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Vivement l'Ecole!

cinema

A voir... "Stella est amoureuse"

14 Décembre 2022 , Rédigé par Libération Publié dans #Cinéma

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Coup de coeur... François Truffaut...

5 Décembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature, #Cinema

 

1er septembre 1978

 

Cher Jean-Louis Bory,

 

Ces déchirements qui sont comme des morts, la sensation de trou noir, du je n’existe plus, cette irréalité des visages croisés dans la rue, tout cela je l’ai connu et aussi la certitude qu’on ne peut pas faire comprendre aux autres ce qui se passe en soi, le concret qui se dérobe, ce vide hébété.

J’ai connu cela et il m’a fallu un an et demi pour m’en sortir, avant de retrouver le ressort qui fait rebondir et puis encore trois ans avant de pouvoir revivre normalement, c’est-à-dire d’aimer sans méfiance.

Je vais plier cette lettre dans une enveloppe et la poster, mais imaginez qu’elle vous parvient roulée dans une bouteille. Vous faîtes partie de ceux qui ont la chance de pouvoir exprimer l’inexprimable et de se tirer d’affaire par la création. N’oubliez pas cela.

J’ai admiré votre courage quand vous avez bravé le sardonique Philippe Bouvard en présentant la Moitié d’orange ; chaque semaine, au Masque et la Plume, vous donniez un exemple de vaillance, gaité et vitalité. A cause de cela, je sais que vous allez trouver, le moment venu, la force de donner le coup de pied qui vous fera remonter à la surface, parmi nous.

 

toute mon amitié,

François Truffaut

             _________________

 

A JEAN-LUC GODARD [mai-juin 1973]

Jean-Luc. Pour ne pas t’obliger à lire cette lettre désagréable jusqu’au bout, je commence par l’essentiel : je n’entrerai pas en coproduction dans ton film.

Deuxièmement, je te retourne ta lettre à Jean-Pierre Léaud : je l’ai lue et je la trouve dégueulasse. C’est à cause d’elle que je sens le moment venu de te dire, longuement, que selon moi tu te conduis comme une merde.

 

François Truffaut - Correspondance

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A voir... "Nos frangins" de Rachid Bouchareb

1 Décembre 2022 , Rédigé par Divers Publié dans #Cinema

(...)

Cette sobriété extrême de la réalisation, soutenue par un usage intensif des archives d’époque, n’a d’autre but que de cerner au plus près un sentiment, qui est celui de l’injustice et du silence honteux qui l’accompagne. Le film, antispectaculaire et peu propice aux grandes orgues sentimentales, est, à cet égard, une réussite.

Jacques Mandelbaum/Article complet en cliquant ci-dessous

 

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A voir... "Annie colère"...

29 Novembre 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinema

Le nouveau film de Blandine Lenoir avec Laure Calamy, Zita Hanrot et India Hair. Le 30 novembre au cinéma.

Synopsis : 

Février 1974. Parce qu’elle se retrouve enceinte accidentellement, Annie, ouvrière et mère de deux enfants, rencontre le MLAC – Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception qui pratique les avortements illégaux aux yeux de tous. Accueillie par ce mouvement unique, fondé sur l’aide concrète aux femmes et le partage des savoirs, elle va trouver dans la bataille pour l’adoption de la loi sur l'avortement un nouveau sens à sa vie.

"On apprend le roman national avec les « grands hommes », en l’occurrence ici une « grande femme » : tout le monde connait le combat héroïque de Simone Veil, mais on a oublié les militant·e·s qui ont poussé Giscard d’Estaing à modifier la loi (...) J’ai eu envie de fabriquer ces images manquantes."

Blandine Lenoir, réalisatrice

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A voir... "La générale" - "Sortir au moins un élève de la merde, c'est ça qui fait tenir ces professeurs"

25 Novembre 2022 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinema, #Education

Nous recevons la réalisatrice Valentine Varela à l'occasion de la sortie de son documentaire "La Générale", en salles le 23 novembre.

Avec
  • Valentine Varela réalisatrice et comédienne

Christine est professeure principale d’une classe de seconde. Ses élèves ont un seul objectif, passer en « générale », une filière qui représente pour eux un passeport social. Entourée d’une bande de profs, Christine, qui a vu année après année son métier se transformer, se bat pour arracher ces adolescents au déterminisme social.

Être « prof » : une vocation

"Chaque professeur va apporter un enseignement un peu différent. Avec ce qu’il est, avec sa chaire, son sang, sa transpiration et sa passion. Je suis par contre convaincue que c’est une vocation. Ce qui fait tenir chacun des professeurs que j’ai rencontrés dans ce lycée difficile, c’est l’amour du métier et l’espoir. Cela m’a sidérée. Je pense que ça tient au fait que dans chaque classe, même dans ces classes difficiles, il y a toujours un moment où un élève va prendre quelque chose, va apprendre et en faire quelque chose. Chaque année, ces professeurs là ont sorti un élève de la merde. D’ailleurs dans cette classe beaucoup d’élèves ont finalement fait des études après." Valentine Varela

Une main tendue qui sauve

"On ne sait jamais trop pourquoi on fait des films. Mais, aujourd’hui avec un peu de distance je me rends compte que je m’intéresse aux causes perdues. Ce qui me plaît, c’est cette main tendue et cet espoir qui est toujours là quoi qu’il arrive. Je considère que l’échec est souvent dû à des accidents de la vie. Et finalement s’il s’était passé autre chose tout aurait été bien différent. Je m’intéresse toujours aux gens qui s’intéressent eux-mêmes à l’échec. Ce sont ces gens-là que je filme car ils essayent de changer un destin." Valentine Varela

Interroger sa posture de réalisatrice

"Je n’ai pas voulu être intrusive dans la vie des élèves. J’ai voulu rester très pudique vis-à-vis d’eux. Je ne me voyais pas me saisir de leurs histoires. Ce n’est pas mon rôle et ça m’aurait mise très mal à l’aise. Je préférais qu’on sente un contexte familial compliqué qui a eu un problème ou un drame sans l’étaler à l’écran. J’ai été terrifiée de montrer le film aux élèves qui sont dedans. Même aux professeurs : j’avais très peur qu’ils se sentent trahis. Et pour les élèves c’était pire car il y a quelque chose d’extraordinaire dans le documentaire qui est très dur aussi : on est quand même des voleurs. On pose un regard mais aussi on y met notre point de vue sur leur histoire, sur ce qui s’est passé cette année-là. " Valentine Varela

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A Voir... Riposte féministe...

8 Novembre 2022 , Rédigé par Youtube Publié dans #Cinema, #Feminisme

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A Voir... "L'école est à nous" / La salle de classe comme lieu d'utopie...

7 Novembre 2022 , Rédigé par Au Ciné Publié dans #Education, #Cinema

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A voir... "Un beau matin" de Mia-Hansen Love... Avec Léa Seydoux, Nicole Garcia, Pascal Greggory...

5 Octobre 2022 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinema

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A voir... "Un bon début" - A propos d'élèves en rupture totale de scolarité...

3 Octobre 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinema

EXTRAITS

Le cinéma s’engage sur les chemins de l’école

Que ce soit par la fiction ou en documentaire, les enseignants et leurs élèves continuent d’inspirer le grand écran, qui croit encore aux vertus républicaines de l’institution, sans en occulter les failles.

(...)

Last but not least, palme non académique du prof le plus génial du moment, Antoine, qui exerce au lycée Guynemer de Grenoble dans une classe de 4e, absolument unique en France (dispositif Starter), accueillant des élèves en rupture totale de scolarité (Un bon début). Rien vu de semblable, en termes d’abnégation, de sensibilité et de compétence, depuis Etre et avoir, de Nicolas Philibert. On en est donc là, et l’on comprendra aisément que ces films hagiographiques – qui revigorent à travers ces figures de saints notre croyance en l’école comme lieu des possibles – témoignent paradoxalement de ce qui y demeure encore impossible sur le plan de l’institution.

Jacques Mandelbaum

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A voir... « La Cour des miracles » : une école rêvée, lieu de tous les possibles

2 Octobre 2022 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Cinema, #Education

EXTRAITS

Issus du monde de l’enseignement, Carine May et Hakim Zouhani évoquent, sur le mode de la comédie dramatique, les effets pervers de la carte scolaire.

Voici une fiction écolière qui met le doigt précisément là où ça fait mal. Une société dans laquelle les inégalités se creusent et qui pèse de tout son poids et de tous ses maux sur l’école. Un enseignement à deux vitesses, avec ses écoles pour riches et ses écoles pour pauvres. Des calculs de sectorisation qui se complexifient, mais qui ne changent pas grand-chose. L’impuissance et l’usure des profs face à un système sélectif qui ne dit pas son nom et qui les épuise. Des parents, enfin, qui, puissants ou misérables, feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour que leur progéniture bénéficie de la meilleure fortune.

Ce sujet, les auteurs de La Cour des miracles, Carine May, qui fut enseignante, et Hakim Zouhani, qui fut animateur, le connaissent bien. Alors qu’ils ont grandi tous deux à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ils y ont tourné une poignée de films, longs ou courts (Rue des cités en 2011, La Virée à Paname, en 2013…), qui les ont fait remarquer. Ils débarquent aujourd’hui avec une comédie dramatique dont l’enjeu, proprement politique, confère au film son intrigue même. Autant dire qu’ils désertent le cœur du réacteur (la pédagogie, la classe, la transmission) pour s’intéresser à ce qui lui permet de fonctionner (la carte scolaire, le classement et la réputation de l’établissement, le panel socio-économique qu’il recouvre).

Nous voici donc à l’école Jacques-Prévert, quelque part en Seine-Saint-Denis (le film est tourné à Aubervilliers). Un homme et une femme cherchent l’école parmi des travaux et des friches qui les désorientent. Tous deux, par hasard, vont au même endroit, tous deux sont des enseignants nouvellement affectés à Jacques-Prévert. Parvenus au but, ils tombent sur une bande d’enseignants revenus d’à peu près tout, qui naviguent entre colère et apathie. Du côté de la colère, et du stress qui l’accompagne, seule en tête, Zahia (Rachida Brakni), la principale, se désespère du déclassement de l’établissement, de la non-mixité qui a fini par y prévaloir, de la gestion de l’indigence à quoi se réduit sa tâche.

(...)

Jacques Mandelbaum

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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