Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

divers

Chers amis... A dimanche... 1000 kilomètres m'attendent demain...

10 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

comme chaque année en juillet et août, j'ai la chance infinie de pouvoir passer presque deux mois dans la maison familiale du Béarn, quelques kilomètres après Oloron-Ste-Marie.

Je pars demain pour une longue route d'environ 1000 kilomètres.

Je reviendrai donc ici dimanche depuis mon balcon embrassant les Pyrénées et les collines béarnaises.

A très bientôt.

CC

Lire la suite

Chers amis...

15 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

Deux journées chargées m'empêchent de "nourrir" le blog aujourd'hui et demain.

A mercredi donc...

CC

Lire la suite

Chers amis...

8 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

Une journée chargée m'empêche de "nourrir" le blog ce lundi. Il va donc vivre au ralenti...

A demain...

CC

Lire la suite

Coup de coeur... A ma mère...

7 Juin 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #divers

Coup de coeur... A ma mère...
Je ne sais pas parler d’elle. Ou plus exactement, je ne peux rien en dire car très vite mon regard se noie de larmes…
 
Les larmes arrachées par les beaux souvenirs qu’elle m’a offerts, fabriqués, construits…
 
De l’Algérie natale, je n’ai conservé que quelques photos en noir et blanc. Je marche vers elle, mon père vient de me lâcher pour mes premiers pas. Cette Algérie à l'époque encore en guerre. Nous sommes en 1960 ou 61. Bientôt mon père décidera de mettre épouse et enfant à l’abri des « événements », manière habilement politique de ne jamais parler de guerre. Ce fut pourtant bien une guerre.
 
Ma mère, accueillait tous les enfants des villages alentour. Français et arabes. Chrétiens, musulmans et juifs. Cela lui fut reproché par les colons « pieds-noirs ». Elle soignait ceux parfois atteints de teigne et de gale. Sans distinction. Jamais !
 
Bien des années plus tard, alors que mon père effectuait un stage à l’Université d’Aix-en-Provence pour préparer le concours d’inspecteur de l’Education Nationale, un des stagiaires se présenta à lui. « Bonjour. Je m’appelle Ahmed (ce n’est pas le véritable prénom) et je vous connais bien. J’étais en Algérie en même temps que vous. Mais j’étais de l’autre côté. Instituteur le jour et FLN la nuit. Un soir, il y a eu une attaque. Des morts. Des blessés. Mais pas vous. J’avais reçu ordre qu’aucun mal ne vous soit fait»
 
Mon père, surpris, lui demanda les raisons de cette bienveillance.
 
« Vous n’aviez pas l’esprit colon, Algérie Française. Chez vous, dans votre classe, avec votre épouse, les enfants étaient tous traités de la même manière. Vous respectiez nos familles, notre langue, nos fêtes religieuses. Un jour, j’ai même partagé la rupture du jeune du ramadan avec vous. Vous étiez le seul français présent ! Alors, le FLN vous a mis de coté, si je puis dire.
 
- Et si vous n’aviez pas reçu l’ordre ?
 
Ahmed a souri…
 
- Je l’ai reçu… Voilà... »
 
Oui, voilà…
 
Mes parents, ma mère, c’était ça. La bonté, le partage, la solidarité. Elle aussi aimait la petite fille aux pieds nus qui riait avec moi. Qui rit toujours avec moi…
 
Le dimanche, un rituel. Qui n’était pas la messe. Elle me prenait par la main et m’emmenait acheter un « palmier ». Ce biscuit saupoudré de sucre. Nous revenions par la promenade devant la mer. Puis remontions, en passant devant le cinéma Marhaba et ses grandes affiches annonçant les films proposés et à venir, vers la rue Guynemer. Je prenais le temps de ne terminer ma gourmandise qu’une fois arrivé à la maison. Le plaisir est quelque chose qu’il faut savoir faire durer. Sinon, à quoi bon…
 
« Ça va, mon fils ? Pourquoi es-tu si long à finir un si petit gâteau ? »
 
Parce que je n’aime pas les fins maman… Parce que je n’aime pas les fins…
 
Plus tard, lorsque mon père aura décidé de vivre une autre vie avec une autre femme, j’accompagnerai ma mère dans d’autres promenades. Sans « palmier ». C’est moi qui tiendrai sa main pour l’empêcher de précipiter sa vie du haut d’une falaise. Mais cela, ça m’appartient…
 
Elle s’est éteinte discrètement. Sans plainte malgré la maladie. Les derniers jours, elle m’appelait «Monsieur ». Sa mémoire était allée rejoindre ses souvenirs. Ses souvenirs et mon père parti quelques mois avant, le jour d’une rentrée scolaire, ces rentrées qui depuis restent pour moi tout à la fois d’immenses bonheurs et le chagrin toujours présent d’un père absent.
 
Ma mère aimait le soleil, le vent, la plage, les enfants et les amis à la maison…
 
Elle t’aurait tant aimée, toi la petite fille aux yeux sombres et aux cheveux de jais…
 
Christophe Chartreux
Lire la suite

Chers amis...

18 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

en raison d'une journée chargée, le blog reprendra vie demain.

Prenez soin de vous...

CC

Lire la suite

Chers amis... Pause avec Jeanne Moreau...

9 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Petite pause du blog aujourd'hui...

Prenez soin de vous et à demain ou à lundi...

D'ici là, cet entretien de Jeanne Moreau par Jacques Chancel... Une merveille...

Chancel et ce générique (Musique de Georges Delerue), cette manière de présenter, d'écouter les réponses...

Une heure passée à s'écouter... Une autre époque...

CC

Lire la suite

Pieds nus...

27 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Dieppe - Paris… Un jour de juin…

Les pieds nus

Un jour de juin, sur l’autoroute reliant Rouen à Paris… Je raccompagnais une amie chez elle. Depuis Dieppe… Contact... Moteur...

J’ai passé toute mon enfance au Maroc. Toute ou presque. J’y suis arrivé à l’âge de deux ans, dans les bagages de mes parents fuyant une Algérie en pleine guerre d’indépendance.

Je suis devenu cet enfant de « là-bas », même pas expatrié puisque né en Afrique du nord, français mais ne découvrant et ne redécouvrant cette France du lointain que deux mois par an, l’été, pour les vacances. Jusqu’à quinze ans, jusqu’à ce jour où mes souvenirs ont été noyés dans les remous provoqués par les hélices du bateau me séparant presque définitivement de « mon » pays. Je ne peux penser à Tanger sans un pincement au cœur.

Enfant, à la maison, j’allais toujours pieds nus.

Le carrelage de la maison rafraîchissait mon corps tout entier. Je ne supportais pas les chaussures. Je ne les supporte toujours pas lorsque je suis chez moi.

Je marche dans les pas de mon enfance…

Assise à mes côtés dans la voiture, mon amie se pencha et ôta ses escarpins. Je ne fus ni surpris ni choqué. Elle était maintenant pieds nus, incommodée par des chaussures portées depuis le matin et qui, peut-être, l’endolorissaient. Elle avait accompli ce geste naturellement, sans rien me demander, comme si elle avait deviné que ces pieds nus étaient pour elle et moi le signe d’une liberté partagée, d'une confiance offerte, d'une complicité évidente. Tous deux étions « nés pour un jour limpide », d'après Hölderlin. En ce jour limpide, sur une autoroute aussi laide que peuvent l’être toutes les autoroutes du monde, j’étais heureux - et elle l’était aussi - de retrouver en ce geste somme toute banal, le souvenir de la fraîcheur des carrelages de mon enfance au Maroc. Une femme ou un homme marchant pieds nus manifestent bien plus leur amour d’une forme de liberté qu’en pratiquant le naturisme ou, pour une femme, en dévoilant sa poitrine sur une plage au milieu de la foule.

Lorsque je rentrais de l’école, du lycée, à huit ans, à quinze ans, je prenais toujours soin d’ôter mes chaussures. J’étais ainsi en permanence « comme à la plage ». Les couloirs de la maison, les pièces, la cave, le garage, tout me ramenait à la fraîcheur de l’eau que je prenais plaisir à faire exploser en gerbes de lumières, courant vers elle pour fuir la brûlure du sable, inonder mes pieds, mes mollets, mes cuisses, ma taille, mon corps entier plongeant dans l’Atlantique, quelques secondes immergé, dans le silence soudain, seulement bercé par le bouillonnement des rouleaux, puis surgissant à la lumière dans une explosion de joie solitaire avant quelques brasses comme autant de caresses partagées avec l’océan. Je revenais ensuite, essoufflé, me jetant sur ma serviette et, contemplant le ciel, cet autre océan dont la profondeur me plongeait dans des abîmes de réflexions naïves, je regardais défiler des nuages imaginaires, tout enivré de bleu.

Du coin de l’œil, et furtivement car je devais fixer la route, je regardais les pieds nus de mon amie. Ils étaient jolis…Elle est très belle...

Me revinrent alors en mémoire d’autres pieds nus…

Ceux de Khadija, que j’appelais khaddouj. Elle était notre bonne au Maroc - Je déteste ce terme. Il était utilisé par les familles françaises. Pas par mes parents. Elle était d'abord, avant tout et seulement la grande sœur à qui je me confiais lorsqu'enfant j'avais à partager un moment heureux ou moins heureux. Cette femme ne savait ni lire ni écrire mais savait mieux que personne lire dans mon regard et écrire dans ma mémoire. Rien d'elle ne s'est jamais effacé. J'ai appris énormément d'une femme illettrée… Paradoxe intéressant.

Elle aussi, dès son arrivée à la maison jusqu’à son départ, retirait ses chaussures et restait pieds nus. Des pieds peints de la cheville aux orteils. Ces figures me fascinaient car je ne les comprenais pas. C’était une jeune femme de vingt-cinq ans, brune aux yeux sombres, très mince, le visage toujours illuminé d’un sourire. Souvent, elle chantait en travaillant. Jamais elle ne se plaignait. Ses pieds nus rendaient sa démarche, d’une noblesse infinie acquise depuis l’enfance par le port de divers récipients sur la tête, légère, élégante, délicate. Elle ne touchait pas le sol, elle le frôlait, l’effleurait, le caressait. C’était une fée, ma fée.

Au plus fort de la chaleur du jour, elle m’invitait à la cave. Il y faisait si frais. S’asseyant en tailleur et, dans un geste ample sculptant l’espace, ramenant son sarouel entre ses jambes repliées, elle m'invitait à me blottir dans le berceau ainsi formé. Alors, caressant mon front, je l’entendais reprendre une mélopée ancienne. Jamais je n’ai entendu la fin. Je m’endormais, tranquille. Mes pieds nus reposant au sol, secoués de quelques soubresauts provoqués par des rêves oubliés.

D’autres pieds nus…

Ceux de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants entassés dans des embarcations de fortune – quelle « fortune » ? – fuyant l’enfer d’une Afrique en souffrance, naufragée. Je ne cesse de penser à ces foules rendues malades par les mouvements des vagues, ne sachant pas nager pour la plupart d’entre elles. Le corps brûlé par l’essence s’échappant de moteurs antédiluviens, les pieds nus dans l’eau de mer envahissant leur fragile embarcation. Hurlant dans la nuit, appelant au secours jusqu’au silence parfois. Le silence des noyés. Le silence des âmes perdues dont personne n’a voulu. À leur silence apeuré, même la France en son sommet répondit par le silence officiel. Jamais je ne pardonnerai à quiconque de rester sourd aux cris de ces silences. Ces pieds nus m’obsèdent et m’obséderont longtemps. Ils sont ceux des naufragés d’un monde dont l’honneur fut sauvé par quelques marins à bord d’un navire nommé « Aquarius »

La route défilait…

Mon amie aux pieds nus partageait avec moi quelques chansons…

J’ai tellement aimé celle d’Anwar… Elle s’intitule « How can I do »

Écoutez-la… Pieds nus…

Christophe Chartreux

________________________________________________________

"Depuis cinq jours que la pluie coulait sans trêve sur Alger, elle avait fini par mouiller la mer elle-même."

Albert Camus – L'Été

Lire la suite

Chers amis...

14 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

en raison d'une journée chargée, le blog reprendra sa route demain...

A très vite...

Et prenez soin de vous...

CC

Lire la suite

A demain...

12 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

A demain...

Chers amis...

une longue journée de cours et de conseils de classes m'attend.

Le blog reprendra sa route demain...

CC

Lire la suite

Chers amis...

17 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

comme d'habitude en période de congés scolaires, le blog adopte un rythme suivant celui de l'actualité éducative.

Donc il ralentit un peu ou propose d'autres thèmes...

A très vite.

CC

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>