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Vivement l'Ecole!

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Quel bilan la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, fait-elle de son action menée contre le décrochage scolaire ?

3 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Decrochage

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EXTRAITS

Quel bilan la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, fait-elle de son action menée contre le décrochage scolaire ? Interview exclusive.

En tant que ministre de l’Education nationale, quel bilan faites-vous de l’action menée par votre ministère contre le décrochage scolaire ?

Le décrochage n’est pas une fatalité et c’est ce que nous avons démontré. Dès 2012, la loi pour la refondation de l’École de la République a mis l’accent sur la lutte contre le décrochage scolaire en cohérence avec les engagements du président de la République à savoir la priorité accordée à la jeunesse et la volonté résolue de diminuer fortement le nombre des décrocheurs.

Le plan d’actions « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage » présenté le 21 novembre 2014 mobilise tous les leviers et tous les acteurs. En effet, le décrochage scolaire n’est pas un phénomène uniforme et homogène.

Nous nous sommes engagés sur ce sujet avec une obligation de résultats. Jamais l’école ne se sera autant engagée dans cette voie : aussi bien dans le domaine de la prévention – ce qui était très nouveau – que de la prise en charge des jeunes sortis sans qualification.

Nous nous appuyons sur les travaux de la recherche et les différentes évaluations dans une démarche tenace d’amélioration progressive. Nous avons assumé la responsabilité de l’Ecole et donc sa capacité à agir.

Fin 2016, un cap très symbolique a été franchi : le ministère de l’Education nationale est passé sous le seuil des 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système de formation initiale sans diplôme. Pour parvenir à ce résultat, quelles ont été vos mesures phares ?

Ce résultat, nous le devons à la mobilisation de tous les acteurs : la communauté éducative, les chercheurs, les différents ministères partenaires, les collectivités, les associations…

Il se déploie de façon systémique : formation des enseignants à la détection des signes avant-coureurs du décrochage et aux remèdes à y apporter ; présence de « référents décrocheurs » dans chaque établissement ; possibilité donnée aux élèves de plus de quinze ans en voie de décrochage de prendre une respiration en effectuant un stage en entreprise pendant quelques semaines ou quelques mois, le temps de retrouver une motivation, tout en bénéficiant du statut scolaire et d’un parcours adapté ; possibilité offerte aux élèves arrivant en classe de seconde professionnelle de changer d’orientation si celle-ci ne leur convient pas, afin d’éviter de la subir toute leur vie et donc de tomber dans l’échec.

Quand le décrochage a eu lieu, c’est-à-dire pour les jeunes déjà sortis du système scolaire sans qualification, nous avons prévu un droit au retour en formation, s’accompagnant de bourses de reprise d’études. Il a fait ses preuves, puisque des milliers de jeunes ont pu, ces deux dernières années, l’expérimenter, notamment dans le cadre des structures de retour à l’école du type « microlycées », que nous avons voulu développer : leur nombre est passé de douze en 2012 à quarante-quatre aujourd’hui.

Toutes ces actions ont permis à notre pays d’atteindre, s’agissant des jeunes âgés de dix-huit à vingt-quatre ans et sortis sans qualification du système scolaire, une moyenne de deux points inférieure à celle des pays européens. Désormais, année après année, le flux de décrocheurs se tarit puisqu’il ne s’élève plus – comme autrefois – à plus de 140 000 mais avoisine les 98 000.

(...)

Avec les élections, si la gauche n’est pas réélue, que va devenir le dispositif contre le décrochage?

La mobilisation pour vaincre le décrochage obtient des résultats et rencontre une forte adhésion. Je veux croire que les acteurs engagés au niveau national et sur les territoires seront attentifs à poursuivre une démarche, des mesures et un engagement qui portent ses fruits.

Bien entendu la continuité permettrait de consolider et d’amplifier les résultats, c’est ce que je souhaite et je resterai vigilante !

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Le tour d’honneur de Najat Vallaud-Belkacem – Reportage du Dauphiné Libéré...

19 Février 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Education, #Décrochage

Retrouvez ici le reportage consacré par le Dauphiné Libéré à la visite de la ministre de l’Éducation nationale en Nord Isère, ce vendredi 17 février 2017, sur le thème du décrochage et pour l’inauguration de l’école maternelle de Diémoz.

Tout le monde veut une photo avec elle. Des élèves au personnel de  l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a la cote. « Cela n’arrive qu’une fois dans une carrière qu’un ministre de l’Éducation nationale vienne dans son établissement », justifie tout sourire Jean-Louis Cornut, le chef d’établissement du lycée Ella Fitzgerald.

En déplacement hier, la ministre a commencé sa visite par un bain de foule devant le lycée face à des élèves surexcités. Qui crient leur joie d’avoir réussi un selfie.

« C’est extrêmement enthousiasmant »

Au delà du plan de communication, Najat Vallaud-Belkacem est venue découvrir un lycée. Si les élèves parfaits tenaient le premier rôle pour présenter l’établissement à la ministre, ceux qui ne sont pas dans les associations lycéennes, croisés au détour d’un couloir, ne sont pas en reste pour vanter les mérites de leur établissement : « On est bien ici, c’est top », peut-on entendre. Il faut dire que l’établissement qui compte plus de 2000 élèves a bonne réputation. Démonstration de l’atelier théâtre, présentation de la seconde à orientation professionnelle choisie et pour finir, table ronde autour du décrochage scolaire [lire ci-dessus], thème de la visite de la ministre. Qui ne manque pas de féliciter les troupes :

« C’est extrêmement enthousiasmant pour la ministre de l’Éducation nationale que je suis d’entendre tout cela », indique Najat Vallaud-Belkacem.

Des bons mots et une réelle écoute lui ont suffi pour asseoir sa popularité. Pour que les recettes viennoises s’appliquent ailleurs, la ministre répond : « Il faut un cadre national et la mise en place de mesures mais aussi un engagement des équipes, notamment contre le décrochage scolaire. »

La lutte contre le décrochage scolaire, une priorité

Il y a moins de 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système scolaire sans qualification. Un bon chiffre pour le ministère de l’Éducation nationale, qui a fait de la lutte contre le décrochage scolaire l’une de ses priorités.

Lors de la table ronde sur le sujet hier au lycée Ella Fitzgerald, la parole a été donnée à des élèves, à des parents, à des conseillères principales d’éducation, à des enseignants.

Deux mesures ont principalement été mises en avant par ces intervenants : le droit au redoublement après l’échec à un examen et les passerelles entre les filières.

À la rentrée dernière, 66 % des élèves ayant échoué, tous diplômes confondus, ont demandé à préparer à nouveau leur examen dans l’établissement (33 % à la rentrée précédente). Marion, en terminale littéraire pour la deuxième année, dit envisager le futur, « ce qui n’était pas le cas avant ». Le lycée de Vienne/Saint Romain-en-Gal fait partie des bons élèves, lui qui a mis en place un coaching scolaire, un tutorat avec des professeurs volontaires…

Les passerelles entre les différentes filières ont aussi été louées, comme celle existante entre le baccalauréat professionnel et les classes de STS, section technique spécialisée.

La ministre inaugure l’école maternelle de Diémoz

 

Il est 16 h 30 ce vendredi, mais bien que la cloche ait sonné à l’école maternelle de Diémoz, les écoliers ne semblent pas presser de partir en vacances. Et pour cause : petits et grands attendent d’apercevoir, même de loin, collés derrière la grille de l’école, Najat Vallaud-Belkacem.

Avec une petite demi-heure de retard, la ministre de l’Éducation nationale – tout sourire – arrive, au son des sirènes hurlantes, escortée par les gendarmes. Elle est venue inaugurer la nouvelle école de ce village rural de 2 600 habitants.

« C’est toujours un grand moment dans la vie d’une commune », déclare Christian Rey. Le maire socialiste, qui fête par ailleurs son anniversaire, n’est pas peu fier de recevoir cette invitée de marque dont le nom restera gravé dans le marbre, au côté du sien, sur la plaque accrochée à la façade de l’école.

Après la visite des locaux jugés « lumineux et très cocoon », Najat Vallaud-Belkacem confie : « J’y mettrais bien mes enfants ! Le chemin de l’école est le plus exaltant. Et les premières étapes sont précieuses. » La ministre rappelle aussi que l’école maternelle est une « spécificité française enviée ».

Au passage, la représentante du gouvernement ne manque pas de défendre son bilan, notamment l’instauration en 2015 des nouveaux programmes du primaire, le choix de la logique de territoire plutôt que la logique comptable avec les conventions ruralité « pour éviter de fermer des classes ».

Elle soutiendra Benoît Hamon « sans état d’âme »

En aparté, la ministre confirme soutenir « sans état d’âme » Benoît Hamon, même si, pour elle, François Hollande aurait été « le plus légitime ». Elle invite son camp « à se projeter dans l’avenir, poursuivre les réformes menées comme celle des rythmes scolaires qui a permis à 75 % enfants de pratiquer une activité périscolaire contre 25 % auparavant ».

Dans un discours très partisan, le député de la 8e circonscription, Erwann Binet, vante encore le bilan de la gauche, en particulier les créations de postes dans l’Académie de Grenoble (1 646 de 2013 à 2017). Aurélie Vernay, conseillère départementale LR, met en avant les actions de la majorité de droite, en faveur des collèges.

Au moment de couper le ruban, la ministre souhaite longue vie à cette « magnifique école » qui a bénéficié de subventions… de droite comme de gauche : 500 000 € de l’État, 700 000 € du Département et 25 000 € de la réserve parlementaire. À croire que l’éducation transcende les camps.

Reportages d’Édith Rivoire et Bénédicte Dufour pour Le Dauphiné Libéré.

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Baisse du décrochage : en politique, il n'y a pas de fatalité, il n'y a que des actes...

15 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère Education Nationale Publié dans #Education, #Décrochage

Réponse à la question suivante:

Ce 15 novembre 2016, Najat Vallaud-Belkacem répondait à l’Assemblée nationale à une question au Gouvernement du député Yves Durand sur le recul du nombre d’élèves décrocheurs qui passe enfin sous la barre des 100 000 par an.

Question de M. Yves Durand : Madame la ministre de l’éducation nationale, chacun connaît les ravages sociaux, économiques et humains du décrochage scolaire. C’est pourquoi François Hollande s’était fixé, lors de la campagne électorale de 2012, le but de réduire le nombre de décrocheurs de moitié. N’en déplaise à ceux qui vocifèrent, nous sommes en train d’atteindre cet objectif.

Madame la ministre, vous avez annoncé hier que le nombre de décrocheurs était passé en dessous des 100 000 alors qu’il était de 140 000 en 2010. Il y a là une baisse continue du nombre de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme, ni qualification. Ces premiers résultats doivent nous encourager à poursuivre les actions mises en œuvre.

Il faut d’ailleurs saluer la mise en place, en son temps, par Luc Chatel, des plateformes de lutte contre le décrochage : c’était une première action, qui n’a toutefois pas toujours obtenu les résultats attendus.

Dès 2012, la loi de refondation de l’école a mis l’accent sur la lutte contre le décrochage, mais l’école seule ne peut pas lutter contre un phénomène complexe aux causes individuelles diverses. Il faut donc rassembler tous les acteurs qui peuvent agir contre le décrochage. C’est le but du plan d’action « Tous mobilisés contre le décrochage » que vous avez initié, madame la ministre, en 2014. La lutte contre le décrochage doit être l’affaire de tous : l’école, les enseignants – formés, enfin ! – mais aussi les entreprises, les associations et les collectivités territoriales.

Ces chiffres montrent que nous sommes sur la bonne voie. Ces résultats sont une première étape et nous appellent à poursuivre notre effort. Madame la ministre, quelles actions mettre en œuvre pour lutter contre le décrochage scolaire ?

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Lutte contre le décrochage : moins de 100 000 décrocheurs en 2015-2016...

14 Novembre 2016 , Rédigé par Ministère Education Nationale Publié dans #Education, #Décrochage

Lutte contre le décrochage : moins de 100 000 décrocheurs en 2015-2016...

La ministre a annoncé ce matin les résultats très encourageants de la lutte contre le décrochage scolaire : 98 000 jeunes sont de l’école sans diplôme en 2015-2016, contre 140 000 en 2010. Quant à la proportion des 18-24 ans ayant quitté le système scolaire sans qualification, elle est passée à 9,3%, contre 11% pour la moyenne européenne. La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité de la ministre qui s’est fixée deux objectifs clairs : prévenir plus efficacement le décrochage afin de diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici 2017 et faciliter le retour vers l’École des jeunes ayant déjà décroché.

Aujourd’hui se tiendra le séminaire « Décrochage, territoire et actions publiques », organisé par Najat Vallaud-Belkacem. Cette rencontre entre les chercheurs, les professionnels de l’Éducation nationale et leurs partenaires doit permettre à la ministre d’analyser les résultats de la lutte contre le décrochage scolaire et de signer une convention de partenariat avec l’association C’Possible pour renforcer l’accès des collégiens et lycéens à la culture et au monde de l’entreprise.

Retrouvez l’édito de la ministre ainsi que le dossier de présentation de l’action publique contre le décrochage :

Réduire le décrochage constitue un enjeu majeur pour notre société : ce constat est largement partagé.

L’École a évidemment un rôle important à jouer et une grande responsabilité pour prévenir et lutter contre ce phénomène. La loi pour la Refondation de l’École de la République  en a pris  la mesure. Mais si nous voulons agir efficacement contre le décrochage scolaire, et le réduire durablement, il nous faut l’envisager dans toute sa complexité. Le décrochage scolaire obéit en effet à des facteurs nombreux, variés, qui dépassent largement le cadre des enceintes de nos établissements.

L’École doit agir – mais pas toute seule. Le ministère de  l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a donc conduit en 2013, avec tous ses partenaires, une évaluation  de cette politique publique qui a permis l’élaboration d’un plan d’actions concret et ambitieux.

Ce plan « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage » est notre feuille de route. Elle fournit, à notre action, un cadre fédérateur.

Le premier résultat de cette mobilisation c’est une coopération renforcée sur le terrain de tous les partenaires concernés, avec une coordination associant l’ensemble des acteurs au service de la prévention et de la prise en charge des jeunes et les travaux de la recherche.

Le deuxième résultat, ce sont des indicateurs positifs, qui sont autant d’encouragements à poursuivre notre action. Après des années passées à avoir le sentiment que nos efforts ne parvenaient qu’à contenir la vague, mais non à inverser la tendance, nous progressons, grâce à l’implication de tous, dans la prise en charge des jeunes sortis sans qualification. Notre taux de 18-24 ans sortants précoces, désormais inférieur à celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni, a dépassé l’objectif européen. Un autre cap très symbolique été franchi : nous passons enfin sous le seuil des 100 000 jeunes qui sortent annuellement du système de formation initiale sans diplôme.

En tant que ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, je tiens à saluer l’engagement de la communauté éducative qui contribue fortement à ce résultat.

Bien entendu ce n’est qu’une première étape. Trop de jeunes restent encore au bord du chemin.

Nous devons poursuivre sans relâche notre action, l’amplifier et rester mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire. Soyez assurés de ma détermination au service de cette politique publique dont l’enjeu est immense. C’est en agissant collectivement et de façon pérenne que nous ferons ressentir à chaque jeune la justesse de cette phrase de Proust, qui doit aussi nous inspirer : « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs »

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Plus d’informations avec le dossier de présentation de l’action publique contre le décrochage

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« Nous sommes passés sous la barre des 100 000 nouveaux décrocheurs »...

13 Novembre 2016 , Rédigé par La Croix - Denis Peiron Publié dans #Education, #Décrochage

najat-vallaud-belkacem.com

najat-vallaud-belkacem.com

Pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, qui annonce à La Croix de nouveaux chiffres encourageants, l’objectif de réduction de moitié du décrochage scolaire sur la durée du quinquennat peut être atteint.

François Hollande s’était fixé pour but de réduire de moitié le nombre de décrocheurs. Cet objectif sera-t-il atteint ?

Najat Vallaud-Belkacem : Je le pense. Longtemps, les efforts entrepris pour lutter contre le décrochage scolaire ne permettaient que de contenir la vague. Mais en 2014-2015, le nombre de jeunes sortant annuellement du système sans qualification – le flux – est enfin passé de 140 000 à 110 000.

Et la proportion de 18-24 ans ayant quitté le système scolaire sans qualification et restant sans solution – le stock – s’est enfin réduite à 9,3 %, contre 11 % pour la moyenne européenne. En 2015-2016, nous sommes passés sous la barre des 100 000 nouveaux décrocheurs, avec 98 000 élèves concernés. Enfin pour les chiffres 2016-2017, qui seront connus l’an prochain, nous tablons sur une nouvelle baisse, à moins de 80 000.

Qu’est-ce qui justifie un tel optimisme ?

N. V.-B. : Nous avons, à la rentrée 2016, introduit de nouvelles mesures ou étendu des dispositifs prometteurs. Je pense notamment aux parcours aménagés de la formation initiale, que nous généralisons pour permettre à des élèves de plus de 15 ans qui ne se sentent plus à l’aise à l’école de faire une pause sous la forme d’un service civique ou d’un stage en milieu professionnel, tout en conservant leur statut scolaire. Je signerai d’ailleurs cette semaine une convention avec une quinzaine de nouvelles entreprises prêtes à accueillir des jeunes dans ce cadre.

De même, nous avons instauré un droit à redoubler dans l’établissement d’origine pour les candidats malheureux au CAP, au brevet de technicien ou encore au baccalauréat. On sait qu’énormément de jeunes renonçaient à repasser ces examens simplement parce qu’ils n’étaient pas accueillis.

42 microlycées ouverts aux jeunes décrocheurs

Par ailleurs, nous avons fait passer de 12 en 2012 à 42 aujourd’hui le nombre de microlycées, qui permettent à des jeunes ayant décroché de renouer avec les études, de préparer leur baccalauréat en petits groupes en bénéficiant d’un coaching personnalisé, avec des résultats exceptionnels dans l’obtention de diplômes dont l’exigence reste évidemment la même.

Enfin, s’agissant du droit au retour en formation dont bénéficie désormais le « stock des jeunes décrochés », la possibilité nouvelle de bénéficier d’une bourse en cas de reprise d’études est un encouragement de plus, à l’efficacité avérée.

Le décrochage résulte souvent d’une orientation subie. Comment agir sur ce paramètre ?

N. V.-B. : Nous avons pris différentes mesures. Pour la première fois cette année, nous permettons par exemple aux élèves de seconde professionnelle qui estiment s’être trompés d’orientation, ou l’avoir subie, de changer de domaine, voire de rejoindre la voie générale jusqu’aux vacances de la Toussaint.

Par ailleurs, mieux penser la transition entre notre lycée et notre enseignement supérieur, alors que l’objectif est d’élever à 60 % d’une classe d’âge le nombre de diplômés du supérieur, est une nécessité. On pourrait multiplier les contacts avec le monde professionnel au lycée, y compris dans la voie générale.

On le voit bien dans le supérieur, l’apprentissage répond aux aspirations d’un nombre toujours croissant de jeunes. Non pas à 14 ans, comme le suggèrent certains responsables de droite, en réalité dans l’espoir de pallier les difficultés du collège unique en triant très vite, mais à partir du lycée, lorsque l’on est suffisamment mûr pour faire ses propres choix.

Recueilli par Denis Peiron

 
 
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