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Vivement l'Ecole!

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Antihéros ou super-héros : l’image tronquée du professeur au cinéma

15 Mars 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Cinéma

EXTRAITS 

A l’occasion de la 46e cérémonie des Césars, dont la sélection met une nouvelle fois en avant plusieurs figures de professeurs, focus sur la façon dont le septième art dépeint les enseignants.

Les Choristes, La Journée de la jupe, Etre et avoir, Entre les murs… Régulièrement, dans leur sélection, les Césars, dont la 46ᵉ cérémonie aura lieu vendredi 12 mars, choisissent des films mettant en scène la figure de l’enseignant. Le cru 2021 ne fait pas exception. Tandis qu’Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal a pour héroïne une institutrice – certes, plutôt montrée hors de sa salle de classe, Eté 85 de François Ozon propose, cette fois-ci dans un second rôle, Melvil Poupaud en professeur de lycée.

Entre les enseignants et le grand écran, l’histoire ne date pas d’hier. Mais elle n’est pas vraiment d’amour… Auteurs du passionnant ouvrage L’Ecole à travers le cinéma (Mardaga, 2020), les chercheurs de l’université de Mons (Belgique) Antoine Derobertmasure, Marc Demeuse et Marie Bocquillon estiment que la première apparition d’un enseignant au cinéma dans un rôle majeur remonte à Topaze, signé Louis Gasnier en 1933, adaptation d’une pièce de théâtre de Marcel Pagnol.

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La figure de l’enseignant sauveur

Car, à l’autre bout du spectre cinématographique, on trouve un autre archétype : l’enseignant sauveur. Celui qui ne compte pas ses heures, quitte à mettre son couple en péril comme dans Ecrire pour exister (2007). Qui tente, à l’instar de l’enseignant de Ça commence aujourd’hui (1999), de régler les difficultés sociales de ses élèves. Et qui finalement, est moins utile en transmettant du savoir qu’en « remplissant les vides laissés par les services sociaux », estime Marc Demeuse.

On peut aussi compter sur celui qui éclaire la conscience des élèves, est indéfectiblement à leur écoute, révèle les potentiels les plus enfouis… Dans cette catégorie, il existe une statue du Commandeur : John Keating, l’enseignant de littérature du Cercle des poètes disparus (1989), incarné par Robin Williams. Il incite ses élèves d’une stricte école américaine à penser par eux-mêmes et à s’écarter du troupeau. Difficile de ne pas trouver sympathique celui qui a fait soupirer d’envie des millions de spectateurs rêvant de se trouver face à lui dans une salle de classe.

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Réalité tronquée du métier

Il semble par ailleurs que, pour bon nombre de cinéastes, le bon enseignant soit un enseignant seul. A l’instar du Cercle des poètes disparus, il doit faire face à une hiérarchie obtuse, à des collègues ternes. S’il n’est pas formé pour ce métier et réussit là où ses collègues ont échoué, comme l’ancienne militaire d’Esprits rebelles (1995), ou le publicitaire au chômage d’Opération Shakespeare (1994), c’est encore mieux. « Ce que nous disent ces films, c’est que le bon enseignant l’est sans formation initiale. Sous-tendant, par là même que ceux qui ont été formés sont mauvais », relève Antoine Derobertmasure. Autre motif récurrent de Will Hunting (1997) à Les Grands Esprits (2017) en passant par Les Choristes (2004) : la relation privilégiée avec un élève dont l’enseignant va déceler puis développer les talents.

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Un film semble toutefois échapper aux clichés : Entre les murs (2008). Couronné d’une Palme d’or, le long-métrage de Laurent Cantet dépeint le quotidien d’une classe de collège d’un quartier populaire de Paris. Il est adapté du livre également intitulé Entre les murs (Verticales, 2006), de François Bégaudeau, lequel fut lui-même enseignant et joue le rôle du professeur dans le film. Un dispositif et une mise en scène qui le font parfois flirter avec le documentaire.

« La vue la plus complète que j’ai vue du métier, estime Nada Chaar. L’enseignant est montré dans sa confrontation à une réalité socioscolaire, mais aussi face à ses propres limites. » Ce n’est pas l’enjeu d’Antoinette dans les Cévennes qui dépeint majoritairement l’enseignante hors de sa classe. Chose étonnante d’ailleurs : sorti à une semaine d’écart, Les Apparences (2019) de Marc Fitoussi met aussi en scène une enseignante ayant une liaison avec un père d’élève. Deux personnages de « maîtresses » dans tous les sens du terme… Coïncidence ou volonté de montrer qu’au-delà de tout ce qu’on peut projeter ou espérer sur son métier, l’enseignant est, avant tout, un être humain comme les autres ?

Joséphine Lebard

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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A voir... "Amants" - Par Nicole Garcia, avec Stacy Martin, Pierre Niney, Benoit Magimel... En salles, le 25 janvier...

25 Décembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Tout près du polar, l’histoire d’Amants, le nouveau film réalisé par Nicole Garcia, commence, à Paris, sur l’idylle électrique de deux jeunes et beaux noctambules, qui s’aiment d’un amour de conte. Lui (Pierre Niney), est un petit trafiquant qui se débrouille bien ; elle (Stacy Martin), suit une formation dans une école hôtelière. À la suite d’un accident mortel compromettant, le garçon prend peur et s’enfuit seul, très loin, abandonnant sa bien-aimée. Trois ans plus plus tard, Lisa retrouve par hasard son prince charmant sur une plage de l’océan Indien. Entre-temps, elle a changé de vie, ayant épousé un richissime financier (Benoît Magimel).

Destins qui se croisent, magie ou péril du hasard, seconde chance, rapports de classe, tout cela s’agence bien dans ce film à l’écriture ciselée, où l’on ne sait jamais très bien ce que chacun pense au fond de lui, espère, regrette. Et où l’on retrouve le romanesque sombre, chaud et froid, de Place Vendôme. Amants, en compétition cette année à la Mostra de Venise, est attendu en salles le 27 janvier 2021.

Découvrez sa bande-annonce, en exclusivité pour Télérama.fr

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Les Aristochats ou la dernière éducation à l’ancienne...

20 Décembre 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Cinéma

Duchesse et ses trois chatons reçoivent de leur mère une éducation à l’image du milieu où ils vivent, dans le Paris de la Belle Epoque: celui de la bourgeoisie riche.

Non seulement les codes sociaux sont respectés, mais encore de genre : les petites chattes se pâment à l’idée du mariage et les petits chats sont bagarreurs sous l’œil bienveillant de leur mère. Ce film de 1970 est-il un des derniers à propager l’ancien modèle d’éducation des enfants? 

Pour en parler Charles Dantzig reçoit Eric Baratay, Professeur d'histoire contemporaine à l'université Jean-Moulin de Lyon, spécialiste de l'histoire des animaux, il a notamment publié Biographies animales aux éditions du Seuil, 2017

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2020 ou le temps disparu de l'enfance...

18 Décembre 2020 , Rédigé par Slate Publié dans #Art, #Cinéma

2020 ou le temps disparu de l'enfance...

EXTRAIT

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Jacques Dessange (la pub avec la jolie blonde qui ouvrait une porte), Kirk Douglas (ma mère s'installant dans le canapé pour ses films), Claire Bretécher (qui a tellement inventé de femmes), Mary Higgins Clark (les lectures d'été quand on s'ennuie dans une maison de location), Uderzo (les étagères de tout le monde), Sepúlveda (que je venais de lire à mes enfants), Christophe (les frissons), Bedos (une figure qui a accompagné toute mon enfance et mon adolescence et même l'âge adulte, ah... son procès avec Nadine Morano...), Dabadie (la France des années 1970), Piccoli (son visage tellement partout quand j'étais petite que je le confondais avec le boulanger chez qui on achetait mes pains au chocolat), Ennio Morricone (les engueulades avec les amis qui l'idolâtraient), Gisèle Halimi (mon amour infini, mon respect éternel, un exemple d'engagement), Annie Cordy (la télé un peu jaune, les adultes qui me mettaient mal à l'aise), Olivia de Havilland (un nombre incalculable de «mais qu'elle est chiante!» en regardant Autant en emporte le vent), Juliette Gréco (dont ma mère me chantait les chansons et dont j'avais dévoré l'autobiographie, Jujube, quand j'avais 15 ans, lisez-la), Alain Rey (parce que la langue française n'est pas qu'une affaire de vieux réacs), Sean Connery (le père d'Indiana Jones), Maradona (les blagues sur la drogue des «Guignols de l'info»), Anne Sylvestre (la seule), John le Carré (la valeur sûre quand on ne savait plus quoi lire).

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Et puis, la liste aurait dû s'arrêter là, elle était déjà bien fournie.

J'étais prête à boucler 2020 et, allez savoir pourquoi, un nouveau décès s'est ajouté qui m'a profondément troublée. Caroline Cellier.

Titiou Lecoq

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Festival du film d’éducation : de nombreux films à découvrir en ligne...

26 Novembre 2020 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Cinéma

Le Festival International du Film d’Education diffuse gratuitement en ligne de nombreux courts et moyens métrages de sa sélection. A découvrir sans attendre !
 
Dans un contexte de confinement national, le Festival International du Film d’Education fête sa 16e édition. Pour l’occasion, les 41 films de sa sélection « courts et moyens métrages » seront diffusés en accès gratuit du 23 novembre au 6 décembre. Ces œuvres inédites racontent des parcours de vie, des histoires de partage entre cultures, ou de transmission entre générations.
 
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Chloé Le Dantec
 
Suite et fin en cliquant ci-dessous
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A Voir... Les Apparences - Avec Karin Viard et Benjamin Biolay...

23 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinéma

EXTRAITS

« Les Apparences » : jeu de pistes diabolique

Il n’est pas nécessaire d’avoir été soi-même expatrié dans une capitale étrangère pour apprécier dans toutes ses nuances la société où évoluent les protagonistes des Apparences. Mais ça aide. Eve (Karin Viard) et Henri (Benjamin Biolay) sont deux parfaits exemplaires de cette coterie. Ils ont chacun une BMW. Elle s’occupe bénévolement de la bibliothèque française, il est chef d’orchestre. Elle cache des origines modestes, lui sa liaison avec Tina (Laetitia Dosch), l’institutrice de leur fils. Mais les apparences, sociales, conjugales, familiales sont sauves. Jouant à saute-mouton avec les genres, Marc Fitoussi (Copacabana, Pauline détective) engage d’abord son long-métrage sur les rails d’une étude de mœurs à la Chabrol, avant de le faire dévier vers le film noir à la Clouzot (Les Diaboliques) mâtiné de quelques scènes que n’aurait pas reniées Hitchcock.

Tout le monde ment dans cette histoire, et pas seulement le mari volage. Quel passé inavouable est venu enfouir Tina dans les parages du Prater ? A quoi Eve joue-t-elle avec Jonas (Lucas Englander), ce jeune homme dégingandé et impulsif que son bracelet électronique à la cheville désigne comme un prisonnier en liberté surveillée. De quel méfait s’est-il rendu coupable ? Pendant que le spectateur s’interroge, Fitoussi a déjà fait faire un nouveau détour à son scénario. Philippe Ridet

Et d'autres critiques "Cinéma" à lire en cliquant ci-dessous

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A Voir... «La Maquisarde» de Nora Hamdi...

16 Septembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinéma, #Histoire

"«La Maquisarde» de Nora Hamdi questionne la place des femmes en temps de guerre dans ce huis-clos carcéral entre une paysanne et une Française pro-FLN, résistante sous l’Occupation."

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A Voir... "Adolescentes" et "Un soupçon d'amour"...

9 Septembre 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Cinéma

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A Voir... "Police", d'Anne Fontaine... Avec Virginie Efira, Omar Sy, Grégory Gadebois, Payman Maadi...

2 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinéma

EXTRAITS

La Renault Kangoo, modèle-phare du constructeur français, appartient au segment des « ludospaces ». La première gageure de la réalisatrice Anne Fontaine, et qui n’est pas la moindre, est d’avoir transformé ce véhicule – très utilisé par la police nationale en raison de ses portières arrière à glissière et de son avantageuse volumétrie – en théâtre d’un huis clos étouffant mettant aux prises quatre blocs d’humanité brute, soit trois policiers et un prisonnier. Pour le « ludospace » on repassera. Rien de moins gai que cet habitacle qui semble se réduire, que cette suffocation qui nous gagne derrière les fenêtres fermées où défilent les lumières de la ville. Ne manque que la buée. Mais c’est autant le physique des quatre personnages qui sature l’habitacle que leur âme.

Virginie (Virginie Efira), Aristide (Omar Sy) et Erik (Grégory Gadebois) sont trois policiers d’un commissariat parisien. Leur routine : violences conjugales, infanticides, bagarres de rue. Ils ont leurs secrets, des failles béantes comme des précipices. Virginie, mariée, est enceinte d’un amant. Elle a décidé d’avorter. Erik vit avec une femme dépressive et tyrannique ; il fume deux paquets par jour et renifle les effluves d’un verre de cognac lorsque l’envie de replonger le taraude. Atrabilaire, il hurle souvent : « Vous me faites tous chier ! » quand le vocabulaire lui manque pour exprimer son mal de vivre. Aristide voit une psychiatre. Il dit qu’il a « du vent dans la tête ». L’uniforme les engonce, il ne les protège de rien.

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Casting parfait

C’est alors que le casting s’avère parfait. Il fallait des acteurs et une actrice non seulement capables de produire de la lumière, fût-elle celle affaiblie de leurs âmes en désordre, mais physiquement capables d’occuper un volume dans ce Kangoo où ils se confrontent à leur vérité, à leurs limites. Tous y parviennent haut la main. Une fois revêtue de son uniforme (polo blanc, blouson bleu, godillots) et noués ses cheveux en un chignon serré dans le vestiaire du commissariat, Virginie Efira se transforme en une policière à qui on n’oserait même pas contester un PV. Omar Sy, imposant et doux, si loin de ses rôles habituels, parvient à exprimer toute l’ambivalence de son personnage en chantonnant quelques notes de Daniel Balavoine. Payman Maadi a le regard traqué d’une bête prenant peu à peu conscience qu’on la conduit à l’abattoir mais n’osant pas profiter des occasions de fuite qui lui sont offertes. Est-il dangereux, désespéré, résigné ?

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Philippe Ridet

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A Voir... La femme des steppes, le flic et l'oeuf... De Wong Quanan...

20 Août 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinéma

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