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Vivement l'Ecole!

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#blanquergate - "... quand cette réunion se passe au ministère, on se dit qu'à partir de là, on se fait un peu tromper"

22 Novembre 2020 , Rédigé par France Bleu Publié dans #Blanquergate, #Education

#blanquergate - "... quand cette réunion se passe au ministère, on se dit qu'à partir de là, on se fait un peu tromper"

"Avenir lycéen" : des anciens lycéens orléanais dénoncent ce syndicat qui les aurait "manipulés.

Après de nouvelles accusations visant "Avenir lycéen", une organisation accusée de soutenir le ministre de l'Education dans un article publié ce samedi dans le journal Libération, deux anciens représentants de lycéens orléanais témoignent et dénoncent ce syndicat qui les aurait manipulés.

"Je suis libéré, parce qu'on donne enfin la parole aux personnes qui ont été manipulées comme moi". Giovanni Siarras peut enfin souffler après ce qu'il a vécu au sein du mouvement "Avenir lycéen"Libération a publié une longue enquête ce samedi assurant que cette organisation syndicale, créée en 2018, est pilotée par l'entourage proche de Jean-Michel Blanquer "pour servir la communication du ministre", et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens opposés à ses réformes, notamment celle du bac. 

Deux Orléanais témoignent

S'appuyant sur de nombreux témoignages, l'article affirme que le numéro 2 du ministère à l'époque, Jean-Marc Huart, était étroitement lié aux responsables d'"Avenir lycéen" et que des rectorats participaient à l'écriture de communiqués du syndicat, systématiquement favorables aux réformes gouvernementales. Contacté par l'AFP, le ministère n'a pas souhaité faire de commentaires.

Parmi les lycéens qui témoignent, deux Orléanais, Teddy Wattebled et Giovanni Siarras. Le premier est élu dans son lycée François Villon de Beaugency et a tout de suite su que ce mouvement, qui a commencé avec le hashtag #avenirlyceen, allait écraser les autres syndicats lycéens. Il s'est donc battu contre "Avenir lycéen" pendant deux ans, mouvement qu'il n'a jamais rejoint.

Communiqués déformés et hashtag #avenirlyceen

Au départ, en décembre 2018, Teddy lance un blocus dans son lycée pour protester contre la réforme du bac. En tant qu'élu lycéen, le rectorat lui demande de publier un communiqué pour calmer le jeu. "On m'a renvoyé un communiqué qui était tout annoté, avec plein de modifications", commence Teddy Wattebled interrogé par France Bleu Orléans, "avec plein de propositions et des tournures de phrases différentes qui changeaient la totalité du texte". Jusque-là, le lycéen n'y voit pas d'inconvénients, il est encore jeune et sans doute que son écriture est à travailler. Le rectorat lui conseille également de mentionner le hashtag #avenirlyceen dans ces posts sur les réseaux sociaux, ce qui le trouble. "Pour que ce soit plus visible", lui assure le rectorat. 

"Une ou deux semaines après, quand j'ai vu un compte Twitter apparaître avec comme nom "Avenir lycéen", j'ai commencé à regarder", continue Teddy, "j'ai vu que c'était un think-tank, qui était quasiment tout le temps en accord avec le ministère ou alors très flou". Le lycéen y voit également "un langage très politique. Là, j'ai commencé à réaliser qu'il se passait quelque chose", explique-t-il. 

Costard cravate et réunion au ministère

Il se méfie, ne mentionne plus le hashtag #avenirlyceen dans ses posts et se met en tête de lutter contre ce mouvement qu'il trouve trop pro gouvernement. Il se fait donc élire au CSE, le Conseil supérieur de l'éducation, l'échelon le plus haut dans la représentation lycéenne, où siègent également des professeurs ou encore des parents d'élèves, pour contrer cette organisation syndicale. Mais là nouveau problème, Teddy partage les quatre sièges dédiés aux lycéens avec deux élus d'"Avenir Lycéen". 

Il se souvient de quelques réunions lors des différents CSE. "Quand on vient en costard cravate ou en tailleur pour représenter tous les lycéens et que quand cette réunion se passe au ministère, on se dit qu'à partir de là, on se fait un peu tromper", affirme Teddy. "Au CSE, normalement, la majeure partie des personnes sont d'accord entre elles, avec une majorité qui se dégage et "Avenir lycéen" faisait toujours partie de ceux qui étaient d'accord avec le ministère sur quasiment tous les textes", détaille-t-il. Ce qu'il faut rappeler, c'est que l'un des deux élus lycéens au CSE est la présidente de ce mouvement "Avenir lycéen".

Après les révélations de Médiapart sur les dérives financières du mouvement "Avenir lycéen" et l'enquête de Libération, Teddy Wattebled est content de s'être battu aussi farouchement. "Même si pendant un petit moment, au début, je me suis laissé avoir, _je m'en suis rendu compte assez tôt et j'ai pu le combattre tout de suite_", affirme le lycéen, "quand je suis arrivé au CSE, je savais à quoi m'attendre et je ne me suis pas laissé faire".

"On vous vend du rêve, mais on nous a manipulés"

Le second Orléanais qui témoigne s'appelle Giovanni Siarras. Il a été le porte-parole d'"Avenir lycéen" quelques mois, entre avril et août 2019, avant de démissionner. En décembre 2018, lors des blocus pour s'opposer à la réforme du bac, ce lycéen âgé de 17 ans à l'époque, fait partie du Conseil de vie lycéenne au lycée Charles-Péguy d'Orléans. Il se fait élire au CAVL, le conseil lycéen académique d'Orléans-Tours et rédige un communiqué, à la demande du rectorat, avec Teddy Wattebled, lui aussi élu au conseil académique. Leur communiqué est aussi retoqué par le rectorat. 

"Il est mentionné dans les modifications qu'il faut dire que les blocus c'est illégal, qu'il faut revenir au calme et retourner en cours", se souvient Giovanni interrogé par France Bleu Orléans, "ce que voulait dire le rectorat et le ministère en fait""Là, vous êtes un peu muet et vous vous dites, ce n'est pas ça que je voulais dire mais bon, je le relaie c'est mon job", continue l'ancien porte-parole de l'organisation syndicale. 

Giovanni n'a pas "le recul nécessaire" et la "maturité" dit-il à ce moment-là pour se faire une opinion. Il est même intéressé par ce hashtag #avenirlyceen et contacte son fondateur sur les réseaux sociaux qui lui vend cette organisation qui est en train de se créer et lui propose de rejoindre le mouvement. Ce qu'il accepte. 

À partir de là, il gravit les échelons et prend des responsabilités dans l'association en devenant porte-parole"par rapport à mes compétences mais aussi par ma couleur de peau car quand vous êtes noir, c'est bien d'être porte-parole", affirme Giovanni, "comme ça vous êtes symbole de la diversité". Un jour, il doit rédiger un communiqué sur le SNU, le service national obligatoire. Giovanni décide de consulter le bureau exécutif et le conseil national de l'organisation mais tous ne sont pas d'accord ou sont mitigés par rapport à ce projet de SNU. Le porte-parole le retranscrit dans son communiqué et l'envoie pour validation au service communication. Mais ce dernier lui corrige en le modifiant presque entièrement et lui indique que ce sera un autre communiqué qui sera publié. "On me dit ton communiqué n'est pas bon, il est trop négatif, on publiera l'autre un point c'est tout", se souvient l'Orléanais, qui ne sait plus trop à quoi il sert. "On vous vend du rêve, en vous disant que vous représentez les lycéens, vous avez l'oreille du ministre, vous n'avez pas de mots, alors vous ne dites rien", regrette Giovanni après coup, "on nous a manipulés".

"Il fallait avoir un syndicat lycéen" qui porte la voix du gouvernement sur la réforme du bac

"L'objectif c'était clairement de mettre hors-jeu les autres syndicats", affirme l'ancien porte-parole du mouvement. "Vous avez un syndicat qui est créé en décembre 2018, pile au moment des blocus pour dire que la réforme du bac est une sainte réforme, évidemment que c'est un syndicat piloté par le DGesco (le directeur général de l'enseignement scolaire, numéro deux du ministre Jean-Michel Blanquer, ndlr), au niveau du timing c'est beaucoup trop visible", enchérit Giovanni Siarras. "Sachant que les syndicats comme l'UNL et le MNL prenaient de plus en plus d'influence dans les médias (contre la réforme du bac, ndlr), forcément pour le ministère c'était embêtant", continue l'ancien porte-parole d'"Avenir lycéen""il fallait essayer de trouver une voix qui dise que la réforme est bien, d'avoir un mouvement qui se revendique comme apartisan, un syndicat lycéen qu'on essaye de tourner en notre faveur", conclut Giovanni. Il avance qu'il a des preuves pour appuyer ses propos et qu'il pourra les sortir au moment venu. 

"Personne ne nous a manipulés"

Nous avons cherché à contacter le rectorat, mais il ne communique pas à ce stade. Même chose pour le ministère, contacté par nos confrères de l'AFP. De son côté, le syndicat "Avenir lycéen" a réagi dans un communiqué ce samedi soir : "Personne ne nous a manipulés. À aucun moment quiconque au ministère de l'Éducation Nationale n'a "utilisé" notre mouvement".

Alexandre Frémont/France Bleu Orléans

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Malversations dans le syndicat lycéen pro-Blanquer: les preuves que le ministère savait...

21 Novembre 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Blanquergate

Malversations dans le syndicat lycéen pro-Blanquer: les preuves que le ministère savait...

EXTRAITS

Mediapart publie les écrits qui prouvent que le ministère de l’éducation nationale a été informé des dérapages financiers au sein d’Avenir Lycéen. Malgré cela, la rue de Grenelle n’a pris aucune mesure, renouvelant une subvention de 30 000 euros, immédiatement suspendue après nos révélations.

Difficile de faire plus clair. Dans un long courriel daté du 25 juillet 2020, le délégué national à la vie lycéenne (DNVL), Christophe Brunelle, a été informé, jusque dans les moindres détails, des malversations présumées alors en cours au sein du syndicat pro-Blanquer, Avenir Lycéen, selon une nouvelle enquête de Mediapart, alors que Libération révèle de nouveaux témoignages montrant la proximité entre l’organisation et le ministère.

Cette alerte écrite n’a eu aucune conséquence, puisque les dérapages financiers, avec de l’argent public, ont ensuite continué sans que le ministère n’y trouve rien à redire. Les dirigeants n’ont pas connu d’autres formes de sanction qu’une simple session de « sensibilisation » à l’usage d’une subvention. Il a même fallu attendre les premières révélations de Mediapart pour que la rue de Grenelle suspende le versement prévu d’une nouvelle subvention de 30 000 euros, après celle de 65 000 euros en grande partie dilapidée pour frais de déplacement, hôtels et restaurants de luxe.

Le courriel du 25 juillet 2020 annonçait pourtant, dans les grandes lignes, tout du scandale à venir, qui a débouché sur l’ouverture d’une enquête interne au ministère, les plaintes pénales de plusieurs organisations lycéennes, et pour lequel une partie de l’opposition réclame désormais la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Le message à l’attention du DNVL, tour de contrôle de Jean-Michel Blanquer auprès des organisations syndicales, a été rédigé par un ancien membre d’Avenir Lycéen, qui a pris soin de mettre plusieurs personnes en copie. Contacté par Mediapart, le jeune homme a confirmé être l’auteur de cet écrit, dans lequel il explique « avec gravité » à Christophe Brunelle, membre de LREM qu’il connaît bien et tutoie, qu’il lui « est impossible de garder les informations dont [il a] connaissance » pour lui.

Le militant ne tourne pas autour du pot : en introduction de son message, il déclare clairement être « au regret de t’informer que l’ensemble des fonds versés en 2019 n’ont servi et ne cessent de servir qu’à la couverture de frais de fonctionnement [...] Nous sommes donc bien loin d’un investissement financier direct pour des projets touchant directement les lycéens », déplore-t-il.

(...)

Le courriel du 25 juillet au DNVL explique que « si une partie de la somme a été bloquée », des achats de matériel informatique ont bien été effectués, sans validation suffisante à ses yeux. Comme nous l’avons révélé, 8 411,93 euros ont été dépensés en juillet, dans un magasin spécialisé à Lyon, pour un iMac et un vidéoprojecteur stocké chez Franck*, un membre du syndicat n’ayant aucune fonction exécutive, mais s’occupant en revanche de la création du think tank Avenir Éducation, soutenu par Jean-Michel Blanquer.

À son retour de congé le 27 juillet, le DNVL Christophe Brunelle n’a pas immédiatement enterré le courriel qui lui a été envoyé deux jours plus tôt. Il a même évoqué le jour même la situation financière d’Avenir Lycéen avec Élodie*, ancienne présidente du syndicat et militante des Jeunes avec Macron, selon nos informations.

En revanche, il n’a pas fait suite aux alertes orales du président de l’époque, Nicolas*, selon son récit à Mediapart : « Voyant que la situation m’échappait au niveau des dépenses, j’ai échangé par téléphone avec le DNVL qui m’a assuré que le ministère ne pouvait contrôler les dépenses des associations subventionnées. Après relecture de la convention avec ce dernier, je me suis rendu compte que les propos de M. Brunelle étaient très différents de ce qui était marqué noir sur blanc. »

Sollicité, le DNVL, qui a continué à afficher sa sympathie pour Avenir Lycéen en septembre sur les réseaux sociaux, n’a pas répondu à nos questions sur sa gestion du dossier.

(...)

Dans une enquête publiée par Libération ce vendredi, des anciens membres du syndicat ont par ailleurs confirmé la proximité du syndicat avec le ministère de Jean-Michel Blanquer, en expliquant s’être sentis « instrumentalisés » par la rue de Grenelle pour défendre les positions du pouvoir.

« Le ministère voulait qu’on entende dans les médias d’autres lycéens que les syndiqués. Il voulait donner de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes. Sur le principe, pourquoi pas. Sauf que, et j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre, c’était de s’en servir pour exclure les autres syndicats »estime notamment l’une d’entre elles.

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À droite aussi, l’affaire suscite des réactions. Le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont a réclamé, dans une question écrite à Jean-Michel Blanquer, que toute la lumière soit faite « sur les pratiques en vigueur en matière d’attribution de subventions aux associations lycéennes, sur les conditions de contrôle par le ministère des fonds associatifs distribués ».

L’élu « attend du gouvernement qu’il fournisse à la représentation nationale les pièces nécessaires permettant d’écarter tout soupçon de favoritisme et d’utilisation frauduleuse des fonds publics réservés aux associations », dans le but « d’écarter toute suspicion de financement indirect – et illégal – de parti politique ».

Antton Rouget

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Education - "Magouille"...

21 Novembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Blanquergate

Education - "Magouille"...

ÉDITO

Toute ressemblance avec des personnages ayant existé n’est… pas fortuite. La tentation est forte de sourire et d’imaginer Kad Merad adapter son rôle dans la série télévisée Baron noir au personnage de Jean-Michel Blanquer. Dans un épisode, l’acteur, hiérarque socialiste du Nord, joue au grand frère qui chaperonne un responsable étudiant, lui explique comment tenir une AG, entraîner l’adhésion, tirer les ficelles d’un vote. Il lui explique la vie… politique. Un rôle inspiré de situations réelles, Julien Dray ayant dans les années 90 joué ce rôle auprès de l’Unef-ID. Cette histoire, le scénariste de la série, Eric Benzekri, la connaît par cœur, puisqu’il militait à l’époque dans le syndicat étudiant. Blanquer, comme le révèle notre enquête, postule donc au même rôle, avec cette fois l’instrumentalisation d’un syndicat lycéen, monté de toutes pièces pour être à sa main. Si le parallélisme est tentant, il existe des différences. Dray était un cadre militant d’un parti politique. Blanquer exerce, lui, des fonctions ministérielles. Bien sûr, il n’apparaît pas en première ligne dans cette tambouille. Mais on a peine à croire qu’il pouvait ignorer les manœuvres du directeur de la Direction générale de l’enseignement scolaire. Sorte de bras droit du ministre, ce haut fonctionnaire est mis en cause pour avoir piloté une opération de manipulation de lycéens. Des recteurs auraient aussi trempé dans la magouille. Autrement dit, c’est l’appareil d’Etat, Rue de Grenelle ou dans les administrations déconcentrées, qui a été mis au service d’une instrumentalisation partisane. Le ministre a refusé de s’en expliquer auprès de Libération. Dommage. Outre ce mélange d’un mauvais genre, notre enquête souligne deux autres choses. D’abord, ce vide sidéral en termes de relais d’opinion dont disposent Emmanuel Macron, la majorité et LREM pour soutenir leur politique. Elle confirme ensuite un défaut persistant de la macronie : l’amateurisme.

Paul Quinio

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Blanquer et le syndicat « Avenir lycéen » : des députés demandent une commission d’enquête parlementaire...

21 Novembre 2020 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Affaire, #Blanquergate

Blanquer et le syndicat « Avenir lycéen » : des députés demandent une commission d’enquête parlementaire...

Plusieurs révélations parues dans la presse pointent le train de vie de ce syndicat « pro-Blanquer », et sa proximité avec le ministre de l’Education nationale.

Les députés Insoumis et plusieurs communistes réclament une commission d’enquête parlementaire sur le lien du syndicat « Avenir lycéen » avec le « pouvoir exécutif », après des révélations parues dans la presse sur le train de vie de ce syndicat « pro-Blanquer ».

« Nous déposons ce soir une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur l’activité du syndicat Avenir Lycéen, ses liens avec le pouvoir exécutif et les actions de contrôle du ministère de l’Education nationale sur ses membres et son action », indiquent les élus LFI, auxquels se sont associés plusieurs députés PCF.

Une enquête administrative a été ouverte par le ministère après des révélations de Mediapart faisant état de subventions accordées à Avenir lycéen. Selon le site d’information, cette structure créée en 2017, qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe.

Interrogé le 12 novembre, le ministère avait indiqué « vérifier ce qu’il s’est passé », avec un « contrôle sur pièces ».

« Exclure les autres syndicats »

Dans un article publié par « Libération » vendredi soir, Clairanne Dufour, « l’une des fondatrices d’Avenir lycéen », évoque le souhait du gouvernement de donner « de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes ». Mais « j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre, était de s’en servir pour exclure les autres syndicats », pointe-t-elle.

(...)

L'Obs avec l'AFP

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Mise à jour publiée ce 21/11 à 9h41

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"Jean-Michel Blanquer à nouveau dans la tourmente, après de nouvelles révélations sur le syndicat « Avenir lycéen », déjà épinglée pour avoir dilapidé des subventions publiques. Dans une longue enquête publiée ce samedi, « Libération » assure que cette structure, créée en 2018, « a germé Rue de Grenelle, dans l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer, pour servir la communication du ministre, et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens » opposés à ses réformes, notamment celle du bac.

Fondé sur de nombreux témoignages, l’article affirme que le numéro 2 du ministère à l’époque, Jean-Marc Huart, était lié aux responsables d’« Avenir lycéen » et que des rectorats participaient à l’écriture de communiqués du syndicat, systématiquement favorables aux réformes du ministère."

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