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Vivement l'Ecole!

cinema

A voir... « Juste sous vos yeux », de Hong Sang-soo...

21 Septembre 2022 , Rédigé par Slate Publié dans #Cinema

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Anna Karina... Godard...

13 Septembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique, #Cinema

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A voir... "Les travaux et les jours" d'Anders Edström et C.W. Winter...

22 Juin 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinema, #Art

Sur plus de huit heures, la chronique de C.W. Winter et Anders Edström suit, au fil des saisons, le quotidien d’une communauté paysanne dans les montagnes de Kyoto. Une expérience bouleversante qui mêle fiction et réalité où transperce la permanence des choses mais aussi de leur finitude.

Le temps – étendu, dilaté, répété – est ce qui permet aux cinéastes C.W. Winter et Anders Edström de faire advenir les Travaux et les Jours. Etalée sur plus de huit heures et trois longs métrages, cette chronique de la vie d’un village des montagnes de la préfecture de Kyoto s’organise autour de cycles. Celui des jours et des nuits, des levers et des couchers, celui des repas, de la besogne quotidienne et agricole qui s’adapte au temps météorologique. On semait hier, on sème aujourd’hui, on sèmera demain. En cinq saisons et quatorze mois, le film compose le portrait d’une famille, d’une communauté, d’un territoire autour d’un village de 47 habitants de la vallée de Shiotani. Un espace à la fois hors du temps – et des cadences de la ville – et en plein dedans, puisqu’un décompte plane au-dessus de ces montagnes. A mesure que les jeunes quittent les lieux, ces espaces se dépeuplent. Condamnés par la marche de l’histoire.

Il est justement question d’histoire dans la première scène du film – bien que la période de référence semble un peu floue. Autour d’un kotatsu (ces tables basses qui servent de chauffage collectif) sur lequel s’empilent les bières, une douzaine d’hommes racontent des conneries en riant. Ils ont entre 40 et 60 ans. La nuit est déjà bien avancée. Le plus loquace explique que, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, en France, il n’y avait pas de toilettes. Les gens faisaient caca dans la rue, assure-t-il. Et c’est parce qu’il y avait de la merde partout que les Français ont inventé le talon aiguille. Pour marcher dans la fange, mais sans la toucher. Depuis l’extérieur de la maison, on entend encore les explosions de rires quand un invité remonte dans son camion et s’en va jusqu’à la maison de Tayoko Shiojiri. Avec son mari, Junji, cette vieille dame, qui résume pour nous sa journée à chaque aurore, sert de point d’ancrage à un film rythmé par ses gestes. On la regarde dans ses tâches domestiques, nettoyer l’autel familial, en rendez-vous médical, ou s’activer sur le lopin de terre où elle cultive des radis blancs.

Cohabitation du naturel et de l’artificiel

En ne se comportant pas comme les films bien élevés qui ne s’étirent pas au-delà de trois heures, les Travaux et les Jours s’affranchit de toute forme de hiérarchie. Si cette femme revient à l’écran jusqu’à ce que se forme un récit de vie, le film s’intéresse tout autant aux mues de la nature qu’aux mots de l’humain. A la parole et aux échanges, qui constituent les temps forts du film, s’ajoutent une multitude de temps «faibles». Tout sauf faibles, en réalité, encore moins «morts» puisqu’ils montrent l’étendue du vivant. C.W. Winter et Anders Edström dessinent un lieu. Regarder une journée, c’est s’attarder sur la disposition d’un quartier pavillonnaire de la vallée et voir comment le logement est rhabillé par les saisons. C’est observer comment chacun fait ses courses, mais aussi un talus pilonné par le soleil, l’écoulement de la pluie sur un bout de grillage, une fenêtre couverte d’insectes, les bâches qui couvrent les légumes. Des formes sans cesse renouvelées par l’heure, la lumière, le climat. C’est observer la cohabitation du naturel et de l’artificiel, du beau et du moche. En regardant et regardant encore, le film montre la permanence des choses et leur finitude.

Ces moments de stase, hors de l’humain et de la narration, établissent un autre type de transaction avec le spectateur. Le plein et le vide. Sauf qu’il ne faudrait pas chercher à remplir ces vides. Un couloir, la nuit, n’est pas une métaphore ou un outil surexpressif à la manière des pillow shots d’Ozu dont ces natures mortes semblent pourtant hériter. C’est un couloir vide. Passés au tamis de ce regard horizontal, à plat, les plans composent un écosystème. Une concomitance. Il faut voir et écouter. Regarder la route, les pins centenaires, mais également embrasser le chant des oiseaux, le ronflement des bagnoles ou d’une tronçonneuse. Apprécier le son mat d’un orage sur la neige comme le tac-tac régulier d’un robot ménager qui remue de la pâte à beignet. Le flish-flosh de la chaussure mouillée sur le béton comme la sérénade d’un insecte en surrégime qui éclipse le chant des grillons l’été. Le film s’entend autant qu’il s’observe. Les deux sens entrant parfois en contradiction, ou établissant des liens neufs, lorsque l’image dit une chose et que le son en dit une autre. Ainsi le récit d’une mythologie familiale (Iwo Jima, le paludisme et l’aubergine) partagé dans une voiture lancée sur l’autoroute est-il sonorisé par un chant d’hirondelles. Façon de dire que tout se déroule en même temps, tout le temps. Qu’examiner les humains ne fait pas disparaître les arbres.

Lettre d’amour posthume

Dans son extension infinie, les Travaux et les Jours habite le spectateur différemment. Invité surprise dans une famille éloignée qu’on ne se connaissait pas, on suit une discussion d’après repas. Dos à nous, un homme en pull vert raconte ses années d’étudiant. Plan fixe à la Ozu : caméra au ras du sol, avec des gens qui entrent et sortent au premier plan. Il dit sa bataille avec ses parents pour faire des études. La magie de sa découverte de Tokyo. Ses examens ratés et le futur retour au village. Il pleure, cherche des mouchoirs. On a envie de crier qu’ils sont là, sous la table. On ne sait pas qui sont ces gens, mais ils nous offrent leur intimité, leurs regrets, leurs joies.

Une précision. Que le film ne donne pas, sauf à scruter les crédits. Les Travaux et les Jours est un documentaire et aussi une fiction. Tayoko est la belle-mère d’Anders Edström et a déjà joué dans les films des deux cinéastes. Ce film-là devait être son portrait ainsi que celui de son mari Junji. Mort subitement deux semaines avant le début du tournage, l’homme est ici interprété par un ami d’enfance de la dame. Chaque reproche, chaque mot doux prononcé par elle se charge alors d’une autre portée. Lettre d’amour posthume. La maladie, l’affaiblissement et la mort traversent le film. Dès les premières minutes, Junji l’acteur regardait la vie dans un album de photos. Des paysages, des soirées mémorables, un enterrement. Probablement le sien. Les cycles de la nature se confondent avec ceux du corps. Le temps du film est du temps volé à la vie. On s’aimait hier, on s’aime aujourd’hui, on s’aimera demain.

Marius Chapuis

«Les Travaux et les Jours, parties 1, 2 et 3», d’Anders Edström et C.W. Winter, avec Tayoko Shiojiri, Hiroharu Shikata, Ryô Kase… 3h33, 2h10 et 2h28.

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A voir... Birds of America - De Jacques Loeuille... Sur les traces du peintre naturaliste Audubon, à la recherche des oiseaux disparus.

26 Mai 2022 , Rédigé par L'Ecole Des Lettres Publié dans #Cinema

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A voir... "Tirailleurs" avec Omar Sy...

21 Mai 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinéma, #Histoire

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A voir... "L'école du bout du monde" de Pawo Choyning Dorji

12 Mai 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinema

Tourné dans l’Himalaya, ce premier long métrage sur un instituteur téléporté dans un village reculé célèbre les joies inattendues de l’ascétisme et offre de somptueux panoramas.

Le bonheur n’est pas là où on le cherche, il vous tombe dessus de nulle part, quitte à écraser vos rêves au passage. En peu de mots, c’est la morale de l’Ecole du bout du monde, premier long métrage de Pawo Choyning Dorji, originaire du Bhoutan, petite monarchie enclavée entre les géants indiens et chinois qui a fait du Bonheur national brut son slogan alter. Ugyen a la vingtaine, un iPod, une guitare, une belle voix, et rêve de transporter ses talents en Australie, se cramponnant comme s’il en allait de sa survie à une brochure touristique qui vante les enchantements du monde moderne. Mais il doit encore un an de loyaux services à l’Etat en tant que prof, boulot dans lequel il s’ennuie si bruyamment que le rectorat «propose» de lui trouver un autre point de chute. Ses derniers mois, il ira les tirer à Lunana, «l’école la plus reculée du monde», perdue dans une vallée uniquement accessible après des jours de trek. Fini les SMS. Fini l’électricité. Quand à mi-chemin, son baladeur tombe en rade, le jeune homme est frappé par l’horreur de cet ascétisme forcé.

Sitôt arrivé, Ugyen explique à ses hôtes dans leurs petits souliers que, finalement, tout ça ne va pas le faire et qu’il doit repartir fissa. Une nuit passe et au petit matin, il se laisse émouvoir par la bouille d’une gamine venue lui demander de faire classe. «Vous avez le pouvoir de toucher notre futur», lui dit-elle. OK pour cette fois, mais juste cette fois… Le petit miracle du film tient à son tournage in situ, qu’on imagine un poil laborieux dans cette vallée himalayenne où l’électricité doit être négociée avec le soleil. Entre les formidables panoramas sur des cimes enrobées de nuages, des pâturages infinis, la modestie des habitats, l’Ecole du bout du monde offre une carte postale idéale pour qui rêve de quiétude et de frugalité.

Certes il y fait froid, il y a un peu de boue et les toilettes ne sont pas vraiment dans les standards du CSSCT, mais l’espèce de sobre béatitude qui frappe Ugyen est communicative. Un peu trop même. Difficile en effet de ne pas être frappé de percevoir à l’écran les échos de l’incroyable film documentaire les Trois Sœurs du Yunnandu Chinois Wang Bing, qui déjà s’intéressait aux enfants d’un village de montagne aux conditions de vie moyenâgeuses. Une peinture du dénuement autrement plus rude et puissante que celle très feel good dressée ici, où tout le monde semble prêt à sortir la guitare sèche, les marshmallows en bouse de yack séchée pour danser autour du feu. Mais diable que la vallée est belle.

Marius Chapuis

L’Ecole du bout du monde de Pawo Choyning Dorji, avec Sherab Dorji, Ugyen Norbu Lhendup… 1h49.

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A voir... Il buco - Par Michelangelo Frammartino...

4 Mai 2022 , Rédigé par Slate Publié dans #Cinema

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A voir... "Contes du hasard et autres fantaisies" - Par Ryusuke Hamaguchi....

6 Avril 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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A voir... "En corps" de Cédric Klapisch...

31 Mars 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinéma

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Marion Barbeau est en tête d'affiche du film En Corps de Cédric Klapisch, en salles aujourd'hui. Elle y joue le rôle d'Elise, une jeune danseuse classique se blessant lors d'un ballet. Sa vie est alors bouleversée, elle va devoir apprendre à se réparer. La blessure devient pour elle un moyen de commencer une nouvelle vie. Elle fait alors la connaissance d'une compagnie de danse dirigée par Hofesh Schechter et l'intègre petit à petit, alors que sa blessure la condamnait à deux ans d'immobilité.

A travers ce parcours initiatique de la danse classique à la danse contemporaine, c'est l'itinéraire de Marion Barbeau qui est représenté en filigrane. "Elise me ressemble et ne me ressemble pas. On a comme points communs les caractéristiques typiques de la danseuse classique, on est battantes, on ne va pas s’apitoyer sur notre sort" explique Marion Barbeau.

(...)

Olivia Gesbert

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A voir... "En nous", de Régis Sauder - En salle le 23 mars

15 Mars 2022 , Rédigé par Shellacfilms Publié dans #Education, #Cinéma

Il y a dix ans, Emmanuelle, professeure de français d’un lycée des quartiers Nord de Marseille, participait à un film avec ses élèves. A partir de l’étude de LA PRINCESSE DE CLÈVES, Abou, Morgane, Laura, Cadiatou et les autres énonçaient leurs rêves, leurs désirs et leurs peurs. Tous se retrouvent aujourd’hui, les souvenirs se mélangent aux récits de leur vie et des obstacles à surmonter.

Que reste-t-il de leurs espoirs de liberté, d’égalité et de fraternité ? « Je sais bien qu’il n’y a rien de plus difficile que ce que j’entreprends », cette phrase du roman trouve plus que jamais écho en eux.

En nous. Film d'ouverture - Cinéma du Réel 2022

Plus d'infos sur shellacfilms.com

Voir aussi ci-dessous sur le site de France Culture

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