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Vivement l'Ecole!

Articles avec #cinema tag

L'école, ce sont les mauvais élèves qui en parlent le mieux... Par Louise Tourret...

12 Avril 2017 , Rédigé par Slate - Louise Tourret Publié dans #Education, #Cinéma

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EXTRAITS

Dans un documentaire, d'anciens mauvais élèves font une description sévère et passionnante de l'école.

Le documentaire Mauvais élèves (en salles ce 12 avril) donne la parole à ceux qui ont beaucoup souffert à l’école, s’y sont immensément ennuyé, se sont révolté et ont beaucoup, beaucoup, réfléchi au système scolaire, à la pédagogie et à la condition d’élève.

Écouter les mauvais élèves et anciens élèves, c'est s'exposer à une description sévère de l'école. Un endroit dans lequel on entre très tôt dans sa vie et où l’on va passer une énorme partie de son enfance. Or, quand la scolarité est une souffrance, quand l’école est le lieu de l’échec, les répercussions sont plus importantes qu’on ne le croit dans la vie des individus. L’identité de «mauvais élève» est perçue par des enseignants (pas tous), par certains parents, par les enfants eux-mêmes comme un échec ou une incapacité personnelle et cela laisse tes traces profondes sur la construction des personnalités.

Donner la parole

Le principe du documentaire de Nicolas Ubelmann et Sophie Mitrani est tout simple: il s’agit de tendre le micro à d’anciens mauvais élèves, de les laisser s’exprimer sur ce passé qui passe si mal. Les témoins choisis sont issus de différents milieux, exercent des professions très différentes et n’ont pas le même âge. La caméra nous emmène aussi chez les gens, dans des salles de classe, des faubourgs, mais la question est traitée avec le choix d’une certaine diversité qui ne délimite pas la «qualité» de mauvais élèves à un type de quartiers ou à des origines sociales spécifiques. Seul point commun, un passé scolaire horrible et beaucoup, beaucoup à dire sur l’école, mais toujours à la première personne. Le documentaire est largement tourné dans le Lot et en Ardèche, ce qui donne un côté assez bucolique au film. Nicolas Ubelmann explique que le point de départ était de parler des mécanismes d’apprentissage et des neurosciences.

«Au début, nous avions contacté des experts mais on s’est vite aperçu que les vrais experts étaient justement les élèves qui étaient aux derniers rangs des salles de classe. Ce sont eux qui parlent le mieux du fait que l’école n’a pas fonctionné pour eux, du manque de désir d’apprendre, de leur problème. Trente ans après les blessures sont encore fraîches et les mots, les attitudes des enseignants (négatives comme positives) gravés précisément dans la mémoire des gens.»

Le label «mauvais élèves» est avant tout un véritable boulet. Un souvenir brûlant dans le cœur et l’âme des individus. On comprend en écoutant les personnes interviewées qu’ils traînent ce stigmate toute leur vie comme une blessure d’amour-propre, comme si c’était leur intelligence qui avait été mise en cause pour toujours. Comme s'ils devaient encore faire leur preuve et montrer qu’ils ne sont pas ceux que les notes et commentaires des enseignants décrivaient comme paresseux et incapables. Souvenirs cuisants et extraordinairement présents, ainsi Isabelle Mérault, qui a mené la vie dure à tous ses profs, a gardé tous ses bulletins et les relit devant la caméra–et ce n’est pas la seule. Ce qui est conservé chez tous, comme cryogénisé, intact, ce sont les mauvais souvenirs liés à l’école.

(...)

Un hommage aux enseignants

Enfin, loin d’être une charge unilatérale contre l’école, le documentaire, à travers les témoignages, rend hommage aux enseignants. Les professeurs à qui il donne la parole, mais aussi ceux dont parlent les témoins: «une enseignante m’a proposé un jour de participer à une pièce de théâtre. Je n’ai pas accepté, mais cette proposition a changé ma vie en me donnant confiance en moi», explique un éducateur musical. Quant aux retrouvailles d’Isabelle, la plus terrible des mauvais élèves du film, avec une ancienne institutrice, c’est un moment d’une rare humanité que je vous laisse découvrir, je peux parier sans risque que les larmes vous monteront aux yeux.

Ce film et ses «chagrins d’école» renverront aussi chaque spectateur à des souvenirs personnels et à une partie de son enfance. En nous projetant dans l’univers mental des enfants qu’ont été ces mauvais élèves, le documentaire nous permet de nous replonger dans la condition d’enfant à l’école et d’adopter le point de vue sensible des enfants sur l’école. C’est à mon sens ce qui rend ce film particulièrement profond.

Enfin, c’est l’aspect le plus politique et engagé de ce film qui donne beaucoup à penser, il démontre que personne n’aime passer à coté du savoir, qu’apprendre est un désir profond, anthropologique, et que le rendez-vous raté avec le savoir à l’école (qui, Dieu merci, peut se rattraper) est une injustice faite aux individus mais aussi à l’école elle-même et à sa mission première: transmettre.

Louise Tourret

La totalité de l'excellent billet de Louise Tourret (ils le sont tous!) est à retrouver en cliquant ci-dessous

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A Voir... Mauvais élèves... "Ils étaient au dernier rang"...

11 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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A Voir... Clair obscur... "L'insoutenable pesanteur d'être femme en Turquie"...

10 Avril 2017 , Rédigé par Youtube - Mediapart Publié dans #Cinéma

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Romstorie: mémoire en défense des Roms, diffamés par le film «A bras ouverts»...

8 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Cinéma

EXTRAIT

Si Chauveron et Clavier ont pu mettre des millions d’euros en jeu, parier sur la déréliction de ces parias, c’est qu’ils étaient certains que personne ne se lèverait pour défendre les Roms. Le scénario du film « A bras ouverts » est infusé de Houellebecq, de Camus*, de Dieudonné, travaillé par la hantise du grand remplacement. Venus de l’Inde, les Bronzés font du camping à Marne-la-Coquette.

Par Jacques Debot, écrivain tsigane  jdebot@orange.fr

On se demande à quoi peut bien servir ce film dont l’intrigue ne consiste qu’à éreinter les Roms pendant une heure et demie. On cherche en vain la finalité de ce scénario décousu, ce bréviaire du mépris, mal joué, mal interprété, et surtout complètement inutile. Plus personne ne défend les Roms. Alors pourquoi les accabler encore ?

Dans les bras de sa mère épuisée dort un bébé tsigane, sous le porche d’une rue de Paris, le sol est gelé, tout le monde s’en fout. Eté comme hiver, on jette les Roms à la rue. Les élus de droite comme de gauche, insensibles à l’immense détresse du peuple rom, notifient sans frémir des avis d’expulsion immédiate qu’entérinent les juges par défaut. La défense n’était pas représentée à l’audience.

Dans nos villes de France, qu’elles soient dirigées par les amis de Le Pen, Fillon, Hamon ou Mélenchon, la couleur politique des maires qui ont parrainé leur chère Marine, leur très cher François, leurs chers Benoit, Jean-Luc et les autres, n’a aucune incidence particulière sur le sort des Tsiganes européens. Partout ils sont poussés, culbutés comme des déchets. Leur cabane, leurs affaires, vêtements, papiers, photos de famille, médicaments, poupées, nounours et cartables, disparaissent, enterrées sous les chenilles du bulldozer. Le tank civil écrase tout, évacue cette merde sous l’œil de centaines de policiers en armes dont on aurait tant besoin ailleurs, mais qu’on a mobilisés pour ça.

Depuis 2010, depuis le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, la répression et le harcèlement se sont exercés avec une telle férocité, les élus des collectivités locales se sont montrés si impitoyables, qu’il est maintenant inutile de continuer à taper sur les Roms, laminés, anéantis. C’est fini, les dernières braises cachées sous la cendre ne réchauffent même plus le souvenir et l’illusion des grands feux communautaires.

Il faut arrêter de fantasmer sur l’extraordinaire résilience et les capacités de résistance hors du commun des Tsiganes qui crèvent dans l’indifférence générale, insultés, menacés quotidiennement sur les réseaux sociaux, sans que les tweets ou les pages Facebook appelant à leur extermination déclenchent la moindre réaction des pouvoirs publics ou des associations dites humanitaires. Ils sont seuls. Il est plus tard que tu n’espères.

Sur les ondes de France inter à la veille de Noël 2015 l’écrivain norvégien Jo Nesbo, invité par Kathleen Evin préconise l’éradication des Tsiganes, ces essaims de sauterelles. Aucune réaction du CSA. Plus récemment, sur les écrans de France 5, Patrick Cohen, qu’on a connu mieux inspiré, se moque ouvertement des Roms, ces envahisseurs. Le ministère de la Culture, autorité de tutelle ne bronche pas, n’entend pas, regarde ailleurs. Mme Audrey Azoulay, Ministre de la Culture, a signé en octobre 2016, il y a moins de six mois, une Charte « Culture - Gens du Voyage et Tsiganes de France ». En même temps, le CNC, Centre National du Cinéma et de l’image animée, placé sous son autorité, accorde les subventions demandées pour le tournage du film « A Bras ouverts »…

Dans ces paysages ravagés, la solitude des Roms n’est pas encore totale. Que les familles existent encore où soient dispersées, l’entraide familiale ou celle du groupe est renforcée, consolidée par l’intervention de particuliers bénévoles, parfois adossés à de très petites associations locales.

Si les Roms sont à ce point de perdition c’est aussi parce que les ONG, les grandes associations humanitaires d’envergure nationale ou internationale ne font strictement rien d’efficace en notre direction, refusant systématiquement de nous consulter, même de dialoguer avec nous.

Il faut mettre en regard les millions d’euros de subventions déployées par l’Europe et l’Etat en faveur de ces grandes associations depuis des années avec l’absence totale de résultats. Les millions servent à salarier les amis et les parents des conseils d’administration, à faire manger des universitaires un peu faiblards en panne de chaire, tous systématiquement non-roms, à éditer un fascicule tous les deux ans, à organiser des parlotes et mettre au point les éléments de langage destinés à faire comprendre aux autorités qu’à défaut d’amélioration quantifiable, grâce au maillage territorial de l’association et l’ouverture de nouvelles antennes, les Roms sont under control. Il conviendrait d’envisager une légère augmentation comprise entre 8 et 12% de la prime à l’échec, sollicitée par la structure pour l’année civile en cours. Je ne parle pas de la Roumanie, je parle de la France.

(...)

Jacques Debot, écrivain tsigane

Le billet complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

* Il s'agit ici évidemment de Renaud Camus, théoricien du "Grand Remplacement"...

Note du webmaster

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A Voir... Corporate... Sortie le 5 avril 2017...

5 Avril 2017 , Rédigé par Telerama Publié dans #Cinéma

Inquiétante en DRH sans scrupules et tout en contrôle, Céline Sallette brille dans ce thriller psychologique sur le monde glaçant de l'entreprise.
 
Emilie Tesson-Hansen (Céline Sallette) est une « tueuse », elle en est fière, c'est même pour cela qu'elle a été embauchée comme responsable des ressources humai­nes par le fringant PDG Stéphane Fron­cart (Lambert Wilson). S'il l'a recrutée, c'est pour se débarrasser de certains cadres de l'entreprise, trop vieux, pas assez performants, en les poussant à la dépression, donc à la démission. Jusqu'au jour où l'un des cadres qu'elle a mis sur la touche se suicide sur son lieu de travail. La veille, il avait, une fois de plus, désespérément cherché à lui parler, mais elle avait fait la sourde oreille. Lorsqu'une enquête est ­ouverte par une inspectrice du travail zélée, Emilie est prévenue par sa hiérarchie : dans l'intérêt de la boîte, elle doit faire bonne figure, rester « corporate ». De toute manière, elle n'a rien à se reprocher...

(...)

Guillemette Odicino

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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A Voir... L'Opéra... De Jean-Stéphane Bron...

2 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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A Voir... Orpheline...

29 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Quatre moments de la vie de quatre personnages féminins. Une petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Une adolescente ballotée de fugue en fugue, d'homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Une jeune fille qui monte à Paris et frôle la catastrophe. La femme accomplie enfin, qui se croyait à l'abri de son passé. Peu à peu, ces figures forment une seule et même héroïne.

ORPHELINE Bande Annonce
Un film réalisé par Arnaud des Pallières
Avec Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot, Gemma Arterton, Jalil Lespert
Date de sortie au cinéma en France : 5 avril 2017
Genre : Drame

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"C'est probablement une idée folle de changer l'école..."

7 Mars 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Cinéma

La réalisatrice Judith Grumbach signe un documentaire passionnant sur les écoles différentes, qui sort ce mardi.

A quoi sert l’école ? A éduquer ou à instruire ? En France, on a tranché : la transmission des connaissances reste cardinale, et la formation de la personnalité est laissée aux hasards du milieu familial et des expériences de vie. Le plus souvent… mais dans les écoles filmées par Judith Grumbach, il souffle un air nouveau, et le soleil semble briller plus haut. Les élèves apprennent l’écoute, l’empathie, la prise d’initiative, la coopération… tout le bagage humaniste des citoyens de demain. La jeune femme a pris conscience que "l’éducation est le levier le plus efficace pour transformer la société dans laquelle on vit". Le 7 mars marque le lancement de son documentaire à Paris, au Forum des Images, qui en est une belle illustration.

Expérimenter, plutôt que de théoriser. Les neuf écoles dont "Une idée folle" fait partager le quotidien sont situées aux quatre coins de la France, en ville ou à la campagne, dans le privé comme dans le public. Traduisez : leurs réussites peuvent être dupliquées, y compris dans les quartiers difficiles, comme le montrent les images tournées au collège Clisthène, à Bordeaux.

Dans ces établissements, le rapport à l’organisation du temps et de l’espace est très différent. Le professeur n’est pas le détenteur du savoir, mais un "organisateur" qui régule le groupe. On y voit des enfants développer des questionnements scientifiques, initier des collectes solidaires, réfléchir sur de graves questions, comme "Peut-on rire de tout ?", s’employer comme médiateurs pour régler des disputes entre copains, gérer des projets, comme ce poulailler qu’ils ont monté (presque) seuls, travailler avec des retraités du village invités dans leur classe, participer à la conception de leur école, s’entraider, s’écouter, apprivoiser leurs émotions… autant d’apprentissages auxquels les adultes accordent autant d’importance que celui de la lecture et des tables de multiplication. Isabelle Peloux, directrice de l’école privée du Colibri (Drôme), explique :

"Il faut leur apprendre à être bien avec eux-mêmes, de façon à donner le meilleur de ce qu’ils peuvent être, et il faut leur apprendre à faire avec l’autre. Et ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est les deux en même temps."

(...)

Caroline Brizard

Suite et fin ci-dessous

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Bande annonce du CNC et de la DRAC Ile-de-France pour promouvoir l’éducation à l’image... (+ liens utiles)

4 Mars 2017 , Rédigé par Dailymotion Publié dans #Education, #Cinéma

Des liens utiles pour amener le cinéma à l'école et l'école au cinéma...

École et cinéma

Collège au cinéma

Lycéens et apprentis au cinéma  

Les Enfants de cinéma

Bac L option cinéma et audiovisuel

Ressources concernant le cinéma sur internet

Espace dédié au cinéma

Upopi (pour Université populaire des images)

tutoriels

Canopé

Nanouk

L’Institut Lumière

Transmettrelecinema.

                                   ____________________________

Pour les tout petits

Benshi

Ciné-jeux  programmes jeunes publics 

offre jeune public

l’exposition Môme et Cie

Excellentes publications coéditées avec Actes Sud

Son site

Merci à Slate pour la récolte de liens/Voir ci-dessous pour en savoir plus

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