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Vivement l'Ecole!

blanquer

Éducation nationale : La gabegie...

10 Février 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Blanquer

Éducation nationale : La gabegie...

Le ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer entame une série de réformes tant au niveau des épreuves du baccalauréat qu'au niveau de l'accès aux filières universitaires, jetant ainsi le désarroi total chez le corps professoral qui ne comprend pas à quoi riment tous ces changements sans queue ni tête.

C'est un peu la gabegie  au niveau de l'enseignement en France. Professeurs, psychologues, conseillers d'orientation, sociologues, élèves, étudiants, tout le monde est un peu perdu..

    Que faire ? Comment orienter ses élèves dans les cycles qui leur correspondent ? Quelle filière choisir  ? Pour quelle Académie ? S'inscrire où ? Comment ? Un vrai foutoir..

    Et ça paraît tellement compliqué de faire son choix que personne ne veut y penser. Un vrai casse-tête qu'on essaie d'éviter mais qu'on ne peut contourner sans dégâts, à moins de payer..

    Il existe en effet une possibilité pour les flemmards qui ne veulent pas faire travailler leur méninges pour faire leurs choix: Consulter  des sites payants pour les aider à s' orienter. Seul inconvénient: le coût du conseil. La consultation est à 600 euros la demie heure.

    Pourquoi faire compliquer quand alors on peut faire simple ? Monsieur Blanquer aurait mieux fait de rendre plus accessible les procédures d'orientation et d'inscription pour le bien de tout le monde.

    Les prochaines rentrées scolaire et universitaire s'annoncent catastrophiques tant pour les élèves et étudiants que pour leurs professeurs.

Rachid Barbouch

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L’hiver s’est abattu sur la France comme ce colloque sur ses valeurs...

7 Février 2018 , Rédigé par Aggiornamento Publié dans #Education, #Politique, #Histoire, #Blanquer

L’hiver s’est abattu sur la France comme ce colloque sur ses valeurs...
Vendredi 23 mars 2018, de 08h45 à 17h45
Ce colloque, organisé conjointement par l'Université Paris-Sorbonne et par la Saint-Cyrienne, l'association des élèves et anciens élèves de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, rassemblera d'éminents représentants de la société civile et de la communauté militaire qui débattront sur le thème de la défense commune des valeurs de la France.
Détails de l'évènement
Programme du colloque :
 
8h45 : accueil par le général Bruno Dary,
          Président de La Saint-Cyrienne
          et
          Monsieur le Recteur Pécout,
          Recteur de la région académique Ile-de-France, Recteur de l'Académie de Paris,
         chancelier des Universités de Paris
 
9h00 : Allocution de Monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education Nationale
 
9h30 : Débat "A-t-on encore besoin de valeurs ?"
 
10h00 : Table Ronde 
           "La Patrie : entre individualisme, régionalisme, nationalisme et mondialisation"
 
11h15 : Table ronde
           "Ethique : de l'éthique au combat à la morale quotidienne"
 
12h30 Pause
 
 14h15 : Table Ronde
           " Prise de risque et principe de précaution : est-il encore possible de gagner"
 
15h45: Table Ronde 
           " La pérennité des valeurs : comment les transmettre et les partager ?"
 
17h00 :    Allocution de clôture
             "Servir ensemble : perspectives d'avenir"
 
Parmi les intervenants : général François Lecointre, général Benoit Puga, général Pierre de Villiers, Jean-René Van der Plaetsen, Alexandre Malafaye, Geoffroy Roux de Bézieux, Pierre Carli, Thierry Petit, Bernard Ramanantsoa, Eric Mestrallet...
        ____________________________________________

 

Rédactrice : Véronique Servat

Si demain se prépare aujourd’hui, l’avenir est sombre

Une partie de la communauté des historien-nes a donc choisi de se compromettre au sens le moins noble du terme avec le pouvoir pour assurer la promotion de « valeurs » dont on peut raisonnablement discuter de l’opportunité de les associer à la France. Après avoir œuvré dans les arrière-cours du ministère de la culture pour commémorer la naissance du directeur antisémite de l’Action française, revoilà donc Jean-Noël Jeanneney, grand témoin d’une sympathique table-ronde partagée avec Eric Mestrallet, fondateur de l’officine Espérance Banlieues, proche de la « Manif pour tous » (et, par extension, de toute la nébuleuse de l’extrême-droite et de la droite extrême) qui se cherche un avenir du côté de l’Éducation nationale. Cela tombe assez bien car pour l’occasion le Ministre lui-même ouvrira d’une allocution solennelle ce colloque placé sous le signe de l’ordre, de la tirelire et de l’uniforme grâce à un attelage d’intervenants, de prime abord disparate, mais qui dessine un projet politique et éducatif.
 
(...)
 
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"Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation" - Brigitte Macron...

6 Février 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Médias, #Macron, #Blanquer

"Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation" - Brigitte Macron...

EXTRAIT

(...)

« Je voudrais qu’on parle de Brigitte Macron », enchaîne Apolline de Malherbe. Ça faisait longtemps. Depuis L’info du vrai, sur Canal+, où Yves Calvi demandait : « Brigitte, pourquoi on l’aime ? » « Brigitte Macron qui prend ses marques neuf mois après être arrivée elle aussi, au fond, en fonction… » Elle est co-présidente de la République ? Ça confirme ce que disait Colombe Pringle chez Calvi : « Brigitte a le job avec son mari, ils se le partagent. »

Apolline de Malherbe lance un extrait de l’interview exclusive accordée à BFMTV par Brigitte Macron lors du voyage du co-chef de l’Etat en Afrique. « Quand je suis interpellée sur des sujets, j’en discute avec mon mari et on voit comment faire au mieux. » C’est rassurant de savoir que le co-président est associé à ses décisions. « Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation… »

« Elle a trouvé son rôle, un rôle très maternel, ça ne chamboule pas les relations hommes-femmes, juge Apolline de Malherbe. Finalement, c’est un couple assez moderne mais Brigitte Macron a une vision assez classique de l’épouse. » Assez moderne ou assez classique ? Il faudrait savoir. « Oui mais c'est compliqué pour elle, compatit Laurent Neumann. Elle ne doit pas gêner son mari ou les ministres. Son modèle c'est Michelle Obama, qui traitait des mêmes sujets, le care, l’humanitaire. Donc au fond c'est assez logique… » La logique du cantonnement des femmes à certains sujets est respectée. « Et ce qu'elle fait jusque-là, elle le fait plutôt bien. » Elle fait une excellente dame patronnesse avec ses œuvres de charité.

« Après une absence singulière de femme dans le quinquennat précédent, rappelle Eric Brunet, Brigitte Macron me fait penser à Carla Bruni. Ce sont deux femmes d’un classicisme absolu… Je ne sais pas si elle se connaissent bien… » Elles se connaissent depuis peu, l’informe Apolline de Malherbe, « elles se sont beaucoup appréciées et d’ailleurs Brigitte Macron aurait dit aux Sarkozy qu’elle avait voté Sarkozy… Femme de droite, donc ». « Tout cela est très classique », réagit Eric Brunet. Très classique de droite. Et aussi très moderne.

« Elle ne se revendique pas première dame, elle se revendique prof », reprend Apolline de Malherbe pour présenter un nouvel extrait de l’interview dans lequel Brigitte Macron déclare : « Je reste prof, fondamentalement. » « Elle dit quelque chose qui relève de l'évidence, estime Laurent Neumann. Quand on est prof un jour, on le reste toujours. » Voyez François Lenglet. « On sait qu’elle loue tous les jours l'action de Jean-Michel Blanquer et qu’au fond il mène au ministère de l’Education quelque chose qui ressemble à la vision qu’elle-même a de l’enseignement, de l’éducation, de la transmission. Donc tout ça est assez simple. » Et assez classique – et moderne, bien sûr.

« Elle est touchante quand elle dit qu’elle reste prof », s’attendrit Eric Brunet, interrompu par Apolline de Malherbe : « Mais elle est très populaire ! » A la télé, c’est certain. « Y a une vérité à laquelle personne ne pourra jamais toucher, c’est qu’elle a été une prof aimée, je dirais même adorée, assène Eric Brunet. Alors, ça fait un peu Corée du Nord de dire ça… » Mais non, pas du tout. C’est bizarre, ces scrupules, Yves Calvi a les mêmes : « Faut qu’on arrête le panégyrique », disait-il. Eric Brunet doit toutefois l’admettre, « ça a été une professeur aimée et adorée de ses élèves partout où elle est passée, d’Amiens jusqu’à Paris ». Et jusqu’au ministère de l’Education : Jean-Michel Blanquer a déclaré au JDD que Brigitte Macron était sa « prof idéale », en plus d’être celle d’Eric Brunet et d’Yves Calvi.

(...)

Samuel Gontier

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

                                  ________________________________

Note: le surlignage couleur est effectué par le webmaster

Et maintenant, cela s'impose, la minute Closer.

Je vous  la recommande...

CC

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Mercredi «En direct de Mediapart»: Blanquer casse-t-il l'école et l'université?...

5 Février 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Blanquer

Mercredi «En direct de Mediapart»: Blanquer casse-t-il l'école et l'université?...

Notre émission est retransmise en direct et en accès libre sur notre site, sur YouTube et sur Facebook.

20 h 30-22 h 30. École, bac, universités : Blanquer casse-t-il l'éducation ?

Soirée animée par François Bonnet et Faïza Zerouala

1.- L'éducation en France, machine à produire des inégalités ?
2.- Comprendre la réforme du bac et la réorganisation du lycée
3.- Parcoursup, « attendus ou prérequis », sélection à l'entrée à l'université

Entretien et débats avec

Sylvie Plane, linguiste et ancienne vice-présidente du Conseil supérieur des programmes
Valérie Philippeau, professeure d'histoire-géographie en Terminale
Christine Jarrige, psychologue de l’éducation nationale
Rachid el-Guerjouma, président de l’université du Mans
Annabelle Allouch, sociologue, auteure de La Société du concours
Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef
Annliese Nef, maîtresse de conférences en histoire à Paris I-Université Panthéon-Sorbonne

et plusieurs autres invités à confirmer

Et ici notre dossier complet sur l'université

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Stéphane Crochet : Les 6 premiers mois de Blanquer sont "inquiétants"...

16 Janvier 2018 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education, #Politique, #Blanquer

Stéphane Crochet : Les 6 premiers mois de Blanquer sont "inquiétants"...

EXTRAIT

" Bien que le ministre parle de confiance, ses éléments n'y sont pas". Stéphane Crochet, secrétaire général du Se-Unsa, le second syndicat enseignant, fait le bilan des six premiers mois de JM Blanquer en passant en revue les réformes de la maternelle à Parcoursup. Il craint " l'imposition de méthodes très mécaniques" au primaire. Il dénonce le manque de postes dans le second degré. Il est déçu par les dernières propositions sur la réforme du bac et du lycée. Le Se Unsa marque ses inquiétudes et envisage des actions communes avec les autres syndicats.

En six mois, Jean-Michel Blanquer a transformé l'école et ouvert tous les dossiers. Pour l'enseignement primaire, l'autre grand syndicat, le Snuipp-Fsu, a nettement marqué ses inquiétudes. Comment lisez vous les déclarations du ministre ?

 Nous ne sommes pas plus rassurés. On attend de voir comment le conseil scientifique nommé par le ministre va fonctionner. Fera-t-il un travail de collation des recherches pour les mettre à disposition de l'Ecole ou tombera t-il dans des préconisations injonctives sur un seul type de méthode de lecture ? On craint un conseil prescriptif.

Le ministre a rappelé plusieurs fois que l'école maternelle devait être "l'école du langage". Vous y voyez un retour aux programmes de 2008 ?

Forcément ça rappelle 2008 car le ministre n'est pas un homme nouveau et on craint de voir revenir ce qu'il avait mis en place quand il était directeur général de l'enseignement scolaire. Evidemment la maternelle est bien l'école du langage. Ce qu'on craint c'est l'imposition de méthodes très mécaniques. On sera attentif à l'organisation des Assises de la maternelle.

Dans les dossiers ouverts il y a la question des directeurs d'école. On en est où ?

Il y a une tension qui perdure chez les directeurs. La suppression des aides administratives (des emplois aidés NDLR) a à nouveau mis en lumière les difficultés de fonctionnement. On s'est adressé plusieurs fois au ministre sur ce point. On a eu une audience en décembre sans ouverture du ministère.

La carte scolaire est publiée. Il y a des créations de postes dans le primaire. Sont-elles suffisantes ?

Il y a 3800 créations de postes qui seront consommées par les dédoublements prévus en CP et en CE1 de l'éducation prioritaire. Ils ne suffiront pas. On commence à voir des tensions dans les départements. Notamment les départements ruraux sont appelés à être mis largement à contribution. Alors que le président de la République a déclaré ne plus vouloir fermer de classe en zone rurale, on voit mal comment cette priorité pourrait être mise en oeuvre.

Le ministre a annoncé que le dispositif Devoirs faits sera étendu au primaire mais on n'a pas de début de discussion sur ce déploiement. Tout ce qu'on sait c'est qu'il souhaite des devoirs au primaire.  On sera attentif à ce qu'il n'y ait pas d'alourdissement de la journée des enfants. Les dispositifs d'aide aux devoirs existants ne se sont pas montrés très efficaces.

JM Blanquer a obtenu l'éradication de la semaine de 4 jours et demi. C'est une catastrophe ?

La semaine de 4 jours et demi est plus favorable aux apprentissages particulièrement pour les enfants les plus fragiles. C'est quand même compliqué pour le ministre de déclarer que tout doit être fait pour la réussite de tous les élèves et de supprimer 20% des matins de classe.

Les acteurs de terrain vont se retrouver devant la difficulté d'avoir à sauver des postes, d'ouvrir des divisions sans moyens supplémentaires, tout en ayant une offre de formation qui puisse faire face à la concurrence des autres établissements. A la fin quelle marge auront ils pour travailler différemment ?

(...)

Propos recueillis par F Jarraud

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Blanquer, le Marty McFly de l'école à papa... (Vidéo)

15 Décembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Blanquer

https://www.franceinter.fr/emissions/tanguy-pastureau-maltraite-l-info/tanguy-pastureau-maltraite-l-info-12-decembre-2017

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Le Front national sera « blanquero-sceptique », mais un peu « blanqueriste » quand même...

15 Décembre 2017 , Rédigé par L'Opinion Publié dans #Education, #FN, #Blanquer

 Marine Le Pen, présidente du Front national, à Paris le 17 mai 2016 Crédit : REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Marine Le Pen, présidente du Front national, à Paris le 17 mai 2016 Crédit : REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Marine Le Pen estime que le ministre de l’Education pioche ses idées dans son propre programme

Il y a désormais au Front national un « Forum École et Nation », puisque les Forums remplacent les « Collectifs ». Il s’agira de « forums participatifs et ouverts à tous les acteurs du secteur », coordonnés par Franck Allisio, conseiller régional en Paca. « École et Nation » sera animé par Gilles Ardinat, enseignant à Béziers (Hérault) et conseiller régional en Occitanie, et a vocation d’être « une boîte à idées » à travers, notamment, un site internet. Comme feu les Forums, donc.

« Notre école est malade du pédagogisme, du laxisme, de l’égalitarisme, du gauchisme », qui ont fait « des dégâts immenses » dans le système éducatif, a estimé Marine Le Pen en présentant le Forum. Mais il y a une bonne nouvelle et cette bonne nouvelle, c’est Jean-Michel Blanquer. « Ce personnage, a récemment déclaré la présidente du FN, affiche une volonté de rupture  et multiplie les annonces positives ». Mieux, selon elle: « Il reprend à son compte les idées du Front national sur l’école: rythmes scolaires, redoublement, retour aux fondamentaux, refus de l’écriture inclusive, assouplissement de la réforme du collège, dictée quotidienne, méthodes de lecture, fin du scandale du tirage au sort à l’Université. »

À entendre Marine Le Pen, le ministre de l’Éducation nationale serait directement allé piocher son inspiration dans les 144 engagements qu’elle-même avait défendus pendant la campagne présidentielle, et où l’on trouve en effet la défense des enseignements fondamentaux (lire, écrire, compter), les rythmes scolaires, l’autorité et le port de l’uniforme, que Jean-Michel Blanquer a évoqué ces derniers jours sans parler de le rendre obligatoire, contrairement au FN.

Marine Le Pen en déduit qu’il y a bien une « victoire idéologique » de son parti. Quant à l’animateur du forum, Gilles Ardinat, il parle de Jean-Michel Blanquer comme d’un « phénomène politique majeur ». Mais point trop n’en faut, le FN est quand même dans l’opposition: il a donc décidé d’être, non fan du ministre, mais « blanquero-sceptique ». Gilles Ardinat note par exemple qu’ « il ne faudrait pas que Blanquer soit à l’Éducation ce que Sarkozy fut à l’Intérieur », en reprenant selon lui les propositions du FN, mais sans les mener à bien. Il l’attend notamment au tournant sur la réforme du Bac, le FN restant hostile au contrôle continu qui, selon Gilles Ardinat, « conduit à un affaissement du niveau ».

Du côté du Collectif Racine, passé à l’ennemi (Florian Philippot), on ne semble ni séduit ni même sceptique: selon son animateur, Alain Avello, « les milieux conservateurs trouveront une nouvelle raison de tomber en pâmoison » en écoutant les annonces de Jean-Michel Blanquer. Mais, poursuit-il, « simplement sait-il se saisir, avec une certaine habileté, il est vrai, de thématiques porteuses dans l’opinion pour enfumer sur la véritable nature de la politique qu’il conduit ».

Béatrice Houchard

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L'école publique à l'ancienne - La chronique de Pablo Mira... (Vidéo)

14 Décembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Blanquer

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Education: le ministre Blanquer bégaie...

12 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Blanquer

Education: le ministre Blanquer bégaie...

Des référents laïcité dans les écoles, des cours d'instruction civique, l'interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges : le ministre de l’éducation nationale vient de faire encore une fois quelques annonces tonitruantes. Problème : tout cela existe déjà depuis des années.

C’est embêtant pour un ministre reconnu comme « brillant » et parfaitement au fait de ses dossiers de délivrer des messages en léger décalage avec la réalité. Jean-Michel Blanquer s’est quelque peu mélangé les pinceaux ce dimanche 10 décembre lors de son interview au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. Mais il faudrait être naïf pour penser que le ministre – l’un des rares qui surnagent dans ce gouvernement transparent – ne sait pas ce qu’il fait. Il faut le prendre au sérieux, explique le professeur et chroniqueur Philippe Watrelot dans un billet.

Jean-Michel Blanquer le clame lui-même à longueur d’interviews, il veut échapper aux caricatures, transcender les clivages et proposer une politique éducative frappée du sceau de “l’en même temps”, « entre tradition et modernité ». L’ex-ministre Jean-Pierre Chevènement le soutient, dit-il. Son projet se dessine ainsi : « L’école a besoin d’avoir des assises solides. Mon premier sujet, réussir à faire en sorte que les élèves réussissent. Ce n’est ni de droite ni de gauche. »

Dans les faits, cela se traduit par la possibilité pour les établissements d’introduire l’uniforme pour les élèves, la mise en place d’une dictée quotidienne à l’école primaire (lire notre article sur le sujet) ou encore l’interdiction du téléphone portable au sein des écoles primaires et des collèges. Pour la modernité, on ne voit pas trop où elle peut se situer à l’aune de ses déclarations. Mais si le ministre, représentant du « nouveau monde » comme il l’a encore expliqué dans cette intervention dominicale, le dit, cela doit être vrai. Après tout, cela fonctionne auprès de l’opinion publique et de la presse, pourquoi s’en priver ?

Le premier sujet épineux sur lequel s’est longuement exprimé Jean-Michel Blanquer – une vingtaine de minutes sur une cinquantaine – concerne la laïcité. Le ministre a raconté que les enseignants confrontés à des élèves aux croyances « créationnistes » sont démunis et « capitulent ».

« Un certain nombre » de problèmes autour de la laïcité se posent dans les établissements scolaires, a insisté Blanquer. Il répondait aux journalistes qui, pour appuyer leurs propos, mentionnaient le livre sensationnaliste de l’ex-principal de collège Bernard Ravet (lire notre compte-rendu ici). Le ministre a aussi déploré le fait qu’il n’existe pas de « statistiques » sur la pression religieuse à l’école. Il a promis qu'il y en aurait « dans le futur ». « Je sais toute une série de choses factuelles suffisamment développées pour que je prenne des mesures », a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Ce, même s’il a d’ores et déjà annoncé la création dans tous les rectorats d’« unités laïcité ». Composées de professionnels chargés de faire de la prévention, mais aussi d’intervenir ponctuellement dans un établissement, elles doivent être mises en place au cours du premier trimestre 2018. Parallèlement, le ministre va nommer « dans les prochains jours » un « conseil des sages de la laïcité », « composé d’experts issus de tous les horizons ». Aucun détail précis sur la composition de ce collège n’a été divulgué.

Le ministre semble oublier qu’il existe déjà un Observatoire de la laïcité, placé sous le patronage du premier ministre, dont le président depuis 2013 est Jean-Louis Bianco et dont la mission a été renouvelée pour cinq ans. L’autorité intervient sur toutes les problématiques relatives à l’école, produit des données, des études et veille à la mise en œuvre du principe de laïcité auprès des agents publics et privés notamment.

Sans compter que créer des référents supplémentaires n’est pas exactement une mesure inédite. L’ère socialiste a été prolifique sur le sujet et l’a encadré.

(...)

Faïza Zerouala

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Enfin une contradiction de poids à la politique éducative actuelle... (vidéo)

12 Décembre 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Blanquer

Après la confirmation de l'interdiction des portables dans les écoles et les collèges à la rentrée 2018, Léa Salamé reçoit Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'Education, pour interroger les orientations de la politique éducative menée par Jean Michel Blanquer et revenir sur le débat qui oppose "pédagogistes" et partisans des neurosciences.

Sur les annonces du Ministre de l'éducation, Philippe Meirieu estime que "le Ministre occupe effectivement le terrain, de manière habile. Une partie de ses annonces relève des redites et de l'amnésie(...) D'autres annonces relèvent de contradictions internes. Dès le début de son mandat, le ministre explique qu'il voulait fonder sa politique éducative sur les acquis de la science. Or parmi les premières mesures, on a vu la possibilité de revenir à la semaine de quatre jours, point avec lequel tous les scientifiques sont en désaccord".

La blouse peut-être un gadget, qui peut renforcer le sentiment d'appartenance à un groupe, ça ne me parait pas changer radicalement la donne, on est dans l'habillage, dans tous les sens du terme

Sur la chorale , Philippe Meirieu rappelle qu'elle est "optionnelle, une heure de musique dans les collèges, pourquoi ne pas l'utiliser pour développer toutes les activités artistiques? Que ces activités collectives sont reléguées a la marge, et pendant ce temps la classe, c'est l'individualisme, le chacun pour soi".

. sur la mesure d'1 dictée par jour à l'école : "On est vraiment devant des effets d'annonce"

. sur "l'école de Blanquer" : "Avec l' des collèges, ce n'est pas l'école de la confiance mais celle de la concurrence, celle de la suspicion des parents à l'égard de l' nationale"

Il ne faut pas oublier qu'un élève est un sujet, et qu'un sujet n'est pas réductible à son cerveau    

"Comment faire désirer apprendre à des élèves, estime Meirieu, relève de la pédagogie, qu'aucune science,  aussi élaborée fut-elle, ne pourra jamais traiter".

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