du Mozart… Celui imposé par un baiser échangé avec une femme aimée… Le silence d’une classe à condition qu’il soit utile, occupé, et rompu par l’échange que le maître organise dans le plaisir de la recherche, du questionnement, de la compréhension enfin… Le silence qui s’installe à la tombée de la nuit, l’été, dans El Jadida qui se prépare à vite se réveiller une fois l’obscurité venue. Les nuits y étaient délicieusement animées après la longue après-midi chaude, lourde, obligeant à la sieste, la pénombre pour unique vêtement au-dessus des draps, volets clos laissant filtrer quelques rais de lumière invitant la poussière à danser dans l’air… Le silence était doux à ma peau d’enfant…

Il est des lieux qui appellent le silence. Qui sont et font silence. Vasterival au printemps… Le Jardin du Luxembourg enneigé… Les églises des villages… Agnostique, je ne m’interdis pas la quiétude, l’ombre, la fraîcheur de ces lieux. Il y a dans le recueillement de ceux qui croient, de ceux qui prient, quel que soit le dieu, un mystère qui m’échappe et m’envahit à la fois. Si tu savais la fascination qu’ exerce sur moi le silence choisi des moines et moniales !

Quel bonheur d’avoir pu partager, tout à l'heure, ton silence devant cette tombe au cimetière. Un silence à deux est plus profond encore…

Le silence de la maison, un dimanche matin, tôt. Quand tout dort. Même le chat… On attend le soleil et c’est la pluie qui vient. Rompant la quiétude en cognant aux carreaux.

Le silence de ma mère, m’observant travailler. Elle tricotait en écoutant Barbara ou Marie Laforêt… Son regard sur moi enveloppait l’espace d’un silence studieux, bienveillant, chaleureux, musical…

Jusqu’au « Maman, j’ai fini ! »

Le silence du résistant qui n'a pas parlé. Ne parlera jamais…

Et puis Khadija, silencieuse… Elle parlait peu… Riait beaucoup ! Au moindre détail… Je la regardais, assis sur le carrelage de la cour intérieure, un livre à la main. Je levais la tête pour m’assurer de sa présence. Elle était toujours là. Précieuse. Ne pas l’entendre ne me dérangeait pas quand je la savais proche. Un sourire échangé offrait à l’instant un bonheur silencieux…

Ne pas tout dire… Ne pas parler… Savoir garder le silence. GARDER LE SILENCE ! Dans le secret de sa mémoire, de sa conscience. De tout ce qui ne s’ouvre pas. Se taire. Savoir se taire pour faire comprendre. Et peu importe que l’autre, aussi, se taise. Puisqu’elle vous fait comprendre son silence… Ne pas dire « Je t’aime » tout en le prononçant dans le silence profond d’un sourire, d’un regard, d’un effleurement… Une merveille médiévale. Le surnaturel n’est jamais loin lorsqu’il s’agit d’amour… Ces choses que l’on tait révélant bien davantage que ces choses que l’on dit…

Et puis il y a les silences détestables…

Celui des politiques actuels silencieusement sourds aux enjeux du XXIe siècle… Celui du monde devant le réfugié qui se noie… Celui de ceux qui ne veulent pas entendre les hurlements de la femme battue, de la femme violée, de l’enfant frappé. Le silence des complices… Celui, le plus terrifiant, massacré par le bruit des bombes, le fracas des guerres, les cris des blessés, des mutilés, les larmes des veuves et des orphelins. Ce silence plein de bruit et de fureur ! Car le silence semble n’exister que pour servir d’écrin aux bruits, des plus agréables aux plus atroces. Une verre vide qui attend son eau ou son vin. Il n’y a de tempête que dans les verres pleins !

- Reparle-moi des silences que tu aimes… Laissons de coté la laideur. Regarde, il fait si beau...

Tu as raison… Je me souviens tout particulièrement de silences offerts par mes parents. Mon père m’a un jour rapporté un livre dont le titre m’a immédiatement emporté. « Le Silence de la Mer » d’un auteur au nom sans prénom… Vercors. Tout sonnait juste dès la couverture. En noir et blanc. Une photo extraite du film tiré du roman – film que je regarde encore, fasciné. Une table, une lampe, trois personnages… Un vieil homme qui aurait pu être mon grand-père, une jeune fille lui fait face. Elle pourrait être ma mère. Et, debout, regardant mon grand-père, lui-même regardant ma mère, cet homme à qui aucun des deux autres ne parle. Ni même ne veut voir. Le silence est d’une épaisseur à faire peur ! Je lirai ce livre et le relirai souvent. Il me semble tellement bien connaître ces trois-là… Faire partie de leur silence.

Je me souviens aussi de ce film d’une beauté envoûtante. Un film japonais déjà ancien. « L’Ile nue » ... Je l’ai vu très jeune, avec mes parents. À Casablanca je crois, au Rex ou à l’Empire. Un sujet aussi dépouillé que les champs de ce couple d’agriculteurs peinant à irriguer leurs maigres cultures. Ils rejoignaient le  paysan de mon enfance, derrière sa charrue tirée par un âne. Il se taisait lui aussi. Je n’entendais que les rires de sa fille. Je vois tant de peines silencieuses encore aujourd’hui, dans une France que d’aucuns rêvent en « Startup nation », dans un pays qui ne parlerait que d’une voix. Une autre forme de « silence ». Dangereuse. Mais laissons cela…

L’ile nue… On n’entend dans ce film que des chants d’écoliers et le cri de la mère, tout à la fin… Pas un mot n’est prononcé. Une terre aride… Une musique… Un silence tragique…

- Tu as remarqué ? Les tragédies se déroulent toujours au soleil…

Oui… Ce soleil qui parle aux ombres… Créées par lui, par nous. Dans le silence des ruelles aux volets clos.

D’où échappent parfois quelques voix disloquées se brisant au soleil. Jusqu’au silence retrouvé par les pas qui m’éloignent.

Christophe Chartreux

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