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Vivement l'Ecole!

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Le cyberharcèlement entre action publique et angles morts

18 Novembre 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Blanquer

Cyberharcèlement: l'Irlande se dote d'une nouvelle loi | lepetitjournal.com

À l'occasion de la journée nationale de mobilisation contre le harcèlement à l’école, Jean-Michel Blanquer est attendu ce jeudi sur le sujet du cyberharcèlement. Comment les réseaux sociaux alimentent-ils la spirale du harcèlement ?

Aujourd'hui se déroule la journée nationale de mobilisation contre le harcèlement à l’école : comment procèdent les harceleurs sur les réseaux sociaux ?

Malgré la multiplication d’initiatives de prévention, le harcèlement scolaire reste prévalent en France : il concerne 700.000 enfants, soit environ un enfant sur 10. Et le cyberharcèlement est en nette augmentation; la période de confinement a ainsi fait flamber la cyberviolence. Selon le Figaro, “dans une étude réalisée à l’automne 2020 par e-Enfance, association pour la protection de l’enfance et des jeunes sur internet, 27 % des adolescents expliquent «liker», commenter ou partager un commentaire insultant « pour rigoler» et 26 % «pour faire comme les autres. Pour 15 % d’entre eux, il ne s’agit pas de «cyberharcèlement »."

Parmi les causes de ces violences, la "jalousie ou l'envie" arrivent en tête des réponses, suivies du "physique" et de la "vengeance". Les modes du cyberharcèlement sont diverses. D’une manière générale, les attaques se font avec la complaisance du groupe. Il peut s’agir de commentaires ou de publications humiliantes, de création de faux profils pour humilier la victime ou d’exclusion par la création de groupes dont certains sont sciemment exclus. Les comptes “fisha” (du mot affichage) exhibent des photos intimes de filles, souvent avec le numéro du département de la victime et ses coordonnées, appelant à des raids de haine à l’encontre de la personne. Certains groupes Telegram rassembleraient jusqu'à 230.000 personnes. La pratique s’assimile à ce qu’on appelle aujourd’hui le "doxing", qui consiste à jeter en pâture une personne sur internet.

Le traumatisme de l’affaire Dinah, cette jeune fille de 14 ans qui s’est suicidée à Mulhouse le 5 Octobre dernier rappelle l’importance de préjugés sexistes et racistes dans les démarches de harcèlement. Cela faisait deux ans que Dinah se faisait insulter, notamment sur un groupe WhatsApp qu’elle entretenait avec des jeunes filles côtoyées au collège et auxquelles elle avait confié son homosexualité. Mais peut-on dire que les élèves qui harcèlent en ligne sont toujours ceux qui harcèlent à l’école ? Réponse de la chercheuse en psychologie Violaine Kubiszewski, dans Le Monde d'hier : pas systématiquement. “Plusieurs résultats invitent à considérer que les caractéristiques des cyberespaces, comme l’anonymat ou l’absence de retours émotionnels de l’interlocuteur, peuvent générer de la désinhibition et des conduites nuisibles qui n’auraient pas eu lieu en face à face.”

Dernier conseil, comme l’explique le site dédié aux parents qui suspectent leurs enfants d’en harceler d’autres : ne gérez pas vous-même la situation, ne tentez pas de contacter la victime : cela pourrait aggraver la situation. Appelez le 3018 pour recevoir des conseils avisés.

Baptiste Muckensturm

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JM Blanquer ne donne pas tort au Figaro Magazine

18 Novembre 2021 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Blanquer

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2021/11/13/inked248083043-10158731350834538-3625766503787996605-n-li.jpg?width=274&height=342&width_format=pixel&height_format=pixel

EXTRAIT

" Décolonialisme, islamo-gauchisme, communautarisme, promotion du transgenrisme : au nom de la diversité et de son corollaire pédagogique, l'inclusion, les idéologies ont pénétré le temple scolaire avec la complicité d'une partie du corps enseignant et par le biais des outils pédagogiques". Les accusations du Figaro Magazine du 12 novembre jetaient les enseignants en pature à l'opinion publique. La participation de S Ayada, présidente du Conseil supérieur des programmes, donnait au dossier une reconnaissance officielle. Manquait la réfutation ou la confirmation de JM Blanquer. Jusque là le ministre s'était gardé de dire mot.

(...)

F Jarraud

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Mauvaises langues, un député LREM et Jean-Michel Blanquer assurent la promo du pronom neutre iel

18 Novembre 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Langue, #Blanquer

Les pronoms « iel​​​ » et « ielle​​​ » consacrés par le Petit Robert (MàJ :  Un député LREM soutenu par Blanquer dénonce le « wokisme » et écrit à  l'Académie française) - Fdesouche

François Jolivet, soutenu dans la foulée par le ministre de l’Education nationale, s’est élevé contre la décision du dictionnaire «le Robert» d’ajouter «iel» dans son édition numérique. Ignorant qu’une langue est une convention échappant par essence à toute censure.

Depuis quelques jours, le mot «iel» est partout dans les médias. Presque chaque site d’information a écrit un article avec ce pronom dans le titre, iel résonne sur toutes les ondes et dans pas mal de conversations. Et ce, grâce à l’action d’un député de la majorité soutenu par le ministre de l’Education nationale.

Dans un tweet mardi, François Jolivet, soutenu dans la foulée par Jean-Michel Blanquer, s’est élevé contre la décision du dictionnaire le Robert d’ajouter iel dans son édition numérique. Précédé de la mention «rare», il est ainsi défini : «Pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre.» Le dictionnaire mentionne aussi la variante «ielle» et les pluriels «iels», «ielles». Et ça, c’est révoltant pour le député, qui s’est carrément fendu d’une lettre ouverte aux membres de l’Académie française «pour connaître leur point de vue sur une initiative» qu’il juge «très malheureuse» car elle consiste à introduire des «des mots que je méconnais». Pour l’élu LREM, «cette orientation du Petit Robert serait le stigmate de l’entrée dans notre langue de l’écriture dite inclusive sans doute précurseur de l’avènement de l’idéologie woke». Et ça, ce n’est pas tolérable.

Evolution de la langue

Le dictionnaire explique avoir décidé d’inclure iel car son usage, bien que faible, «est en croissance forte depuis quelques mois». Comme son sens «ne se comprend pas à sa seule lecture, […] il nous est apparu utile de préciser son sens pour celles et ceux qui le croisent, qu’ils souhaitent l’employer ou au contraire… le rejeter», a indiqué le directeur général des éditions Le Robert, Charles Bimbenet. Selon lui, ce choix ne vaut pas adhésion au mot, il s’agit d’une simple observation de l’évolution de la langue. On peut d’ailleurs s’étonner que des politiciens veuillent censurer les termes d’un dictionnaire, publié par un éditeur privé. Une entreprise vouée à l’échec, et démontrant une ignorance crasse de ce qu’est une langue, une convention en évolution perpétuelle entre ses locuteurs, impossible à contrôler.

Car si le pronom iel est de plus en plus écrit et parlé, c’est qu’il y a des besoins. On le convoque notamment lorsqu’on ne souhaite pas donner un genre féminin ou masculin à une personne ou à un groupe de personnes («iels seront douze élèves cette année», par exemple) et lorsqu’on veut exprimer des identités de genre non conformes au stéréotype binaire homme-femme. Le français n’ayant pas de genre neutre comme l’allemand ou le norvégien, on invente de nouvelles formes ou on en réactive d’anciennes.

Certes iel ne met pas tout le monde d’accord. Certains préfèrent d’autres pronoms neutres comme «ael», «al», «ol» ou «ul». Alpheratz, qui se genre au neutre avec le pronom al, et se définit donc comme «enseignanx-cherchaire» au laboratoire STIH à Sorbonne-Université explique : «Iel est une contraction de “il” et “elle”, contrairement à al, ol et ul, qui ne contiennent pas de reproduction de la pensée binaire». Des linguistes mettent également en avant le fait que iel retranscrit un ordre androcentré avec le masculin en premier et le féminin ensuite, ce qui n’est pas le plus pertinent pour les promoteurs d’une langue non sexiste.

«Le pronom neutre existait en ancien français»

Par ailleurs ces pronoms ne sont pas tous des créations modernes. «Le genre neutre est attesté dès le IXe siècle. Le pronom neutre existait en ancien français, il s’agissait de “el”. Il y avait aussi deux variantes régionales, al et ol», retrace Alpheratz.

La quête de nouvelles formes neutres se retrouve dans un grand nombre de langues. L’anglais a réactivé l’utilisation de «they» comme pronom singulier neutre, qui était attesté au XIVe siècle avant de s’effacer. En Suède, c’est un livre pour enfants qui a ancré un nouveau pronom dans la langue, comme le racontent les chercheurs Pascal Gygax, Sandrine Zufferey et Ute Gabriel dans Le cerveau pense-t-il au masculin ? L’album met en scène Kivi, un personnage androgyne. Pour le désigner, l’illustratrice et l’auteur du livre ont décidé d’utiliser le pronom «hen», une variante neutre alors très rare en suédois. Lors de la publication en 2012, les réactions du public furent relativement hostiles. Mais – n’en déplaise à Jean-Michel Blanquer – en seulement trois ans, hen s’est répandu dans les médias, dans les discours des femmes et hommes politiques, dans certains textes juridiques. En 2015, il a été inclus dans le dictionnaire de l’Académie suédoise et l’hostilité initiale s’était estompée.

Après les pronoms, l’autre écueil, c’est le lexique. C’est-à-dire, que fait-on des adjectifs, des noms et des participes qui ne sont pas invariables en genre ? «Les mots de genre neutre existent, encore faut-il les connaître», répond Alpheratz. Sur son site, al recense plusieurs centaines de propositions issues de son ouvrage Grammaire du français inclusif, comme «amiralx», «Françaix», «députæ» ou «comédian». Mais est-ce compréhensible par le plus grand nombre ? Sur ce point, les études sont encore balbutiantes. Alpheratz justifie : «La recherche a toujours un temps de retard sur l’émergence des phénomènes.» Mais pas autant que certains politiques.

Eva Moysan

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Pourquoi Le Robert a-t-il intégré le mot « iel » dans son dictionnaire en ligne ?

18 Novembre 2021 , Rédigé par Le Robert Publié dans #Langue, #Blanquer

Chères lectrices, chers lecteurs,

Suite à l’ajout il y a quelques semaines du mot « iel » dans notre dictionnaire en ligne Dico en ligne Le Robert (https://dictionnaire.lerobert.com/definition/iel), un débat animé nourrit les réseaux sociaux, débat qui a été repris par certains médias et par des personnalités politiques.

Si une majorité d’entre vous a fait part de sa satisfaction à voir apparaître ce mot dans un dictionnaire Le Robert, d’autres ont pu se montrer surpris, sinon indignés. Positivons : que la controverse autour de notre langue, de son évolution et de ses usages, puisse parfois être vive, parfois houleuse, ce n’est pas nouveau, on peut même y voir un excellent signe de sa vitalité.

Nous souhaitons néanmoins préciser ici pourquoi nous avons intégré ce mot dans Dico en ligne Le Robert et vous donner un éclairage sur les critères et les circuits de décision qui président à l'intégration d'un mot dans un dictionnaire Le Robert.

Depuis quelques mois, les documentalistes du Robert ont constaté un usage croissant du mot « iel ». La fréquence d’usage d’un mot est étudiée à travers l’analyse statistique de vastes corpus de textes, issus de sources variées. C’est cette veille constante qui nous permet de repérer l’émergence de nouveaux mots, locutions, sens, etc.

Le mot « iel » a été discuté début octobre en comité de rédaction Le Robert, au cours duquel il a été décidé de l’intégrer dans notre dictionnaire en ligne : si son usage est encore relativement faible (ce que nous avons souligné dans l’article en faisant précéder la définition de la marque « rare »), il est en forte croissance depuis quelques mois. De surcroît, le sens du mot « iel » ne se comprend pas à sa seule lecture – dans le jargon des lexicographes, on dit qu’il n’est pas « transparent » –, et il nous est apparu utile de préciser son sens pour celles et ceux qui le croisent, qu'ils souhaitent l’employer ou au contraire… le rejeter.

Est-il utile de rappeler que Le Robert, comme tous les dictionnaires, inclut de nombreux mots porteurs d’idées, présentes ou passées, de tendances sociétales, etc. ? Ce qui ne vaut évidemment pas assentiment ou adhésion au sens véhiculé par ces mots. Dit plus clairement : ce n’est pas le sujet pour nos lexicographes. La mission du Robert est d’observer l’évolution d’une langue française en mouvement, diverse, et d’en rendre compte. Définir les mots qui disent le monde, c'est aider à mieux le comprendre.

Charles Bimbenet

Directeur général des Éditions Le Robert  

https://dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robert/raconte-moi-robert/mot-jour/pourquoi-le-robert-a-t-il-integre-le-mot-iel-dans-son-dictionnaire-en-ligne.html

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Le Robert ajoute le mot "iel" dans son édition en ligne et se défend d'avoir été "atteint de 'wokisme'"

18 Novembre 2021 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Langue, #Blanquer

Le Robert ajoute le mot "iel" dans son édition en ligne et se défend d'avoir été "atteint de 'wokisme'"

S'il reconnaît que l'usage de ce mot est "encore relativement faible", le directeur général du célèbre dictionnaire explique que "depuis quelques mois", ses documentalistes ont constaté qu'il était de plus en plus utilisé.

"Définir les mots qui disent le monde, c'est aider à mieux le comprendre." Le directeur général des éditions Le Robert, Charles Bimbenet, a défendu mercredi 17 novembre l'ajout à la version en ligne de son prestigieux dictionnaire du pronom non genré "iel", après des critiques de Jean-Michel Blanquer.

Dans un tweet écrit mardi, le ministre de l'Education nationale a apporté son soutien au député de la majorité François Jolivet. Celui-ci avait dénoncé, dans une lettre à l'Académie française, l'entrée dans le dictionnaire de ce mot, parfois utilisé pour désigner une personne qui ne se reconnaît pas dans un genre binaire"Alors même que nos élèves sont justement en train de consolider leurs savoirs fondamentaux, ils ne sauraient avoir cela pour référence", a protesté le ministre, s'étranglant une nouvelle fois devant "l'écriture inclusive".

"Observer l'évolution d'une langue en mouvement"

Dans un communiqué publié sur le site internet du Robert, Charles Bimbenet confirme l'ajout il y a "quelques semaines" du mot "iel" dans son édition en ligne et se défend de tout militantisme. S'il reconnaît que l'usage de ce mot est "encore relativement faible", il explique que "depuis quelques mois, les documentalistes du Robert" ont constaté qu'il était de plus en plus utilisé.

"De surcroît, le sens du mot 'iel' ne se comprend pas à sa seule lecture (...) et il nous est apparu utile de préciser son sens pour celles et ceux qui le croisent, qu'ils souhaitent l'employer ou au contraire… le rejeter", écrit-il. Et de rappeler que "la mission du Robert est d'observer l'évolution d'une langue française en mouvement, diverse, et d'en rendre compte"

"N'en déplaise à certains, Le Robert n'a pas été subitement atteint de 'wokisme' aigu, un mot 'non transparent' [pas encore défini] dont nous vous promettons bientôt la définition", conclut-il.

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Annulez la rentrée - La chronique de Waly Dia (Vidéo)

4 Septembre 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Blanquer

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"En 2021, j’ai honte d’enseigner le français" - Vidéo

31 Mai 2021 , Rédigé par Afef Publié dans #Education, #Blanquer, #Baccalaureat

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Pourquoi les profs sont-ils mécontents qu’on leur promette 700 millions d’euros ?

30 Mai 2021 , Rédigé par L'Instit' Humeurs Publié dans #Education, #Blanquer

Pourquoi les profs sont-ils mécontents qu’on leur promette 700 millions d’euros ?

EXTRAIT

Cette semaine JM Blanquer, entre autres mesures issues du Grenelle de l’Education, a annoncé une enveloppe de 700 millions d’euros destinée à la "revalorisation" des enseignants. Alors que la somme semble importante, ces derniers font grise mine, oscillant entre colère et dépit. Certains répondront que les profs ne sont jamais contents et qu’ils ne se rendent pas compte de leurs privilèges. D’autres, ceux qui connaissent les dossiers, savent qu’il y a là bien des raisons pour les enseignants de fulminer.

Parce que ça a l’air de beaucoup d’argent, mais en fait non

Balancé comme ça en prime time, 700 millions d’euros, ça semble un gros paquet d’argent, et JM Blanquer ne s’est pas privé de valoriser ce qu’il présente comme un geste « inédit ».

Pour bien prendre conscience de ce que cela représente réellement, il faut d’abord examiner l’enveloppe en détail :

100 millions « permettront la montée en puissance des mesures déjà prises l’an passé » : il s’agit de la fameuse prime d’attractivité, ces 100 millions ne concernent qu’une minorité de profs, ils font juste partie de la revalorisation annoncée en 2020.

200 millions « seront consacrés à une protection sociale complémentaire de l’ensemble des personnels de l’Education nationale » ; c’est une nouveauté dans l’EN, mais en réalité elle ne fait que réparer une injustice : jusqu’ici, l’état versait 1,60 € par an au titre de la mutuelle complémentaire, alors que les entreprises financent au moins 50 % de la mutuelle de leurs employés (de bien meilleure qualité…). Les profs toucheront donc environ 15 € par mois pour leur mutuelle.

- restent 400 millions, soit la même somme qu’en 2021 allouée à la revalorisation salariale, dont l’utilisation sera débattue en juin avec les syndicats.

Comme il y a plus d’1 million d’agents travaillant pour l’EN, dont 870 000 enseignants, on aura une idée de l’ordre de grandeur de la mirifique "revalorisation" promise par le ministre : les 400 millions correspondent à environ une trentaine d’euros par mois, à peine de quoi compenser l’inflation des deux dernières années.

Si on comprend bien ce qu’a dit le ministre, cet argent sera utilisé de la même façon qu’en 2021 : une partie seulement des profs en bénéficiera, les jeunes en priorité, sous forme de primes, le point d’indice restant gelé. Pour 2021, moins d’un tiers des profs sont concernés, les deux tiers restants n'ont droit qu’à la prime informatique de 12,50 € par mois (ça couvre à peu près les cartouches d’imprimante…).

69% des enseignants ont donc perdu du pouvoir d’achat en 2021, et ce sera visiblement la même chose en 2022.

(...)

Lucien Marboeuf

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Blanquergate - "Le ministère a fait du démarchage pour le syndicat Avenir lycéen"

27 Novembre 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Blanquer

Blanquergate - "Le ministère a fait du démarchage pour le syndicat Avenir lycéen"

Un ex-lycéen a raconté à Mediapart, documents à l’appui, comment un responsable de son rectorat l’avait démarché lors de la création d’Avenir lycéen. Au même moment, un compte officiel du ministère diffusait des messages favorables au syndicat pro-Blanquer.

De rebond en rebond, l’affaire « Avenir lycéen » n’en finit par d’interroger sur la responsabilité du ministère de Jean-Michel Blanquer. Un ancien lycéen de l’académie de Normandie a raconté à Mediapart comment un responsable de son rectorat l’a démarché pour le compte du syndicat Avenir lycéen, en décembre 2018, au moment de grèves intenses contre Jean-Michel Blanquer et de la création de cette organisation pro-exécutif alors inconnue du grand public.

Alors en terminale, Martin*, qui venait d’être élu au conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) du rectorat de Caen, a eu la surprise de recevoir, à son lycée, un tract pour adhérer au syndicat Avenir lycéen, qui venait tout juste d’être créé.

Dos du tract d’Avenir lycéen remis à Martin. © Document Mediapart
Dos du tract d’Avenir lycéen remis à Martin. © Document Mediapart

Le message lui a été transmis, selon son récit, par la conseillère principale d’éducation de son lycée au nom du proviseur vie scolaire (PVS), un fonctionnaire qui assure des missions de conseiller technique (notamment sur les sujets de vie lycéenne) auprès du directeur académique. Au dos du tract qui lui a été adressé (voir ci-contre), figure d’ailleurs l’annotation suivante : « De la part de M. Marie [le PVS – ndlr], transmis par le PVS pour vous, pour votre information. » « Ma CPE a servi de facteur pour le PVS, j’étais très surpris de recevoir un tract d’une organisation lycéenne », témoigne Martin, qui était alors âgé de 17 ans.

Le lycéen est à l’époque d’autant plus étonné qu’il se renseigne autour de lui et se rend compte qu’il est le seul élu de son CAVL, sur 24, à faire l’objet d’une telle attention. Pourquoi a-t-il été ciblé si précisément ? Martin explique que, quelques jours plus tôt, lors de l’installation du CAVL le mercredi 12 décembre 2018, en pleine grève lycéenne contre Jean-Michel Blanquer, les échanges ont été « un peu tendus » entre les représentants lycéens et le recteur et le PVS David Marie. « Des élus affichaient clairement leur soutien aux blocages dans les lycées, moi je disais que ce n’était pas notre rôle de nous prononcer sur les blocages », raconte-t-il. Au cours de la réunion, Martin devient ainsi un allié du recteur et de son PVS avant, donc, de recevoir le fameux tract d’adhésion quelques jours plus tard dans son lycée.

Le tract est titré « Avenir Lycéen : enfin une organisation lycéenne au service des lycéens ». Il comporte en en-tête le mot-dièse : #AvenirLyceen. Et se conclut par la phrase suivante : « Nous invitons tous les lycéens soucieux de leur avenir et de leur éducation à nous rejoindre, à nous faire part de leurs problèmes quotidiens, et à nous communiquer leurs revendications (avenirlycéen@gmail.com) afin d’engager des débats dans les mois qui viennent. » Le document, signé des « fondateurs d’Avenir Lycéen », est daté du 11 décembre 2018, à Paris.

Comment le PVS de l’académie de Caen se l’est-il procuré ? Pourquoi l’a-t-il ainsi transmis à Martin ? Sollicité par Mediapart, David Marie n’a pas donné suite à nos demandes d’explications.

Tweet de la déléguée nationale à la vie lycéenne de l’époque. © Twitter / @Agnes_davlc
Tweet de la déléguée nationale à la vie lycéenne de l’époque. © Twitter / @Agnes_davlc

Cet étrange épisode n’est pas sans rappeler un mail envoyé, le 9 décembre, dans l’académie d’Orléans-Tours. Révélé par Liberation, le message montre comment un membre du rectorat a donné des conseils à un lycéen sur la façon de communiquer sur les réseaux sociaux, en l’invitant à rajouter le mot-clé #Avenirlyceen à chaque fois qu’il poste « un message sur la vie lycéenne ».

Interrogé par La République du Centre, mardi 24 novembre, le rectorat a contesté « toute tentative de manipulation » : « Le fonctionnement a été tout à fait normal et démocratique »a-t-il expliqué, en se disant prêt à fournir des explications aux syndicats plutôt que « communiquer à travers la presse ».

Au même moment, début décembre 2018, un compte officiel du ministère (@VieLyceenne) a aussi relayé en masse de nombreux messages favorables à « Avenir Lycéen », en utilisant à chaque fois le mot-dièse #AvenirLyceen.

Dès le 6 décembre 2018, le compte ministériel, mais aussi celui de la déléguée nationale à la vie lycéenne (DNVL) de l’époque, Agnès Bertrand, bras armé du ministre, relaient les messages des futurs co-fondateurs du syndicat projeté – qui n’a alors pas encore vu le jour – en y ajoutant spontanément #AvenirLycéen.

Le 11 décembre, l’un des co-fondateurs d’Avenir lycéen s’exclame : « C’est le grand jour. Après le lancement du #, #AvenirLyceen devient une association ». La DNVL, Agnès Bertrand, relaie ce message aussi.

Pourquoi un compte officiel du ministère a-t-il ainsi soutenu une organisation syndicale avant même sa création officielle ? Relancés à plusieurs reprises, le ministère de l’éducation nationale et l’ex-DNVL Agnès Bertrand n’ont pas répondu à nos sollicitations sur ce sujet.

Antton Rouget

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Jean-Michel Blanquer, un ministre dans la tourmente...

26 Novembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Blanquer

Jean-Michel Blanquer, un ministre dans la tourmente...

EXTRAITS

(...)

Lundi 23 novembre. Jean-Michel Blanquer sort d’un week-end de lessiveuse médiatique et politique. Mediapart et Libération l’ont mis en cause pour son soutien au syndicat Avenir lycéen, une structure progouvernement, créée en 2018, sur laquelle a veillé le ministère de l’éducation nationale en lui distribuant de l’argent public ; 65 000 euros de subventions ont été versés en 2019. Des sommes pour partie dilapidées, selon Mediapart, en frais de bouche et hôtels de luxe. Le ministre réplique par une offensive très politique. « Il y a des médias, en l’occurrence tout un secteur de l’ultragauche, qui ne pensent qu’à créer de la polémique à partir de rien. Cette histoire, ça n’est rien », balaie-t-il sur BFM-TV.

(...)

Le cabinet du ministre a fourni aux parlementaires des éléments de langage pour répondre sur le fond aux mises en cause publiées par Mediapart. Ces élus appartiennent pour la plupart au « fan-club JMB », une boucle Telegram lancée en 2018 par la députée LRM des Yvelines, Aurore Bergé. Une transfuge du parti Les Républicains (LR), qui se retrouve, comme ses camarades, dans la ligne d’« athéisme militant » – selon les termes d’un ministre – défendue par M. Blanquer. « Jean-Michel Blanquer a toujours porté la même ligne politique, en étant au combat pour les valeurs républicaines et laïques, vante Aurore Bergé. Certains ont pu croire que sa ligne était minoritaire ; elle est fortement soutenue au sein de la majorité parlementaire et elle est celle du président de la République. »

D’autres macronistes goûtent pourtant peu ces attaques contre la presse. « Tous ces trucs-là me donnent plus envie de quitter la politique qu’autre chose », soupire un ministre. Sur Twitter, le député (LRM) du Cher, Loïc Kervran, assume publiquement sa différence. « Mon rôle de parlementaire est de contrôler l’action du gouvernement, pas de défendre un ministre en affaiblissant la démocratie », écrit-il, ajoutant à l’intention de ses collègues qu’« une classe politique qui se respecterait et respecterait les journalistes se grandirait ». (...)

(...)

« Ego surdimensionné »

Depuis la rentrée, l’intéressé a des fourmis dans les jambes sur le plan électoral. Après avoir rechigné à se lancer dans la course aux élections régionales en Ile-de-France, il a fini par y mouiller un doigt de pied, à la demande de M. Macron. Le ministre a pris la tête d’un groupe de travail pour bâtir le projet de la majorité dans la région. « Jean-Michel va poser un certain nombre de conditions à sa candidature : pas de sortie du gouvernement en cas de défaite, et un droit de regard sur la composition des listes », assure un proche. Le lancement de sa campagne, prévu à l’origine fin octobre, devait enclencher la dynamique des régionales pour LRM au niveau national. Une manière d’achever la mue de cet expert des sujets éducatifs. « On n’arrive pas à Matignon sans risques », sourit un ministre.

Lors du remaniement, en juillet, son nom figurait sur la courte liste des remplaçants potentiels d’Edouard Philippe. « Blanquer se dissipe », grince un responsable de la majorité. « Il n’a pas découvert la politique en 2017. Même quand il était directeur de grandes administrations, il en faisait à sa manière », défend la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, qui se trouve souvent en phase avec lui sur les questions de laïcité et le juge « incontournable ».

Signe de cette montée en puissance : la plupart de ses détracteurs n’osent pas assumer de propos critiques à visage découvert. Plusieurs membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation au Palais-Bourbon dressent le portrait d’un homme à l’« ego surdimensionné », qui ne supporterait pas la contradiction.

(...)

Alexandre Lemarié, Julie Carriat et Olivier Faye

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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